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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 16:55
Education : la détermination sélective du gouvernement

La publication au Journal Officiel du décret portant réforme du collège a surpris tout le monde : enseignants, syndicats, parents, politiques, médias... En effet, le gouvernement a choisi de publier ce décret le mardi 19 mai, jour de grève à l'initiative de sept syndicats d’enseignants. C'est au moment précis où des manifestations arpentaient les rues des grandes villes que le Premier Ministre et les ministres concernés apposaient leur signature au bas du décret. Une véritable provocation pour la communauté éducative d'autant plus inattendue que la ministre de l'Education venait d'annoncer qu'elle était "ouverte à la discussion".

 

Il est vrai que la réforme du collège était prévue dans la loi sur l'école de 2013 et n'avait donc pas besoin de passer devant les parlementaires. Il est tout aussi exact que les textes publiés mercredi avaient reçu un avis positif du Conseil supérieur de l'Education, il y a cinq semaines. Cependant, face à la contestation généralisée, des possibilités d'amendements et d'aménagements apparaissaient possibles. Or, c'est le moment précis qu'ont choisi François Hollande et Manuel Valls pour faire passer dans la précipitation le décret et l'arrêté concernant la réforme du collège. "Provocation", "coup de force", "passage en force"... les opposants au texte n'avaient pas de mots assez durs pour qualifier l'opération.

Pour le magistrat honoraire Philippe Bilger, " ce passage en force signe en réalité un coup de force légal contre une certaine conception de la République irréprochable, contre une certaine vision d'une démocratie exemplaire."

 

"Oui, nous voulons réformer, et c'est la raison pour laquelle nous avons décidé, avec le chef de l'État et avec la ministre de l'Éducation nationale, de publier ce décret, car il faut aller vite, il faut former les enseignants pour préparer la rentrée 2016", a déclaré le Premier ministre lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. "Il faut avancer parce que c'est utile. Ce gouvernement est déterminé à réformer, nous continuerons, sur ce sujet-là et sur tous les autres parce que c'est l'intérêt des Français", a répondu Manuel Valls au président du groupe UMP qui lui demandait d'abroger le décret.

 

Certes, il faut aller vite. Mais ne faudrait-il pas commencer par réformer véritablement le fonctionnement de l'école primaire ? La comparaison dans le temps du niveau des élèves en fin de CM2 fait apparaître que les performances des plus faibles en français et en mathématiques déclinent depuis trente ans. Changements de ministres, de programmes, d'orientations pédagogiques : rien n'y a fait. Les enquêtes internationales continuent de nous livrer des résultats de plus en plus catastrophiques. Les rapports alarmistes s'entassent rue de Grenelle. Les "remèdes" se trouvent sur les rayonnages poussiéreux des armoires du ministère. Nombreux sont les politiques ou experts qui ont, en outre, souligné l'importance de la gouvernance de l'école. Tous les ministres ont fait semblant d'acquiescer. Aucun n'a eu le courage de s'atteler à la tâche.

 

Les événements récents nous montrent que plus qu'un manque de courage, il s'agit, en fait, d'une absence de volonté de réformer la gouvernance de l'école. Certes, aucun syndicat du premier degré ne souhaite réellement accorder une reconnaissance statutaire au directeur d'école. Le SNUipp en faisait même un casus belli.

L'argument des ministres de l'Education nationale : "les syndicats y sont opposés" ne tient plus. Le passage en force pour publier le décret portant la réforme du collège, le jour même d'une grève et de manifestations, face à la quasi totalité des syndicats, de l'opposition politique... nous indique que le gouvernement est capable d'action virile quand il le juge utile.

A contrario, l'extrême lenteur à publier les textes régissant l'évolution du "métier" de directeur d'école montre le peu d'empressement du gouvernement dans ce domaine précis. Combien de mois nécessaires pour rédiger un "référentiel-métier" si peu engageant ? Combien de mois encore pour mettre en place le GRAF ?

L'absence de volonté d'aboutir à une véritable reconnaissance du directeur d'école est manifeste. Telle est la leçon indirecte de la publication du décret sur la réforme du collège...

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

Serge 08/10/2015 20:55

En effet le post de Jeanne se voulait sûrement plein d'humour et de désespérance !

Mais ce silence assourdissant de DEL est inquiétant , après une rentrée où les problèmes des directions restent non pas à l'identique mais empirent puisque les classes sont surchargées ( manque de postes criants ! ), les programmes toujours en cours, les nouveaux cycles en panne , la promesse d'un nouveau livret , les évaluations CE2 sans retour au MEN mais les IEN en exigent un , les injonctions administratives se cumulant , les tableaux excel qui ont la belle vie , et surtout toujours pour une revalorisation reconnue un salaire figé comme l'indice depuis 2010, un pouvoir d'achat en berne....etc.

Et il y en a des points à évoquer en cette rentrée ....

Alors que le Graf est au point mort , la simplification en fin de vie ( morte-née), le Référentiel "Inconnu au bataillon" ,
et les rapports IEN / Direction à géométrie variable suivant les exigences des Dasen ou Recteur !

Avec la Liaison Ecole/Collège les jours sont comptés pour la direction d'école.....

Le factotum de service à de longs jours devant lui ......

Richard 06/10/2015 07:40

Je suppose qu'il faut lire avec humour ou ironie désespérée le commentaire de Jeanne.
Cependant, comment ne pas être d'accord, alors que les éléments qui devaient entrer en vigueur, simplifier les tâches des directeurs, mener à une reconnaissance a minima de leur travail n'ont toujours pas vu le jour ni été mis en place, que le MEN fait encore et toujours la sourde oreille à nos appels et que, dans cette brèche, les circonscriptions et les DASEN multiplient à volonté les envois numériques à compléter, les tableaux de statistiques inutiles à renseigner, etc. ?
Ceux qui, ici, là s'étaient montrés pessimistes sur ces mesures annoncées et remisées actuellement dans des greniers n'avaient peut-être pas tout à fait tort en arguant que le blocage réel et ultime venait du MEN, seul "décisionnaire" dans une véritable reconnaissance statutaire de notre fonction.
On peut gloser à l'infini sur notre "métier", qui n'en est pas un ; en l'état actuel, notre fonction demeure ce qu'elle est : une simple fonction soumise aux impératifs administratifs d'une institution devenue déboussolée aussi bien dans ses objectifs que dans son fonctionnement.
Les appels à se positionner font chou blanc ; les directeurs sont isolés (volonté institutionnelle ?), leur capacité à faire entendre leur voix réduite à peu de chose quand bien même ils sont montrés comme faisant eux-mêmes partie du "problème".
Oui, une rentrée comme une autre, sans changement.
Un rêve, non ?

Jeanne 04/10/2015 19:30

Une rentrée scolaire soft , aucun problème , tout va bien ...

Une info quand même le MEN a acté la création d'un corps pour les psys scolaires , ils ont donc un statut bien spécifique .

Sinon , tout va bien dans les classes, les écoles , les collèges ....la réforme des collège passe comme une lettre à la poste .

Les directeurs continuent de bosser et de répondre aux nombreuses sollicitations de l'administration mais ils ont l'habitude et ne s'en plaignent pas !

Une rentrée avec 10/10 , non plus de note , disons une compétence atteinte pour NVB avec cette rentrée 2015.

Le gel d'indice , tout le monde s'en contrefout , on nous promet des choses mais pour 2017 , attendons , on a l'habitude d'attendre.

Sinon une rentrée impeccable , non, DEL ?

Richard 10/09/2015 06:47

Bonjour aux directrices et directeurs qui passeront par ici, une fois le feu de la rentrée peut-être un peu apaisé !
Un peu...car visiblement les perspectives annoncées tardent à voir le jour !
On se contentera de reproduire ci-dessous ce "coup de gueule" d'un collègue directeur qui l'a adressé par le biais du courriel académique : la "simplification des tâches" n'est décidément pas encore acquise :

"Comme disait l'autre: "Ça m'énerveeeeeeeee!!!!"
Bonjour à toutes et tous,
A la liste, complètement délirante, de nos activités quotidiennes, s'ajoutent maintenant des taches d'éditeur, d'imprimeur et de relieur! Ras le bol! 32 livrets d'évaluations de CE2 (soit 1920 pages...) à concevoir (ou presque...), à imprimer sur nos budgets (en tout cas, en ce qui [nous] concerne) et à agrafer ! On nous prend pour qui?
Je les ai fait ces "p.........." de livrets. En bon soldat de "m........." que je suis! J'en suis à la moitié et ça m'a déjà pris 4 heures. Je vais choper un herpès de la langue à force de lécher mes doigts pour assembler les feuilles. Tout ça, ça va me prendre une journée 1/2 de décharge... C'est pas cool ça? C'est vrai que nous autres, directeurs, on a que ça à foutre en début d'année!
Mais ça sera une fois, pas deux! Pas de budget! Pas de livret!
Et tout ça, en 5 minutes chrono, évidemment, puisqu'il nous faut les fabriquer cette semaine, les faire passer la semaine prochaine, les corriger et les renvoyer (paraît-il de manière anonyme...) à nos IEN respectifs la semaine d'après!
CA DEVIENT DU GRAND N'IMPORTE QUOI!! Quand on se souvient qu'on faisait déjà passer des évals CE2, il y a quelques années... Qu'on les a supprimées au profit d'évals CE1 et CM2 qui ont elles-mêmes disparu pour un retour en force d'évals CE2, mais que nous devons construire nous mêmes (pour plus d'autonomie?...)! J'en peux plus!
CQFD !"

Bonne poursuite de rentrée à tous...

PL 16/07/2015 17:31

"c'est une attitude de faible"... Bof. Tu tiens vraiment à continuer la discussion?
"ne supporterais-tu pas la critique quand elle s'établit sur des faits...?"
Quels faits? la volonté politique? le verre à moitié vide? le verre totalement vide?

Les faits sont là:
Un référentiel-métier, une formation accrue, une carrière salariale améliorée, exonération des APC, décharges augmentées pour la plupart, simplification, assistance juridique... Ensuite il y a les interprétations et les ressentis selon l'objectif de chacun.
je supporte parfaitement que l'on trouve le paquetage insuffisant, que l'on s'impatiente de voir les choses évoluer sur le terrain... que l'on rétorque que telle ou telle mesure est inutile...
Mais quand on me dit "YAKA", à l'aide d'exemples (des faits), je tente de montrer que c'est beaucoup plus compliqué que ça = attendre que le politique règle. Sans le terrain, dans la division, le politique ne règle rien s'il ne construit pas un consensus au préalable.

Je suis bien obligé de te prêter non pas des "arrières-pensées", mes des pensées, puisque tu nous dis de façon assez mystérieuse, que tu travailles, avec d'autres, aux prochaines échéances électorales...

On devrait voir le SI-EN et le ministère avant la rentrée... Donc @ +

Raymond 16/07/2015 14:40

Tu t'égares dans d'hypothétiques suppositions que tu me prêtes, c'est une attitude de faible,ne supporterais-tu pas la critique quand elle s'établit sur des faits...? Cherches-tu à détourner le principal du sujet.

A septembre ...et tes z'avancées !

Je te laisse mais je ne te prête aucune arrière-pensée, moi .

PL 16/07/2015 12:13

à la rentrée, nous n'aurons que très peu de loisirs... En tous les cas avec 12 classes primaires, j'en n'aurai que dalle.
Sérieusement, j'écoute très attentivement les "avis", surtout quand ils sont ≠, quand c'est constructif, ça met utile. J'essaie même de comprendre ce qui peut pousser un dirlo à rejeter les mesures qui ont été prises. Ce qui peut amener un dirlo à considérer que RIEN n'a été obtenu, qu'il n'y a pas d'avancée, que non seulement ça ne sert à rien mais en plus du RIEN ça freine l'obtention d'un statut.
Alors que objectivement, pour la première fois ...
Je peux comprendre la posture d'un opposant au statut. Celui-là a 2 attitudes à mener de front:
- tirer la couverture à soi tout en alimentant le "tout ça pour ça", afin de bloquer l'étape suivante (l'établissement)

Je ne comprenais pas la critique radicale de quelqu'un qui se prétend pro-statut.
J'ai compris, le curseur n'est pas sur le dossier, il est politique. Et beaucoup de choses s'éclairent.
Quand le GDiD accompagne une initiative qui fait avancer, on lui reproche ses "accointances" avec ce pouvoir.
Et, puisque ce sont les "échéances électorales" que l'on prépare, il devient clair que l'on ne peut en aucun cas donner un point positif au MEN, il faut déglinguer tout et avec tout ce que l'on a sous la main, puisque c'est le départ du gvt et son remplacement par une autre tendance politique qui sont visés.
C'est certain que dans ces conditions je peux m'époumoner, appeler à la raison... je comprends maintenant ta sourditude.

Tu prépares les échéances électorales. donc pas avec le PS, aucune chance que ce soit plus à gauche, ils sont opposés au statut, peu de chance que ce soit pour le "LR" ils ont montré, eux, comment aggraver le statu quo?
Pince-mi et pince-moi sont sur un bateau. Pince-mi tombe à l'eau...

Je ne cherche pas à avoir le dernier mot. donc à la prochaine.

Raymond 15/07/2015 21:51

@PL
_"Je suis persuadé que c'est au consensus qu'il faut travailler, pas aux clivages."

Alors tout à fait d'accord , c'est pour cela qu'il faut écouter tous les avis, tenir compte des tendances, en un mot essayer de faire vivre un consensus sur la base d'une attention sérieuse du terrain.

Sur ce , à la rentrée nous aurons tout loisir de reprendre ces débats...

PL 15/07/2015 17:05

... mais d'abord rien ne te satisfera puisque ce sont les prochaines échéances électorales que tu prépares (de qui? avec qui?) donc tu n'as pas d'autre choix que de déglinguer, ensuite aucune mesure ne répondra à l'attente des (donc de tous) les directeurs. Les situations et les géographies sont trop différentes d'une école à l'autre pour avoir LA solution miracle.

Si le dossier direction n'évolue pas plus vers la création de corps et statut spécifique, tu comptes faire quoi ? ( adjoint au principal ???).
Mais le dossier vient d'évoluer vers un statut "spécifique". Soit tu emploies le terme "corps" et dans ce cas le qualificatif "spécifique" n'a aucun sens (un corps est par nature spécifique") à moins que tu cherches à nous dire mais sans te mouiller que ce corps de directeur n'aurait pas une dimension hiérarchique... Ce qui figerait la situation mer...que actuelle.
Le référentiel-méteir+formation+GrAF = justement statut spécifique et pas corps. Mais je l'ai déjà dit, je ne vois pas l'avancée, le supplément par rapport à ce qui est sur la table, que procurerait la création d'un corps catégorie A.

=> adjoint du principal = personnel de direction = catégorie A'

Enfin 2016 sans avancées pour cause d'échéances électorales , on connaît , ne nous sert pas de cette soupe là ou de cette salade niçoise !
Ben oui, on connaît... D'ici 2017 il y aura des "avancées" (augmentation des alaires), mais je crains une tendance à laisser les dossiers conflictuels de côté. C'est pour cela que depuis notre base niçoise on s'efforce à garder notre dossier vivace.

"Et bien comme beaucoup et comme je l'ai déjà dit la solution passe par le politique "
Si c'était vrai, comment expliquer que les promesses de campagne ne sont pas tenues?
La solution passe par le consensus. Sur l'école il n'existe pas. Une raison qui fait qu'on s'approche (merci de le reconnaitre) sans l'atteindre, tu as raison.
Je suis persuadé que c'est au consensus qu'il faut travailler, pas aux clivages.

Raymond 15/07/2015 13:45

Et tu t'approches sans jamais atteindre PL ( cela devient un toc chez toi ) !

Et bien comme beaucoup et comme je l'ai déjà dit la solution passe par le politique , à chacun d'agir en ce sens s'il veut
vraiment que le dossier avance.

Et en septembre si le Graf se fait attendre et ne correspond pas à l'attente des directeurs/trices de Navarre , tu comptes faire quoi ?
Si le dossier direction n'évolue pas plus vers la création de corps et statut spécifique, tu comptes faire quoi ? ( adjoint au principal ???).

Enfin 2016 sans avancées pour cause d'échéances électorales , on connaît , ne nous sert pas de cette soupe là ou de cette salade niçoise !

2017 et 2018......merci !

PL 15/07/2015 09:10

Tu tournes en rond Robert...
Tes oppositions (obsessions) on les connait, pas tes propositions.
Tu travailles avec d'autres sur les prochaines échéances politiques?
Avec qui, comment et pourquoi?

Raymond 15/07/2015 02:06

Inquiet sur l'attitude des IEN et Dasen , MEN pas informé et qui n' a pas de vision nette, GDID est là pour recaler tout ceci et donner une vision correcte ( un vrai travail d'ophtalmo ), fantastique...et un GVT qui ne passera pas 2017 !

On touche au statutaire mais on n' a pas de statut !

Que d'annonces ! Il y en a encore ? PL encore une voyance ?

Dans quelle impasse vas-tu te mettre encore ? Va-t-on avec le Graf ( hypothétique ! ) toucher de plus prés au statutaire mais toujours sans statut !

PL 14/07/2015 22:40

Tu n'es pas capable d'envisager une position qui ne soit pas radicale. J'ai eu l'occasion de dire maintes fois que je ne croyais pas au "grand soir", ben pareil pour le "grand jour". Ça n'existe pas: "rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme".
Je rappelle que les mesures commencent à se mettre en place à la rentrée prochaine, d'où une explication simple (donc incomplète) au "statu quo" sur le terrain. Par contre je m'inquiète de l'attitude de certains IEN et de la plupart des dasen.
Pas pour exonérer le MEN ou le GVT... Ils n'ont besoin de personne pour se saborder, mais parce que c'est une réalité à prendre en compte si on veut avancer. Maintenant si le but c'est de préparer les prochaines échéances, je comprends ton application à faire feu de tous les bois venant des suppôts de Satan au pouvoir...

Alors, tu prépares et avec d'autres les futures échéances politiques?
Ben ça alors! Et c'est moi le complôôôôtiste?

Dans quels bras vas-tu nous pousser?
À vrai dire j'ai une petite idée... On n'a pas fini de rigoler.

Raymond 14/07/2015 21:12

Oui , on a bien compris que le grand jour arrive pour la rentrée 2015, il me semble que tu te répètes ( là je me fais du souci pour toi ) :-)

Et il est vrai que je n'ai pas eu l'enthousiasme éperdu que tu as démontré pour la Refondation ( on allait voir ce qu'on allait voir ...) et à juste raisons.

_"Tu as une solution pour que les rendez-vous qui nous concernent ne manquent pas de nous?"

En ce qui me concerne , la solution est politique et les prochaines échéances seront déterminantes et comme d'autres j'y travaille.

Je te souhaite de bons congés , tu en as bien besoin.

P.L 14/07/2015 19:49

Mais ça fait longtemps que je ne m'inquiète plus pour ta santé... mentale Robert. Cause perdue.

"Et pour le moment tous les collègues que je côtoie ont ce même sentiment d'un statu quo ..."
Ben, oui, puisque c'est à partir de la rentrée 2015 que les mesures se mettent en place.(j'exclue les dirlettes et les dirlos qui ont eu la gentillesse de nous remercier pour la HC ou l'exonération de l'APC)
Mais, en puisant dans ton catalogue ( _ ), même quand il y a, c'est pas assez. Ce ne sera jamais assez pour toi. Cause perdue te dis-je.


"Et ce malaise se ressent au niveau des équipes, qui aspiraient s'attendaient à bien d'autres changements avec la Refondation..."
Gonflé! Tu as commencé à critiquer la Refondation avant la grande concertation de l'été 2012.
Quand un âne ne veut pas...

"RDV loupé ..."
ça OK. mais comme tous les autres, le syndrome du sandow-araignée?
Tu as une solution pour que les rendez-vous qui nous concernent ne manquent pas de nous?

Raymond 14/07/2015 19:30

@PL,

Je te remercie de te préoccuper de ma santé mais laisse ma bile tranquille :-) , il y a simplement une analyse autre sur tous les évènements cités et surtout aucune envie de prendre des vessies pour des lanternes.

Et pour le moment tous les collègues que je côtoie ont ce même sentiment d'un statu quo ...

_ Simplification en panne.
_ Travail administratif qui s'alourdit.
_ Décharges certes augmentées pour certains avec quelques indemnités mais largement insuffisantes au regard des responsabilités, réunions supplémentaires et demandes grandissantes surtout depuis l'élargissement de notre champ d'action avec le périscolaire.
_ Emprise des municipalités dans l'utilisation des locaux avec la gestion des Taps.
_ Liaison Ecole/Collège qui nous met sur la touche et renforce le rôle de l'IEN et du principal.
_ Salaire bloqué ce qui n'est pas pour motiver.

Et ce malaise se ressent au niveau des équipes, qui aspiraient s'attendaient à bien d'autres changements avec la Refondation...

RDV loupé ...

P.L 14/07/2015 18:24

Tu n'es que dans la politique politicienne Robert Raymond et tu radicalises mes propos pour te payer Peillon.
Je n'ai jamais parler de complot, mais d'une administration hyper bureaucratisée, je n'ai jamais exonéré personne, juste dit que la faute vient de leviers mal choisis et je n'ai pas dit que le MEN n'avait AUCUN moyen d'information, mais qu'ils ne sont pas fiables, voire erronés, et ne représentent pas les intérêt du terrain.

Et si tu appelles "cadrée" la réforme des rythmes, tu dois être sur une autre planète.

"Et je m’avance peut-être mais nous risquons d’avoir un décret concernant le Graf laissant à nombre d’entre nous un goût amer"
La création d'un corps de directeur et ses conditions d'accès yabon pour tout le monde?

tu n'as que ça dans la bouche, du goût amer.
Je te laisse à ta bile... puisque pour toi, quoiqu'il arrive, la messe est dite.

Raymond 14/07/2015 16:40

@PL
« et je précisais AUSSI que le MEN recevait l’information émanant de l’organisation qu’il consulte régulièrement sur le dossier. Ce genre d’infos que l’Administration ne fait pas remonter et qu’elle a intérêt de taire. »( PL )

Cela est ton analyse à laquelle il est difficile d’adhérer.

Faire croire que le MEN n’a aucun moyen d’information, d’indicateurs , d’éléments pour analyser , gérer certes l’immense structure EN cela semble peu crédible vu le nombre de rapports demandés annuellement à divers services .

Cette théorie du complot d’un MEN seulement informé par une petite Association est inconcevable. Je crois aux freins syndicaux , au double jeu joué par certains, à l’inertie de certains recteurs…mais au final le MEN peut être informé.

« Le véritable déclencheur c’est l’échec de la mise en place des rythmes scolaires. »(PL)

L’échec de la mise en place des rythmes est surtout dû à une mise en place tellement cadrée , conditionnée, qu’elle a empêché toute adhésion naturelle , convaincante, une « mascarade » de consultation des principaux intéressés ( le privé restant à plus de 90% aux 4 jours ! ).

La Refondation n’a en rien répondu aux aspirations principales de la direction.

Et je m’avance peut-être mais nous risquons d’avoir un décret concernant le Graf laissant à nombre d’entre nous un goût amer ( conditions spéciales d’accès ne conditionnant le passage au Graf qu’à un petit nombre de directeurs/trices).

« Il (Peillon) s’est planté parce qu’il n’a pas agi sur les bons leviers. Il n’a pas agi sur les bons leviers parce qu’il a fait confiance, naturellement, aux données issues des structures intermédiaires. »(PL)

Qu’est-ce qui te permet d’avancer de tels arguments ?
Peillon avait toutes les informations nécessaires (c’est lui qui a avancé un audit de la situation EN pour justifier ces tranformations de rythmes) , un historique des situations.

Exonérer Peillon de toute responsabilité c’est un peu facile surtout que peu de temps ensuite il avait en ligne de mire son élection comme tête de liste aux européennes dans le Sud-Est alors qu’il venait de mettre en place une transformation de l’ Ecole .
Le capitaine abandonne son bateau bien vite !

« Que l’on me dise en quoi il serait pertinent de refuser ce qui constitue les bases d’un statut pour demander un statut? »

Tout simplement parce que si avec ce GVT on n’ a rien obtenu, parce que si avec un autre GVT on a connu le Protocole 2006 et ses miettes, parce que si depuis X années , depuis la Consultation Ifop pour le GDID de septembre 2006, aucun MEN n’ a entendu parler de Statut , c’est tout simplement parce que derrière tout cela il n’ y avait aucune volonté politique , et on en revient au principal de DEL , sans volonté politique le dossier direction n’avancera pas d'un micron de iota .

P.L 14/07/2015 11:46

Et… On aura une réponse… et je précisais AUSSI que le MEN recevait l’information émanant de l’organisation qu’il consulte régulièrement sur le dossier. Ce genre d’infos que l’Administration ne fait pas remonter et qu’elle a intérêt de taire.
Eh oui, le MEN manque cruellement d’éléments pour avoir une vision nette de ce qui se passe dans le premier degré.
C’est inquiétant, oui plutôt. D’où le fait que l’on soit « associé » au travail sur les dirlos.
Si le MEN voulait écarter le sujet (comme Julliard/Peillon l’avaient annoncé) on ne nous aurait pas fait rentrer dans la boucle.
« C’est bien lui qui est le déclencheur des "mesures", des "avancées", non ? »
Le déclencheur, non. Peillon avait annoncé par 2 fois son intention de ne pas ouvrir le dossier des directeurs d’école.
Le véritable déclencheur c’est l’échec de la mise en place des rythmes scolaires. Et ce qui a allumé la mèche c’est ce que le GDiD a obtenu dans le rapport sur la grande consultation, l’alerte sociale déposée par le SE et l’appui de « convertis » que nous avons rencontrés plusieurs fois): Delahaye à la tête de la Desco et Lejeune au cabinet ministériel.

On a donc ceux qui ont composé les paroles et la musique puis le MEN qui a fait les arrangements -> négociations avec les syndicats majoritairement hostiles… Nous sommes avant les élections pro.: le SNUipp est affaibli (on se rappelle de la certification) et FO n’est pas encore en position de force.

«On peut les estimer inappropriées, insuffisantes, déplacées, etc...sans vision à moyen terme d'une véritable transformation du fonctionnement de l'école et, simultanément, de la situation des directeurs.»
Bien entendu que « l’on peut », personne n’est là pour l’empêcher ni pour dénier le droit élémentaire à l’expression. Je ne suis pas (toujours) d’accord et je l’exprime comme je veux, et sans demander la permission.

Sur le reste de la phrase, difficile de prétendre que Peillon n’avait pas une vision de l’école et de sa « Refondation ». Il s’est planté parce qu’il n’a pas agi sur les bons leviers. Il n’a pas agi sur les bons leviers parce qu’il a fait confiance, naturellement, aux données issues des structures intermédiaires.
Résolument en désaccord avec les adjectifs « inappropriées » et « déplacées » pour qualifier les mesures actées. Dans le contexte (important de le garder en mémoire), en professionnalisant le directeur, elles représentent une avancée certaine vers l’établissement du premier degré.
Insuffisantes, sans doute, et on ne pourra pas s’en contenter. Comme je l’ai déjà écrit, c’est une étape, un tremplin... Que l’on doit utiliser, sinon.

«Et s'il l'on veut vraiment qu'il y ait "clivage", il serait plutôt là : entre des/certains directeurs en désaccord avec les démarches ministérielles.»
OK. Que l’on me dise en quoi il serait pertinent de refuser ce qui constitue les bases d’un statut pour demander un statut?
Maintenant, je ne suis pas dupe. Ce GVT ne passera pas 2017. Après c’est l’inconnu.
On a des « écuries » qui travaillent sérieusement et consultent (Juppé, le PS). Les autres me semblent enfermés dans leur idéologie et ne s’adressent qu’à la structure intermédiaire (ils ont leurs IG et leur syndicat)…
Pour dire que le choix d’avancer (d’engranger?) avec ce MEN, qui a posé des choses positives sur la table, qui a mis l’ÊTRE au centre des mesures (c’est du directeur qu’il est question et pas de la direction et du fonctionnement), qui va modifier notre décret statutaire, qui fait intervenir des directeurs dans des séminaires pour mettre en œuvre les mesures, qui a commencé des consultations informelles sur la création d’établissements du primaire, n’est pas irraisonné.
C’est un choix assumé après avoir pesé les avantages et les inconvénients.

Et je me suis toujours efforcé de mettre ma satisfaction pour ce qui est de l’étape et non pas d’avoir atteint l’objectif.

Maintenant, j’aimerais savoir ce que l’on pourrait tirer d’une opposition à ce MEN. Qu’est-ce que l’on peut espérer en rejetant les mesures ?
=> s’opposer : comment ? avec qui ? quel objectif visé ?

Richard 14/07/2015 09:17

Et ?
… On aura une réponse.
C'était bien le sens du "Et ?" (attente d'une réponse) et pas d'ironie, sur ce coup-là ! (il ne faut pas exagérer quand même et voir de l'ironie partout, ce qui serait assez et un peu facile pour discréditer tout point de vue...)
"Le problème c’est le GDiD."
Ah ! bon ! Donc, tout ça pour ça ? Dialoguer, s'opposer ou trouver des terrains d'accord (l'autonomie par ex et une certaine vision de l'école), parce que "c'est le GDID" ?
Désolé, mais ça ne marche pas : il faut bien "répondre" (ou dialoguer) à P. Lombard puisqu'il est le seul à s'exprimer ici ; néant côté SNUipp, néant côté S. E. ou autres pour des raisons évidentes et en particulier parce qu'ils n'ont aucun point de vue sur l'école à travers le dossier des directeurs d'école (hormis leurs recettes éprouvées : aide administrative chez les uns, C. M. D. pour d'autres et encore, voilà des lustres que cette "idée" semble bien oubliée).
"Quoique l’on fasse, ça ne va pas."
Qui est "on"?
Le MEN essentiellement pour des raisons exprimées plus bas.
C'est bien lui qui est le déclencheur des "mesures", des "avancées", non ?
On peut les estimer inappropriées, insuffisantes, déplacées, etc...sans vision à moyen terme d'une véritable transformation du fonctionnement de l'école et, simultanément, de la situation des directeurs.
Et s'il l'on veut vraiment qu'il y ait "clivage", il serait plutôt là : entre des/certains directeurs en désaccord avec les démarches ministérielles.
C'est possible ?
Dernière (?) chose : si effectivement, le MEN manque d'informations, ne sait pas, etc., il y a quand même beaucoup de soucis à se faire ; pauvres directeurs !

Pierre Lombard 13/07/2015 18:21

@ Raymond-Robert,
Non, le MEN n’a pas une vision nette du premier degré. Il en a fait l’amère expérience avec la réforme des rythmes scolaires. Il s’est appuyé « naturellement » sur les IEN via les Dasen et ce fut un fiasco.
S’il n’y avait pas une certaine volonté du MEN à faire évoluer le métier de directeur vers un statut, pourquoi travaillerait-il avec le GDiD?
Certainement pas à cause de notre capacité de nuisance, et à en croire certains ici, pas non plus à cause de notre représentativité…
pourquoi alors?
La fable pour le coup serait d’insinuer qu’il se servirait de nous, qui selon certains ne représentons pas grand monde, pour esquiver la création d’un statut du directeur…
Stupide quand les mesures prises, pour la première fois depuis 87, touchent au statut, sur le fond (métier, formation, affectation, carrière) et sur la forme (modification du décret statutaire pour l’instauration du GrAF.

Robert, je n’ai pas écrit que tous les IEN étaient à mettre dans le même sac, loin loin de là (nous avons beaucoup d’exemples positifs de fonctionnement sur lesquels nous appuyer). J’ai prétendu qu’il n’y avait pas d’harmonie dans la mise en place des mesures parce qu’il n’y avait pas l’impulsion des Dasen (occupés ailleurs?). Mais je suis d’accord avec l’image de l’hydre. Quant aux Dasen ils ne s’inscrivent pas dans le temps politique et leur pouvoir se mesure en « budget » et nb de personnels sous leur autorité, pas à leur capacité à mettre en œuvre une politique éducative. La preuve.
Une politique éducative ne peut se mettre ne place sans l’adhésion des enseignants. Je rappelle que la seule qui a diffusé jusque dans nos classes, un temps, c’est la réforme Jospin (réforme FEN serait plus approprié).
Enfin, le MEN n’est ni à plaindre ni à encenser, c’est un partenaire incontournable.
Le SE ne fait pas assez publicité de leurs interventions? Au moins il en font, eux.
Mais moi aussi j’aimerais voir le SE mettre plus en avant ses positions sur le dossier des dirlos… Je ne suis pas adhérent au SE…

Encore d’accord avec toi sur l’échéance de la rentrée prochaine, puisque c’est à partir de là que les choses doivent se mettre en place…

@ Richard.
Quand je place le clivage entre ceux qui pensent que le statut viendra d’en haut et ceux qui pensent qu’il faut le « construire », je ne dis pas les gentils d’un côté et les méchants de l’autre. Ce que j’ai du mal à entendre ce sont les anathèmes à la place d’arguments. Les réformistes sont minoritaires, il doit donc bien exister des arguments pour me faire douter… L’ironie peut-être une qualité, encore faut-il qu’elle soit visible, mais est-ce un argument?


« Quant à comparer l'attitude des DASEN ou des I. E. N. avec un dirlo ("Tu réponds dans les temps à toutes les demandes toi ?") c'est trop caricatural… »
oh que non!
Encore une fois les circonstances m’ont amené à m’intéresser aux textes et à leur application, l’écart entre le prescrit et le réel. Il y a bien un certain type de « hiérarchisation artificielle » dans le premier degré. J’ai pu le constater dans les réunions de cycle 2 où les maîtres de GS ont tendance à se placer sous ceux du CP et CE1, je l’ai vu cette année dans les CEC.
Ce sont CPC qui ont commencé à qualifier de « patron » l’IEN, vite repris par des enseignants dans les écoles.
Le rapport entre un Dasen et les IEN ne sont pas, dans les textes, de même nature que celui qui nous lie à l’IEN. Sauf que la tendance bureaucratique de notre administration (il n’y a qu’à voir le cirque de toute la structure intermédiaire autour du mouvement) fait que la demande de l’IEN aux dirlos se « bureaucratise », pour répondre au Dasen, l’IEN via son équipe nous demande des chiffres et des tableaux.
J’ai eu un IEN qui le théorisait, il demandait à son équipe de mettre de la « distance » par du papier. D’où l’explosion des formulaires et des rapports professionels qui se tendent.
La question est de savoir si le MEN « couvre », « impulse ». De mon point de vue, non. Le MEN a fait confiance aux remontées que l’Administration et les syndicats lui fournissaient. Ça a planté la Refondation. Et il en est conscient. Ce n’est pas pour nos beaux yeux que nous avons été reçu par un MEN, mais parce qu’il se rend compte qu’il n’a pas les bons retours du terrain, qu’il manque d’info.
Et le rapport sur le CE vient le lui rappeler.

Et lui, tout DASEN qu'il est, d'où le tient-il son "pouvoir" ?
Le temps d’un « carriériste » n’est pas celui d’un politique. On peut le nier, ne pas le prendre en compte ou faire avec. Le GDiD fait avec depuis que les mesures sont du domaine statutaire.
Je veux bien envisager de me positionner sur une autre hypothèse, mais dites-moi laquelle, comment et avec qui?

"Le GDiD a informé le MEN de ce qui se passait (ou ne se passait pas) dans les circonscriptions."

Et ?
… On aura une réponse. La première, c’est une inflexion de la formation des IEN.

Mais, en se plaçant de ton point de vue, tu devrais te féliciter de cette initiative au lieu de manier l’ironie, puisqu’on s’adresse au « tout puissant MEN » seul à avoir les clés.
Et qui le fait si ce n’est pas le GDiD?

Quoique l’on fasse, ça ne va pas. Le problème c’est le GDiD.
Voilà une illustration du clivage…

Raymond 13/07/2015 13:45

« Le GDiD a informé le MEN de ce qui se passait (ou ne se passait pas) dans les circonscriptions. » (PL)

Le MEN ne sait pas ce qui se passe dans les circos, le MEN ne sait pas ce qui se passe dans les Académies, le MEN n’ a aucune information des Recteurs, le MEN démuni de moyens d’informations ne peut gérer la structure EN. Le MEN incapable de prendre des décisions et de les imposer ? Pauvre MEN ....

Une seule solution dégager le MEN !

Du grand n’importe quoi !

Le MEN a surtout compris qu’en améliorant chaque fois à la marge les quelques revendications
( formation, décharge, clopinettes d’indemnités, amélioration de carrière ( hypothétique encore ) ) émanant du dossier « Direction »…
il reculait la demande de Statut , ne contrariait pas les syndicats majoritaires opposés encore à cette possibilité et par conséquent il se donnait du temps politique . Et calmait les ardeurs des directeurs/trices .

Du temps pour trouver des solutions au Collège en piteux état, aux lycées dont les moyens s’amenuisent , à une entrée en Université qui a un taux faramineux de doublants en première année….

« Un seul syndicat a réagit: le SE-UNSA (http://www.se-unsa.org/spip.php?article8149)... pour dire que je ne suis pas tant que ça dans la fable. »

Et bien le SE n’ a pas fait une grande publicité se ses interventions !!!!!

Mais le SE a-t-il posé clairement la question et demande de statut pour la direction ???????
Le SE se bat-il pour le statut ??????

Vivement septembre et les z'avancées qui auront échappées à l'hydre des circos, IEN malveillants , Dasen omnipotents !

Richard 13/07/2015 13:12

"la simplification binaire (...) les gentils... les méchants"
Il suffisait de lire pour y voir une pointe d'ironie : mais ce n'est pas grave !
"le clivage ici se situe entre...." etc.
Pas binaire ?
Quant à comparer l'attitude des DASEN ou des I. E. N. avec un dirlo ("Tu réponds dans les temps à toutes les demandes toi ?") c'est trop caricatural pour avoir quelque raison et c'est donner une raison au frein des DASEN ou des I. E. N.
Au fond, "freiner" serait assez normal ou dans l'ordre des choses.
De même pour le MEN : dire que celui-ci est omnipotent serait donc un "fable" ? Se dire et écrire qu'il n'est pas "responsable" de tout est-il rassurant ? Que ses "troupes" lui échappent et jouent à cavalier seul est-il tout aussi rassurant ?
Que dirait-on (la comparaison vaut ce qu'elle vaut) d'un enseignant dont la classe serait composée de 30 élèves jouant chacun sa propre partition au nez et à la barbe de celui qui est censé coordonner le fonctionnement de la classe ?
En poussant l'absurdité jusqu'au bout : à quoi sert le MEN ?
"le Dasen est leur "vrai" patron et c'est lui qui leur délègue du pouvoir."
Et lui, tout DASEN qu'il est, d'où le tient-il son "pouvoir" ?
"Le GDiD a informé le MEN de ce qui se passait (ou ne se passait pas) dans les circonscriptions."
Et ?

Pierre Lombard 12/07/2015 23:46

Je ne rentrerai pas dans la simplification binaire que tu essaies d'imposer, les gentils... les méchants, ceux qui racontent des fables/ceux qui vivent le terrain...
tu introduis ton propos par:
"Si les "circos ont pris le pouvoir", cela n'a pu se faire qu'avec l'aval tacite de l'administration de l'E. N..."
C'est exactement mon propos. Les circos. faisant partie intégrante de l'(A)administration de l'EN, et sont bien plus dociles que les écoles. Et le MEN a "créé" une structure qu'il contrôle TRÈS mal, son "administration" (l'Administration en général). Une structure qui s'est bureaucratisée et qui gère les deux extrêmes par le truchement de "chiffres",faux ou bidonnés pour la plupart, mais qui lui permet de générer du pouvoir: des budgets et des personnels sup. sous leur autorité. À cela il faut ajouter la "concurrence syndicale" qui joue le même jeu de pouvoir: subventions et détachés (les plus anciens se rappellent les visites des délégués dans les écoles. Aujourd'hui ils occupent des postes "sans élèves" le plus souvent rattachés aux circos.)

Je n'ai aucun intérêt à raconter des fables, je ne suis candidat à rien. Par contre les circonstances font que j'ai eu à côtoyer, à pratiquer (je cherche le verbe qui convient) ces structures. La fable consiste à raconter (se raconter?) et vouloir faire croire que le MEN est omnipotent, qu'il suffit qu'il décide pour que... Il n'y a qu'à regarder l'actualité, l'histoire, pour se rendre compte du contraire.
J'aime bien l'image du "sandow-araignée": Plus on tire sur un côté plus ça résiste de l'autre.
quand on tire sur l'économie, le fonctionnement comme Darcos & Chatel,ou sur le système comme Allègre, ou l'intérêt de l'enfant (Peillon), ben ça résiste vite et fort du côtés des maires, des syndicats des enseignants... Donc le MEN DOIT relâcher de la pression (Hamon) sauf à se prendre le sandow dans la figure (Savary, Allègre...)
"Les I. E. N. ne jouent pas les "patrons" : ils en ont un(e) au-dessus de leur tête "
Justement, pour le coup le Dasen est leur "vrai" patron et c'est lui qui leur délègue du pouvoir. En droit, nous ne sommes pas dans la même configuration. Aucune de nos compétences propres n'est une délégation de l'IEN.

"on ne voit pas en quoi ce seraient les I. E. N. qui freineraient les choses.
Répétons-nous : que font les DASEN ? les Recteurs ? le MEN ?"
Tu réponds dans les temps à toutes les demandes toi?
Il t'arrive quoi quand tu ne renvoies pas un tableau?
Là c'est pareil...
Le GDiD a informé le MEN de ce qui se passait (ou ne se passait pas) dans les circonscriptions. Un seul syndicat a réagit: le SE-UNSA (http://www.se-unsa.org/spip.php?article8149)... pour dire que je ne suis pas tant que ça dans la fable.
"Pour ne pas faire long : "rapport de forces" ? mais quelles forces ?"
Le rapport de force s'établit de plusieurs manières. Cela dépend des troupes et de ce qu'il y a en face.
Le GDiD essaie de convaincre et de construire un partenariat avec les acteurs du système pour aboutir à un consensus sur le statut d'établissement et celui de son directeur.
Pour cela on ne joue pas un corps contre l'autre, il y a des inspecteurs (beaucoup!) qui sont sur notre ligne, des syndicats, la dgesco, le SG...
Nous travaillons sur un protocole de relations professionnelles avec le SI.EN et nous devons revoir la Dgesco à la rentrée sur ce sujet.
je n'oppose pas les attentistes à ceux qui prennent en compte les avancées, je constate que le clivage se trouve là.

"Répétons-nous :"
si tu veux...

Richard 12/07/2015 17:41

Si les "circos ont pris le pouvoir", cela n'a pu se faire qu'avec l'aval tacite de l'administration de l'E. N. : on voit mal comment les circonscriptions auraient pu, d'elles-mêmes et de leur propre initiative, voir leur personnel surmultiplié ; les C. P. de ceci, les C. P. de cela sont apparus au gré de l'arrivée dans les programmes de nouvelles "matières" (que l'on pense aux T. I. C. E., par exemple) ou d'une nouvelle manière d'envisager la pédagogie ou bien encore l'introduction des "coordonnateurs" dans les circonscriptions pour assurer, en principe, le lien entre écoles de secteur et collège.
Va-t-on nous dire que cela le MEN l'ignore ? n'en a jamais rien su ? que cela s'est fait dans son dos ?
Une nouvelle fable ?
Les I. E. N. ne jouent pas les "patrons" : ils en ont un(e) au-dessus de leur tête qui donne le "la" des démarches, des pistes de réflexion : lorsque la "simplification", le "tutorat" ne pointent pas le bout de leur nez dans les académies, on ne voit pas en quoi ce seraient les I. E. N. qui freineraient les choses.
Répétons-nous : que font les DASEN ? les Recteurs ? le MEN ?
Pour ne pas faire long : "rapport de forces" ? mais quelles forces ? Dirlo vs I. E. N. ? I. E. N. vs DASEN ? les dirlos qui "s'approprient leur métier" vs les attentistes (que font-ils d'ailleurs ceux-là en poste s'ils ne "s'approprient pas leur métier"...ou leur fonction ? Ils sont la proie des méchants I. E. N. ?)

Pierre Lombard 12/07/2015 11:00

Je ne mettrais pas le rapport Grosperrin au même niveau de «sérieux» que celui sur la rénovation du CE.
Du premier, j’en retiens la même chose que le secrétaire national du SE
Pour Christian Chevalier, seul la question du directeur d'école est un vrai sujet …

Ce que le pragmatisme démontre c’est que de Savary à Monory en passant par Allègre ou Ferry ou Peillon … La fable que l’on se raconte pour se rassurer c’est que seul le MEN à les clés pour débloquer notre situation. La preuve par les faits: Monory et le décret des maîtres-directeurs.

La seule vraie réforme qui a, un temps seulement, diffusée jusque dans nos classes c’est la loi Jospin «montée» avec et par la FEN.
Mais très vite, et on peut le dater avec l’éclatement de la FEN (je ne sais pas s’il y a une correspondance?) les circos. ont pris le pouvoir avec la naissance et l’accroissement de leur «équipe».

On peut aussi venir dire que les «choses» n’avancent pas en généralisant une situation personnelle, parce que ce qui est la réalité c’est que les «choses» avancent mais de façon uniforme. Au GdiD on le vérifie par les retours à nos publications. Le pire et la difficulté c’est que les différences ne se jouent pas au niveau académique, mais au niveau des circonscriptions.
Oui, des IEN jouent au «patron» et abuse d’un petit pouvoir relayé par leur équipes qui multiplient les tableaux et enquêtes.

Objectivement, le clivage ici se situe entre ceux qui pense que les choses se construisent dans un rapport de force et ceux qui pense que comme c’est évident le «pouvoir» n’a qu’à décider.

Le rapport de force il faut le construire pas l’attendre.

On voit bien que la question de l’établissement a dépassé le stade du «rapport» et si on avance pas dans l’appropriation de ce qui est le métier de directeur d’ici 2017, peu de chance que l’on nous confie la direction d’une école-établissement.

Sur le GrAF, le calendrier est calé, même calé sur celui de l’augmentation du salaire des enseignants.
La encore, il y a les syndicats dits contestataires qui s’y opposent. On aura donc d’abord une minimisation puis un «tout ça pour ça»…

Pascal Oudot 09/07/2015 12:36

Oui Richard, l'impuissance du MEN à donner vie aux textes qu'il pond est ahurissante, comme celle des recteurs. La pyramide bloque tout. Et ce n'est hélas pas une fable. Encore une fois il faut comprendre la puissance de freinage du haut-fonctionnariat, qu'on retrouve -et c'est même pire- à Bercy. Qu'on ne vienne pas me faire croire que l'absence dans de nombreux départements de la moindre velléité de donner corps à la simplification, à la cellule juridique ou au tutorat soit un hasard ou soit lié à une charge de travail démentielle... Ou alors c'est le bordel, comme j'ai l'impression que c'est le cas chez moi vus les soubresauts du dernier mouvement. Ce qui est encore plus grave. Heureusement les fondations de la pyramide -directeurs et enseignants- tiennent bon!

Je regrette surtout que la formation des jeunes directeurs se soit pas encore au point, parce que quand je vois l'intelligence, l'adaptation et la puissance de travail des "jeunes" qui débarquent chez moi, j'aimerais bien que quelques-uns d'entre eux remplacent les vieux dans mon genre.

Richard 08/07/2015 18:51

Nous voici donc tous condamnés à nous répéter puisque les choses n'avancent pas (ou, pour certains, ici elles avancent mais lentement).
Un constat si j'en crois la lecture de quelques commentaires : dans leur petit coin, DASEN et IEN feraient leur Loi, en clan quasi-mafieux, afin de sauvegarder leur "pouvoir" sur les écoles, et ce, bien entendu, en toute impunité et au mépris des textes (la simplification, dont on pense ce que l'on veut, est inscrite dans le texte tout comme le tutorat par des directeurs en place...)
Si cette fable a quelque réalité, il conviendrait de s'interroger sur l'impuissance du MEN à faire appliquer les textes dont il est lui-même l'auteur...et à "mettre au pas" ses propres fonctionnaires. Question : à quoi donc servent les Recteurs ? (admettrait-on des Préfets une telle attitude passive ?)
On peut aussi émettre l'hypothèse que cette fable, en soi satisfaisante, couvre les "tergiversations" sans cesse renouvelées du MEN sur le dossier : quelques petits pas en "avant", modestes et languissants pour faire perdurer encore une situation.
On l'a déjà dit : seul le MEN a les clés véritables d'un changement de la situation des directeurs d'école ; les syndicats ne sont qu'une faible force d'opposition (le dossier des directeurs ou de "la direction" fait peu partie de leurs préoccupations), les "corps intermédiaires" font leur boulot dans leur coin (on peut émettre à bon droit l'hypothèse que les IEN ne verraient, a contrario, que d'un bon œil un positionnement des directeurs d'école, une manière nouvelle de travailler avec eux) et on se gardera bien de considérer que les directeurs d'école sont incapables de faire "tourner" leurs établissements....
La balle est dans le camp du MEN, pour toutes nouvelles dispositions qui viseraient essentiellement à une véritable autonomie des écoles.

Pascal Oudot 08/07/2015 18:00

Le GRAF rentre en discussion à partir de septembre prochain.

françou 08/07/2015 17:21

gégé, sors de ce corps!

Raymond 08/07/2015 14:28

Soyons pragmatiques, réalistes , où en sommes-nous ?

Le GRAF ? Etonnant que l’on n’ait pas plus de nouvelles ?

Comment lorsque l’on propose une telle « avancée » ne pas en connaître rapidement les
détails ?

Problèmes de conseillers , techniciens, de personnels au ministère pour élaborer le protocole d’accession au Graf, pour vite donner des réponses ?

La « Simplification » , c’est le SE qui s’étonne , le SE partenaire du GDID , qui appuie ( mollement) le dossier « Direction » …


SE : « Dans certains départements, les groupes de travail ne se sont pas encore tenus malgré nos multiples sollicitations. Rares sont les départements où les IA-DASEN ont naturellement organisé le travail de réflexion, alors qu’il s’agissait d’appliquer une circulaire ministérielle ! »

Tu m’étonnes (John) , la simplification ne peut avoir lieu avec des charges de travail qui s’accumulent parce qu’aucun périmètre n’est défini ! Et les Dasen ne se privent pas de demander X enquêtes ( différentes par académies…), bilan etc…

Le « Référentiel - Compétences » car c’est comme cela qu’il faut le nommer , n’ a rien à voir avec
un « Référentiel-Métier » , en effet notre « Métier » n’existe pas statutairement .

Un constat, 2006 et le protocole puis 2014 et les avancées avec Peillon et la Refondation, après avoir abandonné la revendication première du « Statut » qui permettait ensuite de négocier les conditions d’améliorations du métier ( décharge, formation, salaire etc…), nous sommes rentrés dans une politique d’améliorations de la fonction au gré des possibilités budgétaires du MEN mais en aucun cas dans la création d’un statut de la direction une, spécifique et particulière pour le premier degré.

Alors nous sommes au bout ? Non. Nous avons un statut ? Non. Et nous sommes loin d’en prendre le chemin !

Alors il reste une seule solution ….

Pascal Oudot 07/07/2015 12:47

Je n'étais pas passé ici depuis longtemps, trop de boulot dans ma petite école et certainement trop peu d'énergie parce que malheureusement je me fatigue très vite maintenant. Mais j'ai lu avec intérêt tous ces posts.

Vous savez évidemment, s'il s'agit d'une discussion-conflit avec deux factions, de quel côté mon cœur balance! Mais cela n'a pas d'importance. En relisant tout ça, j'ai tenté de me rappeler l'historique récent de notre situation, les rapports Clair/Carle/Reiss... Notre métier est primordial, toute notre administration le sait, et depuis longtemps si je me souviens de la tentative maîtres-directeurs (mais j'avais moins d'une dizaine d'années d'enseignement à l'époque). Depuis 2000 il y a eu la création du GDiD qui n'est pas venue par hasard, la grève des dirlos, le protocole de 2006 avec Robien -si je ne m'abuse- qui m'a hérissé en particulier à cause des EVS mais a aussi changé le régime de décharge. Puis il y a eu l'épisode épouvantable 2007-20012 sur lequel je préfère ne pas m'appesantir. Enfin avec la "grande concertation", le lobbying du GDiD qui soutenu par certaines centrales syndicales a amené l'apparition d'une question qui n'existait pas d'emblée et que même Peillon avait qualifiée d'impossible à régler (...), celle des directeurs d'école.

Le chemin depuis (cela ce fait que... trois ans) m'apparait important. Le GDiD aujourd'hui est un interlocuteur important pour le cabinet du ministre, pour le secrétariat général,... et même pour la DGESCO ce qui n'était certainement pas gagné de prime abord. De même le GDiD n'est pas ignoré, lorsqu'on parle d'école, ni par l'Assemblée nationale ni par le Sénat.

Ce qui recouvre une réalité: nos élus savent que le système éducatif merde; notre administration supérieure sait que le système éducatif merde. Nous le savons, nous, sur le terrain, tout autant. Et chacun connait la solution: donner aux directeurs d'école la pleine et entière gestion de leur école, sans intermédiaire. C'est là que le bât blesse...

L'exemple marseillais donné plus bas par Françou est éclairant. Nos hautes autorités -car le Recteur est bien le représentant direct du ministre comme le Préfet est celui du premier ministre- savent que la pyramide éducative n'est pas viable. Pire, elle est un frein, LE frein à toute réforme, à toute velléité de changement, un frein à la réussite de nos élèves dont nous sommes sur le terrain les meilleurs garants tant nous sommes directement concernés et directement intéressés.

Mais comment faire? Si se débarrasser des DASEN et des IEN pour établir -à l'époque d'internet- des liens directs entre des directeurs légalement responsables et un rectorat (donc le ministère) serait souhaitable, comment faire pour supprimer autant de fonctionnaires d'autorité qui sont des personnels fonctionnaires cadre A? Pour moi c'est là que ça coince. C'est probablement idiot, parce que leur disparition ne ferait aucun bruit. Mais leur capacité de résistance est aussi phénoménale que la nôtre, directeurs d'école! D'autre part, soyons honnêtes: tous les directeurs en poste sont-ils en capacité de gérer réellement une école en fonctionnaires d'autorité? Si je mets à part les jeunes directeurs qui n'ont eu aucune formation et ignorent en partie leur métier, ce qu'on ne peut leur reprocher, j'en connais un certain nombre d'autres, anciens, qui bien que sérieux dans leurs missions n'ont en aucun cas l'envergure nécessaires (et j'ai hélas plusieurs exemples autour de moi). C'est vrai, ce métier, il faut l'attraper et ne pas le lâcher! Vous en savez quelque chose, parce que je ne doute pas une seconde que ceux qui interviennent ici appréhendent leur fonction dans tous ses aspects... sinon pourquoi autant discuter, râler, se disputer? Dans ce sens c'est évidemment bon signe, cela signifie que nous sommes au moins quelques-uns, hélas pas la majorité, à vouloir que ça change, même si nous ne sommes pas entre nous d'accord sur de nombreux points.

C'est pourquoi je suis heureux de plusieurs des choses qui ont été décidées récemment, en particulier grâce à l'expertise du GDiD, mais pas forcément uniquement. La formation première, indispensable. Le référentiel, clair, mais qu'il nous faut vraiment prendre à bras-le-corps face à nos IEN. Et... le réseau des directeurs d'école, en particulier juridique, qui peine à débuter et dont je me demande comment il sera mis en place, voire même s'il sera mis en place car pour les IEN et DASEN il menacerait directement leur mainmise sur les écoles basée sur l'ignorance. LEs DASEN n'ont rien lancé chez vous? Tranquillisez-vous, c'est partout pareil! Qui s'amuserait à introduire une balle dans le fusil destiné à l'abattre?

A mon idée nous en sommes là. Pour moi le statut, quelle que soit sa forme, est inéluctable. Mais nous devrons passer sur un certain nombre de cadavres. Et moi qui ne suit pas "de gauche" je suis profondément admiratif du boulot effectué par des ministres que d'emblée je n'aurais pas cooptés. Comme je suis conscient et attaché au boulot effectué depuis des années et surtout dans les trois dernières par le GDiD, qui n'a jamais relâché son effort. Je n'oublie pas que Pierre et Alain, Patrick et Samuel, font tout ce travail en plus de leur boulot de classe et de leur métier de directeur, sans autre objectif que le bien commun, mais forcément au détriment de leur vie de famille. Je serais par trop ingrat de l'oublier parce que je sais ce que ça veut dire, je l'ai vécu aussi lorsque j'avais des responsabilités associatives importantes.

Nous sommes au bout? Non. Nous avons un statut? Non. Je serai peut-être de ceux qui verront le changement plein et entier (parce qu'il me reste hélas quelques années à faire), mais je ne serai certainement pas de ceux qui en profiteront en premier (parce qu'avec ma toute petite école...). Mais cela m'importe -vraiment- peu.

Tikva 04/07/2015 12:02

Je ne flingue personne mais comme le droit à l'expression existe, je l'utilise avant qu'il ne s'use ( dixit un journal bien connu ) ...

Et nous travaillons tous pour un même but mais pas par les mêmes chemins !

Il est dommage que nous n'ayons pu unir nos forces ( manque de communication , ego surdimendissionné, ratés , etc...) ....

Bonnes vacances à tous encore ...j'espère que ce post soit le dernier ( PL a tendance à toujours vouloir finir or pas d'accord ! ).... :-)))))))

Pierre Lombard 04/07/2015 09:40

Un énième rapport? :-) De 5 propositions du rapport Reiss on passe à 2...
En tous les cas:
1) contrairement à ce qu'affirme(nt) ici certain(s), les mesures ne sont pas une fin en soi et le GDiD continue de porter (seul?) l'idée des statuts d'établissement et du directeur. (et par un angle intéressant celui du CE =CA)
2) la satellisation sèche avec 1 directeur adjoint et des référents dans les écoles n'y est pas. Le GDiD y est... pour quelque chose.

Quand dépasserons-nous le stade des propositions? quand les dirlettes et les dirlos sauront de façon massive ce qu'ils veulent ÊTRE.... Heureusement que quelques-uns de ce contentent pas de flinguer les autres ou juste distribuer les bons points. ;-) e citant Goldman. :-)

Tikva 04/07/2015 07:59

Encore un Xième rapport...

j' ai envie de dire comme Goldman ( on remplace matin par rapport ):

_ Encore un matin,un matin pour rien
Une argile au creux de mes mains .
Encore un matin sans raison ni fin,
Si rien ne trace son chemin.

Ce rapport suivra le même chemin que les autres qui étaient tout aussi ambitieux pour la situation de la direction.

Bonnes vacances à tous et à septembre pour la suite ...du feuilleton.....

Richard 03/07/2015 18:00

Très bien ; merci pour le lien et l'information.
À part ça, quand dépasse-t-on le stade du Xème Rapport ? le seuil des bonnes intentions ? des paroles douçâtres ?
Quand le MEN prend-il à bras-le-corps le dossier et en tire-t-il autre chose que des "tergiversations" d'usage ?
Quand change-t-on VRAIMENT la position du directeur ?
Bonnes vacances à tous.

Pierre Lombard 03/07/2015 13:25

http://www.senat.fr/rap/r14-553/r14-5531.pdf

RAPPORT D ́INFORMATION FAIT au nom de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication (1) sur les conseils d’école : pour une relation de confiance dans un cadre rénové.
...
II. RÉNOVER LE CONSEIL D’ÉCOLE ET EXPÉRIMENTER UNE NOUVELLE ORGANISATION POUR DONNER UN NOUVEAU SOUFFLE À L’ÉCOLE PRIMAIRE........................................................................................................................... 21
...
B. EXPÉRIMENTER UNE NOUVELLE ORGANISATION POUR L’ÉCOLE ÉLÉMENTAIRE....................................................................................................................
28 1.Faire évoluer le statut du directeur d’école........................................................................... 28

LISTE DES PERSONNES AUDITIONNÉES........................................................................ 51

;-)
Bonnes vacances

Pierre Lombard 03/07/2015 09:02

la première remarque, Robert, c'est que rien n'est écrit encore ni le statut particulier, ni le déroulement de carrière ni,surtout, les conditions d'accès (à comparer instit. / PE). Tout cela est repoussé à la rentrée 2016 je crois (à vérifier).
Donc, essayons d'avoir la même "sceptitude" que celle affichée pour les mesures dirlos...
Deuxième remarque, l'association des psyscos. n'y est pas pour grand chose (pour rien en fait), il y avait un consensus syndical autour de cette question (le syndicat des psyscos a rejoint le SE et l'assoc. est une émanation syndicale). Le dossier des directeurs n'est pas du tout dans cette configuration.
Troisième remarque, si on veut bien faire l'effort d'analyse, ce n'est pas une "création sèche" mais bel et bien une "fusion par le haut" les conseillers d'orientation absorbant les psyscos..
Enfin, la conséquence (le but en fait), c'est la disparition des psyscos. avec l'assèchement de la filière PE puisqu'il n'y aura plus qu'un seul recrutement (master 2 + 1 an de stage)
Si on ramène cela à nous, on pourrait émettre certaines réserves, non?
Pas de réserves, là juste avec l'annoce de la création d'un corps unique pour plus tard, c'est tout bon?
Bon...

Une petite remarque, en passant:
"Regroupés au sein d’un même corps comportant deux spécialités, les psychologues de l’éducation bénéficieront d’un nouveau statut, profiteront de nouvelles modalités de recrutement et d’une formation approfondie. De la même façon, ils verront leur carrière revalorisée. "
nous n'avons pas la création d'un corps mais:
-> modalité de recrutement: oui puisqu'on peut lire dans la circulaire n° 2014-138 du 23-10-2014
"- l'élaboration d'un référentiel-métier pour faire évoluer le recrutement et l'affectation "
-> formation approfondie: oui
-> carrière valorisée: oui

Ce qui montre que les mesures pour les directeurs d'école sont bien du "domaine" statutaire.
Avec comme avantage tant que l'on n'a pas l'établissement => que l'on reste cadre A, la certitude que ce sera un PE qui sera à la tête des écoles...

Richard 03/07/2015 07:55

Une très bonne nouvelle à quelques jours des vacances d'été...très bonne nouvelle pour les psychologues qui ont obtenu ce que les dirlos réclament (à quelques ajustements près) pour eux-mêmes.
Merci donc pour eux (les psychologues) au MEN pour avoir eu la capacité de reconnaître un "métier", véritable, lui, pour le coup :
1 - un même corps ;
2 - un statut ;
3 - des modalités de recrutement ;
4 - une formation approfondie" ;
5 - une carrière revalorisée.
N'en jetons plus : la corbeille est pleine !
Allons ! les directeurs ! passons tous de très bonnes vacances, puisque c'est visiblement une des dernières choses dont nous pouvons encore bénéficier...

TIKVA 02/07/2015 21:28

Et voilà une volonté politique et syndicale saluée par les concernés ...

Création d'un corps unique de psychologues de l'Éducation nationale : de nouvelles perspectives pour l'accompagnement des élèves dans leur parcours scolaire et leur orientation.

C’est donc au sein d’un groupe de travail réunissant les organisations syndicales représentatives qu’a été finalisé, à la demande de la ministre, un ensemble de documents destinés à préciser les missions et fonctions des futurs psychologues de l’Éducation nationale. Regroupés au sein d’un même corps comportant deux spécialités, les psychologues de l’éducation bénéficieront d’un nouveau statut, profiteront de nouvelles modalités de recrutement et d’une formation approfondie. De la même façon, ils verront leur carrière revalorisée.

77% des psychologues des écoles voient de façon positive ces mesures concernant les carrières et en particulier la possibilité pour tous de terminer à la hors classe.

Et dire que certains chantent qu'il n'est pas possible de créer de statut, de corps, etc...que la tendance serait plutôt à la suppression...que nenni ! Avec une stratégie de la part des collègues psys qui n' a pas bougé d'un iota , c'est à dire toujours réclamer un statut , la concrétisation de cette situation s'est réalisée
et apparemment à la satisfaction du plus grand nombre.

Certains certains exhaltés vont commencer par dire que les situations ne sont pas comparables, que les z'avancées sont là, que les petits pas sont nécessaires, que les textes opposables sont là , on ne sait pas à quoi, surtout lorsque l'on constate les résultats des textes oopposables de la Loi Dalo ....Il n' en est pas moins que les psys scolaires sont arrivés à leurs fins.

Alors tant mieux pour eux déjà.....

Pierre Lombard 25/06/2015 08:38

Je suis entièrement d'accord sur le scenario, c'est celui que l'on essaie de mettre en œuvre.

La "volonté politique", au sens premier du terme, commence par la recherche d'un certain consensus par la parole, la capacité à convaincre et à mobiliser autour d'un projet "politique".
Au sujet de l'établissement, on en est pas là, les convaincus ne sont pas les politiciens (parce qu'ils sont politiciens et pas politiques), mais on les trouve chez les "praticiens". Certains praticiens...
1er enjeu convaincre les "politiciens" (élus et syndicalistes), pas simple depuis qu'ils ne défendent que des intérêts boutiquiers.

Reste ensuite à définir un mode de gouvernance: quel CA pour quelles compétences, quels membres, quel rôle attribuer au directeur, au maire...?
Les CA du secondaire étant d'une part loin de faire l'unanimité et d'autre part le primaire à une culture de proximité, plus "pédagogique".

Enfin, pour expérimenter, il faut trouver des "volontaires"...
Pour être chef d'établissement, il faut être personnel de direction. Or ce corps est catégorie A' ce qui implique un niveau d'exigence plus élevé quant au recrutement et à la formation. On peut envisager pour la période de l'expérimentation 2 cas:
- le statut d'emploi fonctionnel
- le versement dans le corps des personnels de direction.

Ceci pour dire que, de mon point de vue, on ne peut pas se contenter d'attendre la volonté politique, il faut la susciter. Et que l'écart entre les compétences attendues d'un directeur d'école et d'un principal est trop important, ne serait-ce que, par exemple, en terme de gestion du personnel. On peut y revenir.
... Ce qui, à mes yeux encore, valide les paliers. Et ces étapes sont aussi un signe d'une certaine volonté, d'après les rapports de force, d'avoir des enseignants du premier degré à la tête des écoles-établissements pour toutes les raisons évoquées par Denis dans son commentaire.

Richard 25/06/2015 06:47

On pourrait imaginer (imaginer...) une expérimentation suivie d'une évaluation qui concerneraient les écoles de "grande" importance (disons à partir d'une décharge complète du directeur ou, à défaut, dans certaines communes des écoles qui tournent à 280-300 élèves avec demi-décharge pour le directeur) : ces écoles pourraient être codées "établissements du 1er degré", dotées d'une autonomie de fonctionnement (voir infra) sur une période de 2-3 ans par exemple.
À l'issue de cette période, gros Barnum : on évalue !
Et que l'on invoque pas les lourdeurs de ci ou de ça : le MEN est bien familier des "réformes", refondations, nouvelles moutures d'un tas de choses sur lesquelles il revient ensuite pour pouvoir se le permettre.
Ceci pour dire qu'à parler d'étapes, de paliers la reconnaissance du directeur, sa véritable mutation d'une fonction à un métier sont bien entendu renvoyées à des calendes très grecques !
Directeur ET établissement sont intimement liés : leur reconnaissance simultanée ne peut être que le fruit d'une réelle volonté politique (au sens premier du terme) et l'expression d'une VISION de l'école véritablement refondée.
A défaut d'une tel travail de bouleversement complet, l'avenir des directeurs demeurera sombre...

Merlin 24/06/2015 23:12

Etablissement du 1er degré : effectivement, il faudrait regrouper un certain nombre d'école pour que cela ait du sens. ( On entend d'ici les cris d'orffraie...)
Ecole du socle: tentant , mais au moins aussi difficile à réaliser. Dans certains secteurs, il faut satelitiser un nombre assez important d'écoles éloignées, la mayonnaise risque fort de ne pas prendre (ne pas négliger la force d'inertie des écoles).
Et les syndicats dans tout ça ? Toujours aussi nuls et à côté de la plaque. Lisez vous des articles sur ces enjeux capitaux ? Que nenni , et pourtant...........

Pierre Lombard 24/06/2015 20:03

@ denis.
Il y a 3 scenarii pour instituer un établissement du premier degré.
1) l’école du socle où l'on satellise les écoles autour du collège de rattachement. Un principal adjoint directeur des écoles, un référent/relai par école.
2) l’établissement du 1er degré = la circonscription. On en fixe un nombre d’écoles maximum (=revoir les contours des cricos.) l’IEN = chef d’établissement et un référent/relai par école.
3) on crée un établissement du premier degré en regroupant des écoles quand la surface est trop petite, le directeur devient chef d’établissement.

La première leçon à en tirer c’est que l’établissement du 1er degré est la prochaine étape. Ensuite il faut voir que chaque solution présente des avantages et des inconvénients.
La seconde semble abandonnée. en 2013 il y a eu une tentative de fusionner le corps des personnels de direction avec celui des Inspecteurs. Echec. De plus les IEN ont montré leur limite dans la mise en place de la réforme des rythmes scolaires.

La 1er à plus d’atouts. La structure administrative n’est pas à créer, il y a une logique « pédagogique » -> l’école du socle, scolarité obligatoire…
Mais des défauts aussi. Ceux que tu as soulignés, mais aussi les oppositions que cela provoqueraient:
- celle des IEN qui verraient leur surface de pouvoir fondre
- celle des Maires qui verraient influence disparaitre

De plus, la structure du collège (par matière) ne convient pas d’où la tentative de réforme et les oppositions qu’elle suscite… Prendre le risque de « collégiariser » l’école quand on tente d’élémentariser le collège…

Cette solution peut être prise dans les premiers mois d’un nouveau mandat. c’est ce que je visais dans: »Et si la création d’établissement public venait «brutalement», peu de chance que ce soi le drilo d’aujourd’hui qui sera placé à sa tête. »

reste la 3e solution… Les avantages sont évidents, reste 2 freins:
- définir un nombre d’élèves, de classes… un seuil
- imaginer une gouvernance, quel CA

Cette solution non seulement n’est pas écartée, mais elle tient la corde.
Alors que Juilliard puis Peillon ont affirmer que le MEN ne toucherait pas au statut du directeur, que le dossier ne sera pas traité dans la Refondation (Loi). Le « métier de directeur » a été le premier GT ouvert dans ce qu’ils appelaient « la priorité donnée au primaire ».
Mieux, c’est sur la gouvernance et les seuils que nous avons eu une première réunion au ministère…
Tout ça pour faire de nous des référents/relai...
Le statut d'emploi fonctionnel serait (aurait été) une solution intermédiaire plus claire que l'ensemble des mesures prises (qui sont de cet ordre) pour conforter le directeur actuel... Mais on l'a repoussée en 2010/2011. Il ne se justifie pas pour une fonction de "référent", qui ne serait pas un poste à responsabilité.

@ Robert
« comme d'autres je considère… »

Comme toujours tu te caches et tu as besoins de t’inventer des soutiens

Ce que l’on considère n’a d’intérêt que pour soi. Si tu nous disais pourquoi tu considères que…
Quelles stratégies tu mettrais en œuvre pour « rassembler des partenaires » ou pour déclencher « la volonté politique »

LUCIEN 24/06/2015 13:04

Hola , que d'invectives te sentirais-tu visé ?

Comme toi je m'amuse à relever pas mal de contradictions, ou d'assertions exagérées de ta part .

Nous verrons comme tu l'annonces si bien , si l'étape métier directeur se concrétise, pour le moment comme d'autres je considère que nous en sommes toujours à la "Fonction" et non pas au métier.

Et changer d'optique ou d'options ou de stratégies est nécessaire lorsque l'on piétine , c'est plutôt un indicateur de réflexion....

Quant à tes répétitions sur le pseudo tu ferais bien de réfléchir ...au lieu de tourner en rond !

Pierre Lombard 24/06/2015 10:07

Que l’on soit bien clair, ce en quoi je ne crois pas, c’est en la transformation «sèche», du jour au lendemain, de l’école en établissement public. Je n’y crois pas non pas par principe mais par expérience. Que nous ont apporté ceux qui prétendent «lutter»?

les retraites? les rythmes? dans chaque cas un projet clair et une action dure… résultat?

Par contre je suis persuadé que l’on va vers l’établissement public du premier degré => mais par paliers et là, si l’étape «métier directeur» se concrétise en 2015 (au regard de ce que nous avons dit sur les strates intermédiaires) nous aurons fait un pas de géant vers l’établissement.

Si je place des espoirs en la formation c’est que d’une part elle vient d’être rallongée avec des impératifs signifiants (la formation doit avoir lieu avant la prise en fonction… ce qui ne se faisait plus dans certaines académies) et d’autre part elle sera animée par des pairs. Et puis quand même, sur le principe, c'est par la formation que l'on acquiert la capacité à faire des choix, à juger par soi-même... à s’émanciper. C’est bien le rôle de l’école, non?
Alors pourquoi le dénier à la formation des adultes?

et si la formation se consolide je ne vois pas comment elle peut passer à côté du fait que le directeur a l’autorité fonctionnelle dans l’école, donc est un personnel d’autorité.
Et ce sont les textes tels qu’ils sont aujourd’hui qui installent cette autorité. Maintenant, il faut aussi que les directeurs ne refuse pas cette "autorité" comme je l'ai déjà vu faire. (ce n'est pas à moi de...)

En tous les cas, pour évoquer la «volonté» d'une des extrémités, le Secrétariat Général avec la Dgesco, a invité le GDiD pour un groupe de travail sur les remontées des protocoles de simplification Académiques le 29 prochain… Ce n’est pas le top, mais l’intention d’avancer avec des directeurs reste présente. Et il est évident que je serai imprégné des discussions que l’on a ici et ailleurs...

PS:
-"C'est tout , et bien nous ne sommes pas sortis de l'auberge et pour un bout de temps."
et donc… À part utiliser une 10zaine de pseudos ≠ tu fais quoi pour nous sortir de l'auberge à part t'en prendre aux seuls qui ont entrouvert la porte de l'auberge et y glisser leur pied?

-"Personne n' a cru à une solution qui ne fasse aucun déçu , mais une solution qui soit acceptable cela était possible , et l'est encore , encore eut-il fallu exposer les véritables enjeux !"
1) personne n’a prétendu que les mesures qui sont sur la table étaient LA solution acceptable. Au GDiD (et avec d’autres dans pas longtemps) nous disons que c’est une étape signifiante vers une solution acceptable. Pas pareil.
2) qu’attends-tu pour exposer les «véritables enjeux» au moins ici et sans risque puisque sous pseudo?

-"D'accord , mais il faut les affronter avec un véritable projet et peser par des actions.
A être trop faibles vis à vis de ces strates on n'aboutira pas."

Je me ballade depuis 13 ans avec une cible dans le dos dessinée soigneusement par les syndicats "contestataires". J’ai été écarté de la formation des directeurs il y a 6 ans par l’IA de l’époque, j’ai refusé d’être en face à face avec les élèves pendant les APC malgré les "pressions" de mon IEN qui est resté 6 ans sans m'inspecter… Je ne me cache pas derrière un pseudo et je ne crains pas de brosser à rebrousse poil.
Et toi, tu affrontes qui à part le GDiD et masqué?

"La volonté politique me semble être le seul levier capable de bouger les structures verticales figées."
Elles ne sont pas si verticales que cela, justement. Il y a beaucoup d’horizontalité dans les strates intermédiaires… Et les directeurs sont enclins à répondre promptement à la verticalité des demandes, Même à interroger cette verticalité pour des actions qui lui sont propres. La volonté politique si elle veut «bousculer» ne s’exprime que dans les 2 premières années d’un mandat. Et si la création d’établissement public venait «brutalement», peu de chance que ce soi le drilo d’aujourd’hui qui sera placé à sa tête. Il y a un corpus professionnel, une culture commune, a construire avant. Les bases sont là, on coule le béton avec les mesures… «Rien ne se crée tout se transforme».


-"Un changement de stratégie de l'ensemble des partenaires pour l'évolution vers un statut de la direction et de l'école est nécessaire, le verrons-nous ??????"
C’est exactement ce que nous avons fait: nous avons ENTRAINÉ «L’ENSEMBLE DES PARTENAIRES» pour «ÉVOLUER VERS UN STATUT» non pas de la direction, ce qui n’a aucun sens, mais du directeur d’école.
Tu n’es pas capable d’exprimer clairement ton but, d’écrire «création d’un corps de directeur» et tu parles de stratégie claire et de capacité rassembler et à affronter.

Comment entrainer l’ensemble des «partenaires» (???????) vers la création d’un corps de directeur?
je suis tout ouïe!

Denis 24/06/2015 13:52

Je suis toujours partagé lorsque je lis PL: admiratif pour sa constance et sa disponibilité à débattre, dubitatif sur l'argumentation. L'établissement je n'y crois pas et ce n'est pas le CR de Françou qui me fera changer d'avis...On est plus proche d'un rattachement au collège justifié pédagogiquement par les futurs cycles cm1/2 et 6ème, présence d'un agent comptable et d'un personnel de direction formé entre autres que du statut d'établissent pour les écoles. Rattachement inquiétant car 'piloté' au plus près au gré de la volonté du second degré (même si par ailleurs on peut trouver cela cohérent puisque cela se fait déjà dans les réseaux de l'éducation prioritaire et dont les problèmes ont été pointés) et perte donc d'une certaine 'autonomie actuelle' car aujourd'hui on peut 'naviguer' entre IEN lointain et municipalité (diverses je l'admets). Ce n'est pas non plus la nouvelle formation qui, si elle a fait un pas important en faisant intervenir des pairs et tutorer les nouveaux, n'a pas fait évoluer une grille des contenus (ceux définis par la loi de 89) qui va accréditer une évolution future. Cela ne correspondrait-il pas davantage à l'emploi fonctionnel?

Richard 24/06/2015 06:32

"si demain on nous proposait l’établissement, je suis prêt."
Moi aussi, c'est bien ce que je dis !
"Mais je n’y crois pas… "
Dans ce cas-là (commentaire précédent, je ne me répète pas) on n'avancera pas d'un pouce RÉELLEMENT dans la reconnaissance des directeurs.
Le curseur doit être placé là où "ça fait mal" et pose problème : les circonscriptions.
Tant qu'aucune "refondation" véritable de la structure de notre fonctionnement n'aura pas été entreprise, etc.... De ce fait, aucune autonomie des directeurs ni des "établissements scolaires" n'est possible...
Nous nous répétons !
"Pourquoi ne serions-nous pas fonder à s'émanciper, dans le cadre de ce que la réglementation permet, des circos ?"
Réponse simple ou simpliste c'est selon : parce que ce sont bien les circonscriptions qui maintiennent la laisse au cou des écoles ; le directeur ne peut "que" se conformer oui à la règlementation, c'est d'ailleurs bien sa principale attitude. Mais je ne vois là en rien une quelconque "émancipation" (fonctionnement ? finances ? Projet d'Ecole ?)
Quant à la formation, elle semble avoir été passée aux oubliettes dans l'académie (combien d'appels à tutorat par chez vous ? personne n'en a entendu parlé !!) ; et si la formation est un enseignement, une information des textes tels qu'ils sont aujourd'hui et dans le cadre où ils s'appliquent, je ne vois guère en quoi l'avenir de la fonction de directeur en sera bouleversée....

LUCIEN 23/06/2015 21:17

"Je place mes espoirs dans la formation..."

C'est tout , et bien nous ne sommes pas sortis de l'auberge et pour un bout de temps.

"Et je ne crois pas en une solution qui ne fasse aucun déçu. "
Personne n' a cru à une solution qui ne fasse aucun déçu , mais une solution qui soit acceptable cela était possible , et l'est encore , encore eut-il fallu exposer les véritables enjeux !

"Cibler les «strates intermédiaires», de mon point de vue, c’est placer le curseur au bon endroit. "

D'accord , mais il faut les affronter avec un véritable projet et peser par des actions.
A être trop faibles vis à vis de ces strates on n'aboutira pas , il faudra bien la confrontation pour changer
le curseur de place.

La volonté politique me semble être le seul levier capable de bouger les structures verticales figées.

Un changement de stratégie de l'ensemble des partenaires pour l'évolution vers un statut de la direction et de l'école est nécessaire, le verrons-nous ??????

Merlin 23/06/2015 20:36

" Je place mes espoirs dans la formation" : par qui va t elle être faite? CPIEN, IEN ? Peut on penser que le discours sera très différent de celui qui leur convient?
" Vous êtes responsables et corvéables, gerez et faites surtout remonter tout incident à l'IEN qui vous dira comment faire.." La fin d'année me rend peut être pessimiste mais je me méfie de tout et de tous.

Pierre Lombard 23/06/2015 16:22

Encore une fois, je partage tout à fait le constat et l’objectif, moins ce que tu en tires en termes d’évolution des choses ou de possibilités d’évolution.
«Moins», donc un peu quand même… parce que si demain on nous proposait l’établissement, je suis prêt. Et même si une organisation lançait une action «visible» pour au moins le mettre clairement sur la table, je serai preneur.

Mais je n’y crois pas… , frilosité et calculs pour certains, fond de commerce pour les autres: qu’ils soient pour ou contre c’est un marqueur qu’ils veulent garder tel quel.
Cibler les «strates intermédiaires», de mon point de vue, c’est placer le curseur au bon endroit.
Les strates intermédiaires = tout ce qu’il y a entre les 2 bouts. Ce qui n’exonère pas les extrémités, mais leur «implication» n’est pas de même nature. Ce ne sont pas des freins à proprement parler, ils sont démunis, les uns trop isolés, pas formés ni informés (voire désinformé) les autres sans véritable courroie de transmission-> les strates intermédiaires.

=> il y a une réelle volonté pour avancer le pion directeur (même de plusieurs cases), par contre ils n’ont pas estimer la lourdeur des «intermédiaires», et même leur manque de savoir-faire. Peillon avait rassemblé tous les Inspecteurs à Paris pour leur parler directement et en faire les ambassadeurs de la réforme des rythmes… Fiasco!


Faut-il se contenter de modification à la marge? Non, et personne n’a prétendu qu’il fallait le faire. Par contre on peut constater avec satisfaction des «modifications signifiantes», qui poussent dans le bon sens. Et je ne crois pas en une solution qui ne fasse aucun déçu.

Ni les directeurs ni les "établissements scolaires" n'étant vraiment fondés à s'autonomiser par rapport aux circonscriptions, le statu quo demeure, l'état actuel perdure.
Pourquoi ne serions-nous pas fonder à s'émanciper, dans le cadre de ce que la réglementation permet, des circos?
Je place mes espoirs dans la formation...