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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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12 mai 2006 5 12 /05 /mai /2006 22:57

Dès l’annonce du protocole, les différents syndicats « majoritaires » se sont répandus dans les médias. Ils y voyaient « enfin une reconnaissance de la part du ministère » et surtout des « avancées à engranger ».

Très rapidement, les directeurs ont vivement réagi en inondant les boîtes électroniques professionnelles de mails, courriers, échanges allant tous dans le sens d’une très forte colère à l’égard des syndicats.

Leurs reproches s’adressaient davantage à ceux censés les représenter qu’au ministère qui, somme toute, ne sortait pas de la logique de gouvernement.

 

Le comportement syndical n’était pas une surprise, bien sûr, mais il traduisait dans les actes comme un défi envers les directeurs : les syndicats basculaient de l’illusion de soutien (que beaucoup refusaient de voir)  à la collusion avec le pouvoir. Cette position était d’autant plus incompréhensible qu’elle faisait suite à la lutte contre le CPE.

 

 

 

Surpris par la révolte des directeurs à leur égard, les syndicats se sont alors murés dans un silence assourdissant. Aucune réaction aux mises en cause. Aucune explication de texte. Aucune prise de position. Rien d’autre qu’un appel à répondre à des pseudo consultations « démocratiques ».

 

 

 

Le SE-Unsa, bien décidé à casser le mouvement de grève administrative (qu’il reconnaît gênant) de crainte qu’il ne débouche sur un statut, annonce qu’il va signer le protocole.

Après le Sgen-Cfdt et le Snudi-FO, enfin, le SNUipp décide de ne pas signer. Il s’est accordé une très longue réflexion pour analyser les « avancées » et la « reconnaissance de la fonction »…

Le SNUipp s’est surtout donné le temps de mesurer la colère des directeurs à l’égard du SE-Unsa… Quelle occasion inespérée de montrer sa « différence » ! Le SNUipp, lui, est du côté des directeurs ! Qu’on le sache, braves gens !

Le protocole lui apparaît soudainement porter tous les défauts de la terre. Le SNUipp se fait présent. Il dénonce les « avancées », les rejette, appelle à poursuivre la grève administrative et ne laisse passer aucune occasion de critiquer l’attitude de son rival, le SE-Unsa…

 

 

 

La ficelle est grosse ! Elle se voit comme le nez au milieu de la figure ! Mais, plus c’est gros, plus ça passe…

 

N’oublions pas, chers collègues directeurs, que sur la question relative à la direction d’école, il n’y a pas l'épaisseur d’une feuille de papier à cigarette entre les positions de ces deux rivaux.

Ah, si… tout de même une différence de taille : le SE-Unsa considère que 51 centimes d’euro par jour, c’est une avancée. Le SNUipp demande « au moins le double »…

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12 mai 2006 5 12 /05 /mai /2006 13:55

A peine signé par le SE-Unsa, le protocole montre déjà des signes de faiblesse.

 

Parmi les « avancées », l’aide d’un EVS, nous a-t-on dit. Les premières difficultés apparaissent.

Concernant la personne : absence de formation, emploi précaire, durée incertaine, renouvellement aléatoire…

Concernant le travail : la plupart des directeurs l’ont dit, l’EVS ne pourra pas le seconder efficacement dans nombre de ses tâches. Le travail du directeur n’en sera pas vraiment allégé.

 

Dans certaines académies, il est déjà prévu que l’EVS soit au contact des élèves dans les classes. Pourquoi pas ? Mais alors, ce qui était annoncé comme une aide directe au directeur se transforme en moyen au service de l’école.

On comprend mieux l’insistance de nos syndicats « majoritaires » à utiliser à tous propos l’expression « direction et fonctionnement de l’école »…

 

Curieuse façon de défendre les directeurs !

 

Autre signe d’inquiétude : les PE2 au service des ¼ de décharge

On l’a dénoncé : les directeurs concernés n’auront pas leur décharge assurée sur l’ensemble de l’année. Leur imposera-t-on un jour déterminé pour permettre une formation cohérente dans les IUFM ? Les PE2 tourneront-ils sur plusieurs écoles pour avoir un aperçu de toutes les facettes du métier ? Le directeur devra-t-il modifier son emploi du temps pour « former » le PE2 dans toutes les matières ? Beaucoup de questions… Beaucoup d’incohérences !

 

On sait également que certaines académies sont déficitaires en PE2. Accordera-t-on les ¼ de décharge par tirage au sort ? Par roulement ? Par période dans l’année scolaire ?

Dans d’autres académies (le Nord, par exemple), les PE2 sont excédentaires. Il est déjà prévu d’affecter « l’excédent » sur les décharges des 5 et 6 classes (SNUipp Nord). Ainsi, les collègues d’écoles à 5 et 6 classes auront une décharge rendue plus contraignante (formation des PE2) et n’auront plus l’assurance d’en bénéficier toute l’année. Belle « avancée ».

 

 Ils ont dit « avancées » ou marché de dupes ?

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10 mai 2006 3 10 /05 /mai /2006 22:13

Voici un petit comparatif de ce qu'obtiennent les syndicats pour leurs directeurs respectifs...

Ecoles privées

Les directeurs d'écoles privées ont le statut de chef d'établissement... Quelle horreur ! Il paraît que c'est le bâgne pour leurs adjoints...

Les négociations viennent de se terminer entre les OGEC (Organismes de Gestion) et les syndicats de directeurs.
Les points d'indice ont été multipliés par 2 à tous les niveaux !
15 classes - décharge totale - 80 points d'indice (nous en avons 40 pour une école de plus de 10 classes),160 points au 1er sept 2006, 170 en 2007 et 180 points d'indice en 2008 !

Lire grille indiciaire

Ecoles publiques

Les directeurs n'ont pas de statut... Quel bonheur ! Leurs adjoints viennent en chantant chaque jour à l'école...

Les négociations viennent de se terminer entre les "syndicats majoritaires" et le ministère...

Les points d'indice ? Ah, c'est vrai... On n'y a pas pensé...

On a quand même obtenu des "avancées" :

un timbre en plus par jour... 

Un EVS à former... Un PE2 dans les écoles à 4 classes... (à former aussi..?) et un beau livre de chevet au nom flatteur : "vade mecum"... Rien de tel pour s'endormir...

Vous ne comprenez pas pourquoi cette différence de traitement ? Nous non plus ! Peut-être que les directeurs d'écoles publiques ne le méritent pas... 

N.B. Les syndicats du privé ne sont ni le SE-Unsa, ni le SNUipp, ni le Sgen-Cfdt, ni le Snudi-FO... 

Il se peut que ceci explique cela... Allez savoir...

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9 mai 2006 2 09 /05 /mai /2006 22:58

Nous savons désormais que, seul, le SE-Unsa va signer le protocole proposé par le ministère.

Sur les 4126 réponses au questionnaire, les résultats affichés à la question autorisant ou non le SE-Unsa à signer sont les suivants :

Pour ou contre la signature du protocole ?

 

 

 

Syndiqués non syndiqués
D'accord 57,00% D'accord 28,40%
Pas d'accord 39,10% Pas d'accord 63,00%
Sans avis 3,90% Sans avis 8,60%

Ces résultats n’ont aucune valeur scientifique. 

 

 

Quelle proportion représente les syndiqués par rapport aux non syndiqués ?

Quels sont les différents pourcentages de directeurs ayant participé à la consultation dans chaque groupe ? Ils sont les principaux concernés par ces mesures !

 

Les quelques informations distillées, ici ou là, montrent des incohérences majeures.

« Cette consultation à laquelle beaucoup de directeurs ont répondu montrent que chez nos adhérents près de 60% d’entre eux ont donné un avis positif pour une signature. C’est un indicateur qui a son importance. » selon Dominique Thoby, Secrétaire nationale du SE-Unsa…

« Beaucoup de directeurs… ». Combien ? Qu’ont-ils répondu à cette fameuse question ? Cette phrase laisse à penser que les directeurs syndiqués au SE voient davantage d’avancées dans ces mesures que leurs collègues non syndiqués… Ou bien ils étaient vraiment minoritaires à participer à la consultation (quelques dirigeants, leurs amis et familles) ou alors ils sont bien endoctrinés…

 Les explications de Dominique Thoby (lire sur le forum du GDID) sont laborieuses, floues et empreintes d’idéologie. Elle s’efforce de justifier l’injustifiable. Dans chacune des mesures, elle voit des avancées certes insuffisantes à ses yeux mais qui doivent être engrangées…

 

 

 

 

 

Ses arguments ne sont pas convaincants et sont même contredits par les syndicats concurrents.

Exemple : au sujet des décharges des écoles à 4 classes

D. Thoby écrit « Il ne s’agit pas pour nous de juger du bien fondé de certaines mesures (stages filés des PE2, EVS…) mais de dire si on accepte d’orienter certaines dépenses budgétaires :

- comme il y a la décision de mettre en oeuvre un stage filé pour les PE2, le ministère nous propose de profiter de cette « opportunité » (3000 Equivalents Temps Plein) pour acter la décharge des 4 classes, sinon Bercy récupère la manne financière correspondante soit environ 100 millions d’euros (la préparation du budget 2007 c’est en mai) et Bercy fait la chasse aux dépenses. »

Le Sgen affirme « Le pire de cette mesure, c’est que ce stage filé fera perdre un stage de formation continue au PAF : les stages de 3 semaines habituellement remplacés par les PE2 sont les plus prisés, car ils permettent une formation de bonne qualité sur la durée. Désormais, il y en aura un de moins…
Cette proposition ne coûte rien à l’Education Nationale…mais elle détruit encore plus la formation continue des enseignants déjà bien mal en point. 
»

 

 

 

 

 

L’augmentation de 20 % de l’ISS

« S'agissant des finances, ils ne veulent augmenter que de l'ISS de 20%. Ce sont dix millions d'euros qu'ils mettent sur la table, à prendre ou à laisser, ils en ont d'autre utilisation de prévue si on ne prend pas. Effectivement le Se-UNSa voudrait plus, bien plus ».

 

 

Les EVS…

 « … Nous n’avons aucune illusion sur l’existence d’un objectif pédagogique .de la part du MEN. Il faut bien comprendre que ces EVS , s’ils ne vont pas chez les directeurs d’école ils seront quand même recrutés et iront ailleurs… »

« … mais entre rien et les EVS, on prend les EVS … »

  

Et au milieu de ce charabia, quelques contradictions, du genre :

«…Est ce un compromis acceptable ou pas? Sachant que si on accepte cela entraîne la levée de la grève administrative. Pour autant nos revendications ne seraient pas enterrées, il faudrait trouver à ouvrir de nouvelles portes dès que possible… refuse t-on ce qui est proposé estimant que cela ne vaut rien? Et dans ce cas comment on relance la grève administrative ? »

«…S’ils ont fait ces propositions c’est qu’ils veulent évidemment voir s’arrêter la grève administrative (ils voulaient même l’écrire dans leur texte), la preuve qu’elle sert à quelque chose… »

 

 

 

 

Puis… beaucoup de vœux pieux qui montrent que le SE-Unsa a conscience qu’on est loin, mais vraiment loin du compte.

« … Il est évident qu’en annexe du protocole on rappellera que ce n’est pour nous qu’une étape, que nos revendications ne sont pas satisfaites… »

« …ce qui est quand même important c’est d’acter le principe de l’aide administrative, c’est la première fois, en annexe du protocole on dira qu’on veut des personnels de secrétariat stables et formés pour cette aide… »

 

 

 

 

 

Comme des regrets aussi…

« … Oui on voulait mieux, nettement mieux… »

« … effectivement le Se-UNSa voudrait plus, bien plus… »

 

 

 

 

Et finalement, un constat accablant…

« … Notre conseil national a donc décidé qu’il fallait mieux engranger ce « peu » plutôt que de le laisser s’évaporer… »

 

Alors qu'avec une grève aussi longue, les résultats sont si peu probants, comment fera-t-on pour obtenir davantage si on l'arrête maintenant ?

En inscrivant "en annexe du protocole" qu'elle pourrait reprendre ? En disant qu'on n'est pas pleinement satisfait ?

 

Décidément, l'incompréhension est totale entre le SE-Unsa et les directeurs !

 

Le SE-Unsa, un syndicat offensif ?

Le SE-Unsa, un syndicat revendicatif ?

Le SE-Unsa, un syndicat ?

 

 

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8 mai 2006 1 08 /05 /mai /2006 11:49

Collègues directeurs, suivez le conseil des « directeurs en lutte » : imprimez et conservez les pseudo consultations du SE-Unsa et du SNUipp… De quoi faire rire vos petits enfants au coin du feu, les longues soirées d’hiver !

Nous ne prendrons qu’un seul exemple, on ne tire pas sur des ambulances…

      

 Voyons les questions relatives au vade-mecum

 

 

 

 

 

 Le SE-Unsa s’enquiert de savoir si les enseignants sont :

« A : tout à fait d’accord     B : plutôt d’accord     C : plutôt pas d’accord      D : pas du tout d’accord avec la réalisation d’un vade-mecum juridique du directeur d’école avant la rentrée 2007… »

Tiendra-t-on encore un an sans vade-mecum ? Vivement 2007…  

Le SNUipp, plus « démocrate », formule la question autrement :

« La réalisation d’un vade-mecum juridique du directeur d’école vous paraît-elle acceptable ? »

 

Diable ! Demande-t-on à un magistrat s’il lui semble nécessaire de disposer du code pénal sur son bureau ?

Et non contents d’avoir « arraché » cette « avancée » incomparable, nos élites syndicales veulent le faire savoir au bon peuple enseignant et l’incluent fièrement dans leur consultation. Au moins, ça se voit et ça se sait !

De plus, l’avis des collègues adjoints leur semble indispensable ! : « Chers camarades, pensez-vous que votre directeur ait besoin d’un vade-mecum ? ».

Ouf ! On l’a échappé belle ! 90 % de réponses positives selon le SNUipp. Imaginez un instant que nos adjoints aient répondu « non »…

Evidemment, la gesticulation syndicale prête à rire. Elle est si grotesque ! Plus grave, elle est significative de la piètre qualité de nos représentants.

 

                                                     

 

 Comment des « responsables » syndicaux peuvent-ils ne pas percevoir l’absurdité de poser de telles questions, le plus sérieusement du monde ?

 

 

Rappelons-nous qu’il y a tout juste un an, le Conseil Constitutionnel avait censuré sur la forme l’article 7 de la loi Fillon qui précisait "les missions de l'Ecole" et notamment que "l'objectif de l'école est la réussite de tous les élèves". Le Conseil avait estimé que cet article était "dénué de portée normative en raison de l'évidence de son contenu".

Que penser de ces syndicalistes qui entrent, eux aussi, dans cette logique de « négociation » de l’évidence ?

Heureusement, le ridicule ne tue plus … sinon la bande des quatre (SE, SNUipp, Sgen et Snudi-Fo) serait décimée depuis longtemps !

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8 mai 2006 1 08 /05 /mai /2006 11:25

Les négociations ont débuté le 10 avril, nous dit-on. A quelques jours près, on aurait pensé à un poisson d’avril en lisant le contenu du protocole…

                                                     

 

  Très vite, on a su qu’il n’en était rien en découvrant nos négociateurs de choc faire le tour des médias pour faire savoir à quel point ils étaient contents d’eux-mêmes…

 

Ah ! Nos bons représentants, si fiers de se retrouver en qualité d’interlocuteurs dans les Palais de la République, devant un jus d’orange et un café, qu’ils en oublient l’essentiel pour s’attacher aux détails !

 

 

 

 Hélas ! Ils ne font pas le « poids » face aux « grosses pointures intellectuelles » qui travaillent dans l’ombre des ministres. Il leur manque cette étincelle, cette lueur, ce trait de génie, cette capacité d’analyse et de synthèse qui feraient d’eux des négociateurs avertis et redoutables pour lutter à armes égales… Hélas ! Trois fois hélas !

  

A l’issue de la première journée, installés au café du coin, devant une bonne « Kro », nos syndicalistes se félicitent des « avancées » du protocole… Un dernier effort de négociation et le dossier « direction d’école » sera refermé pour 10 ans…

Pendant ce temps, derrière les lourdes portes cochères du ministère, le ministre félicite son conseiller principal :

« Formidable, Charles-Edouard, votre idée d’inclure le vade-mecum dans le protocole de mesures ! Les syndicalistes ont vraiment apprécié… Demain, il nous faut conclure les négociations et arracher les signatures. Je compte sur vous pour une autre idée aussi lumineuse

-    J’en ai une, Monsieur le Ministre. On leur a promis une augmentation de 15 % de l’ISS, l’équivalent d’un timbre poste en tarif lent… On pourrait pousser jusqu’à 20 % de quoi leur permettre d’envoyer leur courrier au tarif normal

-    Vous pensez que ça suffira, Charles-Edouard ?

-    Je vous garantis qu’avec le vade mecum et 51 centimes d’euro par jour, le SE-Unsa et le SNUipp vont signer à deux mains

-    Vous êtes génial, Charles-Edouard !».

 

 

 

 

 Et de partir, avec l'ensemble des conseillers, dans de gros rires bruyants…

                                                 

 

 

Eh oui, il le sait bien, le conseiller, que l’art d’un bon négociateur c’est de laisser croire à son benêt d’interlocuteur que ce qu’on lui a « généreusement » octroyé, c’est lui, le benêt qui l’a arraché de haute lutte…

Si vous passez rue de Grenelle, devant le ministère, écoutez bien : les rires résonnent encore

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3 mai 2006 3 03 /05 /mai /2006 22:07

 Les masques tombent. La comédie touche à sa fin. Le scénario était presque parfait. On aurait presque pu y croire...

 

En deux jours, le ministère sort de son chapeau un protocole concocté avec le SNUipp et le SE-UNSA essentiellement. On allait voir ce qu'on allait voir ! Les communiqués tombent. Les "grands" syndicats se félicitent. Ils se répandent dans les médias. Ils voient de belles "avancées". Le gouvernement est généreux : il offre 50 000 EVS aux directeurs ! Il ne s'arrête pas là. Les écoles de 4 classes auront 1/4 de décharge ! Et ce n'est pas tout, les amis... On vous aime. On avait décidé d'augmenter l'ISS de 15 %. A la demande des syndicats, et parce que c'est vous et que vous le méritez bien, on ira jusqu'à 20 % ! Et ce n'est pas tout... Vous aurez un vade-mecum et même un outil informatique... Bien entendu, il faudra redevenir sérieux et arrêter la grève administrative, les amis... Aucun problème, les co-décideurs sont sereins.

Incroyable ! Tout cela en quelques heures de discussion ! Les syndicats la tiennent leur victoire ! Ils en sont sûrs ! D'ailleurs, ils vont "consulter la profession". Ah, non ! Pas seulement les directeurs. Tout le monde. On est démocratique ou on ne l'est pas, n'est-ce pas ?

Mais voilà que les directeurs se mettent à examiner les mesures qu'on leur propose... Ils ne pourraient pas nous faire confiance, pensent ces messieurs qui ont négocié durant des heures... Bref, on s'aperçoit que le compte n'y est pas. On en est même loin !

On nous donne un EVS alors qu'on a lutté contre le CPE et ses emplois précaires... Bizarre... Les 1/4 de décharge seront assurés par des PE2 et pas toute l'année, bien sûr... Il faut quand même assurer un peu de formation continue...

L'outil informatique ? Il dépendra des moyens financiers des communes et de la volonté des élus... Le vade-mecum ? Justement, j'avais terminé mon livre de chevet et je m'ennuyais...

Heureusement, il y a les 20 % d'augmentation de l'ISS pour mettre un peu de baume au coeur... Oui, mais voilà, 20 % de presque rien, ça ne fait toujours pas grand chose... Même pas un timbre poste par jour (pour du courrier jusqu'à 20 g) !

Et se produit alors l'imprévisible ! La colère gronde. Les mails s'échangent à haut débit. Les boîtes sont saturées. Une poussée de fièvre emporte les directeurs et les fait sortir de leur mutisme résigné. "Ils délirent", doivent penser ces messieurs qui ont pourtant négocié avec abnégation, sans compter leurs heures...

Du coup, les certitudes des "puissants syndicats" se ramollissent quelque peu... Le Snudi-Fo fait savoir qu'il ne signera pas... bientôt suivi par le Sgen-Cfdt. Au SNUipp, les discussions vont bon train. Quelques sections n'apprécient pas la position de Paris et le font savoir... Ah ! ces directeurs,  empêcheurs de tourner en rond !

Au SE-Unsa, on reste droit dans ses bottes. C'est qu'on est courageux ! On va leur montrer qu'ils ne nous font pas peur, ces gueux de directeurs ! D'ailleurs, le SE a organisé une consultation. Bon, d'accord, c'est vrai... ils ont eu des problèmes de connexion Internet au moment de mettre le questionnaire en ligne... et certaines questions se sont perdues en route. Désolé, il y avait justement celle qui vous demandait si vous autorisiez le "bon syndicat" à signer le protocole... et aussi une autre : celle qui évoquait le statut... C'est promis, juré... A l'issue de la prochaine grève administative, dans 14 ans, cette question figurera dans l'enquête qui sera adressée aux directeurs.

 

Cette histoire qui ressemble à une farce n'a pas été inventée... Elle vous relate la MASCARADE telle qu'elle s'est déroulée sous nos yeux en avril - mai 2006...

                   

    C'est la "petite souris" qui nous l'a racontée...

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3 mai 2006 3 03 /05 /mai /2006 15:20

Le SE-Unsa signera. Le Sgen-Cfdt et le Snudi-Fo refusent ce protocole. Au SNUipp, au plus haut niveau, la tentation de signer doit être grande mais certaines sections départementales sont réticentes. Il est vrai que la "base" ressent le vif mécontement qui s'exprime depuis trois semaines.

Le Sgen-Cfdt écrit : "ces propositions ont suscité quelques émois internautiques sur les boîtes mails des écoles... laissant transparaître le malaise profond des directeurs. Sous des formes parfois très contestables : discours anti-syndical rappelant un discours anti-politique bien connu..."

Non, il ne s'agit pas d'un combat anti-syndical mais plutôt d'une révolte contre ces syndicats-là. Les directeurs ont compris que "leurs" syndicats ne tiennent pas à ce que leur fonction soit "trop" reconnue.

Et ne nous y trompons pas ! C'est l'accumulation de réactions virulentes et spontanées qui a fait reculer le Sgen-Cfdt et le Snudi-Fo. Sur le fond, ils épousent exactement les mêmes idées que le syndicat collaborateur SE-Unsa ou que le SNUipp. Rien ne les différencie sur ce thème, si ce n'est une rivalité idéologique.

Soyons vigilants ! Ceux qui ne signeront pas ce protocole essaieront de nous endormir pour mieux négocier ensuite un détail par-ci, un point par-là et sous prétexte d'avoir obtenu des "avancées" supplémentaires, finiront par apposer leur signature.

N'oublions jamais que l'objectif premier de ces quatre "syndicats" est de nous priver, à tout jamais, d'obtenir un statut. 

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2 mai 2006 2 02 /05 /mai /2006 23:19

Direction d’école : le SE-UNSA signera le protocole d’accord

 

 

Le Conseil National du SE-UNSA a décidé que le syndicat signerait avec le ministère de l’Education nationale le protocole d’accord sur la direction d’école. Cette décision fait suite à des débats nourris et à une consultation individuelle ouverte à la profession sur internet.

 

Après dix ans de blocage sur ce dossier, il aura fallu six ans d’une grève administrative, déclenchée en janvier 2000 par le SE-UNSA, pour obtenir ce compromis, fruit d’une difficile négociation. Il permettra d’apporter enfin du nouveau pour les directeurs d’école dès la rentrée 2006 :

 

 - obtention d’une journée hebdomadaire de décharge pour les écoles de quatre classes (coût : 1641 emplois) ;
 - augmentation de 20 % de l’indemnité de tous les directeurs (coût : un peu plus de 10 millions d’euros) ;
 - élaboration d’un vade-mecum juridique destiné à faciliter l’exercice des missions et engagement d’un travail pour clarifier et simplifier les procédures administratives ;

 

 - reconnaissance par le ministère, pour la première fois, du principe d’une aide au travail administratif des directeurs, même si les 50 000 « emplois vie scolaire » précaires qu’il implantera pour cela ne sont pas les postes de secrétariat voulus par le SE-UNSA.

 

Ce protocole d’accord ne satisfait pas toutes les revendications. Il ne règlera pas toutes les questions posées sur la direction et le fonctionnement de l’école primaire, mais il permettra d’engranger des avancées concrètes. Le SE-UNSA a donc décidé de suspendre la grève administrative, qui s’essoufflait au bout de six longues années.

 

Pour autant, le SE-UNSA ne considère pas ce dossier comme clos. Face à ses interlocuteurs ministériels actuels et à venir, il s’appuiera sur le comité national de suivi du protocole, notamment chargé de « formuler des propositions d’amélioration ». Des propositions, le SE-UNSA n’en manque pas, à commencer par ses revendications encore insatisfaites. Sa signature est donc l’engagement d’une nouvelle phase de son combat.

 

 

Paris, le 30 Mars 2006

La consultation est terminée. Il y a 4 126 réponses au questionnaire.

Le SE-Unsa fait figurer les réponses question par question sous forme de 2 graphiques : l'un représentant les résultats des syndiqués, l'autre ceux des non syndiqués. Sans préciser la proportion de syndiqués par rapport aux non syndiqués.

Le SE-Unsa a défié les directeurs. Ils sauront s'en souvenir !

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29 avril 2006 6 29 /04 /avril /2006 16:00

Il en va ainsi pour tous les postes à responsabilité : point de reconnaissance véritable sans statut. Pourquoi y aurait-il une exception notable pour les directeurs d'école ?

Les lycées publics et privés ont un chef d'établissement reconnu et responsable.

Les collèges publics et privés ont un chef d'établissement reconnu et responsable.

Les directeurs d'écoles privées ont le statut de chef d'établissement.

Les directeurs d'écoles publiques sont .... "chargés d'école", dit-on !!!

Les directeurs d'écoles publiques auraient-ils vocation à être taillables et corvéables à merci ? Doivent-ils être les seuls à faire le travail de chef d'établissement sans être ni reconnus comme tels ni rémunérés pour la charge et les responsabilités qu'ils assument ? Quelle logique dans tout cela ?

Comment expliquer qu'eux seuls ne doivent pas avoir de statut ? A-t-on entendu dire que la tyrannie règne dans les lycées et collèges du fait qu'ils ont à leur tête un chef d'établissement avec un véritable statut ?

A-t-on connaissance d'un moins bon fonctionnement des écoles privées parce qu'elles sont dirigées par un chef d'établissement ? L'école publique a-t-elle meilleure image parce que ses directeurs ne sont pas reconnus statutairement ?

Rappelons que de nombreuses écoles sont plus importantes que beaucoup de collèges. Ces derniers n'ont-ils pas pour autant un chef d'établissement et tout un service administratif pour le seconder ?

Alors, pourquoi cette spécificité d'un autre âge  pour la catégorie des directeurs des écoles publiques ? Parce que, de toutes celles citées ci-dessus,  elle est la seule à ne pas avoir ses intérêts professionnels défendus.

La corporation des directeurs d'école n'existe pas en tant que telle dans les syndicats "majoritaires". Ils sont si faibles qu'ils ne peuvent que pratiquer la démagogie auprès de leurs adhérents, en l'occurrence peu nombreux et parmi lesquels les directeurs sont ultra minoritaires. En effet, comment ne pas comprendre (et c'est humain) que les adjoints préfèrent que leur directeur ne soit pas statutairement reconnu ? Au moins, il reste leur égal...

Voilà qui arrange tout le monde : le gouvernement qui ne doit pas trouver des moyens financiers supplémentaires, les syndicats qui peuvent faire plaisir à bon compte à ce qu'il leur reste d'adhérents...

Et l'école publique ? Et son image ? Et son fonctionnnement ? Et la concurrence avec le privé ? Et les directeurs ?

Ne pourrait-on pas imaginer un métier reconnu, celui de directeur d'école ? Un métier à part entière qui serait attractif ? Un métier différent qui serait une promotion pour les enseignants qui veulent évoluer dans leur carrière ? L'école publique n'en sortirait-elle pas renforcée ? Son image n'en serait-elle pas améliorée dans l'opinion ? Se retrouverait-on avec près de 5 000 écoles sans directeur à chaque rentrée malgré le "forcing amical" des IEN pour "inciter" des collègues à se "charger" d'une direction ?

Qu'attendre et espérer de syndicats empreints d'idéologie et si peu représentatifs ? Rien d'autre que le statu quo... hélas !

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