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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

  Inscrivez-vous sans tarder à la "newsletter" des "directeurs en lutte"pour recevoir les dernières infos. 

Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

23 janvier 2007 2 23 /01 /janvier /2007 09:05

Le ministre a inscrit à l'ordre du jour du C.S.E. (Conseil Supérieur de l'Education) du 25 janvier l'examen du projet de décret autorisant des communes à créer des EPEP (Etablissements Publics d'Enseignement Primaire). 

Ces établissements publics du premier degré bénéficient de la personnalité morale et permettent "une gestion mutualisée des moyens destinés aux écoles".

Le conseil d'administration de l'EPEP sera composé pour moitié de représentants des communes. Les 50 % restant seront partagés entre enseignants et parents. Le directeur sera chargé d'exécuter les décisions du C.A.

 

Pour le ministère, "il s'agit d'une expérimentation qui vise à l'amélioration de l'offre éducative sur un territoire donné et à la gestion mutualisée des moyens. Elle devrait permettre de renforcer l'articulation entre les actions en temps scolaire et périscolaire et de coordonner les différentes politiques éducatives, notamment les dispositifs de réussite éducative".

 

Dans un communiqué commun, syndicats (SNUipp, SE-Unsa, Unsen-CGT, Sgen-CFDT) et parents (FCPE, PEEP et Unaf) manifestent leur opposition à ce texte. "Nos organisations sont favorables à une large reflexion sur l'organisation des écoles et de la fonction de directeur d'école. Pour autant, toute modification profonde du fonctionnement de l'école ne peut s'accomplir qu'après un large débat avec les enseignants, les parents, les élus et plus généralement l'ensemble des citoyens. En effet, c'est le lien entre l'école et la commune ou son quartier qui est remis en cause par ce projet de décret. L'absence de concertation sur ce point et la précipitation avec lesquelles le ministère procède pour un texte de cette importance nous amènent à demander solennellement de retirer ce point de l'ordre du jour du C.S.E.".

 

Le Conseil Supérieur de l'Education (C.S.E.)

 

Le Conseil Supérieur de l'Education est une instance consultative présidée par le ministre de l'Education nationale (ou son représentant).

Il est composé de 97 membres représentant les personnels du ministère, les parents d'élèves, les étudiants, les élèves des lycées, les collectivités territoriales, les associations complémentaires de l'enseignement public ainsi que les grands intérêts éducatifs, sociaux, économiques et culturels.

Le C.S.E. donne des avis sur les objectifs et le fonctionnement du service public de l'éducation. Il a un rôle consultatif pour toutes les questions d'intérêt national concernant l'enseignement et l'éducation et, en particulier, pour les réglements relatifs aux programmes, aux examens, à la délivrance des diplômes, à la scolarité.

Le C.S.E. est obligatoirement consulté sur tous les textes et les réformes qui régissent l'éducation. Il donne aussi des avis sur tous les textes concernant l'enseignement privé.

Son avis est simplement consultatif.

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21 janvier 2007 7 21 /01 /janvier /2007 14:22

A l'issue des 2 premières réunions de chacun des 2 groupes de travail, et à la lecture des premiers comptes rendus, la question de leur réel intérêt se pose véritablement.

 

L'impression dominante est que le ministère, sous couvert de débats participatifs ( la formule est à la mode), avance à pas comptés mais rapides vers la réalisation de ses objectifs : mise en place des EPEP et du statut d'emploi fonctionnel.

Les premières réunions n'ont pas donné lieu à ce que l'on pourrait qualifier de véritables échanges. En réalité, les différents participants ont profité de cette tribune, les uns pour exprimer leurs convictions, les autres pour justifier leur refus d'y participer.

 

En fin de compte, les représentants du ministère ont écouté sans entendre et ont imposé leur ligne directrice.

 

Premier groupe de travail consacré à l'étude du projet de décret relatif à l'expérimentation des Etablissements Publics d'Enseignement Primaire (EPEP)

Le 29/11/2006, Monsieur DEBBASCH, Directeur Général de l'enseignement scolaire affirme que le ministère n'a pas de projet préconçu et qu'il n'envisage pas d'imposer un modèle unique à l'ensemble des écoles. Il n'envisage que l'expérimentation d'EPEP dans 7 intercommunalités (85 communes), à la demande des élus locaux et dans le cadre de la loi Fillon.

Ce projet est-il discutable ? Non, bien sûr, puisque le groupe de travail aura comme objectif d'aider à clarifier les missions et les responsabilités de ces entités administratives...

M. Debbasch propose au groupe de poursuivre la réflexion sur l'organisation de l'école, l'efficacité du projet proposé par le ministère... 

  

Le 21/12/2006, M. Debbasch présente le projet de décret mettant en oeuvre les EPEP. Naturellement, s'il invite les membres du groupe à l'examiner article par article, il précise que le ministère sera le seul rédacteur du décret et que le groupe de travail n'est pas réuni pour réécrire le projet...

Autrement dit : ", Chers représentants du SE-Unsa, SNE et GDID, votre avis m'intéresse mais on n'en tiendra pas compte"...

 

 

Second groupe de travail consacré à la direction d'école

Le 30/11/2006, Monsieur DUWOYE, directeur général des Ressources Humaines du ministère cadre le débat en indiquant d'entrée qu'il n'y a pas d'espace pour créer un nouveau corps. Tout est clair !

Il propose de clarifier les fonctions du directeur et de réfléchir à la création d'un "statut d'emploi" en corrélation avec la mise en place des EPEP, des réseaux (RPI, RRE) et des écoles "Ambition Réussite".

Il conclut cette séance en précisant que cette direction des débats est retenue pour les prochaines réunions du groupe de travail.

 

 

Le 18/01/2007, M. Dewoye annonce la couleur : Le projet des EPEP sera soumis au Conseil Supérieur de l'Education fin janvier. Le "statut d'emploi" des directeurs des EPEP sera étendu aux directeurs complètement déchargés (écoles maternelles de 13 classes et élémentaires de 14 classes).

Il ne lui restait plus qu'à préciser quelques aspects de ce statut (détachement du corps initial, grille indiciaire spécifique, recrutement des futurs directeurs d'EPEP, durée du détachement d'environ 4 à 5 ans avec renouvellement possible...).

 

La question des directeurs non concernés par ce statut fera l'objet d'une prochaine réunion pour laquelle il "soumet à débat" les pistes de travail : mouvement des directeurs (spécifique ou non), déroulement de carrière...

 

Remarques, protestations, contestations... Rien n'y a fait. Lors de ces réunions, les représentants du ministère ont avancé leurs idées laissant le soin aux participants de les répercuter à leurs mandants...

Faut-il participer à cette parodie de groupes de travail...? Doit-on se prêter à cette caricature de concertation...? A-t-on intérêt à cautionner ce pastiche de débat...?

Il est légitime de se poser ces questions. Certains syndicats ont choisi d'y répondre par la politique de la chaise vide. Nous pensons, quant à nous, qu'il est préférable d'y assister (à défaut d'y être considéré comme véritable partenaire) pour faire entendre la voix de la profession qui ne voit dans ces projets aucune solution à ses problèmes.

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17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 14:13

A en croire une déclaration récente du SNUipp, le fait de disposer d'un statut n'est pas la garantie d'obtenir de réelles avancées. Et de citer "l'exemple des chefs d'établissement du secondaire qui ont réussi une forte mobilisation dans les rues de Paris le 28 novembre dernier et qui, pourtant, n'ont pas été entendus...".

Pan sur le bec du SNUipp... car le SNPDEN vient d'obtenir satisfaction sur des revendications importantes de direction...

 

Il s'agit d'abord d'une "charte des pratiques de pilotage" qui répond à l'exaspération des chefs d'établissement. La charte prévoit par exemple de "constituer progressivement de véritables pôles opérationnels dans le EPLE et d'améliorer la communication et la concertation [avec les autorités académiques].

 

Les personnels de direction obtiennent également une limitation de leur temps de travail : "reconnaissance du temps de travail des personnels de direction comme cadres autonomes sur la base de 207 jours de travail par an, et reconnaissance d'un droit à congés de 47 jours ouvrés, soit 10 semaines. Par ailleurs, ce temps de travail ne devra plus dépasser ni 10 demi-journées par semaine, ni 11 h par jour, ni 48 h par semaine (44 h par semaine si le temps de travail continu dépasse 12 semaines d'affilée). Ce temps de travail n'est pas nécessairement un temps de travail dans l'établissement". S'y ajoutent des indemnités.

 

"Les principaux et adjoints de collèges "Ambition réussite" se verront attribuer une indemnité de sujétion spéciale, c'est-à-dire une prime annuelle de 1 000 euros modulable et au mérite" pour récompenser leur surplus de travail" a annoncé le ministre.

"Cette indemnité de 1 000 euros, c'est nous qui l'avions demandée. Cette prime ne repose pas sur le mérite puisque animer des réseaux Amition réussite demande inévitablement des investissements particuliers" a déclaré Philippe Guittet, Secrétaire général du SNPDEN.

 

Ces avantages devraient faciliter le recrutement de chefs d'établissements. Le SNPDEN a le triomphe modeste...

 

Si le fait d'être reconnu par un statut ne garantit pas l'obtention de moyens supplémentaires, il peut y contribuer grandement...  

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16 janvier 2007 2 16 /01 /janvier /2007 08:44

Eh bien, voilà, c'est fait ! Le problème de la direction d'école est réglé... La solution n'était pourtant pas bien loin. Elle était, là, à portée de main et nous ne le savions pas... Et, elle a un nom : Philippe Meirieu. Oui, le grand, le super pédagogue, Philippe Meirieu himself.

 

Mais comment diantre, n'y a-t-on pas pensé plus tôt ? Depuis le temps que chacun réfléchit... Tant de réunions d'experts mis à contribution, tant d'énergie gaspillée, tant de rapports volumineux, des années de grève administrative, une consultation Ifop par le GDID, des menaces de sanctions, des retenues sur salaire pour absence de service fait... Bref tout cela aurait pu, aurait dû être évité.

Que n'a-t-on pensé à cet homme providentiel ? Grand conseiller de Claude Allègre, de Jack Lang, universitaire, auteur de nombreux ouvrages de pédagogie, directeur d'IUFM...  Lui, modeste, ne s'est jamais manifesté.  

 

Heureusement, dans une interview à la revue "Fenêtres sur Cours" (n° 294), il nous livre enfin son analyse sur le problème de la direction d'école. Sauvés ! Nous sommes sauvés !

 

 

La clé du problème ? un fonctionnement coopératif ! "Face à un défi collectif, c'est par du collectif qu'il faut répondre". Tout simplement. Suffisait d'y penser...

Et notre sauveur de développer sa recette...

"Aujoud'hui, la direction, ce n'est ni fait, ni à faire, une espèce d'entre-deux insatisfaisant. Le directeur est une sorte de mandataire administratif sans la totalité des prérogatives qui restent à l'IEN, et sans avoir véritablement les moyens d'animer une équipe. Les modèles se construisent dans chaque école en fonction des personnalités de chacun, de la marge de manoeuvre laissée par l'IEN, et de l'entente et de la solidarité qui peuvent se créer entre les collègues. C'est un fonctionnement aléatoire et souvent rocambolesque.

Je penche pour un modèle plus coopératif : si on confie un ensemble d'élèves à un collectif d'adultes, il faut comptabiliser dans ce collectif d'adultes les tâches qui relèvent de la direction.

On pourrait parfaitement laisser les collègues s'organiser et voir comment ils assument ces tâches, quitte à ce que, dans certains cas, ils se les partagent, et dans d'autres cas, ils confient provisoirement à l'un d'eux la responsabilité de les exercer, qu'il y ait un interlocuteur identifié par les familles, mais sans forcément passer par des modalités faussement pyramidales".

 

 

 

 

 

"C'est l'idée forte de l'intelligence collective : on est plus intelligent à plusieurs que seul". Trop modeste, notre cher pédagogue... Eh oui, à lui seul,  il s'est montré plus intelligent que toute une cohorte d'experts, de conseillers et même de ministres...

 

Certes, comment l'empêcher, il se trouvera toujours de beaux esprits chagrins pour exprimer quelques doutes sur la faisabilité du modèle coopératif.

Aussi, dans le cas fort improbable où des problèmes viendraient à se poser dans la répartition des tâches (improbable car tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil), que Philippe Meirieu ne s'en offusque pas, les "directeurs en lutte" ont une proposition à faire pour procéder, éventuellement, à des tirages au sort :

 

Nous suggérons que les actuels directeurs d'école puisent dans la cagnotte qu'ils se sont constituée avec la revalorisation de l'ISS et qu'ils utilisent les 51 centimes à l'achat d'un jeu de dés.

En l'absence de cagnotte, une autre solution existe, moins coûteuse : se procurer quelques tiges de blé pour effecteur un tirage au sort à la courte paille... 

 

Heureux Gilles de Robien qui va pouvoir mettre un terme aux groupes de travail sur la direction d'école. Il lui suffit de nommer Philippe Meirieu à la tête de tous les IUFM de France afin qu'il généralise la formation qu'il n'a sans doute pas manqué de mettre en place à l'IUFM de Lyon lorqu'il le dirigeait... 

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28 décembre 2006 4 28 /12 /décembre /2006 22:47

 

Comme vous avez pu le constater, l'équipe des "directeurs en lutte" prend quelques vacances afin de revenir plus en forme que jamais début janvier. L'année 2006 a été riche d'enseignements les plus divers. Dans quelques jours, nous en dresserons le bilan.

Dès 2007, nous engagerons une nouvelle phase de la campagne de reconnaissance des directeurs et directrices d'école. Nous poursuivrons en toute indépendance notre combat pour une véritable information. Nous nous donnerons tous les moyens pour convaincre, dénoncer les faux-semblants, et faire émerger le débat, le vrai, loin des rideaux de fumée des idéologies d'un autre âge de syndicats acquis à la cause du statu quo.

 

A tous ceux, de plus en plus nombreux, qui nous rejoignent et se retrouvent dans notre lutte quotidienne, nous adressons nos voeux de BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2007.

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5 décembre 2006 2 05 /12 /décembre /2006 21:27

Monsieur,

Vendredi 1er décembre, à Angers, vous avez placé le démarrage de votre campagne sous le signe de l'éducation. Dans votre premier discours, vous avez déclaré : "La rupture que je vous propose, c'est la rupture avec les archaïsmes et avec les conservatismes". Vous avez ajouté : "Je vous propose de libérer la parole de ceux qui souffrent, à commencer par celle des enseignants et des chefs d'établissements".

 

Vous ne pouvez pas ignorer le mal être des directeurs d'école. En grève administrative depuis 7 ans, nous souffrons du manque de reconnaissance de nos gouvernants et de nos syndicats. Faute d'être statutairement reconnus, nous restons des enseignants chargés de direction, dépourvus de véritables moyens pour assurer notre charge sans cesse plus lourde. Nos responsabilités ne cessent de s'accroître. La société se montre de plus en plus exigeante. Le travail administratif devient chaque année plus lourd.  

Vous n'ignorez pas que, bon, mal an, entre 4 000 et 5 000 écoles ne sont pas pourvues d'un directeur. Certes, l'Administration réussit à "persuader" des enseignants à occuper la fonction délaissée. Quitte à y placer, de plus en plus souvent, de jeunes professeurs des écoles sortant de l'IUFM. Ces derniers doivent alors diriger une école tout en apprenant leur métier d'enseignant. Dans tous les cas, ces "directeurs malgré eux", bien que consciencieux, travailleurs et talentueux, ne donneront pas le meilleur d'eux-mêmes. Il leur manquera formation, expérience et motivation.

 

En mai 2006, Monsieur Gilles de Robien a signé un protocole d'accord avec un seul syndicat. De fait, il considère que la grève administrative entamée en 1999 doit cesser. Il envisage des retenues sur salaire pour "absence de service fait". Or, ce protocole nous semble totalement insuffisant et même méprisant (51 centimes d'augmentation par jour de notre indemnité de direction).

Depuis 30 ans, tous les ministres ont loué le travail des directeurs. Aucun n'a pris à sa véritable mesure l'ampleur du problème. Tous se sont alignés sur les positions de nos principaux syndicats qui refusent un statut à la profession.

A la demande du Groupement de Défense et des Intérêts des Directeurs d'école (GDID), l'Ifop a consulté l'ensemble des directeurs d'école en octobre dernier. Dans sa synthèse, l'Ifop souligne "le taux de retour exceptionnellement élevé de cette consultation : plus de 10000 réponses"

(http://www.ifop.com/europe/sondages/opinionf/consultationdirecteursecoles.asp).

Les principaux enseignements de cette consultation contredisent, sur des points essentiels, les positions et déclarations du ministre et des syndicats enseignants :

 - 93 % des répondants favorables à un statut de directeur

 - 76 % favorables à un statut d'établissement

 - 95 % souhaitent une définition plus claire des tâches du directeur

 - 80 % estiment que les Emplois Vie Scolaire ne pourront pas vraiment soulager leur charge de travail

 

Conscient que le problème n'est pas réglé, Monsieur Gilles de Robien a invité les partenaires sociaux à de nouvelles tables rondes. Parmi les thèmes proposés par le ministre : le statut du directeur. Hélas, nos représentants le refusent contre l'avis quasi unanime de la profession (93 %). Or, nous pensons que notre reconnaissance passe d'abord par la création d'un statut spécifique.

 

Les 29 et 30 novembre dernier, les groupes de travail se sont réunis. Pour toute réponse à notre malaise, le ministère propose de redéfinir et préciser les missions des directeurs (décret de 1989) et de travailler sur la notion de "statut d'emploi de directeur d'école". Il prend soin d'ajouter que "nous ne sommes pas dans une logique de dépenses nouvelles..."

Nous pensons que cette mesure n'apportera rien aux directeurs dans la gestion quotidienne de leur école si elle ne s'accompagne pas de moyens supplémentaires notamment en aide administrative et décharges. Une revalorisation financière est également indispensable pour offrir un meilleur attrait vers cette profession. Nous savons également que, faute de création d'un corps de directeurs, nous resterons minoritaires dans le corps des enseignants sans possibilité de représentation syndicale spécifique. Or, par idéologie, les principaux syndicats enseignants du premier degré sont farouchement opposés à un statut de directeur.

 

Nous vous saurions gré de bien vouloir nous donner votre avis sur cette question épineuse et nous informer de ce que vous envisageriez de faire pour répondre aux attentes des directrices et directeurs d'école de ce pays.

Vous remerciant de votre réponse,

Nous vous prions de croire, Monsieur, en l'assurance de notre profond respect.

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3 décembre 2006 7 03 /12 /décembre /2006 13:52

L'un de nos collègues de Bordeaux nous fait part de sa réflexion concernant le "statut d'emploi". Il ajoute que ce n'est qu'une fiction et précise qu'il souhaite que la réalité ne dépasse pas, un jour, la fiction.

Nous reproduisons son mail dans son intégralité.

 

"Bonjour collègues directeurs en lutte.

Le statut d'emploi que vous décrivez (textes à l'appui), et que veut élaborer le ministère, ne me fait pas peur. Je ne le crains pas parce qu'il ne changera rien à la réalité de mon métier tel que je le pratique quotidiennement. Je suis directeur d'une école à 6 classes. Demain, comme aujourd'hui, je devrai trouver le temps de tout gérer : ma classe, mon travail administratif, mes relations avec les collègues, les parents, mon IEN, les élus de ma ville, le personnel de service, les services techniques, la cantine, l'étude, le médecin scolaire, les représentants des éditeurs, les sorties scolaires, les spectacles, les réunions diverses (conseils de maîtres, de cycles, d'école), les évaluations, les PPRE, les PPS, les passages de classes, les orientations en 6ème... Tout cela avec un quart de décharge ! Si je suis optimiste, j'aurai de quoi m'acheter un timbre pour le courrier jusqu'à 50 g comme vous le dîtes sur votre blog.

Ce statut ne m'apportera rien de plus ! La belle affaire que je sois nommé sur un "emploi fonctionnel" ! Je considère que je le suis déjà.

 

A mesure que je réfléchis au "coup du statut d'emploi", je me dis que le ministre, involontairement je le lui accorde, va rendre un grand service à l'un de nos syndicats qui verra sa principale revendication satisfaite sans avoir à batailler. Je m'explique...

Si, comme je le pense, le "statut d'emploi" n'apporte rien de nouveau aux directeurs dans la gestion quotidienne de leur école, s'il n'apporte aucune solution à leurs problèmes, si son intérêt n'est pas perçu comme un remède au malaise de la profession, alors cette "réforme" apparaîtra comme un leurre.

Que penseront les 93 % de collègues qui ont répondu à l'Ifop ? Qu'on les a, une fois de plus, bernés. Et comme ils savent que le ministère ne va pas indéfiniment se pencher sur les conditions de travail des directeurs et rouvrir des discussions tous les six mois, ils sauront qu'on en a pris pour 10 ans avant de remettre le dossier sur la table ! La grève administative pendant des années, le protocole, le blocage, les groupes de travail... "Tout ça pour ça !" diront-ils et ils ajouteront "tout ça pour ça, mais sans moi !".

Il est probable que nous assisterons à un abandon sans précédent des postes de direction. Qui acceptera encore de devenir directeur, dans ces conditions-là ? A chaque rentrée, ce sont des milliers de postes que l'administration devra combler. Impossible !

Deux solutions pour le gouvernement, quel qu'il soit :

Ou donner de véritables moyens aux directeurs (statut de corps, revalorisation conséquente, aide administrative, décharges...), mais le budget de la nation ne le permettra pas.

Ou supprimer la fonction de directeur et la remplacer par un conseil des maîtres décisionnaire et/ou une direction collégiale tournante...

Cette seconde solution aurait la préférence du ministre du budget et celle d'un ... certain syndicat.

 

Chers collègues directeurs en lutte, je vous livre ma réflexion. Je me demande si je dois y croire moi-même tant elle me semble être du domaine de la fiction. Je souhaite bien évidemment, vous l'aurez compris, que la réalité ne rattrape jamais la fiction..."

 

Nous avons tenu à mettre en ligne, dans sa totalité, la contribution de notre collègue Luc. En effet, au-delà du ton plaisant, ce récit incite à la réflexion. Et si la fiction était en train de rattraper la réalité ?

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2 décembre 2006 6 02 /12 /décembre /2006 23:00

Suite à la réunion du second groupe de travail sur le métier de la direction d'école, le ministère s'oriente nettement vers la création d'un statut d'emploi pour les directeurs. Ainsi que nous l'avons écrit dans notre précédent article, il ne s'agit nullement d'intégrer les directeurs dans un "corps de direction".

 

Le statut d'emploi est très répandu dans la fonction publique. Il permet, d'une part, de reconnaître une fonction tout en la maintenant rattachée à son corps d'origine et d'autre part, de lui affecter une grille indiciaire spécifique.

 

Il est intéressant de se poser les questions des intérêts des uns et des autres à la création de ce statut d'emploi de directeur d'école.

1) Quel intérêt pour le gouvernement ?

Le ministre a pris conscience que la signature du protocole n'a résolu en rien le problème et le malaise de la profession. Il lui faut donc aller plus loin. Pas sur le plan financier, il n'en a pas les moyens. Créer un véritable statut, nous pensons qu'il le souhaiterait. Mais il se heurte à deux écueils majeurs : l'impossible revalorisation financière et l'opposition ferme et définitive des partenaires sociaux. Il lui reste donc le statut d'emploi. Cette solution lui offre l'avantage de ne pas coûter cher et de surcroît de montrer sa volonté de mieux reconnaître la fonction de directeur.

 

2) Quel intérêt pour les syndicats ?

Après les quelques protestations d'usage, les syndicats se rangeront à la proposition du ministère. Ils seront, probablement, soulagés de s'en tirer à si bon compte : ils auront échappé à la création d'un véritable statut de directeur ! Ils pourront même négocier quelques "avancées sonnantes et trébuchantes à engranger" et ainsi apparaître comme les vrais défenseurs des directeurs. Bref, tout bénéfice pour les ardents opposants à un statut de directeur.

  

3) Quelle incidence pour les directrices et les directeurs d'école ?

Les changements seront peu ou pas perceptibles. Les directeurs continueront d'être affectés au corps des professeurs des écoles. Certes, ils ne seront plus "chargés de direction". Ils seront officiellement nommés sur un emploi de directeur. De fait, ils le sont actuellement. Le statut d'emploi permettra d'institutionnaliser la fonction. Faut-il craindre la limite de durée d'occupation de l'emploi ? En théorie, oui. En pratique, non. En effet, le décret portant statut d'emploi définit [...] le cas échéant la limite de durée d'occupation de l'emploi. Imagine-t-on sérieusement un gouvernement se priver de directeurs alors qu'il en manque déjà plusieurs milliers chaque année ? Il appartiendra aux négociateurs d'y veiller.

Une grille indiciaire spécifique sera définie lors de la création de ce statut d'emploi. Un "geste" sera fait, n'en doutons pas, ne serait-ce que pour mieux faire accepter ce statut. Attention ! ne nous faisons pas trop d'illusions quant aux largesses budgétaires à attendre... Le protocole nous a généreusement octroyé 51 centimes par jour. Presque un timbre pour une lettre ne dépassant pas 20 grammes. Une petite rallonge de quelques dizaines de centimes nous permettra, peut-être, de poster un courrier jusqu'à 50 grammes...

 

Pas de quoi se réjouir ! Les directeurs ne tireront aucun profit de ce statut d'emploi qui ne correspond ni à leurs attentes, ni à leurs demandes. Leurs conditions de travail ne s'en trouveront nullement améliorées pour autant. Les mêmes difficultés quotidiennes seront toujours présentes

Enfin, pour "défendre" leurs intérêts, ils continueront d'avoir les mêmes représentants issus des élections professionnelles communes à l'ensemble des enseignants.

 

Autant dire que ce "statut d'emploi" sera plus proche du "statu quo" que du véritable "statut" réclamé par 93 % des directeurs... 

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29 novembre 2006 3 29 /11 /novembre /2006 12:07

En réunissant deux groupes de travail les 29 et 30 novembre (cf notre article du 22/11), le ministère a semé un vent de panique chez nos syndicalistes. Le vent est devenu tempête à l'annonce de la modification de la composition des groupes de travail. En effet, en plus des SE-Unsa, SNUipp, Sgen-CFDT, SDEN-CGT, SUD, SNE-CSEN, figurent des "experts de terrain" : 1 IA, 2 IEN et 2 directeurs.

 

Riposte immédiate de nos bons vieux syndicats. Bien que divisés sur nombre de sujets, dans un réflexe anti-petits-chefs-à-l'école, le SE-Unsa, le SNUipp et le SGEN-CFDT créent, de fait, une alliance contre nature, une inter-syndicale anti-statut... Même les stratégies divergent !

  

Le SGEN-CFDT

Délaissé par les adhérents, abandonné par ses militants, en panne d'idées, le SGEN se meurt. Maintenu en survie artificielle par une perfusion de la CFDT et soutenu par le SNUipp devenu son tuteur, le SGEN n'a plus de ligne de conduite. Il se contente de produire un communiqué commun avec le SNUipp.

"A ce jour, le ministère ignore la mobilisitaion des enseignants des écoles et ne répond pas à la demande de lever les menaces de sanctions vis-à-vis des directeurs.

En conséquence, le Sgen-CFDT et le SNUipp ont décidé de ne pas participer aux réunions des 29 et 30 novembre sur la question de la direction d'école.

Le Sgen-CFDT et le SNUipp ont décidé de s'adresser aux groupes parlementaires, aux associations de maires et de parents d'élèves pour les informer de la situation. Ils renouvellent leur exigence d'ouverture de négociations pour améliorer le fonctionnement et la direction d'école".

Politique de la chaise vide

  

Le SNUipp

"Tant que nous n'avons pas d'assurance sur la levée des menaces de sanctions, le SNUipp a décidé de ne pas participer à ces réunions".

Personne n'est dupe : le SNUipp, conscient d'être en porte-à-faux sur la question du statut, craint ces réunions. Courage, fuyons ! Une fois de plus, il ressort la vieille tactique du prétexte pour ne pas participer et multiplie les déclarations les plus fantaisistes :

"Le ministère veut "casser" les directrices et les directeurs pour mieux faire céder toute la profession et transformer les enseignants des écoles en exécutants des consignes ministérielles".

"Il s'agit pour le ministère de casser la résistance d'un rempart à la mise en place d'établissements publics d'enseignement du premier degré et à une gestion managériale des écoles. [...]

Le deuxième objectif est de réduire les coûts en réduisant le nombre d'enseignants pour les transformer une partie de leur temps en responsables de réseaux dans lesquels graviteraient des AVS, des EVS, des assistants pédagogiques, qui prendraient en charge une partie des enseignements qui leur serait confiée "grâce" au socle commun et au caractère optionnel de certains apprentissages. Pour imposer cette "réorganisation des ressources humaines" le ministère veut utiliser les directions d'école pour soumettre les collègues dans les classes aux injonctions de la hiérarchie. En "cassant" les directions d'école, le ministère prépare la soumission des enseignants dans leurs pratiques du métier" (lettre du SNUipp 93 aux directeurs d'école).

Le SNUipp est en plein délire ! On l'a connu mieux inspiré...

  

Le SE-Unsa

"Le SE-Unsa a décidé d'assister à ces deux groupes de travail

- pour ne pas laisser le terrain libre aux ministère et aux organisations non représentatives,

- pour continuer à porter le dossier et à défendre les personnels que nous représentons,

- pour prendre la mesure des intentions du ministère et des positions des autres participants sur la question du statut en particulier"

Le SE-Unsa poursuit :

"C'est l'occasion pour le ministre de donner la parole au SNE syndicat proche du gouvernement, qui n'a obtenu que 3 % aux élections professionnelles et qui est porteur de la demande d'un statut pour les directeurs".

"Des évolutions quant à un statut de la direction, qui ne pourrait s'appuyer que sur un corps de chefs d'établissement aux compétences hiérarchiques, sont à l'opposé de nos convictions".

  

Le SE-Unsa oublie qu'il ne représente pas les directeurs. Faut-il lui rappeler la fameuse claque qu'il a reçue avec la consultation Ifop commandée par le GDID ? Il en porte encore les traces sur la joue...

 

Oui, décidément, c'est la panique à bord chez nos syndicats "dits" majoritaires... Sauve qui peut ! C'est la débandade. Les masques sont tombés. Le combat engagé contre le ministère se transforme en une lutte intestine contre les directeurs d'école. Il faut, coûte que coûte, les empêcher d'obtenir un statut. Toutes les stratégies sont bonnes, tous les arguments utilisés même ceux qui alimentent la peur chez les adjoints.

Ils sont tombés bien bas, nos syndicats !

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21 novembre 2006 2 21 /11 /novembre /2006 10:45

Madame,

Le 21 novembre 2006, vous avez déclaré sur TF1 : "Nous allons lancer une campagne participative pour que tous ceux qui veulent participer et venir dans le projet socialiste, y apporter des précisions, des idées neuves - n'ayons pas peur des idées neuves - puissent le faire". L'éducation figure en tête des thèmes de réflexion : "L'éducation doit être au coeur de tout et au devant de tout". Vous souhaitez vous appuyer "sur tous ceux qui veulent que ça change en profondeur".

De par votre fonction et celles que vous avez exercées au sein de l'Education nationale, vous connaissez le malaise des directeurs d'école.

En mai 2006, Monsieur Gilles de Robien a signé un protocole d'accord avec un seul syndicat. De fait, il considère que la grève administrative entamée en 1999 doit cesser. Il envisage des retenues sur salaire pour "absence de service fait". Or, ce protocole nous semble totalement insuffisant et même méprisant (51 centimes d'augmentation par jour de notre indemnité de direction).

Depuis 30 ans, tous les ministres ont loué le travail des directeurs. Aucun n'a pris à sa véritable mesure l'ampleur du problème. Tous se sont alignés sur les positions de nos principaux syndicats qui refusent un statut à la profession.

A la demande du Groupement de Défense et des Intérêts des Directeurs d'école (GDID), l'Ifop a consulté l'ensemble des directeurs d'école en octobre dernier. Dans sa synthèse, l'Ifop souligne "le taux de retour exceptionnellement élevé de cette consultation : plus de 10000 réponses"

(http://www.ifop.com/europe/sondages/opinionf/consultationdirecteursecoles.asp).

Les principaux enseignements de cette consultation contredisent, sur des points essentiels, les positions et déclarations du ministre et des syndicats enseignants :

 - 93 % des répondants favorables à un statut de directeur

 - 76 % favorables à un statut d'établissement

 - 95 % souhaitent une définition plus claire des tâches du directeur

 - 80 % estiment que les Emplois Vie Scolaire ne pourront pas vraiment soulager leur charge de travail

 

Conscient que le problème n'est pas réglé, Monsieur Gilles de Robien a invité les partenaires sociaux à de nouvelles tables rondes. Parmi les thèmes proposés par le ministre : le statut du directeur. Hélas, nos représentants le refusent contre l'avis quasi unanime de la profession (93 %). Or, nous pensons que notre reconnaissance passe d'abord par la création d'un statut spécifique.

 

Nous vous saurions gré de bien vouloir nous donner votre avis sur cette question épineuse et nous informer de ce que vous envisageriez de faire pour répondre aux attentes des directrices et directeurs d'école de ce pays.

Vous remerciant de votre réponse,

Nous vous prions de croire, Madame, en l'assurance de notre profond respect.

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