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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 22:55

Le SNUipp 59 publie un texte sur la « direction d’école ». Nous avons décidé de le reproduire dans son intégralité malgré sa longueur. En effet, il importe que les collègues directeurs connaissent parfaitement la position de ce syndicat pour s’en faire une idée la plus objective possible.

 

--------------------------------------------------------------

 

Voici maintenant plusieurs années que la création d’un établissement du 1er degré autonome est attendu par les tenants de la libéralisation de l’Ecole : la mise en concurrence constituant le fondement de leur conception des rapports économiques comme sociaux.

C’est dans ce but que le projet de création des EPEP a été imaginé, visant à la constitution d’établissements publics du 1er degré dans lesquels les enseignants seraient minoritairement représentés dans l’organe de direction, placés sous la direction d’un chef d’établissement et d’un conseil d’administration soumis à la tutelle des élus locaux.

 

I- Le projet libéral

Il faut d’abord noter qu’il s’agit d’une localisation (municipalisation) de l’école, de ses moyens et de ses missions.

Le cadre : celui de la concurrence généralisée entre établissements, autour d’un classement fonction des seuls résultats des élèves.

Le fonctionnement : La gestion localisée des personnels, expérimentée cette année avec la remise en cause des règles paritaires et du rôle des élus : le statut des enseignants pourrait ainsi évoluer également vers la localisation et dans le cadre d’une rétribution aux résultats.

Le moyen : soyons attentifs aux toutes dernières « expérimentations » dans le cadre de la « rétribution » des élèves en cas de présence à l’école ! Elles ne sont en fait qu’une préparation des citoyens au projet de « chèque éducation » conçue par les cercles libéraux depuis les années 1980. Perçu de l’Etat par les familles, ce « chèque » serait ensuite apporté par celles-ci dans l’établissement de leur choix afin de constituer la dotation financière de ceux-ci…. après avoir bien sûr été abondé d’une part familiale plus ou moins importante (sans doute fonction du classement de l’établissement visé).

Magnifique projet qui, n’en doutons pas, tournerait le dos à l’Ecole républicaine pour tous.

 

II- Un obstacle

Il reste une étape essentielle pour ses tenants : gagner l’accord des enseignants comme des parents pour s’assurer une transition sans douleur. C’est le sens de la campagne menée sur l’instrumentalisation de l’Evaluation, sur la responsabilité des élèves, des enseignants et des familles dans l’échec scolaire, sur la remise en cause des aides collectives (RASED, Formation spécialisée, initiale et continue…), sur le coût du « mammouth » …

C’est aussi le rôle du rapport de l’IG (cf site du snuipp94) qui tout en constatant l’inefficacité des mesures installées en 2008 (aide personnalisée, stage de RAN, recul des RASED, nouveaux programmes, accompagnement éducatif, PPRE…) indique qu’il faut poursuivre. C’est ainsi qu’il insiste sur leur efficacité dans 2 domaines : l’explosion des réflexes de solidarité entre enseignants facilitant une gestion au profil, au résultat de leur carrière la mise en évidence de la nécessité d’un renforcement du rôle de la hiérarchie et dans ce cadre la création de structures conçues comme relais de cette autorité : les EPEP !

 

III- Une « nécessité incontournable » pour les libéraux

Celle d’un statut de directeur pour ces établissements. Comme toujours, les libéraux ont pris de l’avance et y travaillent depuis longtemps.

Cette idée remonte à de très nombreuses années : l’Ecole du XXIème siècle du ministre de l’époque Claude ALLEGRE en 1999 voici 10 ans, mais avant lui le projet de statut de « maître directeur » en … 1987 du ministre René MONORY y travaillaient déjà !

C’est d’ailleurs parce que ces projets se sont heurtés à l’époque à des batailles des personnels, refusant le corporatisme et la caporalisation des rapports dans l’Ecole, que les libéraux ont changé leur angle d’attaque. Tenant compte de leurs échecs, ils sont passés du projet frontal à la bataille idéologique. Bataille qu’ils mènent depuis lors pour faire, entre autre, admettre comme une évidence et rendre « incontournables » leurs propres projets.

C’est ainsi qu’ayant décidé de changer progressivement la réalité des écoles, ils ont, à cette fin, instrumentalisé les difficultés de fonctionnement qu’ils ont eux même créées depuis de nombreuses années. Outre le contenu de fond des missions et objectifs de l’Ecole, ces « évolutions » transfèrent constamment des missions nouvelles sur les collègues chargés de direction, sans jamais fournir une amorce de réponse aux attentes fabriquées (décharges notamment). C’est ainsi qu’ils ont pesé.

Double bénéfice, puisque tout en mettant en place l’Ecole de la concurrence des individus, ils laissaient ainsi s’exaspérer les rapports et les incompréhensions entre les directeurs et leurs collègues, sur la base même de la mise en place des dispositifs nouveaux. Ils ont travaillé à faire progressivement grandir l’idée que la solution aux problèmes serait un statut nouveau, plus conforme à leurs missions nouvelles… dans la cadre de la libéralisation rampante et inavouée de l’Ecole.

 

IV- Une tentation mortifère pour tous

Aujourd’hui la tentation du corporatisme est là ! Confrontés à une réelle difficulté à obtenir des avancées collectives et un recul des projets libéraux, les personnels sont habilement « invités » à se cantonner à des revendications parcellaires, qualifiées « d’entendables » par les gouvernants : bref à négocier leur condition individuelle en renonçant à toute mesure collective remettant en cause le sens du projet global sur l’Ecole.

C’est pourquoi le « dossier direction d’école » est régulièrement qualifié de « réel problème » par les ministres successifs, sans que jamais ils apportent une quelconque réponse de fond autre que la perspective d’un statut. C’est également ainsi que les collègues, confrontés à une réalité professionnelle de plus en plus difficile, sont insidieusement invités à perdre de vue que la dégradation de leurs conditions de travail relève d’abord d’un projet global visant l’ensemble du service public. Ils sont insensiblement amenés à se couper de leurs collègues adjoints en s’immisçant dans la gestion de leur carrière, de leur vie professionnelle…

 

Le piège est ici tendu. Toutes les forces libérales amplifient en ce moment insidieusement la bataille :
 

- Est-ce un hasard si l’on a vu ces dernières années un groupement de directeurs né directement de cette situation, être très vite invité à la table nationale des discussions sur ce dossier en dehors de toute représentativité ? Groupement qui progressivement participe de la montée en puissance de la « revendication statutaire » à partir du seul problème de la direction d’école ?

- Est-ce un hasard si deux syndicats archi minoritaires dans l’enseignement, bien connus pour leurs positions droitières, et les origines confessionnelles de l’un des deux, apporte son plein soutien à la revendication d’un statut ?

- Est-ce un hasard si le projet de loi de création des d’EPEP pourtant déjà ficelé par 3 députés UMP en 2008, et prévoyant un statut à vocation hiérarchique pour la direction d’Ecole, est toujours ajourné dans l’attente de trouver des soutiens proclamés ?

- Est-ce un hasard si la loi enjoint aux communes de financer toujours davantage l’enseignement privé dans la cadre d’une gestion déconcentrée des élèves et des personnels et en concurrence avec le Public ?

- Est-ce un hasard si le rapport de l’Inspection Générale, sorti ces jours-ci, conclue précisément sur … la nécessité des EPEP et d’un « rôle de relai pour la direction de ces établissements auprès des IEN » ?

NON bien sûr !

 

V- Une seule réponse : collective et solidaire

Qui pourra croire que c’est en agissant sur des dossiers isolément les uns des autres que l’on va concourir à améliorer la situation ?

Qui pourra croire que les questions de la direction d’école, réduites à celle d’un statut pour le directeur, serait sans rapport avec le projet de mise en concurrence des écoles ? des personnels ? des élèves ? Voir à cette fin, la volonté d’instrumentaliser les évaluations nationales -jusque là outils de régulation du système- pour en établir un classement des écoles (après celui des lycées).

Qui pourra croire que la volonté de renforcer le « pilotage des IEN », serait sans rapport avec la casse les droits des personnels exprimée à travers la remise en cause du paritarisme, avec la négation des droits syndicaux, des outils de défense collectifs ?

Qui pourra croire que ce statut nouveau serait créé sans lien avec la volonté de « mettre en place une nouvelle hiérarchie intermédiaire » attendue dans la Réforme Générale des Politiques Publiques (cf RGPP site du snuipp94) ?

Qui pourra croire que le statut du directeur règlera la question de la remise en cause de toute logique d’égalité dans le droit à l’éducation, et singulièrement grâce à la masse des réformes installées progressivement pour cela ?

Il faut que chacun garde la « tête froide » et se refuse de toute bataille corporatiste. Loin de toute réflexion cohérente pour l’Ecole publique, ses personnels et ses élèves. Une telle action ne pourrait que faire le bonheur de ceux qui poussent au crime.

En ces temps d’attaque généralisée, la solution aux revendications et besoins exprimés, est collective et globale. Toute action partielle ne pourrait que complexifier la situation en favorisant les projets de ceux qui veulent isoler les problèmes, pour mieux jouer des contradictions et avancer leurs fausses solutions.

 

Oui la direction d’école a besoin de temps, de moyens, de reconnaissance et de formation !

Mais il faudra d’abord revoir l’ensemble des mesures dé-régulatrices et génératrices de paperasse, de pressions sur les collègues, de culpabilisation des parents, des élèves qui dénaturent la fonction :

- Revoir les innombrables missions qui ont pour unique objet de transférer aux individus la responsabilité de l’échec des élèves (Evaluations, PPRE, PPAP, PPS, Conventions diverses …),

- Revisiter les missions de pacification des heurts sociaux qui ne sont que conséquence de la crise (signalements divers, suivis sociaux, gardiennage…)

- Revisiter les innombrables missions créées pour répondre à une municipalisation de l’école (commissions municipales diverses, gestion des actions éducatives, Conseils d’écoles, recherche complexe de crédits, démultiplication des projets pour la moindre action, PPMS, Protocoles divers …).

- Reconstruire des moyens d’aide à l’accueil du handicap, du sport à l’école, de la culture, de la pratique des langues, de la gestion des moyens techniques (entretien des locaux, des outils informatiques, audiovisuels …), de la médecine scolaire (PAI, vaccinations…), de l’aide sociale…

- Revoir la question du périscolaire : garderie du soir, études, aides aux devoirs, suivis éducatifs …

Il y aurait là beaucoup à faire pour recentrer la direction d’école sur sa fonction essentielle : animation d’une équipe et humanisation de la vie de l’école pour assurer la construction de connaissances. C’est la seule piste apte à rendre aux écoles leur âme !


Les libéraux veulent faire croire que « la responsabilité » est la mission première de cette fonction. C’est faux ! C’est leur choix de culpabiliser les individus, pour dédouaner le système et masquer le détournement des ressources, qui est porteur de cette vision.

Ce sont leurs choix qui conduisent à transférer l’organisation des missions de l’Etat sur les structures locales en conditionnant leurs ressources à celles des usagers et non aux richesses produites. Ce sont leurs choix qui conduisent à la nécessité de renforcer la hiérarchie et l’autoritarisme, pour mettre en place cette politique a contrario des besoins humains ! Ils ont choisi de configurer l’Ecole sur les seuls besoins économiques, ils ont choisi une Ecole du service minimum pour les déshérités, une Ecole qui rentabilise le savoir mais oublie sa dimension humaine et nécessairement solidaire. Ils ont besoin de moyens pour imposer ce choix qui se heurte aux attentes sociales : les EPEP et le statut de directeur en seront !

Nous, enseignants, parce que notre action pédagogique nous impose d’être porteurs des valeurs humanistes, nous pouvons, nous devons porter d’autres choix, une autre vision. C’est possible, c’est nécessaire. Le pire serait de se jeter dans la gueule du loup, comme nous y sommes progressivement invités.


Ensemble, tous ensemble ! Au delà du slogan, une nécessité impérieuse !

Ensemble, revendiquons dans le cadre d’un projet d’Ecole publique qui garantisse à tous un même droit à l’Education dans un cadre solidaire et citoyen. Revendiquons une Ecole serénisée, humanisée, Une Ecole républicaine.

Ensemble, réellement tous ensemble !

 

DES REVENDICATIONS POUR LA DIRECTION ÉTROITEMENT LIÉES À UNE AUTRE CONCEPTION DE L’ECOLE :

1- Plus de maîtres que de classes pour favoriser partout sur temps de travail l’aide aux apprentissages et profiter pleinement de la polyvalence de l’équipe

2- 3 heures hebdomadaires de concertation afin de gérer collectivement la vie de l’école

3- Pas une école sans décharge de service consacrée à la direction d’école avec un minimum d’une 1/2.

4- Retrait de tous les documents qui vont dans le sens de la culpabilisation des élèves et des maîtres : PPRE, Aide individualisée, Evaluations actuelles ...

5- Réflexion sur l’argent de l’école afin que les disparités sociales des élèves et économiques des ressources locales soient gommées.

6- Renforcement de la présence de la médecine scolaire auprès des élèves et gestion effective de leur santé (PAI, vaccinations, visites régulières, dépistages divers …)

7- développement de l’aide spécialisée partout afin que les élèves partout sur le territoire trouve aide publique et gratuite autant que de besoins

8- abandon de Base élèves et fourniture à toutes les écoles d’un outil informatique de gestion de l’école moderne, performant et ne constituant pas un fichage national des élèves

9- création d’un outil clair d’aide à la direction d’Ecole

10- clarification des missions sur la base du décret de 1989 et abandon de toutes les charges de travail qui conduisent à transférer des actions de gestion des collègues sur les directions d’écoles

11- création de corps statutaires et embauche de personnels autres qu’enseignants formés, rétribués à plein temps : assistants d’éducation, aide à plein temps à la scolarisation du handicap…

12- embauche de personnels qualifiés dans des corps existants : bibliothécaires, secrétaires…

13- renforcement des corps d’assistance sociale afin que dans toutes les écoles les élèves puissent être aidés socialement et éducativement …

OUI, des milliards pour une autre logique sociale et éducative, pour tous et non pour enrichir ceux qui le sont déjà !

REVENDIQUER pour le SNUipp, c’est ne pas se laisser enfermer dans les logiques à l’œuvre, c’est se DEFENDRE et TRANSFORMER

REVENDIQUER s’est se refuser au corporatisme qui ne peut que renforcer les divisions entre personnels qui ont les mêmes intérêts fondamentaux

 

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L’un des mérites de ce long texte est de bien faire connaître la position du SNUipp. Les enseignements y sont nombreux.

Comme toujours, les directeurs d’école sont qualifiés d’« enseignants chargés de direction » ou appelés « direction d’école », les « opposants » à l’idéologie du SNUipp présentés comme des « libéraux » et un « groupement de directeurs » assimilé aux « forces libérales ».

Le « statut de directeur d’EPEP » n’est autre qu’une « nécessité incontournable pour les libéraux » et leur « projet libéral ». Et, bien sûr, le SNUipp ne serait plus le SNUipp s’il ne faisait allusion à « une réponse collective et solidaire » en forme de credo pour « améliorer la situation » de l’école…

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
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commentaires

De HARO 14/11/2009 23:00


Pour le Collègue de province, OLEODUC

La directrice parisienne que je suis a pris son premier poste dans une école de 16 classes, et c'était la même école.... !!! Ce, après un concours qui est très difficile dans la Capitale et je
m'en excuse auprès des collègues de province : nous, nous n'avons pas le choix, il faut y passer devant ce jury plus que sélectif. 
Donc pas de leçon à recevoir de toi, Oléoduc, car en province profonde ou pas, bouseuse ou pas, j'aurais été déchargée totalement à mes débuts!!
Maintenant, à Paris comme chacun de Province le croit si bien, sachez que nous faisons acte de présence aux entrées, aux sorties et aux réunions de Directeurs, car le reste du temps nous nous
employons à remplir notre temps de décharge entre le coiffeur, le cinéma, les musées, la sieste et quand c'est possible quelques formations pour nous montrer et cela chacun l'envie....
Pourquoi donc ne viens-tu pas à Paris pour constater sur place et "travailler" avec nous ??
Je ne sais pas si je vais continuer à cotiser pour cette association dont les commentateurs se servent du site pour régler leurs problèmes personnels, faire leur thérapie sans lâcher un sou,
tricher sur leur origine, .. Je ne suis pas aigrie, moi !!!
Au fait, Oléoduc, il va falloir que tu t'inscrives en Aide Personnalisée dans une classe de ton école, car tu as un petit problème en "compréhension de lecture": le syndicat archi-minoritaire
qui est le seul véritablement favorable depuis de nombreuses années au Statut des Directeurs et qui a toujours milité pour ce statut, qui serait confessionnel et auquel j'appartiens et pour lequel
je me suis présentée aux dernières élections professionnelles à Paris et au plan national, pour un statut des Directeurs de toute la France , est le SNE !!!
Peut-être à bientôt, car j'ai d'autres choses beaucoup plus intéressantes à faire que de lire les proses de certains.
Merci au collègue de province qui a défendu les Directeurs parisiens qui cotisent au GDID !!! Nous sommes peu, mais quelques-uns tout de même.
MC


Lionel 13/11/2009 12:25


Reçu aujourd'hui à l'école le FSC dressant le bialn de l'université d'automne du SNUIPP.

J'ai lu le sommaire. Beaucoup de sujets sont abordés mais pas un seul sur l'organisation de l'école et donc a fortiori sur les diresteurs et directrices. A l'heure où ce sujet devient de plus en
plus pregnant, il y a quand même de quoi être plus qu'étonné. Ah mais non, je suis idiot, c'est le SNUIPP, le syndicat majoritaire qui s'occupe de tout et de tous, sauf de nous autres les dirlos.
Pardon, j'ai eu un moment d'égarement.


thierry fabre 13/11/2009 06:52


Prosper ?
Youp la boum ! C'est le roi du macadam...

Mais toutes les piètres tentatives pour tenter de faire dévier le débat, toutes les palinodies des petits trolls de service auront bien du mal à faire oublier l'essentiel

Il y a une pétition en ce moment qui atteint les 6000 signataires. Cette pétition du GDID demande à tous les syndicats enseignants d'ouvrir enfin le débat sur la direction d'école. C'est un
fait...
Tous les syndicats y ont répondu, tous, sauf le SNUipp. C'est un autre fait.
Le silence du SNUipp...

Depuis 8 ans, ce syndicat refuse la moindre réponse, le plus petit débat sur cette question de la direction d'école et refuse d'entendre les revendications des dirlos
Le si lancinant silence du SNUipp...

Depuis des lustres, les dirigeants de ce syndicat n'ont aucune proposition sérieuse sur le sujet, peinant à sortir de la demande catégorielle standard, hésitant même à prononcer le mot "directeur",
parce qu'à les prononcer, leurs noms sont difficiles, oscillant entre les oppositions tranchées de ses courants internes (Ecole émancipée, U et A)
Le si lancinant et oscillant silence du SNUipp...

Depuis des berges, la direction nationale du SNUipp, et ses porte-flingues attitrés, sur ce site et ailleurs, tentent désespérement, et sans succès, de mettre sous l'éteignoir cette revendication
politiquement incorrecte des gueux que nous sommes. La dernière pratique en la matière serait de remettre aux grands soirs des lendemains qui chantent l'espoir d'une minuscule évolution pour les
dirlos, une fois, bien entendu, que tous les problèmes de l'école publique seront réglés...

Le si lent, si lancinant et oscillant silence du SNUipp

Ally Teracheun


jeanroger 12/11/2009 15:43


Myriam, Karine... et bientôt Prosper? On a dû mal au SNUipp a déclarer sa véritable identité. Mais l'essentiel est ailleurs. La marche vers le statut a commencé, alors ne sautons pas dans le train
en marche et prenons place dans la locomotive et pas dans le dernier wagon de queue.


Pascal Oudot 12/11/2009 12:45


Quoi c'est? Pub SNU sur les EVS? Caca zézette! Pas sur le blog des directeurs qui luttent, rien à faire ici, prout!
 
Vulgaire je suis? Non, infantile. Mais nécessaire face à attaques ou communiqués ridicules. Ici on parle des directeurs (raaaah quel horrible mot!), pas des satellites. Bouh que je suis horrible,
méchant, beeerk!
 
Ceci dit, commentaire 101. YESSSS! :-)


merlin 12/11/2009 12:39


Je souris en lisant ce texte. La réalité que je connais, de mon petit bout de campagne, ce sont des écoles qui de plus en plus essaient de se dégager du système des EVS: recrutement de personnes
souvent en inadéquation avec les missions demandées, temps nécessaire pris pour les encadrer, construire un emploi du temps, gérer la partie administrative... les inspections ( peut-être ont-elles
des consignes?) poussent à la roue pour caser quand même ces EVS parfois rebaptisées AVS en fonction des besoins.
 Alors EVS oui peut-être, lorsque nous aurons le temps d'organiser leur encadrement, lorsque nous serons reconnus comme ayant cette mission d'insertion, lorsque ce ne sera plus pris sur notre
maigre temps de décharge ou pire,  de classe. Surtout que l'on cesse de faire croire qu'il s'agit d'une " aide" qui va résoudre les problèmes de " la direction d'école" comme écrivent
certains!


Karine (59) 12/11/2009 10:54


Transmis par le SNUipp 59 :


Direction et fonctionnement de l’école :


Le protocole sur la direction d’école que le SNUipp n’avait pas signé à l’époque a permis
à l’Administration d’utiliser les PE2 comme moyen de décharge et de créer des emplois précaires. Cette situation n’est pas satisfaisante et la contre-réforme de la formation des maîtres risque
encore une fois de désorganiser les moyens de décharge, car l’an prochain les PE2 ne seront plus utilisés comme moyen de décharge. Ces stagiaires seront nommés à 75% sur des postes classes. Le
SNUipp-FSU réclame la création d’emplois pérennes sous statut public pour l’aide administrative, l’informatique, la vie scolaire… Néanmoins, la situation n’ayant pas évolué depuis quatre années,
le SNUipp n’accepte pas que des écoles n’aient toujours pas à ce jour d’EVS, sous prétexte que ces dernières n’avaient pas, dès la mise en œuvre du protocole d’accord en 2006, fait de demande. Le
SNUipp-FSU refuse cette stigmatisation ressemblant fortement à une double peine et invite les écoles à renouveler leur demande.



Pierrot 12/11/2009 09:01


lecture beaucoup plus instructives là (Merci Pascal )

http://www.assemblee-nationale.fr/13/budget/plf2010/a1968-tIV.asp

Mais DEL ne manquera pas d'en faire un article... 


jeanroger 12/11/2009 08:09


Myriam ? Joli pseudo pour un garçon.


Pierrot 12/11/2009 07:28


Les bornes sont indispensables quand on a le désir de vivre ensemble.
Effectivement, je suis 'borné', les extrêmes se vautrant dans le populisme sont hors de mes frontières. 


henri 12/11/2009 06:50


Et bien, je ne vous savais pas aussi borné d'esprit. Triste.
Myriam, tu ne penses quand même pas nous vexer en venant diffuser ce genre de prose ici ! et en nous faisant passer pour des "bornés" ! Ce serait quand même assez amusant, à moins
que tu ne sois naïve, ceci expliquerait cela ! mais je ne le pense pas !

Comme le disait le poète : "La tolérance ? il y a des maisons pour ça". Des discours puants restent et demeurent des discours puants...

Retourne à ta tristesse !


Myriam 11/11/2009 22:35


Et bien, je ne vous savais pas aussi borné d'esprit. Triste.


grégoire 11/11/2009 22:11


Alors là chapeau ! Avec ton intervention,  tu vas voir que Gébé Théo62 et Dédel vont se retrouver bras dessus bras dessous avec les copains du GDID contre toi. Rien de tel pour réconcilier les
frères naturels  en délicatesse momentanée pour fait d'absence de statut des directeurs.
Rien que pour ça merci Myriam.
Mais bon évite quand même parce que là on va vraiment devenir grossier. T'as pas idée ...


Pierrot 11/11/2009 20:35


Ce que dit la fille de son père qui se plaint quand c'est le fils de l'autre qui est pistonné ne m'intéresse pas.
 


Pascal Oudot 11/11/2009 19:17


C'est de la provo'? De l'humour? Parce que moi quand je lis ça:
"Depuis une quinzaine d’années, l’insécurité à l’école n’a cessé de progresser, de l’ordre de 10% par an d’après les chiffres officiels." , désolé mais ça me fait pisser de rire!
 Le texte de l'intervention est dispo sur le site du FN, dont je ne donnerai pas l'adresse.


Myriam 11/11/2009 19:12


Chers collègues,

Moi qui ne l'avais jamais entendu parler sur ce sujet, je dois dire que j'ai été agréablement surprise en écoutant Marine le pen (oui !) exposer sa vision et son projet pour l'école : 
http://www.dailymotion.com/video/xb3px4_marine-le-pen-refonder-lecole_news 

Qu'en pensez-vous ? ça vaut largement du sarko ou du ségo ou du bayrou non ?...

J'avoue, je diffuse parce que j'aime !
Myriam 


Lionel 11/11/2009 18:51


"Il y a quelque chose d'extraordinaire tout de même dans votre attitude ; le SNUipp est l'ennemi déclaré. L'ennemi à abattre car responsable de tout ce qui ne va pas dans la planète
"école"."
Mais non, Gégé ! Là, tu nous fait une crise de martyrologie aigüe ; ça se soigne très bien à condition d'enlever les oeillères et les boules Quiès. Le SNUIPP n'est pas l'Ennemi. Il est juste le
syndicat majoritaire qui présente des idées opposées à celle de beaucoup (la majorité ?) des directeurs et de plus en plus d'adjoints aussi d'ailleurs. Mais, il est quand même majoritaire ayant
recueilli les suffrages de 29,7% de la profession lors des dernières élections. C'est donc normal qu'il soit interpellé, non ? Sinon, faut pas faire de syndicalisme.

"Mais, le SNUipp n'est pas aux affaires. Ce n'est pas lui qui décide de la politique de l'Education nationale."
Ben si justement, au moins dans le cadre de la cogestion de l'Education Nationale. Et si effectivement ce n'est pas lui qui décide de la politique, il peut fortement l'influencer, à condition de le
vouloir. Ben oui, quoi, on n'est pas n°1 pour rien. Ou alors, c'est qu'il ne sert à rien de voter pour lui lors des élections pro.

"C'est au gouvernement que vous devriez vous en prendre. Or, pas un mot, pas une critique..."
Alors là, coco, je ne saurais trop que te conseiller de relire l'ensemble des commentaires depuis plusieurs mois ou années : on est un sacré nombre à critiquer ladite politique de ce gouvernement.
On constate juste, et moi le premier, que si le number one du syndicalisme de l'EN ne se bouge pas un peu sur le dossier des EPEP, on se prendra en pleine face le projet du gouvernement qui ne
conviendra pour le coup à personne. On peut par exemple être totalement opposé, comme moi, à la politique gouvernementale actuelle et considérer que l'opposition politique dans notre pays est
inexistante. Ce dernier constat ne donne pas quitus à ceux qui sont aux manettes. T'es vraiment trop fort pour lancer des anathèmes qui font dévier un débat, toi !

"Car, vous devriez le savoir, si le gouvernement avait voulu ou voulait donner un statut aux dirlos, vous croyez qu'il aurait (eu) besoin de l'appui du SNUipp ? Que nenni !"
Et bien si, justement. Sur un sujet comme celui-là, les syndicats sont incontournables, et tu le sais pertinemment. Donc, au turbin et vite !

"Pourquoi pas une critique à l'encontre du gouvernement qui ne vous donne pas ce que vous souhaitez ? Lui seul peut créer un statut. Lui et pas un syndicat."
Redondant et larmoyant. Renouvelle-toi, surtout à trois lignes d'intervalles, ça doit être possible.

"J'aimerais comprendre votre attitude."
Donc, aucune critique n'est permise vis à vis du SNUIPP sans être aussitôt taxé d'être des suppôts de la Réaction et du libéralime.

"Et je le dis en toute liberté puisque je n'ai aucun mandat dans ce syndicat. Simple adhérent, simple militant, aucune responsabilité. Simplement en adéquation avec l'idée que je me fais du
syndicalisme."
Pour moi, un syndicat doit assurer la défense de tous les personnels, pas seulement de ceux que lui estime défendables. Sinon, le SNUIPP peut devenir un syndicat ne s'occupant que des collègues
adjoints. Après tout, dans le second degré, il y a bien un syndicat des personnels de direction. Et pour l'instant, le SNUIPP veut faire avancer sa vison de la direction d'école, qui ne concerne en
rien les directeurs d'école. Etonnant, non ? Et là encore, ce n'est que mon avis très personnel.


merlin 11/11/2009 17:49



J' approuve entièrement ce que tu écris Pierrot: ce qui ce conçoit bien, s'énonce clairement , pourrait-on ajouter.
Sud est clairement dans l'idéologie utopiste: il peut alors sans soucis rêver d'un monde de Bisounours où tout le monde est motivé, disponible, impliqué. C'est bon aussi parfois de rêver.


Le Snuipp se veut syndicat majoritaire, revendicatif et sérieux: difficile alors pour lui de calquer ce qui relève de l'idéologie post soixante- huitarde sur un  projet crédible de
l'école de demain. D'où les circonvolutions de Théo et Dédel pour expliquer que oui le Snuipp aime les dirlos mais que non on n'a pas compris, etc...


 En réalité , ce syndicat agitera tous les épouvantails possibles, bâtira toutes les stratégies du complot qu'il pourra inventer pour nier les directeurs d'école dans l'école de demain...
sans avoir davantage de courage qu'il n'en a pour parler de la " direction" censée représentée les directeurs , que pour avouer qu'un directeur il y aura bien dans n'importe quel projet de
refondation de l'école... mais qui?


  CPC en mal de progression de carrière? fonctionnaire d'une autre administration par le biais d'une VAE ? cadre du privé recruté sur concours? nous avons déjà posé la question sans avoir de
réponse comme d'hab!


Oui, le Snuipp est prêt à livrer l'école à des non-enseignants , tout cela pour conserver le mythe de l'instit comme les autres et je ne sais quelles autres niaiseries. C'est grave, mais si on
regarde bien les engagements et combats du Snuipp , on s'aperçoit vite que le corporatisme et le clientélisme sont ce qui le font exister. Tout s'explique.



Pierrot 11/11/2009 16:19


Je comprends mal ce que tu veux dire Simon.

Le fonctionnement de l'école , sa structure, son pilotage, questionnent et je me satisfait que l'on commence à s'y intéresser. je crois avoir montré mon implication dans la création d'un statut
d'établissement  sous certaines conditions.

Mais, il existe bien une école, là, aujourd'hui. Dans cette école il y a bien un directeur responsable, notamment, des biens et des personnes, 'animateur d'équipe' (animateur=chef?). Ces directeurs
depuis une dizaine d'années souffrent de l'accroissement de leurs charges et du manque de reconnaissance.
• Cela a été relevé par TOUTES les enquêtes qui ont été réalisées, qui que soit le commanditaire: MEN (DEGESCO), MGEN, GDiD, SNUipp, SGEN, SE ....

À partir de là qu'est-ce qui est gênant de chercher d'abord, ou en même temps que l'on réfléchit au "véhicule", à reconnaître les directrices et les directeurs actuels?

Que je sache, le SE, le SGEN, FO sont aussi, avec des positions différentes, entrés dans le débat par 'le fonctionnement de l'école et, donc, la direction'. 
Cela ne les empêche pas de parler des directeurs et revendiquer pour eux.
Ils ne parlent pas de 'temps pour la direction, mais de décharges supplémentaires pour les directeurs.

Puisque le SNUipp n'emploie pas le mot directeur, mais le remplace par 'direction' (ce qui est historiquement trompeur, car les Instits étaient soit directeurs
soit adjoints du ....), c'est qu'il y a une raison.
J'en propose 2, liées:
> ne pas réveiller de guéguerres internes (UA, EE, Ensemble....)
> Dans projet de fonctionnement de l'école du SNUipp, le rôle du directeur est amoindri, donc il ne peut le reconnaître aujourd'hui.

Que l'on se mette d'accord sur le véhicule -établissement ou pas et quelles prérogatives/définitions-,
ensuite on verra quel pilote (si besoin?)Tu résumes bien se je pense du SNUipp:
- parlons du véhicule... en supposant qu'il n'aura pas besoin d'un pilote.
Et où va un véhicule sans pilote? 

Si on pense que l'école n'a pas besoin d'un pilote, qu'aujourd'hui nous ne servons que la soupe aux IEN, que la 'gestion collective' est plus efficace, la rhétorique du SNUipp est logique. Ne pas
reconnaître les directeurs et parler d'un concept à définir (si besoin) la direction.

Ce qui est lamentable c'est de ne pas l'assumer, comme SUD ou Solidaire.
 


Grégoire 11/11/2009 16:10


le SNUipp n'est pas "l'ennemi à abattre", c'est le syndicat à faire bouger.

Entièrement de cette avis. Tant que ce syndicat n'aura pas élaboré une réflexion tenant compte non pas de la simple idéologie ( ce qui est naturel vu sa conception historique et son organigramme )
mais aussi de la réalité ( ce qui est difficile car l'idéologie en prend un coup ) et de son obligation de défendre tous les personnels le dossier sera bloqué de ce côté-ci de l'échiquier. De
l'autre il y a des projets dans les tuyaux qu'il faudra peût être combattre ( CA EPEP président mairie ou non enseignant ) avec lui.

On n'est pas anti SNUIPP, on enrage seulement de le voir s'enliser dans des vieilles lunes. nuance


jeanroger 11/11/2009 13:41


C'est sûr que si le snuipp ne restait pas dans son mutisme et s'exprimait en son nom POUR DE VRAI, il ne serait pas nécessaire de supputer (en un mot) sur ses intentions... mais en a t-il vraiment
hormis l'idéologie qui l'habite (en un seul mot également).
Le snuipp ? Peut-être le dernier mur à abattre ? En tous les cas allons-y de nos graffitis. Nous savons d'ailleurs même de l'autre côté du mur c'est pas l'harmonie. Unitaire, oui? Mais avec des
muselières.


Simon 11/11/2009 12:38


'Rentrer dans la problématique par "le fonctionnement" de l'école, c'est dériver vers des affrontements plus politiques que professionnels, implique un grand nombre d'acteurs hors école et freine
de fait l'amélioration des conditions de travail des directeurs.'
Pierrot, C'est bien le fait d'éluder cette approche qui fait que les syndicats dans leur ensemble et une majorité de collègues n'adhèrent pas aux propositions du gdid. Qu'il y ait nécessité de
redéfinir la fonction de directeur, tout le monde en est conscient mais c'est sur le  'diriger quoi' que le bât blesse. Présentement je trouve que le sujet actuel était une vraie ouverture de
discussion de la part du snipp sur le fond du problème. Mais c'est tellement plus simple et confortable de détourner la discussion sur les représentations supposées du snipp sur la
'direction'...Que l'on se mette d'accord sur le véhicule -établissement ou pas et quelles prérogatives/définitions-, ensuite on verra quel pilote (si besoin?)...


Pierrot 11/11/2009 10:36


Juste 2 choses, Gégé, 
1- le SNUipp n'est pas "l'ennemi à abattre", c'est le syndicat à faire bouger.
Ce n'est pas du tout pareil. Nous nous plaçons dans le système en reconnaissant le rôle de chacun et nous gardons la main tendue. Ce qui explique nos relations avec TOUS les syndicats.
Par contre nous ne respectons ni  la suffisance et ni les mensonges.

2- Car, vous devriez le savoir, si le gouvernement avait voulu ou voulait donner un statut aux
dirlos, vous croyez qu'il aurait (eu) besoin de l'appui du SNUipp ? Que nenni !
MERCI de le dire enfin!
parce que ce n'est pas du tout ce que prétend le SNUipp et notamment le texte que nous commentons... 

Et justifie notre existence et notre positionnement:
- C'est bien par la prise en compte des difficultés  que rencontrent les directeurs par l'Institution que se trouve la solution.
Rentrer dans la problématique par "le fonctionnement" de l'école, c'est dériver vers des affrontements plus politiques que professionnels, implique un grand nombre d'acteurs hors école et freine de
fait l'amélioration des conditions de travail des directeurs. 


Pascal Oudot 10/11/2009 23:37


Je n'ai pas oublié ce que le SE et le SGEN ont signé. Beaucoup ici peuvent témoigner de ma réticence envers eux. Alors, tu peux écrire si tu veux que les dirlos ont retourné leur veste et se
font enfumer par le SE au point de lui faire des mamours, je ne me sens pas outre mesure concerné.
 
Mais cela ne signifie pas que je doive pardonner au SNU son étourdissant silence présent. Je ne lui pardonne pas, d'autant moins que je me rappelle depuis trente ans trop de forfaitures,
d'abandons, de lâchetés, de compromissions, de corruptions, pour en être étonné.
 
Alors au lieu de constamment botter en touche, en nous reprochant de faire la cour à vos ennemis de classe, ou en faisant de la pub pour votre prochaine lamentable grève qui sera un four, ou en
vous faisant passer pour des victimes, oui au lieu de tout ça, que les syndiqués du SNU qui viennent ici essayent un peu de répondre aux questions que nous leur posons directement, nous, en toute
franchise, en toute honnêteté, et pour ma part sous mon propre nom. Tu vois Gégé, moi je n'ai même pas besoin de me cacher, et j'assume la plus petite virgule de ce que j'écris.
 
Maintenant, des réponses.


jeanroger 10/11/2009 23:22


Le problème avec le SNUipp est qu'il s'est déclaré lui-même l'ennemi des directeurs et bientôt sans doute des adjoints tout simplement. Il leur restera quand même les conseillers péda, les psy,
quelques rased mais pas tous, et bien entendu le gros des troupes en décharge partielle et totale que l'on retrouve un peu de partout: occe, ligue, mgen, iufm, maif, j'en passe et des
meilleures.
Mais y a t-il quelqu'un à la tête du SNUipp? Si oui un muet peut-être. Un impoli sûrement. Comment ne peut-on répondre sans vergogne à une association représentant des milliers de collègues qui lui
écrit à maintes reprises durant plus de huit ans.
Et qu'on ne me dise pas que c'est parce qu'on a une opinion différente. SUD est là pour prouver le contraire. SUD n'est pas d'accord avec le GDID mais est poli est respectable car il répond aux
courriers.
Le SNUipp, a contrario, ne l'est pas. Il ne répond pas. Seulement quelques insignifiants du plus bas de leurs rangs qui viennent de-ci de-là réciter un bréviaire mal appris et mal assimilé.


Gégé 10/11/2009 23:03


"sois certain, Gégé, que nous autres directeurs n'oublierons jamais ce qui se passe et va se passer"

Voilà une affirmation qui ressemble étrangement à ce qu'on lisait partout en 2006. La phrase était la même et le destinataire était le SE. On n'oublierait jamais la trahison du protocole... Mieux
on saurait s'en souvenir aux élections professionnelles...

2 ans plus tard, les dirlos ont retourné leur veste et se font enfumer par le SE au point de lui faire des mamours.
Le SE peut dire qu'il ne suit pas le GIDD, peu importe, on l'aime quand même. Le SE peut dire qu'un statut n'est pas une bonne solution, peu importe, on fait semblant de n'avoir pas entendu.
A côté de cela, le SNUipp écrit "direction" au lieu de "directeur" et c'est le scandale.
Allez comprendre...



Pascal Oudot 10/11/2009 22:35


Pour ma part, la critique vient justement de l'inaction totale du SNUipp quant à nos revendications, et ça c'est le comble pour un syndicat qui tend à faire croire qu'il tient à défendre tous les
personnels. Tous? Sauf les directeurs bien entendu, dont le nom n'existe même pas dans la rhétorique SNUpienne.
 
Si le SNU, syndicat majoritaire dans les Commissions, décidait de prendre le taureau par les cornes quant à notre devenir et nos conditions de travil, il se passerait peut-être quelque chose... de
plus. N'as-tu donc point lu, Gégé, le contenu de l'apostrophe pétitionnée du GDID envers les syndicats?
 
Alors, vous devez choisir: soit vous devancez, soit vous serez distancés. Mais sois certain, Gégé, que nous autres directeurs n'oublierons jamais ce qui se passe et va se passer. Et comme tu le
devines peut-être, Gégé, la courroie indispensable dans l'EN, c'est nous.


Gégé 10/11/2009 22:10


Il y a quelque chose d'extraordinaire tout de même dans votre attitude ; le SNUipp est l'ennemi déclaré. L'ennemi à abattre car responsable de tout ce qui ne va pas dans la planète "école".
Mais, le SNUipp n'est pas aux affaires. Ce n'est pas lui qui décide de la politique de l'Education nationale. C'est au gouvernement que vous devriez vous en prendre. Or, pas un mot, pas une
critique... On préfère reporter la "faute" sur un syndicat qui n'y est pour rien.
Car, vous devriez le savoir, si le gouvernement avait voulu ou voulait donner un statut aux dirlos, vous croyez qu'il aurait (eu) besoin de l'appui du SNUipp ? Que nenni !
Pourquoi pas une critique à l'encontre du gouvernement qui ne vous donne pas ce que vous souhaitez ? Lui seul peut créer un statut. Lui et pas un syndicat.
J'aimerais comprendre votre attitude. Et je le dis en toute liberté puisque je n'ai aucun mandat dans ce syndicat. Simple adhérent, simple militant, aucune responsabilité. Simplement en adéquation
avec l'idée que je me fais du syndicalisme.


merlin 10/11/2009 20:15


Je découvre ton post Théo et je n'ai pas grand chose à ajouter à ceux des collègues qui résument bien ma pensée par ailleurs. Quelle provoc? Je te demandais juste de préciser ce que ton syndicat
met derrière l'expression " direction d'école" qui semble être à l'origine , selon toi, de nos problèmes de compréhension de la position du Snuipp envers..; la direction d'école... ou des
directeurs? On ne sait pas très bien.
Sans couper davantage de cheveux en quatre, j'ai bien lu que " gérer collectivement la vie de l'école" ne se situe qu'au niveau du " pédagogique" comme tu le précises toi-même. Ces 3 heures ne sont
donc pas là pour toutes les semaines passer en revue les sujets administratifs ou organisationnels auxquels le directeur à l'habitude de répondre.
3 heures par semaine uniquement pour parler des gamins en difficulté... on risque de tourner un peu en rond à court terme..; surtout qu'il y a déjà les conseils de cycle, réunions Rased, équipes
éducatives..; mais enfin bon, admettons; j'ai bien lu Théo? et lorsque le Snuipp écrit " direction d'école" il faut bien lire " directeurs et directrices"....?    ( car tu avais
oublié de répondre).


Pierrot 10/11/2009 18:38



Tu n'as pas le sentiment de jouer la provoc ?
Après te foutre de la charité tu joues à l'hôpital Théo?
Tu occupes tout l'espace.

Car je constate que tu ne réponds toujours pas aux questions, notamment celle que vient de te poser Merlin:
Afin d'éviter toute interprétation fallacieuse, voire tendancieuse, peux-tu préciser ce qu'il faut lire
lorsque le Snuipp écrit " la direction d'école"?
 S'agit-il des " directeurs et directrices d'école" ou bien faut-il lire " un collectif composé des adjoints ( dont un chargé de direction) de l'école X" ?

C'est si dur d'écrire 'directeurs'?

Donc leçon de lecture (je suis très très patient):

Où dans le texte du SNUipp fait-on mention des directeurs?
par contre on peut y lire:


> Oui la direction d’école a besoin
de temps, de moyens, de reconnaissance et de formation ! Mais il
faudra d’abord revoir l’ensemble des mesures  (même si on tombait dans le piège de confondre direction=directeur, pour avoir plus de... il faut attendre la révision
de l'ensemble des mesures dé-régulatrices... tout un programme!)

>   Les libéraux veulent faire croire que « la responsabilité » est la mission première de cette fonction. C’est
faux ! 

C'EST VRAI! réglement type:
L'ensemble des locaux scolaires est confié au directeur de l'école, responsable de la sécurité des
personnes et des biens. 
>  3 heures hebdomadaires de concertation afin de gérer collectivement la vie de l’école.
Mais non, gestion collective ne veut pas dire 'direction' collective de l'école et moi je suis les Beatles!



Dans la lettre du SE, c'est plus clair, tout en se situant sur le même plan du 'fonctionnement de l'école et de la direction', on peut lire:
...
Nous agissons depuis plusieurs années pour une meilleure reconnaissance de la fonction de
directeur, via la réelle prise en compte de la complexification de leurs missions et de leurs responsabilités. 
...
-    la préparation de notre congrès national de Brest en mars 2010, avec
l’organisation de congrès départementaux où la question de l’évolution de l’école et des directeurs, entre autres, est portée au débat auprès de nos adhérents

 Pour reprendre ton image du pendu, Théo, je crois que le SNUipp, qui continue à tirer fort sur le noeud coulant, s'étonne que l'on bouge encore.


jeanroger 10/11/2009 18:15


Le silence du SNUIpp concernant les directeurs ne joue pas en sa faveur. La seule chose qu'il parvient à faire c'est laisser la tribune aux huit autres syndicats qui commencent à intéresser nombre
de collègues, directeurs ou pas d'ailleurs. On verra peut-être le résultat aux prochaines élections. Ca a d'ailleurs été le cas dans quelques départements "fiefs" du snuipp qui ONT PERDU DES
VOIX... parmi les un peu plus de un sur deux votants de l'ensemble des enseignants.
Et les quelques sousfifres et subalternes qui viennent gratter ici ou là quelques bribes de dialectique passéiste et mal digérée ne fera que renforcer cette tendance.
Ce qui au fond représente un plus pour la démocratie.


lionel 10/11/2009 14:14


Et bien non Théo, il n'y a aucune provocation a te demander ce que le SNUIPP met derrière "la direction d'école". Est-ce "le directeur ou la directrice" ou est-ce effectivement le fameux Conseil
des maîtres décisionnaires prônésd par ton syndicat ? OPù est la provocation à te demander un éclaircissement. Tu pratiques à merveille le vieil adage "La meilleure défense, c'est l'attaque", mais
on peut être deux à jouer. Alors, enfin une réponsde concrète à une de nos questions ou encore un de tes fameux roulé-boulé ?

"Franchement, comme soutien, on fait mieux. Le SE-Unsa soutient les dirlos comme la corde soutient le pendu..." : ça vaut toujours mieux que le mépris affiché par le SNUIPP à l'encontre des
dirlos !!! Au moins, il ya du dialogue et des réponses, alors que d'autres sont systématiquement aux abonnés absents. C'est certain que si c'était pour d'autres catégories de personnels...


Théo62 10/11/2009 13:55


"Le
SE-UNSA a notamment signé le protocole d’accord de mai 2006 qui a permis une première avancée en termes de décharges, de rémunération et d’assistance administrative. Rappelons que notre syndicat,
seul, s’est engagé dans ce processus."

Je ne sais pas si tu te souviens, Jean-Roger du pataquès que les dirlos ont fait de mai à octobre 2006. Les boîtes mail pros étaient envahies de messages vengeurs. Le mot "trahison" devait être le
plus employé. Je fais appel à ceux qui ont vécu ce moment pour confirmer mes propos. Alors, je veux bien que tu ressortes ce texte mais, je doute qu'il soit une référence pour les dirlos qui n'ont
pas du tout apprécié la signature du protocole. Parce que ce qu'ils ne disent pas au SE-Unsa dans la lettre que tu rapportes, Jean-Roger, c'est qu'ils ont mis fin à la grève administrative des
dirlos. Je sais qu'on a tendance à oublier mais ce n'est pas si vieux.
Il faut aussi ajouter que le SE-Unsa a précisé sa pensée depuis ce courrier :

"Le SE-Unsa prend ses
distances avec les positions du GDID, ne soutiendra pas la pétition…

« Le GDID a tendance à prendre le problème uniquement sous l’angle de la
fonction de directeur ; au SE nous partons de l’organisation de l’école pour définir ensuite les conditions d’exercice adéquates », explique Stéphanie Valmaggia.


Pour le syndicat, dans un contexte de « resserrement des corps », la création d’un nouveau statut de directeur d’école n’est pas pertinente…"

Ce n'est pas moi qui le dis, je prends mes sources sur ce site (article précédent, tu peux vérifier, Jean-Roger).

Franchement, comme soutien, on fait mieux. Le SE-Unsa soutient les dirlos comme la corde soutient le pendu...

@ Merlin
Franchement cher collègue, tu n'as pas l'impression de couper les cheveux en quatre ? Dis-moi, ce ne serait pas uniquement pour exprimer ta rancoeur que tu écris :

"peux-tu préciser ce qu'il faut lire lorsque le Snuipp écrit
" la direction d'école"?"

Tu n'as pas le sentiment de jouer la provoc ?



merlin 10/11/2009 12:37


Afin d'éviter toute interprétation fallacieuse, voire tendancieuse, peux-tu préciser ce qu'il faut lire lorsque le Snuipp écrit " la direction d'école"?
 S'agit-il des " directeurs et directrices d'école" ou bien faut--il lire " un collectif composé des adjoints ( dont un chargé de direction) de l'école X" ?
Tu comprendras que la nuance est de taille et elle mérite donc une réponse claire et sans ambiguité, ce qui nous permettra à l'avenir de mieux lire et comprendre la prose du Snuipp.


Pascal Oudot 10/11/2009 12:13


faut que chacun le fasse de bonne foi et ne vienne pas avec des a priori ou  des oeillères qui interdisent toute discussion
 
C'est la meilleure!


Pierrot 10/11/2009 11:34


Théo
2 fois dans tes commentaires tu reproches l'absence de bonne fois à tes interlocuteurs...
Je te trouve gonflé!

Mais bon... En tous les cas tu continue à affirmer ta suffisance:
Comment croire RAISONNABLEMENT à mes propositions, te questionnes-tu?
Que tu puisses 'douter' est plutôt rassurant, mais on déchante vite.
Car c'est bien à partir du domaine de  'croyance' que tu publies tes commentaires.
En quoi est-il RAISONNABLE de croire que la rituelle grève de novembre (vote budget) est efficace?

Peux-tu me dire une année où elle n'a pas eu lieu?
Estimes-tu RAISONNABLE la flopée de revendications au regard de 24h de grève?
Quels critères retiendras-tu pour estimer la réussite ou non de cette journée:
- le nombre de grévistes?
- l'aboutissement des revendications?
- l'aboutissements de certaines des revendications? combien? lesquelles? 

Mais, bon (encore...) comme pour le reste, on ne pose pas de question à GOUROU, et il se fout des propositions, il a la vérité en lui!


JeanRoger 10/11/2009 09:29


Au contraire du snuipp qui reste sur la position (courageuse ?) du silence à toute tentative de dialogue, si ce n'est quelques sousfifre sans envergure qui viennent ici ou là avec leurs
copier/coller insipides, le SEUnsa a le courage et l'honnêteté d'entamer le dialogue et la concertation sur le problème et la souffrance des directeurs.
Voir ci-dessous la réponse d'un RESPONSABLE à la lettre que le GDID a envoyé à tous les syndicats. Pour l'instant SEUL le snuipp se trouve aux abonnés absents.

Cher Collègue,

Nous accusons réception de votre demande de relayer sur notre site une pétition à l’intention des syndicats. Si nous partageons globalement vos constats, il nous paraît cependant difficile de
relayer sur notre site une pétition qui nous interpellerait nous-mêmes !

Depuis longtemps, le SE-UNSA s’est impliqué, souvent seul, dans le dossier du fonctionnement et de la direction d’école. Nous agissons depuis plusieurs années pour une meilleure reconnaissance de
la fonction de directeur, via la réelle prise en compte de la complexification de leurs missions et de leurs responsabilités. Le SE-UNSA a notamment signé le protocole d’accord de mai 2006 qui a
permis une première avancée en termes de décharges, de rémunération et d’assistance administrative. Rappelons que notre syndicat, seul, s’est engagé dans ce processus.

Nous pensons que cela ne suffit pas. Un nouveau palier doit être franchi ; il passe par une concertation sur le fonctionnement et la direction d’école car ce débat est clairement esquivé du côté de
l’administration.

Nous continuons à rencontrer les différentes parties prenantes de ce dossier et échangeons avec eux sur ce sujet, sans langue de bois et sans préjugés (députés ayant déposé la proposition de loi
sur les EPEP, l’AMF, l’ANDEV…).

Nous sommes donc disposés, comme nous l’avons toujours été, du reste, à débattre avec vous de cette question. Et nous le ferons en participant aux Cassinades que vous organisez le 26 octobre
prochain.

Pour conclure,  nous vous informons que plusieurs initiatives du SE-UNSA sont actuellement en cours :
-    la parution d’une publication sur les EPEP pour faire un point de situation ;
-    un questionnaire mis en ligne sur notre site national pour interroger les collègues sur la manière dont ils voient l’évolution du fonctionnement et de la direction d’école ;
-    la préparation de notre congrès national de Brest en mars 2010, avec l’organisation de congrès départementaux où la question de l’évolution de l’école et des directeurs, entre
autres, est portée au débat auprès de nos adhérents

Nous vous prions d’agréer, Cher Collègue, l’expression de nos salutations distinguées.

    Christian CHEVALIER
    Secrétaire général


Théo62 10/11/2009 09:08


Comment peut-on raisonnablement croire à tes propositions, Pierrot ?

"…proposer une alternative. Il y en a plein de la JAS à une
journée portes ouvertes... en passant par des délégations d'écoles pour déposer des revendications, des campings dans l'école...  Enfin des actions qui construisent des synergies (il y a trop
de 'délégations', pas assez d'appropriation par les acteurs dans ces grèves d'1 jour)Des idées on doit pouvoir en trouver…"

Beaucoup disent ici qu'une journée de grève ne sert à rien. Je pense qu'en fait ça les arrange bien de dire cela car ça les dispense de s'engager vraiment et de perdre une journée de salaire...
Si la grève ne sert à rien, crois-tu pouvoir faire plier le gouvernement avec la JAS ? avec du camping dans l'école (kesako ?) ? avec des délégations d'écoles ? Des idées, on doit pouvoir en trouver, dis-tu... J'espère mais lesquelles ? Lionel, lui, est clair : il
est pour une grève illimitée. Mais, toi, Pierrot ? 

Autre point, pour revenir à l'objet du débat initial : on voudrait faire croire que le SNUipp est l'ennemi déclaré des dirlos. Où avez-vous lu ça ?
Prenons les revendications exprimées dans le corps de l'article. Certains feignent de croire que la proposition n° 2 "3
heures hebdomadaires de concertation afin de gérer collectivement la vie de l’école " est faite pour remplacer le dirlo. C'est stupide. Elle va dans le sens de la n° 1 (plus de
maîtres que de classes). En effet, si on veut travailler dans ce sens, il est impératif de se rencontrer, d'échanger sur les gamins, de faire le point régulièrement... Et ça n'a rien à voir avec le
remplacement du dirlo. Gérer la vie pédagogique de l'école, c'est du ressort de tous les acteurs de l'école.

Quand il est écrit dans la proposition n° 3 "Pas
une école sans décharge de service consacrée à la direction d’école avec un minimum d’une 1/2", ça s'adresse à qui ? Faut vraiment être de mauvaise foi pour dire le contraire de ce qui
est écrit.
Et la n° 9 "création
d’un outil clair d’aide à la direction d’Ecole ", c'est pour qui ?

Dialoguer, échanger... sur un site de dirlos, c'est bien, mais faut que chacun le fasse de bonne foi et ne vienne pas avec des a priori ou  des oeillères qui interdisent toute discussion. On
ne peut quand même pas faire dire le contraire aux écrits. L'interprétation a des limites.


Lionel 10/11/2009 08:27



Excuse-moi dédel pour l'erreur de personne : décidément, il ne faut pas écrire un commentaire avec une petite de 16 mois sur les genoux. Mille excuses.


anschutz 10/11/2009 08:20


Dédel:
"Tu parles de grève à durée indéterminée. Je ne pense pas qu'il y aurait du monde à nous suivre si on proposait une telle action."

Bien sûr que personne ne suivra, car, à part "des sous" ou "plus de moyens" vous (les syndicats) ne proposez rien, pas de vision de l'école de demain: "on reste comme on est", vous nous demandez de
bouger alors que vous pataugez dans l'immobilisme.
Pourtant les délégués syndicaux ont un peu plus de temps que l'instit de base pour imaginer l'école de demain!
Non vous laissez cela à un gouvernement libéral et après vous faîtes un constat alarmiste (mais avec lequel je suis tout à fait d'accord).
En général, c'est celui qui attrape les rênes en premier qui a la meilleure chance de conduire la charrue, vous avez laissé les rênes au gouvernement, bien vous en a pris!
Ca va faire 10 ans que je fais ce métiers, je vois toujours les mêmes revendications, et en 10 ans j'ai rien vu venir...



Pierrot 10/11/2009 07:49


Dommage que l'on change de sujet...
Je voudrais rappeler à Dedel, qu'en voulant 'ratisser large' il commet une erreur.
> les décharges prévues par le 'Proutocole' ne sont pas liées aux PE en stage filé.
Donc, si les syndicats voudront bien jouer leur jeu de surveillance, il n'y aura qu'à faire appliquer la loi...

@ Gégé,
> drôle de raisonnement quand même, demander aux autres, ceux qui ne sont pas écoutés, de proposer une alternative. Il y en a plein de la JAS à une journée portes ouvertes... en passant par des
délégations d'écoles pour déposer des revendications, des campings dans l'école...  Enfin des actions qui construisent des synergies (il y a trop de 'délégations', pas assez d'appropriation
par les acteurs dans ces grèves d'1 jour)
Des idées on doit pouvoir en trouver, d'ailleurs cette grève est assez loin de faire l'unanimité au sein des syndicats enseignants.
Reste que tu prétends le contraire: la grève d'un jour est la SEULE solution capable de mobiliser et, tu ne le dis pas mais j'espère que tu le penses, faire plier le gvt. 

> 1 je ne crois pas qu'elle soit si mobilisatrice que ça (ni la forme, ni le fond)
> 2 je ne crois pas qu'elle soit de nature à faire plier le gvt, parce qu'elle ne peut pas s'inscrire, justement, dans la durée. (

Les rapports de forces se construisent, or, cette fois encore, ça ressemble plutôt à une démonstration interne (qui a la plus grosse) plutôt qu'à une réelle volonté (croyance) à faire plier le gvt.


Pascal Oudot 10/11/2009 07:32


Qu'est-ce que c'est que cette discussion sur la grève? Dedel a bien réussi son coup! Il a réussi une fois de plus à détourner votre attention du sujet de l'article, auquel il ne répond bien entendu
pas puisqu'il n'a rien à dire, et que pour lui le mot "directeur" est certainement un terme grossier.


Denis 10/11/2009 07:22


Même constat que Jeanroger et Lionel :
0 gréviste sur 10 pour le 24 novembre.
Presse syndicale récupérée intacte quelques semaines après son arrivée.
Mais cet état de fait n'interpelle visiblement pas nos représentants personnels  puisqu'on repart inlassablement sur des grèves fourre-tout à raison d'une journée par trimestre histoire
de ne pas perdre les bonnes habitudes... et de montrer qu'on bouge encore.


Dedel 09/11/2009 23:15


Lionel, tu fais erreur de personne. C'est Gégé qui t'a posé les questions sur tes propositions concernant la grève. Sois rassuré, je ne suis pas du genre donneur de leçon. Tu parles de grève à
durée indéterminée. Je ne pense pas qu'il y aurait du monde à nous suivre si on proposait une telle action. Et peut-être pas même ceux qui en parlent pour dire que c'est ce qu'ils voudraient. Il y
a souvent des distorsions importantes entre ce qui est dit et la réalité ensuite.


merlin 09/11/2009 22:47


Faire grève ou pas? bonne question. Je ferai à nouveau grève lorsque nous aurons des syndicats responsables et utiles à la profession. Pas de tristes guignols pour lesquels la grève n'est qu'un
moyen épisodique de justifier , à leurs yeux, leur existence. Discours anit-syndicaliste diront certains. Je ne pense pas:
grève contre le CPE ... pour voir ensuite le SE demander des EVS dans les écoles. dégoutté.
Le Snuipp proteste contre les mêmes EVS avant de demander leur régularisation ( pour le statut , il leur faudra attendre au moins autant que nous!)... la retraite!
et puis les discours pontifiants de F/C avec ces gens qui veulent nous apprendre à faire classe de leur bureau ou de leur fac... marre aussi de leurs discours creux et ignorants de la réalité de
notre boulot...
 Ras des pâquerettes? peut-être bien mais en phase au moins avec le terrain , là où vous ne mettez plus les pieds car vous y seriez accueillis avec un langage bien différent des réunions
syndicales habituelles.


Lionel 09/11/2009 18:37


Oups, excusez les fautes d'orthographe de mon dernier post mais j'avais ma petite dernière sur les genoux. Désolé !


Lionel 09/11/2009 18:34


Dédel, tu peux quitter tout de suite ton petit don de donneur de leçon, parce que'avec moi, t'es très mal tombé.

Premièrement, je n'ai pas de camarades, n'ayant jamais adhéré au PCF. J'ai des collègues, dirlos et adjoints qui sont dans la même galère que tout le monde.

Deuxièmement, tu as raison, si grève il doit y avoir, elle doit être à durée indéterminée. Sans cela, son poids est nul sur un quelconque gouvernement qui n'a qu'à jouer les médias contre nous
pendant vos grèves d'une journée. Les parents sont mécontents, ne savent même pas pourquoi on fait grève et les rares qui lisent vos tracts se perdent dans la multiplicité de vos
revendications.
Alors oui, il faut une grève à durée illimitée. Et c'est un jeune (ou pas encore trop vieil) enseignant de 35 ans qui tient ce discours. En 2003, pour les retraites, j'ai fait 5 semaines de grève,
en allant prendre quand même mes élèves mais en me déclarant gréviste. Ma femme également a fait grève, étant enseignante elle-aussi. Et bien mon coco, on a mis 8 mois à écluser nos retenues de
salaire. Et voilà t'y pas que j'apprends à la même époque de la bouche même d'une glorieuse enseignante responsable du SNUIPP de mon département que j'étais "bien bête de me déclarer gréviste parce
que de toute façon, personne n'allait venir vérifier mes déclarations." Et d'enchaîner que de toute façon elle-même ne se déclarait gréviste que pour maximum un quart des jours ce qui lui évitait
de perdre trop d'argent. Alors que je lui exprimais mon étonnement (pas encore mon dégoût),, elle m'asséna l'argument massue : ça fesait perdre de l'argent au gouvernement donc c'était bon pour la
lutte

Maintenant Dédel, libre à toi de me croire ou pas, je ne possède que ma parole. Libre à toi également de me rétorquer que c'était une brebis galeuse, qu'il ne faut pas généraliser, j'ai assisté
depuis à d'autres petites entourloupes pas très reluisant de la part d'autres déchargés du SNUIPP et ce vis à vis de collègues, souvent débutants et donc pas au fait des "pratiques" locales. Pour
ce qui est de la presse syndicale arrivant à l'école, pas une collègue ni jette le moindre coup d'oeil : si je ne les déplastifie pas moi-même, je ne peux pas les emmener au tri sélectif.


jeanroger 09/11/2009 17:41


Moi je propose qu'on commence à revendiquer pour la profession, le métier, les personnes qui travaillent... Mais le snuipp n'est pas le syndicat de la profession, c'est le syndicat du bla bla bal
pédagogique, sociologique, psychologique, et au final du jeuteunique... Il suffit pour s'en convaincre, enfin, le peu qui reste à convaincre, de lire le dernier f sur c: RIEN, ABSOLUMENT RIEN POUR
LA PROFESSION, en revanche et patati et patata des évalutations, et patati et patata de la méthode x et patati et patata du développement de l'enfant. Au mieux de la politique, au pire du
pédagogisme, en tout les cas pas du syndicalisme.


Gégé 09/11/2009 14:02


"...d'accord avec cette revendication, mais comme le gouvernement ne donnera pas satisfaction, que fait-on..."

Que proposes-tu, Lionel ? Une grève d'une journée, ça ne sert à rien, entend-on.
Une journée d'action (manif, rassemblement...), ça ne sert à rien, entend-on.
D'ailleurs, ce sont les mêmes qui disent cela. Et j'ai souvent eu l'occasion de le lire dans des commentaires, sur ce site et sur l'autre.

Baisser les bras et courber l'échine ? Tendre l'autre joue ? Se résigner en attendant des jours meilleurs ?

Alors, Lionel, que proposes-tu ? Que proposent tes camarades ?

Une grève générale à durée indéterminée ? Tu es prêt à t'y lancer ? Et tes camarades aussi ?

D'où ma question : que proposes-tu comme solution alternative ?


henri 09/11/2009 13:06


le dernier snuipp vient de déchirer sa carte.
J'ai reçu ce matin 4 exemplaires du dernier "F sur C" ; mis en salle des maîtres à la vue de tous les adjoints qui l'ont vu !

Les numéros n'ont toujours pas été ouverts sous leur emballage ; regard très distrait des adjoints ...

Les arbres meurent, les postiers travaillent, le directeur dépose démocratiquement.... tout cela en pure perte !