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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 17:41

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Il est de tradition, à Noël, d’offrir des cadeaux… Cette année, heureux hasard, les négociations sur le métier d’enseignant ont pris fin à la mi-décembre. Le ministre de l’éducation nationale a acté définitivement le 12 décembre des mesures pour les directeurs, les conseillers pédagogiques (CP), les Rased et les professeurs des écoles de l’enseignement prioritaire. (cf article précédent)


Pour améliorer leurs conditions d’exercice, le père Noël Vincent Peillon a sorti de sa hotte une série de mesures pour les directeurs d’école.
"Tout un travail de simplification administrative" et " du temps pour ceux qui en ont le plus besoin, les petites et moyennes écoles dans le cadre d’une programmation annuelle, en 2014, 2015 et 2016" Cadeau supplémentaire : « un allégement des APC » (activités pédagogiques complémentaires).


Dès la rentrée 2014 : 4 jours fractionnables de décharge (au lieu de 2 actuellement) pour les directeurs à 1, 2 et 3 classes.

À la rentrée 2015 : 1/3 de décharge (au lieu d’1/4 actuellement) pour les directeurs à 9 classes et 10 jours de décharge (soit une journée par mois) aux directeurs de 3 classes (contre 2 actuellement).

À la rentrée 2016 : 1/3 de décharge (au lieu d’1/4 actuellement) pour les directeurs à 8 classes et 10 jours de décharge (soit une journée par mois) aux directeurs de 2 classes (contre 2 actuellement).

 

Généreux, le père Noël a assorti ces mesures d’amélioration des conditions d’exercice d’une revalorisation de l’ISS des directeurs d’écoles de 1 à 9 classes :

Pour les écoles de 1 à 3 classes elle passera de 300 à 500 €. Pour celles de 4 classes de 300 à 700 €. Enfin de 5 à 9 classes la prime passe de 600 à 700 €. Le père Noël ayant épuisé son budget, l’ISS restera inchangée pour les écoles de 10 classes et plus… Cette mesure concernant la revalorisation de l’ISS est estimée à 8 millions d’euros.

Le père Noël pouvait-il faire davantage pour les directeurs d’école ? Difficile car il devait aussi penser à d’autres catégories de personnels qu’il lui fallait aussi récompenser… Et là, effectivement, dans sa grande bonté, il s’est montré beaucoup plus généreux pour de très hauts fonctionnaires pourtant déjà bien rémunérés, sans comparaison possible avec les pauvres directeurs d’école.

 

Ainsi, apprend-on, que les inspecteurs généraux de l’Education nationale (IGEN) ont désormais droit à une prime annuelle de "fonctions et de résultats", selon un arrêté publié au Journal officiel du 26 décembre. Cette prime, qui varie selon le type de fonction occupée, récompense notamment "leur manière de servir", et leur performance, une petite révolution dans l'Education nationale. 

Pour le doyen de l'inspection générale et le chef de service de l'inspection de l'administration, le montant de référence de la prime atteint 4 500 euros en fonctions et 6 700 euros en résultats. Pour les inspecteurs généraux de première classe, ce montant atteint 4000 euros (fonctions) et 5 200 euros (résultats). Les inspecteurs de seconde classe perçoivent jusqu'à 3800 euros en prime de fonctions et de résultats.

A ces montants de références s'ajoute un coefficient qui détermine la part touchée par le fonctionnaire. Les plafonds de rémunération sont respectivement de 67 200 euros pour le doyen et le chef de service, 55 200 euros pour les inspecteurs de première classe et 45 600 euros pour un inspecteur de seconde classe. 

Ce régime de rémunération à la performance, a été instauré dès 2009 dans l'administration de l'Education nationale. Il a été progressivement étendu aux proviseurs et principaux, aux agents administratifs, aux recteurs, puis aujourd'hui, à l'Inspection générale qui regroupe les fonctionnaires les mieux rémunérés de l'Education nationale. C'est eux qui ont en charge l'élaboration des programmes disciplinaires, ainsi que le suivi et l'évaluation des réformes. 

En 2009, l’Inspection Générale de l'Education Nationale comptait, à elle seule, 157 inspecteurs. Cette prime de Noël concerne également les hauts fonctionnaires de tous les autres ministères. Même si elle est variable d’un ministère à l’autre, elle atteint toujours plusieurs milliers d’euros pour des centaines d'entre eux…


Et ce n’est pas tout. Il restait aussi à récompenser les membres des cabinets ministériels. C’est ainsi que le père Noël leur a consacré une somme de 20,5 millions d’euros !

Depuis 2001, année de leur instauration par Lionel Jospin (en lieu et place des “fonds spéciaux” en liquide), ces primes, qui étaient alors de 11,6 millions d’euros, ont presque… doublé !

Plus richement doté : le cabinet du Premier Ministre(5,85 millions d’euros), dont chacun des 456 membres a touché, en moyenne, une prime de 12 829 euros. Moins que l’équipe de Marisol Touraine (Santé) : 13 725 € par personne. Les 67 collaborateurs de Pierre Moscovici (Économie) se sont, eux, partagé 730 304 €, les 57 de Arnaud Montebourg (Redressement productif) 679 058 €, ceux de Cécile Duflot (Logement) 580 950 €… Les membres du cabinet de Stéphane Le Foll (Agriculture) n’ont touché “que” 4 939 € chacun. Plus de quatre fois le smic net cependant…

 

Ainsi, en ces périodes de « contraintes budgétaires », l’enveloppe de 8 millions accordée à la revalorisation de l’ISS des directeurs d’école est le maximum de ce que pouvait faire pour eux le père Noël… Sachant également, que la prime accordée aux heureux bénéficiaires récompense notamment « leur manière de servir », et leur performance… Les directeurs d’école ne l’ont manifestement pas méritée…

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Propositions du Ministère
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commentaires

merlin 30/01/2014 22:57


" vide institutionnel" ô combien..... cependant notre bon ministre n'hésite pas à envoyer un courrier aux chefs d'établissement et directeurs d'école pour informer les parents sur la fameuse
théorie du genre. No soucy, pour nous, si ça ne va pas, l'IEN sera là pour prendre la main et taper sur la tête de qui vous savez. Merci qui?

Pierre Lombard 30/01/2014 08:10


Comme directeurs, tout le monde se fout de ce qu'on fait


Pas tous... c'est la "structure intermédiaire" qui non seulement se fout de nous,
mais nous dénigre. Elle le fait d'autant plus intensement qu'il y a une réelle prise de conscience du vide institutionel des écoles qui est un handicap majeur quand on veut installer un
partenariat.


Le dénigrement va de:


-"ils sont toujours en train de se plaindre",


- passe par une indifférence crade aux instructions du "politique" (qui ne sont que de passage, alors que eux...- par ex: aucune traduction sur le terrain suite à la réunion de tous les IEN où
Peillon leur à clairement dit que le "management" n'était pas notre culture, que les IEN devaient être dans la pédagogie: information, accompagnement), 


et, plus sournois, minimise le mal-être du terrain...

Spartacus 30/01/2014 07:16


Théo62,


Tu es dans quelle réalité!! Celle de fenêtre sur cour???


Entièrement d'accord avec Merlin, qui voit juste la réalité du terrain pendant que d'autres ont des oeillères ou sont restés bloqués sur leurs vieilles lunes


 

merlin 29/01/2014 23:26


Je n'ai pas écrit que le combat des maitres directeurs a été mené contre les dirlos: je suis bien placé pour le dire puisque tout jeune chargé d'école à l'époque , j'ai cru la propagande
syndicale et j'ai lutté contre ce décret.... je le regrette aujourd'hui.


Démissions masives de dirlos: je parle de ce que je connais... et j'en ai vu des collègues de ma génération qui jetaient l'éponge lassés , désabusés, épuisés. En Zep ( où j'ai fait pas mal
d'années ) et hors Zep. Ceux que je côtoient aujourd'hui font leurs calculs pour envisager une retraite anticipée. ras le bol général. Pas un d'épanoui, toujours le même discours: pas de
reconnaissance, le sentiment justifié d'être entre le marteau et l'enclume.


  Réflexions de terrain, pas de statistiques élaborées et soigneusement bidonnées mais je sais que les dirlos de base comme moi se seront reconnus.

Théo62 29/01/2014 19:23


D'accord avec toi Merlin pour dénoncer les conditions de travail des collègues directeurs. Nous le dénonçons depuis très longtemps. C'est facilement vérifiable.


Si j'interviens, c'est pour pour préciser deux points que tu abordes et qui ne correspondent pas à la réalité.


1- le combat contre le décret des maîtres directeurs n'a pas été mené contre les dirlos comme tu le laisses à penser. Il faut savoir que l'ensemble des directeurs se sont dressés contre le
ministre Monory. Probablement es-tu trop jeune pour l'avoir vécu.


2- il n'est pas exact de parler comme tu le fais de "démissions massives des anciens dirlos". Je ne sais pas où tu as vu ça mais je peux t'assurer que c'est faux. Si des milliers de
postes n'ont pas été pourvus pendant quelques années, ce n'est pas à cause de démissions massives mais parce que le métier n'attirait pas de jeunes collègues. Et le phénomène concernait les
petites écoles sans décharge ou quelques-unes dans des quartiers très difficiles.


Il m'a semblé utile et honnête, Merlin, d'apporter ces deux précisions pour rétablir deux vérités incontournables. 

merlin 29/01/2014 15:31


" des conditions de travail pires qu'au début"... je souscris. Dirlo depuis pas mal d'années, j'ai connu l'époque où les autorisations de sortie étaient signées par l'IEN.. aucune nostalgie dans
mes propos mais le regret que l'empilement des tâches qui n'a cessé de croitre ne se soit jamais traduit par une reconnaissance et une amélioration de mes conditions de travail. Vaste arnaque
syndicale qui a commencé avec le combat contre les maitres directeurs , nous privant au nom de grands sentiments d'un début de reconnaisance pour laisser filer en parallèle l'augmentation des
responsabilités et charges diverses sans mot dire. On a eu le beurre mais pas l'argent et encore moins ...la crémière.


Ca ne s'est jamais arrêté depuis, le dernier bazard étant Affelnet : on bosse pour décharger la secrétaire de circo et le principal  sans compensation aucune.


Et certains viennent nous parler d'usine à gaz lorsqu'on propose des solutions  à la surcharge de travail. Pas cool. Alors oui, nos conditions de travail se sont dégradées et je ne parle
même pas du délabrement de l'image même et du rôle du dirlo résultant de la propagande anti dirlo des sus nommés.


Heureusement, la démissions massives des anciens dirlos sont compensées par les nominations des jeunes entrants,  nos syndicats se gardant bien de militer pour une ancienneté requise de
plusieurs années avant de pouvoir être affecté sur un poste de direction... grand principe d'égalité encore je suppose.

Pascal Oudot 29/01/2014 14:51


Moi ce que j'entends dans tous ces propos, c'est que sur le terrain on bosse. On bosse tous, comme des malades, on fait le maximum pour nos élèves. On en retire quoi? Que dalle. Comme directeurs,
tout le monde se fout de ce qu'on fait, de ce que contre quoi on lutte, qu'il s'agisse de notre institution ou de la plupart de nos syndicats (voire la totalité, je ne suis pas persuadé qu'arrivé
dans le milieu syndical la réussite des élèves ait réellement de l'importance). Nos parents d'élèves s'en balancent aussi, ce qui compte c'est que leur progéniture ne soit pas dans leurs pattes.
Finalement, de la réalité de l'école, tout le monde s'en tape. Ce qui compte c'est l'école fantasmée. Je me demande pourquoi après trente-cinq ans je continue à mal dormir, alors que je pourrais
m'en foutre aussi. Que de discours, que de déclarations d'intention, que de beaux propos... pour au final avoir aujourd'hui des conditions de travail pires qu'à mes débuts.

montagny 28/01/2014 19:56


Ceci ressemble à ce qui se fait en décloissonnement en mater. Quand je prenais les gs en phono ou en remédiation pendant que les ps dormaient cela était très profitable ; et lors de ma journée de
décharge si je n'avais pas bcp de boulot je prenais un groupe en plus de ma remplaçante. En plus, on connaît les élèves que l'on a eu avant ou que l'on aura après... Je ne vois pas ce que le
snuipp pourrait trouver à redire mais bon le pb avec les gégé c'est que ça ose tout...

merlin 28/01/2014 17:33


Denis, ton expérience est très interessante et permet de constater que lorsqu'on essaie, ça marche.


Vous êtes tous satisfaits de ce fonctionnement et sa gestion entierement interne à  l'école en garanti la souplesse et la pertinence: je ne vois pas en quoi un TR affecté sur ce poste avec
gestion par tableaux interposés de l'IEN rendrait le système plus adapté .


  Notre système devrait être plus inventif et plus souple, il devrait permettre aux équipes de gérer leurs moyens au local, sous l'autorité du directeur, l'IEN se consacrant alors à d'autres
tâches plus pédagogiques. Mais on peut facilement comprendre où sont les réticences.


On peut continuer à ramer je pense.........

denis08 27/01/2014 22:12


"@Merlin - Pas d'usine à gaz... il y en a déjà suffisamment dans l'EN. On nous a annoncé un "choc de simplification" et toi tu es partisan d'un "machin" impossible à gérer.



C'est vrai que ça part d'une belle idée. Mais comme toujours, de la théorie à la pratique... Tu sais bien, Merlin, que ce n'est pas comme ça qu'on va reconnaître le boulot des dirlos.
D'ailleurs ça ne ferait que complexifier les relations à l'interne. Imagine le bazar : un dirlo décide d'aller soutenir un de ses collègues en prenant un groupe. Au dernier moment, il en
est empêché. Que fait le collègue dont tout le cours est désorganisé ? Ce que tu proposes ressemble à ce que nous demandons : un maître supplémentaire au nombre de classes. Dans notre demande,
on a la pérennité et l'organisation est assurée. Rien à voir avec ta proposition. Proposition qui n'est pas à rejeter mais qui doit pour le moins être discutée et cadrée. Pour l'instant, ça ne
pourait pas marcher."


@Gégé-qui-sait tout-mieux-que-tout-le-monde : il se trouve que c'est exactement la situation que je vis aujourd'hui dans mon école (10 classes de la TPS jusqu'au CM2 en REP, obtenues
par fusion il y a quelques années de l'école élémentaire avec l'école maternelle située sur le même site), j'ai une demi-décharge et un demi poste en complément, au titre du dispositif "Plus De
Maîtres Que De Classes" (Une collègue a le second mi-temps PDMQDC dans l'école, son service étant complété par un second mi-temps de même nature dans une autre école du REP). Le fonctionnement
de l'école est organisé, en conseil des maîtres, par périodes, allant de vacances à vacances. Si cela demande beaucoup plus de concertation dans l'équipe, c'est certain, cela
fonctionne très bien, sans tourner à l'usine à gaz, contrairement à ce que tu prétends sans rien savoir. Mieux même, ça dynamise l'équipe, ça rompt avec le ronron quotidien, bref, ça nous
replonge dans notre coeur de métier : la pédagogie. Ca génère des discussions de professionnels, toujours préférables à des "écharpages" de collègues à propos "de la couleur du papier peint",
par exemple... Ce système a l'avantage pour le directeur que je suis de permettre une modulation du temps PDMQDC sur les périodes, être en-dessous du mi-temps à certains moments, quand le
boulot de directeur est plus lourd (ex, à la rentrée scolaire), et aller au delà du mi-temps dans des périodes plus calmes , comme actuellement par exemple. Et puis, quand je ne peux pas être
là, c'est comme quand il y a un collègue absent : s'il est remplacé, très bien; s'il ne l'est pas; beh... oui, ça désorganise l'école. Ce n'est pas nouveau... Donc, si je dois m'absenter
(convocation à une réunion par exemple) et que je suis sur le temps "PDMQDC", je demande à mon IEN à être remplacé, comme n'importe quel autre collègue devant des élèves. La réponse ne
m'appartient pas, comme pour n'importe quel autre collègue.


"Ca a besoin d'être cadré" dis-tu... Mais que signifie cette méfiance sempiternelle devant toute solution qui n'est pas celle imaginée par les apparatchiks du SNipp ??? Vous croyez tout savoir
tout mieux que tout le monde, coincés derrière vos bureaux d'administration-bis ??? Allez donc à la rencontre des collègues qui bossent, ça vous évitera de raconter autant de c....


Alors, oui, Merlin, je souscris à ce que tu proposes, pour le vivre plutôt bien. C'est sans doute un bon compromis, à défaut d'être totalement déchargé pour faire son métier de directeur
d'école. N'en déplaise à ces ploucs du SNipp qui, une fois de plus, débinent toute idée neuve, toute possibilité d'avancer, pour mieux garantir ce fameux statu quo sans lequel ils perdraient
une bonne partie de leur fonds de commerce.


Bref, encore une idée à défendre CONTRE le syndicat autoproclamé "majoritaire".

merlin 27/01/2014 20:54


Bien entendu, il y a un fossé entre la pratique de terrain et le raisonnement dogmatique.


Je m'explique: je suis " chargé d'enseignement" 6 heures/semaine. en début d'année, j'établis un planning d'intervention au profit des collègues par période si besoin. tel et tel jour de telle à
telle heure, j'interviens avec des groupes bien définis. OK, ça marche.


Je ne vois pas pourquoi , je devrai annuler tous les 4 matins mon intervention puisque c'est planifié. Où est l'usine à gaz? plutôt du côté du " plus de maître" que 'lon voit une fois de temps en
temps et qui tourne sur plusieurs écoles avec chacune leurs impératifs.


De plus, aujourd'hui, comment je fais avec mes 230 gamins dans l'école, 30  dans la classe, mon jour de décharge?


 C'est pas perturbant peut être? Je dois pas m'adapter? Je suis quoi? Dirlo? Enseignant comme les autres? Faudrait peut être y penser.... la pratique je vous dis, ça évite de penser " bête".

Gégé 27/01/2014 11:16


@Merlin - Pas d'usine à gaz... il y en a déjà suffisamment dans l'EN. On nous a annoncé un "choc de simplification" et toi tu es partisan d'un "machin" impossible à gérer.


C'est vrai que ça part d'une belle idée. Mais comme toujours, de la théorie à la pratique... Tu sais bien, Merlin, que ce n'est pas comme ça qu'on va reconnaître le boulot des dirlos. D'ailleurs
ça ne ferait que complexifier les relations à l'interne. Imagine le bazar : un dirlo décide d'aller soutenir un de ses collègues en prenant un groupe. Au dernier moment, il en est empêché.
Que fait le collègue dont tout le cours est désorganisé ? Ce que tu proposes ressemble à ce que nous demandons : un maître supplémentaire au nombre de classes. Dans notre demande, on a la
pérennité et l'organisation est assurée. Rien à voir avec ta proposition. Proposition qui n'est pas à rejeter mais qui doit pour le moins être discutée et cadrée. Pour l'instant, ça ne pourait
pas marcher.

Pierre Lombard 27/01/2014 08:04


à savoir remplacer la " décharge" de service de classe par un temps d'enseignement variable suivant la taille de l'école, mais dans tous les cas sans charge de
classe.


C'est ce que le GDiD porte depuis un bon moment…  et que nous associons maintenant à un temps d'enseignement différent selon le niveau de classe.


Ce qui aurait des effets positifs sur la cohésion et le  travail d'équipe, voire le service des temps partiels.


Je partage à 100% ce que dit Pascal dans son dernier commentaire (39).


Il y a des fusions évidentes et indispensables de part leurs cohérences pédagogique et géographique. Il y a un intérêt certain à "penser" et construire des "structures" éducatives à partir d'un
bassin cohérent regroupant plusieurs villages.


Mais il serait contre productif de définir à priori une "école" par un nombre minimum de classes qui ne serait, de toutes les manières, établit que sur des critères économiques.


Maintenant, je dirais à Pascal, que ça ne me dérange pas de déshabiller Paul pour habiller Pierre… Tout dépend de qui est Paul et des critères de "redistributions" retenus.


Je crois en effet que certaines mesures peuvent être prises à moyens constants, si, et seulement si, des moyens supplémentaires sont parallèlement dégagés pour la nouvelle organisation (et pas
pour consolider l'existant).


Pour dire qu'en même temps qu'on réorganise il faut du grain à moudre. Ce qui n'est pas le cas...

merlin 26/01/2014 17:57


Perso, je suis pour les regroupements décole situées sur un même site: 2 directions différentes n'arrangent personne, ni les dirlos concernés, ni la municipalité, ni les parents. Pour les enfants
se serait indolore.


J'évoquerai à nouveau une proposition déjà mise en ligne et qui, ô surprise n'a jamais fait l'objet d'un commentaire du Snuippien de service ( minimum):


à savoir remplacer la " décharge" de service de classe par un temps d'enseignement variable suivant la taille de l'école, mais dans tous les cas sans charge de classe. Les collègues s'y
retrouvent, les dirlos aussi car s'ils continuent d'intervenir pour certains d'entre eux dans les classes , ils n'ont plus à gérer LEUR classe au quotidien et l'économie de temps est énorme.


Un statut reconnaissant le dirlo et ses missions , la disparition de " la classe du directeur", plus d'heures d'APC, voilà des  mesures qui nous permettraient de nous recentrer vers notre
métier de directeur sans avoir le sentiment de léser nos élèves.

Pascal Oudot 25/01/2014 11:09


Il est une évidence, je l'ai déjà abondamment écrit ici mais il faudrait se reporter à de nombreux billets antérieurs, que l'Education nationale ne pourra se passer de regrouper entre elles de
petites écoles. C'est le cas dans ma propre commune d'exercice, ou avoir à mon avis deux directions différentes dans les deux petites écoles n'a pas de sens. Il est évident aussi que ces
regroupements doivent avoir une logique territoriale, il serait absurde de regrouper deux écoles de deux communes différentes s'il n'existait pas déjà une synergie entre elles. Ce ne peut donc
être que du cas par cas, et en aucune manière systématique. Nous avons le même souci en ce qui concerne l'adminsitration de notre pays en général, avec des doublons partout (préfectures,
hôpitaux, services divers, élus de tous poils...). La Nation n'a plus les moyens de s'offrir de telles danseuses. Le nombre de classes dans une école importe peu, nous avons tous besoin de temps.
L'erreur serait de vouloir les opposer les unes aux autres pour bénéficier de certains avantages au détriment des plus petites structures. Je ne m'étonne pas de voir les mieux servis en temps de
décharge d'enseignement ou d'indemnité mépriser les plus petites structures, je rencontre ça dans le métier depuis que j'y ai mis les pieds, comme le fait que les enseignants élémentaires
méprisent toujours malgré leurs dires les enseignants de maternelle. C'est humain, certainement, équitable et raisonné certainement pas. Moi, aujourd'hui, directeur d'une petite école maternelle,
je dois choisir: enseigner ou diriger? Je n'ai pas les moyens techniques de faire les deux simultanément, et il est hors de question que mes élèves payent les carences du système. Cette
discussion est donc idiote, nous ne pouvons nous permettre de réclamer que Paul soit déshabillé pour vêtir Pierre... Moi d'abord? Non. Tout le monde sur le même plan, un directeur d'école est un
directeur d'école, quelle que soit sa charge d'enseignement ou je ne sais quoi d'autre que ceux qui veulent scinder la profession trouveront comme argumentation idiote. Dans le même esprit, je
n'admettrai pas non plus qu'on conditionne le satut nécessaire à la taille de l'école administrée ou à un regroupement qui sera peut-être nécessaire mais qui demandera des années de préparation.
Auhourd'hui, clairement, comme enseignant et comme directeur, je refuse toute nouvelle concession, j'ai trop perdu en quelques années pour accepter qu'on continue à me tondre gratos. Et qu'on ne
se trompe pas de combat non plus, ceux qui aujourd'hui ne veulent par exemple pas reprendre à la fin août comme il en est aujourd'hui logiquement question -ne faisant qu'entériner ce que nous
faisons déjà tous pour notre propre confort de entrée- détournent la profession des véritables problèmes que sont notre rémunération, nos missions et nos conditions de travail. Notre école mérite
mieux que de ridicules combats d'arrière-garde.

Spartacus 24/01/2014 22:58


Dans d'autres temps certains s'attachaient aux chemins creux pensant qu'ils leur permettaient de rejoindre leur maison avec toujours des conservateurs qui utilisaient leurs arguments afin de
freiner le progrès et de conserver leurs prérogatives......


Evitons cet écueil chers collègues, ne donnons pas aux trolls le moyen de torpiller le chemin ouvert par l'action du GDID et ses partenaires

montagny 24/01/2014 11:49


La pente va dans le sens d'une mise en place d'écoles de taille plus importante et sans dénigrer le travail des dirlos de petites écoles, l'avenir est dans les plus grandes structures. Ainsi, par
chez moi, ne voit-on pas des communautés de communes acheter des terrains et penser à des écoles plus grandes dans le chef lieu de canton. la mairie a acheté un etrrain avec un projet d'école de
15 classes alors que le village n'en compte actuellement que 8...les petites écoles autour vont venir rejoindre la troupe et tant mieux. Mutualiser les infrastructures, les moyens les personnes
est un bon moyen pour éméliorer l'école. Un maitre E qui passait la moitié de son temps en transport ou en réunion à droite à gauche, sera à un seul endroit et donc plus efficace. on peut trouver
d'autres exemples. Alors oui penser aux dirlos des petites écoles mais surtout envisager la fonction et le statut du dirlo en considérant ce qui ce sera vraiment dans 5 ans ou plus ou moins...

Pierre Lombard 24/01/2014 10:04


Pour ceux qui préfèrent l'info à la désinfo: Rappel:


Maryline Baumard: le Monde du 5/12/2013.


Rythmes scolaires : le principal syndicat d’instituteurs appelle à la grève


SOS ! syndicat au bord de l’implosion. Le SNUipp-FSU, majoritaire chez les enseignants du premier degré, appelle à
la grève jeudi 5 décembre contre les rythmes scolaires. Mais seuls 21,5 % des professeurs des écoles devraient y répondre. Derrière l’unité de façade,
c’est la cacophonie au sein du syndicat.


« Nous traversons aujourd’hui des heures difficiles, sans doute sans précédent dans l’histoire du SNUipp-FSU et je pèse mes mots. Nous n’avons pas été capables
d’analyser et d’anticiper une situation. Nous n’avons pas été en situation de l’organiser et pour la première fois de notre existence, une partie des événements nous a échappé, laissant le champ
libre à d’autres qui s’en sont largement emparé [FO et SUD] ».


 


A un an des élections professionnelles, l’attaque est d’autant plus violente que ces mots ont été prononcés lors du dernier conseil national, les 19 et 20 novembre,
par le secrétaire général adjoint de l’organisation, Christian Navarro, le numéro deux derrière le secrétaire général, Sébastien Sihr. Les nouveaux rythmes scolaires auront-ils la peau du SNUipp
? Officiellement, Sébastien Sihr estime normal « que des voix discordantes se fassent entendre ». Christian Navarro, lui, se refuse à répondre au Monde, précisant par SMS que « Sébastien Sihr est
porte-parole ».


EN QUÊTE D'UNE LIGNE


Le SNUipp, qui a perdu un millier d’adhérents cet automne, comme le reconnaît M. Sihr, se cherche une ligne. S’il
appelle à une deuxième grève nationale le 5 décembre, aux côtés de quelques syndicats minoritaires – CGT, FO, SUD et des parents de la PEEP, classée à droite –, il ne s’était pas mobilisé au
niveau national le 14 novembre, alors même qu’une trentaine de ses antennes départementales participaient au mouvement. De quoi perdre son latin.


Le SNUipp est une mosaïque de courants de pensée. Son secrétaire général a pour mission de « faire la synthèse »,
selon le vocabulaire en vigueur. Sébastien Sihr appartient au courant Unité et action (UA), majoritaire avec 64 % des voix, réélu au congrès de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) en juin.


A ses côtés, il a deux adjoints. Christian Navarro représente le courant Ecole émancipée (EE) et Aline Becker fait partie d’UA. Les représentants d’Ecole émancipée,
bien que toujours minoritaires, se font de plus en plus entendre et obligent Sébastien Sihr au grand écart. En juin, ils ont gagné un sixième secrétaire national parmi les vingt qui dirigent le
syndicat.


SIHR EN MAL D'APPUIS


Si le SNUipp appelle à la grève après s’être abstenu le 14 novembre, c’est que quelque chose a bougé. « Nous avons alerté le ministre, lui avions demandé des
réponses qu’il ne nous donne pas. Aujourd’hui, l’heure est à la grève », explique Sébastien Sihr.


Voilà pour la version officielle ; en fait, l’intervention de Christian Navarro a obligé Sébastien Sihr à changer de tactique. Qu’un cosecrétaire général adjoint accuse ouvertement son syndicat d’avoir fait « le minimum syndical », et l’enjoigne de « redresser la barre », explique le
changement de stratégie. D’autant que Christian Navarro avait pris des accents solennels, rappelant que « ce conseil national est important, sans doute le plus important pour notre
organisation syndicale depuis très longtemps ».


Le secrétaire général était donc acculé à appeler à ce mouvement national, qui sera peu suivi, car Sébastien Sihr est en mal d’appuis. « Pourquoi n’a-t-il pas tapé
du poing sur la table ? Au sein de la FSU, des secrétaires généraux l’ont fait en leur temps. Pourquoi n’était-ce pas possible aujourd’hui au patron du SNUipp d’imposer sa ligne ? », demande un
bon connaisseur de la fédération majoritaire.


« C’ÉTAIT COMME UN SOS LANCÉ AU MINISTRE »


Sébastien Sihr a tenté des rapprochements avec le SE-UNSA et le SGEN-CFDT. Sans résultat, puisque ces derniers
veulent que la réforme des rythmes soit améliorée, pas retirée. Le ministre de l’éducation nationale, Vincent Peillon, a désormais rangé M. Sihr dans le lot des « non-fiables » puisque sa
position a peu à peu glissé de l’assentiment à la demande d’amélioration, puis à la demande de retrait déguisée – le mot d’ordre est la réécriture du décret.


« Le 18 novembre, a eu lieu au cabinet une réunion sur le métier avec le ministre. A la fin, Sébastien Sihr a fait une
intervention qui restera dans toutes les mémoires syndicales. C’était comme un SOS lancé au ministre », racontent des représentants d’autres syndicats présents.


« Les rythmes ont mis tous les syndicats sous tension, tempère pour sa part Frédéric Sève, le secrétaire général du SGEN-CFDT. Chez nous, quelques départements
seront en grève le 5 décembre. » Le SE-UNSA aura aussi au moins un département mobilisé. Mais dans ces deux syndicats, les positions nationales sont plus suivies. « C’est là qu’on voit ce qu’est
le syndicalisme réformiste », souligne Christian Chevalier, secrétaire général du SE-UNSA.


A l’époque de la création du SNUipp, en 1993, Ecole émancipée disposait de 15,5 % des voix et Unité et action de 67 %. Le premier courant arrive aujourd’hui à 28 %,
le second a perdu du terrain à 64 %. Ces glissements expliquent en partie les tergiversations. Même si ce qui paraît surtout difficile, au fond, c’est d’être un syndicat de gauche sous un
gouvernement de gauche.



christian 24/01/2014 09:17


Pour l'autiste zezette, en plus d'etre malfaisant, tu n'as aucun talent.


Pour ta gouverne, malgré des échanges vifs, il ya beaucoup de points communs entre les dirlos qui interviennent ici et notamment un qui t'échappe c'est qu'ils sont dirlos justement et qu'ils
échangent  des visions différentes d'un métier commun et en cela ils méritent tous le respect. C'est vrai que directeur, visions différentes ce sont des notions qui ne peuvent pas toucher un
binaire.Etce que tu peux dire comme c...es sans le savoir ça fait peur; Pour ta gouverne, vu mon poste, la décharge et l'amélioration financière, je les ai vu que suis expatrié et pourtant je
suis au GDID avec les autres parce que ce qu'on demande, c'est pas ça, c'est qu'on reconnaisse qu'on fait un métier et qu'on obtienne les moyens de l'exercer.

Pierre Lombard 24/01/2014 09:15


… Et la passion engendre les crispations qui elles nous éloignes des solutions.


Sur le constat je reprends à mon compte ce que vous avez écrit:


Tu sais pertinemment que nous pensons quasiment la même chose.


Ais-je écrit que la charge de travail était la même?


une part du travail est commune, l'autre grossit avec le nombre de classes. C'est du bon sens.


en y ajoutant que la part "commune" est devenue d'autant plus insupportable qu'elle est  à la fois exponentielle et coupée des réalités du terrain.


C'est pourquoi je dirais qu' Il existe sans doute des configurations d'école moins pires que d'autres plutôt que : Il existe des
configurations d'école bien meilleures que d'autres.


Et les différences ne tiennent pas seulement au nombre de classes.


L'autre débat est le temps de décharge dont on dispose pour faire le boulot.


C'est le seul débat… une fois que l'on aura clairement défini nos missions.


Il nous faut du temps pour ÊTRE directeur, c'est-à-dire piloter une équipe, être responsable du fonctionnement et être l'interlocuteur des partenaires locaux. Ce qui est
totalement différent que de demander plus de temps pour mieux répondre à l'Administration et remplir consciencieusement des tableaux à cases.


À partir de là, le système des "décharges" montre ses limites puisqu'il entretient l'ambiguïté sur le sens que l'on donne à la charge d'une classe (ce que souligne justement Pascal). Pour s'en
convaincre il n'y a qu'à se demander à quoi ressemblerait un directeur 3/4 déchargé??????


Je suis persuadé que la solution viendra de l'aménagement des temps d'enseignement variant selon l'âge des élèves. On pourra dès lors dégager, au sein de
l'équipe (ou du duo) du temps journalier pour être pleinement directeur, chargé ou pas d'enseignement.


 


PS: je suis directeur 5 classes maternelle. Le "confort" ne vient pas de mon quart de décharge (absence à gérer, mes PS "perturbés", mise en cohérence des enseignements chronophages…) mais du
fait que j'ai fait mon bureau attenant au dortoir et que je suis directeur tous les jours pendant la sieste des petits.


Et je l'assume.

Gégé 24/01/2014 08:50


Tu as raison Merlin quand tu dis "et gai luron pour TF s' il lit ces lignes" Tu fais allusion à Thierry Favre je suppose. Il ne doit plus reconnaître son bébé. Il doit se dire qu'il
a bien fait de quitter cette galère...


On le comprend quand on lit ceux qui l'ont remplacé et qui se chamaillent, s'insultent, s'injurient à longueur de commentaires... Quelle tristesse de voir des dirlos s'envoyer des noms d'oiseaux
comme de petites canailles de cour de récré !!! Ils sont d'ailleurs très nombreux ceux qui ont préféré quitté le rafiot si j'en crois ce qu'on m'a rapporté.


Exemple de florilège


"je vais ruer dans les brancards si cette façon de percevoir
les choses continue. Moins de classes = moins de boulot? Et mon cul? (P.Oudot)Les menaces de pascal Oudot (à qui?) ne font peur à personne et n'en
déplaise à son séant, (Christian)Christian,
je n'ai pas envie de jouer au con, tu as d'ores et déjà gagné... Ras-le-bol des pseudo-collègues aux idées courtes... Quant aux menaces, laisse-moi rire, cela fait suffisamment longtemps que nous
croisons dans divers lieux pour que tu ne m'impressionnes pas plus que je ne t'impressionne. (P.Oudot)"


Quand je lis ça, je me dis qu'il n'y a pas grand chose de commun entre ces gens... Et que ça doit dégoûter les nouveaux collègues dirlos de rejoindre une assoc où règne une telle inimitié entre
ses membres...


Alors, je lance un appel à tous les déçus de cette assoc marseillaise : vous qui y avez cru mais qui êtes déçus par les bisbilles en tous genres, vous qui espérez une évolution de votre métier,
vous qui attendez une amélioration de vos conditions de travail de dirlo... rejoignez-nous. Faites confiance au SNUipp-Fsu qui saura vous représenter et lutter pour une meilleure reconnaissance
de ce que vous faites. Oui ensemble nous serons plus forts pour exiger du ministre du temps de décharge, une vraie amélioration financière, une limitation des rapports ou enquêtes inutiles
qui plombent le boulot de dirlo... 


 

merlin 23/01/2014 18:38


Que de passion: désolé si j'ai été mal  compris ou si je me suis mal exprimé.


Comme beaucoup, j'ai été chargé d'école, directeur à 3, 5 classes, en Zep, aujourd'hui dirlo à 9 classes avec mon jour de décharge (youpi) , 220 gamins, 12 PE rattachés à l'école, 3 AVS... plus
de trente heures d'équipes éducatives HTS par an, des Conseils d'école avec une vingtaine de personnes... enfin vous connaissez.


Alors aucun mépris pour mes collègues avec de plus petites structures: une part du travail est commune, l'autre grossit avec le nombre de classes. C'est du bon sens.


L'autre débat est le temps de décharge dont on dispose pour faire le boulot et le temps HTS que l'on donne aujourd'hui gracieusement à l'Administration pour recevoir les parents et animer les
EEd.


Je regrette toujours que tous les dirlos ne se sentent pas dirlos jusqu'au bout des ongles car nous serions reconnus depuis belle lurette ( et gai luron pour TF s' il lit ces lignes).

Pascal Oudot 23/01/2014 13:01


Christian, je n'ai pas envie de jouer au con, tu as d'ores et déjà gagné. Ais-je écrit que la charge de travail était la même? Tu me prends pour un imbécile? Ce que je ne supporte pas, c'est ceux
qui font semblant d'ignorer, ou qui ont oublié, ce qu'est la charge d'une classe. Je suis en maternelle, mon bon, sans décharge, je t'échange sans souci mon boulot contre le tien. Allez, viens-y
voir! Ras-le-bol des pseudo-collègues aux idées courtes. Il existe des configurations d'école bien meilleures que d'autres: 5 et 10 classes? Bravo! 2, 3, 8, 9 ou 13 classes, vous avez tout faux.
Quant aux menaces, laisse-moi rire, cela fait suffisamment longtemps que nous croisons dans divers lieux pour que tu ne m'impressionnes pas plus que je ne t'impressionne. Tu sais pertinemment que
nous pensons quasiment la même chose. Simplement, moi qui ai bossé en ZEP quelques années, je n'ai jamais oublié; moi qui ai bossé en ZUS, je n'ai jamais oublié... C'est bien de ne pas oublier la
réalité du boulot de celui que l'on côtoie. Je le réécris, j'ai eu 5 classes maternelles déchargé et aujourd'hui il ne m'en reste que 2 sans décharge, eh bien je saute avec allégresse pour
retrouver cinq classes, ou j'irais sans souci m'occuper de quinze ou vingt élémentaires.

christian 23/01/2014 09:00


Les menaces de pascal Oudot (à qui?) ne font peur à personne et n'en déplaise à son séant, la direction d'une école à deux classes (j'ai fait) et celle d'une école à 15 classes (je fais), ce
n'est pas la même chose et la charge de travail n'est pas la même. C'est tellement évident que les décharges ne sont pas les mêmes selon les catégories. cela n'est en rien dévalorisant pour les
directeurs d'écoles à 4 classes mais ne pas vouloir reconnaître cette évidence ma semble un comportement obtus qui empêche toute évolution. C'est dommage.

Pierre Lombard 23/01/2014 08:26


Je disais plus haut que l'angle d'attaque qui consiste à désigner des "pourris" (tous les autres en général) pour expliquer le manque de moyens des directeurs (une catégorie de personnel) était
fallacieux. 


Les collaborateurs pointés du doigts ont un volume horaire de travail énorme, et ils ne sont pas là par hasard, on a tous le désir de voir nos enfants avoir un cursus scolaire et un CV
identiques.... Maintenant sont-ils "efficaces"? Méritent-ils un tel salaire?


Ces sont de vrais questions mais qui interpellent la société et pas une catégorie de personnel.


De plus, nous sommes assez mal placés pour émettre de telles comparaisons quand on constate que la profession ne se mobilise pas sur des questions de salaires (d'où l'écart entre le primaire et
le secondaire, et les PE français VS enseignants étrangers - pétiton du SGEN à signer!-) mais pour garder "libre" le mercredi matin. Et si on y ajoute que moins de 50% votent aux élections
professionnelles… 


On a en quelque sorte ce qu'on mérite.


 


Effectivement, notre société a un vrai problème de répartition de la richesse (plus que de croissance) mais cela ne peut se régler à l'échelle "corporatiste". 


Sauf à en venir à mesurer qui à la plus grosse.


 


Je ne voulais pas rentrer dans ce débat, et ce n'est pas très "courageux" de ma part. 


Merlin a raison, mais Pascal n'a pas tort.


J'ai dans la tête 2 films qui montrent, de mon point de vue, la dérive du système scolaire:


Les risques du métier et ça commence aujourd'hui.


 


Dans le premier cas on a un dirlo (Brel) qui se débat et règle localement son problème. 


Dans le second, on a un dirlo (Torreton) qui se débat non seulement localement mais aussi avec son Administration… Et ne règle pas le problème.


Imaginez aujourd'hui, un directeur confronté à l'accusation du premier film…


Le cas de Jac est malheureusement symptomatique.


 


Pour dire que tant que le pilotage de l'école se fera de façon verticale sans la moindre marge de manœuvre pour les écoles, Pascal a raison. Tous les directeurs sont harcelés de la même manière
par le même nombre d'injonctions infantilisantes et de tableaux à case à remplir.


 


Par contre si on oriente les missions du directeur vers le pilotage d'une équipe, la coordination des acteurs éducatifs, l'organisation du fonctionnement de l'école… Là il y a des différences
entre le lieux d'exercices, la taille de l'école, le nombre d'enseignants, le nombre d'élèves.


 


Pascal a raison de dire qu'un jour /semaine pourrait suffire à remplir les tâches administratives (ce qui n'est plus le cas) mais certainement pas de répondre efficacement à des problèmes liés au
pilotage de l'école qui demande un investissement à temps plein (d'où le positionnement du GDiD = reconnaissance du métier de directeur). 


C'est à partir du changement des missions que se pose le problème des moyens.


La solution pourrait venir d'une autre répartition horaire des cours d'enseignement dispensés selon l'âge des élèves... 

snark 22/01/2014 18:58


 Depuis quelques semaines j'entends des directeurs de plus de quatre
classes qui commencent à nous taper sur le dos, nous autres "petits" dirlos, je vais ruer dans les brancards si cette façon de percevoir les choses continue. Moins de classes = moins de boulot?
Et mon cul?


 


Je ne suis pas toujours d'accord avec Pascal Oudot mais là j'applaudis des deux
mains, à partir de combien de classes est-on un VRRRRai DIRECTEUR ?Il n'y a
pas de petites écoles , il n'y a que des effectifs moindres ! Désastreuse image donnée par certains !! Le GDID doit être très clair sur cette question.


Ne tombons pas dans le piàge : il y a trop d'école pour donner un statut, alors
supprimons des écoles !

Pierre Lombard 22/01/2014 17:57


commission d'information sur les rythmes scolaires au Sénat (le GDiD y est auditionné le 29/01)


2 vidéos qui placent le directeurs au coeur du débat;


http://videos.senat.fr/video/videos/2014/video21002.html


et surtout les questions:


http://videos.senat.fr/video/videos/2014/video21004.html

Pascal Oudot 22/01/2014 14:44


la vision ou l'urgence d'un changement n'est pas la même entre un dirlo de 2 ou 3 classes et un de 8,9 et  plus. Plus la structure est importante , plus le besoin de reconnaissance est
fort chez les dirlos


 


Excuse-moi, Merlin, mais c'est faux. Mon boulot avec deux classes est bien pire que quand j'en avais cinq. J'avais au moins à cette époque une journée de décharge, pendant laquelle je faisais
énormément. Tu peux me croire, je connais les deux configurations, j'étais clairement plus tranquille avec mes cinq classes. Depuis quelques semaines j'entends des directeurs de plus de quatre
classes qui commencent à nous taper sur le dos, nous autres "petits" dirlos, je vais ruer dans les brancards si cette façon de percevoir les choses continue. Moins de classes = moins de boulot?
Et mon cul?

merlin 19/01/2014 19:16


Je ne connais pas beaucoup de dirlos et dirlettes qui refuseraient une reconnaissance de sa fonction si on la lui proposait....


Maintenant, combien sont prêts à bouger un peu leurs fesses pour faire avancer les choses....


Certes, la vision ou l'urgence d'un changement n'est pas la même entre un dirlo de 2 ou 3 classes et un de 8,9 et  plus.


Plus la structure est importante , plus le besoin de reconnaissance est fort chez les dirlos mais aussi chez les adjoints qui voudraient bien avoir plus d'autonomie par l'intermédiaire de leur
dirlo et non de l'IEN et bientôt du principal.


Nous connaissons tous je pense ( pour ceux qui bossent sur le terrain,) ces réunions de directeurs ou dans la cour c'est la Révolution et une fois dans la salle devant l'IEN... plus rien. Pas
réjouissant à constater mais réel.

snark 19/01/2014 15:40


• des budgets qui, quoi qu’on en dise, seront marqués par des économies
lourdes.


 


Bien sûr, mais plus d'autonomie pour les écoles ne coûterait rien et pourrait
rapporter gros !

louis 19/01/2014 11:37


Pour illustrer et compléter l'article de DEl:


Prime de Fin d'Année ...! C'est la Fête ! ET POUR VOUS, COMBIEN ?


Canard Enchaîné ....« Bon appétit Messieurs, oh "Ministres intègres" » 


Il y a de quoi en tomber à la renverse ! Charité bien ordonnée commence par soi-même ", n'est-il pas vrai ?


Jean-Marc Ayrault accorde 20 millions € de primes à ses Ministres et leurs collaborateurs…


Ces gens qui nous parlent de crise aujourd'hui, d'économies, de restrictions de solidarité, de sacrifices, devraient commencer par eux-mêmes…


Voici les budgets-primes accordés aux Ministres du Gouvernement :


Jean Marc Ayrault :  5 850 000 €  Effectif Total : 456 soit 12 829 €/pers


Laurent Fabius 1 091 082 € Effectif Total : 150 soit 7 274 €/pers


Manuel  Valls 1 0547 452 € Effectif Total : 252 Soit 6 141 €/pers


Christiane Taubira 983 000 €  Effectif Total : 169  soit 5 817 €/pers 


Jean Yves Le Drian 967 238 € Effectif Total : 158 soit 6 122 €/pers


Delphine Batho  900 720 € Effectif Total : 173 soit 5 206 €/pers


Marisol Touraine 878 408 € Effectif Total : 64 soit 13 725 €/pers


 Pierre Moscovici 730 304 € Effectif Total : 67  soit 10 900 €/pers


 Arnaud Montebourg 679 058 € Effectif Total : 57     soit 11 913 €/pers


 Aurélie Filippetti 642 710 € Effectif Total : 91 soit 7 063€/pers


Vincent Peillon  616 000 € Effectif Total : 61  soit 10 098 €/pers


 Cécile Duflot  580 950 € Effectif Total : 57  soit 10 192 €/pers


 Geneviève Fioraso 564 000 € Effectif Total : 58 soit 9 724 €/pers


 Victorin Lurel 552 347 € Effectif Total : 63  soit 8 767 €/pers


Najat Belkacem 552 001 € Effectif Total : 47 soit  11 745 €/pers


Marylise Lebranchu 543 636 €  Effectif Total : 55    soit 9 884 €/pers


 Valérie Fourneyron 541 770 € Effectif Total : 53     soit 10 222 €/pers


 Michel Sapin 500 291 €  Effectif Total : 75  soit 6 671 €/pers


Sylvia Pinel 466 268 € Effectif Total : 39  soit 11 956 €/pers


Nicole Bricq 454 052 € Effectif Total : 38 soit 11 949 €/pers


Stéphane Le Foll 370 457 € Effectif Total : 75  soit 4 939 €/pers
Soit 2258 personnes qui ont pu passer un excellent "Réveillon" !!!  dans un contexte de crise économique, nous savons nous serrer la
ceinture et payer nos impôts ....


 Source JDN (Journal du Net


RÉVOLTANT, RÉVOLTANT, RÉVOLTANT …!

Pierre Lombard 19/01/2014 09:29


ceux qui à longueur de fenêtres et de cours
s'évertuent à faire peur aux enseignants en parlant de petit chef ou de caporalisation, c'est si facile et si minable. Mais c'est vrai que même parmi les dirlos, il y en a qui finissent par y
croire,


Je ne crois pas un seul instant que « les » dirlettes et les dirlos soient convaincus par la propagande du SNUipp, ou plutôt aujourd’hui par celle de FO (qui fait la course en tête chez les «
contestataires », le SNUipp essaie de ne pas se faire lâcher…).


Je crois qu’ils ne croient plus en grand chose. Et c'est pire.


Il n’y a qu’à voir le nb de votants aux élections pro. (ça relativise la notion de « premier syndicat ») et la cacophonie sur les rythmes…


En fait, la grande majorité des acteurs de l’école (donc des dirlos) sont maintenant convaincus qu’il faut un « directeur » reconnu comme tel dans les écoles, et qu’il leur faut plus d’autonomie.
Que ce sont là les leviers à actionner pour retrouver de l’efficacité.


Le gros problème c’est que pour « enthousiasmer » et faire « entrer dans le changement », il faut des moyens pour accompagner les réformes.


Là 2 écueils de taille:


• l’Administration qui se fout de l’efficacité de l’école, puisqu’elle peut quand même prospérer  sans.


• des budgets qui, quoi qu’on en dise, seront marqués par des économies lourdes. 

Spartacus 18/01/2014 19:27


Intéressant de la part d'un soit disant syndicaliste qui a oublié l'essentiel: l'argumentaire pour convaincre....


Il est sûr que tu dois préférer l'ordre naturel des choses ou le conservatisme pour mieux te protéger..... Pour ma part, je préfère la culture républicaine qui permet aux minoritaires
d'aujourd'hui d'être les majoritaires de demain..... Cela s'appelle la démocratie, rien à voir avec ta vision figée qui sent la naphtaline et à des relents réactionnaires.

hreip 18/01/2014 18:43


@zézette : retourne à tes photocopieuses, fesse d'huître !

christian 18/01/2014 18:10


C'est sur que quand on parle de 'propagande" on voit à quelles périodes de l'histoire en se réfère mais vu de qui ça vient, c'est normal.


De ceux qui à longueur de fenêtres et de cours s'évertuent à faire peur aux enseignants en parlant de petit chef ou de caporalisation, c'est si facile et si minable. Mais c'est vrai que même
parmi les dirlos, il y en a qui finissent par y croire, c'est dommage et ça montre tout le boulot qu'il reste à faire...

louis 18/01/2014 16:33


La réponse à la question, elle existe ! :


http://www.dirlo.fr/modules.php?name=ifop



Gégé 18/01/2014 15:06


"Il faudra aussi convaincre une grande partie de nos collègues directeurs qui ne
veulent pas forcément voir notre fonction évoluer vers un métier"


Bel aveu, Spartacus !!! Tu reconnais que vous êtes vraiment très minoritaires. Et je n'aime pas cette vision totalitaire de vouloir "convaincre" ceux qui ne pensent pas pareil... ça me rappelle
de bien mauvais souvenirs...


D'ailleurs, pourquoi vouloir les "convaincre" ? S'ils ne sont pas encore "convaincus" après des années de propagande du gidd, c'est qu'ils n'ont peut-être plus envie de l'être...

Spartacus 18/01/2014 07:46


Il faudra aussi convaincre une grande partie de nos collègues directeurs qui ne veulent pas forcément voir notre fonction évoluer vers un métier et se contentent des discours syndicaux
lénifiants


Le Gdid est en cela notre seule force d'entraînement et permet de convaincre petit à petit

merlin 17/01/2014 19:31


Il est désolant de constater que ceux qui devraient être là pour faire avancer les choses sont ceux qui bloquent le plus. l'école a changé dans son fonctionnement, ses missions, sa taille souvent
. Il faudrait donc évoluer afin que l'établissement scolaire soit en adéquation avec ce qu'on lui demande. au lieu de ça, il faut continuer à travailler avec un modèle révolu.


Notre combat pour l'approche du métier de directeur n'est pas corporatiste étant donné qu'il favoriserait grandement la vie quotidienne de toute l'équipe pédagogique. Dommage que les appareils
syndicaux soient sclérosés au point de ne pas être capables de s'emparer du travail de réflexion mené par d'autres.

Pierre Lombard 17/01/2014 12:17


Je suis un peu comme Grégoire, choqué par les agissements et réticent à tous les traiter de pourris.


En tous les cas ces infos me conforte dans l'identification de nos adversaires et dans la nécessité "pousser" nos alliés.


 


Notre ennemi c'est l'Administration et l'article de DeL vient le confirmer. Elle s'organise de façon à donner plus d'importances à ses "bureaucrates", qu'elle valorise (auto valorisation) au
détriment du terrain qui se dégrade alors qu'elle est censé le servir…


Alliés objectifs, les syndicats dits "contestataires", qui bloquent tout et maintiennent un statu quo propice à l'expansion de l'Administration.


Et on en arrive à une discussion entre eux et malheureusement, par dessus nous.


 


L'univers qui s'est créé entre cette bureaucratie rampante et le terrain est immense, à tel point que je ne crois plus en la seule volonté "politique" pour le dissoudre.


 


Nos alliés? ceux qui sont capables de discuter pour faire avancer les choses...


 


PS- Gégé n'existe pas. Ne perdons pas du temps à lui répondre.

Gregoire 16/01/2014 19:20


Justement Christian c'est parce que tu as raison qu'il faut se montrer prudent. Nous sommes dans un état de frustration et de déliquésence des élites tel que la situation est à tout moment
explosive. Je n'aime pas les excès ils ne profitent quaux extrêmes de tout bord. D'où ma gêne.


Mais ce vieux monde est à refaire

hreip 16/01/2014 19:15


@zézette : je persiste et signe tant que tu nous affables de tes propos lénifiants.


Quant au "camarade", je t'avais déjà prévenu il y a quelques mois.


Pour moi et certains qui écrivent sur ce forum, tu ne représentes rien, retourne donc à ta photocopieuse !

christian 16/01/2014 16:55


D'abord j'aimerais bien que le guignol qui se fait appeler Gégé arrête d'appeler les intervenants de ce site "camarades". T'es pas à une AG de snoopy ou du FDG, et tu devrais savoir qu'il y 25
ans le mur est tombé et tes "camarades" avec, à ma grande joie.


Je voulais rebondir sur les propose de Grégoire, car comme lui, je me pose la question de savoir si dénoncer les turpitudes de nos classes dirigeantes c'est du populisme mais je n'ai pas la même
réponse car sinon, on doit tout accepter et ce n'est plus possible. On sort de notre cadre mais est-ce normal des augmentations comme celles dont on parle? Est-ce normal que le président
bénéficie d'une protection (payée par nous) pour aller taquiner Julie? Est-ce normal que Valérie bénéficie d'un bureau et de collaborateurs (payés par nous) et pourquoi faire? Est-ce normal qu'on
contiue à superposer des communes, des interco, des cantons, des départements et des régions, pour faire vivre les élus quand on paye les dirlos comme on les paye? Je m'arrête, je pourrais écrire
longtemps là-dessus mais je crois que nous vivons dans une monarchie élective. 200 ans après une révolution sanglante, on est tombés bien bas.


 

Gégé 16/01/2014 15:30


Qu'est-ce qui arrive à notre ami "hreip" ? Il intervient juste pour dire n'importe quoi ? Une grossièreté et puis s'en va ?
D'ailleurs "hreip", ça fait troll... Il y a des gens vraiment bizarres !!!!


Et le camarade Grégoire qui s'autorise à me traiter de pignouf tout en me reconnaissant la lucidité de réclamer équité et justice... Cherchez l'erreur !!!


Tu estimes à juste titre que "tout travail supplémentaire mérite une reconnaissance financière supplémentaire"... D'accord mais visiblement tu acceptes que ces gars de l'IGEN touchent
un 13ème mois de salaire... Ils ont fourni un travail supplémentaire qui mérite, non pas un 13ème mois comme tu le dis, mais des sommes rondelettes de l'ordre de 50000 € ? Et toi, tu te contentes
de ta petite prime de 400 € ? Allons, camarade ! es-tu sérieux ? 

Pascal Oudot 16/01/2014 05:32


sans compter le stress lié à la fonction


 


Pour moi, ce n'est même plus du stress, je suis dans un état épouvantable. Et je dirai qu'en ce qui me concerne c'est concilier enseignement et direction qui m'épuise. Je m'échine à tenter d'y
arriver, mais je suis à bout, là...

merlin 15/01/2014 08:38


" tout travail mérite salaire"... hé oui et c'est ce que n'a toujours pas voulu reconnaitre le Snuipp entre autres, lui qui prône encore que le dirlo est un instit comme les autres.


Hé non, le dirlo, suivant la taille de l'école, fait beaucoup  plus d'heures que le plus zélé de ses adjoints ( sans compter le stress lié à la fonction). Son salaire? Il suffit de détailler
le montant des indemnités de direction pour constater que c'est portion congrue, rien à voir , c'est certain, avec les montants de l'article ( mais nous ne sommes pas hauts fonctionnaires) nous
ne réclamons qu'un peu de justice dans la reconnaissance de notre travail.


Le Snuipp qui est en ordre de bataille dit il pour le statut des psychos va donc dévoiler quelles sont ses propositions en terme de salaire pour les psychos: on comparera avec le " combat" mené
pour ls dirlos et l'importance qu'il accorde aux uns et aux autres.

françou 14/01/2014 21:05


Que les dirlo fassent partie du peuple, des petits, de la France d'en bas , laborieuse et digne, ce n'est pas un scoop pour moi.


Que depuis toujours il y ait des puissants qui exploitent la France d'en bas et des pseudo révolutionnaires qui fassent mine de s'en offusquer planqués derrière leur machine à café en griffonnant
leurs banderolles...je me suis fais une raison...


Mais savoir que les puissants d'aujourd'hui sont ceux qu'on appelait autrefois les grands serviteurs de l'Etat! Se rendre compte que ces espèces de rats agissent en toute opacité, maître de lois
devenues bien trop techniques pour être maîtrisées par les politiques ou contrôlées par le peuple! Savoir que plus aucun pouvoir ne peut s'opposer à cette vermine puisque les media
s'autocensurent et ne dénoncent plus rien!! Ecoeurée enfin par une conférence de presse donnée par un de ces ancien grand serviteur de l'Etat, devenu président, qui a tellement l'habitude de
puiser dans la caisse qu'il se permet d'engager les deniers de l'Etat pour se soulager la prostate et qui ose raconter que cela ne regarde personne devant un parterre de journalistes qui ne pipe
mot!!!


A nous! Nous la France d'en bas. Laborieuse et digne. Qui gérons quotidiennement nos écoles avec la probité scrupuleuse des petites gens. Nous à qui les grands serviteurs de l'Etat exigent sans
cesse moults compte - rendus et rendus de comptes. Qu'ils utilisent ensuite pour justifier leurs primes exceptionnelles.


Alors merci à DEL qui a fait les comptes. Et merde à gégé qui n'a pas encore compris qu'on ne fera pas évoluer le sort des petits en faisant mine de taper sur grands...


P.S: demain stage affelnet, imposé un mercredi en moins d'une semaine de délai, pour nous faire trimer en lieu et place des principaux de collèges...mais qu'en dit le gdid?

hreip 14/01/2014 20:51


@zézette :  fesse d'huître !

Bénédicte 14/01/2014 20:37


Non Grégoire. Tu fais une grosse erreur quand tu écris 'Si on regarde les
chiffres c'est après tout qu'un 13 ème mois pour ces messieurs.'
Je te comprends car ça paraît tout bonnement incroyable !! En fait, c'est certainement vrai pour les membres des cabinets ministériels. Mais tu es loin du compte en ce qui concerne les
inspecteurs généraux.


Je connais bien le problème pour avoir un oncle haut fonctionnaire. Tu n'as pas
fait attention à la partie essentielle du texte qui régit les primes. Ce que tu crois n'être qu'un 13ème mois est en réalité une base de référence à laquelle s'applique un coefficient
multiplicateur jusqu'aux plafonds cités.

'A ces montants de références s'ajoute un coefficient qui détermine la part touchée par le fonctionnaire. Les plafonds de rémunération sont respectivement de 67 200 euros
pour le doyen et le chef de service, 55 200 euros pour les inspecteurs de première classe et 45 600 euros pour un inspecteur de seconde classe. '


C'est ainsi que mon oncle touche une prime qui est de l'ordre de 52 000 € !! Oui, tu as bien
lu Grégoire : 52 000 €. Je peux même te dire que cet oncle trouve cela tout à fait indécent et injustifié. Mais il ajoute 'je ne vois pas pourquoi j'en ferais cadeau à
l'Etat'... 


 

Gregoire 14/01/2014 17:00


T'es vraiment lourd Gégé : je ne défends en rien cette situation.  Pour un pignouf dans ton genre qui va utiliser cette information pour réclamer équiité et justice combien d'autres
l'utiliseront pour démolir la Gueuse et réclamer l'homme providentiel.


Je préfère les débats d'idées à l'utilisation d'info qui alimentent le sentiment d'un état déliquescent. On sait où cela commence. pas le reste.. Bon c'est vrai en ce moment cela relève du
stoïcisme mais bon, faut y croire sinon à quoi bon se lever le matin .


La question est davantage de savoir si il peut y avoir une part variable liée à l"implication dans notre traitement. Personnellement je pense que tout travail mérite salaire et tout travail
supplémentaire mérite une reconnaissance financière supplémentaire. Si on regarde les chiffres c'est après tout qu'un 13 ème mois pour ces messieurs.