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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

  Inscrivez-vous sans tarder à la "newsletter" des "directeurs en lutte"pour recevoir les dernières infos. 

Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

14 novembre 2006 2 14 /11 /novembre /2006 23:27

Le SNUipp nous refait le coup des 1000 délégués à Paris ! C'est reparti comme en 2002.

"Ensemble, on continue". Tel est le nouveau slogan du SNUipp et du SGEN-CFDT qui organisent une action commune à Paris pour créer un rapport de force favorable à la défense de la "direction et du fonctionnement de l'école".

Tels deux compères, nos "défenseurs" des directeurs, bras dessus, bras dessous, vont donc battre le pavé parisien et prendre d'assaut la citadelle du Ministère de l'Education nationale...

L'Académie française nous fournit la définition suivante du mot "délégué" :

Délégué (ée) : celui ou celle qui agit en vertu d'une délégation. Personne chargée de représenter les intérêts d'une autre personne, d'un groupe.

Le SNUipp nous annonce l'envoi de 1000 délégués. Au-delà du chiffre qui peut impressionner, qui sont ces délégués ? Qui les a délégués ? Qui représentent-ils ? Ont-ils été nommés, désignés, élus ?

Il est certain qu'ils n'ont pas été chargés par les directeurs de les représenter. Leurs revendications, ou plutôt celles qu'on leur fait porter, sont trop éloignées des souhaits massivement exprimés par la profession lors de la récente consultation Ifop. Certaines de ces revendications sont même contraires voir préjudiciables aux intérêts des directeurs. Notamment la deuxième sur la liste du SNUipp : "la reconnaissance institutionnelle du conseil des maîtres comme instance de décision".

S'ils n'ont pas été mandatés par les directeurs, alors, tout laisse à penser qu'ils se sont auto-désignés. Le nombre de directeurs syndiqués au SNUipp étant plutôt faible, chacun de ceux qui seront présents à Paris n'a pu être nommé que par lui-même. Il faudra d'ailleurs avoir recours à d'autres collègues non directeurs pour former un cortège de 1000 personnes. Ce ne devrait pas être trop difficile tant les sujets de mécontentement sont nombreux et rendent possibles les manifestations fourre-tout.

En agissant ainsi, en piétinant la démocratie, le SNUipp affiche au grand jour son mépris le plus complet des directeurs. L'idéologie passéiste reprend le dessus. Il lui faudra agir autrement et vite pour que le mot "ensemble" conserve toute sa valeur dans un slogan vide de sens.

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8 novembre 2006 3 08 /11 /novembre /2006 13:28

Après les grandes manoeuvres d'intimidation, à coups de dépêches dans les médias, le Ministère passe à l'étape suivante contre les derniers bastions de directeurs résistants...

Certes, il ne s'agit pas d'une bataille visant à éliminer un ennemi désigné. Non, ce n'est qu'une guerre à envergure financière par laquelle l'Administration veut contraindre les directeurs à cesser les hostilités. L'arme de dissuasion n'est autre que la retenue sur salaire. L'objectif visé, c'est la conquête du trésor de guerre : la fameuse "enquête 19" et "l'enquête de carte scolaire". Trésor de guerre, car l'obtention de ces documents facilitera grandement les efforts d'économie de postes budgétaires qui seront ainsi supprimés en plus grand nombre lors d'un large "redéploiement" comme disent les technocrates. L'Administration sait, depuis longtemps, que les effectifs scolaires sont souvent déclarés majorés par rapport à la réalité.

Allégorie militaire pour décrire la position des directeurs dans une école en crise. Au-delà des mots, la situation est pourtant bien réelle. En effet, l'essentiel est là. Gageons que lorsqu'elle aura récupéré cette fameuse enquête 19, l'Administration, magnanime, laissera les directeurs poursuivre le "blocage administratif" de tous les autres documents qu'ils sont tenus d'envoyer ici ou là. Non, personne ne viendra exiger de recevoir les procès verbaux ou comptes rendus de divers conseils ou réunions. On laissera cet os à ronger aux directeurs. Tout bon vainqueur qui se respecte sait qu'il ne faut jamais humilier le vaincu !

Dans plusieurs départements, de nombreux correspondants nous signalent recevoir ces jours-ci une lettre type. L'IA enjoint les directeurs de lui "retourner l'enquête 19 avant le 14 novembre". A défaut, l'IA ajoute qu'il se verrait "contraint de constater l'absence de service fait" et d'en tirer les conséquences que l'on sait (lire notre article http://directeurenlutte.over-blog/article-4319395.html).

Comment réagissent "nos" syndicats qui ont incité les collègues à poursuivre "le blocage administratif" ? On en a eu un rapide apreçu en Isère où l'intersyndicale conduite par le SNUipp a capitulé en rase campagne dès les premiers froncements de sourcils de l'IA (lire notre article http://directeurenlutte.over-blog/article-4223168.html).

Dans les autres départements, ces mêmes syndicats réagissent autrement. Ils se concertent, organisent des rassemblements devant les inspections, demandent audience à l'IA, invitent les collègues à se réunir, "consultent l'ensemble de la profession". Bref, ils ne restent pas inactifs. Pourtant, on ne voit aucune mobilisation générale, aucune ligne de conduite nationale. Chaque section syndicale départementale essaie d'exister pour montrer qu'elle n'abandonne pas à leur triste sort les "collègues-chargés-de-direction".

Hélas, faute de coordination nationale, chacun sent bien que l'action est vouée à l'échec, qu'il faudra se contenter de ce dernier baroud d'honneur avant de rendre l'enquête 19... Le général en chef du SNUipp, Gilles Moindrot, s'est replié dans ses quartiers. Il est aux abonnés absents. L'escarmouche des directeurs ne l'intéresse guère...

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17 octobre 2006 2 17 /10 /octobre /2006 13:47

"Parlons peu... mais parlons bien !". Tel est le titre de l'éditorial de Jean-Claude Charlet en couverture de "l'enseignant - le journal du SE-Unsa Nord".

"...Oui le SE-Unsa a signé le protocole sur la direction d'école. Il a engrangé l'officialisation des décharges allouées aux écoles de 4 classes sans oublier la reconnaissance des tâches administratives liées aux charges de direction. Cette signature est un début et non une fin !

Que le ministère ait ensuite décidé, de manière unilatérale, de faire appel à des emplois précaires et aux stagiaires en formation est de sa seule responsabilité".

Ce qui apparaît comme un plus, c'est grâce au SE-Unsa. Pour le reste, "c'est pas moi, M'sieu, c'est le ministre..."

Dans "l'enseignant", revue nationale cette fois, le SE-Unsa consacre 2 pages à la direction d'école.

"Le comité de suivi du protocole sur la direction d'école s'est réuni le 22/09/06. Nous avons constaté que la plupart des engagements ont été tenus nationalement : parution de la note de service sur les décharges, arrêté sur la revalorisation de l'ISS, interventions auprès des IA quand nous le demandions.

[...] Nous avons également fait des propositions au ministère pour la prochaine rentrée :

 - informer les directeurs sur l'arrivée des PE2, les modalités du stage filé, le nom d'un formateur référent en cas de difficultés...

- faire une enquête plus précise sur le maintien ou pas du volume de la formation continue."

On va aller loin avec de telles propositions ! A cette allure-là, il ne faudra pas moins de 15 ans pour que les conditions de travail des directeurs soient enfin acceptables !

Dominique Thoby, du SE-Unsa poursuit : "Les remontées des enquêtes locales montrent que nos collègues sont satisfaits de ce qui est mis en place. Cela n'a pas échappé à l'organisation majoritaire dans le premier degré qui, atteinte du syndrome du "coucou", tente de mettre à son actif ces mesures pourtant issues d'un protocole qu'elle a rejeté !"

On en apprend de belles ! Ainsi, si l'on traduit en clair, selon le SE-Unsa, le SNUipp tenterait de "récupérer" les avancées engrangées... Un beau scoop ! On attend du SNUipp qu'il s'en explique.

Le SE-Unsa nous parle "d'enquêtes locales"... Ne confondons pas. Celle de l'Ifop était nationale... Et elle ne donnait pas les mêmes satisfecits au SE-Unsa... Rappelons que seulement 57 % des directeurs d'école à 4 classes étaient "d'accord pour reconnaître que l'utilisation des PE2 améliore sensiblement l'ensemble du régime des décharges". Etant directement concernés, on aurait pu s'attendre à un score plus flatteur ! Il s'en trouve tout de même 43 % d'entre à n'être pas satisfaits. C'est beaucoup !

Sur les EVS, rappelons qu'à 80 % les directeurs ont déclaré que ce dispositif ne soulagerait pas vraiment leur charge de travail.

Décidément, après sa pseudo consultation de mai, les "enquêtes" du SE-Unsa sont pour le moins sujettes à caution.

Le SNUipp n'est pas en reste pour apporter sa pierre à l'édifice. N'annonce-t-il pas que ses "principales revendications sont portées par une forte majorité de la profession" (http://directeurenlutte.over-blog.com/article-4187884.html). Hélas, nulle trace du principal souhait des directeurs : la reconnaissance du métier par un statut !

Le 27 septembre dernier, le SGEN-CFDT du Tarn et Garonne titrait :"l'enquête Ifop et GDID sur la direction d'école : les pièges de ce sondage..."

Ce syndicat n'a pas craint de se ridiculiser en affirmant : "le sondage en question est totalement malhonnête, la réponse à toutes les questions impliquant une opinion connue d'avance...". Si nos bons syndicats connaissent les aspirations des directeurs, pourquoi nous assènent-ils des âneries à longueur de discours ? Pourquoi ne les prennent-ils pas en compte ? La décision de ce qui est bien ou pas bien pour les directeurs ne relève-t-elle que d'un état-major réduit à sa plus simple expression ? C'est quoi, la démocratie, M'sieu ?

Terminons cette revue flamboyante par la conclusion de l'article paru dans "la lettre de l'éducation", organe du "Monde de l'Education" (http://www.lalettredeleducation.fr/Le-ministere-annonce-la.html). Luc Bérille, le monsieur-j'ai-réponse-à-tout du SE-Unsa, dénonce la consultation Ifop en ces termes : "ce sondage reflète une vraie poussée de corporatisme, sans indiquer de solutions viables". 

Il s'agit, monsieur Bérille, de l'expression longtemps contenue d'une corporation, les directeurs, que vous ne souhaitez ni entendre, ni interroger, au nom desquels vous vous exprimez en affirmant le contraire de ce qu'ils pensent et disent et pour lesquels vous n'avez que mépris et arrogance.

Alors, monsieur Bérille, pour reprendre l'expression de votre collègue, "parlez peu...mais parlez vrai" et si vous n'en êtes pas capable, TAISEZ-VOUS ! 

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18 septembre 2006 1 18 /09 /septembre /2006 22:42

Deux reportages ont été consacrés ce jour au malaise des directeurs d'école.

Ce midi, dans le JT de FR2 et ce soir dans le JT de TF1.

Pour écouter ces reportages, il vous suffit de cliquer sur les liens ci-dessus.

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3 juillet 2006 1 03 /07 /juillet /2006 21:51

Pour l'ensemble des directeurs et directrices, les vacances seront les bienvenues. Tous terminent l'année scolaire très en colère contre le ministre de l'Education nationale qui leur a manifesté son manque absolu de considération. Beaucoup sont furieux contre les syndicats majoritaires qui, au mieux, les ignorent et au pire leur témoignent de l'arrogance.

L'épisode du protocole a ouvert les yeux de ceux qui n'osaient imaginer leurs représentants faire preuve à leur égard d'autant de désinvolture voire d'hostilité.

La signature du protocole a permis une prise de conscience collective : les directeurs sont seuls à se battre pour améliorer leurs conditions de travail. Ils ne peuvent compter ni sur le gouvernement, ni sur les prétendants à la présidence de la République (lire nos articles sur Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal), ni sur les syndicats... La pensée unique règne en maître !

Pour ce qui les concerne, les "directeurs en lutte" ne veulent pas baisser les bras. Nous poursuivrons notre bonhomme de chemin, forts du soutien de plus en plus important rencontré dans le pays. Nous savons pouvoir compter sur le soutien des centaines de lecteurs qui nous sont fidèles chaque jour.

Nous continuerons de dénoncer les mauvais coups portés contre la profession d'où qu'ils viennent, de droite comme de gauche.

Nous soutiendrons toutes les initiatives allant dans le sens d'une reconnaissance de notre métier, d'où qu'elles viennent, de droite comme de gauche.

Nous pensons que la reconnaissance du directeur d'école passe par un statut, indispensable à une véritable reconnaissance et à une amélioration de nos conditions de travail.

Après un repos bien mérité, les directeurs devront affronter les "avancées" du protocole. A toutes les directrices et à tous les directeurs, l'équipe des "directeurs en lutte" souhaite de bonnes vacances bien reposantes.

A bientôt...

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25 juin 2006 7 25 /06 /juin /2006 19:02

Après avoir examiné les positions personnelles de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, au sujet du statut des directeurs d'école, les "directeurs en lutte" s'attachent à décortiquer le programme de leur parti respectif. Aujourd'hui, nous avons connaissance de celui du PS.

On vient de l’apprendre, moins d'un adhérent du Parti Socialiste sur deux s'est rendu aux urnes pour voter sur le projet présidentiel du mouvement. Parmi les nouveaux membres, le résultat est encore plus mauvais : seulement 46% de participation, alors qu'on aurait pu croire les petits nouveaux plus motivés que les anciens...

Cette faible mobilisation traduit un enthousiasme plus que modéré quant au projet du parti, et pour cause...Ce projet (ICI si vous souhaitez le lire) reste bien vague sur la plupart des sujets abordés. (source : « le vrai débat »).

Les « directeurs en lutte » se sont attachés à étudier de plus près la partie du projet concernant l’éducation.

« Pour répondre aux inquiétudes et aux attentes de nos concitoyens, nous ferons de l’Education Nationale notre première priorité. » Ainsi commence la partie consacrée à l’éducation.

Première surprise : Le PS a planché courant mai à Marseille sur son projet sur l'éducation en vue de 2007 en l'absence de ses présidentiables, au grand dam du premier secrétaire François Hollande qui a manifesté son agacement à leur égard. 

 

Deuxième surprise : La partie D « Améliorer le fonctionnement de l’Education nationale concernant les personnels ne contient que généralités et banalités. »

 « Les personnels de l’Education nationale concourent, chacun à leur place, à la réussite scolaire. Les enseignants ont un rôle majeur dans la transmission du savoir et dans l’éducation des futurs citoyens. Les conditions de leur métier ont profondément changé. Il faut en tenir compte.

→ Nous proposons de créer une gestion des ressources humaines (accompagnement des enseignants en difficulté, formation continue, mobilité des carrières…) et de redéfinir les missions des enseignants afin de répondre aux attentes et aux besoins de la société.

→ Nous proposons de revoir les conditions d’accès aux métiers d’enseignant en rétablissant le pré-recrutement, et en améliorant la formation initiale des enseignants (IUFM). »

Troisième surprise : Lors de l’élaboration du projet (en l’absence des éléphants du parti), l’atelier 3 était consacré à « enseigner aujourd’hui ». Le PS avait invité des « experts » pour l’aider à débattre de son projet. La liste des invités à l’atelier 3 est intéressante :

 

Atelier 3 : « Enseigner aujourd’hui », animé par Philippe DARRIULAT, responsable national aux Etats Généraux du Projet

Jean-Louis AUDUC, directeur adjoint de l’IUFM de Créteil – Alain BECKER, secrétaire national du SNEP – Nicole BELLOUBET, ancienne rectrice – Jean Luc BÉRILLE, secrétaire général du SE-UNSA – Pierre FRACKOWIACK, inspecteur de l’Education nationale – Barbara LEFEVRE, professeure, auteure des « Territoires perdus de la République » – Gilles MOINDROD, secrétaire général du SNUIPP – Pierre OBIN, inspecteur général de l’Education nationale –Safia OTOKORE, secrétaire nationale adjointe au Sport Frédérique - ROLLET, secrétaire générale du SNES – Jean-Luc VILLENEUVE, secrétaire général du SGEN-CFDT

Lors de la présentation du protocole, les « experts » du SE-Unsa et du SNUipp ont montré leur méconnaissance totale du fonctionnement de l’école. Ils n’en ont d’autre vision que celle de leur idéologie.

Est-ce avec ces « experts » que l’on va améliorer l’image de l’école publique et redonner confiance à ses acteurs ?

Est-ce avec ces « experts » que nos représentants politiques vont réformer en profondeur l’Education nationale ?

Est-ce avec ces « experts » que les directeurs d’école peuvent espérer voir leurs conditions de travail s’améliorer ?

Voilà notre petit monde de l’éducation qui se mord la queue…

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22 juin 2006 4 22 /06 /juin /2006 23:21

Un de nos correspondants qui avait écrit aux parlementaires cités dans un précédent article des "directeurs en lutte" nous a transmis copie de la réponse qu'il a reçue de monsieur Guy Teissier, député des Bouches-du-Rhône.

Nous la reproduisons ci-après.

Paris, le 20 juin 2006

GT/LRP/BT n°06/272

Madame, Monsieur,

C’est avec intérêt et une attention particulière que j’ai pris connaissance de votre courrier relatif aux attentes des directeurs d’école.

Comme vous le savez, la question des directeurs d’école n’est pas nouvelle pour moi. Pour être au contact régulier des enseignants et des directeurs d’école, je connais leurs problèmes et leurs attentes. Déjà en 2002, face à la mise en cause pénale de plus en plus fréquente de responsables éducatifs, j’avais déposé une proposition de loi d’orientation relative au statut, à la formation et à la protection juridique des enseignants exerçant des fonctions de directeur d’école. Fort de cette proposition de loi qui avait à l’époque reçu le soutien de 120 députés cosignataires, il m’a semblé indispensable, dès l’annonce par le gouvernement d’un projet de loi relatif à l’école, de mettre en place un groupe de travail afin, le moment venu, de faire des propositions concrètes et viables.

Il y a de cela un an, j’ai ainsi réuni à cinq reprises les représentants des directeurs d’école (associés au sein de la Fédération DEFI) et une centaine de parlementaires afin d’aborder l’ensemble des questions liées aux responsabilités des directeurs d’école, à leur recrutement et leur formation, à leur rémunération et leur régime de décharge. Nous avons pu, ce faisant, envisager dans son ensemble la question de la direction d’école.

Qu’il s’agisse de l’enseignement maternel ou élémentaire, la fonction de directeur d’école représente pour moi un échelon essentiel de la vie scolaire. Les enseignants qui assument ces responsabilités sont en effet les premiers interlocuteurs des parents d’élèves, des élus locaux et de nombreux intervenants sociaux.

Leurs tâches, déjà nombreuses, se sont considérablement alourdies au fil des années, leurs responsabilités ont évolué, aboutissant à une désaffection des candidatures et, par conséquent, à des vacances de postes -près de 5 000- qui perturbent le fonctionnement de nos écoles. La grève administrative commencée sous le gouvernement de Lionel JOSPIN et qui perdure depuis lors est le symptôme du profond malaise de la profession.

Parce que les directeurs d’école ont aujourd’hui le sentiment justifié de ne pas disposer des moyens nécessaires à l’accomplissement de leurs missions, il convenait d’apporter à leur métier la reconnaissance qu’il mérite. Le sujet est vaste et le chantier considérable. La réunion de travail que les représentants des directeurs d’école ont eu avec le cabinet du Ministre, et les entretiens que j’ai eu avec le Ministre lui-même, ont permis de définir ce qui était envisageable et ce qui ne l’était pas, étant donné l’hostilité traditionnelle de certains partenaires sociaux vis-à-vis de toute avancée en matière de reconnaissance du statut de la direction d’école.

Le Ministre a notamment souligné que la direction d’école est un sujet qui fait naturellement l’objet d’une étude attentive de sa part. Des réponses ont d’ailleurs été apportées ces dernières années aux directeurs d’école à travers la facilitation de l’accès aux fonctions, l’extension des décharges aux écoles de cinq classes (pour un coût de plus de 1 000 emplois), l’augmentation et l’uniformisation de l’indemnité de sujétion spéciale pour un coût de plus de 24 millions d’euros...

Tout au long des réunions que nous avons tenues, la principale attente des directeurs d’école a cependant porté sur la reconnaissance spécifique et symbolique de leur métier. Contrairement aux principaux de collèges ou aux proviseurs de lycées, la fonction de directeur d’école maternelle ou élémentaire n’est pas en effet véritablement reconnue.

Parce que le projet de loi d’orientation n’abordait pas directement le cas de la direction d’école, il m’a semblé essentiel de proposer un amendement prévoyant qu’un « décret en Conseil d’Etat fixe les conditions de recrutement, de formation et d’exercice des fonctions spécifiques des directeurs d’école maternelle et élémentaire ». Cette mesure symbolique -mais essentielle- est celle que les directeurs d’école appellent de leurs vœux et à partir de laquelle d’autres avancées pourront être faîtes ultérieurement.

Lors de l’examen à l’Assemblée nationale du projet de loi d’orientation pour l’avenir de l’école, l’amendement que j’ai déposé en faveur des directeurs d’école a reçu l’avis favorable du rapporteur et du Ministre et a donc pu être adopté grâce aux voix des députés UMP et UDF.

De façon beaucoup récente, le protocole d’accord qui a été signé prévoit une décharge des directeurs d’école de quatre classes un jour par semaine, le recrutement de 50 000 employés de vie scolaire, la réalisation d’un vade-mecum juridique et une augmentation de 20% de l’indemnité de sujétion spéciale.

En conclusion, je sais fort bien que ces réformes ne régleront pas toutes les difficultés et qu’elles ne satisferont pas toutes vos demandes. Mais je sais aussi que c’est une maladie bien française que de s’évertuer à élaborer une réforme parfaite, à tel point que jamais la réforme ne voit le jour… Il y a tellement de rattrapage à effectuer que les avancées en la matière ne peuvent être que progressives dans le contexte tendu que nous impose le refus systématique de certains syndicats à trouver une solution définitive à ce sujet.

Vous pouvez être assuré que je suis particulièrement touché par l’intérêt que vous portez au bien public et au soin que vous mettez à me faire part de vos remarques. C’est pourquoi vous trouverez toujours en moi un interlocuteur attentif à vos préoccupations de directeur d’école.

Demeurant attentif à cette question, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de ma considération distinguée.

Guy TEISSIER

 Député des Bouches-du-Rhône

Soyez nombreux à soliciter le soutien de nos parlementaires.

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15 juin 2006 4 15 /06 /juin /2006 23:49

Alors qu'en Province on gratte les fonds de tiroirs pour trouver quelques moyens de décharger un petit nombre de directeurs, à Paris l'Inspection académique lance un appel pour occuper les PE2.

En effet, et c'est tant mieux pour eux, les directeurs parisiens sont pour la plupart totalement déchargés.

"La circulaire académique détaillant la réforme de la formation initiale et ses conséquences sur la formation continue vient de parvenir dans les écoles.

 

Elle contient notamment un appel afin de trouver 350 collègues qui seraient susceptibles d’être déchargés 1 jour par semaine pendant 30 semaines pour laisser leur classe à un PE2. En échange, l’académie propose aux volontaires 12 jours « pour des projets personnalisés » comme des « préparation de concours » ou de « l’autoformation accompagnée » (!), 15 jours « au service du projet d’école » et 3 jours pour « l’articulation des enseignements avec le PE2 ».

Concernant l’appel pour libérer des classes, le SNUipp se félicite que, notamment suite à son intervention, cet appel ait été adressé à l’ensemble des collègues afin que chacun puisse, ou non, décider d’être candidat à un tel dispositif."

"Pour le SNUipp Paris, la question de la direction d’école concerne l’ensemble de la vie des écoles, des collègues et des directeurs bien sûr".

Heureux collègues adjoints parisiens qui vont bénéficier de 12 jours "d'autoformation accompagnée"...

Les collègues directeurs de Province apprécieront le discours du SNUipp...

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14 juin 2006 3 14 /06 /juin /2006 18:36

Dans ces colonnes, nous l'avons souvent écrit : le protocole aura des incidences néfastes pour un grand nombre de collègues directeurs. En voici quelques-unes, parmi d'autres...

Les délégués du SNUipp 59 et 62 font le compte rendu de leur entretien avec le directeur de l'IUFM Nord /Pas-de-Calais.

Les affectations des PE2 seront effectuées fin août par l'IA puis par l'IUFM. Les PE2 seront placés d'abord en fonction des cycles puis en fonction de la zone géographique.

Décharges direction 4 classes et plus :

Le mardi (cycle 1), le jeudi (cycle 3), le vendredi (cycle 2).

Conséquences pour les directeurs :

Pas de décharge durant les 2 stages R3. Plus de roulement sur le samedi. Le jour de décharge imposé.

Le quart temps se réduira donc à 2/9. Ceci risque de concerner également les écoles de 4 à 8 classes.

Conséquences pour les PE2 :

2 semaines de cours en plus dans l'année, pendant les vacances de Toussaint (1 semaine) et celles de février (1 semaine). 

Tout cela n'était-il pas prévisible ? Tout cela n'est-il pas annonciateur d'autres "dégats collatéraux" ? Comment le SE-Unsa a-t-il pu tomber dans un tel traquenard ? Ne l'a-t-il pas cherché, délibérément, pour mettre un terme à ce conflit dont il craignait qu'il ne débouche sur un statut ? N'était-ce pas d'ailleurs le même calcul qu'avait fait le SNUipp avant de se rétracter face à la montée du mécontentement ?

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12 juin 2006 1 12 /06 /juin /2006 22:44

Pour avoir accès à la messagerie du groupe de députés, cliquez sur le mot "ICI" situé à la fin de chaque série de parlementaires. Il vous suffit ensuite de copier la lettre proposée dans l'article "lettre aux députés" et de le copier dans la messagerie (ou d'écrire un texte personnel de votre choix).

Pour écrire aux députés : Guy TEISSIER,  Manuel AESCHLIMANN, René ANDRE, Bertho AUDIFAX, Mme Sylvia BASSOT, MM. Jean-Claude BEAULIEU, Jacques-Alain BENISTI, Jean-Louis BERNARD, Gabriel BIANCHERI, Etienne BLANC, Roland BLUM, Jacques BOBE, Gilles BOURDOULEIX-RONDAERT, Bruno BOURG-BROC, Michel BOUVARD, cliquez ICI.

Pour écrire aux députés : Ghislain BRAY, Dominique CAILLAUD, François CALVET, Pierre CARDO, Gérard CHERPION, Dino CINIERI, Louis COSYNS, Alain COUSIN, Jean-Yves COUSIN, Yves COUSSAIN, Jean-Michel COUVE, Charles COVA, Olivier DASSAULT, Bern DORD, Jean-Michel DUBERNARD, cliquez ICI.

Pour écrire aux députés : Philippe DUBOURG, Nico ard DEFLESSELLES, Léonce DEPREZ, Eric DIARD, Michel DIEFENBACHER, Nicolas DUPONT-AIGNAN, Christian ESTROSI, Jean-Michel FERRAND, Jean-Claude FLORY, Mme Cécile GALLEZ, MM. René GALY-DEJEAN, Daniel GARRIGUE, Franck GILARD, Bruno GILLES, Maurice GIRO, cliquez ICI.

Pour écrire aux députés : Claude GOASGUEN, François-Michel GONNOT, Jean-Pierre GORGES, Jean-Pierre GRAND, Jean-Claude GUIBAL, Jean-Jacques GUILLET, Gérard HAMEL, Emmanuel HAMELIN, Pierre HELLIER, Pierre HERIAUD, Jean-Yves HUGON, Edouard JACQUE, Christian JEANJEAN, Mme Maryse JOISSAINS-MASINI, MM. Aimé KERGUERIS, cliquez ICI.

Pour écrire aux députés : Christian KERT, Jacques KOSSOWSKI, Patrick LABAUNE, Yvan LACHAUD, Edouard LANDRAIN, Marc LE FUR, Edouard LEVEAU, Mme Geneviève LEVY, MM. Lionnel LUCA, Daniel MACH, Richard MALLIE, Thierry MARIANI, Mme Muriel MARLAND-MILITELLO, MM. Alain MARLEIX, Jean MARSAUDON, cliquez ICI.

Pour écrire aux députés : Patrice MARTIN-LALANDE, Jean-Claude MATHIS, Christian MENARD, Denis MERVILLE, Mme Nadine MORANO, MM. Georges MOTHRON, Etienne MOURRUT, Alain MOYNE-BRESSAND, Jean-Marc NESME, Jean-Pierre NICOLAS, Patrick OLLIER, Dominique PAILLÉ, Mme Françoise de PANAFIEU, MM. Jacques PELISSARD, Bernard PERRUT, cliquez ICI.

Pour écrire aux députés : Christian PHILIP, Mme Josette PONS, MM. Daniel POULOU, Daniel PREVOST, Christophe PRIOU, Didier QUENTIN, Michel RAISON, Mmes Marcelle RAMONET, Juliana RIMANE, MM. Jean ROATTA, Serge ROQUES, André SAMITIER, André SCHNEIDER, Bernard SCHREINER, Daniel SPAGNOU, cliquez ICI.

Pour écrire aux députés : Mme Hélène TANGUY, MM. André THIEN AH KOON, Dominique TIAN, Georges TRON, Jean UEBERSCHLAG, Léon VACHET, Christian VANNESTE, Jean-Sébastien VIALATTE, René-Paul VICTORIA, Philippe VITEL, Gérard VOISIN, Michel VOISIN, Michel ZUMKELLER, cliquez ICI.

 

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