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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 23:49

L’annonce d’un éventuel dépôt de proposition de loi visant à la création d’EPEP met en émoi les syndicats enseignants du premier degré et les contraint à engager une réflexion « en interne » pour la plupart d’entre eux. Le SE-Unsa va plus loin et met en ligne un questionnaire sur l’opportunité de créer des EPEP.

Il aura suffi que le député Frédéric Reiss (UMP, Bas-Rhin) indique à l’agence de presse AEF le jeudi 15 octobre qu’il compte déposer une nouvelle proposition de loi sur la création d’Epep « dans l’année quand le ministre de l’Éducation nationale, Luc Chatel sera prêt » pour que les états-majors syndicaux fassent connaître leurs réactions.

Réaction d’abord face à l’initiative du GDID qui a lancé une pétition couronnée de succès appelant les syndicats à « ouvrir enfin un vrai débat, sans tabous, sans exclusivités, sans préjugés » sur le métier de directeur. Réaction ensuite sur la création d’EPEP.

Le Scenrac-CFTC réaffirme son soutien à la création d’un statut pour le directeur d’école, éventuellement dans le cadre d’un établissement public du premier degré. « Il est urgent de prendre une décision [...] De plus en plus de directeurs occupent les fonctions sans formation et le rapport de l’Igen publié en septembre montre bien qu’il manque un maillon dans le premier degré », estime Michel Trudel, président du Scenrac-CFTC. Le syndicat plaide pour la création d’un statut non hiérarchisé : « L’école a besoin d’un pilote, mais en tant qu’animateur de l’équipe pédagogique, il ne doit pas être le supérieur de ses collègues », explique-t-il. Le modèle proposé par le syndicat impliquerait la création d’un concours, la mise en place d’une formation initiale et, « pourquoi pas, l’intégration des directeurs d’école au corps de direction du second degré ».

 

Le SE-Unsa prend ses distances avec les positions du GDID, ne soutiendra pas la pétition, mais aborde la question à travers une publication et un questionnaire électronique sur la création des Epep. « Quelle structure administrative et pédagogique, avec quels objectifs, quels modes opératoires, quelle architecture financière et juridique mais aussi quel pilote sont les plus à même, aujourd’hui, de répondre efficacement aux nouveaux défis que doit relever l’école primaire ? », s’interroge le syndicat, invitant notamment ses adhérents à se prononcer sur l’opportunité de créer des établissements publics dans le premier degré. En proposant ce questionnaire, le syndicat a conscience d’avoir « franchi un cap ». « Avant, la réflexion était menée en interne, certains collègues refusaient d’en parler, c’était épidermique, déclare Stéphanie Valmaggia, déléguée nationale du SE-Unsa. Mais quand Frédéric Reiss a annoncé qu’il voulait déposer une nouvelle proposition sur les Epep, nous avons voulu prendre la température de la profession. Et nous avons beaucoup, beaucoup de réponses », affirme-t-elle. « Sur un peu plus de 400 retours, 97 % des interviewés constatent que ça va mal, et à la question ‘’faut-il créer un établissement public dans le premier degré’’, 84 % répondent ‘’oui’’ », rapporte la syndicaliste, précisant que la majorité sont « des directeurs d’école ». Le syndicat, qui n’est pas opposé par principe à la création d’établissements publics dans le premier degré, veut laisser à ses adhérents la possibilité de trancher la question lors de son congrès de Brest (Finistère) à la mi-mars 2010. « Le GDID a tendance à prendre le problème uniquement sous l’angle de la fonction de directeur ; au SE nous partons de l’organisation de l’école pour définir ensuite les conditions d’exercice adéquates », explique Stéphanie Valmaggia.

Pour le syndicat, dans un contexte de « resserrement des corps », la création d’un nouveau statut de directeur d’école n’est pas pertinente : « Un nouveau statut signifierait recréer des concours, des corps, il y en a déjà beaucoup trop. » En tant qu’animateur de l’équipe pédagogique, le directeur d’école doit garder un pied dans la classe et surtout ne pas être transformé en « administratif pur ».

 

La déléguée nationale du SE-Unsa se félicite du taux de retour de l’enquête « nous avons beaucoup, beaucoup de réponses » avant d’en préciser le nombre ridiculement bas : 400 réponses… Elle enfonce également des portes ouvertes lorsqu’elle déclare qu’il y a déjà beaucoup trop de corps… Qu’elle se rassure, le gouvernement ne créera pas de corps supplémentaire puisque sa politique consiste à les fusionner et à les rapprocher par familles de métiers comme nous l’avons expliqué le 19 août dernier dans l’article intitulé : Quid du statut des directeurs dans la réforme de la fonction publique ?

A noter que le SE-Unsa rompt le silence prudent qu’il s’était imposé sur la question du statut du directeur et déclare tout de go que « Les collègues ont beaucoup souffert ces deux dernières années de la pression des IEN, ce n’est pas le moment de leur imposer un chef supplémentaire. » Dont acte.

 

Le Sgen-CFDT, qui a ouvert « le débat longuement en interne » sur la « direction d’école », « le fonctionnement de l’école » et « la création des Epep », « communiquera prochainement sur le sujet », explique Joël Devoulon, secrétaire national. « Nous ne sommes pas hostiles à la mise en place d’un établissement public dans le premier degré, mais le précédent projet d’Epep transférait la responsabilité de l’école au maire sans régler les problèmes de gestion quotidiens », explique-t-il. Wait and see…

 

Rien de nouveau au SNUipp-FSU qui reste hostile à toute modification du statut de l’école et continue d’évoquer le « fonctionnement collectif de l’école ». Selon Gilles Moindrot, l’établissement public ne constitue pas « une solution en soi » aux problèmes de fonctionnement de l’école primaire, si ce n’est en matière de gestion financière. Au contraire, l’Epep risque d’accroître la pression administrative sur les directeurs d’école. La profession, « globalement hostile » à ce type de structure, demande « plus de temps » pour effectuer son travail. « Aujourd’hui, les relations entre les collectivités et les directeurs d’école se passent bien. »

Le SNUipp demande une « clarification des missions afin d’en tirer toutes les conséquences en termes de moyens, de décharges, le temps de formation et tout ce qui peut améliorer le fonctionnement collectif de l’école ».

 

Aux yeux du Snudi-FO, les Epep représentent un « danger de transfert de la compétence éducation de l’État aux collectivités locales », et, pour, les élèves des « inégalités de traitement ». « On le voit déjà avec les MDPH, en fonction du budget des conseils généraux, les différences de traitement sont très importantes », assure Norbert Trichard, secrétaire général du syndicat.

Le Snudi craint aussi que les enseignants du premier degré ne perdent leur statut de fonctionnaire d’État.

Pour lutter contre les difficultés des directeurs (multiplication des tâches annexes, surcharge de travail, relations avec des partenaires « imposés », etc.) le syndicat demande au ministère l’ouverture de négociations pour l’amélioration du temps de décharge des directeurs et la revalorisation des indemnités. Il est également favorable à la création de postes d'administratifs. « Pour l'instant, ces tâches administratives sont assurées par des EVS, pas formés et mal payés », conclut-il.

 

Bref, on le pressent, beaucoup d’eau va encore couler sous les ponts avant que les directeurs d’école ne soient reconnus par un statut professionnel.

D’abord parce que la proposition de loi visant à la création d’EPEP ne sera déposée que lorsque le ministre « sera prêt ». Le sera-t-il un jour ?

Ensuite parce que l’impopularité grandissante de l’exécutif n’est pas de nature à lui faire assumer de nouveaux risques sociaux.

Enfin parce que les syndicats affûtent leurs arguments et retardent ainsi le moment où le ministre « sera prêt » à entreprendre de telles réformes…

 

Certes, hormis le SNUipp, les syndicats ont évolué sur la notion d’établissement public du premier degré mais force est de constater qu’ils sont loin d’être favorables à un statut de directeur d’école…

Leurs positions de dialogue tiennent davantage du geste pour la forme que d’une réelle avancée vers la reconnaissance de notre métier…

Un pas en avant, deux pas en arrière ?

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans EPEP
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commentaires

merlin 04/11/2009 17:51


J'avoue que j'ai beaucoup de mal  à voir des avancées significatives de la part des syndicats pré-cités. Je suppose que ceux qui ont siégé à une table en présence de ces syndicats ( et qui ont
connu leurs positions précédentes) ne voient pas les choses du même oeil.  Cela explique, je pense, nos divergences de vue. Pour le dirlo de campagne que je suis, je ne me fais une opinion
qu'à travers les publications syndicales et les articles ou forums de sites très bien fréquentés. L'évolution syndicale en faveur des dirlos est alors inexistante: aucune  prise de position
favorable à notre corps de métier en ce qui concerne les heures APE, la hors classe, le statut, notre simple reconnaissance institutionnelle....
Je souhaite alors, que si évolution il y a , celle-ci devienne publique, lisible et sans ambiguité afin que le lecteur lambda puisse se dire  : " tiens, c'est vrai, dans mon école il y a un
dirlo qui galère, demain ce sera peut-être moi, et mon école fonctionnerait mieux si ce gars là avait réellement le temps de faire son boulot au quotidien".
Seul le Snuipp a une position claire et sans équivoque à notre encontre: il est hostile aux dirlos, souhaite leur disparition à terme, tout en leur conservant leur rôle de fusible en cas de
problème afin de ne pas éffaroucher les adjoints... et c'est là que le problème se complique expliquant par là même l'absence de réponse chronique de Dédel et consorts sur le fonctionnement du
fameux CDMD.


Pierrot 04/11/2009 15:09


La FSU n'est en rien responsable de tous les maux, seulement elle défend une position qu'elle sait intenable en pensant à la bonne stratégie pour d'une part ne pas réveiller les tensions internes
d'autre part rester N°1...
Mais pour cela il faut tout dire et son contraire, en tous les cas nier le réel (comme de prétendre que les relations directeurs/Maires sont au beau fixe).

Le fait même qu'il existe tant de syndicats (10!) dans l'enseignement montre bien l'importance de leurs nuances qui leur servent se différencier.

C'est pourquoi ne je ne partage pas la conclusion des auteurs de l'article:

Certes, hormis le SNUipp, les syndicats ont
évolué sur la notion d’établissement public du premier degré mais force est de constater qu’ils sont loin d’être favorables à un statut de directeur d’école…


Leurs positions de dialogue tiennent davantage du geste pour la forme que d’une réelle avancée vers la
reconnaissance de notre métier…


Un pas en avant, deux pas en arrière ?
 Il n'y a pas de pas en arrière, et le pas en avant n'est pas si négligeable que cela.
Il existe bien aujourd'hui quelque chose qui n'était pas envisageable hier:
la possibilité de se mettre d'accord sur un PPCM au SNE, SCENRAC, @venir école, FO, SGEN, SE
> la reconnaissance du directeur.

Reste en en définir la forme. 


Jean-Claude M 04/11/2009 13:29


Je ne sais pas si c'est raisonnable de considérer la FSU responsable de tous nos maux. Côté Unsa, FO, CFDT, SUD... je ne vois que du pareil au même. Oh, bien entendu, avec quelques nuances. Mais
sont-elles significatives ? Je ne les vois que différences de façade. Le SE nous semble plus prêt d'accepter les EPEP mais il dit clairement son hostilité à notre principale revendicadication : le
statut. Il suffit de relire les déclarations des uns et des autres pour voir qu'ils sont assez proches sur le fond. Tout le reste, c'est de l'écume qui ne résiste pas aux vents marins.


Lionel 04/11/2009 11:54


Puisque Denis et moi avions compris à l'identique la lecture et l'interprétation de Pierrot, c'est que :
1) Soit nous sommes de mauvaise foi ;  Réponse : absolument pas, c'est pas le genre de la maison.
2) Soit Théo est de mauvaise foi ; Réponse : j'ai bien mon idée, mais je m'en voudrais d'être de mauvaise foi
3) Soit Théo n'arrive pas à défendre suffisamment les propos de son grand gourou Moindrot. Réponse : c'est le plus vraisemblable.

En effet, et je rejoint à nouveau Pierrot, quand un responsable (syndicale, politique ou autre) du niveau de Moindrot pond un communiqué, chaque mot est pesé, soupesé, évalué, pensé. Alors Théo, ne
fais pas dire aux mots autres choses que ce pour quoi ils ont été utilisés. Et effectivement, assume (ou non d'ailleurs, c'est ton choix et ton libre arbitre) et n'essaie pas de nous faire croire
qu'ils disent le contraire de ce qu'ils expriment.


Denis 03/11/2009 21:19


Je suis enseignant, ça oui.
Mais probablement pas de bonne foi puisque la lecture de Pierrot me semblait tout à fait correcte. J'ai comme lui cherché les sujets des verbes et j'ai trouvé les mêmes.
Pour éviter ce genre de dialogue, pourrait-on conseiller à certains d'appliquer la phrase de Talleyrand : "Ce qui va sans dire va encore mieux en le disant".


Pierrot 03/11/2009 20:32


Théo, contrairement à toi, je vais continuer à te croire de bonne foi.

En sachant que le SNuipp milite pour un Conseil des maîtres décisionnaire(s):
quand Moindrot dit:
La profession, « globalement hostile » à ce type de structure, demande « plus de temps » pour effectuer son travail.La profession ce n'est pas les directeurs.
...pour effectuer SON travail, si la 'profession' demandait du temps pour les directeurs, Moindrot aurait dit:  
 La profession, « globalement hostile » à ce type de structure, demande « plus de temps » pour effectuer LEUR travail.
Toujours en gardant en tête la revendication de CMD, quand on dit plus loin:
...clarification des missions afin d’en tirer toutes les conséquences en termes de moyens, de décharges, le temps de formation et tout ce qui peut améliorer le fonctionnement collectif de
l’école
Il est légitime de comprendre que l'on parle d'une dotation collective et non pas d'un du à la reconnaissance d'une profession.
Quand le SNUipp revendique pour le RASED, il parle du RAsed, quand il demande un statut pour les PSYSCOS, il nomme les psyscos, quand il réclame un statut pour les CP, il ne parle pas de
'profession', mais de CP...

Tu sais Théo, Moindrot sait très bien ce qu'il dit, comme Valmaggia d'ailleurs ou Trudel... Ce sont des pros et tout ça bien pesé.
Donc, assume mais ne nous prends pas pour des truffes, à moins que l'on t'ait mis dans le même panier que nous... D'où ta bonne foi




Lionel 03/11/2009 20:23


Théo, re-bonsoir,

Si on parle de décharge, on se réfère effectivement normalement aux directeurs. Quoique, même là, on peut également parler des décharges syndicales, mais je ne voufrais pas faire de mauvais esprit
. Alors je t'accorde que la prose snuippienne se référait bien pour une fois aux directeurs.
Pour tout le reste de la citation, je maintiens mon commentaire précédent, à savoir une description de votre fameux CMD.
Et toujours dans cette citation, c'est bien la profession qui, pour le SNUIPP, demande quelque chose pour nous autres les dirlos. A aucun moment le SNUIPP n'envisage de demander l'avis des
principaux concernés directement. Songe un instant à l'inverse, un article où le SNUIPP écrirait que les directeurs demandent quelque chose pour la profession dans sa globalité et que ce quelque
chose soit en plus une révolution copernicienne pour ladite profession, mais quelles réactions aurait-on de la susdite profession ?


Pascal Oudot 03/11/2009 19:57


tout enseignant de bonne foi
 
Eeeeh bé, il faut croire que je ne le suis pas. Ou alors je suis con comme un balai, c'est possible. Il ne faut rien exclure.


Théo62 03/11/2009 19:26


"Oser prétendre qu'on parle de quelqu'un sans citer son nom"

Le régime de décharges, c'est pour les adjoints ou les dirlos ? Si on évoque les termes "décharges", "missions"... il me semble que ça s'adresse plus à un dirlo
qu'à un adjoint. Je pense que tout enseignant de bonne foi l'avait compris. 


Pascal Oudot 03/11/2009 19:17


Je ne voulais pas intervenir sur cet article, mais devant un foutage de gueule théoesque aussi manifeste, je ne peux me retenir. Oser prétendre qu'on parle de quelqu'un sans citer son nom, il faut
être rompu à la rhétorique du Snoopy pour l'oser. Et encore plus pour aller le reprocher à quelqu'un d'autre! Allez, couché, vilain.


Pierrot 03/11/2009 18:45



Tes vacances ont été exténuantes ?
Non, trop courtes, à Brême, dans une Allemagne joyeuse qui se prépare à fêter la chute du mur...


Tu ne m'avais pas habitué à ce genre de coups bas, Pierrot.
Non, vraiment, aucun coup bas... pas besoin.
Tiens je remets le passage in extenso:
Le Snuipp-FSU demande une « clarification des missions afin d’en tirer toutes les conséquences en termes de moyens, de décharges,
le temps de formation et tout ce qui peut améliorer le fonctionnement collectif de l’école » (parle-t-on des dirlos? non, c'est bien le fonctionnement collectif
de l'école qui nécessite...). Selon Gilles Moindrot, l’établissement public ne constitue pas « une solution en soi » aux problèmes de fonctionnement de l’école primaire, si ce n’est en
matière de gestion financière. Au contraire, l’Epep risque d’accroître la pression administrative sur les directeurs d’école. La profession, « globalement hostile » à ce type de structure, demande
« plus de temps » pour effectuer son travail.(c'est bien la profession qui demande plus de temps) « Aujourd’hui,
les relations entre les collectivités et les directeurs d’école se passent bien. » ( mon oeil! et ça Moindrot le sait très
bien )
Donc pas clair du tout, Théo, et je ne pense pas que Moindrot dise n'importe quoi à l'AEF...
L'analyse de Merlin est sans doute la bonne, la tienne, qui prétends que Moindrot parle des dirlos sans les nommer quand il s'agit de revendications est tirée par les cheveux.
Il serait si simple de le dire:
« clarification des missions afin d’en tirer toutes les conséquences en termes de moyens, de décharges, le temps de formation pour les directeurs afin d'améliorer le fonctionnement de
l’école »...
l’Epep risque d’accroître la pression administrative sur les directeurs d’école. La profession, « globalement hostile » à ce type de structure, demande « plus de temps » pour les
directeurs afin qu'ils puissent effectuer leur travail.
mais là, on serait sur la position de FO...
 


Lionel 03/11/2009 18:16


Bonsoir Théo,

Par contre toi, en termes de coup bas, tu te poses là. Parce qu'elle est belle et bonne ta citation, mais elle ne fait pas apparaître une seule fois le mot "directeur", qui est donc toujours un
gros mot pour les affidés snuippiens.

Tu demandes à Pierrot à qui peut bien s'adresser cette phrase. J'ai une réponse possible : le fameux Conseil des maîtres décisionnaire(s), dont je mets un "s" entre parenthèses ne sachant pas bien
si c'est le conseil ou les maîtres qui y sont décisionnaires. Ben oui quoi, tu ne nous a jamais répondu sur ce sujet, alors moi, je ne peux pas savoir puisque je ne fais pas parti de ceux qui
savent. Je me trouve conforté dans mon idée par la fin de ladite citation, le "fonctionnement collectif", parce que je n'ai jamais vu à ce jour de fonctionnement collectif pour une direction
d'école. M'enfin...

Et pour finir, je te retourne cet extrait de ton dernier commentaire : " Bien sûr, quand on extrait des morceaux ici ou là, on peut faire dire n'importe quoi à n'importe qui. ".

En espérant que tes vacances à toi n'auront pas été exténuantes (sans smiley moqueur), je te souhaite cher Théo, une bonne rentrée.


Théo62 03/11/2009 17:44


Pierrot, tu écris (je te cite) :
"Et le SNUipp, pour qui le directeur n'existe toujours pas. (le RASED oui!)
La profession, « globalement hostile » à ce type de structure, demande « plus de temps » pour effectuer son travail."

Tu lis trop vite... Tu oublies certains passages...  Manipulateur, Pierrot ?

Chacun peut lire l'article et voir que tu as oublié un point important qui contredit ce que tu as écrit, à savoir que les dirlos n'existent pas pour le SNUipp. Même par omission, un mensonge reste
un mensonge, Pierrot.
Voici ce que tu as "oublié" :

"Le SNUipp demande une « clarification des missions afin d’en tirer toutes les
conséquences en termes de moyens, de décharges, le temps de formation et tout ce qui peut améliorer le fonctionnement collectif de l’école »."

Cette phrase s'adresse à qui ? De quelles missions s'agit-il ? Les décharges, ça concerne qui ? Cette phrase ne concerne-t-elle pas les dirlos ?
Et "la profession" c'est qui ?

Je cite le texte de l'article ci-dessus :
"l’Epep risque d’accroître la pression administrative sur les directeurs d’école. La
profession, « globalement hostile » à ce type de structure, demande « plus de temps » pour effectuer son
travail."

Il me semble que c'est clair, non ? Bien sûr, quand on extrait des morceaux ici ou là, on peut faire dire n'importe quoi à n'importe qui. Même le contraire de ce qui est exprimé. Cela s'apparente à
de la désinformation. Tu ne m'avais pas habitué à ce genre de coups bas, Pierrot. Tes vacances ont été exténuantes ?


Pierrot 03/11/2009 16:59


Je rentre de vacances et m'aperçois que certains ont vraiment besoin d'en prendre!
En quoi devrions nous nous sentir trahis par les propos du SE?
> d'abord on pourra se réjouir du fait que chacun se positionne (quand il se positionne) par rapport au GDiD.
> ensuite, quand on prend des distances c'est qu'il y a rapprochement...
Il faut bien lire:
 Le GDID a tendance à prendre le problème uniquement sous l’angle de la fonction de directeur ; au SE nous partons de
l’organisation de l’école pour définir ensuite les conditions d’exercice adéquates », explique Stéphanie Valmaggia.
C'est vrai et assumé!
Il y a 3 entrées possibles pour reconnaître et installer un directeur dans les écoles:
- par la fonction de directeur.
> c'est l'option du GDiD (normal nous sommes une assoc. de directeurs ), mais aussi du SCNERAC (présent à notre table
ronde), du SNE d'@venir école.

- par le fonctionnement de l'école

> c'est l'angle choisit par le SE et le SGEN qui refuse maintenant le statut quo. Mais ne nous trompons pas, une fois la structure définie, il y faudra un responsable clairement identifié. Dans
ce contexte, il n'y a pas d'opposition frontale avec le SE (présent à notre table ronde), nous sommes d'accord sur le contour du métier de ce directeur installé dans les EPEP. Envisager un autre
'fonctionnement de l'école' est cohérent avec leur statut de syndicat généraliste.

- par le projet éducatif (qui délimite un nouveau périmètre pour l'école, structure le type d'établissement et sa gestion)
> c'est la position de l'ANDEV (présent à notre table ronde).

Nous avons des entrées différentes, mais plus d'opposition forte sur le fond:
> statu quo invivable et nécessité d'un directeur reconnu à la tête de l'établissement...
Entendre les arguments de chacun est très constructif, car tout se tient, et dans cette affaire c'est le SE qui prend le plus de risque (clivages internes qui bloquent le SNUipp)...

Reste ceux qui ne bougent pas.
Mais il faut quand m^me différencier FO, qui parle des directeurs:
Pour lutter contre les difficultés des
directeurs (multiplication des tâches annexes, surcharge de travail, relations avec des partenaires « imposés », etc.) le syndicat demande au ministère l’ouverture de
négociations pour l’amélioration du temps de décharge des directeurs et la revalorisation des indemnités. C'est bien pour les directeurs que FO demande du 'plus".

... Et le SNUipp, pour qui le directeur n'existe toujours pas. (le RASED oui!)
La profession, « globalement hostile » à ce type de structure, demande « plus de temps » pour effectuer son travail.

L'affolement de Gégé, Théo et autres n'y fera rien

On peut se plaindre d'une certaine lenteur, quoique là il y a du grain à moudre, mais pas dire que ça n'avance pas... 

PS1: Le SE est surpris par le nombre important de réponses.  
PS2: La table ronde animée par Luc Cédelle (LE journaliste éducation au Monde) a été un vrai régal. Et ce n'est pas quelques grincheux qui me feront déprécier la progression de nos idées



merlin 03/11/2009 11:52


Il est certain que si on s'orientait vers des postes " à profil", certains négocieraient un des bons profils.... malheur alors au dirlo besogneux dans son école rurale qui risque fort de se voir
écarté .
  C'est donc aujourd'hui que le dirlo des champs mais aussi des villes doivent se bouger le popotin afin de faire pression pour que les direction d'EPE soient attribuées à des directeurs en
poste en priorité, que ces postes ne puissent être occupés que par des gens ayant enseigné plusieurs années ... bref tous ces points importants que nos syndicats se gardent bien de débattre et de
soumettre à l'avis des principaux interessés... mais on a de belles consultations de la profession bien fourre-tout!


Denis 03/11/2009 10:11


"les EPEP ne se mettront pas en place avec nous, ils le seront sans nous: nous verrons arriver à la tête des établissements des CP par l'odeur alléchés, des fonctionnaires de catégorie A transfuges
d'autres administrations."
Je suis tout à fait de ton avis Merlin, même si tu oublies probablement une catégorie : les joyeux syndicalistes majoritaires qui se précipiteront là-dessus comme la vérole sur le bas-clergé. Pour
mémoire, ils formaient déjà le gros du bataillon des candidats aux premiers concours internes de professeurs des écoles juste après s'y être farouchement opposés. Me gourre-je ?


Lionel 03/11/2009 09:40


Mais mon brave Dédel, les RASED ne sont pas le sujet évoqué ici il me semble. Tout le monde sait que tu es un sous-marin du SNUIPP ici qui vient pour déverser aux masses ignorantes la Sainte Parole
de MM. Moindrot et Aschieri. Inutile donc de nous faire des copier/coller de FSC, on reçoit tous la bible snupienne dans nos écoles, même si peu la lise si ce n'est pour la grille indiciaire (et
encore).

Le sujet ici est les syndicats et les EPEP, et pas les RASED, les AVS, les EVS ou la reproduction des têtards en milieu aqueux en Basse-Corrèze. Alors, réponds simplement aux questions que nous
posons sur ce sujet et ne vient pas polluer la discussion avec des apartés qui veulent juste montrer comment il est vraiment trop fort ton syndicat.


merlin 03/11/2009 08:57


Edifiante cette enquête prouvant avec force pourcentages l'efficacité de l'intervention des personnels des Rased auprès des enfants en difficulté. Un peu logique quand même puisqu'il s'agit de leur
spécialité. Une question , cependant, me taraude:
pourquoi ces personnels sont-ils en salle de réunion à synthétiser à tout va pendant que les APE se déroulent dans les classes avec de pauvres enseignants de base n'ayant pour seule qualification
que leur bonne volonté?
pourquoi les dirlos, qui ont déjà beaucoup d'autres obligations doivent-ils en plus , organiser, gérer et accomplir les APE ?

 Je pense que ce dispositif d'aide devrait être organisé, géré et accompli en priorité par les personnels des Rased, là où ils existent,  ils feraient ainsi bénéficier les enseignants
ordinaires de leurs compétences ( principe de collégialité) et cela permettrait de " décharger" les dirlos d'une aide pour laquelle ils ne sont ni plus ni moins qualifiés que leurs collègues afin
d'effectuer des tâches relevant de leur " spécialité administrative".

Plus sérieusement, je pense que les syndicats dans leur grande majorité sont prêts à nous sacrifier sur l'autel des EPEP. Je m'explique:

Tous ont bien compris que les EPEP ou leur équivalent deviendraient à terme une obligation. Seul le Snuipp a le culot de déclarer  que tout va bvien dans les écoles entre les Mairies, les
parents, l'IEN , les dirlos... Il faut dire qu'ils fréquentent peu les établissements scolaires.

La logique voudraient que la base de discussion avec le MEN soit de négocier les modalités de création de ces EPEP ( c'est ce qu'a fait le Gdid en proposant un projet bien ficelé).

Ce n'est pas le cas et on peut facilement conclure que puisque les EPEP ne se mettront pas en place avec nous, ils le seront sans nous: nous verrons arriver à la tête des établissements des CP par
l'odeur alléchés, des fonctionnaires de catégorie A transfuges d'autres administrations.

Les syndicats seront, pensent-ils gagnants car ils récupéreront alors dans leurs rangs la grande masse des enseignants unis contre ces pièces rapportées. Finie la crise de la syndicalisation, ils
retrouveront ainsi une légitimité perdue, heureux de redevenir des éléments incontournables de la vie scolaire... à moins que la déception des enseignants ( adjoints et dirlos) d'avoir été ainsi
floués, n'accélèrent un peu plus leur chute... dans tous les cas le pari est risqué et notre mobilisation peut éviter ce type de scénario catastrophe.


henri 03/11/2009 07:38


Le SNUipp s’est fortement engagé pour la défense des directeurs. Notre combat a contraint X. Darcos puis Luc Chatel à ouvrir le dossier du statut de ces
personnels, à engager un débat devant la représentation nationale, débat qui s'est conclu par l'adoption d'un texte de loi reconnaissant la spécificité du métier de directeur d'école.
Une étude montre à quel point le combat du SNUipp était justifié.

Zut ! j'ai dû rêver !!!!


Dedel 02/11/2009 23:28



Le SNUipp s’est fortement engagé pour la défense des postes RASED. Notre combat a contraint X. Darcos à
revoir le nombre de suppressions (1500 au lieu de 3000). Une étude montre à quel point notre combat était justifié.


 


Une recherche scientifiquement validée, externe à l’Education Nationale (Partenariat FNAREN/Université
Paris-Descartes), a donné lieu à une analyse comparative de l’efficacité des aides personnalisées mises en place en 2008 et de l’efficacité des aides spécialisées des RASED (Réseaux
d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté).


 


Aide spécialisée (menée par les enseignants spécialisés ayant une certification option G)


 


- L’étude montre que l’aide spécialisée rééducative est une réponse plus adaptée et plus efficace que
l’aide personnalisée dans 4 situations sur 5.


 


- Non seulement elle diminue les variations à l’intérieur de tous les champs mais elle fait monter
l’ensemble des compétences.


 


70 % des élèves ayant suivi 30 heures d’aide rééducative font effectivement des progrès, et ce non seulement dans les
acquisitions scolaires (65%) mais également dans le domaine :


 


-       des compétences cognitives (développement des capacités à penser, mémoriser, raisonner, apprendre) : 68%


 


-       des compétences sociales (capacités à communiquer, à développer des interactions avec les autres, à assumer les
conséquences de ses actes) : + de 70%


 


-       des compétences relationnelles (acceptation de l’autorité et des règles, bonne estime de soi) : 60%


 


Autant de compétences nécessaires aux apprentissages scolaires.


 


- En effet, les difficultés multiples rencontrées par ces enfants concernent des domaines qui
dépassent le champ des compétences scolaires. L’aide apportée doit donc reposer sur une méthodologie prenant en compte la multiplicité des symptômes. Les personnels des RASED ont ces outils et
cette formation pour réfléchir sur l’indication d’aide appropriée et pour construire et conduire des projets adaptés.



Lionel 02/11/2009 12:42


Nous convaincre, nous convaincre, il faut le dire vite.

Mais répondre aux questions que nous lui posons, ça, peut être.

I have a dream...


henri 02/11/2009 08:05


Tous les autres pensent que ce n'est pas la bonne solution.
C'est toi gégé qui le dis et penses à la place des autres ! mais c'est une manie à laquelle tu nous a habitués ! Qu'il y ait des différences d'appréciation, on peut en convenir aisément ; et
c'est tant mieux aussi, le dialogue peut exister et non la clôture satisfaite de ceux qui sont dans le refus total, complet, obtus et au final stérile...

Alors pourquoi fais-tu cette différence entre organisations puisqu'elles disent la même chose ?
Relis tes propres écritures : le "tri" entre les bons, les mauvais et l'autre (leseulquiaraisoncontretousetquinousaprévenus), tu en es quand même l'auteur !

Continue gégé : tu finiras bien par nous convaincre !


Gégé 01/11/2009 23:51


"Ce que je sais, c'est que des organisations ont répondu à des courriers, évoquent la question du statut"
Ben oui, Henri, mais il n'y a que le Scenrac qui soit d'accord (et Pierrot nous dit que c'est quantité négligeable). Tous les autres pensent que ce n'est pas la bonne solution. Alors pourquoi
fais-tu cette différence entre organisations puisqu'elles disent la même chose ?


henri 01/11/2009 18:07


Dialogue ? Connait pas ce mot, Gégé !

Opposition stérile ? Là, effectivement on est bien installé, droit dans ses bottes (non plutôt ses pantoufles !), brandissant l'index en proclamant : "on vous l'avait dit !" devant les naïfs
imbéciles qui ne voient pas que...qui ne comprennent pas que...
Lionel le dit bien : comme il est confortable de répondre constamment "non ! non ! et non !" comme un gamin obstiné et tapant des pieds !

Je ne suis pas dans la tête des responsables du SE ; je ne tire pas de plans sur la comète en jouant les Cassandre et prédisant un avenir sombre à tout un chacun...ou enfin, plutôt aux directeurs,
parce que les autres (RASED, CLIS, dispensés d'effectuer l'aide eprsonnalisée par exemple) le syndicat dit-majoritaire sait s'en occuper !
Ce que je sais, c'est que des organisations ont répondu à des courriers, évoquent la question du statut, s'interrogent sur les EPE (sauce Darcos ou mouture modifiée par le GDID).
J'ignore si ces organisations en faisant ceci se rendent complices d'un futur projet ministériel ; en revanche, le refus obstiné de toute réflexion rendra inéluctable un projet dont bon nombre
d'entre nous ne veulent pas tel quel !
Le statu quo, c'est une façon de cogérer l'éducation nationale en laissant l'espace libre au ministère dans ses différents projets...


Lionel 01/11/2009 17:53


Gégé,

qui empêche le SNUIPP de négocier au côté du SE, si ce n'est lui même ? Il me semble que l'union fait souvent la force, non ? Alors, si le gros syndicat majoritaire et hégémonique s'en mêle, ça
devrait aller vite, n'est-ce pas ?

Que c'est facile de tenir la posture de celui qui a dit non, qui dit non et qui dira non éternellement. Mais hélas, n'est pas de Gaulle qui veut. C'est certes beaucoup plus populaire de plastronner
en disant tout le temps :"on n'a pas signé parce que ce n'était pas suffisant, ce n'était pas ce que l'on demandait, et gnagnagna, et gnagnagna", ça permet effectivement de berner beaucoup
de monde en vendant le fait que ce sont les méchants d'en face qui sont vraiment trop vilains et pas gentils et tutti quanti. Mais même vos "yakafocon" trouvent de moins en moins de relais
auprès des collègues adjoints et dirlos. Il suffit de voir vos mouvements de grève d'une journée qui se sont essoufflés l'année dernière. Ou bien la non-présence dans les RIS hélas.

Alors, bon sang de bois, qu'attend donc le syndicat majoritaire (avec 29% des enseignants qui ont voté pour lui) pour prendre le taureau par les cornes et arrêter les incantations du type "il
faut plus de temps, plus de ceci, plus de cela" ? Foncez dans le tas, allez au charbon, à la castagne, montez au front. Bref, AGISSEZ ENFIN !

Thierry vous a posé à de multiples reprises une question à toi et à Théo : de quand date la dernière véritable action du SNUIPP en faveur des dirlos ? Parce que pour les RASED, on sait de quand
elle date, pour les EVS aussi (malgré l'opposition farouche du SNUIPP à leur entrée dans les écoles), pour les AVS également. Mais pour nous ?

Une anecdote pour terminer : la veille des vacances de Toussaint, les écoles de mon département ont reçu un courriel de FO (tu vois, il y en a pour tout le monde). Courriel sur une entrevue dudit
syndicat avec notre IA, à propos de la prime des évaluations CE1 et CM2. Le courriel commençait bien avec un préambule stipulant que tout travaille mérite salaire. On ne peut qu'être d'accord.
C'est ensuite que ça partait en quenouille : FO informait les écoles que cela allait être aux dirlos de faire remonter à l'administration qui avait fait quoi sur ces évaluations en termes de
passation, de correction, de transfert... Et ce surplus de travail, évidemment, nous devrions le faire bénévolement, gratuitement, gentiment en disant en plus merci ? Pas mal pour un syndicat pour
qui les dirlos n'existent pas si ce n'est en étant des enseignants comme les autres avec un petit peu de travail en plus à côté.

Alors oui, à un moment, les comlézotres en ont marre et sont en droit de répondre à une enquête qui les concerne et leur demande leur avis. Et les adjoints peuvent faire de même. Après, que peu
répondent, ce n'est certes pas la faute du SE.

Personne n'empêche le SNUIPP d'avoir le même type de démarche après tout. Mais, je me répète, c'est tellement plus confortable d'être dans le refus systématique et le blocage perpétuel.


Denis 01/11/2009 16:37


Gégé, il ne s'agit pas de soutien au SE, mais de dialogue. Je me doute bien qu'il s'agit d'un mot nouveau dans ton vocabulaire mais quand même !
Quant à descendre le snuipp, j'ai comme l'impression que tu fais ça très bien sans avoir besoin d'un coup de main.


Gégé 01/11/2009 15:53


"...jusqu'à ce qu'on nous impose un système que personne n'aura pu négocier... "

Tu te trompes, Lionel. Relis ce qu'écrit Simon : c'est le SE qui va négocier et signer comme il a fait avec le protocole en 2006.
Alors, continuez à le soutenir même s'il "s'éloigne" de vos idées. Et vous verrez où ça nous mènera... Protocole bis avec EPEP type REISS-DARCOS et on aura tut gagné.
Je ne comprends pas votre volonté de soutenir le SE alors que vous l'avaez tant dérié il y a peu. Ou plutôt, je comprends que c'est pour mieux descendre le SNUipp. On ne fait pas de la poitique
contre.


Lionel 01/11/2009 10:08


Théo62, Gege, Frédéric Lefebvre, même combat.
ON a gagné, ON est majoritaire, ON est les plus forts, ON est les champions, c'est NOUS qui avons la plus grosse, etc, etc...

Un petit rappel : David Douillet élu dans une circonscription acquise d'avance avec 52% des voix mais à peine 30% de votants, donc in fine, élu par 16% des électeurs. Bravo, grande victoire pour la
démocratie qui permet aux caniches à la solde du pouvoir de hurler "ON est les champions, ON a gagné, ON a raison contre tout le monde"

Théo et Gege, c'est exactement la même chose : ON est majoritaire, donc ON a raison. Pour ma part je ne vous ferait pas l'injure de redonner les chiffres des dernières élections professionnelles
qui montre officiellement que le SNUIPP est le plus grand majoritaire des minoritaires (47% de voix sur 62% de votants, soit 29% des électeurs !). Alors avant de tirer sur l'unique initiative
concernant les dirlos, attendez-en le résultat. Vous plastronnerez après. Et n'oubliez pas de continuer à faire le jeu du pouvoir en place en refusant tout jusqu'à ce qu'on nous impose un système
que personne n'aura pu négocier grâce à vous.


Simon 31/10/2009 18:36


' Elle nous sera de tout façon imposée comme le reste'.
Il y a de fortes chances car notre hiérarchie en a  besoin et je crains fort que le SE soit en train de lui donner un coup de main en nous  refaisant le coup du protocole, à savoir une
pseudo enquête(quand on voit les conclusions tirées par Valmeggia avec 400 réponses) et une signature pour la validation des epep dans la vraie pure version gouvernementale en fichant pas mal des
dirlos et de leur version epe(gdid)


Grégoire 31/10/2009 11:13


Tu vas vite dans l'analyse Gége. Il n'est pas encore venu le temps des conclusions ( et des cerises ).
 Pour le Snuipp paralysé par l'éternelle lutte au niveau national entre UA et EE l'heure de la prise de conscience des réalités de terrain n'est pas d'actualité. Mais les faits sont têtus et
on verra lorsqu'il faudra se compter les effets du nonisme systématique. Si tu as raison et bien tant pis pour nous, nous démissionnerons de notre fonction et laisserons la place à tous ceux qui
pensent comme toi.J'adorerai être membre d'un Conseil des Maîtres décisionnaire avec Gégé comme animateur de la République des professeurs. Mais quelque chose me dit que c'est pas demain...
Pour le Se , il est clair qu'une partie de la direction nationale souhaite prendre la température mais sans se mouiller tout de suite. Si nos thèses à savoir que le terrain ne supporte plus
l'absence de statut ou de reconnaissance sont justes, et bien nous n'avons rien à craindre d'une consultation.
Et ne te réjouis pas trop vite : les syndicats en s'affichant ouvertement contre la partie la plus impliquée des enseignants; ceux qui acceptent ( jusqu'à quand ? ) de faire 2 métiers en un ,
risquent beaucoup plus qu'un groupement de directeurs essayant de réfléchir d'orienter une éventuelle réforme . Elle nous sera de tout façon imposée comme le reste.
Alors camarade, dans cette affaire il n'y aura pas de gagnants de ce côté-ci de l'échiquier.


Gégé 31/10/2009 10:17


Le "combat entre syndicats"... Permets-moi Henri de te rappeler que c'est plutôt certains anti-syndicats qui le créent. Je n'aurai pas la cruauté de rappeler les mots très durs que certains ont
écrit, ici et sur votre site, pour reléguer le SNUipp au banc d'infamie pour avoir eu raison trop tôt.
Rappelle-toi les mots de Pierrot qui vantait le dialogue possible avec le SE. On en voit le résultat aujourd'hui.
Qu'est-ce qui est le plus honnête à tes yeux ? Discuter ou faire semblant de discuter pour terriblement décevoir ensuite ou refuser d'emblée toute hypocrisie dans les relations ?
J'ose espérer que cet épisode malheureux aura ouvert les yeux de ceux qui voyaient dans le SE une organisation les soutenant et a contrario regardaient le SNUipp comme l'ennemi juré. Tu vois,
Henri, il faut souvent relativiser et éviter les jugements à l'emporte-pièce.

P.S. : je ne suis pas un bureaucrate. Je l'ai déjà dit mille fois, je n'exerce aucun mandat et ne suis qu'un dirlo militant de base convaincu que le syndicalisme même imparfait est une étape
obligée dans la conquête ou la défense des acquis sociaux. 


henri 31/10/2009 08:42


En matière de "collègues qui pensaient avoir un soutien" (ceux que tu appelles parfois gentiment les "cocus") on ne saurait te rappeler, cher gégé, du fond de ton hypocrisie crasse, ceux que ton
syndicat a largués en rase campagne lors du refus de la "remontée" de l'enquête 19 notamment !
D'ailleurs, on attend toujours que le même syndicat nous informe sur le montant de la collecte effectuée pour "rembourser" les collègues qui, tels de braves soldats envoyés au front, se sont fait
mitrailler tandis que les bureaucrates (tu en fais partie ?) donnaient les consignes du fond de leur fauteuil !
Quant à ta boule de cristal, il serait bon que tu l'utilises pour nous annoncer les actions que le syndicat qui t'anime va mettre en place, dans un avenir proche, pour s'occuper des directrices et
directeurs !
À part cela, ta guéguerre avec les autres syndicats, n'intéresse que ton petit nombril ! Il y a longtemps que d'autres s'intéressent  à autre chose que les "combat syndical" (c'est-à-dire le
combat entre syndicat)


Gégé 30/10/2009 23:58


Combien de fois je vous ai mis en garde sur les alliances contre nature. Une évidence ! Qui pouvait croire que le SE pencherait pour un statut après avoir trahi les dirlos ? Fallait être bien
naïf !

Dernièrement, j'écrivais ceci :
"...on vous aura prévenus. On va très vite voir apparaître les
divergences au-delà des réponses un peu formelles et beaucoup hypocrites. La belle union va vite se fissurer. On va bientôt entendre les lamentations de trahison.
Mais, on vous aura prévenus. Le plus dur ce sera pour les collègues qui auront pensé avoir un vrai soutien et qui vont se rendre compte que ce n'était qu'un rideau de fumée."

Je vais être honnête jusqu'au bout : je ne pensais pas qu'on aurait la réponse aussi vite. Oui, le plus dur c'est pour les collègues qui ont pensé avoir un vrai
soutien.


henri 30/10/2009 13:00



On l’a compris : l’attitude hégémonique du syndicat dit « majoritaire » persiste ; ainsi peut-on lire que les autres
organisations syndicales (entendre les non-majoritaires, bref les quantités négligeables) sont sur NOTRE position. C’est à voir : prudence ne signifie nullement refus et il serait vain de
vouloir faire passer son opinion pour celle des autres : mais là, nous sommes habitués.


Confondre ensuite les « organisations syndicales » avec « la profession » et faire dire ou penser à celle-ci ce que les premières disent ou pensent conduit au même gouffre. On
sait bien que la réalité est toute autre : il suffit d’être sur le terrain, de prendre la température du mal-être des directrices et directeurs pour s’apercevoir que l’on est loin de tels
refus ; et s’appuyer sur une faible participation à l’enquête du S. E. laisse de côté les plus de 5 000 signatures à la pétition du GDID.


On laissera aux représentants de l’un l’envie ou la nécessité de s’en prendre à l’autre dans une course plus que dépassée et dont tous nous
payons la rivalité.


Le statut pour les uns, la « reconnaissance » pour les autres est incontournable ; chacun le mesure en observant sur le terrain
les dégâts causés par le flou professionnel (qui sont les directrices et directeurs ? quelle est leur position sur l’échiquier de l’école primaire ?), juridique (qu’est-ce que l’école
primaire ?)


C’est en aidant à l’identification de ceux qui exercent un métier bien particulier, en définissant le lieu où se métier s’exerce
(comment ? avec qui ? avec quel pouvoir pour exercer ses responsabilités ?) que la réflexion avancera.
Et qu’on le veuille ou pas, qu’on l’accompagne ou qu’on la masque d’un voile pudique, cette réflexion est bien engagée…



grégoire 30/10/2009 10:47


Cela veut seulement dire :
- que les gros syndicats n'ont toujours pas pris la mesure exacte du problème des directeurs pour des raisons idéologiques et de statistique électorale.
- que l'adhésion au laboratoire d'idéees GDID est d'autant plus nécessaire car il ne faut rien attendre de personne

On pourrait se décourager à la lecture de ce résumé ou être conforté dans l'idée que la réflexion passe par des voies nouvelles .

J'ai la conviction que le changement est nécessaire, que nous sommes à un tournant historique de la vie de l'école qu'il nous faut accompagner, orienté  et non subir, que beaucoup de ceux qui
se déclarent hostiles sont les réactionnaires d'aujourd'hui et cachent leur petit égoïsme catégoriel derrière la lutte pour l'enfant.
Et pendant ce temps d'autres réfléchissent à ce que sera réellement le temps de l'enfant à l'école ( l'élève n'en est qu'une partie ) et se déclarent près à assumer en passant par dessus ces
incorrigibles conservateurs désobéisseurs d'enseignants.

il faudra pas s'étonner qu'à pisser contre le vent on se mouille...


ben 30/10/2009 10:43


Pour en revenir au faible taux de retour, quelques remarques :
- Qui a reçu le questionnaire ? (pas reçu à l'école en ce qui me concerne)
- Tous les syndiqués l'ont-ils reçu ? (ma femme est syndiquée et ne l'a pas eu !!!)
- Questionnaire mis à dispo à une période bien chargée et peu avant les vacances.

Et pour Théo : pas la peine de répéter la même chose : On sait que les syndicats (la plupart) pensent pour nous !!! mais ce n'est pas pour cela qu'on arrêtera.


Théo62 30/10/2009 09:23



Chacun peut se tromper dans ses commentaires. Exemple ce que disait T.F. :
"…l'ensemble
des syndicats enseignants ont déjà répondu à notre appel ou sont en train de le faire.
Et cela va d'Avenir-Ecoles à Sud, en passant par le SCENRAC CFTD, le SE, le SGEN, le
SNUDI-FO, la CGT Educ' Action, etc...
Tous syndicats qui, au delà de nos positions communes, de nos accords et de nos divergences,
acceptent de jouer le jeu du débat, du dialogue et de l'échange."
A ce moment-là, c'était haro sur le méchant SNUipp, le seul à être anti-dirlo... Finalement, on le voit aujourd'hui, certaines organisations ont montré leur bonne volonté en acceptant, dans un
premier temps, par pure démagogie, "de
jouer le jeu du débat, du dialogue et de l'échange", mais pour dire, in fine, leur opposition à un statut du dirlo.
Je me rends compte que si l'on excepte le Scenrac (dont Pierrot disait "la
CFTC, cas à part, ouvert, à l'écoute, position calquée sur la nôtre... Mais très faible audience"),
et vous avez oublié le SNE, les autres syndicats sont sur notre position : le statut n'est pas la solution. Le SE a enfin accepté de dire ce qu'il pense : la création d'un statut
n'est pas pertinente.
Quand autant d'organisations syndicales se montrent d'accord pour dire que la création d'un statut de dirlo n'est pas la panacée, on peut quand même dire sans trop se tromper que la profession
rejette cette idée. Et ça ne signifie pas pour autant qu'on est anti-dirlo. On peut revendiquer plus de moyens de décharge, plus d'aide administrative, de meilleures rémunérations... C'est ce que
nous réclamons. C'est ce qui fait qu'à Paris, le problème du manque de dirlos ne se pose pas.


Moira377 30/10/2009 08:28


Je suis quand même très très surpris par le faible nombre de réponses à l'enquête du SE. On nous en annonce 400 au 15/10. C'est quantité négligeable. Est-ce que ça ne montre pas tout simplement 2
choses ?
1- les adjoints s'en moquent comme de leur première chemise
2- les dirlos n'ont peut-être pas oublié l'épisode du protocole et sont très méfiants.

Je relis les commentaires de l'article précédent et j'en note 2 qui me semblent intéressants par rapport à ce qui se passe.

Pierrot le 10/10
"le
SE nous offre un bel espace d'expression.
D'autres que des directeurs peuvent s'y faire entendre? Tant mieux, il n'y a qu'à être très nombreux à remplir cette enquête.
Je ne vois pas d'autre attitude que de saluer cette initiative du SE et d'y participer."
Pour le coup, on ne peut pas dire que les collègues se sont rués sur cette enquête.

Merlin le 10/10
"Le
SE interroge la profession dans son ensemble sur " l'évolution du fonctionnement et de la direction d'école" . C'est bien. Mais après l'épisode du protocole , on peut rester un peu circonspect sur
les intentions réelles du SE: volonté réelle d'avancer sur le dossier de la direction ou consultation un peu bidon destinée à "occuper le terrain"?"
Les faits semblent donner raison à Merlin. Effectivement, il est difficile de ne pas être "circonspect sur les intentions du SE". D'autant qu'il entonne aussi l'air du refus du statut pour les
dirlos.
Pour ce qui me concerne, j'ai participé à cette enquête mais sans conviction que ça puisse servir à quoi que ce soit.