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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 17:33
Evolution du métier de directeur d’école : calme plat, rien à l’horizon…

Dans les discussions entre directeurs au hasard de réunions ou animations pédagogiques, plus personne ne parle de l’évolution du métier, du référentiel métier ou autres joyeusetés de ce genre… Chacun a admis que le changement espéré n’était qu’un leurre, un rêve ou une promesse à ranger au rayon des oubliettes.

Le travail des directeurs n’a nullement été facilité. Les demandes qui leur sont adressées sont de plus en plus nombreuses, le temps nécessaire à y répondre ne fait que croître et les tâches qui incombent aux directeurs de plus en plus prégnantes et chronophages. De surcroît, l’autoritarisme de la hiérarchie intermédiaire ne cesse de se renforcer. Jamais l’usure des directeurs n’a été aussi importante et leur découragement aussi fort.

 

Pierre Frackowiak dépeint ainsi la réalité du « changement » qui affecte le travail du directeur :

 

« Être directeur d’école a longtemps consisté à être un collègue parmi ses camarades, chargé de la vie administrative et pédagogique de l’école. Le directeur était responsable du lien entre l’école et ses partenaires, les parents, la hiérarchie de l’Education Nationale, la municipalité. Il disposait d’une liberté d’initiative certaine si l’école « tournait » et l’information circulait. Désormais, plus rien n’est comme avant. Le projet Référentiel métier des directeurs d’école primaire détaille les tâches multiples du directeur. Lisse, presque neutre, ce répertoire énumère la liste accablante des responsabilités du directeur comme si elle avait pour mission de décourager les meilleures volontés à s’engager dans ce sacerdoce. Comme si son objectif était d’amener à la conclusion que la fonction est devenue impossible dans un esprit de solidarité entre collègues unis sur un pied d’égalité et travaillant ensemble dans l’école pour le bien des enfants. Le pendant technologique de cette métamorphose professionnelle prend forme dans une bureautique bureaucratique kafkaïenne. La paperasse est virtualisée. Les archives sont essentiellement stockées sur disque dur. Les armoires débordant de BO poussiéreux ont cédé la place à l’ordinateur. Quelques archaïsmes persistent et surchargent le directeur d’un double travail comme la saisie des effectifs sur Base-élèves et la survivance du Registre-matricule. C’est tant mieux pour les anciens élèves en quête de certificat de scolarité car la mémoire informatique est aléatoire et ne peut se substituer complètement à la trace manuscrite. Clavier et écran trônent sur le bureau du directeur. La saisie de données à toujours une nouvelle excroissance. Base-élèves, évaluations CE-CM, B2I, Anglais, l’APER, le Projet d’école et ses avenants, les fiches-action, la sécurité, l’absentéisme, le signalement d’absences d’enseignants, et depuis peu, une partie de la formation continue par FOAD... La connexion Internet soumet chaque école, sur tout le territoire, à un contrôle permanent par l’administration, la hiérarchie. Pas à pas, les actes du directeur sont suivis par web-surveillance. Apparemment personne ne s’intéresse à ces faits incontestables et la gauche au pouvoir n’a rien fait pour changer les choses. Continuité assurée et même aggravée. Comment peut-on créer et entretenir un travail d’équipe, un climat d’école chaleureux dans un tel contexte ? De la souffrance ajoutée à la souffrance n’a jamais donné du bonheur. »

 

Et ce n’est pas la réponse ministérielle datée du 20 avril en réponse à l’interrogation du SNUipp qui risque de changer fondamentalement la donne…

« La tenue des groupes de travail initialement prévus entre novembre 2014 et mai 2015 a pu être perturbée par l’actualité très chargée de ces dernières semaines. Mais sachez que la volonté de simplification administrative pour faciliter les tâches des directeurs d’école reste l’une de mes priorités…

Je rappellerai lors de la prochaine réunion de recteurs d’académie l’importance de la tenue de ces groupes de travail au niveau départemental, afin que dès la rentrée 2015 un protocole simplifié leur soit proposé dans chaque académie.

Ces protocoles viendront compléter l’ensemble des mesures déjà engagées au niveau national qui concourent à la simplification du travail administratif et au renforcement de l’aide à la direction… Plus de 15 000 contrats sont actuellement affectés dans les écoles. Le guide pratique pour la direction de l’école primaire est disponible et constitue un ensemble de ressources en particulier en matière juridique. Enfin, les directeurs d’école pourront dès la rentrée prochaine bénéficier d’une aide de proximité des services académiques avec une assistance juridique de premier niveau organisée dans chaque académie… »

 

Faut-il donc méconnaître à ce point la réalité du travail du directeur d’école pour imaginer que de telles mesures vont améliorer son quotidien et l’aider à retrouver l’enthousiasme, l’envie, la force et le courage indispensables à son épanouissement dans sa fonction ! D’autant que la simplification administrative est une affaire engagée depuis plus de 25 ans par tous les gouvernements et que chacun peut constater qu’il y a loin des paroles aux actes…

 

Le référentiel métier a parfois été présenté comme un texte opposable. Opposable à qui ? Opposable à quoi ? « Lisse, presque neutre », comme le dit Pierre Frackowiak, il n’est rien d’autre qu’un « répertoire qui énumère la liste accablante des responsabilités du directeur comme si elle avait pour mission de décourager les meilleures volontés à s’engager dans ce sacerdoce ».

La simplification de Base-élèves est la bienvenue. Certes, elle permet maintenant d’imprimer diverses listes… La belle affaire ! Mais peut-elle être considérée comme une avancée majeure ?

 

Bref ! Au rythme des « avancées », 2006 puis 2014, bon nombre de directeurs se seront épuisés dans leur « fonction » avant qu’une véritable reconnaissance statutaire et une vraie revalorisation indiciaire ne leur soient accordées.

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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françou 20/06/2015 08:59

Petits potins marseillais.
Le recteur a convié hier à une réunion en amphi tous les directeurs de Marseille.
Gros émoi côté DASEN: le recteur ne lui a ni demandé son avis ni prié de nous convoquer en bonne et dûe forme par l'intermédiaire de ses IEN.
Gros émoi côté syndicats: pluie de mails pour nous inciter à ne pas y aller. "Ouiiii c'est sur votre temps persoooo, toussa toussaaaa." (Comme si les 2072 heures que nous consacrons annuellement sur notre temps perso les émeuvaient beaucoup d'habitude!) Non, la petite machine bien huilée: Inspection Académique + Syndicats qui nous gouverne et nous musèle fonctionne trop bien comme ça, il ne faut surtout rien modifier!
Bref, le recteur a pris le gros risque de nous rassembler. Maladresse? Volonté assumée? Le doute persiste pour moi. Il n'empêche que l'ambiance ressemblait un peu à celle des derniers États Généraux d'avant la Révolution...Le monarque donnait la parole au petit peuple, entendait (enfin?) sa souffrance. Et le DASEN était mal, mal... Il agita nerveusement sa feuille quand une collègue lui apprit que les garderies du matin risquaient de sauter dans tout Marseille par un tour de passe passe dont seul notre bon maire et sa dévouée adjointe à l'éducation sont capables.Il avoua maladroitement son ignorance, puis tenta en vain de se rattraper un peu plus tard grâce à une question perche lancée par...notre déléguée snu (!). Ils pâlit quand une autre collègues dénonça haut et clair la honte des inscriptions à Marseille où des enfants (sans doute près d'une centaine?) n'ont pas d'affectation dans une quelconque école.La collègue proposa tout de go au recteur un système efficace pour lutter contre le phénomène en autorisant une remontée directe des informations du directeur au recteur en dressant des listes des enfants qui restent sur le carreau, afin que toutes ces données ne se perdent pas en route en quelque sorte. Gros, gros malaise... Les sbires du DASEN, les IEN les plus fayots, se relayaient, tels des fusibles évitant le pétage de plomb général.
Je me rendais compte que le recteur était l'homme le plus désinformé du système éducatif local, dans le premier degré tout au moins.
Les IEN qui avaient tous été convoqués par leur chef pour nous faire peur, pour museler en ont été pour leurs frais; les gentils personnels que nous sommes se sont exprimés, sans violence, sans effet de gueule syndicaliste, dans un beau langage responsable, humble et humain.
Je vous passe le détail de nos conflits marseillais avec la mairie mais, je voulais souligner 2 choses qui intéressent tout le monde.
Tout d'abord, M.Beignet a ouvert la réunion en disant clairement son soutien pour un statut des directeurs qu'il défend , dit-il, au Ministère. Info ou intox, mon cœur balance...
Ensuite, malheureusement, il a immédiatement enchaîné sur les réseaux d'établissement et la liaison école/collège...Il a déjà créé ici des "écoles accompagnées" où une école défavorisée est rattachée à un collège plus favorisé. De quelle manière se fait se rattachement? Quelle incidence sur les directeurs? A surveiller .

Pierre Lombard 22/05/2015 07:08

Nous sommes dans un système complexe et de moins en moins rationnel.
Un peu comme dans le jeu «le menteur», chacun pose sa carte face cachée sur la table et annonce crânement ce les autres veulent entendre.
Le perdant et celui qui ramasse le paquet de carte qu’il suppose uniforme, en fait il est «disparate». Le gagnant c’est celui qui ment le mieux.
La réforme c’est pareil. Et celle du collège, comme celle des rythmes scolaires, en sont des exemples parfaits.

Gégé, un décret n’a jamais «fixé» une réforme. On se rappelle du décret de 87 sur les maîtres-directeurs, bien paru, jamais appliqué et supprimé en 89 (Jospin). Le décret de 89 qui instaure la politique des cycles n’est toujours pas vraiment en oeuvre…
Si on pouvait se dépêtrer du pessimisme et de l’amertume pour regarder les choses avec un peu de recul.
Tout le monde est d’accord pour dire que le collège doit être réformé. Une partie importante des élèves arrivent en 6e avec des lacunes, mais la scolarité obligatoire s’étale jusqu’à 16 ans, et le collège amplifie non seulement les échecs mais aussi les déterminismes sociaux.
après 2 ans de consultations, qui ont commencé par la réforme du statut du prof, on a un texte qui bouge le collège à minima:
On remet le grec et le latin à leur place, on instaure 2 LV pour tous à partir de la 5e et on insuffle de l’autonomie avec 3 h d’interdisciplinarité / semaine.
ça passe les instances consultatives… Et au moment de faire, blocage… Comme d’hab.

Le blocage ne vient pas que des «révolutionnaires», à moins de considérer qu’il suffit de porter barbe et sandales pour l’être... Mais des «contestataires», espace où, aujourd’hui, s’expriment et se mélangent tous les conservatismes.

Pour «conserver le statu quo» au blocage des «contestataires» s'ajoute le laxisme du politique.

Si on se décentrait un peu pour se mette dans la peau d’un décideur qui veut bien faire, donc assumer son rôle de décideur.
Réformer le collège est indispensable (une société qui se veut égalitaire ne peut se contenter de voir son cœur-l’école- produire tant d’inégalité).
J’ai d’un côté un texte issu de 2 ans de consultations et qui a passé avec succès les instances représentatives et en face une opposition violente mais si hétéroclite qu’elle ne permet pas une alternative consensuelle (ni crédible: est-on d’accord pour que NOS enfants soient en apprentissage professionnel à 12, 13 ans?).
Soit j’assume, et je fais publier le décret pour embrayer sur des négociations pour l’écriture des circulaires. Dans ce cas je suis mort, je saute au prochain remaniement (la liste des ministres débarqués est longue, ce sont justement ceux qui ont «tenté»)
Soit je mets la réforme dans ma poche, mon mouchoir dessus et je conforte le statut quo dans une cogestion pépère MEN/syndicats… Mais je dure, comme l’ont fait Lang ou Bayrou…
Et pour le dossier qui nous intéresse, c’est pareil.
Mobiliser les directeurs certainement, mais sur quoi?

La conclusion de l’article du blogueur DeL qui dit lutter pour obtenir le statut des directeurs d’école (carte posée sur la table face cachée) me semble significative de la partie de «menteur» dans laquelle on cherche à entrainer le GDiD.
- «Au rythme des « avancées », 2006 puis 2014, bon nombre de directeurs se seront épuisés dans leur « fonction » avant qu’une véritable reconnaissance statutaire et une vraie revalorisation indiciaire ne leur soient accordées.»
1) la comparaison sèche 2006/2014 n’a pas de sens. Ou alors il faudrait y glisser 2010, rapport Reiss, qui acte l’échec du traitement du dossier par «un peu plus de…» et ouvre la piste des statuts (statut d’établissement et du directeur: corps, statut d’emploi, versement dans le corps des personnels de direction…).
2) Dans quel autre but que celui de «rabaisser» employer le mot «fonction» alors qu’une circulaire ministérielle consacre le mot «métier»?
3) «véritable» reconnaissance statutaire / «vraie» revalorisation… C’est-à-dire?
• la création d’un grade en est reconnaissance statutaire (A minima, créer un corps, c’est créer un nouveau grade. dixit le SNUipp) c’est une vérité.
• le point bonus pour la HC + le GrAF sont une revalorisation indiciaire pour les dirlos. C’est une autre vérité.
Si ce que l’on cherche à dire c’est que ce n’est pas suffisant, qu’il faut aller plus loin, il n’y a pas de problème pour le dire ensemble et même mobiliser du monde là-dessus.

Mais ce n’est pas le message de DeL, ni de Gégé et autres consorts.
En ne prenant aucun risque qu’induit la précision (quel statut? combien la revalo?) juste en employant «véritable» / «vrai», ils dénigrent ce que l'on a obtenu (et qui va dans le sens du statut et de la revalorisation), surfent sur une véritable souffrance, démobilisent et font le job d’entretien du statu quo sans se mouiller.
bref, tout bénef…:-(

fau 20/05/2015 14:41

Je pense pour ma part que nous n'avons pas grand chose à attendre de nos syndicats et surtout des "révolutionnaires" comme le SNU et FO qui se sont lancés dans une course à l’échalote revendicative rétrograde. Mais pas grand chose non plus des autres qui ne prendront pas le risque de prendre le parti des revendications des directeurs ou en tous cas pas clairement.
J'accuse tous les syndicats de ne travailler que dans leur intérêt et en aucun cas dans celui de l'évolution de l'école ni de ses élèves. J'accuse le gouvernement et les syndicats de contribuer à la mort de l'école publique par manque de courage et posture idéologique bornée (pléonasme).
Je pense que notre seul espoir repose sur nous-mêmes mais il faudrait pouvoir mobiliser les directeurs. Je pense aussi que notre pays se déshonore de payer aussi mal ses enseignants du premier degré mais que c'est à l'image de la considération qu'il porte à l'école d'autant plus que, de toutes façons, aux prochaines élections 80% des m^mes voteront pour les candidats du PS.
Je suis très pessimiste et aussi très amer.

fau 20/05/2015 11:58

Je pense que nous n'avons rien à attendre des syndicats majoritaires (on ne rit pas), et pas grand chose des autres qui ne sont pas prêts à se mouiller pour les directeurs. Rien non plus de ce gouvernement. Reste à compter sur nous-mêmes pour nous faire entendre. Comment?

Pierre Lombard 20/05/2015 11:48

«c’est de savoir si cet article est vrai ou faux. Pour moi il est vrai»
l’article n’expose pas des faits, mais des «opinions», qu’effectivement on peut partager ou pas mais certainement pas les labilliser du sceau de la vérité ou du mensonge. De toutes les manières accoler «c’est vrai» (universel) et «pour moi» (particulier) est un oxymore.

Cet article est surtout démagogique. On y retrouve le gloubi-goulba idéologique des oppositions à toutes réformes qui se rassemblent pour manifester mais incapables de le faire pour proposer. D’où le statu quo et le millefeuille si destructeur, surtout sur notre dossier.
Frackowiak est un opposant au statut du directeur et à celui de l’école. Il prône le «CMD» au détriment de la reconnaissance du directeur en tant que tel. De fait il n’est pas étonnant de le voir tenter de «minimiser» l’importance des mesures en faveur des directeurs pour pointer d’autres priorités. Maintenant, en tant que lecteur intéressé, il est difficile pour moi d’apporter beaucoup de crédit à quelqu’un qui prétend que de détailler, de façon exhaustive et dans une circulaire ministérielle, les missions confiées aux directeurs d’école par le décret 89 est un facteur de «découragement» pour les dirlettes et dirlos.
Ils n’étaient pas «découragés» jusqu’à maintenant?
On a prétendu, ici et il y a peu, que très très peu de dirlos se sont «emparés» des textes, et le voilà désigné comme le responsable du désintérêt grandissant pour le poste?
Que faudrait-il faire, continuer à cacher ce que recouvre ÊTRE directeur afin de l’empêcher de l’ÊTRE?
Je rappelle que c’est ce qui s’est passé depuis 89, et que l’on a répondu aux demandes des directeurs que par plus de temps et de salaire… En évitant soigneusement de se prononcer sur l’ÊTRE sous prétexte de briser l’esprit d’équipe.
Je site Frackoviac:
«Être directeur d’école a longtemps consisté à être un collègue parmi ses camarades, chargé de la vie administrative et pédagogique de l’école».
Ce qu’il nous dit, donc, en le déplorant, c’est que le référentiel-métier fait du directeur un enseignant-PAS-comme-les autres. En cela je partage son analyse. La circulaire consacre à la fois le mot «métier» pour un directeur d’école et clairement son (avis de P. Mbongo expert en droit et des DSJ présents à Poitiers) son l’autorité fonctionnelle dans l’école.
Une circulaire ministérielle que se jauge pas à sa rugosité ni à son acidité, c’est l’instrument de la verticalité hiérarchique de mise dans l’EN pour donner instruction aux personnels. Ni plus ni moins
Par contre, de l’avis même de Frackowiac elle fait du directeur un personnel à part en le «désolidarisant» des équipes jusqu’alors si «soudées» (qu’en serait-il si un corps des directeurs d’école avait été crée?), c’est antinomique avec «lisse et neutre», non?
Mais Frackowiac est logique avec lui-même, il défend une idéologie, qui n’est pas «une» vérité, mais «sa» conception.
Plus ennuyeux c’est l’utilisation de son article par quelqu’un qui prétend revendiquer un statut pour les directeurs…

Curieux aussi de faire le constat qu’il y a loin des paroles aux actes et de d’attaquer toute tentative d’acte… Pour comprendre il faut replacer les choses dans l’ordre:
Principe 1: il faut s’opposer
Principe 2: Pour cela on fait feu de tout bois

Ce qui est vrai, c’est que le centralisme du système fait qu’il est totalement impacté et mobilisé par chaque «évènement» (remaniements, Charlie, laïcité, réforme du collèges …), quand on y ajoute la lourdeur administrative et un pilotage à l’aveugle pour le premier degré, on a les raisons objectives de la lenteur.
Pour autant, les choses se mettent en place et elles avancent, n’en déplaise aux grincheux.

2 copier/coller issus du SNUipp (2010) qui montrent bien la désinformation actuelle pour justifier une posture:(suite au rapport Reiss):

- Qui plus est, un corps est subdivisé et hiérarchisé en grades et classes. A minima, créer un corps, c’est créer un nouveau grade. On peut toutefois créer un nouveau grade sans nécessairement créer un nouveau corps.
Le GrAF est un grade, donc on est bien dans le «statut» du directeur.

-D'un point de vue strictement juridique*, le directeur d'école peut pourtant être considéré comme le supérieur hiérarchique direct des enseignants de son école puisque ses fonctions lui donnent compétence pour organiser les services et délivrer des instructions.

* Décision du Conseil d'État du 15 mai 2006 - n° 278544

Pour dire que c’est bien par posture «idéologique» que certains ajoutent du frein aux freins…

Gégé 20/05/2015 08:42

Je pense que nous n'avons plus rien à attendre de ce gouvernement. Quand je vois avec quel mépris les décrets sur la réforme du collège ont été promulgués le lendemain même de la grève des profs…!!!! C'est du jamais vu… D'habitude, il faut des mois pour publier un décret. C'est de la provocation pure et simple. Un mépris inouï !!!
Quand on pense au temps qu'il a fallu pour un simple référentiel-métier qui ne faisait que reprendre l'existant et le mettre à jour pour qu'il colle mieux aux réalités actuelles !!!! Et là, boum badaboum, en deux temps, trois mouvements, le décret paraît au JO. Incroyable. Ce qui veut dire que lorsque le gouvernement veut imposer une réforme, même contre l'ensemble des enseignants et des syndicats, il le fait. Alors qu'on ne vienne plus me dire, comme le font trop souvent les gens du Gidd, que si le gouvernement ne reconnaît pas les dirlos c'est de la faute aux syndicats !!!

Nihil 19/05/2015 09:52

"Ils se désolidarisent" Ce n'est pas important, ce qui compte c'est de savoir si cet article est vrai ou faux. Pour moi il est vrai

Christian 18/05/2015 10:04

Le GDID continue de lutter mais il faut bien constater que les syndicats ne nous suivent pas ou alors si mollement que personne ne s'en aperçoit.
Le pouvoir politique a bien d'autres chats à fouetter avec la réforme du collège et se met déjà en ordre de marche pour les prochaines élections. Avec ça, inimaginable qu'il se lance dans une réforme structurelle (création d'établissements de premier degré avec des dirlos dotés d'un statut) avec le risque de se mettre à dos des électeurs.
Je crois que malgré tous les efforts du GDID la mission soit impossible ou alors, il faudrait avoir des moyens de pression (lesquels) ou des interlocuteurs courageux et au fait du fonctionnement des écoles (on ne rit pas).
Faut-il s'y résigner ? Ce n'est pas mon avis. Mais où est passé le GRAF? Mise en place en septembre 2015?

Pierre Lombard 06/05/2015 11:59

quand on cite, on le fait jusqu'au bout...
Frackowiak (FSU) dit ce qu'il attend de la "direction" d'école, et non pas du directeur, dans sa phrase qui suit celle que DeL met en exergue:
… Comme si son objectif était d’amener à la conclusion que la fonction est devenue impossible dans un esprit de solidarité entre collègues unis sur un pied d’égalité et travaillant ensemble dans l’école pour le bien des enfants.
On est bien d'accord, le référentiel-métier montre que la «fonction» est impossible et que le CMD illusoire.

Ensuite je trouve la question de savoir à qui ou/et à quoi un texte dit «opposable» s’oppose plutôt fallacieuse.
texte opposable c'est-à-dire que les tribunaux peuvent en sanctionner le manquement.

Maintenant, que ça ne va pas assez vite, d’accord.

info: les 11 et 12 mai prochains le GDiD intervient et anime des ateliers au séminaire pour hauts cadres de l’EN sur la mise en place d’une cellule juridique pour les directeurs.
9a ne va pas vite, mais ça avance.

françou 30/04/2015 19:25

Et ils font quoi les DEL-dieux dont on ne sait rien? Ils se désolidarisent du GDID...houhou qu'elle avancée!!!