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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 17:58

Régulièrement interpellés par des collègues, des parlementaires interrogent le ministre de l'Education nationale sur la situation des directeurs d'école. Pour ce faire, ils adressent une question écrite au ministre concerné. Bien qu'ils ne soient nullement contraints de le faire, il est de bon ton, pour les ministres, d'y répondre.

A ce jour, l'Assemblée nationale élue en juin 2007 (début de la nouvelle législature), compte 45 députés ayant écrit au ministre pour attirer son attention sur les difficultés rencontrées par les directeurs pour assurer correctement leur fonction et lui demander quelles mesures il compte prendre pour leur faciliter la tâche.

Pour la première fois depuis qu'il a pris ses fonctions, Xavier Darcos a répondu aux députés. Nous publions ci-après la dernière question posée et la réponse du ministre.

 

Question de M. Masdeu-Arus Jacques (UMP - Yvelines)  publiée au JO le : 11/12/2007

M. Jacques Masdeu-Arus reprend les termes de sa question posée le 13 mars 2007, sous la précédente législature, demeurée sans réponse, et attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur la crise de désaffection rencontrée par la fonction de directeur d'école. En effet, plus de 500 écoles sont actuellement dirigées, faute de candidats à ce métier, par des enseignants nommés sur ce poste sans la moindre formation ou expérience. Or la direction d'une école représente un travail de plus en plus exigeant, avec un surcroît de tâches et de responsabilités. Aussi, il lui demande les mesures qu'il entend prendre afin de surmonter cette crise et susciter à nouveau chez les enseignants l'envie de prendre la direction des écoles.

 

Réponse de M. Xavier Darcos (ministre)  publiée au JO le : 01/01/2008 

En vue de répondre au problème posé par le nombre de vacances de postes de directeur d'école à la rentrée scolaire (4 443 en 2004, 4 196 en 2005, 3 900 en 2006 et 3 564 à la rentrée scolaire 2007, soit 8,1 % du total des emplois de direction ordinaire de deux classes et plus), un certain nombre de mesures ont été mises en oeuvre depuis quelques années. Pour répondre à la demande des directeurs d'école de bénéficier de plus de temps pour se consacrer aux tâches induites par leur fonction, un plan d'amélioration qui consistait à abaisser le quart de décharge de service à chaque directeur d'école a été appliqué tout d'abord aux écoles de six classes en 1996, puis aux écoles de cinq classes, dès 1997. En 2002, une modification du décret du 24 février 1989 relatif aux directeurs d'école a facilité et élargi les conditions d'accès aux fonctions de direction. Il a aussi été procédé à deux revalorisations successives de l'indemnité de sujétions spéciales servie aux directeurs d'école en 2002 et en 2003. La réflexion entamée au cours du dernier trimestre 2005, en concertation avec quatre organisations syndicales, afin d'étudier l'ensemble des mesures possibles qui seraient de nature à améliorer les conditions d'exercice des directeurs d'école a débouché sur la signature d'un protocole d'accord relatif aux directeurs d'école entre le ministre et le secrétaire du SE-UNSA le 10 mai 2006. Ce protocole d'accord étend, à compter du 1er septembre 2006, le quart de décharges aux écoles de quatre classes. Cette décharge est rendue possible grâce à la modification introduite dans les stages en responsabilité des professeurs des écoles stagiaires (PE2). En effet, les stagiaires devront désormais effectuer un stage en responsabilité dans la même classe à raison d'une journée par semaine durant toute l'année scolaire (30 jours). Ce stage dit filé permettra de couvrir le quart de décharges des directeurs de quatre classes. Il prévoit également, pour les directeurs non déchargés, l'attribution d'une décharge de rentrée scolaire de deux jours fractionnables à prendre dans les quinze jours qui suivent la rentrée des élèves. Le protocole précise aussi qu'un régime de décharges bonifiées doit être appliqué aux directeurs des écoles du réseau « ambition réussite ». Le protocole contenait une mesure indemnitaire qui prévoyait à compter du 1er septembre 2006 une revalorisation de l'ISS de 20 %, ce qui portait le taux annuel de l'indemnité à 1 110,53. Depuis, cette indemnité a bénéficié d'une nouvelle augmentation de 20 % qui est intervenue au 1er janvier 2007 et qui porte son taux à 1 295,62. Par ailleurs, le protocole a introduit une série d'aides à l'exercice des fonctions de directeur. Parmi ces aides, la plus novatrice est le recrutement d'EVS (emplois de vie scolaire) sur des contrats d'avenir. Le recrutement est réalisé en relation avec l'ANPE et le directeur de l'école. Une autre forme d'aide a été apportée par la diffusion à l'intention des directeurs d'un vade-mecum qui est rédigé sous la forme de fiches qui précisent les responsabilités, les obligations et les compétences du directeur d'école. Les fiches de ce vade-mecum ont été diffusées sur le site EDUSCOL dès la rentrée 2006. Les autorités académiques ont été invitées à établir, en relation avec les collectivités territoriales, en cas de besoin, un plan de modernisation de l'équipement informatique et à faciliter les accès internet aux écoles. Par ailleurs, depuis le dernier trimestre 2006, les négociations avaient été rouvertes avec les organisations syndicales. Deux groupes de travail avaient été mis en place et chargés, en ce qui concerne le premier d'étudier l'ensemble des questions liées à l'organisation de l'école et pour le second d'engager une réflexion sur le métier de la direction d'école et sur le statut des directeurs d'école. Concernant l'organisation de l'école, on peut citer, parmi les thèmes abordés, l'étude conduite sur la diversité des formes d'organisation du réseau des écoles, sur l'existence de réseaux d'écoles en milieu rural et sur l'identification de leurs difficultés spécifiques. La question des réseaux « ambition réussite » et de l'éducation prioritaire a également été examinée, afin de connaître les difficultés de mise en oeuvre sur le terrain de ce dispositif. Les groupes de travail ont étudié les conditions de mise en oeuvre de l'expérimentation des Établissements publics d'enseignement primaire (EPEP) en application de l'article 86 de la loi n° 2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales, cette disposition législative offrant la possibilité pour une commune, plusieurs communes, un ou plusieurs établissements publics de coopération intercommunale, de créer un Établissement public d'enseignement primaire (EPEP), à titre expérimental, pour une durée maximale de cinq ans. S'agissant du métier et du statut des directeurs d'école, le groupe de travail a constaté que les fonctions de directeurs d'école, telles que définies au chapitre 1er du décret 89-122 du 24 février 1989, demandent à être actualisées et clarifiées pour tenir compte des missions et sujétions de la direction d'école aujourd'hui. Compte tenu de la diversité du métier de directeur d'école, la définition d'un statut d'emploi, accessible aux instituteurs et professeurs des écoles a été abordée de façon à mieux répondre aux spécificités de la direction dans certaines écoles, notamment des écoles de taille importante fonctionnant en réseau « ambition réussite » ou regroupées dans les EPEP.  

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30 novembre 2006 4 30 /11 /novembre /2006 23:21

Logo du site de l'Assemblée nationale

 

L'un des objectifs de ce blog est d'aider les directeurs à clamer haut et fort leur volonté de reconnaissance par un statut. Pour y parvenir, il nous faut, hélas, hausser le ton et nous affirmer par rapport à nos propres syndicats. Il nous faut rappeler que les dirigeants syndicalistes ne reflètent pas la pensée des directeurs, lesquels se sont exprimés clairement dans la consultation Ifop commandée par le GDID.

 

Les "directeurs en lutte" ont lancé plusieurs campagnes de communication et notamment auprès des députés. Nos collègues ont entendu notre appel et, en nombre, ont interpellé les parlementaires. Peu d'élus ont répondu, il est vrai. Néanmoins, le message est passé.

   

La lettre des "directeurs en lutte" se trouve aujourd'hui sur le "site pédagogique" du Forum de l'Assemblée nationale, sous le titre "considération des directeurs". Nous vous invitons à laisser un message personnel sous cette lettre. Il suffit de cliquer sur "répondre à ce message". Nous ne devons négliger aucune possibilité de nous faire entendre. C'est en persévérant que nous viendrons à bout des réticences de nos élus.

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2 novembre 2006 4 02 /11 /novembre /2006 11:46

Madame la Députée, Monsieur le Député,

En ces temps troublés par les violences de mineurs en rupture avec la société, de plus en plus de voix s'élèvent dans le pays pour réclamer que priorité soit donnée à l'Education.

De par votre fonction, vous connaissez le malaise des directeurs d'école. Vous n'ignorez pas que, bon, mal an, entre 4 000 et 5 000 écoles ne sont pas pourvues d'un directeur. Certes, l'Administration réussit à "persuader" des enseignants à occuper la fonction délaissée. Quitte à y placer, de plus en plus souvent, de jeunes professeurs des écoles sortant de l'IUFM. Ces derniers doivent alors diriger une école tout en apprenant leur métier d'enseignant. Dans tous les cas, ces "directeurs malgré eux", bien que consciencieux, travailleurs et talentueux, ne donneront pas le meilleur d'eux-mêmes. Il leur manquera formation, expérience et motivation.

Nous avons décidé de nous adresser aux élus de la Nation car le malaise persistant depuis des années ne cesse de s'aggraver. En mai 2006, Monsieur Gilles de Robien a signé un protocole d'accord avec un seul syndicat enseignant. De fait, il considère que la grève administrative entamée en 1999 doit cesser. Pour y parvenir, il annonce des retenues de salaire de l'ordre de 100 euros par jour. Cette somme supérieure à ce que gagne un directeur est à rapprocher de "l'augmentation de 20 %" de l'indemnité de direction accordée au titre de ce protocole, soit environ 51 centimes par jour ! Nul doute qu'avec de tels arguments, notre ministre parviendra à ses fins. Mais aura-t-il, pour autant, réglé le problème de la direction d'école ?

Depuis 30 ans, aucun des ministres de l'Education nationale n'a jamais apporté de véritable réponse à la crise des directeurs d'école. Chacun d'eux a loué le travail des directeurs, affirmé sa volonté d'en réduire la charge. Mais aucun d'eux n'a accepté de les doter d'un statut reconnaissant la spécificité de leur métier. Chacun des ministres s'est toujours trouvé de bons alliés de circonstance : les syndicats majoritaires qui refusent toute idée de statut de directeur et affirment, sans les avoir jamais consultés, que "les directeurs d'école ne veulent pas d'un statut". Affirmation démentie par la consultation Ifop (citée ci-après) dans laquelle 93 % des directeurs réclament un statut.

Las de n'être ni entendus ni compris de leur ministre et de leurs syndicats, les directeurs d'école rejoignent massivement une association créée voilà 4 ans : le GDID (Groupement de Défense des Intérêts des Directeurs). En septembre 2006, le GDID a commandé une consultation à l'Ifop.

Dans sa synthèse, l'Ifop souligne le taux de retour exceptionnellement élevé de cette consultation : plus de 10 000 réponses !

Les principaux enseignements sont édifiants. Ils contredisent, sur des points importants, les positions et les déclarations du ministre et des syndicats.

Nous reproduisons, ci-dessous, quelques-unes des réponses de cette consultation. Vous les retrouverez, en intégralité, sur le site de l'Ifop, à l'adresse suivante :

http://www.ifop.com/europe/sondages/opinionf/consultationdirecteursecoles.asp

"La quasi unanimité des directeurs (95 %) souhaite une définition plus claire et plus précise des tâches et responsabilités de la direction d'école".

"73 % se prononcent en faveur de la reconnaissance du métier de directeur d'école".

"76 % des directeurs demandent la création d'un statut d'établissement garantissant une parité de moyens entre les écoles".

En matière de formation, les directeurs expriment de fortes attentes".

"93 % des répondants se déclarent favorables à la création d'un statut non hiérarchique de la direction d'école venant reconnaître le métier de directeur d'école et définissant de manière claire et limitative leurs tâches et leurs responsabilités".

Les mesures proposées par le ministre Gilles de Robien sont également très critiquées :

"Une très large majorité (80 %) des répondants estime que les EVS (emplois vie scolaire) recrutés sans formation ni diplôme minimum requis ne pourront pas vraiment soulager la charge de travail du directeur".

"94 % des directeurs s'accordent pour dire qu'il sera difficile de déléguer à ces jeunes sans expérience ni formation préalable une grande partie des tâches du directeur".

"Quant à l'utilisation de PE2 (étudiants en IUFM), on juge qu'elle améliorera sensiblement le régime des décharges pour 37 % des répondants. 63 % expriment l'opinion contraire".

Conscient que le problème n'est pas réglé, Monsieur Gilles de Robien a invité, début octobre, les partenaires sociaux à de nouvelles tables rondes pour poursuivre les discussions. Parmi les thèmes proposés par le ministre : le statut du directeur. Le SE-Unsa, seul syndicat à avoir signé le protocole en mai, prend ombrage de n'être pas considéré comme interlocuteur privilégié. Le SNUipp-FSU décèle un "danger" à ouvrir des discussions sur le thème du statut dont il n'est "pas demandeur"...

Parce que l'école ne doit pas être l'enjeu d'une lutte idéologique, nous pensons qu'il est du devoir des élus de se pencher sur ce problème et de faire adopter, après deux tentatives avortées, une proposition de loi instituant un statut de directeur d'école.

Vous remerciant de l'intérêt que vous porterez à nos revendications et à l'avenir de l'école de la République,

Nous vous prions de croire, Madame la Députée, Monsieur le Député, en l'assurance de nos salutations républicaines.

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