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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

  Inscrivez-vous sans tarder à la "newsletter" des "directeurs en lutte"pour recevoir les dernières infos. 

Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 10:22

Il aura suffi d’une annonce sur la messagerie de l’IA 59 pour mettre le feu aux poudres. Le 2 juin dernier, l’Inspection académique du Nord adresse le message suivant aux directeurs d’école :

 

-------------------------------------------------------------

 

J'ai l'honneur de vous transmettre une information de l'IRA qui ouvre une classe préparatoire à son concours aux  jeunes diplômés défavorisés.

Cette mesure pouvant intéresser l'assistant d'éducation ou la personne en contrat aidé de votre école, je demande de bien vouloir lui apporter cette information en urgence


Ouverture d’une classe préparatoire intégrée à l’IRA de Lille le 1er septembre 2009

L’Institut régional d’administration de Lille met en place à la rentrée 2009 une classe préparatoire intégrée (CPI) à destination des étudiants ou demandeurs d’emploi de condition modeste, afin de les préparer au concours externe de l’IRA.

 

La classe préparatoire intégrée est une aide à la préparation de l’écrit et de l’oral du concours externe d’attaché d'administration de la fonction publique d’Etat. Elle a pour but d’apporter un soutien pédagogique renforcé, un appui financier et un accompagnement particulier. La CPI se déroule au sein de l'IRA en coordination avec les instituts de préparation à l’administration générale (IPAG) de Lille et de Nanterre.

 

Les bénéficiaires de la CPI sont sélectionnés parmi les étudiants ou demandeurs d'emploi qui

• possèdent une licence, un autre titre ou diplôme classé au moins au niveau II, ou une qualification reconnue au moins équivalente à l'un de ces titres ou diplômes ;

• répondent à certains critères (plafond de ressources, études en ZEP, domiciliation, etc.) ;

• témoignent d'une réelle motivation pour la CPI, évaluée lors d'un entretien de sélection.

 

L'aide apportée par la CPI

• Un soutien pédagogique, un soutien méthodologique, un entraînement aux épreuves, un accompagnement personnalisé ;

• Un soutien matériel avec une aide financière via les allocations pour la diversité et la possibilité d'obtenir une bourse d'enseignement ;

• Un stage d'observation de 15 jours dans une administration.

 

 

-------------------------------------------------------------

 

Dans les heures qui suivent, la messagerie des écoles est envahie de messages d’EVS dont l’inquiétude légitime grandit à l’approche de leur fin de contrat. En effet, nombre d’EVS expriment leur crainte de se trouver sans emploi si leur contrat n’est pas renouvelé.

 

Le premier courriel provient de l’APCPMS (Association pour la Pérennisation des Contrats Précaires en Milieu Scolaire) qui met un forum à disposition des « Assistants de Direction d’Ecole ».

 

« Que de mépris ..............

Comment peut-on se sentir valorisé (s) après avoir reçu vos deux derniers mails ?

Le premier tout d'abord qui nous envoie "réviser" pour préparer un concours pour lequel on sait qu'il y a 20 000 candidats pour 4 postes ?

Offre de formation qui n'est pas valide n'est-ce-pas ? Vous deviez nous faire des propositions dès la rentrée 2006.

Le second mail avec l'attestation de compétences est le reflet de la façon dont vous nous (dé)considérez.
Qui parmi les EVS aurait eu l'incorrection d'envoyer un document aussi mal présenté, aussi sale ?

Cette attestation bordée de noir n'est vraiment pas acceptable.

Pouvons-nous espérer avoir une copie "propre" ? Merci »

Jeanne LE COROLLER

Présidente de l'APCPMS (Association pour la Pérennisation des Contrats Précaires en Milieu Scolaire)

 

 

En réaction, les interventions des EVS se multiplient. Nous avons décidé d’en publier quelques-unes. Les messages sont repris sans modification. Seules les fautes nuisant à la compréhension ont été corrigées.

 

 

« De plus, que pourra nous apporter cette attestation pour un futur emploi ? Ceci n'est pas un diplôme, est-ce qu'elle nous ouvrira d'autres portes, d'autres petites annonces qui demande généralement des bac+2. Je ne le pense pas malheureusement.»

 

« En ce qui me concerne, je ne souhaite aucunement avoir une attestation de compétences, je ne sais pas à quoi cela me servirait avec un BTS d'assistante de direction, je n'ai rien appris de nouveau loin de là !!

De toute façon, ce genre de contrat n'est jamais pérénisé, on se sert de nos compétences et on nous jette au final

je vous souhaite à tous de trouver un job qui paie correctement. »

 

« Ça, on le savait en signant, ce sont des contrats sans rien au bout. Ce sont les mêmes contrats qu'emploi-jeune, la différence c'est que ce ne sont plus des 35 heures mais des 26 ou 20 h. Ce sont des contrats qui font tourner le chômage et malheureusement pour nous qui ne nous rajeunissent pas car les contrats changent de nom et de durée mais nous végétons tout en prenant de l'âge. »

 

« A tous mes collègues EVS. Je pensais terminer en juin mais je suis renouvelé jusqu'au 31 octobre (j'ai commencé à l'origine un 1er novembre). Je pourrais donc prétendre à la VAE car j'aurais 36 mois. Si vous terminez en juin je pense que vous pouvez prolonger jusqu'en aout. Prenez contact avec votre collège employeur.»

 

« Pour info rien n'est encore décidé, il nous faut tenir bon car certains députés nous défendent et que tout peut encore changer d'ici la semaine prochaine... à suivre et gardons notre poste!!! »

 

« Je suis EVS administratif et aussi délégué syndical du Snudi FO section EVS AVS (et oui ça existe aussi...). Mon contrat, comme pour 32 000 EVS en France, se fini le 30 Juin. Pour information à toutes ces personnes qui se disent gêné par tous ces mails, il faut savoir que l'état avait obligation de nous former et de nous donner une qualification à la fin de nos 3 ans. Mais nous n'avons rien eu de tout cela. Et même pire, nos contrats sont des contrats privés qui obéissent aux règles du code du travail et qui dit que pour valider nos acquis il faut exercer le même travail sur le même lieu pendant 36 mois; nous n'avons que 32 mois validés. 

CONCLUSION: Nous attendons toujours les formations utiles, nous voulons que l'état tienne ses promesses en nous permettant d'aller jusqu'à 36 mois pour avoir la VAE et nous aimerions que tous le personnel de l'Education Nationale nous soutienne.

A ce jour beaucoup d'action sont en cours:

Une pétition intersyndicale circule (avec plus de 25 000 signature à ce jour) pour empêcher la précarité de nos emplois.

Plusieurs dossiers partout en France sont aux Prud'hommes (car nous avons des contrats privés) pour obliger l'état à corriger ses fautes.

Des manifestations ont été faites et vont encore avoir lieu avant la fin de l'année.

La lutte n'est pas encore fini, soutenez nous ! »

Loic Amédro EVS et Délégué syndical Snudi FO

 

 

D’autres réactions continuent d’arriver sur la messagerie. Certaines plus favorables émanant de directeurs compréhensifs…

 

 

« je n'aime pas encombrer la boite et je comprends que ça puisse agacer, mais tout de même !!! mettons nous à leur place!

ce n'est pas parce qu'on signe pour 3 ans qu'on n'a pas l'espoir de sortir avec un diplôme valable ou qu'on puisse espérer que les statuts changeront et qu'on nous gardera

je suis directrice d'école, mon EVS m'est devenue indispensable car je ne suis pas déchargée, de plus elle fait partie intégrante de notre équipe, elle s'est investie a fond pour l'école et je trouve injuste et dommage qu'elle doive nous quitter après 3 ans de bons et loyaux  services!

alors ils ont droit a la parole tout de même pour laisser sortir leur mécontentement, même si en vérité ça ne servira pas a grand chose, j'en ai peur!!

Soyons un peu indulgent pour nos collègues EVS et n'acceptons pas la précarité des emplois sous prétexte qu'on le savait au départ !!! c'est trop facile ! Nous sommes fonctionnaires et nous avons la chance énorme d'avoir nous la sécurité de l'emploi ! alors madame la directrice, votre mail m'a quelque peu énervé face a des personnes bientôt sans emploi, qui ont ouvert votre boite mail pendant 3 ans pour 800 euros par mois, un peu de compassion, s'il vous plait !!

merci, une collègue directrice d'école qui souhaite bonne chance aux EVS!!! »

 

« Savez-vous que d'anciens emplois jeunes sont devenus enseignants? Et que, EUX, je ne les ai jamais entendu râler ? » 

« MOI, moi, moi .......

voilà ce qui nous réduit à l'état d’esclaves, Mesdames et Messieurs.

Le jour ou chacun aidera l'autre n’est pas encore venu, et à lire vos messages, je crains fort qu’il n’arrive jamais.

j' ai hésité à "encombrer" les boites mails de ces chers directeurs dont je suis, mais l' égoïsme qui suinte à travers certains mess m' écœure : bien sûr qu' elles ne sont destinées qu' au travail et non à la revendication, (çà , tout le monde le sait alors pas besoin de l' écrire ) , mais un peu de compréhension ne fait de mal à personne :

moi, je dis : merci, les AVS, pour tout le travail que vous avez fait ! »

 

« Merci beaucoup madame pour cette considération !
Une EVS qui est encore là pour 2 ans mais qui aimerait rester bien plus longtemps.
 »

 

 

Comme cela s’était déjà produit en 2006 avec à la signature du protocole par le SE-Unsa, quelques collègues directeurs ne supportent pas de voir la messagerie transformée en forum. Ils réagissent vigoureusement à cet « envahissement »…

 

 

« MERCI DE NE PAS UTILISER LA BOITE MAIL ACADEMIQUE COMME UN FORUM ! »

 

« Merci de bien cibler votre correspondant, les écoles qui ne sont pas concernées par votre courrier sont noyées de mails !!!!!!! Attention à cliquer au bon endroit !!!!!! »

 

« OH Ras le bol ! »

 

« Serait-il possible d'éviter d'encombrer les boites de vos plaintes ou autres; pour infos; il n'a jamais été question de titularisation de vos emplois, de plus en signant vous étiez au courant qu'il n'y avait possibilité que de 2 renouvellements et que vous ne postuliez que pour un contrat de 26 h et pas plus. Ce n'est pas 3 ans après qu'il faut vous plaindre mais dès le début. A ce que je sache vous n'avez pas craché que sur l'emploi proposé. SVP éviter d'encombrer notre messagerie réservée aux mails venant de l'inspection. Une directrice d'école qui n'a jamais rien dit pendant 3 ans mais qui cette fois ci en a marre (16 messages, que des d'EVS, il y en a marre !!!)
ps : bon courage quand même à ceux et celles qui doivent retrouver du travail
 »

 

« Tous les ans depuis qu'existent les EVS, à la même époque, les boîtes aux lettres des écoles sont surchargées par des messages personnels. Tous les directeurs sont conscients des difficultés des EVS ; pour autant, les boîtes aux lettres des écoles ne sont pas le lieu requis pour tous types de récriminations. C'est une véritable inondation, et nous, directeurs d'école, sommes impuissants à vous aider dans cette lutte. De grâce donc, ne surchargez plus nos boîtes OFFICIELLES...

Une directrice d'école...parmi d'autres »

 

 

C’est alors qu’entre en scène un délégué du personnel SNUipp pour prendre la défense des EVS et s’insurger contre les quelques réactions négatives.

 

 

« C'est pitoyable d'entendre un discours pareil de la bouche d'une directrice d'école publique !

et je m'arrête là ...........

Pascal B. délégué du personnel SNUipp-FSU »

 

 

C’était prévisible… Toute intervention syndicale est désormais saluée de réactions hostiles de directeurs qui n’acceptent plus les rodomontades de responsables syndicaux. Du coup, la discussion change de sujet. C’est haro sur le syndicaliste !

 

 

« Vous avez dit pitoyables ????

Ah, il existe des délégués du personnel pour les écoles publiques ?

C’est une nouvelle…

On devrait peut-être leur signaler que les directeurs (trices) mériteraient aussi que l’on s’intéresse à eux (elles).

Je m’arrête là…..

Un directeur d’école qui, comme beaucoup, se sent bien seul !!!!! »

 

« NON, cher collègue directeur, tu n'es pas seul, la majorité silencieuse te soutient. Comme pour les élections, l'abstention l'emporte TROP souvent. »


« Ce qui est pitoyable, c'est que le délégué du personnel réagisse si vivement pour un mail de directeur; Les directeurs ont besoin de temps de décharge supplémentaire, pour ne pas avoir à cautionner des emplois précaires.

Pas souvent vu cette demande dans les revendications. »

 

« Tout à fait d’accord avec toi, du temps, c’est ce qui nous manque. »

 

 

Nous ferons l’impasse sur les nombreux courriels de soutien aux EVS ou de colère contre la transformation de la messagerie en forum pour ne retenir que le message d’un collègue qui fait preuve d’humour pour railler les « râleurs »…

 

 

« Chers tous, et surtout chers râleurs indignés par les, comment vous dites : "encombrements" ? Oui, c'est ça...

Je suis désolé... mais j'ai des problèmes de compréhension... de syntaxe ou de vocabulaire, je ne suis pas sûr de moi...

Car ça veut dire quoi "encombrer"... Comme un embouteillage sur la route où on se traîne pendant des heures ? Encombrer comme pour les voies respiratoires lors d'une méchante grippe aviaire ? Encombrer comme encombrants, ces vieilleries qu'on pose sur les trottoirs pour les revendre à une brocante ? Mais non, ça signifie qu'il y a des messages qui encombrent et d'autres pas, des messages qui nous flanquent la grippe aviaire et nous font perdre du temps dans les embouteillages des boites mail...

Ciel, perdre du temps, vérifions :

1. Je saisis la souris (2 sec)

2. Je clique sur le message à lire (1sec)

3. Je lis le message (10 sec)

4. Je clique sur effacer (1 sec)

5. Je repose la souris (2 sec)

6. Et allez, soyons généreux, appuyons sur "vider le dossier éléments supprimés" (2 sec)

Total 18 secondes... Ah zut... quel gâchis... 18 secondes précieuses et ultimes... dans la vie tourmentée d'un haut responsable du plus beau métier du monde...

Et au fait, combien de temps pour écrire un message pour dire que ces messages nous encombrent : je ne sais pas, mais réflexion comprise (c'est-à-dire en comptant le temps pour réfléchir... ), j'ai mis 3 minutes environ pour rédiger celui que vous lisez...

Ah pardon, "réflexion comprise"... Il faut sûrement compter moins... 

Car pour ce genre de message digne d'une éruption d'acné juvénile, d'un éternuement ou de toute manifestation spontanée d'intolérance, je pense que le temps d'un aboiement suffit...

Il faudrait que la S.P.A adopte enfin les nombreux abandonnés de l'Education Nationale et qu'elle vaccine d'urgence ceux qui ont attrapé la rage... surtout qu'à l'approche des vacances... on va en retrouver beaucoup attachés aux arbres...

Mr Lefebvre, directeur »

 

 

Cette passe d’armes n’est pas sans nous remettre en mémoire la chanson de Brassens « l’hécatombe »

 

« Au marché de Brive-la-Gaillarde, à propos de bottes d'oignons,
Quelques douzaines de gaillardes se crêpaient un jour le chignon.
A pied, à cheval, en voiture, les gendarmes, mal inspirés,
Vinrent pour tenter l'aventure d'interrompre l'échauffourée.

Or, sous tous les cieux, sans vergogne, c'est un usage bien établi,
Dès qu'il s'agit de rosser les cognes tout le monde se réconcilie.
 »

 

 

Le parallèle avec cette chanson est évident. Chaque fois qu’un responsable syndical intervient auprès de directeurs, la réaction ne se fait pas attendre : il est immédiatement contré et fait quasiment l’unanimité contre lui.

C’est dire le climat délétère qui s’est instauré entre syndicalistes et directeurs d’école…

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Réactions des directeurs
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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 22:58


L. Hoefman directeur de l’école Malraux à Croix (59) propose ce modèle de courrier à envoyer au ministre de l’Education nationale. Parce que cette lettre peut servir de modèle pour tous les collègues qui souhaitent exprimer leur colère, nous avons décidé de la reproduire.

 

                                                           Monsieur le Ministre,

 

            J'ai l'honneur de vous faire part de  l'expression de ma profonde déception suite à la récente circulaire ayant trait à la décharge de service des Directeurs d'école. Il apparaît dans ce texte que les Directeurs seront inégalement traités, puisque leur temps de décharge administratif lié au soutien sera fonction de leur nombre de classes (soit entre 0 et 60 heures).

            Ce dispositif est profondément injuste pour les petites et moyennes structures, alors que la plupart des  taches administratives y sont aussi lourdes que dans les écoles de plus de 13 classes.

            D'autre part, les Directeurs, extrêmement sollicités ces dernières années, auraient apprécié un geste de leur Ministère, qui les aurait conforté, même réconforté dans leurs toujours plus nombreuses et importantes missions.

 

            La proposition actuelle semble prouver une profonde méconnaissance du terrain, voire un mépris pour une fonction qui, si elle reste essentielle au système éducatif, motive de moins en moins les enseignants du premier degré.

             Les Directeurs travaillent déjà beaucoup, par conviction davantage que pour la symbolique bonification indiciaire. Il n'est point question de rémunération dans mes propos, juste de temps pour assumer le mieux possible ce noble métier. Les Directeurs d'école font déjà beaucoup pour leur pays, il est urgent que leur pays fasse quelque chose pour eux, sous peine d'avoir à déplorer des démissions massives...

 

            Après avoir espéré durant  quelques mois une avancée significative, je déplore que l'esprit d'initiative, la volonté de se dépasser, le  désir d'autonomie, l'audace, le souci de la réussite du plus grand nombre, la disponibilité, le courage...ne soient pas davantage récompensés dans un gouvernement qui en a fait son cheval de bataille....

 

            En espérant avoir été entendu, je vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de mes sentiments dévoués et respectueux.

 

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

 

Comment en est-on arrivé là ? Un collègue du Nord nous a fait parvenir un petit montage dans lequel il a rassemblé tous les messages qui circulent sur la messagerie de l’IA59. Un communiqué syndical, une réaction d’une collègue, un autre qui répond puis tout s’enchaîne très vite comme au bon vieux temps de la signature du protocole…

 

 

Au tout début, un communiqué du SNE-CSEN :

 

Du temps pour les directeurs

Depuis l'annonce de la nouvelle organisation de la semaine en primaire, le SNE-CSEN avait insisté auprès du ministère pour que du temps soit accordé aux directeurs afin qu'ils puissent, sereinement, se consacrer à la mise en place de ce dispositif.

Le SNE-CSEN a été entendu en partie, par le ministre (courrier en pièce jointe).  Une circulaire, en préparation, devrait préciser les décharges horaires dont vont bénéficier les directeurs (de 10h pour les écoles de 3 et 4 classes à 60h pour + de 13 classes). Mais doit-on voir dans cette frilosité, le refus de leur adresser un signe fort  alors que l'occasion s'en présentait ?

En effet le SNE-CSEN regrette que le ministère  n'ait pas accédé totalement à sa demande (le SNE réclamait l'exemption totale des 60 h pour tous les directeurs, eu égard aux tâches d'organisation), et estime que cette décision n'est qu'un petit pas vers une juste reconnaissance du métier de directeur.

Le SNE-CSEN qui sera reçu lundi par X. DARCOS, ne manquera pas d'insister encore pour que tous les directeurs bénéficient d'un temps de décharge pour la gestion de leur école.

 

1 - Réaction de Mme Mossi, directrice école Florian à Dunkerque.

 

Alors là, ça me sidère !! 1ere fois que je réponds à un courrier mais cette fois-ci c'est trop!!

Je suis directrice d'une école maternelle de 3 classes, donc pas de décharge contrairement à mes collègues qui en ont 4 (ou est la différence ???)

Ça ne me dérange pas de faire du soutien mais j'ai trouvé bonne l'idée d'avoir enfin une décharge administrative de quelques heures, et voilà qu'à nouveau selon le nombre de classes, je vais être à nouveau lésée !!!!!!!!!!!!!!!!!

La logique aurait voulu qu'on propose aux directeurs déjà totalement déchargés de n'avoir le droit qu'aux 10h étant donné qu'ils ont déjà des heures pour leur administratif et moi qui n'en ai pas du tout avoir le droit aux 60h !!

Mais c'est le contraire !!! Alors là il faut qu'on m'explique quelle est cette logique, en quoi elle est une avancée pour nous !

Donc, en conclusion, un directeur totalement déchargé aura 60 h de plus et un autre non déchargé  n'aura que 10 h !!!

Et bien je me sens vraiment de plus en plus reconnue par les uns et par les autres !!!!!!!!

Et j'aimerais savoir ce qu'en pense mes collègues, notamment les directeurs non déchargés !!

De qui se moque-t-on !!!!!!!!!!!!!

Une directrice de 3 classes outrée !

 

 

2 - Et bien je crois que je suis dans le même cas que vous 3 classes pour ma part section de moyens grands je ne dispose d'aucune décharge, d'aucune ATSEM pour ma classe

Je suis aussi très en colère

 

3 - Je suis directrice de deux classes et selon ce qui est proposé pour l'année prochaine je n'aurai droit à aucune heure pour mon travail de direction !!! Je suis sidérée et démotivée. J'ai écrit aux syndicats : mais qui nous défend nous directeurs non déchargés???? Non seulement nous avons une indemnité de direction ridicule mais en plus on ne nous accorde aucun temps pour mener à bien nos charges de directeur!!! j'ai l'impression qu'il n'y a aucune reconnaissance du travail que nous faisons dans nos petites écoles... c'est décourageant, démotivant et écoeurant cette non reconnaissance de notre hiérarchie... si rien ne bouge positivement je pense sérieusement demander un poste de brigade lors du mouvement l'année prochaine!!

Une directrice de 2 classes

 

4 - Salut Joyeux Directeurs et Joyeuses Directrices,

Moi, c'est 7 ans de directions dont 6 à gravir la montagne avec le même vélo que vous, mais comme j'en ai assez de recevoir des pierres, je rends mon tablier. Rien qu'avec ça, je vais déjà beaucoup mieux !

Ma seule crainte: qu'aucun de mes vœux ne sorte à la grande loterie.

Bonne route à toutes et à tous, j'espère qu'il y aura de temps en temps un petite descente, voire simplement un chemin plat (et félicitations à ceux pour qui "ça baigne"... Il y en a heureusement...).

 

5 - Nous voilà reparti pour une nouvelle vague de mails de mécontentement, comme après l'augmentation ridicule obtenue il y a deux ans, après des années de grève administrative.

Je fais figure de nanti puisque demi déchargé mais cela ne m'empêche pas d'être présent les mercredis matins et parfois tard le soir (hors réunion s'entend).

Je crains, hélas, que nos mails restent de nouveau lettre morte!

 

6 - Ne nous énervons pas....Il nous restera toujours le dimanche pour gérer l'administratif...

 

7 - Et la nuit !!!!

 

8 - Je suis tout à fait d'accord avec vous ! Pourtant, je suis directrice à 5 classes (plus que 4 à la rentrée prochaine...), mais ça a été ma 1ère réaction : je trouve inadmissible que les écoles  de 1 à 3 classes n'aient aucune heure de dégagée ! à croire que vous êtes des êtres à part qui n'avez pas besoin de temps ! J’ai aussi été directrice à 2 classes et je sais quelle charge de travail il y a ; je ne comprends pas que les syndicats ne soient pas intervenus dès le départ !

Je suis de tout coeur avec vous ! Et de plus en plus écoeurée !

J.RAULIER qui s'interroge fortement quant à son devenir !

 

9 - A la Directrice de Florian Dunkerque et aux autres.....,

Tout à fait d'accord !!

Quand j'ai annoncé autour de moi que j'allais avoir 10h de décharge !!

"super!"

Puis j'ai rajouté: "par an !"

"Ah!!"

Ensuite j'ai détaillé: "1/4 d'heure par semaine"

Ça fait encore plus ridicule!!!

C'est à peine le temps que me prend une inscription.

 

10 - Sans décharge car on sait bien que dans ces écoles nous n'avons pas d'administratif à faire !!

 

11 - Désolée pour le 60ème message dans la boîte aux lettres, mais c'est pour moi aussi le premier que j'envoie en 8 ans de direction; 

Serait-ce un signe ???

 

Premier message en dix ans..... Mais je ne sais pas quoi dire....

Ah si ! J'ai 4 niveaux, une direction, pas de décharge, un enfant et une femme que j'aime....

Et parfois j'en ai marre aussi (de ma direction...)

Un seul mot ....démission (de la fonction de direction...)

Bon courage à tous !!!!

 

12 - J'INVITE CHAQUE DIRECTEUR* A FAIRE SUIVRE CES COURRIERS DE MECONTENTEMENTS AUX SYNDICATS !!!!

S'ils reçoivent suffisamment de courrier, il y aura peut-être prise de conscience !

Quelques adresses : (liste non exhaustive)

SE-UNSA 59 : xxxxxxxx@ac-lille.fr

Dpon----t : xxxxxxx@ac-lille.fr

SNUipp FSU ac-LILLE : xxxxxxxx@ac-lille.fr

* surtout les directeurs non-déchargés et les autres, s'il y en a, solidaires.

 

13 - Réponse d’un délégué syndical du SNUipp

 

Cher(e) collègue, cher(e) camarade,

Nous sommes tout à fait d'accord avec toi, mais tu sembles oublier quelque chose :

1. le SNUipp, a priori pas enthousiasmé et après avoir consulté les collègues (78% contre) n'a pas signé le protocole.

2. le SE-Unsa qui, lui, a signé ce protocole, exige de l'IA du Nord qu'il  organise sans le SNUipp-FSU la mise en place des 108 heures.

3. Depuis toujours, le SNUipp-FSU exige notamment du temps pour tous les collègues directeurs (du temps et bien d'autres choses,

   Mais attardons-nous sur ce point, puisque tu soulèves le problème). Nous comprenons que des collègues sur postes profilés (formateurs, rased par exemple) aient du temps pour assumer leurs taches "particulières". Nous comprenons et demandons que les directeurs aient du temps pour organiser (avec leurs collègues adjoints) les "60 heures". Mais nous sommes tout autant que vous scandalisés par la répartition des heures. Ces heures étaient l'occasion peut-être de répondre, oh partiellement bien sûr, aux revendications des collègues directeurs.

4. L'organisation signataire présente comme une victoire le fait que le ministère accorde généreusement 10 heures annuellement aux directeurs de 3 classes, 20 heures pour les 5-9 classes, etc.

10 heures et puis  rien pour les plus petites !

Alors oui, vous pouvez écrire votre mécontentement, oui vous pouvez écrire à  SE-UNSA 59.

Non, vous ne pouvez pas mettre dans le même bateau toutes les organisations syndicales, en tout cas pas la nôtre.  

Vous pouvez aussi écrire votre mécontentement au ministère de l'Education nationale.  

Oui, vous pouvez nous faire part de votre légitime mécontentement, nous nous ferons un plaisir,

un devoir, de faire remonter vos revendications.  

Vous trouverez d'ailleurs ici http://59.snuipp.fr/spip.php?article383&var_recherche=p%E9tition la pétition   "Pour mieux d’école, du temps monsieur le Ministre !" que nous mettons à votre disposition depuis l'année dernière.  

Et si vous voulez nous écrire, utilisez cette adresse (uniquement) : snu59@snuipp.fr

Cordialement

Le bureau départemental du SNUipp-FSU Nord

 

14 - Je sais plus quoi dire? 4 classes cette année mais l'an prochain, si je n'inscris plus avnt la rentrée perte d'une classe  et donc plus de décharge, 4 niveaux dans ma classe de maternelle, et 32 élèves.

Une direction que j'avais prise comme un défi à relever  mais là on vire à l'exploit ; alors ras le bol....

 

15 - ET SI (nous aussi) ON ALLAIT BLOQUER LES RAFFINERIES DE PETROLE ?

 

16 - Et bien je reprends la plume pour la seconde fois Tout d'abord, merci à tous les collègues directeurs d'y avoir répondu, avec ou sans décharge, il ne s'agit pas de nous opposer les uns aux autres,on est tous dans le même bateau et c'est intéressant pour tout le monde de voir que nous avons les mêmes mécontentements et les mêmes inquiétudes.

Je n'ai pas voulu non plus encombrer vos boites mais là vraiment, j’étais hors de moi et il fallait que je l'exprime haut et fort Mon 1er courrier était en effet une réponse à un mail du syndicat (sne) qui se félicitait de cette soi disante avancée, d’où ma colère Merci au SNU IPP d'y avoir répondu et de nous avoir donné ces quelques informations en suppléments.

J'aime mon métier d'abord d'enseignante et même de directrice !!

Faire du soutien ne me dérange nullement, si cela se fait dans de bonnes conditions!

Mais me laisser 10h par an supplémentaire, c'est abuser !!

Bon courage à toutes et tous, et continuons de faire entendre nos voix !!

Cordialement, Mme Mossi, directrice école Florian à dunkerque

 

17 - Nos voix ne sont pas suffisamment entendues ! Nous sommes un cas à part, un sous groupe, mal représenté ! Bloquer les raffineries ? Au moins, l'info serait suffisamment insolite pour être relayée et faire parler de nous...

 

18 - Bonjour à tous,

C'est également la première fois que je "réponds à tous", mais cette fois, je pense que les revendications sont valables.

Il me vient une idée : si nous nous mettions tous d'accord pour ne pas faire ces heures face aux élèves ? Ce serait une action efficace, qui aurait le mérite de ne pas être une grève. Nous serions présents dans l'école, aux mêmes heures, consacrées au travail de direction.

Que font les syndicats ? Rien. Il faut peut-être agir par nous-même.

 

19 - Ce temps serait alors passé pour notre administratif ?

 

20 - Soutien d'une directrice qui a travaillé 10 ans dans une école à 3 classes et qui voit la différence dans une école à 4 classes.

C'est au ministère qu'il faut se plaindre directement !!

Bon courage.

 

21 - Bonne idée: voici une proposition de lettre au ministère, faites-en ce que vous voulez...Moi je l'envoie ce soir.

Sachez cependant que l’on n’est jamais mieux défendu que par soi-même! Et si ça ne change rien, au moins ça défoule...

L.Hoefman (Malraux, Croix)

 

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

 

Et c’est ainsi qu’est née la lettre au ministre…

 

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21 septembre 2007 5 21 /09 /septembre /2007 15:14

En ce vendredi 21 septembre, le blog "directeurs en lutte" a décidé de s'associer, à sa façon, à la "journée mondiale 2007 de sensibilisation à la maladie d'Alzheimer".

Quiconque n’a pas le temps ou la patience d’entraîner sa mémoire de façon spécifique peut stimuler son cerveau dans la vie quotidienne : par exemple avoir sa liste des courses en tête au lieu de la noter par écrit... ou encore en essayant de se soumettre au petit test de mémoire que nous présentons ci-après.

Notre test se veut simple : il suffit de retrouver "qui a dit quoi". Naturellement, pour ne pas effrayer les collègues atteints du symptôme hypocondriaque, nous proposons les réponses (dans un ordre différent, tout de même...).

 

Extrait n° 1

"…prise en compte du rôle prépondérant et décisionnel du Conseil des Maîtres dans le Primaire qui doit disposer d’un temps de concertation destiné à améliorer démocratiquement la vie de l’école. Pour nous, cela ne peut passer par la fétichisation du statut de directeur, qui doit rester un adjoint comme un autre..."

 

Extrait n° 2

"…demande la reconnaissance institutionnelle du conseil des maîtres comme instance de décision au sein de l’école. A cet effet, les textes régissant le rôle et les attributions du conseil des maîtres doivent être modifiés afin que celui-ci se saisisse et statue sur toutes les questions relatives à l’organisation et au fonctionnement de l’école".

 

Extrait n° 3

 

"Nous pensons que diriger une école ne doit pas être l’affaire d’une seule personne. Chacun doit s’y sentir responsable au delà même de sa classe et de son groupe d’élèves... Aucun texte n‘oblige un directeur à exercer seul ces tâches [...] Le conseil des maîtres, instance qui donne son avis sur toutes les questions concernant la vie de l'école, peut parfaitement procéder à la répartition des tâches communes et ... du temps de décharge nécessaire pour les accomplir".

 

Extrait n° 4

 

"L'organisation du service de surveillance des récréations relève de la compétence exclusive du directeur de l'école après consultation du Conseil des Maîtres. Il lui appartient d’apprécier, en fonction de la configuration des espaces mis à la disposition des élèves, le nombre d'enseignants nécessaires à la bonne surveillance des lieux. […] Le défaut dans l’organisation de la surveillance, rôle dévolu au directeur d’école, pouvant ajouter à une faute dans l’organisation du service. […] Le défaut dans l’organisation de service est considéré comme une faute de service".

 

 

Auteurs (par ordre alphabétique) :

 

a)  IA Directeur des Services Départementaux du Nord
b)  Sgen-CFDT
c)  SNUipp-FSU
d)  SUD-Education

 

Lorsque vous aurez retrouvé l'auteur de chacune des citations, il vous suffira de comptabiliser le nombre de bonnes réponses.

 

4 réponses justes : votre cerveau est en pleine possession de ses moyens et vous rappelle chaque jour la nécessité absolue d'un statut pour les directeurs d'école.

Moins de 2 réponses exactes, nous vous conseillons de relire les 205 articles du blog "directeurs en lutte" afin de faire travailler votre mémoire.

 

Question subsidiaire : parmi ces 4 extraits, trouvez l'intrus...

Réponses : 1-d     2-c     3-b     4-a

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26 mars 2007 1 26 /03 /mars /2007 21:34

L'histoire de Toto, en message d'accueil de "La bouteille à l'encre" du GDID, nous remet en mémoire le courrier que nous a également fait parvenir un collègue du Nord :

 

"Bonjour,

Je vous transmets, après l'avoir fait sur le forum du GDID, copie des mails échangés avec le SNUipp 59.

Mail du SNUipp FSU Nord (22/03/07 - 12 h 49) à l'ensemble des écoles du Nord sur la messagerie IA
 
"Veuillez trouver en pièce jointe le courrier envoyé par le SNUipp FSU au Ministre au sujet de la répression qui frappe les collègues chargés de direction qui poursuivent l'action de grève adminsitrative".
 
Ma réaction (22/03/07 - 13 h 28)
 
"Ce serait déjà un premier pas vers une reconnaissance effective de la fonction si XXXX utilisait le terme "directeurs" pour désigner ceux qu'il appelle "collègues chargés de direction..."
 
Réponse de XXXX du SNUipp FSU Nord (22/03/07 - 13 h 51)
 
"Décidément, il y a des collègues qui se voient Chefs d'Etablissement... Avec un avancement au "mérite"...
 
Quelle perte de valeurs dans notre école républicaine et dans notre profession ! 
 
Sarkozy a de beaux jours devant lui..."
 
 
Et ce collègue terminait ainsi son courrier :
 
"Voilà... toute la considération du Snuipp pour les directeurs d'école...
Soit, on accepte sans broncher la communication de ses dirigeants ... Soit on exprime son désaccord... mais attention ! Danger ! On est vite catalogué militant UMP !!! ...et responsable de la perte des valeurs dans notre école républicaine ! Rien que ça
!!!"
 
-----------------------
 
Destinataire lui aussi de cette missive, le GDID a choisi l'humour pour apporter une vraie réponse à ce syndicaliste. Nous ne résistons pas au plaisir de retranscrire l'histoire de Toto... (Bouteille n° 104 du 23 mars 2007)
 
 
EH DIS TOTO...

Il a grandi, Toto. Du coup, à force de redoubler, il n'a jamais quitté l'école.
Le voila à 48 berges et c'est lui le "directeur".
Sauf qu'il a appris qu'aux yeux de certains, c'était un gros mot. Pour parler le pédagogico-politico correct, il faut dire "le collègue chargé de la direction". Le mot "directeur", c'est vilain !
Ca le fait un peu marrer, Toto...
A croire que l'IEN de sa circo serait le "collègue chargé de l'inspection", que l'IA de son département serait le "collègue chargé des notes de services" et qu'enfin le ministre lui-même ne serait somme toute que le "collègue chargé des retenues de salaire"...
Maintenant, il faut reconnaître que c'est pratique: chaque fois que Toto voit un quidam tortiller du derche pour laisser tomber d'un air pincé "le collègue chargé de la direction", il sait qu'il a affaire à un collègue chargé de crétinerie. Chacun sa charge...

 

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Notre réaction va naturellement dans le même sens que celle du GDID. La réponse du SNUipp appelle plusieurs remarques :

 

1 - elle fournit, hélas, une nouvelle preuve du décalage terrible entre les syndicats et la base (cf consultation Ifop).

 

2 - elle exprime toujours la même arrogance, la même suffisance et le même mépris et ne supporte aucune remise en question.

 

3 - elle contribue à décrédibiliser les syndicats et n'encourage pas à s'investir pour renouveler la représentation enseignante.

 

Ce syndicaliste doit savoir que les mots, comme les fleurs, ont chacun leur parfum d'idéologie. Leur utilisation et leur fréquence, en partie inconsciente, traduisent mieux qu'un long discours la pensée profonde de leurs auteurs.

 

Où a-t-il vu que la République était synonyme de refus d'avoir un directeur responsable et reconnu à la tête des écoles ?

Comment ose-t-il convoquer la République pour défendre une cause qui n'est que la sienne et celle de son syndicat, une cause très minoritaire dans la profession, de quel droit ?

D'ailleurs, ne confondrait-il pas "école républicaine" avec "école soixanthuitarde" ? Il est temps pour ce syndicaliste de faire sa révolution mentale et de faire tomber les bastilles de son idéologie rétrograde...

 

Notre syndicaliste conclut son mail par une allusion politique à l'encontre de notre collègue. Mais que vient faire Sarkozy dans cette histoire ? Ne doit-il pas faire preuve d'un peu plus de réserve quant aux opinions politiques de ceux qu'il est censé "représenter" ?

Son syndicat n'est-il pas politiquement indépendant ? Que fait-il de la lutte du syndicalisme pour s'affranchir des partis politiques ? A-t-il brûlé la Charte d'Amiens (1906) ?

 

Pour paraphraser notre syndicaliste inspiré qui écrit : "Sarkozy a de beaux jours devant lui...", nous serions tentés de lui répondre qu'avec de tels responsables syndicaux et une telle surdité face aux problèmes qui se posent, c'est l'école privée qui a de beaux jours devant elle, malheureusement...

  

 

"Elémentaire, mon cher Watson... C'est pour venir en aide à ce cher syndicaliste du SNUipp que Gilles de Robien a écrit sa circulaire sur le vocabulaire et les leçons de mots..."

 

"Meilleur que mille mots privés de sens est un seul mot raisonnable qui peut amener le calme chez celui qui l'écoute  ..." 

  

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21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 14:16

L'un de nos collègues, Hervé Blas, directeur dans le Nord, analyse les difficultés de son métier dans la revue "La classe maternelle" n° 158 d'avril 2007 (rubrique "métiers de l'école").

 

"Chaque année, ce sont plus de 4000 postes des directeurs d'écoles maternelles et élémentaires qui restent vacants. Pourquoi une telle désaffection pour ce poste à responsabilités ?
Les directeurs en place évoquent le manquent de moyens, le système de décharge désuet, l'absence de reconnaissance, la valorisation financière anecdotique par rapport à la charge de travail ?
Laissons Hervé Blas, directeur de l'école primaire Jules Ferry , à Aulnay-les-Valenciennes (Nord), nous parler de son quotidien, de son amour du métier, mais aussi de cette fatigue intellectuelle qui s'insinue avec les années.

 

«Il manque aux directeurs d'écoles maternelles ou élémentaires un statut tant juridique que financier, une véritable reconnaissance, une liberté qui leur permette d'exercer pleinement leur métier, tout en restant proche des élèves. Malgré ma décharge, lorsque je suis en classe, il m'arrive d'être sollicité pour une affaire. Je suis donc obligé de laisser mes élèves et de m'en occuper sur le champ, j'en ai parfois honte ?
Bien entendu, les enfants travaillent pendant mon absence, car j'essaie avant tout de ne pas les pénaliser. Cette ambivalence entraîne une fatigue morale et intellectuelle. Tout simplement parce que je demeure en toutes circonstances le directeur, Alors que je ne suis que professeur des écoles que quelques jours par semaine. Pourtant j'aime profondément mon métier
. »


Hervé Blas est directeur de l'école primaire Jules Ferry à Autnay-les-Valenciennes (59). Il a été titularisé comme instituteur le 1er Janvier 1979 et a effectué la totalité de sa carrière dans la région.

«J'ai commencé comme directeur dans une petite école rurale, il y a 16 ans. [...] Actuellement, je suis à mi-temps, c'est à dire 2 jours par semaine et un samedi sur 2. Un professeur des écoles travaillant à mi-temps me remplace donc les mardi et vendredi. Elle ne remplace pas d'autres collègues, c'est une chance que certains directeurs n'ont pas. On a ainsi su et pu s'arranger et ne pas trop pénaliser les enfants. En outre, elle a quelques années d'expériences. Cette situation nous permet après avis de notre inspecteur de circonscription, de permuter nos jours de classe lors de mes absences pour réuni­ons officielles.»

  

Une meilleure lisibilité de la fonction.

 
«Comme tous les directeurs, je m'occupe à la fois de charges administratives et pédagogiques. Par exemple, préparer les PPRE ou les PPS pour les élèves en difficulté ou rédiger le Projet de l?école car même si celui-ci est discuter en Conseil des Maîtres de l'école, il ne faut pas se leurrer, je le rédige.
Mon rôle est aussi d'effectuer la jonction entre le primaire et le collège ou la SEGPA en compagnie de l'Inspecteur de la circonscription, d'entretenir des relations avec les associations locales car nous ne vivons pas en autarcie, de travailler conjointement avec la Mairie lors d'aménagement de l'école (comme la médiathèque), de recevoir les parents de manière amicale ou officielle.
C'est peut-être une impression, mais avec les années, je trouve qu'on m'en demande de plus en plus administrativement. Il faut sans cesse remonter des informations, des bilans sociaux...etc.
Nous sommes dans une époque « parapluie », où chacun doit être blindé. De surcroît je suis sans cesse sollicité.
Aux projets d'école ou de classe viennent automatiquement se greffer d'autres demandes officielles ; participer à telle ou telle semaine thématique, à tel ou tel rallye de calcul mental. On n'en aurait presque plus assez de temps organiser nos idées ou participer au projet que nous avons choisi, que ce soit la semaine du goût ou l'opération internationale « Match aux écoles ».
Il faut donc effectuer des compromis entre les demandes officielles et celles des professeurs, afin de laisser à ces derniers l'opportunité de réaliser leurs projets.
En outre, nous ne pouvons pas vivre que de projets, aussi grandioses soient-ils, nous nous devons aussi, quoiqu?en disent certains, d'apprendre à lire, à écrire à compter
».

 
Ces perpétuelles sollicitations et demandes, cette ambivalence, comme le suggérait en préambule Hervé Blas, fatiguent.

 
«Parfois j'aimerais mieux être dans ma classe et simplement m'occuper de mes élèves. Mais attention, je dis cela très égoïstement, j'aurais ma classe et je ne m'occuperais pas des autres. Pourtant, cette année, j'ai une chance phénoménale : je suis aidé depuis la rentrée par un emploi vie scolaire (EVS) compétent qui sait faire le tri, reconnaître l?importance des demandes.
Soyons toutefois clair, c'est ce mélange « directeur/professeur » qui épuise à la longue. Je ne sais pas si nos responsables administratifs ou syndicaux s'en rendent comptent ou préfèrent le nier.
J'aimerais, par exemple, mais c'est sûrement un rêve, en tant que directeur déchargé, pouvoir me déplacer. Etre libre par exemple d'aller au musée Matisse ou au CRDP pour aider les collègues à préparer un projet de classe. En avoir la possibilité durant le temps solaire et non en dehors. Un véritable statut juridique nous permettrait peut-être de le faire. J'aimerais aussi pouvoir me rendre à la mairie durant le temps scolaire et être juridiquement protégé s'il m'arrivait un accident. Ce qui n'est pas du tout le cas actuellement"
.

 

Un véritable statut juridique et financier.

 
«Mon travail tant de directeur que d'enseignant me plait, je le répète. Mais il me faudrait pouvoir exercer pleinement mes fonctions de directeurs tout en conservant un temps devant les élèves. Je pense que j'en serais bien plus performant. Je resterais ainsi en contact avec les enfants, ce qui est important, quelques heures par semaine, afin, pourquoi pas, de les préparer au B2i... une matière qui me tient particulièrement à coeur. J'ai concilié pendant plusieurs années mes fonctions de directeur avec celles de conseiller technique aux technologies de l'information et de la communication (TIC).

Aujourd'hui, j'ai parfois l'impression de travailler au sein d'un système datant du XIXe siècle, corporatiste à souhait. Et j'en veux aux syndicats de ne pas voir cela. Beaucoup de directeurs pensent que concilier leur travail de directeur avec un temps devant les élèves (et non pas en classe) serait le schéma le plus juste, le plus adapté. Sans pour autant oublier de nous octroyer ce statut juridique et financier que nous n'avons pas. La plupart des gens s'imaginent que le directeur d'école à un réel pouvoir, mais ce n'est pas le cas.
Nous n'avons que notre « charisme » pour nous imposer devant les élèves, les parents et les autres enseignants.
De mon côté, j'ai de la chance car, à Aulnay c'est relativement calme. De plus, je suis en place depuis quelques années et cela aide.
Précisons que ce statut n'aurait pour objectif de transformer le directeur d'école en chef, mais plutôt de lui laisser plus de liberté d'action

  
Hervé Blas ne se veut pas amer, juste réaliste à l'instar de la plupart des directeurs d'école maternelles et élémentaires qui régulièrement soulèvent les mêmes questions :

 
     > Pourquoi une telle différence entre les directeurs du primaire et ceux du secondaire ?

     > Pourquoi les avantages financiers des directeurs d'école sont-ils si maigres, malgré la toute  dernière revalorisation ?

     > Pourquoi ne sont-ils pas reconnus juridiquement ?
 

 
Des interrogations on ne peut plus justifiées, qui restent pourtant sans réponses ? si on écoute parler le directeur de l'école primaire Jules Ferry. Un directeur si semblable aux autres".


------------------------ 

De cette longue interview nous retiendrons deux points essentiels :

 
L'impossible cumul des fonctions enseignant / directeur

Le premier point concerne la qualité de vie du directeur et sa difficulté à se dédoubler pour assurer sa double mission. l'on comprend à quel point il est impossible de concilier les deux métiers que cumule Hervé Blas : enseignant et directeur.
Comment être efficace devant ses élèves quand, à tout moment, il faut résoudre un problème urgent, administratif ou simplement matériel ?
Comment être disponible pour des parents en détresse quand la classe vous attend ?

 

L'image des syndicats

Le second point est relatif à l'image des syndicats et à la perception qu'en ont la plupart des directeurs.
"Aujourd'hui, j'ai parfois l'impression de travailler au sein d'un système datant du XIXe siècle, corporatiste à souhait. Et j'en veux aux syndicats de ne pas voir cela", déclare Hervé Blas. 

 

En disant cela, notre collègue ne se distingue pas de la majorité des Français. Une étude récente (janvier 2006) réalisée par TNS-SOFRES pour l'Association Dialogues sur l'image des syndicats nous apporte des enseignements intéressants.

 

--> Les 2/3 des Français comme des salariés (dans le secteur public comme dans le privé) estiment que les syndicats ont une approche trop idéologique.

--> Corrélativement, un salarié sur deux (notamment dans le secteur privé, mais le public n'est pas très loin de ce pourcentage), estime à la fois que les syndicats comprennent mal les réalités économiques et qu'ils comprennent mal les vrais besoins des salariés.

--> Pour les 3/4 des salariés (74%), il y a trop de concurrence entre les syndicats, alors que pour 60%, « les syndicats se ressemblent, et on ne voit pas trop ce qui les distingue ». Près de 80% des salariés (79%) estiment que pour défendre les salariés français, il vaudrait mieux avoir 1, 2, ou 3 syndicats nationaux comme ailleurs en Europe, que 7 ou 8 comme aujourd'hui en France. Un point de vue partagé par tous les Français, actifs comme inactifs, quels que soient leur classe d'âge ou leur statut professionnel.

--> Cette étude les Français montrent une forte attente de changement des règles du jeu syndical pour accroître leur efficacité.

--> Les syndicats ne constituent plus le recours privilégié des salariés pour défendre leurs intérêts. Pragmatiques, les salariés mobilisent selon leurs enjeux les stratégies qui leur semblent les plus efficaces. Et les syndicats, s'ils ne sont pas absents de ces stratégies, ne sont plus au premier plan. 

 

Voilà qui permet de mieux comprendre la mise en place de coordinations parallèlement aux syndicats. C'est aussi la raison qui conduit les directeurs à se tourner vers le GDID et à se retrouver dans ses idées.

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11 janvier 2007 4 11 /01 /janvier /2007 15:31

Cher(e) collègue Secrétaire départemental(e) du SNUipp,

 

"Sur le dossier direction d'école, la seule réponse apportée aux demandes légitimes des directeurs est la sanction : un jour de salaire en moins pour les directeurs en grève administrative qui, par ailleurs, assurent toutes leurs missions ! C'est scandaleux et inacceptable", écrivez-vous. Nous partageons, sans réserve aucune, votre indignation.

 

Néanmoins, permettez-nous de vous rappeler que le SNUipp est l'un des acteurs principaux de l'action de "blocage administratif" sans avoir pris soin d'expliquer aux collègues la différence notoire entre "grève" et "blocage" sur un plan strictement juridique. Cet "oubli" est fâcheux car il est à l'origine de situations délicates pour de nombreux directeurs.

Certaines sections départementales l'ont bien compris et ont pris des initiatives diversement appréciées. Le SNUipp 38 a rapporté à l'IA les documents que lui avaient transmis les collègues grévistes. Le SNUipp 65 et le Sgen-CFDT 65 ont proposé "avec amertume aux collègues encore en blocage d'arrêter cette action qui pourrait les mettre en difficulté individuellement sans perspective de défense juridique syndicale".

Dans le même temps, en l'absence de coordination syndicale nationale, d'autres sections appelaient les directeurs à poursuivre leur mouvement de blocage administratif.

 

Si nous vous rejoignons sans peine pour exprimer notre colère et dénoncer ces sanctions iniques, en revanche, nous sommes en total désaccord avec deux de vos affirmations largement répandues dans la presse syndicale.

La première nous semble irresponsable. C'est votre insistance à minimiser les risques. Ainsi, le SNUipp 66 écrit : "Le Ministre oserait-il sanctionner des milliers de directeurs engagés dans l'action ?" On en voit le résultat aujourd'hui.

La seconde est franchement risible. Est-il sérieux de laisser croire à une solidarité des collègues adjoints ? Que penser de la lettre-type à destination de l'IA que le SNUipp 66 met à disposition des directeurs ?

"Les directeurs d'école n'ayant pas encore rendu l'enquête 19 sont à nouveau soumis à des pressions dans un courrier adressé cette fois à la demande du Recteur. L'ensemble de l'équipe pédagogique de l'école tient à vous manifester son indignation. 

Les problèmes liés à la direction et au fonctionnement des écoles restent entiers. Ils concernent l'ensemble des enseignants des écoles. L'action de blocage est une action collective".

 

Ou encore, Jean-François Sabourin, co-secrétaire départemental 85, qui déclare le 5 décembre dernier sur les ondes de Radio France Bleu Loire Océan : "Je tiens quand même à rappeler à vos auditeurs que ce n'est pas seulement les directeurs et directrices, mais ce sont bien des centaines et des centaines de collègues [en Vendée] qui, de manière solidaire et collective, ont décidé d'appliquer une consigne syndicale...".

 

Nous sommes en complet désaccord avec votre vision "collectiviste" de l'action. En effet, les directeurs le savent bien, ils restent seuls concernés par l'action de blocage administratif. Dans leur immense majorité, les adjoints ne se sentent nullement impliqués dans ce conflit. Pourquoi et en quoi le seraient-ils ? La plupart se désintéressent totalement de la partie de bras de fer engagée avec le ministère. Faut-il les en blâmer ? Assurément non. Ce problème n'est pas le leur et ils le disent.

Qui pourrait croire, une seconde, que le Ministre va associer les collègues adjoints dans la sanction et leur infliger une retenue sur salaire même s'ils se sont déclarés solidaires de leur directeur ? Vous le savez bien, seuls les directeurs auront leur salaire amputé.

  

Cependant, nous voulons croire que le SNUipp reste une organisation syndicale responsable. Nous espérons que son soutien ne sera pas que moral et qu'il s'en suivra une véritable solidarité financière pour tous ceux qui auront perdu une journée de salaire.

C'est d'ailleurs ce que vous laissez entendre dans le numéro 293 de "Fenêtres sur Cours" du 11/11/06 : "L'autocollant lancé par le SNUipp et le Sgen est également le moyen d'organiser la solidarité financière".

C'est aussi ce qu'affirment le SNUipp 65 et le Sgen-CFDT 65 qui vont "organiser une campagne de solidarité financière pour soutenir les collègues qui feront, malgré tout, le choix de continuer le blocage et qui nous le feront savoir".

 

Il nous semblerait également normal et naturel que vous lanciez une grande campagne de "contribution financière" auprès des collègues puisque, selon vous, "l'action de blocage est une action collective" et qu'elle concerne "l'ensemble des enseignants des écoles".

 

Faute d'appeler à cette solidarité qui serait un acte fort, toutes vos affirmations précédentes ne seraient que "paroles verbales" et vous feraient prendre place au Panthéon des bonimenteurs, aux côtés de Jacques Chirac qui, le 22 février 1998, dans le journal "Le Monde" déclarait : "les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent".

Nous comptons vivement sur votre action solidaire. Les directeurs vous en sauraient gré.

 

Ecrire un message

 

Nous encourageons les collègues concernés par la retenue sur salaire à envoyer copie de ce courrier (fonction copier-coller) à la section SNUipp de leur département.

 

L'adresse mail se compose ainsi :   snu00@snuipp.fr

 

Il suffit de remplacer les 00 par le numéro du département. Ainsi, snu02@snuipp.fr pour l'Aisne (02) ou snu67@snuipp.fr pour le Bas-Rhin (67).

 

Quelques exceptions :

snuipp01@snuipp.fr   snuipp2a@snuipp.fr   snuipp2b@snuipp.fr   snuipp03@snuipp.fr   snuipp04@snuipp.fr   snuipp08@snuipp.fr   snuipp11@snuipp.fr   snuipp16@snuipp.fr   snuipp18@snuipp.fr   snuipp21@snuipp.fr   snuipp22@snuipp.fr   snuipp24@snuipp.fr   snuipp25@snuipp.fr   snuipp44@snuipp.fr  

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30 mai 2006 2 30 /05 /mai /2006 21:46

Un peu partout en France, le mouvement de recrutement est lancé. Les hésitations sont fortes chez un grand nombre de directeurs.

En effet, beaucoup d'entre eux ont l'impression d'être tombés dans un piège. Un piège tendu par le ministère et le SE-Unsa... Une grande confusion règne dans les esprits. Rappelons-nous que les EVS ont été présentés comme une "aide à la direction". La plupart des directeurs savent que loin d'être une aide, l'EVS sera une charge supplémentaire, sans véritable intérêt dans leur fonction. Le directeur devra expliquer, préparer, vérifier... Il devra continuer à rester disponible pour répondre aux divers interlocuteurs (parents, collègues, personnels de service, mairie, inspection...).

Ce dont a besoin le directeur, ce n'est pas tant d'une personne qui lui décroche le combiné du téléphone pour le lui passer ensuite mais plutôt de temps. Du temps pour lui permettre de s'atteler à une tâche, une seule à la fois et l'effectuer correctement.

Bien que conscient de l'inadéquation de cette aide qu'on lui "offre" avec insistance, certains directeurs n'en restent pas moins soucieux de bien faire fonctionner leur établissement et se disent qu'un moyen supplémentaire, même inadapté, c'est mieux que rien. Le piège se referme.

Nous publions, ci-dessous, quelques commentaires de collègues que notre correspondant du Nord nous a fait parvenir ce soir. Ils témoignent du désarroi dans lequel se trouvent certains directeurs.

Pour ma part, ce sera non.... sans aucun état d'âme!!!

Ne vous laissez pas abuser par cette pseudo aide qui a été avancée pour réduire artificiellement le chômage avant tout, et pour essayer d'avoir la paix avec les syndicats ( plutôt LE syndicat ) ...mais certainement pas pour aider véritablement les directeurs dans leur tâche!

J'ai refusé car les EVS ne pourront rien rédiger à notre place, ils ne recevront aucune formation (avoir fait des photocopies dans une école ne remplira pas leur CV) et après avoir refusé le CPE : que dire de ce contrat pour des jeunes qui sont en échec par rapport au système scolaire ?

Ce n’est pas un moyen supplémentaire c’est une charge de plus pour les directeurs

Quelques pistes pour une réponse qui pour moi est claire.

Quelle sera la motivation d'un hyper précaire à 20h/semaine payé un demi SMIC, pour un contrat de six à dix mois sans avenir ni formation qualifiante?

Contrairement aux emplois jeunes aide éducateur recrutés parfois à Bac ++++, les EVS seront issus du vivier de l'ANPE des jeunes sans diplôme ni qualification, en rupture de ban tant scolaire que social. Sauf à te transformer en éducateur, quelle tâche vas-tu pouvoir déléguer ?

Enfin ce dispositif est-il autre chose qu'un nième traquenard tendant à minorer les chiffres du chômage en période électorale ?

Tant sur le fond que sur la forme que sur le principe ma réponse est un non catégorique.

Pour te donner un ordre de grandeur, sur les 22 directeurs de ma circonscription, seulement 2 semblent avoir accepter de se faire un peu plus arnaquer...

Directeur d’une école de 9 classes, je me pose les mêmes questions. Faut-il accepter les propositions pourtant largement dénoncées ou entrer en résistance ?

Un moyen humain supplémentaire dans une école n’est jamais de trop mais sur qui allons nous tomber ? Quelles seront ses motivations ?

Je vous passe le fait que les élections c’est pour l’an prochain et que tout cela pourrait encore être remis en cause…

Les gens se dégonflent très vite devant quelques cacahuètes...

Je vais certainement faire tache dans ce concert de refus, puisque j'ai accepté, sans état d'âme non plus.

Vous dites non au CPE:moi aussi, mais le "jeune" qui n'aura le poste , lui avez-vous demandé son avis:peut-être qu'il galère depuis pas mal de temps...

Vous dites:je vais devoir le former. Oui. Mais en ne le choisissant pas trop mal, il pourra peut-être faire quelques photocopies, surveiller la récré, enregistrer un prêt de livres, ranger quelques rayonnages, accompagner une sortie etc. Tout cela ne nous demandera pas trop de formation, je pense.

Voilà une deuxième tache dans le concert de non. J'ai autant d'arguments pour accepter que d'arguments pour refuser et je peux me faire l'avocat des deux causes. Mais si mon fils ou ma fille était en recherche d'emploi, dix mois d'expérience dans un milieu de travail tel que le nôtre ne me semble pas négligeables. A nous de cibler les possibilités que nous offre une présence adulte en plus dans l'école. Les enfants en ont besoin.

Moi aussi j'ai dit oui. Et si  on me "colle" un PE2 comme 1/4 de décharge, en sachant donc qu'il ne sera pas là pendant deux fois trois semaines, une personne de plus sera la bienvenue. Mais je peux comprendre les appréhensions des collègues. Je suis peut-être naïve, c'est ma première année de direction. Mais ça ne pourra pas être pire qu'avoir un "directeur" trop jeune (parce qu'on a permis à un moment donné de donner ce poste à des PE sortants) derrière lequel il faut tout vérifier, chaque jour. Mais ça c'est mon vécu qui me fait dire ça. Et puis oui, je pense à certaines de mes collègues qui ont des maris chômeurs en fin de droits, il y en a autour de moi. Ce ne sont pas tous des "neuneus" je pense.

Peut-être aussi les inventaires de l'école (je n'ai pas le temps de faire ça sérieusement, c'est un boulot énorme; présence d'un adulte aux heures d'entrée et de sorties (dans une maternelle ce n'est pas négligeable avec l'afflux de parents dans les couloirs); gestion de la BCD et de l'informatique ... À méditer non ?

Qui peut se permettre de refuser une aide? Qui peut se permettre de refuser d'aider?

Si cela me demande un peu plus de travail dans un premier temps je peux l'accepter.

Je suis en REP et les élèves de mon école ont besoin de cette aide supplémentaire.

Les aides éducateurs n'ont pas eu un gros succès au départ, on les regrette aujourd'hui.

Cinq sont passés par mon école, trois sont aujourd'hui profs des écoles, une agent territoriale et un employé par une grande compagnie d'assurance.

J'aimerais très sincèrement poursuivre sur cette voie.

Ces quelques témoignages, parmi tant d'autres, montrent la grande misère de la direction d'école. L'idéologie dominante, encore présente dans les instances syndicales, continue de brouiller les esprits. La confusion reste importante entre direction et fonctionnement de l'école. Elle est entretenue par les syndicats majoritaires qui y trouvent leur raison d'exister. Chez certains de collègues, la culture de la direction d'école commence seulement à poindre.

 

Beaucoup de directeurs sont tentés de "prendre" un EVS pour améliorer le fonctionnement global de l'école. Ils le font par conviction, bien évidemment, mais peut-être également par crainte d'être incompris de leurs adjoints. Par générosité aussi vis à vis de ces jeunes qui sont sans emploi et qu'un demi SMIC aiderait à sortir, momentanément, la tête hors de l'eau. C'est beau, c'est grand, c'est généreux.

 

Malheureusement, ces directeurs semblent avoir vite oublié le long combat contre le CPE. Peut-être même y ont-ils participé. Leur sens de la justice sociale risque d'être mis à mal car ces "contrats d'avenir" sont précaires en plus d'être sous-payés. Certes, un demi SMIC, c'est "mieux que rien". Mais l'accepter dans ces conditions, c'est cautionner la précarité ! La course aux bas salaires peut ainsi se poursuivre. Si dans un an on nous annonce que le financement ne permet plus d'attribuer qu'un quart de SMIC pour le même travail, faudra-t-il encore l'accepter car ce serait toujours mieux que rien ?

Malheureusement aussi, ces directeurs tentés d'accepter l'EVS oublient le motif de la grève administrative et la mobilisation contre le protocole signé finalement par le SE-Unsa. Ils doivent savoir qu'ils cautionnent cet accord même si c'est partiellement. C'est l'acceptation globale qui en  restera le point marquant. Ils doivent prendre conscience que le gouvernement et son acolyte, le SE-Unsa, auront muselé les directeurs pour de très longues années.

 

 

La politique des petits pas... De très petits pas ! Tout ça pour ça ? Dommage ! Faut-il que la direction d'école soit dans un état calamiteux pour qu'on daigne se baisser pour ramasser les miettes qu'on nous jette avec un tel dédain !

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2 mai 2006 2 02 /05 /mai /2006 21:24

Ainsi, apprend-on ce soir que le SE-Unsa va signer le procole proposé par le ministère ! Peut-on être surpris ? Evidemment non !

Le Snudi-FO a fait savoir qu'il ne signerait pas. Au SNUipp et au Sgen-Cfdt, la situation reste confuse. Certaines sections appellent leur organisation à refuser la compromission. Le ton monte à l'intérieur de ces organisations. Mais ce n'est que sur la forme.

Le fait de signer ou non ces accords ne les distinguera pas les uns des autres. Ces quatre syndicats tiennent les mêmes propos au sujet des directeurs. Aucun de la bande des quatre ne veut de statut. Or, sans statut, pas de reconnaissance, ni professionnelle, ni matérielle, ni financière.

Certains collègues parlent de trahison. NON, il ne s'agit nullement d'une trahison. Nous connaissons depuis longtemps leur position à notre égard. Ils ont tous les quatre la même vision archaïque, passéiste, idéologique de la profession enseignante en général et du métier de directeur en particulier.

Créer un statut pour les directeurs, ce serait un "casus belli" ont-ils dit et écrit à l'adresse des gouvernements successifs.

Ni trahison, ni surprise ! Ils avaient déjà mis un terme à la première grève administrative quelques années auparavant. "Il faut savoir arrêter une grève !" avaient-ils dit aux directeurs ébahis devant les clopinettes "engrangées".

Longtemps, les directeurs ont refusé de voir la réalité en face. La critique restait modérée : "les syndicats ne s'intéressent pas assez à nous...". Puis "les syndicats ne sont pas suffisamment efficaces quand ils traitent du problème de la direction". C'était le temps de la pensée unique syndicale, le "travail en équipe, le partage des tâches, l'autogestion...". Enfin, les directeurs se posent les vraies questions "pourquoi ne veulent-ils pas nous écouter ? Ils ne nous demandent jamais notre avis...".

Maintenant, les choses sont nettes. Qu'ils apposent ou non leur signature au bas du protocole, la réalité est là, cruelle. Ces 4 syndicats ne veulent nullement améliorer le sort des directeurs. Ils apparaissent clairement comme des obstacles à la reconnaissance de notre métier. Ils sont les alliés objectifs des gouvernements de gauche ou de droite qui, de la sorte, n'ont pas à revaloriser de façon substantielle une catégorie de fonctionnaires.

Le SE-Unsa annonce la couleur. Il est contre les directeurs. Le SNUipp, le Sgen-Cfdt et le Snudi-FO le sont tout autant. Simplement, ils sont plus "diplomates". Ils ont senti la fronde des directeurs et ils préfèrent avancer masqués pour ne pas perdre le peu de crédit qui leur reste. Un peu de démagogie ne peut pas faire de mal... C'est aussi leur façon de se démarquer vis à vis d'un concurrent. Les adhérents sont si peu nombreux qu'il est toujours bon d'en prendre au voisin...

Ni trahison, ni surprise ! Les directeurs savent maintenant que les syndicats "représentatifs" ne les représentent pas du tout. Ils ne les écoutent pas. Ils ne veulent ni les entendre ni les consulter. Ils travestissent la pensée de ceux qu'ils disent défendre.

Plus rien, désormais, ne peut nous relier à ces quatre syndicats : ce sont des adversaires ! 

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28 avril 2006 5 28 /04 /avril /2006 18:23

Dans une grande entreprise, les salariés mécontents peuvent se rassembler, réfléchir ensemble et échanger leurs idées.

La grande difficulté de réaction des directrices et directeurs est surtout liée à l'éparpillement géographique de nos écoles.

En effet, nous sommes répartis sur l'ensemble du territoire en plus de 50 000 unités souvent très petites. Même dans une ville, l'éloignement des établissements ne facilite pas les rencontres.

Ce qui se passe dans l'Académie de Lille (une des plus importantes de France) est un bon exemple de ce que nous pouvons faire pour abolir les distances.

Dans le Nord, les directeurs échangent leurs réactions par l'utilisation du bouton "répondre à tous" de la messagerie professionnelle. Ainsi, tous les collègues connectés à Internet sont informés en temps réel des observations des uns et des autres.

Sur leur messagerie, les réactions sont très nombreuses (plusieurs centaines, nous dit-on). Les directeurs ont également inclus l'adresse des syndicats qui ont de mauvaises intentions à notre égard... Ainsi, le mécontentement est aussi connu de ceux qui ne veulent pas nous entendre. S'ils sont sourds, souhaitons-leur de ne pas être aveugles et de savoir lire et comprendre les messages qui leur sont envoyés.

Un autre avantage de la méthode utilisée par nos collègues du Nord, c'est de rompre la solitude. Chacun se sent moins seul et trouve plus facilement l'envie de réagir à son tour.

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20 avril 2006 4 20 /04 /avril /2006 22:45

Réveillons-nous et abordons la question qui ne fâche que les syndicats : la nécessité d'un statut et cette question doit être débattue ! Quant à la revalorisation de nos indemnités, je me demande si une telle aumône mérite de crier victoire... On s'attendait à mieux, non ? Nos salaires seront toujours inférieurs à celui des remplaçants... ce qui apparemment ne choque personne...

Discutons et osons manifester notre déception !

 

 

 

Comme il est regrettable - et réconfortant à la fois - de constater que de nombreux collègues me rejoignent concernant le ressenti de notre métier ( car être Directeur n'est pas simplement une fonction...), alors que les organisations syndicales dans leur grande majorité refusent toute idée de statut. Mais, sans statut particulier, il n'y aura jamais d'avancée significative !!!  Alors, aux prochaines élections paritaires, choisissez bien vos représentants en glissant dans l'enveloppe le "bon" bulletin !!

Je ne vois pas en quoi l'idée d'un statut dérange... ce n'est pas cela qui changera ma conception du métier, ni ma façon de travailler. Mais, au moins, j'aurais l'impression d'être reconnu comme un maillon "spécifique" de l'institution par mon ministère... Nos autres interlocuteurs nous considèrent déjà comme tels, il me semble !

 

 

 Je suis mort de rire devant les formidables avancées syndicales concernant le problème de la direction. Il est maintenant clair que les syndicats ne défendent que les intérêts des professeurs des écoles. La preuve en est qu'ils ne veulent surtout pas évoquer le problème  du statut du directeur et ce parce que nos collègues PE en ont peur . Il y a toujours un risque que quelqu'un devienne un petit chef, c'est la nature humaine. Mais quel manque de courage de la part de nos syndicats!

 

 

"Nos" délégués syndicaux ont vraiment perdu tout sens des réalités pour imaginer que cette aumône pourrait nous satisfaire.

 Ou plus prosaïquement, ils n'ont pas intérêt à ce que la situation évolue. Il est d'ailleurs légitime de se poser la question de l'utilité de la grève administrative (imagine-t-on des routiers faire grève 6 ans pour obtenir 50 centimes ?) dans sa forme actuelle.

 L'écoeurement est de mise à la lecture de ce bulletin syndical. 

 Ne pourrait-on pas passer à une autre forme d'action ?

 

 

 A grand renfort d'annonces, les syndicats se félicitent. Mais il n'y a pas de quoi ! Mesdames, messieurs les délégués syndicaux, vous êtes censés nous représenter et travailler pour le bien de tous. Vous n'avez rien compris. Nous ne nous satisfaisons pas d'un hypothétique EVS et d'une augmentation de 15 ?.

Et de plus il faudrait continuer à voter pour vous  ......?

 

 

Quel bonheur de se savoir épaulés, soutenus par notre gouvernement !!!

 Que diable ! 15 ?  par mois c'est largement suffisant pour le peu que nous avons à faire.

 Nous ne sommes pas des chefs d'établissement, nous ne sommes que "chargé de direction" !

 On nous prend vraiment pour des pigeons !

 

 

 

 Réagir :

- 1) Téléphoner, faxer aux syndicats censés nous représenter et exprimer notre mécontentement (colère...) et notre refus des propositions ministérielles. Il ne faut pas se contenter de leur pseudo-sondage.

- 2) Exiger la création au sein du syndicat de notre choix une section "direction d'école" pour défendre spécifiquement les intérêts des directeurs d'école. (Rappel, les IEN en grève en début d'année scolaire n'ont pas attendu longtemps pour avoir, partiellement, satisfaction)

- 3) ou rejoindre une association indépendante qui se bat depuis très longtemps pour faire entendre la voix des directeurs, type GDID ou DEFI

-4) Ne plus se tromper de bulletin aux prochaines élections professionnelles.

 

 

On ne parle que trop peu des petites écoles à 2 ou 3 classes ; les charges de travail de ces (trop ?)"petites" écoles ne nécessitent-elles pas un minimum de temps de décharge pour leurs directeurs(trices)? Les travaux administratifs sont les mêmes pour toutes les écoles, seuls le nombre de papiers change ! Alors oui à une décharge (quelle qu'elle soit) pour tous les directeurs, même ceux qui sont profs dans une classe à 4 ou 5 niveaux (c'est mon cas).

 

Quand est-ce que vous nous apporterez vraiment qq chose au lieu des clopinètes que vous accepteriez du ministère ? 15 euros par mois en plus. Dans mon école, la remplaçante gagne ça en un jour, avec moins de soucis et moins d'emm....des au quotidien? oui je suis directrice, et enseignante, et infirmière et comptable et... et tout ça pour moins de 100 euros par mois en plus de mon salaire !!

Demandez à mes propres enfants ce que je fais, le soir, à partir de 21 h, CHEZ MOI (parce que je n'ai ni bureau ni place ni temps à l'école). Demandez à mon mari où je passe les 1er Mai, 8 mai, 11 novembre et autres fêtes nationales? pas avec lui mais avec le maire de mon village pour représenter l'EDUCATION NATIONALE !! et je n'ai que le statut d'instit !! alors MERDE !! faites vraiment des efforts au lieu de soutenir des petits C... s qui cassent les facs et qui en sortiront à 27 ans et qui n'auront jamais de CPE!! arrêtez de brasser du vent et d'avoir la réunionite aigüe at agissez pour nous.

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