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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 21:50

interrogation-1

 

Bientôt deux ans que le gouvernement est en place et toujours rien de concret dans le fonctionnement de la direction d’école. Pourtant dès sa nomination à la tête du ministère, Vincent Peillon annonçait l’ouverture de discussions pour le dernier trimestre 2012, puis le premier trimestre 2013. Il fallut attendre décembre 2013 pour obtenir connaissance des mesures retenues par le gouvernement.

Pourquoi ce temps perdu ? Il existe tellement de rapports, d’enquêtes et de synthèses sur le sujet que la matière était là pour ouvrir les discussions au plus vite.

Comment comprendre que certaines de ces mesures demandent encore d’être étudiées et ne soient pas entrées en vigueur dès la rentrée dernière alors que leur contenu est connu de tous et qu’elles n’entraînent aucune dépense supplémentaire ? 
 

L’allègement des tâches : Il est vrai que le « protocole de simplification » (notamment pour les enquêtes) n’est pas chose aisée à définir. Voilà 25 ans que les différents gouvernements évoquent un « choc de simplification ». En vain. A tel point qu’il vient d’être rappelé par le président de la République. 

La création d’un référentiel métier. Est-il donc si compliqué de créer un « référentiel métier » qui déclinera les activités propres au directeur, les connaissances spécifiques et les capacités et compétences à développer par la formation ? Ce travail a été acté par tous les acteurs qui ont travaillé sur le dossier : inspecteurs généraux, parlementaires, syndicats, GDiD…
 

L’élaboration d’un guide juridique qui ne sera rien moins, comme le dit le SE-Unsa, que le vademecum actuel actualisé et fortement enrichi
 

L’identification d’une personne ressource par le DASEN pour apporter une assistance juridique de 1er niveau.

 

Il en va tout autrement pour des mesures plus conséquentes et l’on peut comprendre que le ministre joue la montre pour mettre en œuvre celles qui nécessitent une enveloppe budgétaire qu’il n’a pas. On le voit d’autant mieux si l’on se réfère à la dernière « sortie fracassante » de Vincent Peillon.

Selon des articles de presse, le ministre de l’Education aurait eu l’idée lumineuse de proposer le gel de l’avancement des fonctionnaires. En clair, aucun changement d'échelon en 2015 synonyme de 1,2 milliards d'euros d'économie. Ce serait un des moyens de répondre à la commande présidentielle d’économiser 50 milliards d’euros sur le budget 2014.
Cette annonce a depuis été démentie par l’intéressé.
Mais, lors d'un déjeuner avec quelques journalistes, il avait bien fait part de ce projet.

« Pour trouver 50 milliards, on va pas pouvoir se contenter d'économies de gomme et crayon » déclare Vincent Peillon qui annonce que, samedi, au Conseil stratégique de la dépense publique, il proposera de geler les avancements de carrière des fonctionnaires.

Face à la surprise des journalistes, le ministre explique alors que « c'est une question de courage politique » et se dit « prêt à assumer ». La question est explosive puisque le point d'indice, qui sert de base à la rémunération des fonctionnaires, est gelé depuis 2010. Des calculs ont d'ailleurs été réalisés par les services financiers de son ministère, ce que confirme le directeur de cabinet. L'économie est estimée entre 600 et 800 millions d'euros, par an, pour l'Education nationale.

Jeudi midi, le ministère de l'Education nationale a réaffirmé le démenti de Vincent Peillon. Le journaliste Olivier de Lagarde confirme cette conversation d'une vingtaine de minutes en off.

Evidemment, mettre sur la table le gel de l'avancement, des promotions automatiques des fonctionnaires, c'est quasiment un casus belli avec les syndicats. Reste que, comme le rappelait Vincent Peillon mercredi midi à ce déjeuner, le gouvernement veut faire 50 milliards d'économies d'ici la fin du quinquennat. Le ministère du Budget a d'ailleurs commencé à recevoir les différents ministres, pour qu'il fasse des propositions. Vincent Peillon a d'ailleurs été reçu mercredi par Bernard Cazeneuve pour parler des économies à venir.

 

Après Vincent Peillon, Bruno Le Roux, chef de file des députés socialistes, a reconnu mercredi que le sujet était « sur la table », avant de faire lui aussi machine arrière.

« Je sais que c'est sur la table. Je sais que Bernard Cazeneuve aujourd'hui envisage ces mesures, pour ensuite nous faire la proposition, au Premier ministre, au président de la République et à la majorité », a lâché le député de Seine-Saint-Denis lors de Questions d'infos (LCP/Le Monde/France Info/AFP).

Depuis, le premier ministre a écrit aux syndicats pour leur confirmer qu’aucune mesure de gel de l’avancement des fonctionnaires ne serait prise par son gouvernement.


Souhaitons que ce recul ne soit en rien lié à l’approche des élections municipales… Il conviendra d’être d’autant plus vigilant que les gouvernements européens seraient en train de préparer un troisième plan d’aide à la Grèce de 10 à 20 milliards d’euros pour… après les élections européennes.

 

Etait-ce bien le rôle du ministre de l’Education nationale de prendre une telle position de réduction du pouvoir d’achat lorsqu’on sait que les enseignants français sont parmi les plus mal payés des pays de l’OCDE et que le point d’indice est gelé depuis 2010 ?

Fallait-il que Vincent Peillon se fasse entendre de nouveau après l’énorme gâchis de la réforme des rythmes scolaires qui n’est soutenue que par la FCPE et 29% des familles ?

 

Les directeurs d’école rejoindront-ils les 62% de Français qui, selon un sondage BVA, pensent que Vincent Peillon est un "mauvais ministre de l'Education nationale" ?

 

Une chose est certaine : Vincent Peillon n’accordera pas de statut aux directeurs d’école. Il l’avait annoncé, il tient parole sur ce point. Quelques mesures ont bien été actées mais elles ne suffisent pas à assurer la reconnaissance institutionnelle des directeurs. Les avancées enregistrées sont très nettement en-deçà des espérances des personnels comme le soulignent tous les syndicats enseignants.


Certes, la création d’un GRAF (grade d’accès fonctionnel) est une mesure intéressante mais ne pourra y accéder qu’une faible minorité des directeurs.

Peut-on espérer un élargissement des conditions d’accès à ce GRAF ?

Peut-on espérer de meilleures conditions de travail par une véritable amélioration des décharges ?

Peut-on espérer une substantielle reconnaissance indemnitaire en l’absence d’une reconnaissance statutaire ?

Peut-on espérer que le fonctionnement de l’école s’en trouvera facilité et laissera augurer de meilleurs résultats grâce à la refondation de l’école ?

A toutes ces questions, il est évident que la réponse est « NON ». Et l’on ne voit pas de volonté politique forte pour la faire évoluer avant longtemps. Toutes les avancées, aussi intéressantes soient-elles, ne constituent qu’un catalogue de mesures et non une réforme permettant de transformer l’école. Aucune d’entre elles n’est susceptible de regonfler le moral des directeurs d’école. Leur travail ne s’en trouvera pas allégé. Leur fonction ne sera pas reconnue comme un métier à part entière.

« Le changement, c’est maintenant ! », nous avait-on promis. Il tarde vraiment à venir…

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

Pierre Lombard 20/02/2014 08:22


Pierrot, elle se monte à combien de jours par semaine, ta décharge du Gdid?


0! (5 classes mat, 1/4  de décharge) et je tiens à cet élément de liberté supplémentaire.


Pierre Lombard vante les mérites de Peillon. Il le porte aux nues.


Je soutiens les mesures actés par la négociations ministère/syndicats (personne n'a claqué la porte) sur les directeurs. Et je rappelle, malgré l'ambiance générale, j'assume. Je ne dis pas blanc
ici, et noir ailleurs, je ne fais pas dans le racolage. Au passage je rappelle qu'aucun ministre n'était allé aussi loin sur le terrain de la reconnaissance du métier depuis Monory. 


C'est faux?


Regardons ce qui s'est passé dernièrement avec le secondaire. Pour le ministre, c'est un texte historique. Pour les observateurs, un lifting...


Et pour le SNES? En tout état de cause, il sera difficile de revenir en arrière. Mais c'est le primaire qui m'interresse.


Ce qui va compter en fin de compte pour les dirlos, c'est le concret : comment ça va améliorer leurs conditions de travail. Auront-ils plus de moyens en
décharge, en temps ? Auront-ils une petite augmentation de leur pouvoir d'achat ? Une reconnaissance indemnitaire ?


Faut-il encore une fois rappeler que c'est par "plus de":


- décharge


- NBI


- indemnités


Que l'on traite le problème des directeurs depuis 1989, et que depuis 1989 la situation n'a cessé de se dégrader. Il n'y en a jamais eu assez.


Aujourd'hui, j'ai lu que le SNUipp revendiquait des 3/4 de décharge!!!! ça rime à quoi?


On voit bien qu'il faut à chaque fois baisser le temps de classe pour les dirlos.


Ça devrait interroger les plus obtus. 


Puisque la tendance, la revendication, pousse vers le moins de classe possible, voire le plus de classe du tout et pour des écoles de plus en plus petites, c'est bien que le directeur doit
développer des compétences spécifiques, différentes de celles du PE. D'où l'importance de l'écriture de texte reconnaissant notre métier.


Donc, c'est bien l'idée qu'il faut lui tailler un statut sur mesure qui est validée, et ce afin qu'il soit l'incarnation de l'école et pas le contenir dans le rôle du relais de l'IEN dans
l'école.


Le GDiD a souligner l'insuffisance des moyens accordés. Mais personne ne peut être surpris. Nous avons tous dit, et encore dans l'article et les commentaires, que le budget était contraint, qu'il
n'y avait que très peu de marges de manœuvre. Le GDiD le déplore, mais ne surjoue pas la déception, ni essaie de l'exploiter.


Sinon, la déception sera immense et la base va grogner. Et alors attention à ceux qui auront trompé les collègues en leur faisant prendre un vademecum amélioré
pour un texte opposable.. 


Vade mecum est un synonyme de guide. On nous a affirmé que le référentiel-métier et le guide juridique seraient des textes juridiques (décrets, arrêtés, circulaires…). 


C'est vrai que nous validons toute la partie concernant la reconnaissance du métier de directeur. C'est d'ailleurs l'objet de la constitution du GDiD. La bagarre pour les moyens est plus une
affaire syndicale, qu'associative. Le GDiD dans ce domaine a un rôle second.


Ceux qui trompent les directeurs ce sont ceux qui mélangent tout. Ceux qui disent depuis 2 ans que l'on obtiendra rien du tout, qui acte les mesures, et qui disent qu'il n'y a rien du tout dans
la besace tout en disant que de toutes les manières il n'y aura rien à se partager, mais qu'il faut demander plus  plus de décharges, d'indemnités et de salaires sans toucher au contenu des
missions…


leur laissant croire qu'ils ont un "statut particulier"...


Je ne fais rien croire du tout:


statut particulier (http://www.fonction-publique.gouv.fr/fonction-publique/statut-et-remunerations-1): Les statuts
particuliers définissent les modalités d'accès, de déroulement de carrière, de formation, de promotion et de mobilité au sein des corps ou cadres d'emplois.


Ils précisent également les fonctions exercées par les fonctionnaires qui leur sont soumis.


 


Les collègues dirlos ont de la mémoire.


Nous, ça nous arrange, on ne demande que ça. Pour le SNUipp, vaudrait mieux pas. 


Elle est passée où la certification?


Et puis, d'après plusieurs sources, c'est pas la grande fraternité au sein du SNUipp, en haut ça se déchire, et en bas, il y a de moins en moins de monde…


Arrêtez de les prendre pour des gogos. Ils savent lire. Ils savent s'informer.


Justement! Fais gaffe!


Ils entendent les ministres parler des 50 milliards d'économies à faire. Ils se rendent bien compte qu'on cherche aussi et surtout du côté des
fonctionnaires...


Voilà un vrai débat qui mériterait d'être mené. Mais pas comme vous le faites, à coup d'anathèmes, de slogan, d'amalgames et d'invectives. On engage les Français surr un vrai choix: 2 options qui
ont des avantages et des inconvénients.


- Est-ce qu'il est indispensable d'économiser 50 M sur 3 ans, qui va le supporter, y-a-t-il une autre alternative, pour quels inconvénients…


Mais pour débattre il faut des gens "honnêtes" (au sens premier). J'ai bien entendu la représentation syndicale du premier degré devant la commission sénatoriale sur les rythmes scolaires. La
rigueur et l'exigence n'est pas du côté de ceux qui se réclament de la "protestation"...

hreip 19/02/2014 15:13


@zézette


Cela fait longtemps que tu n'avais pas débité autant de c...


Fesse d'huître sera ton pseudo !

Grégoire 19/02/2014 14:29


oui Gégé le Snuipp est responsable à égalité avec les politiques du statut quo , par idéologie pour l'un par veulerie pour l'autre ( ou par commodité pourquoi payer pour un service déjà rendu).


J'ai un rêve qu'il se ramasse aux prochaines élections pour laisser la place aux réformistes. Je fais tout pour. Hélas en cette période de glaciation intellectuelle la prime à la bêtise est
acquise aux extrêmes.

merlin 19/02/2014 10:52


Une différence énorme entre nous Gégé: tu parles des dirlos en devant dire "ils" tandis que je peux écrire " nous".... car je suis dirlo actif ( ô combien). tu n'es pas dirlo Gégé, ton avis ,
même s'il est respectable , n'est pas plus autorisé pour parler de notre fonction que celui d'un parent d'élève qui interviendrait sur ce blog.


  Une question: pourquoi le Snuipp qui s'interesse apparemment tant à nous, n'a t il jamais rien obtenu en terme de décharge, de sous etc.... que ce soit sous un gouvrnement de droite comme
de gauche?


Peut il sérieusement, si la rentrée 2014 ne voyait pas d'avancées, en attribuer la responsabilité pleine et entière à une association de dirlos?


Si c'est le cas, c'est un peu grave et il faut que cela se traduise dans les votes des dirlos aux élections professionnelles. Question de mémoire effectivement, le dirlo que je suis n'a rien à
reprocher au Gdid qui fait ce qu'il peut avec les moyens qu'il a.... Pierrot, elle se monte à combien de jours par semaine, ta décharge du Gdid?

Spartacus 19/02/2014 09:53


C'est sûr, Gégé, les dirlos ont de la mémoire et savent comment le snuipp les trompe depuis des années, les flattent quand il le faut, les caresse dans le sens du poil, les amuse avec des
promesses type certification...... pour finir par les abandonner à chaque fois!!!


Attention Gégé, les élections professionnelles sont proches, tu risques peut-être d'être obligé de retrouver le terrain, la vrai vie

Gégé 19/02/2014 09:08


C'est extraordinaire ! Si la réflexion sur les métiers débouche sur pas grand chose, vous verrez que les Lombard, Grégoire et autres Merlin mettront ça sur le dos du SNUipp-Fsu. Un comble !


Pierre Lombard vante les mérites de Peillon. Il le porte aux nues. On verra la déception dans quelques mois. Regardons ce qui s'est passé dernièrement avec le secondaire. Pour le ministre, c'est
un texte historique. Pour les observateurs, un lifting....


Ce qui va compter en fin de compte pour les dirlos, c'est le concret : comment ça va améliorer leurs conditions de travail. Auront-ils plus de moyens en décharge, en temps ? Auront-ils une petite
augmentation de leur pouvoir d'achat ? Une reconnaissance indemnitaire ? Si toutes ces conditions sont satisfaites à la rentrée 2014, (pas en 2037 !!!), alors je dirai "bravo".


Sinon, la déception sera immense et la base va grogner. Et alors attention à ceux qui auront trompé les collègues en leur faisant prendre un vademecum amélioré pour un texte opposable.. leur
laissant croire qu'ils ont un "statut particulier"...


Attention Pierre ! Attention Grégoire ! Attention Merlin ! Les collègues dirlos ont de la mémoire. Arrêtez de les prendre pour des gogos. Ils savent lire. Ils savent s'informer. Ils voient clair.
Ils entendent les ministres parler des 50 milliards d'économies à faire. Ils se rendent bien compte qu'on cherche aussi et surtout du côté des fonctionnaires...

denis08 18/02/2014 21:58


En tout cas, je tire mon chapeau à Pierre Lombard : la maîtrise du dossier est d'un haut niveau. Quand je lis ce qu'il écrit, et quand je lis la prose des chiens de garde du snipp sur ce site...
Il n'y a vraiment pas photo ! D'ailleurs, ils (les roquets du snipp) ne savent absolument pas quoi répondre à Pierre sur le fond. Et pour cause.


Merci Pierre.


L'honneur des directeurs est au GDID, la honte, au Snipp...

Spartacus 18/02/2014 21:28


Le snuipp et consort savent surfer sur la vague....... Très bon équilibre!!!


En attendant d'autres crés la vague...... Pierre Lombard est de ceux-là


Attention quand la vague casse y'a de la mousse

merlin 18/02/2014 20:41


L'indignation de Théo et des siens peut se comprendre: pour les dirlos, donnez leur un peu et c'est toujours trop. Donc, on se drape dans sa posture indignée préférée, on se pose en chantre de la
défense des interêts des dirlos et on se livre à moult effets de manche en désignant les parjures à envoyer au bûcher....


  Est ce sérieux de la part de ceux dont les écrits jettent en permanence la suspicion sur nous dirlos?


Je crois aussi qu'un peu aujourd'hui peut amorcer l'évolution d'une vraie carrière pour demain, je n'en serai probablement pas mais qu'importe, l'école, j'en suis persuadé y trouvera son compte.
J'aurai préféré plus certes mais bon, le conservatisme du Snuipp et de quelques accolytes n'a pas aidé probablement, alors silence les donneurs de leçons.


 Un seul regret: qu'une avancée possible, si elle se concrétisait ne soit squattée au bénéfice de ceux qui aujourd'hui fustigent le processus.... car ils savent faire pour se caser là où ils
y trouvent un interêt ( chacun peut le vérifier dans son département je pense), d'où ma proposition de coopter en priorité d'anciens dirlos dans la fonction afin d'éviter l'arrivée massive des "
résistants d'après le débarquement".....

Gregoire 18/02/2014 17:14


Entre ces propositions qui vont dans la direction de la reconnaissance du métier de directeur bien qu'incomplètes et l'absence de proposition du SNUIPP je choisis les propositions du ministre.


Une fois créé ( ou rendu accessible) le GRAF, il faudra se battre encore pour plus d'accès pour tous les dirlos. C'est toujours mieux que d'être assis sur son steak en attendant le grand soir.
C'est la différence entre réformisme assumé et posture revendicatrice. Si le SNUIPP offrait ne serait-ce qu'une alternative  pour enfin reconnaître la spécificité de notre métier je serais
moins critique mais voilà exit le Conseil des maîtres décisionnaire exit le statut d'emploi fonctionnel reste la ligne rouge fixée par Ecole Emancipée et les derniers staliniens.


Malheureusement la période est féconde pour les lobotomisés du cerveau ; entre syndicats nonistes et extrême droite anti genre et autres gilets jaunes bonnets rouges et amateurs de quenelles,
l'honnête homme a bien du mal à se faire comprendre. Le monde est déraisonnable comme le temps.


Les collègues dirlos dirlettes  ne sont pas des quiches ; en ces périodes troublées qui peut croire que tout est possible ? Par contre regarder dans quelle direction se met en mouvement le
mammouth devrait nous réjouir. A minima certes mais qu'aurions nous  avec les autres ?


Et je rejoins la critique énoncée : qui a intérêt à développer l'amalgame du précédent article ( tous pourris !) et maintenant l'appel à l'exaspération ? Pour quelle alternance ?

Pierre Lombard 18/02/2014 16:59


C'est vrai qu'on ne sort de l'ambiguïté qu'à ses dépens… Sur la notion de statut, il me faut ramer.


• Un corps regroupe des fonctionnaires soumis à un même ensemble de règles appelé
"statut particulier" et généralement fixé par décret.


• le statut particulier, c'est un ensemble de règles applicables en matière d'avancement, de
promotion, de rémunération… à tous les fonctionnaires membres d'un même corps.


• les corps sont divisés en grades ou classes. Les directeurs d'école font partie du corps des professeurs des écoles.


La création d'un corps spécifique de directeur induit automatiquement l'écriture d'un statut particulier (voir plus haut)
définissant droits, devoirs, missions, recrutement et formation (compétences, niveau et mode), grille, avancement… C'est pourquoi la création de ce corps est demandée par le GDiD. Il a 2
inconvénients: son ouverture à d'autres publics que les PE, et la non possibilité de revenir dans le corps des PE (à mettre en regard avec des inconvénients de l'absence de corps spécifique).


La tendance depuis une dizaine d'années est à la réduction du nombre de corps par fusion, instinction ou cadre d'emploi, je ne vois pas comment un gvt en créerait un, aujourd'hui, pour 45000
agents.


Tout en restant dans le même corps, celui des PE, on peut "jouer" sur le "statut particulier", c'est-à-dire 


1: définir des missions:


• pilote de l'équipe pédagogique


• responsable du fonctionnement


• interlocuteur des partenaire locaux


> textes réglementaires = référentiel-métier & guide juridique


 


2: définir le mode recrutement et la formation


> niveau & compétences spécifiques


 


3: définir un déroulement de carrière


> GRAF, VAE, ancienneté.


C'est ce que ce ministère a acté. C'est ce que tous les directeurs peuvent avoir dans leur besace… si les négociations se concrétisent par la signature des décrets et circulaires
pour application en septembre 2014.


Si ce travail arrive à son terme (remaniement qui ne change pas la politique de l'EN), on aura bien un "statut
particulier" pour les directeurs d'école, au sein du corps des PE. 


VRAI ou VRAI?


Cette évolution tourne définitivement le dos à : chaque professeur des écoles est dit « adjoint » au sein de l'école, à l'exception du professeur ayant accepté la charge de direction (appelé
directeur de l'école). Chose que le protocole maintenait en l'état.


C'est pourquoi il est imbécile de ne comparer que les moyens dégagés à l'issue des 2 négociations (protocole vs agenda social) .
Imbécile ou mal intentionné...


À partir de là, une prochaine étape devient accessible: quand on comparera les statuts particuliers, on ira vers quel corps?


Pour dire que je ne défends pas une personne, ni le Graf en particulier. Je défends un ensemble de mesures qui ont une cohérence, celle de
la reconnaissance du métier de directeur, qui permet l'amélioration de nos conditions de travail sur le terrain et de se projeter vers d'autres évolutions. Ce que le protocole
s'interdisait.


Par exemple, si on expérimente l'établissement primaire, ou l'école du socle, l'école sera incarnée et le personnel pour la diriger ce sera la directrice ou le directeur, pas besoin d'aller
chercher ailleurs un personnel compétent et formé (principal, IEN...).


 


Faut-il sauver le Ministre Peillon? 


Il faudrait qu'il commence à faire des efforts lui-même… De là à participer à la meute...


Pour faire la place à qui à quoi?


Toute la question est là Grégoire, et pas de réponse… À part des attaques sur la personne:


Pierre Lombard chercherait à berner les directrices et les directeurs afin de pouvoir continuer, sur ces jours de congés, à être "reçu", comme d'autres vont à mer ou à la montagne ou au
bistrot...


Théo, dis-moi.


Le Graf, c'est caca, le point bonus pour la HC, c'est caca aussi. Et puis, tout le monde sait que y'a plus d'sous et qu'on aura rien...  Putain, Où C'est Qu'j'ai Mis Mon Flingue



Mais que demande le SNUipp, alors?


> Plus de décharges? là il y a des sous pour?


> Plus dans le salaire? et du coup il y a des sous pour?


> Secrétaire pérenne (statut)? pour le Graf a plus rien.. mais pour embaucher 40 000 secrétaires d'école a des moyens?


Et c'est moi qui fait du cinéma? et c'est moi qui vide les besaces? Et c'est moi qui alimente les conservatismes?


Mais faites gaffe... j'ai mis la main sur mon flingue. 

Théo62 18/02/2014 14:18


Pierre défend le Graf en disant qu'on ne peut pas le critiquer sous prétexte qu'on n'en connaît pas les modalités. Certes. Mais le Graf, ça n'est pas nouveau et chacun sait que ça existe. Il
suffit de voir comment ça fonctionne, à qui c'est réservé, à combien ça profite et surtout quelle logique sous-tend cet avancement.


D'abord, il faut savoir que ça entre dans la continuité de ce qui a été mis en place par le gourvernement précédent, c'est à dire la logique du mérite. Il faut bien avoir à l'esprit que le
contingent d'accès n'est parfois que de 10%, voire moins. C'est dire combien les inégalités vont s'en trouver décuplées. on entre dans la généralisation du profilage des postes pour les
conseillers pédagogiques et certains directeurs. On accroit le risque d'arbitraire en même temps qu'on abandonne la transparence.


Nos collègues doivent savoir que l'avancement de grade est conditionné soit par l'échelon détenu jusque là, soit par nomination sur des fonctions particulières pendant une durée qui peut être de
l'ordre de 8 à 10 ans, soit par les deux conditions réunies.


On le voit, les collègues ne doivent surtout pas s'imaginer que ça va être le jackpot pour un grand nombre de directeurs ou de conseillers pédagogiques. 

Gregoire 18/02/2014 13:27


Faut il sauver le ministre Peillon ?


Pour faire place à qui à quoi ?

nemo quidam 18/02/2014 12:57


[pas de texte]

Pierre Lombard 18/02/2014 11:43


Et tu vois quoi d'autres dans ta boule de cristal Théo2mé2?


 


1- il admet que certains restent sur le bord de la route puisque il souhaite un regroupement des écoles pour en diminuer le nombre.


ça c'est toi qui le dis! Chaque année il y a des départs à la retraite, et malheureusement des dirlos qui jettent l'éponge… Mais, si tu étais sur le terrain, tu saurais que c'est ce qui qui se
passe actuellement!


- en 5 ans on est passé de 52 000 directeurs à un peu plus de 46 000. Tu veux la liste des "SNUipp" qui sont nommés sur "profils" sur des écoles regroupées? 


 


2- il accepte qu'une minorité de collègues directeurs seulement soient concernés par la revalorisation liée au Graf


ah bon? Et pour quelle raison j'accepterais cela? C'est parce que je dis que personne ne sait comment le Graf se mettra en place? C'est une boule de cristal à réaction (de réactionnaire) que tu
as!


 


3- il renonce à son idée "un statut pour TOUS les directeurs" pour une promotion à "la tête du client".


Alors celle-là elle est bien bonne! tu devrais consulter (un des psyscos dont le SNUipp veut statufier), parce qu'avoir des visions, entendre des voix c'est pas bon signe. À moins que chez vous
vous canoniser aussi.


4- il affiche un soutien inconditionnel au ministre de l'EN. C'est son droit le plus absolu que personne ne lui conteste. Mais je ne pense pas que tel était
l'objectif de son groupement de directeurs.


Non, ça c'est ce qu'on cherche à me faire dire par manque d'arguments. Je soutiens une démarche que le GDiD a initié.


 


5- en acceptant voire en revendiquant l'appartenance au corps des personnels de direction, Pierre Lombard se déclare en faveur d'un statut hiérarchique. Ce qu'il a
toujours refusé comme en témoignent ses écrits que j'ai retrouvés. En se sens, il trahit la cause qu'il a toujours défendue et surtout il trahit la confiance de ceux qui ont pu y croire.


Donc, implicitement, tu me donnes raison sur le pas vers une possible intégration dans le corps des personnels de direction. Je prends.


Nous sommes déjà l'échelon hiérarchique supérieur des adjoints. Il existe plusieurs grades dans le corps des personnels de direction. Reste à définir les prérogatives d'un directeur d'école…


 


Naturellement, se pose la question de la représentativité du courant que représente Pierre Lombard.


C'était déjà rigolo, mais à partir de là c'est à se péter les mâchoires!


Redescend sur terre, je ne représente aucun courant, je dis juste ce que je pense et défend ce qui est décidé par le GDiD. (nous avons un texte sur les regroupements et sur le statut des
établissement). Le GDiD ce n'est pas le SNUipp 


Bénéficie-t-il encore du soutien (c'est un bien grand mot), de la bienveillance de la majorité des directeurs d'école de ce pays ?


Le GDiD bénéficiait donc du soutien de la majorité des directeurs de ce pays. Merci de le reconnaitre.


Mais c'est fini depuis mon dernier commentaire... direction la Sibérie!


 


Et si tu te posais la question pour le SNUipp? c'est-à-dire de commencer par t'occuper de tes affaires, qui ne vont pas bien si on en crois les infos.


 


A entendre les critiques de nos collègues sur le terrain, à lire les interventions de ceux qui nous pressent d'agir, visiblement Pierre Lombard ne les représente
plus.


YOUHAAAAOU! RAAAAALOVELY!!!! YESSSSSSSSS!!!! je représentais les directeurs à moi tout seul. 


 


Débile! On s'étonne que le syndicalisme enseignant sombre. Mais quand on lis les tâches qui sont déchargés pour nous défendre, ça fait peur.


Remarque, il vaut mieux les avoir dans une permanence que devant des élèves!!!


 


Tout cela mérite des éclaircissements.


Quoi "tout cela", tu n'as rien dit!


 


Tu peux me donner des éclaircissements sur le pourquoi du retard abyssal des salaires des profs du primaire?


 


 

Théo62 18/02/2014 09:14


Une petite précision sous forme d'interrogation... Notre collègue Pierre Lombard se dit maintenant prêt à accepter que les directeurs d'école soient assimilés aux chefs d'établissement en
rejoignant même le corps des personnels de direction. C'est à dire qu'il a changé d'avis sur de nombreux sujets.


1- il admet que certains restent sur le bord de la route puisque il souhaite un regroupement des écoles pour en diminuer le nombre. En cela, il fait fi de nos communes, de la vie rurale et du
problème que pose la disparition d'une école dans les petits villages déshérités.


2- il accepte qu'une minorité de collègues directeurs seulement soiient concernés par la revalorisation liée au Graf


3- il renonce à son idée "un statut pour TOUS les directeurs" pour une promotion à "la tête du client".


4- il affiche un soutien inconditionnel au ministre de l'EN. C'est son droit le plus absolu que personne ne lui conteste. Mais je ne pense pas que tel était l'objectif de son groupement de
directeurs.


5- en acceptant voire en revendiquant l'appartenance au corps des personnels de direction, Pierre Lombard se déclare en faveur d'un statut hiérarchique. Ce qu'il a toujours refusé comme en
témoignent ses écrits que j'ai retrouvés. En se sens, il trahit la cause qu'il a toujours défendue et surtout il trahit la confiance de ceux qui ont pu y croire.



Naturellement, se pose la question de la représentativité du courant que représente Pierre Lombard. Bénéficie-t-il encore du soutien (c'est un bien grand mot), de la bienveillance de la
majorité des directeurs d'école de ce pays ? A entendre les critiques de nos collègues sur le terrain, à lire les interventions de ceux qui nous pressent d'agir, visiblement Pierre Lombard ne les
représente plus.


Tout cela mérite des éclaircissements.

nemo quidam 18/02/2014 08:12


[pas de texte]

Pierre Lombard 18/02/2014 08:08


Patrick, sais-tu lire?


Où ai-je écrit que les directeurs "vont être aux anges"? 


Quand ai-je "valider" les moyens proposés dans la négociation (à laquelle le GDiD n'a pas participé directement mais en //)?


À quel moment j'ai rapproché 2013 de 2006? Au contraire j'ai toujours soutenu que c'était totalement différent (le protocole ne se basait que sur "plus de…" rien sur l'ÊTRE).


Tu t'énerves tout seul Patrick...


 


Je prétends, et j'assume, que le GDiD a gagné la bataille des idées (le "i" de GDiD). De la préconisation issue du rapport  de la concertation pour la Refondation, en passant par la
négociation sur les directeur dans le cadre de l'agenda social, de ce que déclarent le SE, le SGEN, le SI.EN dans leur audition au Sénat sur les rythmes scolaires jusqu'à la conclusion de la
présidente de la commission lors de l'audition du GDiD, ce n'est plus le fait de savoir si oui ou non il faut un statut au directeur qui est en débat, mais quel statut pour le directeur. 


À partir, plutôt que d'entamer un thérapie de groupe, on pourrait discuter sereinement. 


 


Au lieu de gaspiller de l'énergie en invectives Patrick, dis-moi où j'ai menti. Oppose-moi des arguments.


- Y a-t-il un ministre qui a ouvert des discussions sur la problématique des directeurs depuis Monory?


- Y a-t-il un ministre qui a proposé de reconnaitre le métier de directeur depuis 1987?


- Y a-t-il un ministre qui a posé autant de choses sur la table:


• Référentiel-métier, guide juridique, recrutement, formation, VAE, ancienneté, Graf…?


- Y a-t-il quelqu'un qui sait ce que sera le GRAF?


- Qui peut prétendre que l'écriture du référentiel métier est "facile"?





Alors Patrick, j'ai raison ou j'ai raison (  ).


D'où, ma question, quel intérêt, en tant que directeur (précision essentielle), de participer au Peillon-bashing?


 


Patrick, je ne suis prisonnier que de mes convictions, je suis un dirlo comme les autres, rien de plus, rien de moins… Je ne dois rien à personne. Une liberté totale.


 


J'aurais perdu mon sens critique parce que je critique un article DeL?


J'aurais perdu mon sens critique parce que j'inscris ma réflexion dans le contexte actuel?


Allons, soyons sérieux, les reproches sur ma personne n'ont aucun intérêt, dis plutôt tes arguments.


 


Du statut.


En termes administratifs, c'est un ensemble de textes juridiques qui encadrent un métier regroupé dans un corps.


Le corps spécifique, on ne l'aura pas. Mais imaginons que mi-décembre, le MEN proposa la création d'un corps des directeurs d'école comme issue de la négociation.


 


Est-ce que la question de la "faible-miniorité" qui pourrait accéder à ce corps ne se poserait pas?


est-ce que la question des décharges serait réglée?


est-ce que la question du fonctionnement de l'école serait de fait améliorée?


...


On voit bien que ce n'est pas une question d'optimisme, mais bien une tentative de manipuler afin d'augmenter (comme si c'était possible) le % de mécontent de Peillon.


 


Avant d'avoir un corps, les chefs-d'établissements été nommés sur des "emplois fonctionnels".


C'est le rassemblement des textes qui encadraient leurs spécificités qui a donné la création de leur corps.


 


Il est indéniable que ce qui est sur la table à l'issue des négociations (pas à l'entrée) identifie le directeur d'école comme un métier spécifique.


• Référentiel-métier, guide juridique, recrutement, formation, VAE, ancienneté, Graf…?


 


Cette distinction nous sort complètement du "comme les autres" et ouvre la possibilité (peut-on espérer…) d'intégrer à terme le corps des personnels de direction. 


J'ai raison ou j'aai raison ()?


 


 


Maintenant, si Peillon saute, les rapports de force ne seront plus les mêmes et les perspectives sans aucun doute revues à la baisse. D'où, non pas mon optimisme, mais mes interrogations sur les
buts recherchés.

hreip 18/02/2014 01:16


@ patrick


"Pierre Lombard arrête ton cinéma. Tu te comportes comme les syndicalistes minoritaires qui signent un accord et ont tellement peur qu'on leur tombe dessus qu'ils en rajoutent pour vanter le
texte qu'ils ont signé.


A qui feras-tu croire que demain les dirlos vont être aux anges ? Allons, sois sérieux un instant. On entend matin, midi et soir, des ministres venir nous dire qu'il n'y a plus un radis dans
ce pays. Et comme ça, par enchantement, parce que c'est Peillon, on aurait une augmentation indemnitaire du tonnerre ? Tu vas nous faire pleurer de rire avec tes fameux textes opposables. Parce
que tu as été reçu, parce que tu as eu l'impression qu'on t'écoutait, parce que tu t'es imaginé négociateur, tu te crois obligé de soutenir le gouvernement comme la corde soutient le pendu ?


T'es plus fort que les textes, toi ! Le ministre nous répète depuis le début qu'il est hors de question de filer un statut à ces gueux de dirlos et toi, tu viens nous dire que la création
d'un référentiel métier avec son guide juridique, c'est tout comme un statut ? En cherchant à justifier ta participation aux discussions, tu en fais trop. D'ailleurs, il suffira d'attendre pour
voir ce que chaque dirlo obtiendra dans sa besace. Merlin te dit optimiste. Non, moi je dis que t'es pieds et poings liés par ton engagement. Comme aveuglé. Tu ne te rends plus compte qu'on va se
faire berner comme en 2006. Quel dirlo peut croire qu'il passera dans le corps des personnels de direction, comme tu le laisses entendre ? Tu as perdu tout sens critique Pierre Lombard. Ce que tu
ne vois pas, c'est qu'en refusant d'ouvrir les yeux, tu vas faire perdre tout son crédit à la représentation des dirlos. Tu donnes du grain à moudre au snip qui va pouvoir dire que tu n'as rien
obtenu pour les dirlos. Dommage !  "


Bienvenu fesse d'huître_02 ! Cependant que proposes-tu ? Rien, du vent !


La critique est facile, l'art est difficile.


Rapproche-toi chez la photocopieuse et/ou la machine à café pour verser ton fiel...


De l'argent, il y en a ! Mais quel gaspillage public ! ...


Alors, je comprends ta déception mais agis au lieu de tirer sur l'ambulance !

patrick 17/02/2014 23:59


Pierre Lombard arrête ton cinéma. Tu te comportes comme les syndicalistes minoritaires qui signent un accord et ont tellement peur qu'on leur tombe dessus qu'ils en rajoutent pour vanter le texte
qu'ils ont signé.


A qui feras-tu croire que demain les dirlos vont être aux anges ? Allons, sois sérieux un instant. On entend matin, midi et soir, des ministres venir nous dire qu'il n'y a plus un radis dans ce
pays. Et comme ça, par enchantement, parce que c'est Peillon, on aurait une augmentation indemnitaire du tonnerre ? Tu vas nous faire pleurer de rire avec tes fameux textes opposables. Parce que
tu as été reçu, parce que tu as eu l'impression qu'on t'écoutait, parce que tu t'es imaginé négociateur, tu te crois obligé de soutenir le gouvernement comme la corde soutient le pendu ?


T'es plus fort que les textes, toi ! Le ministre nous répète depuis le début qu'il est hors de question de filer un statut à ces gueux de dirlos et toi, tu viens nous dire que la création d'un
référentiel métier avec son guide juridique, c'est tout comme un statut ? En cherchant à justifier ta participation aux discussions, tu en fais trop. D'ailleurs, il suffira d'attendre pour voir
ce que chaque dirlo obtiendra dans sa besace. Merlin te dit optimiste. Non, moi je dis que t'es pieds et poings liés par ton engagement. Comme aveuglé. Tu ne te rends plus compte qu'on va se
faire berner comme en 2006. Quel dirlo peut croire qu'il passera dans le corps des personnels de direction, comme tu le laisses entendre ? Tu as perdu tout sens critique Pierre Lombard. Ce que tu
ne vois pas, c'est qu'en refusant d'ouvrir les yeux, tu vas faire perdre tout son crédit à la représentation des dirlos. Tu donnes du grain à moudre au snip qui va pouvoir dire que tu n'as rien
obtenu pour les dirlos. Dommage ! 

merlin 17/02/2014 21:03


Certes , les promesses semblent avoir du mal a être tenues, certes, les retards s'accumulent et le ministre prend son temps...Je comprends le discours peut être un peu trop  optimiste de
Pierrot qui s'est battu pour obtenir quelques avancées et qui sait ce que la négociation implique.


Une chose me met en colère: que des gens proches ( très proches) du Snuipp viennent polémiquer sur la nécessité de se battre pour faire avancer les choses alors que leur syndicat , de l'aveu même
du ministre est celui qui a bloqué toute avancée possible ( sous tous les gouvernements), la ficelle est un peu grosse.


 Le Snuipp , chers collègues, se réjouit de 'lenlisement du dossier car c'est lui qui en est en grande partie responsable: il a ce qu'il a demandé ( en échange de quoi?).


Un exemple par le petit bout de la lorgnette: le Snuipp de mon département fait sa pub pour les stages syndicaux. Pour en montrer l'utilité , il propose un quiz portant sur des questions abordées
lors de ces stages. Une question apparait en bonne place: votre directeur est il un supérieur hiérarchique?


Il est certain que ce point fondamental torture tout enseignant qui se respecte. Passons.


Je me demande une chose: est ce que le Snuipp a l'honnêteté d'indiquer à cette occasion les missions du directeur d'école qui répartit les classes entre les enseignants, les constituent, est
responsable de la sécurité des enfants, enseignants, locaux.... signe les autorisations de sorties, détermine les services de surveillance, préside les C de cycle, CDM, CE , assure la présidence
et le suivi des équipes éducatives, PPRE...... je n'en suis pas certain du tout.

Pierre Lombard 17/02/2014 20:43


Pour le coup, nemo quidam, dans le paragraphe que tu copies/colles, il n'y a pas une seule vérité. Ce ne sont que des conjectures.


Certes, la création d’un GRAF (grade d’accès fonctionnel) est une mesure intéressante mais ne pourra y accéder qu’une faible minorité des directeurs.


Bigre, une faible minorté! et en mode affirmatif en plus. Quelle est la source de cette info? 


Peut-on espérer un élargissement des conditions d’accès à ce GRAF ?


personne ne les connait, et on veut pouvoir "espérer" un élargissement! c’est sérieux?


Peut-on espérer de meilleures conditions de travail par une véritable amélioration des décharges ?


Ben oui, on peut l'espérer. Surtout si les textes nous désignent comme les véritables responsables des écoles. Ce sera même le tremplin pour intégrer le corps des personnels de direction... 


Peut-on espérer une substantielle reconnaissance indemnitaire en l’absence d’une reconnaissance statutaire ?


Oui, on peut l'espérer, surtout si, par le truchement des fusions, on diminue le nb de directeurs.


Peut-on espérer que le fonctionnement de l’école s’en trouvera facilité et laissera augurer de meilleurs résultats grâce à la refondation de l’école
?


Là, une certitude, ce n'est pas en conservant le statu quo qu'on redressera la barre. Les résultats meilleurs dépendront du changement du fonctionnement des écoles. 


Répondre NON à des questions qui portent sur l'espoir de voir nos conditions de travail évoluer alors qu'on en est à l'écriture des textes, et
certainement une vision rrès personnelle avec des intentions qui le sont tout autant, mais ça n’en fait pas des vérités, tout au plus des paris...


 La réalité de cette séquence est déjà assez tristounette pour ne pas y ajouter des approximations ayant un rapport élastique avec les faits:


 


> Bientôt deux ans que le gouvernement est en place et toujours rien de concret dans le fonctionnement de la direction d’école.


Pas tout à fait vrai. Il y a une une négociation dans le cadre de l’agenda social est plusieurs avancées ont été actées. On peut les juger insuffisantes, mais on ne peut pas dire qu’il n’y a rien
de concret, surtout que les mesures sont pour la rentrée prochaine.


> Pourtant dès sa nomination à la tête du ministère, Vincent Peillon annonçait l’ouverture de discussions pour le dernier trimestre 2012, puis le premier
trimestre 2013.


ça ce n’est pas vrai… du tout. Peillon a été nommé ministre de l’EN en mai 2012, et en juillet (de mémoire) il déclare qu’il n’y aura pas de discussion sur les directeurs dans le cadre de la
Refondation. Il aura fallu tout un travail du GDiD dans les concertation pour la Refondation  (août 2012, sur nos vacances) et une alerte sociale déposée par le SE pour que fin octobre
(début novembre?) 2012 il annonce l’ouverture pour le premier trimestre 2013 de discussions sur les directeurs dans le cadre de l’agenda social. Soit 6 mois après sa prise de fonction.


> Il fallut attendre décembre 2013 pour obtenir connaissance des mesures retenues par le gouvernement.


effectivement une première ouverture des discussions à eu lieu en juin 2013, se poursuivent en octobre et novembre 2013, pour se terminer première 15aine de décembre 2013. mais il ne faudrait pas
oublier le contexte. Début 2013 c’est le plus haut pic d’opposition aux rythmes scolaires, avec la sortie du décret. Opposition qui affaiblit Peillon est repousse le vote de la loi « Refondation
».


> Pourquoi ce temps perdu ? Il existe tellement de rapports, d’enquêtes et de synthèses sur le sujet que la matière était là pour ouvrir les discussions au
plus vite.


Ce qui a été fait avec les rythmes… avec quel succès!


> Comment comprendre que certaines de ces mesures demandent encore d’être étudiées et ne soient pas entrées en vigueur dès la rentrée dernière alors que leur
contenu est connu de tous et qu’elles n’entraînent aucune dépense supplémentaire ? 


Aucune « mesure » pour les directeurs n’est dans ce cas de figure. Et encore moins celle qui sont listées ensuite en exemple.


• L’allègement des tâches : Constater l’alourdissement est une chose, pratiquer un allégement n’est possible, n’est concevable, qu’à partir d’une
définition claire de nos missions et d’un partage des rôles avec les IEN. L’allègement des tâches est de fait lié au référentiel-métier.


• La création d’un référentiel métier. Mais bien entendu que c’est compliqué! C’est la pierre angulaire de notre reconnaissance, c’est l’endroit où
se focalisera toutes les tensions. 


• L’élaboration d’un guide juridique qui ne sera rien moins, comme le dit le SE-Unsa, que le vademecum actuel actualisé et fortement enrichi. 


On ne peut pas se servir du fait, compréhensible, que le SE cherche à valoriser la signature du protocole pour minimiser une des annonces essentielles pour les directeurs. Nous avons consacré les
2 dernières  réunions à ces sujets. À aucun moment il n’a été question de « vade mecum » qui est un synonyme de « guide », mais bien de textes opposables.


C’est comme si on qualifie le calendrier des vacances scolaires de simple agenda…


• L’identification d’une personne ressource: prévue pour la rentrée prochaine sur une assistance donnée à partir des
textes à écrire.


 Je peux continuer… Mais sans doute que le but de cet article se trouvetout entier dans cette phrase:


Les directeurs d’école rejoindront-ils les 62% de Français qui, selon un sondage BVA, pensent que Vincent Peillon est un "mauvais ministre
de l'Education nationale" ?


Un ministre de l’éducation nationale a-t-il déjà trouver grâce aux yeux des instits. (moi j’ai bien aimé Savary, on l’a laissé se faire lyncher par le privé…).


On peut faire un effort de mémoire pour se rappeler ce à quoi servent les ministres de l’EN qui remplace ceux qu’on a usé... à RIEN, et peut-être réfléchir, un peu, à ce qu’on aurait à gagné à
précipiter le départ du seul ministre qui a franchi le pas de la reconnaissance du métier de directeur d'école.


 

nemo quidam 17/02/2014 19:36


Contre-vérités toutes les 2 lignes ?


"Certes, la création d’un GRAF (grade d’accès fonctionnel) est une mesure intéressante mais ne pourra y accéder qu’une faible
minorité des directeurs.


Peut-on espérer un élargissement des conditions d’accès à ce GRAF ?


Peut-on espérer de meilleures conditions de travail par une véritable amélioration des décharges ?


Peut-on espérer une substantielle reconnaissance indemnitaire en l’absence d’une reconnaissance statutaire ?


Peut-on espérer que le fonctionnement de l’école s’en trouvera facilité et laissera augurer de meilleurs résultats grâce à la
refondation de l’école ?


A toutes ces questions, il est évident que la réponse est « NON »."


Où sont-elles, ces contre-vérités ?

Pierre Lombard 17/02/2014 17:01


Le titre de l'article souligne notre légitime impatience, l'article lui prétend, affirme même, qu'il n'y a rien à attendre…


S'il y a une impatience c'est bien qu'il y a eu des décisions actées par une négociation et qu'il reste, en suspens,  à retranscrire dans des textes réglementaires. Ces avancées sur le
dossier des directeurs sont inédites et sont le résultat d'une part de l'investissement des organisations qui œuvrent pour la reconnaissance du métier (GDiD en tête, sans oublier
ni le SE, ni le SGEN ni le SI.EN)  mais également du choix de ce ministère de faire de ce dossier une priorité (ouverture
des négociations pour le primaire). Aucun autre, depuis 1987 ne s'y était attelé.


 


À partir de là, l'impatience est légitime puisqu'on a en ligne de mire le bout du tunnel… Mais le silence radio assourdissant du ministère sur le sujet depuis 2 mois trouble notre enthousiasme.
Silence sur les directrices et les directeurs, mais pas une semaine sans annonce contradictoire, rumeur et "OFF" qui à l'impatience ajoutent l'inquiétude.


Impatient et cherchant à se rassurer, le GDiD s'est adressé au ministère qui nous a rappelé la procédure:


- Faire voter une loi d'orientation et de programmation et la décliner en décrets et circulaires. 


Le vote de la loi a pris du retard.


l'agenda social sur les métiers des enseignants (ouvert par le dossier des directeurs), vient juste de se terminer (accord à minima pour les profs) … en retard lui aussi. 


Les services du ministère finalisent les documents qui serviront de base au groupe de travail pour l'écriture du référentiel-métier et du guide juridique prévu à la rentrée des vacances d'hiver…
On est encore dans les clous.


Reste que le vide sur le fond, pendant le travail des services, l'annonce de la candidature de Peillon aux Européennes et la faiblesse du gvt, laissent la place, à quelques semaines d'élections
importantes, à toutes sortes d'attaques  qui entrent en résonance  sur Internet avec des groupuscules extrémistes, attaques dont le point commun est la liberté prise avec la recherche
de la vérité.


C'est autour d'un "OFF" (?) démenti, redémenti jusqu'à reredémenti par écrit, qu'est articulé l'article de DeL. Les journalistes qui ont tenté une analyse de ce "OFF" en cherchant "à qui profite
le crime", dédouane Peillon (http://www.lexpress.fr/education/fonctionnaires-pourquoi-peillon-est-au-coeur-de-la-polemique_1321148.html?xtmc=Peillon&xtcr=15) .


Ce démenti est qualifié de "recul" par DeL, alors que pour en être un il aurait fallu que la proposition du gel des avancements soit "retenue" et pas, au mieux, une hypothèse de travail.
Mais voilà le choix des mots n'est pas innocent, ça vient en écho au "recul" sur la loi famille et participe, à son niveau, à l'entreprise de destabilisation ambiante. 


Comme si les directeurs, en tant que tels, avaient quelque chose à gagner d'un changement, maintenant, de ministre de l'Éducation
nationale? 


Bâtir un article sur une info qui n'en n'est pas une est déjà en soi dérangeant. Mais avoir une contre vérité toutes les 2 lignes interroge sur le but visé qui n'est certainement pas la
mobilisation des directrices et des directeurs. 


 

Gégé 17/02/2014 10:19


Eh non Moira, désolé... Je sais bien qu'on ne prête qu'aux riches mais c'est pas le SNUipp qui a monté au pinacle le guide juridique. C'est Pierre Lombard, il me semble. C'est lui qui a parlé de
textes opposables devant le TA. Il voulait sans doute se hausser du col pour faire croire que son assoc avait décroché la timbale à défaut de statut.


Je rejoins l'article pour dire que c'est tout à fait insuffisant ce qui a été mis dans le panier des discussions sur les dirlos. Ce qui est certain, c'est que ça ne va pas changer la face de
l'école et que la plupart des dirlos ne s'apercevront même pas du changement. Idem sur la réforme des rythmes scolaires. Complètement dévoyée de son esprit. Il faut continuer à mettre
la pression...

Moira377 17/02/2014 08:47


Encore une avancée qui s'avère fumeuse...


"L’élaboration d’un guide juridique qui ne sera rien moins,
comme le dit le SE-Unsa, que le vademecum actuel actualisé et fortement enrichi"


Je crois me souvenir que le factotum de service du SNUIPP nous avait dit que le guide juridique n'aurait rien à voir avec le vademecum... Il nous parlait de "textes
opposables devant le tribunal administratif"... Vaste blague !!! On s'en doutait mais le SE nous le confirme... La baudruche se dégonfle... Au final, on s'apercevra qu'on s'est fait
avoir comme avec le proutocole en 2006....