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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

  Inscrivez-vous sans tarder à la "newsletter" des "directeurs en lutte"pour recevoir les dernières infos. 

Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

11 juin 2006 7 11 /06 /juin /2006 21:27

Toutes les initiatives visant à créer un statut de directeur d'école doivent être prises en considération. Trop rares sont les occasions pour qu'on les boude.

Récemment, monsieur Alain Ferry, député du Bas-Rhin, a récidivé en déposant, pour la seconde fois, une proposition de loi relative au statut des directeurs d'école. Ne nous berçons pas d'illusions. Le gouvernement reste maître de l'ordre du jour des textes examinés par les assemblées. Faut-il pour autant nous résigner ?

En septembre 2002, 118 députés ont déposé une proposition de loi similaire. Ces parlementaires sont déjà sensibilisés au problème de la direction d'école. Il nous a semblé utile de les relancer.

Nous proposons, à tous ceux qui veulent encore y croire, d'envoyer à ces 118 députés le courrier ci-dessous :

Madame la députée, Monsieur le Député,

En septembre 2002, vous avez déposé une proposition de loi d'orientation relative au statut, à la formation et à la protection juridique des enseignants exerçant des fonctions de directeur d'école. Sans succès, hélas !

Le 10 mai 2006, un protocole proposé par le ministère a été signé par le seul syndicat SE-Unsa, très minoritaire dans la profession. Alors que, bon an mal an, 5 000 postes de direction ne sont pas pourvus, les mesures annoncées par monsieur le ministre de l’Education nationale ne sont pas de nature à répondre aux attentes des directeurs d’école et ont même contribué à les remobiliser pour dénoncer massivement ce protocole.

En effet, la création d’un emploi vie scolaire, précaire, sans formation et sans diplôme minimum requis, risque d’être une charge supplémentaire pour le directeur. L’attribution d’une journée de décharge hebdomadaire pour les écoles de 4 classes serait réellement appréciée si elle était assurée par un maître formé et non par un élève professeur d’IUFM. La revalorisation de 20 % de l’indemnité de sujétions spéciales ne représente que 15 € par mois soit 0,51 € par jour…

Nous nous adressons à vous maintenant parce que vous avez témoigné une certaine sensibilité à ce problème en 2002 lorsque vous avez déposé une proposition de loi d'orientation relative au statut, à la formation et à la protection juridique des enseignants exerçant des fonctions de directeur d'école.

Dans l’exposé des motifs, vous notiez :

« Alors que le contexte d'exercice du travail n'a cessé de se dégrader, l'attachement à leurs missions demeure sensible pour la majorité des directeurs d'école. Un récent sondage réalisé par une association rassemblant de nombreux directeurs d'école montre qu'ils ont le sentiment de ne pas disposer des moyens administratifs nécessaires à l'accomplissement des missions qui leur incombent. La définition même du statut et des responsabilités qui en résultent, s'avère dépassée. Le régime des décharges totales ou partielles d'enseignement est lui aussi inadapté comme le sont d'ailleurs les mécanismes indemnitaires censés compenser les charges et astreintes inhérentes aux fonctions.

Il ne s'agit donc pas de procéder au seul toilettage des textes en vigueur mais de mettre en oeuvre une série de mesures de revalorisation en rapport avec un travail d'encadrement et de conception.

A terme, toute véritable reconnaissance du métier de directeur d'école suppose la mise en place d'une filière de professionnalisation des fonctions tant du point de vue de la formation que de l'avancement et des rémunérations.
L'ambition de la présente proposition de loi est d'engager ce mouvement dont l'urgence ne peut plus être dissimulée
 ».
Très récemment, votre collègue député du Bas-Rhin, monsieur Alain Ferry, vient de déposer, pour la seconde fois, une proposition similaire.

Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir adhérer à sa démarche et l’appuyer pour qu’enfin le problème de la direction d’école trouve une ébauche de solution.

Vous remerciant de l’intérêt que vous manifesterez à vous saisir du dossier,

Je vous prie de croire, madame la députée, monsieur le député, en l’assurance notre considération.

 

Pour envoyer rapidement ce courrier, en un seul envoi à l'ensemble de ces parlementaires, il suffit de copier-coller les adresses ci-dessous dans votre messagerie. Puis de faire la même chose avec la lettre à envoyer. Vous pouvez naturellement la modifier.

 

Si le texte vous convient, un clic sur "envoyer" et c'est tout.

Adresses électroniques des 118 députés :

gteissier@assemblee-nationale.fr; maeschlimann@assemblee-nationale.fr; randre@assemblee-nationale.fr; sbassot@assemblee-nationale.fr; jcbeaulieu@assemblee-nationale.fr; jbenisti@assemblee-nationale.fr; jlbernard@assemblee-nationale.fr; gbiancheri@assemblee-nationale.fr; eblanc@assemblee-nationale.fr; rblum@assemblee-nationale.fr; jbobe@assemblee-nationale.fr; gbourdouleix@assemblee-nationale.fr; bbourg-broc@assemblee-nationale.fr; mbouvard@assemblee-nationale.fr; gbray@assemblee-nationale.fr; dcaillaud@assemblee-nationale.fr; fcalvet@assemblee-nationale.fr; pcardo@assemblee-nationale.fr; gcherpion@assemblee-nationale.fr; dcinieri@assemblee-nationale.fr; lcosyns@assemblee-nationale.fr; acousin@assemblee-nationale.fr; jycousin@assemblee-nationale.fr; ycoussain@assemblee-nationale.fr; jmcouve@assemblee-nationale.fr; ccova@assemblee-nationale.fr; odassault@assemblee-nationale.fr; bdeflesselles@assemblee-nationale.fr; ldeprez@assemblee-nationale.fr; ediard@assemblee-nationale.fr; mdiefenbacher@assemblee-nationale.fr; ddord@assemblee-nationale.fr; jmdubernard@assemblee-nationale.fr; pdubourg@assemblee-nationale.fr; ndupont-aignan@assemblee-nationale.fr; cestrosindupont-aignan@assemblee-nationale.fr; jmferrandndupont-aignan@assemblee-nationale.fr; jcfloryndupont-aignan@assemblee-nationale.fr; cgallezndupont-aignan@assemblee-nationale.fr; rgaly-dejean@assemblee-nationale.fr; dgarrigue@assemblee-nationale.fr; fgilard@assemblee-nationale.fr; bgilles@assemblee-nationale.fr; mgiro@assemblee-nationale.fr; cgoasguen@assemblee-nationale.fr; fmgonnot@assemblee-nationale.fr; jpgorges@assemblee-nationale.fr; jpgrand@assemblee-nationale.fr; jcguibal@assemblee-nationale.fr; jjguillet@assemblee-nationale.fr; ghamel@assemblee-nationale.fr; ehamelin@assemblee-nationale.fr; phellier@assemblee-nationale.fr; pheriaud@assemblee-nationale.fr; jyhugon@assemblee-nationale.fr; ejacque@assemblee-nationale.fr; cjeanjean@assemblee-nationale.fr; mjoissainsmasini@assemblee-nationale.fr; akergueris@assemblee-nationale.fr; jkossowski@assemblee-nationale.fr; ckert@assemblee-nationale.fr; plabaune@assemblee-nationale.fr; ylachaud@assemblee-nationale.fr; elandrain@assemblee-nationale.fr; mlefur@assemblee-nationale.fr; eleveau@assemblee-nationale.fr; glevy@assemblee-nationale.fr; lluca@assemblee-nationale.fr; dmach@assemblee-nationale.fr; rmallie@assemblee-nationale.fr; tmariani@assemblee-nationale.fr; mmarland@assemblee-nationale.fr; amarleix@assemblee-nationale.fr; jmarsaudon@assemblee-nationale.fr; pmartin-lalande@assemblee-nationale.fr; jcmathis@assemblee-nationale.fr; cmenard@assemblee-nationale.fr; dmerville@assemblee-nationale.fr; nmorano@assemblee-nationale.fr; gmothron@assemblee-nationale.fr; emourrut@assemblee-nationale.fr; jmnesme@assemblee-nationale.fr; jpnicolas@assemblee-nationale.fr; pollier@assemblee-nationale.fr; dpaille@assemblee-nationale.fr; fdepanafieu@assemblee-nationale.fr; jpelissard@assemblee-nationale.fr; bperrut@assemblee-nationale.fr; cphilip@assemblee-nationale.fr; jpons@assemblee-nationale.fr; dpoulou@assemblee-nationale.fr; dprevost@assemblee-nationale.fr; cpriou@assemblee-nationale.fr; dquentin@assemblee-nationale.fr; mraison@assemblee-nationale.fr; mramonet@assemblee-nationale.fr; jrimane@assemblee-nationale.fr; jroatta@assemblee-nationale.fr; sroques@assemblee-nationale.fr; asamitier@assemblee-nationale.fr; aschneider@assemblee-nationale.fr; bschreiner@assemblee-nationale.fr; dspagnou@assemblee-nationale.fr; htanguy@assemblee-nationale.fr; dtian@assemblee-nationale.fr; gtron@assemblee-nationale.fr; jueberschlag@assemblee-nationale.fr; lvachet@assemblee-nationale.fr; cvanneste@assemblee-nationale.fr; jsvialatte@assemblee-nationale.fr; rpvictoria@assemblee-nationale.fr; vitel.depute@wanadoo.fr; gvoisin@assemblee-nationale.fr; mvoisin@assemblee-nationale.fr; mzumkeller@assemblee-nationale.fr;

Si votre messagerie n'accepte pas un tel envoi en une seule fois (trop d'adresses), vous pouvez scinder la liste d'adresses et recommencer l'opération.

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7 juin 2006 3 07 /06 /juin /2006 10:49

PROPOSITION DE LOI

 

établissant les prérogatives
des
directeurs d'école du premier degré,

 


(Renvoyée à la commission des affaires culturelles, familiales et sociales,
à défaut de constitution d'une commission spéciale dans les délais
prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)

 

PRÉSENTÉE

 

par M. Alain FERRY

 

Député.

 

EXPOSÉ DES MOTIFS

 

Mesdames, Messieurs,

 

De toutes les démocraties, la France est celle qui attache le plus d'importance à l'école.

 

Depuis la Révolution, l'instruction publique a été chargée de former les futurs citoyens et d'accorder à chacun les moyens d'une promotion sociale.

 

Amorcée par Guizot sous la monarchie de Juillet, cette conception de l'école s'est développée aux débuts de la IIIe République à l'initiative de Jules Ferry.

 

C'est au ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche qu'incombe aujourd'hui cette mission. Or, chacun sait que l'enseignement connaît actuellement une crise profonde, qui remet en cause un des fondements de notre société.

 

De tous les aspects de cette crise, un demeure cependant peu connu des Français : la situation des directeurs d'école du premier degré.

 

La charge de travail et les responsabilités se sont considérablement accrues depuis 10 ans.

 

Le directeur doit assurer la coordination entre enseignants et communiquer à ceux-ci les instructions, objectifs et programmes officiels.

 

Responsable de l'accueil et de la sécurité des élèves, il est l'interlocuteur des parents d'élèves, du maire, des associations culturelles et sportives, des aides-éducateurs. Il peut également intervenir dans l'élaboration des contrats éducatifs locaux. Son rôle revêt de surcroît une importance capitale dans les communes ou quartiers défavorisés.

 

Enfin, alors que les établissements d'enseignement du second cycle bénéficient d'un personnel spécifique en matière de surveillance et d'administration, dans le premier degré le directeur d'école assume seul toutes ces fonctions dans un « flou juridique ». Le directeur d'école est responsable de la sécurité des biens et des personnes, il doit signer seul les autorisations de sortie sans règles précises. Le directeur - ou l'école, sous sa responsabilité - manie souvent des sommes d'argent non négligeables sans avoir la qualité de comptable public ; la formule des coopératives scolaires est parfois l'objet de vives critiques des juristes.

 

On pourrait donc croire que ce dernier dispose en contrepartie d'un statut spécifique qui prenne en compte ces sujétions et s'attache à résoudre ces problèmes.

 

Mais tel n'est pas le cas : pour qu'un directeur d'école bénéficie d'une décharge complète d'enseignement, il faut que l'école comporte au moins 14 classes, soit environ 350 élèves. Le plus souvent, ces tâches s'ajoutent donc à l'enseignement que les intéressés doivent dispenser. De surcroît, leur formation est quasiment inexistante, alors même qu'être directeur d'école devient un véritable métier.

 

Il n'est donc pas étonnant de constater une pénurie de volontaires pour assurer cette fonction pourtant essentielle. On estime à 4 000 aujourd'hui le nombre d'écoles primaires sans directeur. Il est donc urgent de doter les directeurs d'écoles primaires de prérogatives qui répondront à ces besoins.

 

C'est pourquoi j'ai l'honneur de vous demander, Mesdames et Messieurs les députés, mes chers collègues, de bien vouloir adopter la présente proposition de loi.

 

PROPOSITION DE LOI

 

Article 1er

 

Il est créé un régime juridique des directeurs d'écoles du premier degré pour les établissements maternels et élémentaires.

 

Article 2

 

Les institutrices, instituteurs et professeurs des écoles peuvent prétendre à la direction d'un établissement du premier degré sous réserve d'être titulaires depuis trois ans au moins. Ces conditions d'ancienneté sont appréciées à la date du 30 juin de l'année au titre de laquelle les listes d'aptitude sont établies.

 

Article 3

 

Les institutrices, instituteurs et professeurs des écoles qui se sont portés volontaires doivent faire preuve de leur compétence pédagogique au cours d'un stage de formation d'un an. Ce stage sera sanctionné par un diplôme professionnel.

 

Au terme de ce stage, les candidats sont inscrits sur une liste d'aptitude correspondant à leur catégorie. Ils doivent poser leur candidature à un poste de direction d'établissement dans les cinq années qui suivent.

 

Article 4

 

Les conditions d'exercice de la fonction de directeur d'école du premier degré seront déterminées par un décret en Conseil d'État.

 

Article 5

 

Les conditions d'attribution des décharges d'enseignement sont les suivantes :

 

1° Une décharge complète lorsque l'école comporte neuf classes ou plus ;

 

2° Une demi-décharge lorsque l'école comporte de cinq à huit classes ;

 

3° Un quart de décharge lorsque l'école comporte moins de cinq classes.

 

Article 6

 

Les enseignants qui exercent en classe unique bénéficient de plein droit des dispositions de la présente loi.

 

Article 7

 

Les nominations aux fonctions de directeurs d'écoles sont prononcées par le recteur d'académie.

 

Article 8

 

Le coût éventuel engendré par la présente loi sera, le cas échéant, compensé à due concurrence par une augmentation des droits visés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

 

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1 juin 2006 4 01 /06 /juin /2006 22:49

On ne sait quelle mouche a pu piquer nos syndicalistes du SE-Unsa et du SNUipp pour les rendre à ce point imprévoyants en allant se fourrer dans le traquenard des négociations les 10 et 11 avril…

L’un de ces syndicats ne s’en est pas encore remis… Il coule. L’autre essaie tant bien que mal de refaire surface en s’appuyant sur la tête du premier avec l’espoir de le noyer définitivement… Situation cocasse qui serait risible s’il n’y avait les conséquences que l’on sait pour les directeurs !

Si nos syndicalistes n’ont pas l’esprit assez clair pour éviter les guêpiers, qu’ils consultent les directeurs ! Cela leur éviterait bien des déconvenues. Il est vrai, que chez eux, il existe probablement des voyantes pour les conseiller et orienter leurs choix.

                                                         

Rappelons-nous. Déjà, dans la revue « Fenêtre sur Cours » n° 268 du 7 mars 2005, Charlotte Bœuf affirmait : « Le SNUipp a rappelé que la majorité des directeurs est en grève administrative, avec le soutien des équipes, non pas pour obtenir un statut à part mais du temps supplémentaire pour le fonctionnement de l’école et une meilleure reconnaissance de leur fonction ».

Ils sont vraiment incorrigibles, les Secrétaires nationaux du SE-Unsa et du SNUipp… S’ils n’existaient pas, faudrait les inventer.

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29 mai 2006 1 29 /05 /mai /2006 21:27

Le forcing commence... Dans chaque académie, les machines à recruter se mettent en marche. Il faut faire vite !

Tout va vite dans notre Education nationale... Les négociations se terminent en quelques heures les 10 et 11 avril. Le lendemain, le protocole est immédiatement présenté comme porteur "d'avancées" et la direction d'école enfin reconnue, nous affirment Messieurs Moindrot et Bérille. Les secrétaires nationaux du SE-Unsa et du SNUipp multiplient les interventions médiatiques. Les pseudo consultations sont rondement menées. Tellement vite que le SE-Unsa arrête la sienne avant la fin des vacances de Pâques. Dans la foulée, il annonce qu'il signera. On attend encore la transparence des résultats de ces deux syndicats.

Le gouvernement a maintenant le champ libre pour recruter les EVS et infléchir, au plus vite, la courbe du chômage. Le temps presse. La campagne électorale se profile à l'horizon. Les bataillons d'EVS doivent être recrutés pour le 15 juin.

Nous allons bientôt recevoir les offres de l'ANPE. Les directeurs français seront enviés dans toute l'Europe... Quelle que soit la taille de l'école et son nombre d'élèves, chaque directeur sera flanqué d'un(e) "secrétaire de direction"... Bien entendu, il ne faudra pas être trop regardant sur leur formation... Aucun diplôme mimimum n'est requis ! Si vous en attendez une aide administrative, assurez-vous que votre EVS sait lire et écrire et qu'il ne fait pas partie de la cohorte de ceux qui quittent chaque année le système éducatif dans le dénuement le plus complet...

Les emplois vie scolaire, c'est quoi ?

 

 

 

Dans le cadre de la Bataille pour l'emploi et du plan de cohésion sociale, le Ministère de l'éducation nationale propose 45 000 emplois vie scolaire dans toute la France.

 

Si vous avez des difficultés pour trouver un emploi, vous pouvez être recruté ! Il n'y a pas de diplôme minimum requis ni de limite d'âge pour postuler.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les emplois vie scolaire sont des postes dans les écoles, les collèges et les lycées.

 

Les fonctions possibles, selon les besoins de l'établissement et votre profil, sont les suivantes :

 

•  aide aux élèves handicapés
•  assistance administrative, notamment aux directeurs d'école primaire
•  aide à l'accueil, à la surveillance et à l'encadrement des élèves
•  participation à l'encadrement des sorties scolaires
•  aide à la documentation
•  aide à l'animation des activités culturelles, artistiques ou sportives
•  aide à l'utilisation des nouvelles technologies.

 

 

 

 

Voici le type d'offre qui va vous parvenir si vous êtes intéressé.

 

 

 

Lieu de travail

 

 

 

71 - MONTCEAU-LES-MINES

 

 

Type de contrat

 

 

CONTRAT A DUREE DETERMINEE DE 12 MOIS

 

 

Nature d'offre

 

 

CONTRAT AVENIR

 

 

Expérience

 

 

DEBUTANT ACCEPTE

 

 

Formation et connaissances

 

 

 

 

Autres connaissances

 

 

PRATIQ. TRAIT.TEXTES SOUHAITE(E) PRATIQUE TABLEUR SOUHAITE(E)

 

 

Qualification

 

 

Employé qualifié

 

 

Salaire indicatif

 

 

HORAIRE 8,03 Euros (52,67 F)

 

 

Durée hebdomadaire
de travail

 

 

26H00 HEBDO 26 H HEBDO ANNUALISEES

 

 

Déplacements

 

 

 

 

Taille de l'entreprise

 

 

1 OU 2 SALARIES

 

 

Secteur d'activité

 

 

ENSEIGNEMENT PRIMAIRE

 

 

 

 

Un slogan disait "à la SNCF, tout est possible". On pourra bientôt clamer nous aussi : "Dans l'Education nationale, sans diplôme ni formation, vous pouvez devenir assistant(e) de direction"... On appelle cela un "emploi qualifié".

Quel mépris pour les directeurs !

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26 mai 2006 5 26 /05 /mai /2006 22:03

Un collègue du Nord nous a transféré un mail envoyé par le SNUipp aux écoles de l'académie de Lille. Nous en publions quelques extraits (en noir) suivi de nos commentaires (en bleu).

[...] Les propositions ministérielles aboutissent à un alourdissement des charges de direction, tant en termes de formation que de gestion des personnels, qu'il s'agisse de l'utilisation des PE2 ou de l'emploi des EVS. Le travail en équipe et le fonctionnement de l'école en subiront les conséquences. On peut s'interroger sur la prise en charge de la nécessaire formation de ces jeunes aux mssions qui leur incomberaient... La précarité et les économies budgétaires sont au centre de ce protocole.

Dans les écoles, des messages arrivent ou vont arriver invitant ls équipes à demander un Emploi Vie Scolaire pour l'aide au fonctionnement de l'école. [...]

Transformer les directeurs d'école en agents recruteurs de personnels à statut précaire ne relève en aucun cas d'une quelconque "revalorisation" des fonctions de directionmais vise plutôt à en faire des acteurs de l'accélération de la précarité du travail.

[...] Le SNUipp-FSU Nord appelle les collègues et les directeurs à refuser de participer aux commissions de recrutement des EVS dans les écoles et à le faire savoir à l'IA (modèle de lettre joint). [...]

A plusieurs reprises, dans son courrier, le SNUipp utilise le terme "directeurs" notamment lorsqu'il cite la circulaire du Rectorat de Lille.

Le SNUipp a raison de refuser que les directeurs soient transformés en "agents recruteurs de personnels à statut précaire". Cependant, dans le paragraphe suivant, il "appelle les collègues et les directeurs à refuser de participer aux commissions de recrutement".

Après avoir été invités à donner leur avis dans la pseudo consultation, les collègues seraient-ils également appelés à recruter pour le compte des directeurs ?

Et revoilà le SNUipp et son perpétuel amalgame entre direction et fonctionnement de l'école ! Mais ce n'est rien à côté de ce qui suit dans la fameuse lettre type à envoyer à l'IA...

Le Conseil des Maîtres de l'école ........................................

A Monsieur l'Inspecteur d'Académie, Directeur des Services Départementaux de l'Education Nationale du département du Nord

Monsieur l'Inspecteur d'académie,

Par ce courrier, le conseil des maîtres de l'école .......... a l'honneur d'attirer votre attention sur la situation délicate dans laquelle notre école se trouve suite à la mise en place précipitée du protocole sur la direction, qui a pourtant été refusé par plus des trois quarts de la profession.

Les propositions ministérielles aboutissent à un alourdissement des charges de direction, tant en termes de formation que de gestion des personnels, qu'il s'agisse de l'utilisation des PE2 comme décharges de direction, ou de l'emploi des EVS.

Le travail en équipe et le fonctionnement de l'école en subiront les conséquences.

Notre école a besoin de temps pour fonctionner autrement. La quantité de travail du collègue chargé de direction est liée au temps de concertation avec l'équipe éducative de l'école. Depuis l'installation des aides éducateurs en 1997 dans les écoles, les besoins en personnels se sont confirmés. Depuis longtemps, nous demandons les moyens nécessaires - en termes de personnels statutaires - pour couvrir ces besoins pour le secrétariat, l'animation des BCD, des sites informatiques, l'encadrement vie scolaire... Mais les diverses réponses apportées depuis n'ont été que provisoires et sans pérennisation des emplois précaires.

Aujourd'hui, on nous demande de recruter des personnels en "contrat d'avenir", qui sont encore une fois sous statut d'emploi précaire. Il est heureux que le Ministère reconnaisse de fait les besoins d'aide au fonctionnement des écoles. Mais nous ne souhaitons pas, en recrutant ces EVS en liaison avec l'ANPE, accroître la précarité qui devient préoccupante dans la Fonction Publique d'Etat.

C'est pourquoi nous avons l'honneur, Monsieur l'Inspecteur d'Académie, de porter à votre connaissance que nous demandons au collègue chargé de la direction de notre école de ne pas se transformer en agent recruteur de personnels à statut précaire et de ne pas participer aux commissions de recrutement.

Veuillez croire, Monsieur l'Inspecteur d'Académie, en notre profond respect et en notre attachement non moins profond, au Service Public d'Education et au Statut de la Fonction Publique.

                                                          L'équipe d'école

Cette fois, c'est trop ! Le SNUipp dépasse les bornes. Nous disons NON, 3 fois NON, au SNUipp !

Outre le fait que les arguments pour défendre le fonctionnement de l'école sont vides de sens, nuls, mal exprimés, les objectifs irréalistes et irréalisables, cette prise de position du SNUipp ne peut que susciter le sourire du ministre et de ses conseillers. Elle est hors sujet !

Ce courrier est méprisant pour les directeurs. Il consiste à les ignorer, à nier totalement leur situation à la tête de l'école, leur fonction, leur rôle et leur refuser toute reconnaissance... C'est nier leur existence même ! Ce courrier est inacceptable ! Il est indécent !

Livrons-nous à une analyse sommaire de ce texte :

Alors qu'il est concerné au premier chef par le protocole d'accord conclu entre le ministère et le SE-Unsa, ce n'est pas le directeur qui s'adresse à l'IA, c'est le conseil des maîtres !

Ce n'est pas le directeur qui signe ce courrier, c'est "l'équipe d'école" !

Le directeur est placé sous tutelle ! A deux reprises, il est désigné par l'expression "collègue chargé de direction"... Même le ministère a plus d'égards...

Si le SNUipp dénonce les mesures ministérielles, on comprend bien que c'est parce qu'elles nuisent au "travail en équipe et au fonctionnement de l'école"...

On aimerait que ce syndicat, qui se targue de n'avoir pas signé le protocole, prenne d'abord, et avant tout, la défense des directeurs dans ce dossier !

Tout en espérant récupérer le mouvement et surtout les voix des drecteurs, le SNUipp nous confirme qu'il ne se préoccupe pas davantage du sort des directeurs que le SE-Unsa, son rival. N'oublions pas que le SNUipp a beaucoup tergiversé avant de refuser de signer le protocole dans lequel il voyait, lui aussi, des "avancées"...

Et ce n'est pas se livrer à un combat anti-syndical que d'affirmer que les directeurs n'ont rien à attendre de ces syndicats-là !

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23 mai 2006 2 23 /05 /mai /2006 22:36

Polémique autour des enseignants déchargés de cours

Un rapport sur les décharges de cours chiffre le coût de cette pratique à 1,65 milliard d'euros par an. Commandé en janvier aux Inspections de l'Education nationale et des Finances, il porte essentiellement sur les professeurs de lycées et de collèges. Il affirme que 6% du potentiel enseignant est ainsi "perdu". Le rapport fait référence aux décharges syndicales (équivalent de 1.435 postes) ou aux décharges horaires pour situations particulières.
Il propose de revoir le système des décharges, de les utiliser autrement et surtout de les plafonner à hauteur de la moitié de l'horaire réglementaire des enseignants concernés. En mars 2005, un rapport de la Cour des comptes faisait déjà le même constat. Il signalait 97.000 enseignants (primaire compris), soit l'équivalent de 32.000 postes (sur 665.000) n'exerçant pas devant une classe mais étant employés par l'Education nationale.

Voilà qui ne devrait pas faire plaisir à nos "représentants syndicaux"...

Un rapport de l'Inspection Générale de l'Education Nationale

L'école n'accorde pas suffisamment de place aux parents. C'est la conclusion sans appel d'un rapport d'étape de l'Inspection générale de l'éducation nationale, qui estime que les enseignants devraient afficher vis-à-vis des parents «le respect qui leur est dû en tant qu'éducateurs». 

Les auteurs veulent en finir avec la vision «dissociatrice encore répandue chez les enseignants» qui veut que les parents «jouent leur rôle et élèvent leurs enfants» tandis que les enseignants font leur travail «sans que les parents s'en mêlent». Critiques, les inspecteurs estiment qu'«on ne peut attendre des parents d'élèves une valorisation de l'école au sein de la famille, un suivi du travail scolaire et une attention portée aux exigences de l'école, si on les tient à l'écart». Le rapport définitif, rendu en juin, sera étudié par le ministère qui prépare un texte sur le statut du parent d'élève. Entre autres pistes, les inspecteurs proposent la remise trimestrielle des bulletins en mains propres ou des rencontres systématiques entre parents et professeurs. Ils estiment nécessaire d'instaurer des «lieux de parole», comme une salle des parents. Pour les inspecteurs, la participation des parents devrait dépasser la «présence formelle» aux instances de l'établissement et recommande de réaffirmer leur pouvoir d'intervention. Ainsi, toute décision prise en matière d'orientation des élèves devrait être justifiée ainsi que toute sanction disciplinaire.

Et... un statut... pour les parents d'élèves...

Un représentant des élèves pourrait participer au conseil d'école

Pour le député UMP des Vosges François Vannson, "la démocratie s'apprend dès le plus jeune âge". Aussi, il propose "d'intéresser davantage les enfants à la vie de leur propre école". Pour cela, le député propose d'élire en chaque début d'année scolaire dans les écoles primaires, parallèlement aux délégués de classe, un représentant des élèves qui puisse participer aux conseils d'école.

"Ce délégué unique et son suppléant seraient élus par un vote secret auquel participeraient tous les élèves de l'école", précise le député. Le délégué d'école serait par ailleurs en contact avec les délégués de classe chargés de "recueillir les préoccupations de leurs camarades".

Démocratie ou démagogie ?

Le directeur sera bientôt le seul à ne pas avoir de statut dans l'école...

Communiqué du Syndicat National des Personnels de Direction  (principaux et proviseurs)

"Sans propositions concrètes et satisfaisantes, le S.N.P.D.E.N. maintient sa consigne aux personnels de direction de s’opposer au recrutement et à la gestion par l’E.P.L.E. de personnel affecté dans les établissements scolaires du 1er degré."

Les principaux et proviseurs ont un statut qui définit précisément leurs fonctions. Ce statut leur permet de refuser tout travail supplémentaire qui n'entre pas dans le cadre de leurs missions.

Un statut, ça ne présente pas que des désavantages... Puissent nos "syndicats majoritaires" y réfléchir un tant soit peu...

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23 mai 2006 2 23 /05 /mai /2006 21:21

Après plusieurs semaines très agitées, depuis la présentation des propositions du ministère et les commentaires positifs des syndicats dans les médias jusqu'à la signature du protocole par le SE-Unsa, le temps est venu de dresser le bilan pour chacun des protagonistes.

Bilan pour le gouvernement

Alors qu'il était déconsidéré par le retrait du CPE et empêtré dans l'affaire Clearstream, il a rebondi de façon inattendue et inespérée avec le concours du SE-Unsa. En annonçant la création de 50 000 emplois pour les jeunes, il est assuré d'avoir le soutien de l'opinion. La grève administrative est mise en veille pour de très longues années. Les syndicats sont divisés et les directeurs isolés. Bref, bilan plutôt satisfaisant.

Bilan pour les syndicats

Le SE-Unsa, par son zèle à servir de faire-valoir au gouvernement, a perdu son âme. Le SNUipp est pitoyable dans sa subite dénonciation de l'accord et sa guéguerre avec le SE-Unsa. N'ont-ils pas la même "vision" de la direction d'école ? Cela s'apparente à une tentative de récupération du mécontentement. Les directeurs seront-ils dupes ?

Bilan pour les directeurs

Ils ont été humiliés par les mesures proposées par le gouvernement, le manque de considération de leur ministre et le peu d'empressement de leurs organisations syndicales à les soutenir véritablement. L'attitude du SE-Unsa leur a ouvert les yeux sur le refus des syndicats majoritaires à obtenir une vraie reconnaissance de leur métier. Ils sauront s'en souvenir.

 

 

 

 

 

 

 

Bilan pour l'école publique

Les fissures apparues depuis longtemps avaient tendance à se multiplier. La situation est chaque année plus grave. L'opinion se tourne de plus en plus vers la concurrence privée. Des milliers d'écoles n'ont pas de directeur ayant vraiment souhaité ce poste. Le malaise s'amplifie. Ces mesures acceptées par le SE-Unsa n'arrangeront rien et démotiveront probablement de nombreux collègues. Un nouveau pan vient de s'écrouler. .

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19 mai 2006 5 19 /05 /mai /2006 21:22

A vos crayons...                    Qui a dit quoi ?

Nous vous proposons un petit jeu de devinettes. Vous trouverez les réponses en fin de questionnaire.

Pour vous aider, nous ferons suivre chaque citation d'un petit commentaire en rouge.

1)  Ce succès remporté sur le CPE donnera à tous la confiance et la dynamique nécessaire pour permettre que les questions de l’emploi des jeunes, de la formation et de la précarité du travail trouvent rapidement des réponses.

Quelques jours plus tard, la précarité des EVS chassait celle du CPE. Dommage...

2) Les organisations syndicales ont fait la preuve de leur détermination, de leur efficacité et de l'importance de l'action collective. Ensemble et fort de ce succès, nous pouvons encore gagner et refuser toutes les précarités...

Pourquoi être allé se fourvoyer dans des négociations pour gagner 50 centimes, un vade-mecum et un EVS ? Belle efficacité, en effet...

3) CPE : une victoire qui impose au syndicalisme de nouvelles responsabilités.

Paroles, paroles, paroles...

4) Il est essentiel de lier la question de la direction d'école à celle du fonctionnement de l'école (plus de maîtres que de classes, développement du travail en équipe...).

Essentiel pour noyer le poisson...

5) Nous appuyant sur de nombreuses années d’expérience dans nos équipes pédagogiques et conformément à la plate-forme des équipes Freinet, nous affirmons que la gestion coopérative ou collégiale d’une école est une alternative particulièrement efficace et dynamisante à la direction
reposant sur une seule tête.

 

Elle permet :
- une responsabilisation de tous les acteurs de l’école
- le partage des responsabilités dévolues traditionnellement au seul directeur,
- le renforcement du rôle du conseil des maîtres (prise de décisions, prise d’initiatives. 

Tout le monde, il est beau... tout le monde, il est gentil... 

 6) Nous demandons que l’ISS soit augmentée de 25% pour tous les directeurs dès la rentrée 2006 et que cette augmentation soit portée à 30% dès 2007.

Qui dit mieux ? de 51 centimes mesure proposée par le ministre, on passerait à 53,5 puis à 55 centimes en 2007... De quoi, enfin, s'acheter un timbre à 53 centimes !

7) Ce débat (sur le statut du directeur) est d'ailleurs très ancien dans le métier puisqu'on le retrouve en des termes quasi-identiques dans les archives syndicales des années... 1920 !

A ce rythme-là, nos arrières petits enfants devront encore poursuivre la grève administrative pour le réclamer ce statut...

8) Nos revendications vont au-delà des mesures contenues dans le protocole : …mise en place de personnels de secrétariat qualifiés en lieu et place des emplois précaires auxquels le ministère fait appel à la rentrée 2006.

Vous faites bien de le dire... D'ailleurs, n'est-ce pas ce que vous nous avez obtenu avec les EVS ...?

9) Ensemble, nous devrons envisager de nouvelles perspectives d'action pour faire réellement avancer ce dossier et obliger le gouvernement à prendre en compte les revendications de toute la profession.

Ah ! qu'il écorche la bouche, le mot "directeur"...

10) Nous avons dit qu'il ne faut pas que ce soit une charge pour les directeurs, mais une aide… Nous n’avons aucune illusion sur l’existence d’un objectif pédagogique de la part du MEN...

Remarque pertinente... Bravo !

Résultats :   

SE-Unsa : 1 - 3 - 7 - 8 - 10                       SNUipp : 2 - 4 - 9

Confédération Nationale du Travail : 5        Sgen-Cfdt : 6

Si vous avez 10 réponses justes, vous êtes un "directeur en lutte". Si vous avez entre 5 et 9 réponses, vous avez des excuses, certaines de ces citations sont interchangeables. Entre 0 et 4 réponses, nous vous conseillons de relire nos analyses et commentaires... 

Question subsidiaire :

Imaginez un instant : vous êtes directeur, vous voulez que votre travail soit reconnu à sa juste valeur pour le temps que vous y consacrez, pour l'investissement que vous lui réservez. Vous estimez que vous méritez mieux qu'une aumône humiliante. Vous pensez qu'un statut est indispensable pour obtenir enfin cette reconnaissance...

Accorderiez-vous un quelconque crédit aux syndicats cités ci-dessus pour vous représenter dans des négociations ? Mériteraient-ils votre confiance ? Ne valez-vous pas mieux ?

Ne rêvez pas... Tout cela n'était qu'un jeu...

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19 mai 2006 5 19 /05 /mai /2006 21:15

COMMUNIQUE DE PRESSE COMMUN                   SNUipp-FSU        SGEN-CFDT

DIRECTION ET FONCTIONNEMENT DE L’ÉCOLE

Le SNUipp et le Sgen-CFDT se sont rencontrés le 16 mai 2006. Ils ont constaté leur convergence de vues quant à l’appréciation des mesures du protocole d’accord sur la direction d’école proposée par le ministère de l’Éducation nationale.

 

 

Le SNUipp et le Sgen-CFDT ont refusé de signer ce protocole. En effet si le ministère de l’Éducation nationale reconnaît pour la première fois le principe de l’aide au travail administratif et donc le bien fondé des demandes des écoles, les mesures ministérielles sont bien trop limitées et reposent sur de mauvaises solutions :  

- l’assistance accordée à toutes les écoles par des EVS embauchés pour 10 mois à raison de 26 heures par semaine sans formation constitue un développement de la précarité alors que l’engagement des enseignants contre le CPE a été manifeste.

- la remise en cause de la formation initiale et continue des enseignants du premier degré.

Ces mesures qui n’étaient assorties d’aucune création de postes ont été refusées par une très large majorité de nos collègues.

Le SNUipp et le Sgen-CFDT rappellent que les consignes de blocage administratif sont toujours en vigueur et ils invitent l'ensemble de la profession à se réunir pour débattre des actions et des interventions à mettre en oeuvre en faveur de la direction et du fonctionnement de l'école. Ils ont convenu de se retrouver à l'issue de ces rencontres avec les enseignants, afin de décider les actions de la rentrée.

 

 

 

Paris, le 19 mai 2006

 

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18 mai 2006 4 18 /05 /mai /2006 22:12

Comment le conflit dormant depuis tant d’années a-t-il pu trouver une solution sous la forme d’un protocole après seulement 2 petites journées de négociation ?

 

Pourquoi le SNUipp et le SE-Unsa se sont-ils empressés d’indiquer aux médias qu’ils y trouvaient des « avancées » ?

 

Pourquoi Luc Bérille a-t-il déclaré le 12 avril (lendemain de négociation) sur Europe 1, au sujet des EVS : « Nos collègues sont prêts majoritairement à les accepter » avant même de consulter la profession ?

 

Pourquoi ces deux organisations syndicales n’ont-elles pas joué la transparence complète dans la publication des résultats de leurs pseudo consultations ?

 

Pourquoi le SE-Unsa s’est-il précipité pour signer ce texte sans même attendre la fin des vacances de Pâques ?

 

Pourquoi le SE-Unsa a-t-il cédé si rapidement aux injonctions de signer à la date fixée ?

 

Que n’a-t-il vu que le gouvernement était dans une situation de fragilité extrême juste après le retrait forcé du CPE et pendant la crise de Clearstream ?

 

Pourquoi s’est-il empressé de venir au secours du gouvernement en acceptant les quelques miettes jetées à ses pieds ?

 

Pourquoi cette volonté de mettre un terme au conflit alors que nous entrons en année électorale et qu’il devenait, de ce fait, intéressant de faire entendre notre voix et nos revendications ?

 

Est-il à ce point ignare, le SE-Unsa, qu’il ne sait pas encore que les périodes électorales sont propices à l’ouverture de débats ?  

 

Y avait-il urgence absolue à trouver une si mauvaise solution immédiatement ?

 

Pourquoi les syndicats ont-ils poussé le ridicule à accepter une négociation sur la mise en place d’un vade mecum, la surenchère pour passer de 15 à 20 % d’augmentation sur une ISS misérable ?

 

Que veulent vraiment ces syndicats ? Ou plutôt que ne veulent-ils pas pour les directeurs ?

 

Pourquoi tant de mépris pour les directeurs ?

 

Que nous cache-t-on ?

Y aurait-il des accointances honteuses ?

 

 

Toutes ces questions, les directeurs se les posent encore !

 

 

Sur ce blog, nous avons répondu à la plupart d’entre elles. Il n’est que de relire nos analyses.

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