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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 14:14

   

Depuis le temps qu'on nous annonçait des textes sur le métier de directeur d'école... A vrai dire, on les attendait sans les attendre... en tout cas, sans illusions. Sans illusions depuis la formation du premier gouvernement de François Hollande. Dès sa nomination, le 11 juillet 2012, devant la commission des affaires culturelles, en réponse au député UMP Frédéric Reiss qui lui demandait s'il allait accorder un statut aux directeurs d'école, Vincent Peillon, ministre de l’éducation nationale, avait été clair : "la question des directeurs d’école reviendra sans cesse. Il y a beaucoup d’écoles en France. Nous n’avons pas aujourd’hui la possibilité de donner ce statut."  

Le ministère a ensuite engagé des discussions à n'en plus finir pour aboutir, le 11 décembre 2014, à la publication au bulletin officiel de ce référentiel-métier dont on se demande encore pourquoi il fut si long à rédiger. Ce bulletin officiel spécial n° 7 du 11 décembre 2014 nous délivre le fameux référentiel-métier et un texte sur la formation du directeur d'école. Dont acte.   

Comme indiqué dans son préambule, le référentiel-métier précise "les attributions du directeur d'école dans les trois domaines de responsabilité que lui confère la réglementation en vigueur, notamment les articles 2 à 4 du décret n° 89-122 du 24 février 1989 : le pilotage pédagogique, le bon fonctionnement de l'école et les relations avec les partenaires."

 

Ainsi, ce nouveau texte n'abroge pas le décret de 1989. Il ne fait que l'adapter aux évolutions de l'école intervenues ces 25 dernières années.    

Dans son préambule, il est ainsi mentionné : "Dans le cadre de ce décret, le présent « référentiel métier » précise les missions des directeurs d'école afin de prendre en compte les enjeux croissants de la fonction de direction dans l'école primaire."

Nous restons donc "dans le cadre du décret de 1989" et dans "la fonction de direction"... Autant dire que l'évolution et la reconnaissance tant réclamées restent très limitées.

 

Pour s'en convaincre, il suffit de comparer les deux textes, de mettre face à face le décret de 89 et le référentiel-métier de 2014. Les phrases sont les mêmes.

   

Quelques exemples...

Fonctionnement de l'école - activités propres au directeur d'école

 

- Il procède à l'admission des élèves sur production du certificat d'inscription délivré par le maire. (1989)    

- Le directeur procède à l'admission des élèves inscrits par le maire ; il  déclare au maire les enfants qui fréquentent l'école. (2014)

 

- Il prend toute disposition utile pour que l'école assure sa fonction de service public. À cette fin, il organise l'accueil et la surveillance des élèves et le dialogue avec leurs familles. (1989)    

- le directeur organise l'accueil et la surveillance des élèves. (2014)

 

- Il répartit les élèves entre les classes et les groupes, après avis du conseil des maîtres. Il répartit les moyens d'enseignement. Après avis du conseil des maîtres, il arrête le service des instituteurs (1989)    

- Après avis du conseil des maîtres, le directeur répartit les élèves en classes et groupes et arrête le service de tous les enseignants nommés à l'école. (2014)

 

- Il organise le travail des personnels communaux en service à l'école qui, pendant leur service dans les locaux scolaires, sont placés sous son autorité. (1989)    

- Le directeur organise le service et contrôle l'activité des personnels territoriaux, pendant leur temps de service à l'école, ainsi que des personnels contractuels affectés à l'école (2014)

 

- Le directeur d'école assure la coordination nécessaire entre les maîtres et anime l'équipe pédagogique. Il réunit en tant que de besoin l'équipe éducative prévue à l'article 19 du décret du 28 décembre 1976 susvisé. (1989)    

- Le directeur d'école assure la coordination nécessaire entre les enseignants de l'école ou ceux qui sont amenés à les remplacer ainsi qu'avec tous ceux qui sont amenés à y intervenir. (2014)


- Il veille à la diffusion auprès des maîtres de l'école des instructions et programmes officiels. (1989)    

- Le directeur d'école veille à la diffusion auprès des maîtres de l'école des instructions et programmes officiels, et des documents d'accompagnement pour la mise en œuvre du socle commun de connaissances de compétences et de culture. (2014)

 

- Il prend part aux actions destinées à assurer la continuité de la formation des élèves entre l'école maternelle et l'école élémentaire et entre l'école et le collège. (1989)    

- Le directeur impulse, aussi bien entre les cycles du premier degré qu'avec le collège, les liaisons nécessaires à la continuité des apprentissages ; il assure la participation de l'école aux actions de coopération et aux projets pédagogiques communs émanant du conseil école-collège. (2014)

 

- Le directeur d'école est l'interlocuteur des autorités locales. Il veille à la qualité des relations de l'école avec les parents d'élèves, le monde économique et les associations culturelles et sportives.(1989)    

- Le directeur est l'interlocuteur de la commune ou de l'EPCI éventuellement compétent pour son école. Il veille à la qualité des relations de l'école avec les parents d'élèves et avec l'ensemble des partenaires de l'action éducatrice. (2014)

 

...etc. ...etc.

 

Bref, rien de vraiment original dans ce référentiel-métier par rapport au décret de 1989. Les seules nouveautés concernent l'intégration dans le texte des dispositifs qui sont apparus ces 25 dernières années. Ainsi est-il fait allusion aux PPRE, PEDT, CUCS, ZSP, EPCI, AESH... Le référentiel-métier n'est rien d'autre que le décret de 1989 réactualisé pour prendre en compte les évolutions de l'école durant ce quart de siècle.

   

Certes, le texte peut donner l'illusion de la modernité car ses auteurs ont su le réécrire avec des mots à la mode : animation, impulsion, pilotage. Mais derrière ces mots qui n'étaient pas dans le langage courant des années 80, rien de révolutionnaire...

 

Ainsi sous le vocable "animation", on retrouve les mêmes phrases que dans le décret de 89 : le directeur d'école assure la coordination... préside le conseil des maîtres... établit le relevé de conclusions et le transmet à l'IEN...
   

Le terme "impulsion" rappelle les devoirs du directeur qui veille à la diffusion des instructions et programmes... veille au dispositif de soutien... assure les liaisons nécessaires à la continuité des apprentissages...

 

Quant au mot "pilotage", il rappelle que le directeur d'école coordonne l'élaboration du projet d'école... en assure le suivi... sensibilise l'équipe pédagogique à la qualité du climat scolaire...

   

" animation, impulsion, pilotage " Trois mots creux et vides de sens...

   

Le second volet du BO n° 7 du 11 décembre 2014 est relatif à la formation du directeur d'école. Comme pour le texte précédent, ce qu'il convient d'en retenir c'est davantage les précisions que la nouveauté. Là aussi, il s'agit d'adapter le texte à l'évolution du métier depuis 25 ans.

 

- Tout directeur d'école nouvellement nommé doit suivre une formation préalable à sa prise de fonction. Les modalités d'organisation de cette formation sont fixées par arrêté du ministre chargé de l'éducation nationale. (1989)
- La durée de la formation préalable à la prise de fonctions qui est suivie par les directeurs d'école conformément à l'article 5 du décret du 24 février 1989 susvisé est de trois semaines.(2014)   

 

- Il peut participer à la formation des futurs directeurs d'école. (1989)    

- Les directeurs d'écoles nouvellement nommés bénéficient d'un tutorat, assuré par un directeur d'école expérimenté, et rémunéré pour cette fonction. (2014)

   

A situation plus complexe, formation plus adaptée. Tel est l'objet du texte de 2014.

   

Que retiendront les directeurs d'école actuellement en fonction de l'ensemble des textes ? Essentiellement l'augmentation des décharges d'enseignement, l'allègement partiel ou l'exonération des APC. Ils apprécieront aussi le relèvement des indemnités pour certains d'entre eux, le passage facilité à la hors classe et la possibilité d'intégration dans un GRAF.
Mais hormis ces avancées matérielles et financières non négligeables, aucun directeur ne pourra se féliciter d'être mieux reconnu statutairement par les enseignants de son école, les parents d'élèves, sa hiérarchie ou ses interlocuteurs habituels.

Il faut d'ailleurs noter qu'aucun syndicat, parmi même les plus hostiles au statut de directeur, ne s'est offusqué de la parution du référentiel-métier. La plupart des organisations syndicales ne l'ont quasiment pas évoqué lors de l'édition du BO spécial. Signe de l'indifférence d'un texte qui ne pouvait les déranger.

Les directeurs, principaux intéressés, ont superbement ignoré ou snobé ce nouveau texte dont ils savent bien qu'il n'est pas de nature à améliorer en quoi que ce soit leur métier. Ils savent aussi que le couvercle vient d'être refermé, et pour longtemps, sur leur principale revendication clairement exprimée en 2006 par 93% d'entre eux : l'obtention d'un statut

Rappelons-nous que l'objectif premier de toute réforme visant à reconnaître l'école et son directeur est d'abord d'améliorer le fonctionnement de l'école primaire pour assurer de meilleurs résultats aux élèves qui la fréquentent... Qui peut croire que ces textes y contribueront quelque peu ?      

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Propositions du Ministère
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commentaires

serrurier 27/03/2015 17:17

J'apprécie votre blog, n'hésitez pas a visiter le mien.
Cordialement

Pierre Lombard 26/03/2015 10:44

...Après 2 jours de rdv parisiens.
Ce sont pourtant ces 2 points qui bornent la discussion:
- Reconnaissance par l’exonération de la charge d’une classe
- mise en œuvre plus ou moins «brutale» de cette reconnaissance.

En passant, ce n’est pas le «cas» de Paris qui peut-être considéré comme une «ânerie», mais sa généralisation, même (surtout) avec l’argument:
«quand on veut on peut».
En passant encore, le coût du «périscolaire» n’est pas plus exorbitant que celui de l’installation de ronds-points, de caméra de surveillance et sans doute plus productif en valeurs de vivre ensemble que l’achat d’armes de poings létales pour la police municipale.
La question du coût est importante mais seconde, comme pour le dossier des directeurs. Il faut d’abord savoir ce que l’on veut pour faire ce que l’on peut.
L’éducation est un des domaines des compétences municipales, à ce titre c’est une question de «choix» politique locale qui se traduit par une ligne budgétaire.
Et cette politique éducative des villes ne peut s’articuler qu’autour de l’école.
Ce qui nous ramène au «cas» parisien.
2 éléments de RÉ FLE XION:
- ce n’est pas autour de la mise en œuvre d’une politique éducative décentralisée ni déconcentrée où l’école et son projet joueraient la pierre angulaire que l’on a traité les directeurs des écoles parisiennes (. On a échangé, plutôt avantageusement, des tâches administratives municipales qui relèvent de la «gérance», contre de l’équivalent temps plein EN.
De fait le directeur «déchargé» y exerce 2 «fonctions» qui ne relèvent pas du même types de mêmes missions, du même positionnement professionnel, sous 2 employeurs différents… ce qui n’a pas empêché pourtant, lors la mise en place des rythmes scolaires, une dépense supplémentaire pour la ville de Paris qui a du nommer des coordonnateurs municipaux pour le passage école/TAP.

- les directeurs complètement déchargés ne sont pas ceux qui expriment le moins le mal-être professionnel. Loin de là et même au contraire: ils ressentent encore plus le décalage entre ce qui est prescrit et le réel parce qu’il n’ont pas d’identité professionnelle (corpus) à laquelle se référer.

je suis pratiquement certain, mais c’est à vérifier, que l’on a commencé à décharger les directeurs de temps de classe, milieu des années 80, non pas pour répondre aux injonctions administratives plus récentes mais pour assumer un rôle nouveaux de «relation» et de «coordination» «d’impulsion» entre écoles et partenaires locaux identifiés dans un Conseil d’École qui prenait de l’épaisseur.

Dernier point, il faut absolument s’enlever de l’esprit que l’influence syndicale se mesure à leur visibilité sur le terrain. La FSU en perte de vitesse reste première et pèse lourdement. De plus FO lui a le vent en poupe…
Pas une décision n’est prise sans consultation des syndicats et sans une évaluation des rapports de force, pas un texte n’est écrit sans que leurs auteurs aient en tête les réactions probables des uns et des autres… On frôle parfois l’autocensure.
L’influence syndicale, notamment dans l’EN où on parle de «co-gestion», est à la fois indéniable et incontournable. Merlin a raison de souligner le poids considérable qu’ils font peser sur les dossiers.

Tous ces éléments me conforte dans l’idée qu’on ne peut pas instaurer l’établissement et son directeur sans au préalable dire ce qu’est un directeur, quelque soit son lieu d’exercice, sans le former aux compétences spécifiques à mettre en œuvre pour assumer pleinement nos missions de pilotage faites de responsabilités, d’animations et d’arbitrages.

Que ce sera à partir de cette définition que se construira l’identité professionnelle qui conduit à l’exercice total (à plein temps) du métier de directeur à la tête d’un établissement scolaire. Généraliser le "cas de Paris" pourquoi pas, mais en prenant appuie sur les projet éducatif locaux est proposer aux municipalités un vrai emploi de pilotage éducatif local coordonnant le scolaire + APC + TAP.

PS: de façon anecdotique:
Sur ce point au moins, je pense que tu te trompes effectivement."
Voilà au moins des certitudes pures et dures et gravées dans le marbre...
«je pense que…» est l’expression d’une opinion, pas d’une certitude. Comme «on a le droit de ne pas être d’accord», on peut effectivement penser que l’autre se trompe.
C’est ce que je pense, tout en faisant de mon mieux pour comprendre les argumentaires que je lis (même quand ils sont lunaires…)

Richard 26/03/2015 06:42

"Qui a proféré ces 2 âneries ? relis le post précédent de Tikva, il n'exclue pas l'idée et donne l'exemple de Paris."

Je ne savais pas que le cas de Paris pouvait être considéré comme une "ânerie" mais plus simplement comme un cas spécifique, institutionnalisé, accepté, "organisé" conjointement par le Ministère et la Municipalité de Paris. J'ignore si le commentateur pense que l'on peut en faire une généralité : personnellement, cela me paraît difficile...

"Le MEN aurait fait le nécessaire depuis longtemps car il y trouverait un intérêt. Sur ce point au moins, je pense que tu te trompes effectivement."

Voilà au moins des certitudes pures et dures et gravées dans le marbre...

TIKVA 25/03/2015 16:04

Merlin, il faut aller au-delà de l'exemple que je donne de Paris et des deux âneries proférées par quelqu'un d'autre !

Il s'agissait simplement de montrer qu'avec une volonté politique on aboutit à des solutions, je concède qu'à Paris les collègues ont bien d'autres tâches mais rémunérées et toujours pas de Statut.

Que ce ne soit pas une solution au niveau national, c'est possible , mais il y a sûrement d'autres possibilités.

Il est vrai que le coût exorbitant des activités périscolaires avec une diminution des dotations aux communes pénalisent fortement celles-ci. Mais ce budget pour une partie aurait très bien pu être investi dans cette solution...Le budget économisé par la suppression des redoublements peut aussi être investi dans bien des possibilités...

Cependant comme je l'ai écrit qui aurait pensé qu'un tel système puisse y être mis en place ?

Les solutions financières existent, les besoins sont là ( demande de temps de décharge complète ), manque l'impulsion politique. Comme disait Richard le frein syndical est limité, les résultats aux dernières élections a montré le recul du SNU.

Mais est-on sûr que le MEN y trouve un intérêt ?

Merlin 25/03/2015 13:46

Qui a proféré ces 2 âneries ? relis le post précédent de Tikva, il n'exclue pas l'idée et donne l'exemple de Paris. Si ce n'est qu'à Paris il doit y avoir peu de classes uniques et même d'écoles à 2 ou 3 classes, que le dirlo à d'autres missions que celles émanant de l'EN, et qu'il faut financer : après le choc du péri scolaire, les communes risquent d'avoir des sueurs froides...Je persiste et signe: cette solution est à oublier au niveau national.
Réfléchir: j'essaie et cela implique d'avoir un débat contradictoire.
Quand aux syndicats, même s'ils sont élus par une minorité de votants ( hélas), ils sont élus donc légitimes et siègent dans toutes les instances. Il me semble un peu léger de considérer qu'ils ont disparu. Ils jouent même un rôle important dans l'absence de prise de décision nous concernant. Le Snuipp en tête avec " sa direction et fonctionnement de l'école" pour éviter le mot directeur en est le parfait exemple. C'est donc un frein et même un frein puissant. Si les 3 principaux syndicats avaient toujours poussé pour une reconnaissance de notre rôle et de notre métier, nous ne serions pas là pour discuter afin de savoir si un jour nous serons de " vrais" directeurs. Le MEN aurait fait le nécessaire depuis longtemps car il y trouverait un intérêt.
Sur ce point au moins, je pense que tu te trompes effectivement.

Richard 25/03/2015 08:11

"Qui peut sur ce forum défendre l'idée qu'à la rentrée 2015, tous les dirlos peuvent être déchargés de classe et d'enseignement? Personne.
Qui peut raisonnablement affirmer qu'un dirlo de 3 ou 4 classes doit être complètement déchargé?"

Qui a proféré sur ce forum ces deux âneries ?
Peut-on avoir la référence du commentaire ?
Merci.
Donc pas de ligne "pure et dure" à moins de vouloir vraiment cataloguer des "opinions" (impossibles, forcément impossibles) ; nous sommes là pour réfléchir RE-FLE-CHIR !, peut-être en pure perte mais nous tentons d'explorer des possibilités, des voies.

Pour en venir aux organisations syndicales, elles ont disparu du paysage depuis belle lurette ; les invoquer comme facteur de ralentissement, de frein à notre situation me paraît (mais je me trompe peut-être) assez vain...

TIKVA 24/03/2015 21:08

‘’ Qui peut sur ce forum défendre l'idée qu'à la rentrée 2015, tous les dirlos peuvent être déchargés de classe et d'enseignement?’’

Avec un peu de volonté , tout est possible…Un exemple….
Mais qui aurait pu penser que l’on puisse mettre un système comme celui de Paris en place ?
Et pourtant c’est en place !

‘’A Paris, pour leur permettre de se consacrer pleinement à leurs fonctions, ils sont déchargés d’enseignement dans les écoles d’au moins cinq classes alors que le seuil de cette décharge est, dans le régime national, de 13 classes en maternelle et 14 classes en élémentaire. La Ville de Paris rembourse à l’État le coût des professeurs chargés de les remplacer auprès des enfants dans les écoles comptant un nombre de classes inférieur au seuil de la décharge prévu par le régime national. A l'initiative de la Ville de Paris, les directeurs et directrices ont par ailleurs vocation à bénéficier, dès qu’il est possible, du logement de leur école dont l’accès leur est désormais réservé, s'ils le souhaitent.’’

‘’ Alors soit on est sur cette ligne " pure et dure" et on accepte que personne n'aura rien , soit on aménage, on module et ce sont autant de petites avancées qui nous rapproche d'une vraie reconnaissance, proche je l'espère.’’

Il y aurait une bonne ligne ? Du manichéisme ? je ne crois pas que tu sois sur cette ligne Merlin ? Il est évident que sur Paris le système n’est pas arrivé par petites avancées !

Il est possible de répondre à la demande de statut des directeurs avec des aménagements , des compensations, des alternatives, des applications différées mais encore faut-il qu’il y ait une volonté politique pour s’engager sur ce terrain et la déclaration lapidaire de Peillon à la question ( cf. l’introduction de DEL ) ne laisse rien présager de bon.

Merlin 24/03/2015 18:09

Le maitre supplémentaire : pas testé à titre perso mais les échos que j'en ai font penser à une usine à gaz. encore un truc géré à l'extérieur de l'école mais dont on doit se débrouiller comme on peut. Si ce rôle était assuré par le dirlo, le fonctionnement serait plus simple, plus efficace et cela "allègerait" considérablement nos charges de service.
Bon, je ne défends pas cette idée envers et contre tout, je préfèrerais aussi une décharge complète mais soyons sérieux:
Qui peut sur ce forum défendre l'idée qu'à la rentrée 2015, tous les dirlos peuvent être déchargés de classe et d'enseignement? Personne.
Qui peut raisonnablement affirmer qu'un dirlo de 3 ou 4 classes doit être complètement déchargé?
Alors soit on est sur cette ligne " pure et dure" et on accepte que personne n'aura rien , soit on aménage, on module et ce sont autant de petites avancées qui nous rapproche d'une vraie reconnaissance, proche je l'espère.
Si demain on m'annonce qu'à la rentrée prochaine j'ai 2 jours complets de décharge , plus de classe mais un temps d'enseignement à organiser dans l'école, je prends sans état d'âme et je ne serai pas le seul j'en suis certain. Je n'ai pas pour autant l'impression de renoncer à une vraie reconnaissance au contraire.
Chacun a son analyse : certains pensent que le silence syndical sur le Référentiel marque le peu d'interêt de celui ci, on peut aussi penser que les syndicats n'ont pas trop envie de communiquer auprès des adjoints sur un texte qui va quand même vers la reconnaissance d'un directeur dans les écoles. Nous avons chacun notre lecture....

Richard 24/03/2015 09:18

"entre 5 et 8 classes par exemple, le dirlo ait une charge d'enseignement à définir mais plus de classe."

Cet argument un temps invoqué a fait son temps ; dans certaines écoles, et en rapport avec le Collège, des "maîtres-surnuméraires" ont ce rôle et viennent en soutien aux enseignants ; par ailleurs, le dispositif "plus de maîtres que de classes" est venu "contrer" cet argument.
Et on ne sort pas du directeur exerçant donc toujours un temps d'enseignement...
C'est vrai : on peut l'"accepter"...

"je trahis ta pensée ?"

Ce n'est pas (plus) important...

Merlin 23/03/2015 20:29

Il me semble évident que l'on ne peut pas commencer pas décharger de façon totale tous les dirlos: si on veut réellement que notre dossier avance, des étapes sont nécessaires.
On peut négocier peut être l'abaissement du nombre d'élèves pour bénéficier d'une décharge totale.
On peut aussi accepter que pour des écoles entre 5 et 8 classes par exemple, le dirlo ait une charge d'enseignement à définir mais plus de classe. Le gain de temps est énorme.
Cela permet aussi de conserver le recrutement des dirlos chez les enseignants.
La reconnaissance en terme de VAE serait aussi à creuser.
Les pistes pour valoriser nos acquis et acter de façon lisible notre métier sont nombreuses: alors oui, ce sont des étapes pour parvenir à un statut réel; mais ces étapes sont indispensables pour avancer un peu plus vite.

Pierre Lombard 23/03/2015 17:08

@ Christian.
Les mesures doivent être en place pour la prochaine rentrée, ceci pouvant expliquer cela.
Mais nous insisterons lourdement sur le manque de lisibilité des mesures et leur mise en œuvre désordonnée.
Voir comment généraliser les initiatives décrites par Merlin ou Lionel...
De toutes les manières j'aurai en tête nos discussions ;-)

Pierre lombard 23/03/2015 15:57

@ Bob Tikva.
Je viens d'écrire que je ne considère pas le verre à moitié, ni vide ni plein.
Je viens d'écrire que je considère ces mesures comme une étape, pas une fin en soi.
Et c'est moi qui ne comprends rien???
Allons Bobby!
Tu me reproches de me satisfaire de RIEN et de n'être en RIEN "efficace".
OK, que fais-tu?

-"Sache que je n'écope pas , mais de discussion en discussion sur le dossier direction..."
"Dossier direction"? on commence à voir où tu veux en venir.
Le dossier c'est celui des "directeurs" donc oui, il faut que bien tu "écopes" sec pour vider le récipient que l'on essaie de remplir.
Ta définition de l'efficacité...

-"...le bateau semble plutôt couler qu'aller vers le haut"
le bâteau devrait aller vers le haut???
WAHOUU! C’est beau comme du Moréna?

Arrête de ramer Bob, t’es enlisé :-)

TIKVA 23/03/2015 13:14

''Je dis que ce qui nous oppose n’est ni à chercher dans le constat ni dans l’objectif. Juste dans le chemin à prendre pour partir du premier et arriver au second.''

Je pense que tu n'as rien compris , et à force de te satisfaire de verre à moitié vide , de maigres avancées qui s'émiettent , tu en resteras là ...

''Le but c’est d’être efficace.'' tu n'en prends pas le chemin et c'est ce qui nous différencie.

Sache que je n'écope pas , mais de discussion en discussion sur le dossier direction , le bateau semble plutôt couler qu'aller vers le haut.

L'avenir ( Comités de suivis ) va très vite nous renseigner sur les suites et nous aurons sûrement l'occasion d'échanger à nouveau.

Pierre Lombard 23/03/2015 12:23

Richard,
J’écris vite et je ne me relie pas, mais je n’ai pas l’intention de caricaturer. Je ne porte pas de jugement de valeurs.

Nous avons bien eu des échanges sur la signification (plus que la définition) du mot métier, identité, statut… Et les divergences relèvent du champ sémantique dans lequel on se place pour utiliser ces mots.
Comme je ne porte pas de jugement de valeurs quand je «binarise». L’un comme l’autre ont déçu et aussi ravi… Le but c’est d’être efficace.

Je dis que ce qui nous oppose n’est ni à chercher dans le constat ni dans l’objectif. Juste dans le chemin à prendre pour partir du premier et arriver au second.
Je l’estime par «étapes» plus ou moins déterminantes.
Là on passe par une que je considère essentielle.
…Pas toi, et ce parce que tu considère que pour l’être il aurait fallu avoir le «bloc» établissement + directeur déchargé.

je trahis ta pensée?

Richard 23/03/2015 11:27

Richard, plus esthète, cherche à faire coïncider les champs littéraire et administratif pour montrer que la boisson n’a pas changé.

C'est à cela qu'est réduit ce que j'ai écrit ?
Je veux bien que mes "arguments" n'aient pas grande importance et qu'on en ait rien à f.... mais je n'ai vraiment pas l'impression d'avoir écrit de telles choses, d'autant que, sur certains points, je me situais dans une perspective future et tentant d'envisager ce que POURRAIT dans l'avenir être notre situation, à la demande d'ailleurs d'un commentateur qui me sommait de bien vouloir répondre à une question.

Il était donc bien inutile de dépenser autant d'énergie (combien de commentaires d'ailleurs ?) pour conclure ainsi.

« Si j'aurais su, j'aurais po v'nu », comme disait le gamin.

Les conclusions sont donc bien tirées avec un peu de caricature quand même (quand on lit que le débat sur la notion de "métier" est une "supercherie"...) ou de construction binaire du monde (" Il y a ceux qui considèrent que le changement s’il doit se produire, le fera d’un «bloc», et d’autres que le changement se construit." : haro sur les premiers ou ceux que l'on catalogue comme tels et merci aux seconds).

Je ne pensais pas que ce débat pouvait se conclure ainsi puisque les portes se ferment bel et bien...

Christian 23/03/2015 10:47

Peut-être un sujet à évoquer lors de la rencontre au ministère.

Christian 23/03/2015 10:46

Un exemple qui montre qu'il y a loin de la coupe aux lèvres ou qu'il ne suffit pas d'un texte pour avancer les choses dans la pratiqe:
la fiche métier en ligne sur Eduscol stipule "la reconnaissance de leur fonction au niveau du recrutement et de l’affectation afin de mieux prendre en compte l’expérience et les compétences ". Or cette mesure n'est pas mise en place dans tous les départements, exemple le >78 où je suis muté à la rentrée alors que dans mon département d'origine( le 84), c'est en place.
A quoi sert ce genre de texte s'il n'ets pas appliqué?

Pierre Lombard 23/03/2015 10:31

«195 commentaires sur le verre à moitié plein ou moitié vide».
Si c’était le cas, je n’aurais rien à «rapporter», puisqu’il y aurait consensus sur le «niveau» des mesures mises sur la table.
En gardant l’image du verre et de son contenu, je dirais qu’on a changé de verre et qu’on pris le bon sirop, l’image est plus celle d’un verre que l’on commence (enfin) à remplir avec le breuvage adéquat.
Je comprendrais, et partagerais, le fait qu’on rétorque qu’il y a "encore loin de la coupe aux lèvres". Mais ce n’est pas le type de reproche qui est fait ici.
Tickva s’échine à écoper avec tout ce qu’il trouve et Richard, plus esthète, cherche à faire coïncider les champs littéraire et administratif pour montrer que la boisson n’a pas changé.
Pourtant, factuellement, ce n’est pas «la direction et le fonctionnement de l’école» qui sa été discuté, mais «le directeur d’école». Même faibles les moyens viennent en accompagnement de la définition d’un métier de directeur d’école avec compétences spécifiques, formation et carrière. Pour rester dans les images «entendues», on a changé de logiciel. On commence à travailler sur celui du GDiD.

Or, me rétorque qu’il y a une sorte de «supercherie» à définir comme «métier» le rôle du directeur (ce qui est la pierre angulaire du changement de logiciel ou le bon sirop) tant qu’on ne l’exonérera pas complètement de la charge de la classe, et que de fait, nous restons dans le cadre d’une «fonction» (= pas de changement) nonobstant une batterie de mesures ministérielle instituant le contraire.
Si c’était le cas, il faudrait alors constater que nous n’exerçons aucun «métier», puisque n’étant pas drilo à temps plein, nous ne sommes pas non plus en charge d’une classe à plein temps. Seuls auraient un «métier» ceux qui sont à temps plein: classe ou direction, CPC, maitres informatiques, référents, Rased…
ça ne tient d’autant moins bien la route que toute dirlette, tout dirlo l’est à plein temps, le temps partiel leur est interdit.
Et là, c’est vrai que l’on pourra discuter longtemps…

En fait, la divergence profonde est ailleurs, c’est cette fracture qui traverse aussi les postures syndicales. Il y a ceux qui considèrent que le changement s’il doit se produire, le fera d’un «bloc», et d’autres que le changement se construit.

Compte tenu du contexte défavorable et de ce que l’on représente, toutes les directrices et tous les directeurs qui veulent voir reconnaître leur métier doivent objectivement voir couler avec satisfaction le bon sirop dans notre verre et pousser pour qu’il se remplisse plus vite. ;-)

Richard 22/03/2015 21:23

"Pas dupe de quoi?"

Le terme n'était certainement pas approprié ; je souhaitais simplement indiquer que "(nombre de classes ou effectif)" n'était qu'un aspect des nombreuses facettes de notre dossier, sur lequel se greffaient bien d'autres points à envisager entraînés du coup par une refonte (éventuelle) de notre situation en terme de reconnaissance (véritable) de notre "métier"

"ne me faites (Richard & Tikva) pas dire ce que je ne dis pas, même le contraire de ce que je dis"
Pas mon cas : comme il a été dit dans un autre commentaire, j'essaie "d'interpréter" ou de comprendre : pas évident parfois.

"195 commentaires sur le verre à moitié plein ou moitié vide"
Et ça risque de durer encore longtemps tant qu'il reste de l'eau dans le verre (!!!!!)

Pierre Lombard 22/03/2015 18:32

Bon Tikva, je ne comprends rien à ce que tu racontes ou cherche à dire.
maintenant c’est la loi Dalo qui sert de comparaison (après le chef de l’État) et le « logement « est autrement plus important que les dirlos. Ce qui impliquerait une certaine satisfaction de voir un dossier relégué prendre de l’importance. Mais bon, je n’arrive pas à suivre.

Quand je dis que le MEN répond aux problèmes par des textes juridiques de niveaux différents c’est un constat pas un satisfecit.La mise en œuvre est confiée aux services administratifs qui diluent plus qu’ils n’appliquent.
C’est pourquoi il faut que les acteurs de terrain le soient aussi dans l’application des textes.
Ensuite ne me faites (Richard & Tikva) pas dire ce que je ne dis pas, même le contraire de ce que je dis.

Il y a bien, FACTUELLEMENT, une corrélation forte entre la préparation de la création d’un établissement du 1er degré et la reconnaissance du directeur d’école en tant que tel.
Mais ce ne sont pas 2 dossiers différents que l’on mène « en même temps ». C’est celui de l’établissement primaire qui implique une réflexion sur la gouvernance, l’implantation et les moyens.
On ne peut réduire l’instauration de l’établissement public à 2 dossiers à mener de front.

Pour schématiser, c’est le règlement de plusieurs sous-dossiers (gouvernance & personnels, contour & implantation, moyens & financement) tous sensibles, qui transformera l’école en établissement.
Je ne parle donc pas de concomitance, parce que je ne veut pas faire croire qu’il est possible à la fois de décréter que l’école est un établissement et créer un corps de directeurs pour les diriger.
Il manque une étape. Celle qui prépare les directeurs à l’ÊTRE.
On en est là. C’est pourquoi, quand j’ai évoqué l’identité, je me plaçais évidemment (pas assez) dans le champ professionnel. L’identité professionnelle se définit comme le produit de l’incorporation de savoirs spécialisés.
C’est pour cela que je prétends qu’exonérer le dirlo de la gestion de la classe est plus du domaine de l’AVOIR, puisqu’il n’implique pas l’acquisition d’un corpus de compétences identifiées, que de l’ÊTRE.
D’où, pour le GDiD en tous cas, l’importance des mesures actées (surtout quand on prend en compte le contexte)

PS: je ne comprends pas ce passage:
-« Je suis bien d'accord et pas dupe de ce qui peut être écrit ici (nombre de classes ou effectif) ; voilà pourquoi j'ai renvoyé au Ministère la balle : à savoir une réflexion GLOBALE sur l'école qui tiendrait compte effectivement de tous les paramètres (ex : que fait-on en effet des directeurs et des écoles à "petits "effectifs", entre autres). »

Pas dupe de quoi?

snark 22/03/2015 18:41

195 commentaires sur le verre à moitié plein ou moitié vide

TIKVA 22/03/2015 13:40

‘’ > le MEN a répondu à la première question par les moyens qui sont les siens: textes opposables instruits par les services Administratifs’’

_ N’importe quoi ! On voit encore ce que les textes de la Loi de 2007 dite Loi Dalo ( textes opposables) connaît comme problèmes et peu de résultats, et le logement est un problème autrement crucial.
Alors parler de textes opposables pour l’ EN instruits par les services administratifs …on peut attendre.

Les commissions Théodules vont encore fleurir lorsqu’il y aura le premier recours !

‘’ Est-on certain que le statut du Président n’est pas la conséquence d’abord d’un constat de défaillance des institutions puis d’une réflexion sur un autre modèle pour enfin désigner le pilote adéquat. »

_ Mais est-on certain que ce n’est pas à cause de cette carence de moyens du Président que la défaillance des institutions est née ?
Un petit rappel historique lors d’une conférence :
‘’ Et, dans cette même conférence de presse, le Général de Gaulle a donné une interprétation qui a définitivement placé le Président de la République à sa place de « chef suprême de l'exécutif », « à la fois arbitre et premier responsable national’’,
Ce rappel pour souligner que l’impuissance du Chef de l’Etat avant 58 a conduit aussi en grande partie à cette faillite des institutions.

Il est donc normal de souhaiter une concomitance dans la transformation de l’Ecole avec celle du premier responsable , c’est à dire le directeur(trice), et pour cela quoi de mieux qu’une définition claire et nette qu’un statut .

Evidemment le chantier est important puisqu’il faut prendre toutes les situations en considération , sûrement proposer des alternatives, mais poser d’abord clairement les bases , cela est essentiel.

La base reste un statut de l’école avec un statut de son responsable.

Richard 22/03/2015 13:11

"en plaçant la décharge d’enseignement comme préalable à notre « reconnaissance » tu es plus (pas complètement) dans l’avoir."

Eh ! bien ! pas du tout (à mon sens) : décharger totalement un directeur, selon des critères (voir infra), c'est clairement lui donner une nouvelle "identité" [*] (terme que j'ai utilisé à propos du Chef de l'Etat), c'est-à-dire clairement être bien dans l'ETRE !
Mais là aussi, la poule et l'oeuf se font concurrence entre des moyens (exonération de la charge d'une classe, par ex) et une identité qui définit l'ETRE du directeur.

"la désignation du chef de l’État par élection directe fut décrétée sans avoir réfléchi et défini au préalable un modèle de gouvernance"
Jamais écrit ceci : j'ai bien insisté sur "en même temps"...

"il n’y a pas de concomitance entre décréter que le directeur est exonéré d’enseignement (la moitié des écoles ont moins de 7 classes)et décréter l’établissement primaire".
Je suis bien d'accord et pas dupe de ce qui peut être écrit ici (nombre de classes ou effectif) ; voilà pourquoi j'ai renvoyé au Ministère la balle : à savoir une réflexion GLOBALE sur l'école qui tiendrait compte effectivement de tous les paramètres (ex : que fait-on en effet des directeurs et des écoles à "petits "effectifs", entre autres).

[*]Identité :" le fait, pour une personne, d'être un individu donné et de pouvoir être légalement reconnue pour tel sans nulle confusion grâce aux éléments qui l'individualisent." On n'est pas dans l'ETRE, là ?

Pierre Lombard 22/03/2015 12:34

Je ne reviens pas sur les point d’accord Richard, et plutôt que le verbe « interpréter » ce que tu énonces « clairement », j’aurais du écrire « reformuler » ou « résumer »…

Maintenant sur « qui de la poule ou de l’œuf , puisque .
Tu crois vraiment que la désignation du chef de l’État par élection directe fut décrétée sans avoir réfléchi et défini au préalable un modèle de gouvernance?
Que ce n’est pas le point de départ qui a aboutit au statu du Président. Est-on certain que le statut du Président n’est pas la conséquence d’abord d’un constat de défaillance des institutions puis d’une réflexion sur un autre modèle pour enfin désigner le pilote adéquat.
Enfin dans ce cas précis (tu as raison comparaison n’est pas raison), le mot statut n’est en rien confondu avec « corps ».

Même en s’en tenant à TA définition restrictive du mot « métier », c’est-à-dire « un directeur qui ne fait que de la direction », il fallait de toute façon commencer par dire, clarifier, ce que l’État attend de ce métier là pour sortir du flou destructeur qui entoure notre posture professionnelle et qui fait qu’il y a pratiquement autant de rôle du directeur que d’écoles.
Il n’y a qu’à lire les commentaires ici.

=> d’où la revendication d’un « statut » pour les directeur d’école, qui devrait créer une certaine « unité »
Factuellement, le mot « statut » ne se confond pas avec le « corps », j’ai donné l’exemple du « statut des maître directeur », tu as donné celui du « chef de l’État ».

Le Protocole de 2006 de dit rien sur le « statut » du directeur, sur son rôle, sa position dans l’école. Il essaie d’agir comme toutes les mesures prise depuis 87 uniquement sur le levier « moyens » (aides à faire).
Quand nous l’avions critiqué c’était sur le fait qu’on supprimait la seule « action » revendicative spécifique aux directeurs sans contreparties sur l’ÊTRE.

Qu’il y ait une « concomitance » dans l’agenda, c’est-à-dire que le décret instituant l’établissement Primaire inclut sa gouvernance, bien entendu, mais il ne peut y avoir de concomitance de calendrier: on ne peut décréter l’établissement puis réfléchir à sa gouvernance, pour la définir dans un autre décret, puis faire encore la même chose pour le directeur…

Une fois que l’on décide d’aller vers l’établissement 2 questions se posent et organise le calendrier: quel directeur? Quel CA?
> le MEN a répondu à la première question par les moyens qui sont les siens: textes opposables instruits par les services Administratifs
> le MEN consulte pour définir un voire plusieurs modèles de gouvernance.

Il peut y avoir concomitance entre des discussions/négociations pour atteindre un objectif, mais l’objectif reste le préalable aux discussions, actions et décisions.

si on part de:
- le directeur, pour l’ÊTRE ne doit se consacrer qu’à cela et il peut le faire à partir d’un nombre d’élèves courant autour de 200.
- le directeur dirige un établissement scolaire.

Il nous faut
1- dire ce que l’on fait des écoles ayant un effectif bien inférieur à 200:
• fusion? regroupements? on laisse en l’état mais elle ne sont pas dirigées par un directeur (référent? satellisation autour du collège?)
2- s’assurer que le directeur-chef-d’établissement possède les compétences nécessaires pour gérer un budget, employer du personnel, Présider un CA…

Pour dire qu’il n’y a pas de concomitance entre décréter que le directeur est exonérer d’enseignement (la moitié des écoles ont moins de 7 classes)et décréter l’établissement primaire.

Pour dire que les mesures actées ne sont ni la panacée ni à la marge. Elles sont l’étape incontournable pour faire de nous des directeurs d’écoles susceptibles de diriger un établissement public.

Elles sont pour la première fois prises en priorité dans le domaine « statutaire » avec des textes opposables qui disent que nous exerçons un métier (nous=tous les dirlettes et dirlos) que ce métier demande à acquérir des compétences spécifiques, qu’il ouvre un droit à une formation plus complète et déroule une carrière plus avantageuse.
Ce métier ne peut s’exercer à temps partiel puisqu’il est fait de missions et de responsabilité (A’) mais il varie selon l’importance de l’école.

Nous avons là tous les éléments pour un versement dans le corps des personnels de direction (en y créant un 3e grade par exemple).

Pour terminer, notre discussion passe d’une jambe à l’autre. Je m’explique.
Je plaide pour faire comprendre l’importance des mesures au niveau de la reconnaissance de l’ÊTRE, tout en sachant que les moyens ne sont pas à la hauteur.
Richard, en plaçant la décharge d’enseignement comme préalable à notre « reconnaissance » tu es plus (pas complètement) dans l’avoir.
Or, je reste persuadé que cet AVOIR nous sera accordé que si nous assumons collectivement de devenir les directeurs identifiés dans le référentiel-métier.

Richard 22/03/2015 08:13

Pour en terminer, momentanément peut-être, avec cet échange faussé qui prend des allures d'interrogatoire, on pourrait établir me semble-t-il une "taille" d'école à partir de laquelle le directeur serait totalement déchargé :
- 8 classes ;
mais, l'effectif des classes pouvant varier, il me semblerait pertinent de se référer plutôt à l'effectif des élèves soit :
- 200 élèves.
Ceci tiré de mon "expérience" que l'on me demande d'invoquer alors que "si nos expériences sont des éléments importants, définir la direction d'écoles ne peut être que la simple somme de ces expériences"
Le Ministère a maintenant les cartes ne main...

Pour le reste, enfin, je suis assez d'accord avec ceci (qui n'est pas une interprétation parce que je l'avais clairement énoncé depuis quelques commentaires mais...) :
"- d’abord décréter l’établissement scolaire avant de modéliser sa gouvernance
- d’abord décharger les directeurs d’école avant d’en faire un métier à part entière (statut)"
Et je ne vois nullement comment ne pas en passer par là si le directeur d'école doit effectivement exercer un "métier" nommé comme tel, "métier" qui suppose une refonte de "l'école" elle-même en autre chose que la structure qu'elle est actuellement.
C'est en ce sens que je pense (si on veut bien me l'autoriser) que les avancées actuelles demeurent à la marge, sans fonder véritablement un "métier" (=> un directeur ne faisant QUE de la direction), avec parallèlement, un changement de l'école en établissement.
Les deux aspects sont bien entendu totalement indissociables, concomitants.
Comparaison n'est pas raison mais...
La Constitution de 1 958 définit le statut du Chef de l'Etat, ses responsabilités, ses compétences, en même temps qu'elle définit le cadre dans lequel elles s'exercent, la structure dans la répartition du pouvoir (les assemblées...) : on imaginerait mal un Chef d'Etat dépourvu de statut, de pouvoir et à l'identité constitutionnelle totalement floue.
Aux interrogations de Merlin ("notre fonction (?) , métier (?).) j'ai pour ma part répondu.

Pierre Lombard 21/03/2015 19:45

Tu dis tout et son contraire juste pour avoir le dernier mot?
Tu oses vraiment tout Tikva...

TIKVA 21/03/2015 14:24

Nous sommes d'accord Merlin, mais que l'on ne nous fasse pas prendre des vessies pour des lanternes ,
le temps est passé pour croire tout et n'importe quoi .

La critique permet d'évoluer mais cela me fait penser à quelqu'un qui s'est enfermé dans un processus qui mène à une impasse.

Les réflexions désobligeantes ne mènent à rien et desservent son auteur.

Les collègues en ont assez de la langue de bois et surtout se méfient après tant de déceptions vis à vis des syndicats , et soudain d'actions menées en partenariat avec un syndicat surtout sans arrières-pensées....de la part de celui-ci.

Quant au dernier mot , il est hors de question que je le laisse à l'auteur de posts qui frôlent l'incontinence inconsidérée...

Merlin 21/03/2015 09:59

Nous devrions tous pousser dans le même sens et acter toutes les reconnaissances petites et grandes de notre fonction (?) , métier (?).
Nous devrions tous pousser nos syndicats respectifs à se bouger pour préserver au travers nous l'autonomie de l'école .
Après, rien ne nous empêche ( et au contraire) de donner notre point de vue, d'émettre des idées afin d'aider modestement ceux qui portent notre parole au MEN.
Je ne suis pas au fait des projets nationaux mais je pense que notre sort se joue dans les mois à venir entre:
gouvernance de l'école dans l'école ( option dirlo)
gouvernance de l'école partagée entre IEN et principal de collège.
La 2ème solution ne me plait pas et c'est pourquoi je soutiens tout ce qui nous fait avancer même un peu vers notre reconnaissance.

Pierre Lombard 21/03/2015 09:32

-"je maintiens que c'est au Ministère d'instaurer un effectif"

Que tu maintiennes, Richard, ne m’étonne guère tellement tu ressembles à quelqu’un que je connais, et bien évidement que c’est au ministère de « décider », sauf 2 choses:
1) Il a décidé, c’est 13 classes, et heureusement que l’on ne s'en contente pas...

2) qu’il n’est pas question ici de « décider » (tu aimes jouer sur la signification des mots) mais de donner son avis entre dirlettes et drilos, entre professionnels de terrain, juste engager une opinion personnelle tirée de son expérience…

Et bien entendu je ne te cible pas du tout en évoquant ceux qui ici viennent réciter leur bréviaire comme je ne cherche pas à prétendre que tu n’es pas légaliste.
Par contre, je maintiens à mon tour que tu « pinailles » en mettant en avant des arguments certes, mais secondaires. Oui c’est au ministère (guidé par Bercy, poussé par les syndicats alertés par leur base) qui fixe la taille de l’école où le directeur n’a pas la charge de la classe.
> mais ce que je voudrais savoir c’est ton avis sur la taille pas de te substituer au ministre, savoir ce que tu penses, t’auto autoriser à dire ce que tu penses.
mais effectivement, rien ne t’oblige à le faire. Personnellement, pas parce que c’est une prérogative du ministre. Moi j’ai avancé 7 classes de manière plutôt arbitraire. Donc n’y revenons plus.

MÉTIER; le ministère ne fait pas que « coller » une étiquette « métier » sur notre « fonction ».
Si ce n’était que cela, je serais plutôt d’accord avec toi.
Il énonce clairement et par des textes opposables (2 circulaires ministérielles et un décret) les missions confiées, les compétences spécifiques à acquérir, la formation idoine avec un tuteur pour les « bleus » et un référent, un mouvement dédié et une carrière améliorée.
C’est autre chose qu’une étiquette, non?
ramener ce « protocole statutaire » à une étiquette parce qu’on n’exonère pas totalement le directeur de la gestion d’une classe me semble excessif. Surtout que les "exonérer de classe" ne sont pas des directeurs heureux (regarde Tikva…)

Il y a donc, dans la graduation de ton argumentation, dans ce que tu mets en avant, quelque chose que je trouve bancal, sur lequel je ne peux pas vraiment m’appuyer pour envisager une stratégie payante.
Il me semble, mais j’interprète et volontairement pour avancer, que tu attends un autre « ordre » des choses pour les trouver convaincantes:
- d’abord décréter l’établissement scolaire avant de modéliser sa gouvernance
- d’abord décharger les directeurs d’école avant d’en faire un métier à part entière (statut)


@ Tikva.
Tu mélanges tout!
l’évolution du CE n’a rien à voir avec le « champ statutaire » du directeur d’école.
Le premier est en pré-discution le second et dans sa phase de mise en œuvre.

Je vais redire ce que je te dis avec des mots encore plus clairs:
Il est imbécile de comparer le protocole de 2006 avec ce qui est sur la table en 2014.
Et quand j’emploie l’expression « protocole statutaire » je n’y mets jamais l’augmentation des décharges ni les moyens périphériques que je trouve très légers en comparaison des missions confiées.
2014 est en rupture avec 2006.

-"Si l’amélioration sur ‘’L’Être’’, c’est l’adjonction du terme ‘’Métier’’ au référentiel, c’est vraiment peu !"
Voilà ce que provoque le raccourci, Richard: des envols en escadrille.

-"Statut pour la direction et statut d’établissement doivent être concomitants."
Tu prétendais il y a très peu que le statut du dirlo devait être premier et pour tous les dirlos, tu as changer d’avis?
Aller encore un petit effort et tu vas y être. Le statut d’établissement et le versement des directrices et des directeurs dans le corps des personnels de direction.

-"L’autonomie financière, l’autonomie dans l’organisation de l’école au plus près de ses besoins , de son contexte, en partenariat avec toutes les acteurs de terrain concernés et la personnalité morale et juridique de l’établissement ne peuvent prendre place qu’avec la création d’un statut particulier pour les directeurs."
- Faux 1 fois. ça c’est le "corps" des personnels de direction; principaux et proviseurs…
Concours, cadre A’, formation 1 an et stage 1 an. Loin de ce qui fait de nous des « directeurs ». Si on veut y prétendre il faut passer par l’étape qui consiste à nous différencier du corps des PE et nous rapprocher des principaux. C'est ce qui nous est proposé.
- Faux 2 fois, tu confonds statut, corps et statut particulier


-"Et que l’on ne me dise pas que l’on ne comprend pas !"
Tu es objectivement incompréhensible Tikva.

Sur le « statut ». Il faut arrêter de mélanger les choses.
Pour les plus anciens.
En 1987, Monory lance le « statut des maîtres directeurs ». C’est bien sous cette appellation que le ministre alors a cherché à nous le vendre, c’est bien le terme de « statut » que l’on barrait de rouge sur nos pancartes dans les manifs, c’est bien le terme de statut qui était employé soit pour mobiliser pour soit pour mobiliser contre.
C’est encore sous cette nomination qu’il fut décrété puis supprimé.
Tous les anciens ici se rappellent du fameux "statut des maîtres directeurs" qui a été un véritable traumatisme pour le primaire.

Or, il n’a jamais été question de la création d’un « corps » des directeurs d’école. Les maîtres-directeurs restaient dans celui des instituteurs.
le décret de 87 changeait de statut particulier des instits qui devenaient maîtres-directeurs dans le corps des instits.
Si alors ce n’était qu’une question "d’étiquette", on comprends mal tout ce que cela a déclenché.
Bien entendu que c’était au-delà de l’étiquette et que ça « préparait » la création d’un corps.

Pour dire qu’il est fallacieux d’amalgamer « statut » et « corps ».
Comme il est aisé de comprendre que si demain l’État décidait de façon abrupte d’instaurer le statut d’établissement on n’en confiera pas la direction aux dirlos qui n’ont pas la formation pour être « personne morale », gérer un budget, recruter et employer du personnel (je parle collectivement).

La compréhension et l'appropriation des mesures (qui sont dans le champ de statut) est une étape essentielle pour devenir "personnel de direction".

Je comprendrais ,et partagerais, que la critique porte sur la nature des textes opposables.
Un décret est plus « solide » qu’une circulaire ministérielle.
Sauf que la rigidité du décret fait que pour le modifier il faut un élément suffisamment fort pour en changer le sens, l’esprit. D’où la circulaire ministérielle qui clarifie le décret de 89, et qui est un texte opposable et qui s’impose à tous tant qu’elle n’est pas dénoncée.

TIKVA 20/03/2015 17:00

‘’ Ensuite, je ne vois pas comment on pourrait commencer par décréter que l’école devient un établissement public sans au préalable en définir son instance de gouvernance?’’

‘’ D’où l’importance des mesures prises qui installent dans sa dimension statutaire le métier de directeur d’école.’’

2 assertions qui m'interrogent !

Et moi je ne vois pas comment on peut définir une instance de gouvernance dont on nous bassine qu’elle entre dans le champ statutaire, qu’elle a le goût, la couleur, l’odeur, la forme du statut , sans poser le terme Statut officiellement avec tout ce que cela induit.

Le référentiel, les décharges augmentées, la formation améliorée, autant de mesures modifiées comme en 2006 , et il a fallu quasiment 10 ans pour cela.
Mais pour l’instant point de Statut.

Si l’amélioration sur ‘’L’Être’’, c’est l’adjonction du terme ‘’Métier’’ au référentiel, c’est vraiment peu !

Statut pour la direction et statut d’établissement doivent être concomitants.
L’autonomie financière, l’autonomie dans l’organisation de l’école au plus près de ses besoins , de son contexte, en partenariat avec toutes les acteurs de terrain concernés et la personnalité morale et juridique de l’établissement ne peuvent prendre place qu’avec la création d’un statut particulier pour les directeurs.

Et que l’on ne me dise pas que l’on ne comprend pas !

Richard 20/03/2015 14:16

Décidément, faut mériter sa croûte en ce bas monde !
Ramener des réalités différentes comme si elles recouvraient les mêmes choses et tordre le discours (involontairement) est un peu malvenu.
Donc, on recommence :
1- S'agissant du nombre de classes, etc., je maintiens que c'est au Ministère d'instaurer un effectif (en termes d'élèves, de classes) afin de proposer des regroupements ; je maintiens que je n'ai pas moi, directeur, à le faire parce que : a/ je suis légaliste (au fait, c'est quoi un directeur qui n'est pas légaliste ? celui qui s'assied gentiment sur les textes ? celui qui agit selon les volontés des adjoints pour ne pas être en porte-à-faux avec eux ? Si vous en connaissez, à fuir...) ; b/ parce que je n'ai pas à me substituer à ceux (Ministère, DSDEN) qui ont à organiser le fonctionnement des écoles en termes d'importance.
S'agissant de l'étiquette "métier" collée à notre fonction, je n'ai pas, que je sache, enlevé au ministère le "pouvoir" de le faire, mais je peux quand même m'autoriser à dire ce que j'en pense, ce qui serait quand même la moindre des choses : je n'y reviens pas... ou si :

à la rentrée 2015, le directeur d’école sera un métier avec tout ce que cela implique en termes de formation, nomination, carrière.
...mais avec la responsabilité d'une classe or :
tant qu’on garde la responsabilité d’une classe on reste dans une «fonction»…
Ben oui ; ça me semble évident ; et il me semble lire ci-dessous (comme "objectif") "exonération de la classe"...
Est-ce que énoncer ceci est ne pas être légaliste.
On peut penser ?

le bréviaire syndical qu’on vient réciter ici.
Si je suis visé, il va falloir changer de fusil d'épaule ; j'ai la tranquillité d'essayer de réfléchir tout seul, en dehors des chapelles de tous ordres (en toute ma carrière je n'ai jamais été syndiqué où que ce soit !) : c'est gênant ?
tu me rappelles de plus en plus quelqu’un.
Ravi de le savoir ; merci de lui adresser mon bonjour lors d'une prochaine rencontre. La chasse est ouverte ?

Pierre Lombard 20/03/2015 10:55

@ dirlette-voisine & Zellof.
Évidemment que ce n’est pas le fait que le Dasen s’adresse directement auX dirlos qui est la preuve intangible de la reconnaissance de notre métier. ÉVIDEMMENT. je disais que cela devrait interroger sur notre place "vraie" dans le système et que considérer cette mise en garde comme une ouverture de parapluie «brouillait» cette prise de conscience.
Il en va de même pour les jeux dangereux. Je peux te dire parce que le l’ai vécu (drilo maternelle) la plupart des collègues en réunion prétendaient que ce n’était pas de leur responsabilité, puisque non spécialistes…
J’ai entendu (et j’entends encore) le même genre de réaction quand on parle de sécurité incendie ou de responsabilités vis-à-vis des personnels municipaux.
Pour dire que nous n’avons pas une vision «collective» de notre rôle (je ne parle là ni de fonction ni de métier) dans les écoles. Ce qui entraine, comme le souligne justement Merlin, des interpellations nombreuses auprès des IEN pour des sujets qui ne relèvent pas de ses responsabilités.
@ Richard, dans un premier temps.
Quand je rappelle qu’un IEN a «interdit les cartables», l’important était la 2e partie de la phrase: «et des dirlos ont obéi…».

Merlin le dit d’une autre façon, mais on en arrive quand même au même point.
Avant de savoir si on «est» ou «pas», si on «veut» ou «pas» ÊTRE (assumer) directeur, il faut que nous ayons tous un cadre auquel se référer.
Or, et c’est une constance en France, on ne veut pas de «cadre» (pas de chef-caporal-supérier, liberté pédagogique, minimiser les enquêtes et rapports…).
Quand on nous en donne un, on nous dit que ce n’est pas celui qu’il faut… Et on se raccroche à quelque chose de personnel, d’intime presque, "l’expérience" justement personnelle qui fait que l’on apprend pas au vieux singe à faire la grimace et gare à celui qui s’y frotte.
Or, même si nos expériences sont des éléments importants, définir la direction d'écoles ne peut être que la simple somme de ces expériences.

@Richard dans un 2e temps.
Tu es quand même paradoxal, et tu me rappelles de plus en plus quelqu’un.
Quand on essaie d’avoir un avis "professionnel" (expérience) sur le nombre de classes à partir duquel une école devient autre chose, à partir duquel le directeur n’a plus la charge d’une classe, tu rétorques que ce n’est pas à toi de le faire (comme dans ce cas nous décidions de quoi que ce soit…) que c’est au MEN de décider et qu’il faut être un peu légaliste Rogntudju!
Et puis quand le MEN, par circulaire ministérielle qui s’impose donc à toute l’Institution, énonce que directeur d’école est un vrai métier avec compétences spécifiques et actions propres, là tu deviens moins légaliste, tu sors du champ administratif où les mots «métier» et «fonction» sont clairement identifier pour tergiverser: pour toi tant qu’on garde la responsabilité d’une classe on reste dans une «fonction»… Pour toi. Pour l’Éducation nationale, à la rentrée 2015, le directeur d’école sera un métier avec tout ce que cela implique en termes de formation, nomination, carrière.
Pour toi... Pour l'Institution...
Pour dire que Merlin n’a pas tort quand il parle de posture plus ou moins assumer (en général), il ne jette rien de personnel à la figure de quiconque en particulier, il est dans le constat qui est le point de départ de tout «échange d’idées» courtois.

Par contre il me semble que l’on a fait le tour du «constat» et que l’on a assez bien défini les objectifs:
- autorité, exonération de la classe, statut d’établissement, taille critique.

La discussion pourrait porter maintenant sur des éléments «opérationnels»: comment on passe du constat à l’objectif.

Si on me (re)fait le coup du «vrai statut» ou du «statut véritable» il serait bon de préciser ce que l’on entend par là.
Le «statut des maitres-directeurs» a bien était débattu, combattu, décrété et supprimé comme «STATUT des maitres-directeurs»…
Pourtant il n’y avait pas de création d’un corps des maîtres-directeurs.
Ensuite, je ne vois pas comment on pourrait commencer par décréter que l’école devient un établissement public sans au préalable en définir son instance de gouvernance?
Si d'aventure c'était le cas, le seul modèle disponible est celui du secondaire... Est-il celui qu'il faut aux écoles?
d'où l'interrogation bienvenue de nos élus.

Pour dire que je rejoins Merlin, à un moment donné les filtres que l’on s’impose interroge sur notre vouloir. Et cela sans jugement de valeur tant que c’est une opinion personnelle que l’on exprime.
Il en va tout autrement quand c’est le bréviaire syndical qu’on vient réciter ici.

Richard 19/03/2015 21:04

@ Merlin !
Serait-il possible d'en finir, au cours de la discussion courtoise qui se déroule ici, avec les arguments du type :"les dirlos qui veulent être dirlo", les dirlos qui veulent "s'assumer comme dirlo", les avancées qui "dérangent les dirlos" et j'en passe !
Nous sommes (tout au moins je l'espère) tous ici des dirlos, engagés fortement dans leur école, certains (peut-être) avec une ancienneté importante auxquels on n'apprendra pas les conduites à tenir, ni la connaissance des textes, bref ! ce qu'est la direction d'école...
Alors, pour que nous puissions continuer notre conversation, même avec des options, des points de vue différents, cessons de (nous) prendre pour des gogos, des frileux, des ceux-qui-veulent-pas-être-dirlos-qui-s'assument-pas-comme-dirlos, etc.
A titre personnel, dont on n'a rien à fiche, je le conçois, je ne suis nullement dérangé par les avancées (j'ai déjà dit ce que j'en pense) ; je suis même favorable (je l'ai dit aussi) à ce qu'on aille plus loin que les avancées dont il est question.
Tenons-nous en à un échange d'idées, d'opinions et laissons de côté les présupposés que l'on peut prêter les uns aux autres.

Merlin 19/03/2015 20:38

J'ai comme l'impression que la reconnaissance nouvelle et timide de notre hiérarchie à notre égard dérange.
Peut être me trompe je?
Je suis loin d'être béat et heureux devant le Référentiel, je pense avoir assez développé ma pensée dans les posts précédents. J' essaie juste d'être honnête et je dis que des détails changent et que notre nouveau " métier" n'y est pas pour rien. Pendant longtemps beaucoup de syndicats ont promis sans que rien ne se passe; aujourd'hui, il y a bien quelques changements, c'est peu certes, mais je comprends que ce soit beaucoup pour ceux qui les ont arrachés à d'autres censés nous défendre et dont le combat unique était de nous nier à longueur de colonnes, refusant même d'écrire le mot " directeur" au profit de " d'enseignant chargé de la direction".
Pragmatique, je prends ce qui existe et ... j'attends la suite ( peut être le Graf.)... à voir.

TIKVA 19/03/2015 20:02

Merlin,

autant de DASEN que de démarches différentes mais au final , où est la considération, la reconnaissance tant attendue par un véritable Statut des directeurs (trices ) , un statut qui prend en compte aussi la protection très spécifique de la direction soumise aux responsabilités et donc à toutes les plaintes de parents.

Je ne rappellerai pas les cas très médiatiques connus de tous très dernièrement de directeurs mis en cause, mais ce sont des dizaines de cas tous les ans peu connus , de directeurs (trices ) , équipes éducatives même, mis sur la sellette et pour lesquels des décisions iniques sont prises.

L'omerta fonctionne bien dans notre maison, surtout pas de vagues et the show must go on .

Des dizaines de rapports constatent le problème un et indivisible de la nécessité de créer un statut pour les directions suivi d'un statut d'établissement , prenons-nous ce chemin ? Je crains bien que non ?

Les dernières demandes , voir celles de l'ANDEV, souhaiteraient nous voir en un super coordonnateur entre Taps et scolaire et PEDT, le MEN nous verrait bien en un super "Référent" coordonnateur du scolaire et périscolaire ( dernière info en réunion IEN ),...

Nous nous perdons à suivre des voies qui s'écartent d'une seule reconnaissance : un statut , un corps ....

Que l'on ne mette pas en avant les moyens budgétaires contre la création d'un corps, l'argent est là, la suppression des redoublements entre Ecole, Collège et Lycée , permet d'économiser 2 milliards d'euros environ.

Que va faire le MEN de cette manne ?
Augmenter nos salaires ?
Créer plus de postes pour diminuer les effectifs par classe ?
Créer enfin cette reconnaissance des directions ? with a statut ?

Zellof 19/03/2015 19:23

@Merlin - Chez nous, du Dasen, mais avant c'était de l'IA, ça fait des années qu'on reçoit des messages "alerte vigilance météo". Pour un coup de vent assez violent, une tempête ou des chutes importantes de neige. Du même ordre que la "vigilance jeux dangereux" dont parle Dirlette dans le 06. Adressé aux dirlos. Des préconisations laissant toute latitude aux dirlos de prendre leurs responsabilités. Parapluie ouvert… Tu vois, fonction ou métier, reconnaissance avec ou sans référentiel… pareil.

Merlin 19/03/2015 18:23

Dirlette: des circulaires du DASEN ex IA nous en avons depuis longtemps aussi; mais " avant" , un phénomène type eclipse faisait l'objet d'un mail de l'IEN lequel dispensait la " bonne parole" ( via d'ailleurs les consignes de l'IA). Aujourd'hui, un mail de préconisations du DASEN, sans consignes particulières, donc , dans l'école, c'est le dirlo ( bibi) qui a décidé de la conduite à tenir demain en son âme et conscience et avec d'ailleurs l'assentiment de mes collègues qui attendaient une décision qui s'applique à tous.
De plus la réunion à laquelle je faisais allusion est bien une réunion rassemblant tous les dirlos du département et non une note de service adressée aux dirlos; la nuance est importante. Jusque là, le DASEN ne "s'adressait" à nous QUE via les IEN.... parlant non?
Enfin, on ne peut pas vouloir être dirlo, râler après le parapluie ( que l'on ouvre aussi) etc... Assumons nous en tant que dirlo ( personne qui écoute, renseigne, aide, réconforte mais aussi décide et tranche) et faisons autre chose.

Richard 19/03/2015 12:35

Si j'ai "rabatsetc..." sur le C. E. c'est parce qu'il me semble (avis qui n'est que personnel) que poser des interrogations à son sujet AVANT (ce que j'ai essayé de dire dans mon commentaire, mais mal visiblement) de poser la question du directeur d'école (statut véritable, véritable métier sur lequel je me suis exprimé, etc.), de l'école me semble malvenu, tout au moins décalé ; bien sûr le directeur est président du C. E. nul ne l'ignore (je l'espère) mais débattre sur sur celui alors que le directeur n'est QU'UNE fonction, ce qu'il demeure toujours à mes yeux (je n'y reviens pas, voir ailleurs) c'est gloser sur la solidité du toit de la maison avant d'en avoir creusé les fondations.

le CE qui deviendrait CA.
Peut-être faudrait-il d'abord que l'école soit autre chose (un établissement ?) que ce qu'elle est actuellement.

il n’y a pas très longtemps un IEN a interdit les cartables
Difficile de prendre ce cas comme une généralité pour des raisons qui tiennent plus de la santé psychologique de la personne que d'une prise de pouvoir intempestive.

Si on n’y voit qu’une ouverture de parapluie on cache le niveau de nos responsabilités
Désolé, pas mon cas ; je connais ; je maintiens qu'en l'état cette circulaire n'est en rien une reconnaissance de notre "métier" ; mais bon, c'est comme ça...

dirlette06 19/03/2015 08:51

Je pense que le fait que le DASEN s'adresse directement aux dirlos n'a rien à voir avec une éventuelle reconnaissance du métier. Chaque fois qu'il s'agit de mettre les dirlos face à leur responsabilité, le DASEN s'adresse à eux directement.
Par exemple, dans le 06, en date du 4 décembre 2014, nous avons reçu une circulaire du DASEN intitulée "vigilance sur les jeux dangereux". On en a régulièrement de ces notes et depuis longtemps. Bien avant même les discussions sur l'évolution du métier de dirlo.

Pierre Lombard 19/03/2015 07:58

Même en y voyant l’ouverture d’un grand parapluie administratif, n’empêche que le Dasen informe le directeur des risques et l’incite à prendre les précautions nécessaires, ce qui est normal.
C’est au directeur, responsable du «local» à organiser les services, ouvrir son parapluie ou faire de l'évènement un projet éducatif (sciences mais aussi sécurité, vivre ensemble).
N'y voir QU'UNE ouverture de parapluie me semble tendancieux, d'abord parce qu'il aurait été plus simple d'interdire les récréations, ensuite c'est occulter le rôle vrai du directeur d'école et le maintenir dans une méconnaissance de ses missions.

Tu me dis que l’IEN n’a rien à voir la dedans, sauf qu’il n’y a pas très longtemps un IEN a interdit les cartables et que les directeurs ont obtempéré…
Ensuite je n’ai jamais prétendu que c’était sur cet élément là qu’il fallait caler le signal de notre reconnaissance… Par contre ce n’est pas un «surplus» de responsabilité. Et c’est un peu ce que j’essayais de dire. Si on n’y voit qu’une ouverture de parapluie on cache le niveau de nos responsabilités et par expérience beaucoup de directrices et de directeurs n’ont pas conscience ni connaissance de leur étendue.
je crois, là c’est plus du ressenti, que les IEN non plus. Ils sont de plus en plus d'anciens PE, qui ont du fonctionnement de l’école qu’une représentation plus «coutumière» que réglementaire.
=> nos prérogatives ne sont pas issues de «délégations», elles nous sont propres. Contrairement à celles des IEN.

Sur les CE, rien d’étonnant à ce que nos élus s’interrogent.
La tentative de Refondation de l’école a mis sous les projecteurs la faiblesse de l’école en tant qu’unité administrative.
Si on veut lui donner un statut d’établissement, il faut «modéliser» un organe de gouvernance… le CE qui deviendrait CA. Quelles compétences, quels membres, quelle présidence?

Oui, effectivement, l’Institution prend un maillon de la chaine et cherche à se restructurer autour de ce maillon.
En vrai, elle a 2 maillons à sa disposition:
Le directeur, car c’est bien lui le président du CE (d’où notre audition)
Le principal du collège

Pour le moment, l’effort semble se porter sur le directeur qu’on fait monter d’un «grade».
Reste à savoir si on veut ou pas devenir ce directeur là.

Mais le dernier commentaire de Merlin répond mieux que je ne le fais à tes "rabat-boiseries".

TIKVA 19/03/2015 07:05

Et bien nous ce sont les IEN, la mienne hier en réunion qui nous a résumé les nouveautés issues des groupes de travail « Métiers » cela a duré 3 minutes et 12 secondes ! ou peut-être moins !
Quel choc nous n’avons pas eu droit au Dasen !

Les collègues présents nous étions 35 , personne n’a parlé de ce référentiel-métier et de ces bienfaits, mieux un collègue s’est plaint de ne pas être concerné par les décharges, de n’avoir eu que 10 euros d’augmentation par mois ( indemnités augmentées )….
Par contre nous avons évoqué les charges qui continuent à s’accumuler,
les conflits avec les parents qui se multiplient, la protection des personnels qui est plus que critique, et les salaires qui diminuent…

Autre information sur notre département, le groupe de travail sur la « Simplification » n’a pas été encore convoqué , le DASEN ne sait pas encore quel plan il suivra ( plusieurs réunions avec sous-commissions ? Ou une seule réunion à partir des remontées des syndicats ?…).
Mais la simplification se jouera en circuit fermé : syndicats et Dasen.

On n’est pas prêt de voir soeur Anne-de-la-Simplification !

Mort de rire , quel exemple exemplaire , quelle question de haute importance !!!!!
‘’Les choses avancent, par exemple à Paris le Dasen «incite» les directeurs à ne pas faire sortir les élèves dans les cours de récréation lors de l’éclipse. => il place le directeur dans son rôle de responsable des services et de la sécurité dans l’école. (point d’IEN’’

Chez nous le DASEN , via les IEN a diffusé les consignes ministérielles !
Une cascade d’ailleurs d’infos contradictoires !

Nous passons pour des « Charlots » prendre des mesures 3 jours seulement avant l’éclipse et encore parce que la pression des Associations de parents d’élèves pesait !

Ouah !!!! Quelle avancée !!!!! Pour les directeurs !!!! Etre reconnus par une éclipse ….

Richard 19/03/2015 06:40

S'agissant de la note diffusée "à Paris", il est à remarquer qu'elle a transité par tous les canaux dans les écoles de France et même à de si nombreuses reprises que les boîtes-mails ont légèrement saturé (Du Ministère, des Pôles Santé des DSDEN, des IEN, etc).

Plutôt que d'y voir un positionnement du directeur comme responsable (santé, sécurité) on peut aussi y voir l'ouverture maximale du grand parapluie administratif qui protège les bureaucrates et renvoie au quidam de base la responsabilité en cas d'incident. Ce qui est d'ailleurs, malgré le paradoxe, "normal" car on voit mal comment l'IEN pourrait être responsable de ces deux aspects de la vie à l'école : gentiment, celui-ci diffuse , transfère et s'en lave les mains ; après tout, le directeur est là pour ça, non ?

Si c'est à ce type d'évènements que l'on jauge la reconnaissance du directeur, on est pas rendu !

Et, toujours aussi paradoxalement, si cette "reconnaissance" doit se baser sur du surplus de responsabilité (ne parlait-on pas de "simplification" ?), on peut continuer à les accumuler sans dommage collatéral pour l'environnement.

Il est vrai (voir autres commentaires) qu'en matière de paradoxes, de contradictions, la situation des directeurs d'école n'est pas en reste.
Sans vouloir volontairement passer pour le rabat-joie de service, je m'étonne qu'une commission sénatoriale se penche sur l'évolution des C. E. alors que 2 choses n'existent pas :
- l'école qui n'a pas de statut juridique ;
- le directeur qui n'est qu'une fonction gentiment assumée par un enseignant.

La vénérable institution prend un maillon de la chaîne en omettant (peut-être) les maillons antérieurs, les maillons premiers : qu'est-ce qu'un directeur d'école ? comment faire en sorte qu'il le soit vraiment ? qu'est-ce qu'une école ? etc.

Le sexe des anges mérite autant de réflexion. Mais on me dira que...

Merlin 18/03/2015 14:10

J' espère que cette réunion permettra de fixer de façon " officielle" les attributions des directeurs et des IEN car il faut bien reconnaitre que les habitudes incitent de faire appel à l'IEN pour un peu tout ( lequel répond d'ailleurs même si la décision ne lui revient pas d'où les confusions) et les textes sont souvent assez sujets à interprétations. Un seul désir de ma part : qui fait quoi et comment. .... une info du DASEN au niveau des adjoints serait aussi bienvenue pour éviter les batailles à coup de BO.....

Pierre Lombard 18/03/2015 08:08

Si l’objet de la réunion concerne les missions des directeurs, les mesures seront au cœur des discutions…
Tu sais que je ne crois pas du tout «au grand soir» mais à la construction pierre par pierre…
Les choses bougent, le 25 mars le GDiD est reçu en rafale par le cabinet, la Desco au sujet de la formation, des référents et des tuteurs et par le secrétaire Général sur le suivi national des protocoles de simplification.
La vieille c’est une commission Sénatoriale qui nous interrogera à propos de l’évolution des Conseils d’écoles…

Les choses avancent, par exemple à Paris le Dasen «incite» les directeurs à ne pas faire sortir les élèves dans les cours de récréation lors de l’éclipse. => il place le directeur dans son rôle de responsable des services et de la sécurité dans l’école. (point d’IEN)

Les choses bougent et avancent, ne restons pas spectateurs sur le bord du chemin ;-)

Merlin 17/03/2015 18:39

Tiens, le DASEN convoque tous les directeurs à une réunion sur les missions des directeurs d'école. On peut dire que c'est une première chez nous. Peut être le Référentiel métier sera t il abordé car pour l'instant pas un mot.
En tout cas, les acharnés de " la direction et le fonctionnement de l'école" en sont pour leurs frais, il s'agit bien d'une réunion de directeurs. C'est pas le matin du grand soir mais c'est nouveau.

Pierre Lombard 15/03/2015 09:38

l’autonomie des Dasen pour mettre en œuvre les orientation ministérielle est inscrite dans leur statut, c’est la base de leur « fonction ». En tant que hauts cadres de l’Administration ils ont toutes latitudes
Ce qui pose un problème double.
Le premier, on en a déjà beaucoup parlé, c’est que les choix ministériels dépendent des rapports de forces. Il y a sa volonté propre exprimée dans un programme, puis le filtre des « discussions » pour arriver à un texte.
Ce texte sert d’ordre de missions pour les recteurs et Dasen.
Le second est plus complexe.
D’abord les Dasen, comme les Recteurs sont « politisés », ensuite ils sont carriéristes et ont à gérer des tensions locales qui est un autre niveau rapports de forces, enfin ils se situent leur « carrière » dans un temps long qui est bien différent de celui des politiques. Ce qui fait de l’Administration un organe autonome, qui arrive à prospérer en autarcie au dépend à la fois du terrain et du politique qui devient « kleenex ».

Pour dire que je partage à 100% tes remarques Richard, mais c’est pourquoi j’insiste qu’il ne faut pas s laisser faire, il faut se prendre en main. Un texte s’applique à tous.

Un mot sur le GrAF: le fait que le Sgen demande à ce qu’il soit étendu à d’autres « fonctions » démontre l’intérêt du GrAF et non pas sa dépréciation.

Richard 13/03/2015 18:20

Bonjour.

Je ne répondrai pas pas à la question posée à la place de celui à qui elle s'adresse, mais je livrerai simplement un témoignage après recherche d'informations dans mon coin.
Le "G. T. simplification" ne s'est toujours pas réuni sous la houlette du DASEN ; aucune date n'est d'ailleurs fixée au grand dam des organisations (pardon ! de certaines d'entre elles) qui, selon leurs dires, voient mal d'ici la fin de l'année scolaire les choses se mettre en place, bien que cela soit acté par le Ministère.

Autre information (pour montrer l'amplitude dont peut bénéficier un DASEN dans sa gestion). Le DASEN 94 a proposé une modification du régime de décharge des directeurs exerçant en REP et REP+ : entre autres, décharge totale à partir de 7 classes (REP+), de 9 classes (REP) et de 12 classes (école dite "banale").
Si ces propositions sont actées, certains "métiers" vont être soulagés. A suivre...

TIKVA 13/03/2015 17:57

Groupe de travail' Métiers' qui débute mal .
Le Graf qui prend un coup dans l’aile déjà pour le Sgen et les conditions de bonifications liées
à l’éducation prioritaire qui sont durcies …
Le MEN grapille où il peut !

Modification des modalités d'accès à la hors-classe des PE : une note de service inacceptable !
Alors que nous sortons d'une série de Groupes de Travail « métiers » qui a acté un certain nombre d'avancées notamment l'augmentation progressive du taux de passage à la hors-classe de 2 % à 4,5 % en 2015 pour les PE, le ministère utilise ces marges pour rétribuer des fonctions et missions particulières au détriment de l'amélioration de l'ensemble des carrières.

Cela n'est pas acceptable.

Pour le Sgen-CFDT, ces missions doivent évidemment être l'objet d'une reconnaissance particulière mais sous la forme d'un Grade à Accès Fonctionnel (GRAF), inscrit sous la forme d'un grade d'avancement dans le protocole d'accord de mai 2013.

La note de service parue au BO N°9 du 26 février 2015 instaure une valorisation :

- de l’engagement des enseignants en éducation prioritaire par l'octroi d'un point de bonification en REP, ZEP, RAR, RRS, ECLAIR et deux points pour les collègues exerçant en REP+ et dans les écoles classées « politiques de la ville ». Il est également à noter que les conditions d'exercice pour bénéficier des bonifications liées à l'éducation prioritaire sont durcies autant sur la durée requise (à terme 5 ans) que sur l'affectation limitée à une seule école durant cette période.
Conditions de durée d’exercice :
• 2015 : au – 3 ans dans une école
• 2016 : au – 3 ans dans la même école
• 2017 : au – 4 ans dans la même école
• 2018 : au – 5 ans dans la même école
- des fonctions de directeur d'école et conseiller pédagogique par l'octroi d'un point de bonification

Pour le Sgen-CFDT, ces nouvelles modalités posent problème car elles confisquent une part des promotions possibles au profit de personnels exerçant des missions particulières. De plus, cette note fait référence à l'arrêté de 2001 définissant les écoles relevant de "la politique de la ville'' qui est obsolète.

Pierre Lombard 13/03/2015 16:30

ce n’est pas un «petit» parallèle, que tu cherches à établir, mais un artifice de com.
Le «parallèle», chez toi, qualifie plutôt la dimension dans laquelle tu fais tourner ton discours.

Il est stupide de comparer le contenu du Protocole de 2006 avec le Protocole statutaire 2014, surtout et principalement si on se place du point de vue de la «structure», c’est-à-dire «de l’agencement des différents éléments d’un ensemble», donc le faire relève soit d’un défaut de parallélisme, soit d’une stratégie…

En 2006, point de «structure», les mesures s’inscrivent dans la logique du traitement du dossier de «la direction et du fonctionnement de l’école»: amélioration statu quo par un peu plus de… un peu d’AVOIR (coûteux) mais rien sur le fond: l’ÊTRE.

En 2014, le dossier est celui du «directeur d’école» et on commence par créer une structure: le référentiel-métier. À partir du référentiel on décline:
missions, actions propres, formation, recrutement, affectation (ancienneté), VAE, carrière, simplification, guide juridique, référents… amélioration d’exercice.
Si on voulait à tout prix comparer, ce serait pour montrer tout ce qu’il n’y avait pas JUSTEMENT dans le protocole de 2006, et pas reprendre 7 mesures qui se ressemblent pour dézinguer à tous prix.
vis-à-vis de la situation sur le terrain, c'est au mieux stupide, au pire malsain.

Si on devait faire une comparaison ce serait plutôt avec 87, voire 89, parce qu’à ces dates on a défini ce que l’État attendait de ses directeurs d’école.
Ce qui se passe aujourd'hui.


-"pas de quoi s’enthousiasmer outre mesure."
La mesure de l’enthousiasme dépend du degré d’implication et du boulot que chacun réalise pour atteindre l’objectif. Toi tu attends en dézinguant (résigné réclamant) d’autres s’engagent sur leur temps pour avancer vers une solution.
Quand une «équipe» gagne, l’enthousiasme est plus forte chez les joueurs que chez le spectateurs. Et l’enthousiasme diminue avec la distance du regard... jusqu’à atteindre la rancœur chez les adversaires.

Le GDiD bataille depuis 12 ans pour faire reconnaitre la spécificité du métier de directeur, sortir du statu quo, du directeur-enseigant-comme-les-autres.
Avec un enthousiasme objectif, celui de tous ceux qui œuvrent pour voir le métier de directeur reconnu, les mesures actées relèvent bel et bien du statut spécifique (je te renvoie au décret de 87 qui s’appelait «statut des maîtres-directeurs» sans création d’un corps) et représentent une avancée indéniable vers le versement des directeurs dans le corps des personnels de direction.
SI je peux me permettre un conseil: plutôt que d’essayer d’interpréter ce que tu appelles des «réactions feutrées», pourquoi ne pas travailler à les rendre plus bruyantes?

TIKVA 13/03/2015 13:10

Un petit parallèle à nouveau, tout comme celui de DEL, entre protocole 2006 et mesures fin 2014, la même structure , les améliorations à la marge, les annonces imprécises, pas de changement fondamental ou structurel. Un rappel pour mémoire ….

Mesures du Protocole 2006

Mesure 1
Extension dès la rentrée 2006 du régime de décharge d’enseignement d’une journée par semaine aux directeurs des écoles de 4 classes.

Mesure 2
Attribution d’un régime de décharges bonifiées pour les directeurs des écoles des
réseaux « ambition réussite ».

Mesure 3
Une décharge de « rentrée scolaire », d’une durée de deux jours fractionnables,
est attribuée à tous les directeurs d’école non déchargés, dans les quinze jours
qui suivent la date de rentrée des élèves.

La mise en place de ces dispositifs de décharge (mesures 1 à 3) se fait en
veillant à ce que le volume de la formation continue des enseignants du premier
degré soit globalement maintenu.


Des aides pour exercer les fonctions de directeur :
Mesure 4
Il est proposé à toutes les écoles le recrutement d’un Emploi Vie
Scolaire affecté à ces fonctions.

Mesure 5
Un vade-mecum juridique du directeur d’école sera réalisé par la Direction des Affaires Juridiques (en vue de la clarification et de la simplification des procédures administratives que doivent appliquer les directeurs d’école.)

Mesure 6
En liaison avec les collectivités territoriales, les autorités académiques
établissent, selon les besoins, un plan de modernisation de l’équipement
informatique et des connexions Internet dont bénéficient les écoles.

Une revalorisation indemnitaire des directeurs :
Mesure 7
L’ISS est augmentée de 20 % pour tous les directeurs. L’augmentation est
applicable au 1erseptembre 2006.
Rappelez-vous un montant faramineux !!!!!

Il est créé un « comité de suivi national » avec le Syndicat des Enseignants SE-UNSA. Réuni régulièrement ou à la demande de l’organisation signataire, il est chargé de suivre la mise en œuvre du présent protocole, de formuler des propositions d’amélioration, de dresser le bilan après la première année d’application.

Très peu d'échos de ce "Comité de suivi" !

Référentiel Métier de décembre 2014

Mesure 1
Augmentation des décharges d'enseignement.
Allègement partiel ou exonération des APC.

Mesure 3
La durée de la formation préalable à la prise de fonctions qui est suivie par les directeurs d'école conformément à l'article 5 du décret du 24 février 1989 susvisé est de trois semaines.(2014) Pas de quoi sauter en l’air

Mesure 5
Vade Mecum / Référentiel / Décret de 89 difficile de déceler de grandes modifications, plutôt un exercice sémantique.

Mesure 6
Informatique, les améliorations de l’outil BE1D, les nouveautés dans les fiches d’Affelnet , pas de quoi s’enthousiasmer outre mesure.

Revalorisation indemnitaire des directeurs :
Relèvement des indemnités pour certains .
Passage facilité à la hors classe et la possibilité d'intégration dans un GRAF dont on attend des précisions.

Suivi des décisions.

‘’ Comité de suivi ‘’ ou ‘’ Groupe de travail ‘’ nous avons déjà constaté les effets pour le premier né en 2006. Comptes rendus et régulations des Comités de suivi inexistants.

La réaction plus que timide, feutrée , quasi nulle de la majorité des directrices(eurs) révèle la déception à la lecture des mesures prises fin 2014,elles sont là comme celles de 2006 mais elles sont à des lustres des attentes sur le dossier Direction.

Zellof 13/03/2015 10:26

Toujours en panne le service des commentaires ?