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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 19:19

   

 

Le 16 février, nous écrivions : « Les directeurs d’école s’impatientent : le changement tarde vraiment à venir… »

Le 29 mai, notre article s’intitulait : « Métier de directeur d’école : deux ans déjà… et aucun changement »

Quatre mois plus tard, rien de nouveau. Les mois passent, les années aussi et le changement tant espéré ne se dessine toujours pas. Certes, quelques avancées significatives ont été faites sur les décharges et les APC pour les directeurs de petites écoles. Si elles sont appréciables, si elles soulagent un tant soit peu les collègues concernés, elles ne permettront certainement pas d’améliorer les résultats des élèves.

L’Education nationale est au point mort. La refondation… Quelle refondation ? Plus personne ne croit qu’elle révolutionnera l’école.

Le conseil école/collège qui a pour objectif de renforcer la continuité pédagogique entre les premier et second degrés semble avoir pris, lui aussi, un très mauvais départ… " Si des réponses ne sont pas rapidement données et des solutions trouvées..., le conseil école-collège s’inscrira dans la suite de toutes les mesures et incitations réitérées régulièrement...sans parvenir à franchir une étape décisive" nous indique un tout récent rapport de l’Inspection Générale de l’Education Nationale.

"Sombre pronostic", choisit de titrer le Café Pédagogique… Nul besoin d’être prophète pour deviner le sort qui sera réservé au conseil école/collège… Sa mise en place et sa coordination ont été confiées à l’IEN. Les directeurs d’école en sont exclus. Or, qui mieux que le directeur est à même de faire vivre et fonctionner cette instance ? Certainement pas l’IEN, éloigné du terrain, des enseignants et de l’école.

Oui, l’IGEN a vu juste en écrivant que « le conseil école-collège s’inscrira dans la suite de toutes les mesures et incitations réitérées régulièrement...sans parvenir à franchir une étape décisive ». Il subira le triste sort de la politique des cycles qui n’existe que sur le papier, le projet d’école ou d’établissement qualifié de « coquille vide » dans tous les rapports officiels…

Rappelons-nous que pour assurer la continuité maternelle / élémentaire, la grande section avait été incluse dans le cycle II. La voilà remisée au cycle I…

 

La simplification des tâches

 

Le 28 juin dernier, le SE-Unsa écrivait :

« Directeurs d’école : simplification des tâches en bonne voie

La simplification des tâches des directeurs, actée lors du chantier- métier « direction d’école », se concrétise.

Le SE-Unsa a participé à une réunion ministérielle sur le contenu du protocole de simplification. Ce dernier devrait prendre la forme d’une circulaire de cadrage. Les protocoles locaux devront décliner le cadre général tout en n’ignorant pas les spécificités liées aux départements eux-mêmes.

Des groupes de travail seront donc organisés dans les départements pour élaborer les protocoles locaux.

Des dispositifs de suivi verront le jour nationalement mais aussi localement de façon à s’assurer que les protocoles seront suivis d'effets partout.

Le SE-Unsa a accueilli avec satisfaction ce processus de simplification tant attendu par les enseignants dans les écoles. C’est un signal qu’il était important de donner aux directeurs. Le SE-Unsa, porteur d'une évolution de la direction et du fonctionnement de l’école, y voit une esquisse de prise en compte des difficultés du terrain par le ministère.

Les premiers points d’évolution

1/ Un vademecum du « bon fonctionnement de l’école », accessible en ligne avec des liens directs, donc évolutif.

2/ Des changements dans Base-élèves avec l’accès direct à des listes dès la rentrée 2014, le développement d’interfaces avec les communes et une communication à chaque niveau en 2015.

3/ Un développement de l’Intranet dans les circonscriptions pour réduire sensiblement l’envoi de mails

4/ Une évolution d’Affelnet pour réduire la charge de saisie incombant aux directeurs actuellement.

 

Sur la bonne voie ? disait le SE-Unsa qui ne manque pas d’humour… Plutôt par un chemin détourné, dirons-nous… Car quel directeur peut se féliciter de l’évolution de Base-élèves et d’Affelnet qui n’ont fait qu’augmenter la charge de travail des collègues. Décidément, ce syndicat « porteur d'une évolution de la direction et du fonctionnement de l’école » est bien éloigné des directeurs qu’il dit vouloir défendre…

 

Simplification (encore) pour l’élection des représentants de parents

 « Pour les élections des représentants de parents d’élèves de la rentrée 2014, la dématérialisation des échanges d’informations sur les résultats des élections simplifie la tâche des directeurs d'école qui n'auront pas à transmettre d'autres informations que celles qu'ils transmettaient chaque année par des documents écrits (le nombre d’inscrits, le nombre de votants, le nombre de bulletins blancs ou nuls, le nombre de suffrages exprimés, le nombre de sièges à pourvoir, le nombre de suffrages obtenus par liste L’application prévoit un contrôle automatique de la cohérence des données saisies (nombre d’inscrits, nombre de votants, nombre de voix par liste) et les directeurs d’école n’auront plus à effectuer le calcul du quotient électoral et de la répartition des sièges pour chaque liste de candidats. »

De qui se moque-t-on ? Le directeur fournira les mêmes informations via le Net en lieu et place d’un imprimé courrier… Gagnera-t-il du temps quand on sait combien les outils fournis par l’administration sont obsolètes, mal conçus et d’une époque révolue (Base-élèves, m@gistère…) ? Est-ce cela la simplification administrative dont se réjouit le SE-Unsa ?

Quant au vademecum, il nous était  promis pour la rentrée… Quelle rentrée ?

 

Cette rentrée aura été marquée par une charge supplémentaire avec la généralisation de la calamiteuse réforme des rythmes scolaires. Une réforme vidée de son sens dont la conséquence première est une forte augmentation des inscriptions dans les écoles privées…

 

Le « référentiel métier »

 

C’est l’arlésienne des groupes de travail sur l’évolution des métiers… Un document dont l’échéance à la préparation était fixée à juin 2014. Un texte qui existe déjà sous une forme ou une autre dans de nombreuses circonscriptions à l’initiative d’IEN zélés. C’est dire que le contenu de ce texte est connu et qu’il ne devrait donc poser aucune difficulté à être mis en place dans les meilleurs délais. Pourtant, il se fait attendre. Serait-ce lié au changement de ministre ? Qui peut croire que ce travail d’écriture occupe le ministre en personne ? D’ailleurs les membres de l’administration à qui incombe cette tâche sont restés en place et les affaires continuent…  

Mais qu’apportera ce référentiel métier aux directeurs d’école ? Une forme de reconnaissance du métier ? Oui, probablement mais a minima… En fait, les référentiels existent dans nombre de métiers. Ils recensent, décrivent et contribuent à identifier les compétences exigées, les missions confiées… Le référentiel métier de directeur ne sera-t-il pas qu’un catalogue répertoriant les missions, devoirs et droits des directeurs ? En ce cas, il n’aura pas valeur de statut professionnel.

Un statut dont ne voulait pas Vincent Peillon. Quant à Benoît Hamon, son passage éclair au ministère ne nous a pas permis de connaître ses intentions. Faut-il alors attendre cette véritable reconnaissance de Najat Vallaud- Belkacem ? Certainement pas. Sa réputation d’éviter tout mot plus haut qu’un autre vient de lui valoir le prix de la langue de bois. Ce n’est pas elle qui osera affronter les syndicats hostiles à ce statut. Et c’est bien là que réside le principal obstacle à la reconnaissance des directeurs d’école. Malgré les circonlocutions des uns et des autres, aucun des principaux syndicats ne veut vraiment voir les directeurs reconnus statutairement et encore moins installés dans un corps de direction.

Il est très probable que ce statut et le reversement dans le corps des personnels de direction nous auraient été accordés si le SNUipp et le SE y étaient favorables au point de l’exiger. Ils y seraient parvenus comme pour les psychologues scolaires qui viennent de se voir confirmer la création d’un corps spécifique…

Selon le Se-Unsa, « le cabinet vient de confirmer que le principe de la création d’un corps unique de psychologues de l’Education nationale est validé par la nouvelle ministre ».

 

Hélas, hélas, hélas… les directeurs d’école ne peuvent compter ni sur le pouvoir politique ni sur leurs syndicats. Il ne leur reste plus qu’à espérer des lendemains qui chantent… Espérer et attendre… Mais ne risquent-ils pas de se lasser et de se décourager ? 

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

Pierre Lombard 17/10/2014 07:55


Ça ne ne marche pas au bout de 24h ... Je reposte:


 


Et toi que proposes-tu ? Aucune action (même avec un petit "a" )...Il est vrai que le pouvoir de l'Association est limitée 


Tu fais les questions et les réponses…


pourtant nombre d'entre elles savent agir quand il faut !


Lesquelles?


Quelles associations professionnelles de l'EN ont proposé et mené des actions? Entre parenthèse je te signale que le GDiD a initié et/ou soutenu les dernières
pétitions du SE et du SGEN, relayé donc amplifié l'alerte sociale du SE, rencontré et signé un doc avec le SNUipp… qui, s'est vrai, n'a pas donné de suite.


Reste toi: que proposes-tu de mettre en place, pourquoi et avec quel moyen?


Et quand va-t-on réentendre le terme de "Statut" revendiqué pour les directions ?


dernière Estafette (fin septembre)


 


...afin d'obtenir la reconnaissance institutionnelle du métier de directeur d'école, avec, comme outil de cette reconnaissance, la création d'un statut original.


 


 


lettre aux membres mois d'octobre:


 


...Nous sommes bel et bien dans le domaine du statut du directeur.


&


 


Le GDiD fait partie des organisations partenaires du dossier des directeurs d'école. Nous serons consultés sur chaque point et nous saurons les faire évoluer de manière positive… tant que l'on
gardera leur cohérence globale : définir un statut du directeur d'école.



à noter que l'on parle toujours de fonctions améliorées par des "miettes" 


1 - Considérer l'accès à un GRAF comme une "miette" relève au mieux de la mauvaise foi au pire d'une méconnaissance crasse.


La loi de la rénovation du dialogue social du 5 juillet 2010 a prévu la création d’un nouveau grade à accès fonctionnel : le GRAF, certains agents de catégorie A
« pouvant ainsi améliorer leur parcours professionnel » en y accédant (indice terminal supérieur à 996) après avoir occupé des postes « à enjeux et à fortes responsabilités ».


 


Jusqu’à maintenant, ce grade concernait les administrateurs civils, des directeurs généraux... et dans l’éducation nationale des conseillers ou des chargés de
missions auprès du recteur. Il est accessible par liste d’aptitude aux agents ayant occupé pendant un certain temps des emplois fonctionnels bien précis ou exercé des fonctions correspondant à un
niveau de responsabilités élevé dans leur grade.


C'est le SNUipp qui le dit...


Alors que normalement tout salarié d'un même corps a accès aux grades prévus dans son corps (2 pour les PE), le GRAF permet un grade supplémentaire réservé à une catégorie de personnel ciblé dans
un corps. Le GRAF est bel et bien un "objet" statutaire parce qu'il déroge à l'unité du corps.


cadrage des missions, mise en place d'une formation, mouvement spécifique, déroulement de carrière… Objectivement, on est bien dans le domaine du statut. Et c'est la première fois.


Que l'on me dise que ce n'est pas "suffisant", je l'entends, d'ailleurs on continue de travailler, que l'on me dise que c'est une reconnaissance à minima, je partage, mais affirmer que ce ne sont
que des "miettes" relève de la "posture tranquille". 


2 - fonction, emploi fonctionnel, corps... statut? Le problème auquel nous sommes maintenant (et c'est nouveau, c'est pourquoi on parle d'étape cruciale) confronté est
le suivant:


On ne peut réserver un corps à une catégorie de personnel. Créer un corps induit un recrutement externe. Or, rien ne nous assure que la création d'un corps de directeurs aujourd'hui implique
automatiquement le passage de tous les directeurs actuels dans ce nouveaux corps (voir instit. & PE). Comme rien ne nous assure que la création d'un corps aujourd'hui irait plus loin que les
mesures obtenues.


Je ne crois pas que l'école soit prête à être dirigée par des non-enseignants. En tous les cas ce n'est pas du tout ce que revendique le GDiD.


Indéniablement, l'ensemble des mesures prises sont en rupture avec tout ce qui s'est fait jusqu'à maintenant parce que pour la première fois on a pris en considération l'ÊTRE. 


 


Pour autant je ne dis pas que le verre et à moitié plein, ni à moitié vide d'ailleurs, je dis qu'on commence enfin à le remplir et que le GDiD (les directrices et les directeurs) y sont associés.


Au GDID, fatigués comme les autres,  nous sommes dans le "faire", dans la "construction" et toi que proposes-tu de mettre en place, pourquoi et avec quel moyen?

Pierre Lombard 16/10/2014 09:01


Et toi que proposes-tu ? Aucune action (même avec un petit "a" )...Il est vrai que le pouvoir de l'Association est limitée 


Tu fais les questions et les réponses…


pourtant nombre d'entre elles savent agir quand il faut !


Lesquelles?


Quelles associations professionnelles de l'EN ont proposé et mené des actions? Entre parenthèse je te signale que le GDiD a initié et/ou soutenu les dernières pétitions du SE et du SGEN, relayé
donc amplifié l'alerte sociale du SE, rencontré et signé un doc avec le SNUipp… qui, s'est vrai, n'a pas donné de suite.


Reste toi: que proposes-tu de mettre en place, pourquoi et avec quel moyen?


 


Et quand va-t-on réentendre le terme de "Statut" revendiqué pour les directions ?


dernière Estafette (fin septembre)


...afin d'obtenir la reconnaissance institutionnelle du métier de directeur d'école, avec, comme outil de cette reconnaissance, la création d'un
statut original.


 


lettre aux membres mois d'octobre:


...Nous sommes bel et bien dans le domaine du statut du directeur.


&


Le GDiD fait partie des organisations partenaires du dossier des directeurs d'école. Nous serons consultés sur chaque point et nous saurons les faire évoluer de
manière positive… tant que l'on gardera leur cohérence globale : définir un statut du directeur d'école.






à noter que l'on parle toujours de fonctions améliorées par des "miettes" 


1 - Considérer l'accès à un GRAF comme une "miette" relève au mieux de la mauvaise foi au pire d'une méconnaissance crasse.


La loi de la rénovation du dialogue social du 5 juillet 2010 a prévu la création d’un nouveau grade à accès fonctionnel : le GRAF, certains agents de catégorie A
« pouvant ainsi améliorer leur parcours professionnel » en y accédant (indice terminal supérieur à 996) après avoir occupé des postes « à enjeux et à fortes responsabilités ».


Jusqu’à maintenant, ce grade concernait les administrateurs civils, des directeurs généraux... et dans l’éducation nationale des conseillers ou des chargés de
missions auprès du recteur. Il est accessible par liste d’aptitude aux agents ayant occupé pendant un certain temps des emplois fonctionnels bien précis ou exercé des fonctions correspondant à un
niveau de responsabilités élevé dans leur grade.


Le GRAF est bel et bien un "objet" statutaire, il permet un grade supplémentaire réservé à une catégorie de personnel ciblé dans un
corps. Alors que normalement tout salarié d'un même corps a accès aux grades prévus dans son corps.


cadrage des missions, mise en place d'une formation, mouvement spécifique, déroulement de carrière… On est bien dans le domaine du statut. Et c'est la première fois.


Que l'on me dise que ce n'est pas "suffisant", je l'entends, d'ailleurs on continue de travailler, mais affirmer que ce ne sont que des "miettes" relève de la posture tranquille. 


2 - fonction, emploi fonctionnel, corps? Le problème auquel nous sommes maintenant (et c'est nouveau, c'est
pourquoi on parle d'étape cruciale) confronté est le suivant:


On ne peut réserver un corps à une catégorie de personnel. Créer un corps induit un recrutement externe. Or, rien ne nous assure que la création d'un corps de directeurs aujourd'hui implique
automatiquement le passage de tous les directeurs actuels dans ce nouveaux corps (voir instit. & PE). Comme rien ne nous assure que la création d'un corps aujourd'hui irait plus loin que les
mesures obtenues.


Je ne crois pas que l'école soit prête à être dirigée par des non-enseignants. En tous les cas ce n'est pas du tout ce que revendique le GDiD. Objectivement, l'ensemble des mesures prise sont en
rupture avec tout ce qui s'est fait jusqu'à maintenant parce que pour la première fois on a pris en considération l'ÊTRE. 


Pour autant je ne dis pas que le verre et à moitié plein, ni à moitié vide, je dis qu'on commence enfin à le remplir.


Tu trouves cela insuffisant?


Que proposes-tu? 

Directeurenluttefatigué 15/10/2014 13:59


@PL


Et toi que proposes-tu ? Aucune action (même avec unpetit "a" )...Il est vrai que le pouvoir de l'Association est limitée pourtant nombre d'entre elles savent agir quand il faut !


Et quand va-t-on réentendre le terme de "Statut" revendiqué pour les directions ?
Faut-il attendre la disparition de l'entité "Ecole" dévorée par celle du Collège ?


Voici une des dernières questions sur le "Statut" posée à l'Assemblée nationale et la réponse du ministre en Mars 2014 : ( à noter que l'on parle toujours de fonctions améliorées par des
"miettes" )






Question N° : 43380




de M. Laurent Marcangeli ( Union pour un
Mouvement Populaire - Corse-du-Sud )




Question


écrite






 


 


 






Question publiée au JO le : 26/11/2013 page
: 12268
Réponse publiée au JO le : 25/03/2014 page : 2832


 


 Question


M. Laurent Marcangeli attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur le statut des directeurs
d'école. En effet, ils exercent des fonctions administratives, pédagogiques et de gestion du personnel, ce qui représente une charge de travail considérable. Malgré ces responsabilités
multiples, auxquelles s'ajoute aujourd'hui la réforme des rythmes scolaires, le Gouvernement ne semble pas prévoir la reconnaissance du métier du directeur d'école. Pourtant, tous les
acteurs du système éducatif français préconisent de «définir enfin un véritable statut des directeurs d'école et leur donner les moyens pour qu'ils puissent accomplir l'ensemble de leurs
missions et devenir les interlocuteurs reconnus de leurs partenaires » (rapport de la concertation pour la Refondation). Par ailleurs, toutes les études montrent que la réussite d'un
établissement dépend fortement de la qualité du chef d'établissement, il en va donc de la performance de notre système éducatif. Le décret de 1989 qui définit les fonctions des directeurs
d'école a constitué une première reconnaissance de l'importante charge de travail qui est la leur. Il a dessiné les contours d'un véritable chef d'équipe, mais sans lui donner la moindre
prérogative. C'est pourquoi il est nécessaire aujourd'hui d'aller plus loin, face à l'augmentation des responsabilités des directeurs d'écoles et à la difficulté de leurs conditions de
travail. Il lui demande donc si le Gouvernement prévoit de donner enfin un véritable statut aux directeurs d'école.


 


 Réponse du Ministre....





Depuis plusieurs années, les enseignants qui assument la fonction de directeur d'école ne se voient pas suffisamment
reconnus alors même qu'ils sont essentiels au bon fonctionnement des écoles et de la communauté éducative. Afin d'agir sans attendre, le ministre de l'éducation nationale a décidé de
créer, pour la rentrée 2013, 15 000 contrats afin d'aider les directeurs d'école dans leurs nombreuses tâches administratives et éducatives. Les nouveaux personnels ainsi recrutés
reçoivent une formation adaptée. De plus, les directeurs d'école bénéficient de l'intégralité de l'indemnité de suivi et d'accompagnement des élèves (ISAE), créée pour les professeurs des
écoles, et ce, qu'ils soient partiellement déchargés ou non d'enseignement. Cette indemnité s'élève à 400 euros pour l'année scolaire 2013-2014. Le ministre de l'éducation nationale a
souhaité toutefois aller plus loin dans la prise en compte des spécificités de la fonction de directeur d'école. Dans le cadre des discussions ouvertes sur les métiers de l'éducation
nationale, un groupe de travail chargé de définir leurs missions et de proposer des améliorations de leurs conditions d'exercice a été mis en place. Les décisions issues de ces échanges
ont été présentées aux organisations représentatives des personnels. Elles portent, principalement, sur la simplification des tâches, la formation, l'amélioration de certaines décharges
de service (décharge de rentrée scolaire, décharge sur le service d'activités pédagogiques complémentaires et décharges sur le temps d'enseignement) et sur la revalorisation de la part
complémentaire de l'indemnité de sujétions spéciales. En outre, dans le cadre d'un groupe de travail commun au premier et au second degrés sur les conditions d'accès au « grade à accès
fonctionnel » (GRAF), les fonctions de directeur d'école seront prises en compte. Ces mesures constituent un ensemble cohérent visant à reconnaitre, faciliter et




Denis 14/10/2014 21:23


Le snipp demande un statut pour les aides à la direction d'écoles


Faut-il pleurer, faut-il en rire ?

merlin 14/10/2014 16:43


Quels personnels, pour faire quoi et avec quel statut dans les écoles?


 Doit on avoir plutôt un " vrai"  directeur qui gère la totalité des missions qui sont les siennes ou une secrétaire qui s'occupe utilement pendant que le " dirlo" passe les 3/4 de son
temps en classe?


Le Snuipp penche plutôt pour la 2ème option: les missions du directeur peuvent être accomplies par tout un chacun et ne réclament pas de compétences particulières, les leviers de décision sont
externes à l'école, le dirlo est là en qualité de factotum et fusible administratif. Le secrétariat élargi ( gestion de BE etc...) est assuré par une personne ayant un emploi  statutaire
dans sa fonction ce qui n'est pas le cas de son " employeur virtuel" ( le vrai employeur étant le collège de recrutement). Triste vision de l'école.


Il faut défendre l'idée d'une école autonome et responsable, représentée par un directeur reconnu et ayant les moyens de sa charge.


Le secrétariat suivra alors probablement, mais pas l'inverse.

Théo62 14/10/2014 14:18


Aides à la direction d'école : les grands oubliés !


Les CUI chatgés de l'AADE sont les grands oubliés. Aucune pérennisation qu'ils exercent n'est prévue pour eux. Depuis 2006, seuls des personnels sur contrats aidés remplissent ces missions et se
voient contraints de quitter leur emploi au bout de 24 mois.


Le SNUipp-FSU demande la création d'emplois pérennes et statutaires de la Fonction publique pour répondre aux besoins clairement identifiés dans les écoles.

merlin 13/10/2014 18:10


Mettre les outils de pilotage au niveau de l'école serait une grande avancée si la mention " sous l'autorité de" noté en petits caractères en bas de la page ne vient pas tout remettre à zéro.


 Ce serait un bien pour les dirlos mais aussi pour les adjoints qui subissent aussi la situation actuelle où il faut en référer au dirlo qui transmets à l'IEN... dont on attend la réponse
etc...

Pierre Lombard 11/10/2014 11:06


pas marché, je reposte:


@ Merlin


C'était pile poil le sujet de nos entrevues la semaine dernière. Le SI.EN est d'accord, le cabinet ministériel autorise que cela puisse se discuter dans le cadre de la simplification.


> Le GDiD demande de forfaitiser les 108h, mettre les outils de pilotage au niveau de l'école et rendre compte en aval plutôt qu'en amont: passer d'un pilotage de la défiance à un pilotage de
la confiance.


 


@ Directeurenluttefatigué


 


Mais les questions c'est moi qui les pose.


C'est plus facile.... mais dans quel but?


Tu cherches à aider ou à casser?


Explique-moi en quoi cela dessine les contours d'un statut ?


c'est bien un ensemble de textes qui cadre nos missions, les compétences à y développer et décrit  un déroulement de
carrière. 


Et si les contours sont dessinés , le Statut devrait rapidement être dans le JO !


Tout n'est pas sorti (voir agenda), mais c'est bien l'objectif naturel de la prochaine étape.


Que de temps perdu et d'énergie pour aboutir à si peu.


1 "si peu", même elle est partagée,  reste une opinion, pas une vérité.


2 nous n'avons pas encore abouti


3  tu a perdu quelque chose toi?


Il est certain que c'est beaucoup plus reposant de s'ecrier "le STATUT! le STATUT",  planqué derrière un clavier que de mouiller sa chemise pour l'obtenir. 


Que fais-tu d'autre que piétiner?


Et en plus ça te fatigue????


Pourtant c'est reposant de se contenter de critiquer ceux qui mettent donne de leur énergie pour faire évoluer notre situation, avec peu de moyens et de façon pragmatique.


Qu'ont donc obtenu ceux qui sont dans ta posture?


Cette réalité , chaque directeur la ressent quotidiennement.


La réalité c'est que nous avons une fonction abracadabrantesque, l'impression de "piètres résultats" c'est ce que collent les "conservateurs" sur notre mal-être pour continuer à prospérer sur
notre dos. Et "résultat" n'est pas le mot qui convient. Nous en sommes à une étape déterminente. Les résultats s'afficheront à la fin de la course.


Cela peut donner des idées pour une Action pour bouger les uns et les autres.


Enfin une proposition! Et avec un A majuscule!


On la met en œuvre comment?


Tu me prépares un texte mobilisateur, tu me dis comment on s'assure que l'action est suivie, comment on l'alimente,  qu'est-ce qu'on demande, et à qui, pour l'arrêter, tu t'assures de ne pas
nous mener dans une impasse? 


CHICHE?

Pierre Lombard 10/10/2014 07:52


@ Merlin


C'était pile poil le sujet de nos entrevues la semaine dernière. Le SI.EN est d'accord, le cabinet ministériel autorise que cela puisse se discuter dans le cadre de la simplification.


Le GDiD demande de forfaitiser les 108h, mettre les outils de pilotage au niveau de l'école et rendre compte en aval plutôt qu'en amont: passer d'un pilotage de la défiance à un pilotage de la
confiance.


 


@ Directeurenluttefatigué


Mais les questions c'est moi qui les pose.


Dans quel but?


Tu cherches à aider ou à détruire?


Explique-moi en quoi cela dessine les contours d'un statut ?


c'est un ensemble de textes qui cadre nos missions, les compétences à y développer et un déroulement de carrière.


Et si les contours sont dessinés , le Statut devrait rapidement être dans le JO !


Tout n'est pas sorti, mais c'est bien  la prochaine étape.


 


Que de temps perdu et d'énergie pour aboutir à si peu.


1 "si peu", même partagée,  reste une opinion, pas une vérité


2 tu a perdu quelque chose toi?


Il est certain que c'est beaucoup plus reposant d'écrire "le STATUT!" planqué derrière un clavier que de mouiller sa chemise pour l'obtenir. 


Plus reposant de critiquer ceux qui cherchent à avancer, avec leurs moyens de façon pragmatique,  en faisant  du surplace, car que fais-tu d'autre? qu'ont donc obtenu ceux qui sont dans
ta posture?


Et en plus ça te fatigue????


Cette réalité , chaque directeur la ressent quotidiennement.


La réalité c'est que nous avons une fonction abracadabrantesque, l'impression de "piètres résultats" c'est ce que collent les "conservateurs" sur notre mal-être pour continuer à prospérer sur
notre dos. Et "résultat" n'est pas le mot qui convient. Nous en sommes à une étape déterminente. Les résultats s'afficheront à la fin de la course.


 


Cela peut donner des idées pour une Action pour bouger les uns et les autres.


Enfin une proposition! Et avec un A majuscule!


On la met en œuvre comment?


Tu me prépares un texte mobilisateur, tu me dis comment on s'assure que l'action est suivie, qu'est-ce qu'on demande pour l'arrêter, tu t'assures de ne pas nous mener dans une impasse?



Directeurenluttefatigué 09/10/2014 20:48


@PL

merlin 09/10/2014 20:18


C'est vrai que c'est gavant à force: une autorisation d'absence d'un collègue? Visa de l'IEN.


accord pour une classe de mer? visa de l'IEN.


compte rendu de CdM ? de CE ? à envoyer à l'IEN.


accueil d'un stagiaire de 3ème pour une semaine d'observation? accord de l'IEN.


accord pour une famille absente pendant une semaine de temps scolaire? transmission à l'IEN....


et l'on peut continuer pas à l'infini  mais presque. Autant d'autorisations pour lesquelles le directeur serait compétent et mieux placé que l'IEN pour juger. Vous en voulez de la
simplification des tâches au Snuipp? En voilà.


J'ajoute que l'IEN a peut=être aussi mieux à faire.... Alors au MEN, s'ils veulent des pistes de travail et des économies de timbres à faire, on a des solutions: du pratique, du simple mais qui
améliorerait la vie de beaucoup d'enseignants pour pas un rond. Chiche madame la ministre?

Pierre Lombard 09/10/2014 07:43


Il me semble que tu te répètes peut-être pour te rassurer


 ...mais toi aussi.


mais une majorité de collègues ressentent mal cette rentrée 2014 , jamais eu autant de collègues qui se disent fatigués par les injonctions multiples, la mise en place des nouveaux rythmes (
le gros des troupes ),


j'en suis d'autant plus conscient que je fais partie de ceux-là!


Nous l'avons écrit et diffusé dans toutes les écoles:


Le référentiel-métier devait être la pierre angulaire de l'édifice… Mais il joue l'Arlésienne alors que la rentrée, elle, bat (au sens propre) son plein
charriant son lot d'enquêtes et de tableaux toujours aussi nombreux, d'injonctions et d'exigences d'IEN hors cadre avec en plus la réforme des rythmes scolaires à gérer... (Estafette)


Cette rentrée indéniablement se passe mal et ce sont les directrices et les directeurs qui jouent les amortisseurs. Je n'ai jamais prétendu autre chose.


Par contre je conteste factuellement que RIEN n'est fait pour faire évoluer la situation des directeurs, qu'il n'y aurait pas d'initiative du MEN
sur ce dossier.


Partant de là, je crois plus efficace la stratégie qui consiste à convaincre et rassembler sur le fond plutôt que de protester en vain en répettant "que dalle pour les dirlos"


Maintenant, si d'autres pensent pouvoir arriver au résultat espéré plus vite, pas de problème, nos colonnes leur sont ouvertes, grandes ouvertes.


Tu places en pierre angulaire le fameux "Référentiel" , nous verrons ce que cela apportera mais votre entrevue avec les IEN ne me laisse rien présager de bon...


Les retards pris vont faire que le référentiel arrivera pendant les élections pros. On verra, mais je crains que cela atténuera sa charge positive. 


Par contre nous avons "obtenu" (un peu fort)  qu'une codification des relations ien/dirlo puisse se faire dans le cadre du protocole de simplification. Nous avons pris contact avec le
secrétariat général. On attend une réponse.


Tu expliques que ceci dessine un STATUT !


Mais je vais te dessiner un éléphant rose , existe-t-il pour autant ?


 


Si tu considères que le statut est un éléphant rose alors tu le classes dans les chimères. Partant de là la "lutte" est inutile, non?


Et à quoi cela sert-il de se fatiguer?


Pour prendre corps, tout projet commence par un dessin ...


Maintenant explique-moi en quoi l'ensemble des mesures que j'ai retranscrit plus haut ne dessine pas les contours d'un statut?

Directeurenluttefatigué 08/10/2014 19:38


@PL


désolé d'avoir oublié de préciser que nos salaires étaient bloqués depuis 7 ans,
que notre pouvoir d'achat depuis plus de 20 ans en a pris un sacré coup ( plus de 20% de perte)....etc


PL -Je peux copier/coller une nouvelle fois l'ensemble des mesures. Mais il n'est pire aveugle que celui qui n'écoute pas...


Il me semble que tu te répètes peut-être pour te rassurer, mais une majorité de collègues ressentent mal cette rentrée 2014 , jamais eu
autant de collègues qui se disent fatigués par les injonctions multiples, la mise en place des nouveaux rythmes ( le gros des troupes ),etc...


Tu places en pierre angulaire le fameux "Référentiel" , nous verrons ce que cela apportera mais votre entrevue avec les IEN ne me
laisse rien présager de bon....


Tu cites souvent tes Tables de la Loi :


• une amélioration du déroulement de carrière (bonus HC + GRAF)


• un texte "opposable" qui définit nos missions, nos actions propres et les compétences à développer (+ d'autres mesures moins significatives, sauf peut-être les APC et la
simplification...) 


Tu expliques que ceci dessine un STATUT !


Mais je vais te dessiner un éléphant rose , existe-t-il pour autant ?


 

Pierre Lombard 08/10/2014 19:04


Désolé, Pierre Lombard, mais je me demande si vous lisez et tentez de comprendre les commentaires de ce site ou, tout au moins, ce qui exprime un semblant (désolé, je n'ai pas votre gouaille
ni votre fontaine verbale) de tentative d'explication de notre situation...


Arguments que je peux aisément te renvoyer.


Qui a demandé du temps pour faire ces âneries ?


Tous ceux qui revendiquent plus de temps et de moyens sans vouloir revenir sur notre position dans l’école. Je ne pointais pas Richard particulièrement, mais la façon dont on a traité le dossier
depuis 20 ans.


Par contre je proposais plusieurs exemples qui montraient les intentions du MEN (volonté est sans doute trop fort) de faire avancer notre dossier et qui n’ont recueilli aucun échos voire de
l’hostilité.  


Je ne tente pas d’avoir raison. J’essaie (maladroitement donc) de montrer que c’est un dossier complexe et qu’on ne peut se contenter d’attendre une volonté du MEN qui de doute façon s’effritera
si l’opposition est forte. 


Factuellement j’ai raison sur 1 seul point: ce n’est pas vrai que RIEN n’est fait pour faire évoluer la fonction de directeur. J’ai compilé plus haut l’ensemble des mesures et la façon dont le
MEN comptait les mettre en œuvre. J’attends et je comprends que l’on puisse trouver cela très léger et très lent, mais ce n’est pas RIEN, de plus ces mesures touchent bel et bien au statut du
directeur. C'est la première fois depuis 87.


De ce point de vue oui, je te trouve plutôt aveugle.


 


PS: J’ai évoqué les gilets jaunes dans le contexte des rythmes scolaires (que tu as introduits) parce que je trouve cette réforme, qui nous concerne directement, symptomatique de nos mœurs
sociaux 


À partir d’un large consensus une volonté « politique » s’exprime. Dès lors les rapports de force s’organisent, les oppositions se coagulent, la volonté s’amenuise. Comme les opposants ne
sont pas dans la proposition, chaque recul est considéré comme un encouragement à revendiquer le statu quo… À la sortie la situation  s'aggrave un peu plus.

Richard 08/10/2014 16:27


Erreur de ma part : il fallait lire "Gilets jaunes" et non "Bonnets Rouges" !


La passion "révolutionnaire" m'avait emporté !

Richard 08/10/2014 16:21


Il aurait fallu quoi, que l’on passe les 10 classes et plus à 1/4 de décharges pour que cela aille mieux?


Qui a dit ou écrit ceci ?


Plus de temps pour faire de la saisie, du copier/coller ?


Qui a demandé du temps pour faire ces âneries ? Où avez-vous lu ceci dans les commentaires ci-dessus ?


Désolé, Pierre Lombard, mais je me demande si vous lisez et tentez de comprendre les commentaires de ce site ou, tout au moins, ce qui exprime un semblant (désolé, je n'ai pas votre gouaille ni
votre fontaine verbale) de tentative d'explication de notre situation... Je ne comprends pas (mais je n'ai pas le même sens de la dialectique que vous) ce que vienne faire là les "bonnets rouges"
(ce n'est qu'un exemple).


Mais ce n'est pas grave ; je regrette simplement pour ma part que ce que je prenais pour un dialogue ne tourne qu'au monologue de qui tente d'avoir raison (à quoi vous répondrez que vous
n'essayez pas d'avoir raison, mais que c'est moi qui suis sourd, aveugle...)


Je vous quitte muet maintenant en vous souhaitant et à d'autres bon courage pour les années (de direction) à venir.


Cordialement.

Pierre Lombard 08/10/2014 15:47


Je m'étonne de votre "naïveté", à moins qu'il ne s'agisse d'un aveuglement ou d'une surdité ! Pensez-vous sérieusement que les directrices et directeurs de France vont se lever tout
soudainement, se mobiliser dans la rue en réclamant une position de "chef d'établissement" et non plus de P. E. ? Comme ça, tous seuls sans un appui syndical ou une possibilité ouverte par le
Ministère lui-même ?


allons, pas à moi! 


ces « appuis » il faut aller les chercher, les provoquer. C’est ce que nous essayons, à notre niveau, de faire. Et pas sans succès. Trop peu? trop lent?


OK!


Mais pas rien ni sur place.


 


Il y a un trio d’acteurs: Ministère (c'est quand même un peu nous) - structures intermédiaires (Administration/syndicats c'est quand même un peu nous) - directeurs (c'est nous)


jusqu’à aujourd’hui tout se joue au des structures intermédiaires, et le rythmes des changements politiques accentue le phénomène.


Le système a dépéri, il est figé, à bout de souffle


Le ministère essaie de retrouver le terrain, s’adresser à lui… Les canaux sont bouchés.


La preuve, on a une architecture qui nous place dans la perspective d'un statut et on nous soutient mordicus que nous n'avons RIEN.


Il aurait fallu quoi, que l’on passe les 10 classes et plus à 1/4 de décharges pour que cela aille mieux? J'ai 12 classe, une 1/2 décharge et je suis toujours dans les tableaux de rentrée… Plus
de temps pour faire de la saisie, du copier/coller?


C'est comme ça que le système sera plus efficace?


Je dénonce le YAKA parce que c’est le discours des structures intermédiaires. 


Je ne crois pas au grand soir. Il faut arriver à ce que les directrices et les directeurs prennent conscience de l’importance de leur rôle dans les écoles POUR le mieux du système éducatif, pour
le changer. 


Cela passe par le fait que collectivement nous reconnaissons que nous accomplissons un véritable métier, un métier à part entière dans lequel on peut se reconnaître et être
reconnu.


 


c'est quand même bien avec l'aval de l'ensemble de notre hiérarchie, avec au premier chef le Ministère !


Sans être ni sourd ni aveugle? à voir…


il y a eu Monory, la commission Thélot, le rapport Reiss et aujourd’hui la Refondation qui ouvre ses GT par le dossier des directeurs. Le MEN nous a envoyé quelques balles quand même. Comment les
a-t-on renvoyées?


Et la réforme des rythmes (voulue par qui ? mise en place par qui ? initiée par qui ?) ne fait que prolonger cette dépossession et le confinement des directrices et directeurs dans le rôle de
"référent" pour ne pas dire de simple exécutant (de basses oeuvres ?)


la réforme des rythmes scolaires est un très bon exemple du jeu des rapports force et de ce que devient une volonté politique.


Voulue par tous les acteurs: appel de Bobigny, rapport de la grande concertation…


1- on devait passer à 23h/semaine


2- c’était au CE de proposer (président le directeur)


3- le PEDT devait s’articuler autour du PE (garant le directeur)


Donc un dispositif qui mettait le directeur au centre et à sa place.:


Pilote de l'équipe pédagoique, responsable du fonctionnement de son "établissement" et interlocuteur des partenaires.


Rapports de force d’abord de la FCPE:


• refus d’1h en moins /semaine


• exigence de proposer une activité jusqu’à 16h30


avoir lacher sur ces 2 points a été une faute 


Embrayage de FO et du SNUipp parisien


puis Gilets jaunes par FB, puis l’UMP…


= frilosité de ceux qui s’inscrivaient dans l’esprit de la réforme, terrain occupé par un « rassemblement hétéroclite » d’opposants plus ou moins virulent.


recul progressif du MEN qui n’a plus que ceux-là comme interlocuteurs.


Plus de place, comme d’habitude (Cloclo), pour le consensus et une couche supplémentaire au millefeuille.


Le dirlo dont la place est au centre du dispositif est débordé par la commune et les circos. 


De fait, il remplit un peu plus de tableaux.


 

merlin 08/10/2014 14:33


Allons, par esprit de "bon petit soldat", nous avons accepté les multiples charges nouvelles sans même bouger le petit doigt:


stages RAN doit le directeur ne s'occupe officiellement pas ....mais qui dans la vraie vie...


gestion des AVS et EVS, Affelnet, péri scolaire, liaison école collège, j'en oublie certainement. Nos syndicats sont étrangement silencieux ou peu diserts sur ces sujets ( à part quelques
déclarations de principe) quand ils ne cautionnent pas le système...


Nous aurions dû interpeller ces fameux syndicats, les pousser à bouger, lancer un mouvement national afin que nous soyons reconnus dans nos missions. Rien, pas un mot ou si peu.


Difficile de reprocher au Gdid de ne pas avoir obtenu plus et plus vite. Il y a des représentants syndicaux et c'est à eux qu'il faut demander pourquoi ils ne se saisissent  du dossier de la
direction ( des directeurs?) que pour pondre des enquêtes bidonnées.


 

Richard 08/10/2014 13:16


si les directeurs faisaient "campagne" dans leur école…


Je m'étonne de votre "naïveté", à moins qu'il ne s'agisse d'un aveuglement ou d'une surdité ! Pensez-vous sérieusement que les directrices et directeurs de France vont se lever tout soudainement,
se mobiliser dans la rue en réclamant une position de "chef d'établissement" et non plus de P. E. ? Comme ça, tous seuls sans un appui syndical ou une possibilité ouverte par le Ministère
lui-même ?


Allons ! en écrivant cela vous renverriez sur eux la culpabilité de leur situation en exonérant beaucoup de monde du statu quo actuel ! Vous l'écrivez vous-même tout en vous en défendant :
"sans que la faute nous soit imputable".


Comme si l'on prétendait (et beaucoup l'ont fait ou le font) que si le monde ouvrier, ou ce qu'il en reste, est exploité, ben, que voulez-vous, c'est sa faute, il n'a qu'à se révolter !


Joueriez-vous à votre tour les "YAKA" que vous critiquiez ci-dessus ? Ce serait un peu court, jeune homme !


Si nous avons été dépossédés de beaucoup de prérogatives (sur ce point je suis d'accord avec vous) et si nous n'évoluons pas (désolé, mais je n'y crois pas sans être ni sourd ni aveugle) c'est
quand même bien avec l'aval de l'ensemble de notre hiérarchie, avec au premier chef le Ministère !


Et la réforme des rythmes (voulue par qui ? mise en place par qui ? initiée par qui ?) ne fait que prolonger cette dépossession et le confinement des directrices et directeurs dans le rôle de
"référent" pour ne pas dire de simple exécutant (de basses oeuvres ?)

Pierre Lombard 08/10/2014 12:03


Les choses restent donc figées malgré les apparences d'évolution...


NON, les choses évoluent, et OUI bien trop lentement.


Vous présupposez que les directrices et les directeurs ne veulent pas d'une chose qu'on ne leur jamais donné la possibilité d'utiliser


je ne présuppose pas, je constate. Les syndicats qui sont opposés à tout statut du directeur d'école sont majoritaires, or, si les directeurs faisaient "campagne" dans leur école…


De plus, le décret (loi) de 89 définissant nos missions est calqué sur celui de Monory (87) qui instaurait les maîtres-directeurs. Pourtant nous n'avons assisté qu'à une lente dépossession de nos
prérogatives au profit des circos. Traduit par une augmentation très importante de leur équipe, qui pour justifier leur emploi manage à coup de tableaux et d'enquêtes...


Il y a de notre part, sans que la faute nous soit imputable, une propension, (la tendance naturelle du bon élève?) à répondre du mieux possible aux injonctions de notre hiérarchie.


S'y ajoute une identité professionnelle (rendue) inconsistante et peu valorisante. Du coup on a du mal à lâcher la proie (statut de PE) pour l'ombre (un statut de "chef d'équipe") et on accepte
sans regarder plus loin d'agir plus en référent d'école que de directeur...


Même chez les directeurs totalement déchargés.


 

Richard 08/10/2014 08:12


les directrices et les directeurs ne sont pas prêts "professionnellement" à assumer un véritable pilotage de l'école


Quand leur en a-t-on donné l'opportunité ?


Quand les circonscriptions se sont-elles dessaisies de leur "pouvoir" (assez factice et virtuel) pour "lâcher" les écoles et les amener vers plus d'autonomie ?


Quand a-t-on donné aux directrices et directeurs la possibilité d'oeuvrer de manière indépendante au sein de leur établissement (par ex, dans le cadre d'un Projet d'Ecole qui serait vraiment le
Projet DE l'Ecole et non celui établi à partir d'un moule (un kit) fourni par les circonscriptions ou le Ministère) ?


Vous présupposez que les directrices et les directeurs ne veulent pas d'une chose qu'on ne leur jamais donné la possibilité d'utiliser ; ou qu'ils ne peuvent pas faire quelque chose alors qu'ils
sont dépourvus des moyens de le faire.


Oui, les "corps intermédiaires" sont certainement un frein (le ?) à notre véritable évolution ; oui, la réelle volonté n'existe pas (elle supposerait certainement de trop grands bouleversements
dans la pyramide de l'E. N.).


Les choses restent donc figées malgré les apparences d'évolution...

Pierre Lombard 08/10/2014 07:46


PL ne vient pas me parler du recrutement des enseignants et des finances tu risques d'être bien reçu !


brrr j'ai peur…


 


On continue de traiter l' Education Nationale à moyens constants !


Ben, non:


 


Budget 2015 : 88 milliards d’euros pour l’Education nationale


 


C’est l’un des rares ministères qui devrait bénéficier d’une hausse de son budget l’année prochaine. Le projet de loi de finances 2015, présenté ce mercredi en Conseil des ministres, prévoit un
budget de 88,07 milliards d’euros pour le ministère de l'Éducation nationale, de l’Enseignement supérieure et de la Recherche dirigé par Najat Vallaud-Belkacem, qui redevient le premier budget de
l’Etat.


 


Des dépenses qui profitent avant tout à l'Éducation nationale puisque son budget progresse de 2,4% sur un an à 65,02 milliards d’euros (pensions de retraites comprises).


 


Rien de prévu pour la Direction…


Je peux copier/coller une nouvelle fois l'ensemble des mesures. Mais il n'est pire aveugle que celui qui n'écoute pas...


De plus ça n'est pas comme ça que ça ce passe. On n'a pas à attendre que quelqu'un prévoit à notre place.


on constate que rien n'est prévue pour la revalorisation salariale de tous les enseignants !


Tu ne savais pas que nos salaires sont gelés???? 


De plus, encore, tu démontres que revendiquer (là une hausse de salaire) unanimement ne suffit pas… faut mouiller sa chemise.


 


Tant mieux pour eux ; mais les autres ? Ceux qui sont au-delà de 9 classes ? Parce qu'ils ne sont pas assez nombreux ? Ou parce que l'on fait l'hypothèse que l'aide administrative, n'est-ce
pas, vous suffit bien...? (merci vous savez qui).


1) Nous avons plaider pour qu'on évite au maximum le saupoudrage et pour que des moyens soient dégagés pour les très petites écoles. 


2) D'après les éléments que l'on a, les plus de 9 classes devraient être traités assez rapidement dans un dossier spécial.


cette disposition n'a jamais été mise en acte par aucun DASEN 


On revient au cœur du sujet. Il y a une distorsion entre le pouvoir politique, sa volonté, ses choix et notre hiérarchie, la façon dont elle décline.


 


Sur notre dossier, le politique (au sens large) à fait des choix dans un cadre économique (choisi aussi que l'on peut contester). L'erreur, et ils s'en sont vite aperçus, ça a été d'en confier la
mise en œuvre aux structures intermédiaires.


À leur décharge, selon moi, les directrices et les directeurs ne sont pas prêts "professionnellement" à assumer un véritable pilotage de l'école (le lieu), parce que nous n'avons pas une identité
professionnelle claire et valorisante. Oui nous remplissons des tableaux, oui nous répondons aux injonctions... Mais en faisant cela nous laissons le pilotage de l'école aux circo. 


D'où les premières remontées sur l'efficacité des premiers dispositifs mis en place: "plus de maîtres" et "CEC":


- trop bureaucratique, détournements des moyens, manque de pilotage à l'échelon local...


 


Je voudrais insister sur le fait que l'ensemble des mesures sont bien et pour la première fois, du domaine du statut et pas dans celui d'une
énième tentative d'améliorer l'existant:


>Perspectives de carrière - Modalité d'accès au GRAF - Décret modifiant les statuts - RS
2015



Richard 08/10/2014 06:38


• Augmentation des décharges d'enseignement pour les directeurs d'écoles de 8 et 9 classes - RS 2014/15/16


Tant mieux pour eux ; mais les autres ? Ceux qui sont au-delà de 9 classes ? Parce qu'ils ne sont pas assez nombreux ? Ou parce que l'on fait l'hypothèse que l'aide administrative, n'est-ce pas,
vous suffit bien...? (merci vous savez qui).


Petit rappel :


"(...) dans le cadre de la politique départementale relative à l’éducation prioritaire, je vous demande d’accorder une attention particulière aux décharges
des directeurs d’écoles y exerçant, en procédant, si vous l’estimez utile, à la bonification de celle des réseaux “ambition réussite”.


C'est ici : http://www.education.gouv.fr/bo/2006/26/MENH0601560N.htm


et ça date de...2 006.


J'ai été en "ambition réussite" et maintenant en Réseau Eclair (12 classes) ; cette disposition n'a jamais été mise en acte par aucun DASEN : ceux-ci ne devait pas
considérer cela comme "utile". En revanche, les décharges syndicales, ben, oui, ma p'tit' dam' !


Pour dire encore une fois que la "volonté" de la hiérarchie à notre égard se fait vraiment discrète.

Directeurfatiguéenlutte 07/10/2014 20:41


Voici le budget 2015 avec actions jusqu'à 2017,


on constate que rien n'est prévue pour la revalorisation salariale de tous les enseignants !


Rien de prévu pour la Direction , ni salaire augmenté, ni "Aide administratives supplémentaire", ...en fait aucune marge de manoeuvre financière n'est dégagée pour les Directions.


On continue de traiter l' Education Nationale à moyens constants !


PL ne vient pas me parler du recrutement des enseignants et des finances tu risques d'être bien reçu !


 


Pour l’Éducation nationale, la priorité est donnée au premier degré, afin
d’amplifier notamment le dispositif « plus de maîtres que de classes », et à la montée en charge de la réforme de l’éducation prioritaire, pour laquelle un budget total de 350 M€ est prévu sur le
quinquennat. Par ailleurs, ils permettront l’amélioration du climat scolaire, grâce aux postes de santé-sociaux, de CPE et aux postes dédiés à l’accompagnement du handicap.


 


Dans le 1erdegré, les postes d’enseignants seront consacrés aux priorités suivantes :


- la scolarisation des enfants de moins de 3 ans ;


- le dispositif « plus de maîtres que de classes » ;


- l’éducation prioritaire ;


- le renforcement du remplacement ;


- les réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased) ;


- l’accompagnement des besoins démographiques


et le rééquilibrage territorial.


 


FOCUS


Les mesures concrètes issues


des groupes de travail Métiers


Le ministère a engagé, au printemps 2013, l’ouverture de discussions avec l’ensemble
des organisations syndicales sur les missions


et les conditions d’exercice des métiers à l’Éducation nationale.


Ces échanges, structurés autour d’une quinzaine de groupes de travail représentant
la diversité des métiers exercés au sein du ministère, ont duré près de 18 mois et se traduisent par des mesures


concrètes permettant aux personnels de travailler autrement, de travailler ensemble
et de travailler en confiance avec l’institution.


 


Certaines des mesures sont effectives dès la rentrée 2014. Elles traduisent les
priorités du ministère, notamment la


priorité au primaire la création d’une indemnité de suivi et d’accompagnement des
élèves de 400 € pour tous les professeurs des écoles,


et l’augmentation de 3 000 du nombre de promotions à la


hors-classe ;


- la rénovation du


régime des décharges des directeurs d’école


pour leur permettre de consacrer davantage de temps à cette fonction : les
directeurs d’école non déchargés d’enseignement (écoles de trois classes ou moins) ont droit à une décharge de rentrée de 4 jours à partir de 2014, contre 2 jours précédemment ;


- unemajoration du régime indemnitaire des directeurs


d’école, effective depuis la rentrée scolaire 2014 :


+ 100 €


pour les directeurs d’école comptant 5 à 9 classes ;


+ 200 €

Pierre Lombard 07/10/2014 19:27


Le dossier des dirlos a évolué ? 


ben oui.


Mais on nous cache des choses... On ne nous dit pas tout...


il n’y pas pire sourd que celui qui ne veut pas voir:


>Référentiel métier directeurs école - Décliner les activités propres au directeur d'école, les compétences spécifiques requises et les capacités et compétences à développer par la formation -
circulaire - RS 2014


>Formation directeurs d'école - Redéfinition du contenu de la formation / préparation LA / rendre exigible le temps de formation + 3 jours supplémentaires en fin de 1e année d'exercice +
formation préalable pour les faisant-fonction - circulaire - RS 2014


>Accompagnement des directeurs d'école débutants - Equipe de formation et tutorat des directeurs d'école débutants - RS 2014


>Protocoles de simplification - Elaboration des protocoles de simplification des tâches administratives des directeurs d'école aux niveaux national et départemental - RS 2014/15


>Texte indemnitaire - Augmentation de la part complémentaire de l'ISS - Arrêté - RS 2014


>Décharges des directeurs d'école - Augmentation de la décharge de rentrée scolaire - Circulaire unique - RS 2014


>Augmentation des décharges d'enseignement pour les directeurs d'écoles de 8 et 9 classes RS 2014/15/16 Courant juin / juillet


>Allègement des APC pour les directeurs de plus de 2 classes - RS 2015/16


>Affectation/mutation - Modalités d'affectation et de mutation des directeurs d'école - Note de service - RS 2015 - Note sur le mouvement 2015 concertée à l'automne 2014


>Accès hors classe - Valorisation de la direction d'école pour l'accès à la hors classe - Note de service - RS 2015 - Note sur le mouvement 2015 concertée à l'automne 2014


>Perspectives de carrière - Modalité d'accès au GRAF - Décret modifiant les statuts - RS 2015


 


Voilà qui fait du bien de lire ça le matin... ça nous met de bonne humeur pour la journée...


bonne nuit.


Dis, Pierre, tu en as d'autres comme celle-ci..?


j’y travaille…


 

Pierre Lombard 07/10/2014 13:21


• Référentiel métier directeurs école. Décliner les activités propres au directeur d'école, les compétences spécifiques requises et les capacités
et compétences à développer par la formation - circulaire - RS 2014


• Formation directeurs d'école: Redéfinition du contenu de la formation / préparation LA / rendre exigible le temps de formation + jours
supplémentaires en fin de 1e année d'exercice + formation préalable pour les faisant-fonction - circulair - RS 2014


• Accompagnement des directeurs d'école débutants: Equipe de formation et tutorat des directeurs d'école débutants - RS 2014


• Protocoles de simplification: Elaboration des protocoles de simplification des tâches administratives des directeurs d'école aux niveaux
national et départemental - RS 2014/15


• Texte indemnitaire. Augmentation de la part complémentaire de l'ISS - Arrêté - RS 2014


• Décharges des directeurs d'école. Augmentation de la décharge de rentrée scolaire - Circulaire unique - RS 2014





• Augmentation des décharges d'enseignement pour les directeurs d'écoles de 8 et 9 classes - RS 2014/15/16


• Allègement des APC pour les directeurs de plus de 2 classes - RS 2015/16





• Affectation/mutation. Modalités d'affectation et de mutation des directeurs d'école - Note de service - RS 2015. Note sur le
mouvement 2015 concertée à l'automne 2014.


• Accès hors classe. Valorisation de la direction d'école pour l'accès à la hors classe - Note de service - RS 2015 - Note sur
le mouvement 2015 concertée à l'automne 2014


• Perspectives de carrière - Modalité d'accès au GRAF Décret modifiant les
statuts RS 2015 Automne 2014


Dans le cadre de la Refondation il y a une catégorie de PE qui a eu plus?


On ne cache rien et on dit tout... maintenant il n'y a pire sourd que celui qui ne veut pas voir (ou vice versa).


Tu en veux d'autres? 

Zellof 07/10/2014 09:37


"..les directeurs ne sont pas un
dossier prioritaire.


Dis comme ça, sans doute, mais il fait parti de ceux qui ont le plus évolué (et sur le fond et sur les
moyens) dans ce qu'on appellait la Refondation, avec celui des CPC. "



Le dossier des dirlos a évolué ? Ah bon ? Mais on nous cache des choses... On ne nous dit pas tout... Voilà
qui fait du bien de lire ça le matin... ça nous met de bonne humeur pour la journée...


Dis, Pierre, tu en as d'autres comme celle-ci..?

Pierre Lombard 07/10/2014 07:42


Si nous convenons :


- que la structure ne peut être changée ;


- que le fonctionnement pyramidal va rester tel quel encore longtemps ;


- que pas une once de petit "pouvoir" ne sera concédée aux directeurs ;


- que pas un embryon d'autonomie ne sera accordé aux écoles


 


Mais je ne conviens pas:


bien entendu que la structure doit et va changer, et oui c'est un fonctionnement plus horizontal qui est recherche puisque ce sont les missions et les compétences qui sont clarifiées. C'est bien
plus d'autonomie (donc plus de pouvoir au pilotage local) que l'on tente d'installer.


je partage tout à fait ton analyse sur le but du management par l'injonction et le tableau à cases. D'où une alliance objective entre contestataires et intermédiaires => dossier compliqué,
contrairement à ce qui est affirmé péremptoirement là.


Si l'on attend que le "rapport de forces" soit en faveur des directeurs,


qui a dit qu'il fallait attendre?


Qu'est-ce que tu crois que l'on fait?


Ce serait plus rapide avec un rapport de force en notre faveur... 


 


Seule une réelle volonté (qui sait s'exercer quand elle le veut) pourrait boucler notre dossier.


Non. Monory avait cette volonté… le décret est passé... Et cette volonté "politique" doit s'appuyer sur un mouvement positif de la profession. C'est ce que nous essayons de créer.


Et dis-moi sur quel dossier, dans l'EN, s'est exercée cette "réelle" volonté?


les directeurs ne sont pas un dossier prioritaire.


Dis comme ça, sans doute, mais il fait parti de ceux qui ont le plus évolué (et sur le fond et sur les moyens) dans ce qu'on appellait la Refondation, avec celui des CPC.


 


les écoles fonctionnement au fond globalement bien : pourquoi aller au-delà de quelques concessions ?


Tu te trompes. Au Ministère et à la Dgesco on ne pense pas que les écoles fonctionnent globalement bien, on pense même qu'elles n'ont pas l'efficacité attendue au regard du budget alloué.


D'où la Refondation et les blocages.


Des "concessions" sont recherchées pour arréter un mouvement social. Nous ne sommes pas dans cette configuration. C'est parce que le MEN a (avait?) voulu agir sur les structures (pour faire
évoluer les pratiques) en passant par une large discussion réunissant tous les acteurs du système que notre dossier s'est retrouvé en haut de la pile malgré les réticences de Peillon/Julliard.


 


à titre personnel, je reste sceptique sur la capacité de "nuisance" des "contestataires". Minoritaires, si une volonté réelle existait il fermerait rapidement
leur g... en échange de quelques petits hochets !


FSU, cgt, SUD & FO... Ils sont majoritaires… Et ne ferment pas leur gueule comme ça. Ce que craint le MEN c'est la réunion d'enseignants et de lycéens dans les rues…


Si on ajoute les contextes politique et économiques... les choses sont beaucoup plus complexes que ce qu'on voudrait nous faire croire.


Le "YAKA" n'a jamais marché. Toute réussite se construit.


L'ensemble des mesures prises donne une "identité professionnelle" aux directrices et aux directeurs différente de celle du PE. La création d'un corps, en l'état, n'aurait rien apporté de
plus. 


Reste à savoir si les directrices et les directeurs s'approprieront cette identité et se démarqueront de celle plus "cvalorisante" de l'enseignant????


 

Richard 06/10/2014 06:29


@ Pierre Lombard.


Si nous convenons :


- que la structure ne peut être changée ;


- que le fonctionnement pyramidal va rester tel quel encore longtemps ;


- que pas une once de petit "pouvoir" ne sera concédée aux directeurs ;


- que pas un embryon d'autonomie ne sera accordé aux écoles


nous continuerons longtemps à diverger sur le changement auquel les directeurs doivent s'attendre. Les "miettes", les "rustines" peuvent pleuvoir (et pour certaines d'entre elles, ce sera
toujours tant mieux pour les directeurs, je vous l'accorde), mais in fine, nous ne sortirons pas du fonctionnement actuel des écoles, de leur dépendance à l'égard des circonscriptions, de leurs
demandes stériles, inefficaces, chronophages qui n'ont pour objectif que de maintenir cette sujétion.


Si l'on attend que le "rapport de forces" soit en faveur des directeurs, de l'eau coulera encore longtemps dans les rivières. Seule une réelle volonté (qui sait s'exercer quand elle le veut)
pourrait boucler notre dossier ; cette volonté n'existe pas : les directeurs ne sont pas un dossier prioritaire (y en-a-t-il un actuellement ? ou navigue-t-on à vue en permanence ? C'est un autre
débat), les écoles fonctionnement au fond globalement bien : pourquoi aller au-delà de quelques concessions ?


N. B. : à titre personnel, je reste sceptique sur la capacité de "nuisance" des "contestataires". Minoritaires, si une volonté réelle existait il fermerait rapidement leur g... en échange de
quelques petits hochets !


Quant à voter pour "ceux qui...", désolé mais je préfère faire silence.

Pierre Lombard 05/10/2014 21:27


@ Directeurenluttefatigué:


C'est là que nous divergeons , définir des missions sans un cadre, ne peut que permettre la surcharge, l'empilement, le mille-feuilles des injonctions et demandes diverses,


 


Sauf que l’on a « un » çadre (pas « LE » cadre, là on est d’accord). Ce n’est pas pour rien que le ministère qualifie de « texte opposable » le référentiel-métier…


 


De plus ce référentiel induit la formation, la « simplification », le bonus HC, le GRAF, l’ancienneté… les miettes qui nous opposent 


Et je te rappelle (encore) que le « statut » fut décrété en 87… et retiré. 


 


pour dire que la volonté ne suffit pas sans un rapport de force en sa faveur. Le gros problème c’est que le rapport de force a toujours été en défaveur du « statut ».


D’où la nécessité de rechercher des « stratégies » pour avancer.


cette question de statut ne semble pas souhaitée pour X raisons .


Il est souhaité, mais "empêché" pour X raisons. Et dans l’ordre:


1- oppositions farouches des « contestataires »


2- grande, très grande diversité des écoles, difficile d’avoir un modèle généralisable


3- pas de volonté clairement exprimée des dirlos pour se démarquer des adjoints. 


4- coût


Aucun GVT n’a trouvé le moyen (la stratégie) de passer le premier palier… 


Là, il semble que plutôt que d’essayer de le passer, on a réussi à le contourner en commençant par le 3.


 


mais il faut 2 conditions pour transformer l'essai:


1- s’approprier, donner du sens, aux mesures prises


2- Montrer que nos missions et les compétences demandées et actées sont celles des personnels de direction.


Ce qui n’est pas le cas actuellement, ce sont les IEN qui s’approprient ce rôle.


Donc, et STP crois-moi, si, dans l’état actuel des choses, une volonté de passer les écoles sous statut d’établissement s’affirmait aujourd’hui nous serions les dindons de la farce.


On en donnerait la direction soit aux principaux soit aux IEN… 


Oui, il faut des paliers si on veut que ce soit les directeurs d’école qui dirigent, en tant que tels, les écoles. 


Ou être 20 000 à le demander ensemble (peut-être que le référentiel unifiera les demandes?)... ou voter massivement pour ceux qui le proposent aux élections pro.

SNARK 05/10/2014 21:20


Lutter c’est se rassembler autour des idées puis mettre en œuvre une stratégie
pour les porter, les faire avancer et atteindre l’objectif.


 


l'objectif ? un référentiel métier  ? je réitère : quelle nature ce
référentiel ? décret ? circulaire ? note de service ? 89 97 ... , Que tu ne veuilles pas que tout vos efforts aient été  pour rien, je comprends mais cela commence à ressembler à la langue
de bois que tu vomissais à une certaine époque ; être avoir posture : des éléments de langages tout cela ... tu n'as ni le monopole de la vérité ni le droit de t'exprimer au nom des directeurs,
tu ne peux que refléter l'opinion des membres du GDID. Je suis directeur depuis 17 ans  sur le pont dans les soutes et dans la hune et personne ne peut parler en mon nom sans mandat c'est la
base d'une société démocratique quand l'agora est trop petite pour accueillir le peuple.

Directeurenluttefatigué 05/10/2014 20:45


PL >


C'est là que nous divergeons , définir des missions sans un cadre, ne peut que permettre la surcharge, l'empilement, le mille-feuilles des injonctions et demandes diverses,
et ce cadre c'est la création d'un statut spécifique avec l'entrée dans un corps , tout est possible si la volonté existe.


Or il semble que même au Ministère ( inutile de rappeler les réponses de ministres "étoiles défilantes" ) cette question de statut ne semble pas souhaitée pour X raisons .


Donc , les demandes administratives continueront au gré des corps intermédiaires, des miettes seront accordées au fur et à mesure que s'estompera la fonction de Direction, au vu des derniers
posts c'est cela qui se dessine.

Pierre Lombard 05/10/2014 19:48


@ Richard


La structure verticale de la gouvernance de l’IEN fait des DASEN les « maitres » du jeu.


Les ministres passent (vite), eux, carriéristes, restent.


Les IEN ont les petits doigts sur la couture et font redescendre les injonctions en y ajoutant les leurs et tout ça arrive sur le dos du dirlo qui répond et cela fait exploser le cadre de nos
missions... 


que fait le Ministère face à de telles dérives ? que fait le Ministère en faveur REELLEMENT des directeurs ?


Le ministère n’a pas la « permanence », le temps long, pour véritablement peser sur la structure.


Et, sur notre dossier, tous les acteurs restent quand même impactés par l’échec du décret des maîtres directeurs. Je vous rappelle qu’il était passé et qu’il a été abrogé… (pour ceux qui sont
contre les petits pas!)


« réellement » je pense que le niveau des mesures prises sont inédites et pour la première fois de nature à faire changer les choses parce qu’elles concernent l’ÊTRE. 


Mais c’est une étape, et il faut considérer les mesures comme une étape.


 


Tu crois que c’est en commentant sous pseudo sur des blogs que l’on combat?


 Et le Confort Intellectuel qui squatte le site du GDId ?


idem! 


Mais ce n’est pas avec ce genre d’argument que tu feras avancer le « statut ».


Le GDiD c’est des directrices et des directeurs en poste!


Nous sommes la seule structure professionnelle qui ouvre ses colonnes à ceux qui s’expriment en tant que directrices ou directeurs. Et nous l’assumons.


Pour autant je n’appelle pas cela « lutter ».


Lutter c’est se rassembler autour des idées puis mettre en œuvre une stratégie pour les porter, les faire avancer et atteindre l’objectif.


Est-ce que la stratégie des « contestataires », a été efficace sur le dossier des retraites, celui de nos salaires, de notre déclassement social, de nos conditions de travail... sur le dossier
des directeurs?


Or ils sont majoritaires, ils pèsent lourd dans le rapport de force. Alors que chacun balaie devant sa porte et propose au lieu de niveler la critique par le bas.


Un petit pas c'est quand même un pas...


Que les contestataires (coucous-pépéres) annoncent leur bilan avant de critiquer les autres.


 


 

SNARK 05/10/2014 17:24


Tu crois que c’est en commentant sous pseudo sur des blogs que l’on
combat?


 


Et le Confort Intellectuel qui squatte le site du GDId ?

Richard 05/10/2014 15:05


(Désolé ! mauvaise manip' !)


Il y a un écart entre ce que les textes définissent et le réel des demandes et injonctions de notre Administration. 


Normal ! Il y a les textes "officiels" et le travail des IEN et DASEN qui fonctionnent en électrons libres, en se donnant des marges de manoeuvres, sans rendre compte à quiconque de certaines de
leurs prises de position.


Un exemple. Un DASEN, voici trois ans, se fend d'un courrier (4 pages) à l'ensemble des écoles d'un département en donnant comme "injonctions" : la fin des notes, la fin du redoublement, la mise
en place de classes de niveaux partout !


Sur ces trois points, AUCUN TEXTE OFFICIEL n'existe ! Ce DASEN a-t-il demandé l'aval de sa "hiérarchie" avant de pondre ce brûlot ? (inutile de dire l'émoi, la "trouille" suscités dans certaines
écoles !) Combien d'IEN s'autorisent-ils à "harceler" (le mot n'est pas assez fort) par le biais des directeurs d'école les enseignants sous des demandes ubuesques, infondées, absurdes ?


En un mot comme en cent : que fait le Ministère face à de telles dérives ? que fait le Ministère en faveur REELLEMENT des directeurs ?


Je n'ai pas encore la réponse...

Pierre Lombard 05/10/2014 12:44


@ Richard


pour dire que je suis plutôt d’accord avec toi:


sans changement structurel nous pourrons avoir des avancées significatives (signifiantes) pas pas « décisives ».


Le changement structurel c’est le statut d’établissement pour les écoles.


Si ce statut intervient aujourd’hui, c’est le collège qui ramasse la mise.


Si on arrive à « installer » le directeur comme tel en s’appropriant les mesures en notre faveur, les discussions sur un modèle d’établissement primaire s’ouvriront et vite parce que c’est la
suite logique des mesures.


 


Si on veut bien regarder objectivement l’ensemble des mesures prises elles sortent le directeurs de l’enseignant-chargé-de-classe et on est plutôt (vraiment?) dans le
directeur-chargé-d’enseignement. 


 


 


Un listing de mes tâches ? Pas besoin, elles sont dans les circulaires, les textes.


C’est sur ce point que nous divergeons.


Il y a un écart entre ce que les textes définissent et le réel des demandes et injonctions de notre Administration. 


Le pilote de l’équipe pédagogique, le responsable du fonctionnement, l’interlocuteur des partenaires n’a pas à remplir AFFELNET, ni ECECA, ni à renvoyer le tableau des 108h, ni celui pour les
APC… 


Tout cela relève d’un secrétariat, voire d’un référent.


 


Il est primordial de définir nos missions, de les clarifier pour constater que les compétences à développer, donc la formation, ne sont pas du même type que celles à mettre en place pour un PE.


 


je n’ai jamais prétendu que le référentiel-métier (accolé en général à un corps) soit l’alpha et l’oméga, je réponds quand on en fait un machin inutile, qu’on a rien obtenu et que l’on obtiendra
rien.


Le référentiel-métier ne sera pas un texte qui nous accordera une reconnaissance « indiscutable ». J’ai bien dit qu’il fallait se l’approprier. Et au plus vite nous SERONS ce type de directeur au
plus vite on basculera dans un corps de personnel de direction.


Si on reste le gentil secretaire-référent-qui-fait-tout, on gardera ce statut là.


Et ce n’est pas en dénigrant ce qui est fait pour avancer que l’on fait avancer plus vite les choses.


Mercredi et jeudi derniers, le GDiD a fait la tournée des popotes parisiennes. 


Nous avons vu notamment les IEN qui sont d’accord, à partir du référentiel-métier, de produire un partage des tâches et des missions.


Avec le ministère nous sommes allés un peu plus loin:


- inclure dans les discussion sur la simplification des tâches les relations avec les IEN et la possibilité de forfaitiser les 108h.


 


Nous avons vu aussi avec le SGEN et le SE la façon d’avancer sur le dossier des établissements.


 


Voilà ce que font des directeurs fatigués mais qui luttent.


 


Que propose les directeurs en lutte fatigués?


 


parce qu’elle est là la question.


Facile de dire « YAKA »!


Si le GVT voulait vraiment…


 


La grosse erreur vient d'avoir voulu faire marche commune avec le SE-Unsa. Syndicat réformateur, dit-on... Oui, mais à faible allure.


1-Le GDiD marche avec qui veut bien marcher avec lui.Nous avons signé un texte (à minima) avec le SNUipp qui a passé la certification en perte et perte.


2- les syndicats contestataires ont fait mieux?


la référence à 2006 n’est pas valable.


En 2006 ils ont arrêté un mouvement de grève (avec quand même le 1/4 de décharges pour les 4 classes…). Il n’était pas dans la perspective.


D’ailleurs le SE-UNSA l’a compris puisqu’il a considéré la problématique du dossier autrement que par « plus de … ». C’est lui qui a déposé l’alerte sociale pour que l’on ouvre les discussions
fin 2012.


Aujord’hui ce n’est pas le cas. C’est bien dans la « refondation » que l’on cherche à reconnaitre le directeur comme tel.


Et il y a des opposants, les grandes gueules qui l’ouvrent mais n’obtiennent rien mais mettent leurs œufs dans le nid des autres…


 


D'où la politique des petits pas pour amuser la galerie et faire patienter cet emmerdant de dirlo...


Sauf qu’on emmerde personne Servais, personne!


Tu crois que c’est en commentant sous pseudo sur des blogs que l’on combat?


Comme on emmerde personne, si des mesures pour faire de nous de véritables directeurs sont prises c’est que certains démontrent que nous avons un rôle central à jouer. 


 


Que font les autres pour avoir des pas plus grands?


 


 

Directeurenluttefatigué 05/10/2014 09:39


Oups , un oubli ...


 


La composition du conseil école-collège


Le conseil école-collège comprend :



le principal du collège ou son adjoint


l'inspecteur de l'éducation nationale chargé de la circonscription du premier degré ou
son représentant


des personnels désignés par le principal du collège sur proposition du conseil
pédagogique du collège


des membres du conseil des maîtres de chacune des écoles du secteur de recrutement du
collège

Directeurenluttefatigué 05/10/2014 09:11


Je confirme Merlin, le Directeur ne fait pas partie de ce Conseil  hormis s’il a un niveau en cycle de consolidation
bien que ce cycle ne soit pas précisé dans la composition dudit Conseil ( cf.le texte ci-dessous).
Chez nous les collègues du collège ne souhaitant pas se réunir le mercredi a.midi, cela se fera le soir , le mercredi toujours !


 


Nouvelle charge pour les Ecoles, en effet ce Conseil établit un Programme d’actions,


un bilan des réalisations de celles-ci est présenté en CE et transmis au DASEN, mais qui


va


présenter concrétiser tout ceci par un beau et complet rapport ?



Mais quid des Conseils de cycles ( CE2, CM1 et CM2 ) pour traiter des cas d’élèves ayant besoin d’un suivi particulier ? Devons-nous charger la barque des
« réunions » ?


 


Voilà une éviction de la Direction, des Conseils de cycles divisés ( cf.texte de Richard ),


mais il reste aux Directions la gestion d’Affelnet, le travail de secrétariat des divers comptes rendus, la charge de la communication des injonctions de
l’IA…notre rôle de Factotum se confirme , se définit, s’amplifie…




Richard 05/10/2014 06:58


Pour ajouter un élément au commentaire de Merlin : dans le cadre de la liaison Ecole-Collège sont instituées des réunions communes Cycle III (chez nous essentiellement les C. M.) et enseignants
du Collège.


Ce temps de réunion est ponctionné sur le temps des Conseils de Cycle III. Du coup, en l'état actuel, les Conseils de Cycle III vont se réduire à une réunion entre enseignants de C. E. 2, les
enseignants de C. M. effectuant leurs heures de concertation...au Collège.


C'est dire, là aussi, comment la cohésion au sein de la fameuse "équipe pédagogique", en prend un coup ; c'est dire aussi l'absurdité d'un tel dispositif qui fait se réunir...2 collègues (au
mieux) d'un même niveau au sein de l'école ; c'est dire aussi que disparaît un temps de concertation en interne nécessaire à l'élaboration de projets, au bilan des élèves, etc...


Ainsi l'école, tiraillée entre Mairie et Collège tend à perdre son identité au profit d'un vague lieu où chacun perd à son tour son identité, son rôle, et pour le directeur parfois des parties de
sa "fonction".


On est bien loin, en effet, d'une autonomie des écoles que beaucoup ici ou là avaient appelé de leurs voeux et de leurs efforts ; on est bien loin d'un positionnement du directeur comme véritable
"responsable" de son établissement, etc...


Et sur ces différents points d'achoppement, ni le référentiel-métier, ni l'exonération d'un temps d'APC, ni autres rustines n'inverseront la tendance...

merlin 04/10/2014 22:58


Je ne sais pas si cela se passe comme ça chez vous: Conseil école collège, on " suggère " aux dirlos qui enseignent au cycle 3 d'en faire partie car c'est mieux comme ils sont dirlos. Soit il y a
une logique.


Sur le compte rendu de réunion, l'IEN, le principal, les profs du collège ( avec mention si besoin de proh principal) et... les PE, dirlos ou pas.


Alors , présents en qualité de PE officiellement, de dirlo officieusement, même le Snuipp s'y perdrait...


Donc, je reste chez moi, un collègue va s'y rendre, je ne vais pas me battre pour mettre en place un projet quelconque et vogue la galère. Si le principal ou l'IEN veulent plus, il va falloir
qu'ils se déplacent.... mais ce sera peut être le cas d'ailleurs. Merci Gégé and Co nous sommes devenus grâce à vous une annexe du collège. Un tel manque d'anticipation de votre part confine à la
collaboration objective ou à l'incompétence coupable. Dans les deux cas, nous payons la note.

Servais 04/10/2014 18:54


Snark, Merlin et directeurenluttefatigué sont dans le vrai. Ils voient juste. Je ne crois pas que le GDiD, malgré toute l'énergie et la volonté que je reconnais à Pierre Lombard, nous arrachera
un texte nous accordant une reconnaissance indiscutable. Il y a longtemps que ça se saurait si les gouvernements successifs, de droite comme de gauche, avaient un tant soit peu l'envie de nous
reconnaître. 


Au contraire, c'est de pire en pire. Tout se passe entre le maire, l'IEN et le principal de collège. Les rythmes scolaires... les TAP... le conseil école-collège... Les dirlos sont mis sur la
touche. On ne nous demande pas notre avis ou alors c'est pour la forme "..cause toujours, tu m'intéresses.."


Depuis Peillon, notre rôle de dirlo s'est amenuisé dans la prise de décision. Cest indiscutable. Comme si on n'existait plus ou alors uniquement pour faire le compte rendu de telle ou telle
réunion à laquelle on participe mais qui ne sert à rien.


Peillon, Hamon, Belkacem... et faut y ajouter les pécédents de droite... même inefficacité, même absence de volonté, même désintérêt... pour les dirlos.


Ah, bien sûr, le dialogue avec le GDiD n'est pas rompu... Mais les belles paroles des membres de cabinet débouchent sur quoi ? Rien pour l'instant.


Promesse d'un référentiel-métier... Texte opposable, dit Pierre Lombard... Tu parles. Un vademecum...? la belle affaire... Pas la peine de s'empoigner là-dessus. On jugera sur pièce.


La grosse erreur vient d'avoir voulu faire marche commune avec le SE-Unsa. Syndicat réformateur, dit-on... Oui, mais à faible allure. On l'a vu en 2006. Double jeu chez ce syndicat hostile au
statut de dirlo, comme son grand rival... D'où la politique des petits pas pour amuser la galerie et faire patienter cet emmerdant de dirlo...

SNARK 04/10/2014 15:23


Peillon a déroulé un tapis rouge aux portes de l'école pour les maires, le président de l'AMF a fracturé les fenêtres ( nous sommes propriétaires des écoles ) , notre ministre boit le café (
équitable ? ) avec les parents, les principaux passent par les soupirails le conseil Ecole Collège sous le bras et certains croient encore que les CE servent à qq chose ? De quoi va-t-on parler
au premier CE : du PERISCOLAIRE DES TAP DU PEDT ... mais peut-être qu'il faudrait le rebaptiser Conseil du Périscolaire ? De toute façon, l'école est devenue le Péri- péri-scolaire. Vivement le
référentiel métier ( en 2027 ?) qui gravera dans le marbre que nous ne sommes plus que les concierges de l'école.

merlin 04/10/2014 10:56


Aujourd'hui, qui peut ETRE directeur d'école? N'importe quel enseignant et surtout des jeunes sans expérience de classe et qui ignorent même ce qu'est un Conseil d'école.... cela devrait faire
hurler les syndicats depuis longtemps. Il n'en est rien. Pourquoi? Cela reviendrait pour eux à reconnaître qu'être directeur c'est un métier, pas seulement une fonction occupée par des " faisant
fonction" de passage. Intolérable au vu de la souffrance et de l'isolement de ces collègues ( vous devez en connaître autant que moi.)


Ca y est, dans mon département et dans d'autres, le Snuipp s'insurge contre les décisions de certains Maires qui zappent le Conseil d'école : " ils devraient consulter le CE...." Bof, temps perdu
puisqu'au final , ils décident et ce de plus en plus depuis la mise en place des nouveaux rythmes ( classes réquisitionnées etc...) .... Mais moi et d'autres nous l'avions écrit , il y a des mois
déjà, nous sommes dans une logique. Les décisions se prennent entre le Maire et l'IEN, le dirlo est informé après des décisions prises. Normal donc.


Nous avons aussi dénoncé la prochaine main-mise sur les Projets d'école des principaux de collège, là encore en binôme avec l'IEN ....  et exit le dirlo et son équipe. Des réactions
syndicales? Aucune majeure, pour la raison exprimée ci-dessus.


Le référentiel métier peut-il pallier à cela? Seulement si nos missions sont redéfinies dans le bon sens, mais je doute que ce soit le cas hélas.


De toute façon, le noeud du problème passe par une reconnaissance statutaire de notre métier pour éviter ces dérives .Reconnaître le dirlo, c'est reconnaître l'école, certains ne l'ont toujours
pas compris, pensant que 4 demi journées généreusement octroyées pour l'année scolaire résoudront tous les problèmes d'un PE ayant 1 an d'ancienneté et nommé sur un poste de direction. Pitoyable.

Directeurenluttefatigué 04/10/2014 08:12


PL écrit


Richard 04/10/2014 07:42


Commencer par savoir ce que l'on entend par "diriger une école" pour savoir pourquoi on doit nous donner du temps.


"Nous donner du temps" ? C'est depuis des lustres la demande essentielle du "truc majoritaire" (c'est même rappelé ci-dessus par un individu qui se prétend un représentant de ce "machin"). Ce
"temps" ne pourra être accordé aux directeurs d'école que si, au préalable, un texte essentiel et définitif les positionne comme directeurs d'école, et non plus
enseignant-en-charge-de-la-direction-d'école.


Et ce texte, à ce jour, si je suis bien l'actualité, est encore dans les limbes !


Mon scepticisme (qui n'est en rien une "posture") vient de ce que les mesures qui s'annoncent, mais non encore advenues, ne seront accordées que dans le cadre encore de
l'enseignant-en-charge-de-la-direction-d'école.


Un listing de mes tâches ? Pas besoin, elles sont dans les circulaires, les textes.


Les demandes des circonscriptions revues à la baisse (cette fameuse "simplification") ? Il "faudrait" repositionner les IEN par rapport aux directeurs (ou l'inverse) et là, ça grincerait des
dents, d'où l'immobilisme sur ce point-là (je fais pour ma part le pari que les écoles fonctionneraient très bien, pour ne pas dire mieux, en supprimant les multiples intervenants qui gravitent
dans les circo et en instaurant une polarité IEN-Directeur ; mais là....)


Pour dire que sans véritable changement structurel, le piétinement qui avance lentement risque encore de perdurer longtemps...

Pierre Lombard 03/10/2014 17:03


Désolé de n'être pas d'accord avec votre point de vue, Merlin. Reconnaître le caractère particulier du directeur d'école implique de le détacher totalement de la fonction d'enseignement, tout
en le recrutant bien entendu parmi les enseignants.


C'est toute la difficulté, parce que la création d'un corps implique un recrutement ouvert… Le 2e bloc difficile à appréhender étant la grande disparité des tailles des écoles…


Comme je l' ai déjà exprimé indirectement cette stratégie du petit pas nous fait piétiner !Comment accepter une telle différence de traitement en moyens pour les directions entre1er et 2ème
degré !


J'ai déjà fait remarquer de façon factuelle que l'on ne fait pas du surplace. On peut, on doit même, regretter la lenteur de la chose au regard de la véritable souffrance professionnelle des
directeurs,  mais on ne peut pas dire que l'on fait du "surplace". Surtout au regard des difficultés vues au-dessus. Les chefs d'établissement ne sont pas "tous" recrutés dans le corps des
enseignants, ont des abstreintes et ne sont pas si contents que ça du temps qu'ils ont à consacrer à leur travail...


De mon point de vue les petits pas sont ceux que nous avons effectués depuis 87 en ne basant les "revendications" qu'au niveau du "un peu plus de…" ils ont aggravé notre situation en la
maintenant dans le statut quo.


Ce n'est pas le cas dans cette série de mesures:


• nous aurons un référentiel-métier (réservé d'habitude à des corps), une formation accrue, une ancienneté pour notre mouvement (ce n'est pas rien!), une carrière améliorée (point bonus HC, GRAF
d'où le déplacement des CPC vers des directions)… Le "petit pas" cette fois-ci nous le faisons dans la bonne direction.


Quant aux "rapprochements" entre moyens du secondaire et du primaire, qui n'en veut pas?


Tu sais qu'il y a une fédération qui ne voulait pas de l'ISAE pour le primaire...


Comment diriger au mieux une maternelle avec 11 classes et demi-décharge, une élémentaire de 350 élèves et demi-décharge? enseigner devient difficile et diriger aussi!


Commencer par savoir ce que l'on entend par "diriger une école" pour savoir pourquoi on doit nous donner du temps.


Je le redis, si c'est pour remplir plus de tableaux et faire les saisies pour le collège(AFFELNET) ou les services administratifs (élections PE) je n'en veux pas!


Je veux pouvoir ÊTRE responsable de mon école, le chef d'équipe reconnu et interlocuteur des partenaires locaux. Je ne veux ni être référent d'école ni factotum, je veux ÊRTE directeur


C'est parce qu'on nous dira que diriger une école nécessite des compétences et une formation différente de celle des PE que l'on pourra obtenir les moyens de d'ÊTRE directeur d'école.


C'est ce petit pas là que l'on est en train de faire.


malheureusement au ralenti... 


 

merlin 01/10/2014 17:08


Une fois encore, je partage ( comme beaucoup je pense) le constat; mais je ne suis pas d'accord sur un point: " la stratégie des petits pas nous fait pietiner", ce serait plutôt l'inverse.


    Militant pour un statut depuis l'origine du Gdid, il faut bien reconnaître que le discours " un statut ou rien" ne nous a ....rien apporté.


Certains ont quitté le bateau, lassés probablement, d'autres se sont accrochés mais force est de constater que depuis quelques mois , en dépit de l'opposition du Snuipp et la mollesse
bienveillante d'autres syndicats, les décharges d'APC sont actées ainsi qu'une augmentation des seuils de décharge ( même si c'est insuffisant).


Alors, un peu c'est toujours ça et on peut espérer que ces premières avancées en appelleront d'autres.... donc on avance...doucement OK mais bon.


Maintenant , si on m'annonce demain un statut pour tous les dirlos avec les moyens qui vont avec, je prends aussi, mais c'est un peu tôt pour Noël non?

Directeurenluttefatigué 01/10/2014 06:48


"La reconnaissance du directeur se fait ( hélas) à petits pas" ( Merlin)


Comme je l' ai déjà exprimé indirectement cette stratégie du petit pas nous fait piétiner !Comment accepter une telle différence de traitement en moyens pour les directions entre1er et 2ème degré
!


Comment diriger au mieux une maternelle avec 11 classes et demi-décharge, une élémentairede 350 élèves et demi-décharge, enseigner devient difficile et diriger aussi.


Je ne rappellerai pas les comparaisons multiples entre nombre d'élèves d'établissements du 2ème degré , moyens à disposition du principal et directeur d'école avec même nombre d'élèves.


Il n'y a pas que l' ISAE a réclamer !


La politique du petit pas avec un but , objectif qui s'éloigne ( missions nouvelles, injonctions qui pleuvent ....) est vouée à l'échec.

merlin 30/09/2014 23:27


Sur le principe, je suis d'accord: dans la pratique, ce serait une première reconnaissance de notre spécificité dans l'établissement, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle cette mesure ne sera
jamais défendue par Gégé and Co.


La reconnaissance du directeur se fait ( hélas) à petits pas ( la dispense d'APC en est une modeste) et tout petit pas est bon à prendre car il nous rapproche du but.

Richard 30/09/2014 20:55


"demandons une décharge complète de classe en gardant un temps d'enseignement en fonction de la taille de l'école à disposition des collègues."


Désolé de n'être pas d'accord avec votre point de vue, Merlin. Reconnaître le caractère particulier du directeur d'école implique de le détacher totalement de la fonction d'enseignement,
tout en le recrutant bien entendu parmi les enseignants.


Cette idée de conserver une part d'enseignement pour le directeur serait encore lui faire conserver un pied dans le "milieu des adjoints", c'est-à-dire maintenir en l'état une ambiguité
préjudiciable à sa fonction.


Le directeur se doit de l'être uniquement et totalement, dans le cadre, j'en conviens avec vous, de la taille de l'école : il est actuellement totalement absurde et tragique de ne conserver
qu'une demi-décharge pour une école de 12 classes (c'est mon cas !)


Si dans un tel cas de figure le directeur trouve encore du temps pour enseigner dans de petits groupes, qu'il m'en donne une recette charge à lui d'assumer un rôle de directeur "demi-portion"...