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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 15:11

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      Le rapport de la concertation

Lancée le 5 juillet dernier, la « grande concertation » a été articulée autour de quatre sujets majeurs : « la réussite scolaire pour tous », « les élèves au cœur de la refondation », « des personnels formés et reconnus », « un système juste et efficace ». Mardi 9, François Hollande présentera ses priorités pour l’école et jeudi 11 Vincent Peillon livrera ses arbitrages Du rapport remis le 5 octobre, nous avons extrait quelques paragraphes significatifs que nous publions ci-après.  


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POURQUOI REFONDER L’ÉCOLE ?

Le constat commun, c’est qu’un certain nombre de signaux doivent aujourd’hui nous alerter :


1. Des résultats qui baissent

Quand on observe les résultats des élèves aux différentes enquêtes internationales depuis le début de 2000 (PISA, qui évalue les acquis des élèves à 15 ans, ou PIRLS qui se focalise sur leurs compétences à l’écrit durant le primaire), l’école française occupe dans l’horizon international une place à peine moyenne. Plus grave, sa position, déjà fragile, tend à se dégrader, notamment pour ce qui concerne les résultats des élèves les plus en difficulté. Concernant le premier degré, la France occupait en 2001 le 18e rang sur 36 pays évalués. En 2006, elle n’occupait plus que le 27e rang sur 44 pays évalués. 32 % des écoliers français étaient alors jugés faibles ou très faibles, quand la moyenne européenne est de 25 %.


2. Des inégalités qui se creusent dans l’École et mettent en danger le projet républicain

L’école française ne progresse plus pour tous mais, de façon plus alarmante encore, elle laisse sur le bord du chemin un nombre grandissant de jeunes issus des milieux les plus fragiles socialement.

Les enfants issus de l’immigration souffrent aussi de cette École qui ne progresse plus. L’écart entre ces enfants et ceux nés en France demeure important. Plus alarmant encore, selon PISA 2009, la différence perdure même pour les enfants de la seconde génération, qui ont pourtant suivi une scolarité complète sur le sol français. Notre pays peine à intégrer ces enfants qui enrichissent notre communauté nationale.


3. Une concurrence scolaire exacerbée

L’interrogation porte sur la liaison étroite et durable entre le diplôme de formation initiale et l’insertion professionnelle.


4. Une confiance qui s’effrite

Faute d’un projet politique suffisamment explicite et partagé au cours des trois dernières décennies, la politique de massification, si elle a été effective en termes de flux, a échoué sur le plan qualitatif. Le collège unique n’a pas su gérer l’hétérogénéité scolaire (qui est sa définition même) en ne parvenant pas à mettre en place une pédagogie et des remédiations efficaces face à la difficulté scolaire.


5. Un mal-être qui s’installe

Le mal-être scolaire touche désormais une partie non négligeable des enfants et, par ricochet, des familles, ainsi que des enseignants. Ce mal-être face à l’École est aussi ressenti par les familles qui expriment à son endroit des demandes ambivalentes. Le mal-être scolaire se fait aussi sentir chez les enseignants, comme le montrent les recherches et comme l’ont souligné les acteurs de la concertation. Beaucoup éprouvent une souffrance dans l’exercice même de leur métier, le sentiment de ne pas y trouver ce qu’ils en attendaient, mais aussi celui de la difficulté à enseigner et éduquer au quotidien, de l’incommunicabilité et de la solitude professionnelle. Ils ont le sentiment d’une dévalorisation de leur métier et d’un déclassement social.

Cette crise de confiance dans le métier d’enseignant se lit notamment dans les difficultés actuelles de leur recrutement qui menacent à terme la qualité du corps professoral.


6. Une action publique incohérente

Malgré la décentralisation et la déconcentration, l’éducation nationale n’a pas encore totalement rompu, dans son fonctionnement quotidien, avec les pratiques d’une organisation administrative et politique historiquement verticale et autoritaire qui a beaucoup perdu en efficacité.

À cette perte de sens et à cette organisation administrative dysfonctionnante, s’est ajoutée une action publique désordonnée, mise en place exclusivement sur le court terme et avec pour seule cohérence d’être développée autour d’un mode de management techniciste (pilotage par les résultats, tableaux de bord...), peinant à considérer l’ensemble des acteurs à associer, notamment les collectivités territoriales.

De nombreuses réformes organisationnelles ont créé des coquilles vides (les projets éducatifs pour enfants en difficulté scolaire comme les PPRE, les cycles...), au détriment de dispositifs de conduite du changement visant l’évolution des pratiques notamment pédagogiques. Les injonctions irréalisables à cause de la non-adéquation entre les moyens et les objectifs (dans le cas de réformes mal pilotées comme l’introduction du socle commun de connaissances et de compétences, de l’intégration des élèves en situation de handicap, de l’aide personnalisée...) et les injonctions contradictoires (par exemple, l’affirmation d’un collège unique mais le développement d’une quasi-filière avec le module Découverte professionnelle de 6 heures) se sont multipliées. Les dispositifs scolaires se sont empilés sans succès au fil des années (voir tous les programmes autour de l’aide personnalisée ou du soutien aux élèves en difficulté). Mais plus grave encore, les écarts entre les principes affichés et les réformes présentées sont devenus légion : affichage du souhait de renforcer la formation des enseignants mais destruction de son organisation au travers de la réforme de la « mastérisation » ; discours sur l’allongement du temps de scolarisation avec l’opération de « reconquête du mois de juin » mais réduction du nombre de demi-journées d’école au primaire en 2008; introduction d’un socle commun sans souci d’articulation et de compatibilité avec les programmes existants... Plus généralement, faute de perspectives de long terme, les réformes ont été peu évaluées, empêchant ainsi que se construise une action publique sur des bases stabilisées, consensuelles et donc pérennes.


7. Une École qui peine à entrer dans le XXIe siècle

Le contexte sociologique a changé : les institutions traditionnelles tendent à décliner – l’École, la famille, la religion... – tandis que monte l’individualisme ; le couple autorité/légitimité est remis en question ; la société se fragmente en entités identitaires et une société de la défiance, entre les diverses communautés notamment, progresse. Les modes de participation et d’association traditionnels s’affaissent (recul du militantisme politique, dans une moindre mesure de la vie associative...) mais d’autres formes de collaboration sociale et politique, d’autres formes d’interactions se développent, comme les réseaux sociaux virtuels.

 

 REFONDER L’ÉCOLE POUR REFONDER LA RÉPUBLIQUE

 1.     Relever les défis du XXIe siècle

Le savoir pour construire son avenir

L’École est le lieu privilégié de la transmission des connaissances et des savoirs disciplinaires.


L’École pour instituer le lien civique


L’École laïque a reçu des mains de ses fondateurs la mission de consolider la République, en transmettant ses valeurs et en formant des citoyens. L’apprentissage de la citoyenneté ne se résume pas à l’acquisition, nécessaire, de connaissances sur le système politique et institutionnel.


Apprendre à vivre ensemble


Être citoyen, c’est vivre ensemble. Or, l’école française, en son sein comme dans son rapport avec ses partenaires du monde extérieur (collectivités territoriales, associations, entreprises), a encore du mal à gérer les différences de tous ordres : diversités culturelles et religieuses résultant de l’intégration de populations immigrées, bien sûr, mais aussi situations de handicap, normes sociales divergentes, ou encore hétérogénéité des pratiques professionnelles.

Une École juste

Lutter contre l’échec scolaire est un impératif de justice sociale, mais c’est aussi un gage d’efficacité, la condition pour mobiliser toutes les forces du pays pour aller de l’avant.

Une École bienveillante

Quand l’École est bienveillante envers les élèves – qui sont d’abord des enfants et des adolescents –, quand elle accueille enfants – y compris en situation de handicap –, parents et personnels dans des locaux conviviaux et adaptés, quand elle respecte les rythmes et la santé des enfants et des jeunes en allégeant des journées trop longues et trop peu nombreuses, quand elle prévient la violence et crée les conditions d’un climat apaisé et serein dans les établissements, elle met toutes les chances de son côté pour faciliter les apprentissages dès les débuts de la scolarité.
 

 2.        Une véritable politique publique pour l’École
 

 Des partenaires diversifiés

L’École est un service public national. Tous les acteurs de la concertation ont insisté pour affirmer le rôle central de l’État, garant de l’égalité sur tout le territoire. Il a aussi beaucoup été dit que l’École était l’affaire de tous, qu’il fallait ancrer l’École de demain dans son territoire et l’appuyer sur ses partenaires. Parents, collectivités, associations, monde du travail…

 Rénover l’action publique en éducation : des outils moins prescriptifs et plus efficaces


Les réformes doivent être désormais mieux préparées, selon un processus participatif, associant les acteurs de terrain, personnels comme institutionnels. Il a été notamment demandé que la conception des programmes scolaires prenne en compte l’avis des enseignants.

 

VERS L’ÉCOLE DU FUTUR

 1. La réussite scolaire pour tous
 

 La priorité à l’école primaire

Affecter en priorité les moyens supplémentaires en personnels qui vont être créés dans les écoles maternelles et primaires en ciblant d’abord les territoires en difficulté.
 

 Redonner du sens à l’école maternelle


La mission de l’école maternelle, qui est d’accompagner les débuts de l’enfant à l’école, fait d’elle une structure spécifique. L’école maternelle doit être clairement identifiée et centrée sur les apprentissages premiers, et notamment le langage oral, grâce à une rénovation de ses objectifs d’enseignement et à des approches pédagogiques adaptées. Elle doit être préservée de la pression de l’évaluation. Comme cela a été souligné dans un atelier, la confiance ne peut s’installer dans un contexte de mise en échec. Parce que la scolarisation précoce, dans ces conditions, contribue fortement à l’amélioration des trajectoires des élèves des milieux défavorisés, elle doit être largement développée.

  - Conforter l’identité de l’école maternelle en redéfinissant son rôle et ses missions, en réunissant en un seul cycle petite, moyenne et grande sections et en assurant une formation spécifique à tous les personnels qui y interviennent.

             - Développer la scolarisation à partir de deux ans, dans des conditions adaptées aux enfants et à leurs besoins psychologiques et physiologiques, en commençant dès la rentrée 2013 dans les territoires en difficulté.

 

École élémentaire : une pédagogie renouvelée au service des apprentissages fondamentaux

Pour être en mesure de transmettre les premiers éléments d’une culture commune faite des savoirs fondamentaux, des compétences et des valeurs indispensables à une poursuite d’études réussie, l’école élémentaire doit repenser ses programmes jugés trop lourds, faire évoluer ses pédagogies, prévenir les difficultés et les traiter en apportant à chaque élève une réponse adaptée à des besoins clairement identifiés.

- Affecter plus de maîtres que de classes pour permettre aux équipes pédagogiques de travailler autrement et mieux, en développant le travail en commun, en apportant, dans la classe, un accompagnement personnalisé aux élèves qui en ont besoin et en facilitant l’engagement des familles dans le projet de réussite scolaire de leurs enfants. Cette mesure doit concerner en priorité les territoires en difficulté, bénéficier d’abord aux premiers niveaux d’enseignement – CP-CE1 – et être généralisée progressivement.

           - Intégrer l’aide personnalisée dans le temps scolaire et organiser l’accompagnement du travail personnel à l’école même, dans le cadre d’une réforme des rythmes. Ceci signifie la suppression effective des devoirs à la maison.

         -  L’enseignement d’une langue étrangère doit être abordé dès le cours préparatoire. Il doit être assuré par des maîtres qualifiés, en utilisant les technologies modernes disponibles et avec pour objectif privilégié la maîtrise orale de la langue. 



Fluidifier la transition école-collège
 


Dans le cadre de la mise en œuvre du socle, il convient d’articuler les enseignements du collège avec ceux de l’école élémentaire et de fluidifier la transition école-collège. Au-delà du simple renforcement des liens déjà institutionnalisés entre maîtres de CM2 et enseignants de 6e, d’autres mesures sont nécessaires, comme par exemple une redéfinition des cycles pouvant être situés sur les deux niveaux d’enseignement. 


 - Pour passer de manière progressive du maître unique aux professeurs spécialisés, organiser un enseignement regroupé en champs disciplinaires à la fin de l’école primaire et au début de la scolarité au collège.

 - Faciliter les collaborations pédagogiques et les concertations communes (projets communs, services partagés...), notamment par l’expérimentation de l’association d’un collège et des écoles de son secteur.


Les élèves au cœur de la refondation

Rénover l’espace éducatif

L’École n’est pas seulement un lieu de cours mais aussi un lieu de vie. Elle doit donc être attentive à la qualité de l’accueil.

 

Des rythmes éducatifs adaptés et respectueux des besoins
des enfants


Modifier les rythmes éducatifs doit conduire à interroger les pratiques pédagogiques et à modifier les programmes d’enseignement. Si la durée dévolue au temps scolaire doit être décidée nationalement, il semble pertinent que l’organisation du temps périscolaire complémentaire fasse l’objet d’une décision locale concertée (à l’initiative des communes, des communautés de communes ou des départements).

 

La journée, la semaine, l’année

- En primaire, le nombre d’heures de cours ne doit pas excéder 5h par jour. La journée doit obligatoirement prévoir une pause méridienne d’1h30 minimum.

 - Augmenter à l’école primaire le nombre de jours de classe, par la mise en place d’une semaine de quatre jours et demi. La demi-journée supplémentaire serait le mercredi, avec possibilité de dérogations au niveau des communes.

 - Peut être également envisagé d’allonger d’une à deux semaines la durée de l’année scolaire. Il conviendrait également, pour respecter l’alternance sept semaines de cours / deux semaines de vacances, d’envisager soit la suppression du zonage de certaines petites vacances soit le zonage de toutes les vacances.

 

La mise en œuvre

            - Inscrire dans la loi les projets éducatifs locaux (PEL) et impliquer les ministères concernés dans leur mise en œuvre. Définir un cahier des charges national sur la base des expérimentations menées par de nombreuses collectivités.

           - Accompagner financièrement les collectivités dans la mise en œuvre de la réforme par la mise en place d’un fonds de compensation destiné à assurer l’égalité territoriale, dans le cadre d’une approche interministérielle.


Une École inclusive pour la réussite des élèves en situation
de handicap
 

 La santé des élèves

             La politique de santé à l’École contribue à la réussite et au bien-être de tous les élèves.

La vie scolaire et l’éducation à la citoyenneté : pour un climat apaisé

Le climat scolaire est un facteur déterminant pour la réussite des élèves et la prévention des phénomènes de violence scolaire. C’est pourquoi l’École doit y être particulièrement attentive en appréhendant l’élève dans la globalité : celui-ci est à la fois un enfant à instruire, un citoyen à éduquer, un travailleur à former.

 

3. Des personnels formés et reconnus

  Un métier qui s’apprend

 L’intégration de la formation des maîtres à l’université est désormais acquise. Le niveau de recrutement au master est également accepté. Il doit cependant être accompagné d’un pré-recrutement au niveau licence pour aider les étudiants modestes à s’engager dans cette carrière. Les nouvelles écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE) doivent être des composantes de l’université, ce qui implique un nécessaire équilibre entre cadrage national et autonomie. La formation initiale des enseignants doit marcher sur ses deux jambes : académique et pédagogique. Sa vocation professionnalisante doit être affirmée. 

 Un métier qui s’exerce

                        - Reconnaître la dimension collective du métier (travail en équipe, échanges sur les pratiques, partenariat avec les parents ou les divers acteurs territoriaux, innovation) par des temps institutionnels dédiés et une formation adéquate.

                       - Rompre avec la rigidité des emplois du temps hebdomadaires en se donnant la possibilité de globaliser un certain nombre d’heures, dans une fourchette précise et négociée, pour faire évoluer les pédagogies, permettre le travail inter et pluridisciplinaire.

                   - Mettre en œuvre une véritable politique de ressources humaines (individualisation de la gestion et du suivi des personnels, développement de la médecine de prévention, protection juridique...).

                       - Développer la notion de parcours professionnel et concevoir des « carrières » diversifiées : les enseignants doivent pouvoir accéder non seulement à d’autres niveaux d’enseignement mais aussi à d’autres types d’activité et de responsabilité. Un continuum de carrière permettant une mobilité et une diversification de l’expérience devrait ainsi être rendu possible (information, bilans de compétences, complément de formation, évolutions réglementaires sont nécessaires).

Un métier qui s’évalue

La nécessité institutionnelle de l’obligation faite aux fonctionnaires de rendre compte de leur activité n’a évidemment pas été remise en cause par la concertation. En revanche, le système actuel n’est pas jugé satisfaisant : notation administrative à bout de souffle, critères d’évaluation contestés, évaluation pédagogique réduite à un contrôle de conformité... La concertation propose de revoir la nature et la finalité de l’évaluation des personnels.

            - Retrouver un équilibre et une clarification des rôles entre les deux évaluateurs (chef d’établissement et inspecteur) tout en réaffirmant la double fonction de l’évaluation : le contrôle et le conseil. L’évaluation doit être d’abord un outil pour accompagner les trajectoires professionnelles en termes de missions exercées et de besoins de formation.

           - Faire de l’évaluation un processus qui s’inscrit dans la durée, qui prend en compte le parcours professionnel, le travail en équipe, ainsi qu’une part d’autoévaluation et qui valorise l’investissement personnel.

  

4. Un système éducatif efficace et juste

Un partenariat parents-École redynamisé

L’idée qu’il convient de faire participer les parents pour faire réussir les enfants s’impose aujourd’hui comme une évidence. Il s’agit désormais, dans une perspective de co-éducation, de reconnaître aux parents leur place légitime à l’École.

                   - Créer un statut des parents délégués (droit à l’information, organisation des conseils et réunions à des horaires compatibles avec leurs obligations professionnelles, salles dédiées).

 

Une gouvernance rénovée

La question dite de la gouvernance se pose à trois niveaux principaux : celui des écoles et des établissements, celui des académies et de ses partenaires territoriaux, celui enfin du ministère et de son administration centrale. Les participants ont déclaré leur attachement à une éducation nationale qui détermine ses principes de fonctionnement conformément aux dispositions arrêtées par le Parlement. Cette position est pleinement compatible avec un partenariat reconnu et renforcé avec les collectivités territoriales.

 

Au niveau des écoles et des établissements

            - Dans chaque établissement, une partie de la dotation doit pouvoir servir aux initiatives des équipes éducatives pour leur permettre de conduire, dans le cadre de leur autonomie, des projets adaptés aux besoins des élèves.

            - Pour mieux reconnaître la place des collectivités territoriales, élargir l’actuel contrat d’objectifs, passé jusque-là entre le recteur et les établissements du second degré, pour aller vers un contrat pluri-annuel d’objectifs et de moyens tripartite. Ce contrat devrait s’insérer dans un projet éducatif territorial.

            - Définir enfin un véritable statut des directeurs d’école et leur donner les moyens pour qu’ils puissent accomplir l’ensemble de leurs missions et devenir les interlocuteurs reconnus de leurs partenaires.

 

La relation avec les collectivités territoriales

            - Réformer le conseil territorial de l’éducation nationale pour en faire le lieu institutionnel d’échange entre le ministère de l’éducation nationale et les collectivités, chargé de définir les orientations nationales relatives à leurs compétences partagées.  

            - Redéfinir les missions et les méthodes de travail des instances locales de concertation (CDEN et CAEN) pour qu’elles deviennent de véritables espaces de dialogue associant notamment l’éducation nationale, les collectivités territoriales et les parents d’élèves dans le cadre de compétences conjuguées.

 

Le pilotage pédagogique national

            - Créer par la loi une instance auprès du ministre chargée de proposer et de coordonner le socle et les programmes. Cette instance aura aussi pour mission de labelliser les manuels scolaires (conformité aux programmes, lutte contre les stéréotypes...). Elle associera des scientifiques, des experts de l’éducation nationale et des enseignants.            

- Renforcer les missions des corps territoriaux d’inspection en matière d’animation pédagogique. Pour qu’ils puissent remplir leurs missions au plus près des enseignants et des établissements, leur nombre devrait être augmenté.


Une évaluation de l’École recrédibilisée

Une évaluation de l’École est indispensable, non pour être utilisée à des fins de mise en concurrence généralisée, mais pour améliorer les résultats.

Chaque école, chaque collège, chaque lycée doit évaluer son action et y être aidé par la mise à disposition d’outils appropriés. Les services académiques doivent également disposer d’informations fiables pour accompagner plus efficacement l’action des écoles et établissements. Enfin, l’évaluation concerne le niveau central, qui doit se doter d’une vision globale du fonctionnement et de l’efficacité du système éducatif. La question de l’évaluation demeure pourtant polémique, tant elle a parfois été dévoyée. Par exemple, la méthodologie des évaluations des acquis des élèves à l’école primaire est fortement mise en cause. Ce n’est pas tant le principe d’une évaluation par des indicateurs qui est contesté que la manière dont ils sont choisis, construits et utilisés. L’évaluation, pour être reconnue et utile, doit être cohérente, scientifiquement légitime et participative.


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Pour intéressant qu’il soit, ce rapport contient tant de lieux communs qu’on se demande s’il était bien nécessaire de réunir autant de monde durant 3 mois pour aboutir à un constat mille fois établi et à des recommandations si souvent proposées depuis des années voire des décennies.

A noter que sur les 52 pages du rapport, le mot « directeur » n’apparaît qu’à 2 reprises…  Page 51, sur les propositions concernant la « gouvernance » des établissements, il est indiqué : « Définir enfin un véritable statut des directeurs d’école et leur donner les moyens pour qu’ils puissent accomplir l’ensemble de leurs missions et devenir les interlocuteurs reconnus de leurs partenaires. »

Cette recommandation peut laisser du baume au cœur… Cette phrase n’est pas nouvelle puisqu’on la retrouve depuis des années dans tous les rapports remis aux différents ministres…

Les directeurs d’école, échaudés, ne se réjouiront pas trop tôt. En effet, rappelons-nous ce que nous écrivions dans notre article du 13 juillet dernier dans lequel nous relations les propos tenus le 11 juillet par le ministre devant la commission des Affaires Culturelles en réponse à une question posée par le député Frédéric Reiss : « …Parmi les questions qui sont plus particulières, la question des directeurs d’école reviendra sans cesse. Il y a beaucoup d’écoles en France. Nous n’avons pas aujourd’hui la possibilité de donner ce statut. »

La probabilité est donc forte pour que cette belle recommandation ne reste lettre morte une fois encore…

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

Pascal Oudot 11/10/2012 21:09


Je viens de lire ça, tu y trouveras pas mal d'infos: http://leconfortintellectuel.blogspot.fr/2012/10/une-epine-dans-le-pied.html

S. Leignel 11/10/2012 18:40


Pascal, tu as des infos récentes ?


"Lisez vos tracts, fouillez vos boîtes
aux lettres: le SE nous abandonne, le SGEN aussi"


Rien reçu, ni en papier, ni par mail. Quelles sont les nouveautés chez ces deux syndicats qui semblaient pourtant assez favorables aux demandes des directrices et directeurs d'école ?

Pascal Oudot 11/10/2012 12:53


Ce site sert hélas de défouloir aux pires andouilles (et je reste poli). Je vous rappelle que nous sommes ici pour défendre l'idée bientôt concrétisée dun "statut" pour les directeurs d'école
(cela s'appelle un voeu pieux, parce que malgré la rencontre du 30 octobre prochain entre le GDID et le ministre, tout ça sent un peu de la bouche...).


 


Lisez vos tracts, fouillez vos boîtes aux lettres: le SE nous abandonne, le SGEN aussi, le SNUipp réclame un statut pour "la direction d'école", c'est le monde à l'envers. Je n'irai pas jusqu'à
espérer que gégé et consort nous baise les pieds, mais ça ne saurait peut-être tarder.

JeanRoger 11/10/2012 07:25


Toujours aussi classe mon "voisin de circo" (faudrait venir te présenter un de ces jours, que je puisse faire ta connaissance) ... Ça donne envie vraiment envie de rejoindre son syndicat...
Heureusement qu'au plus haut niveau de ce même syndicat, il m'arrive de rencontrer des personnes d'un tout autre acabit...   Sinon, effectivement, ce serait vraiment désespérant...

henri 11/10/2012 06:06


Petite demande au demeuré de service :


- pourrait-il prendre son téléphone et dire directement à son "copain de circo" ce qu'il écrit ici pour rien ? Cela permettrait de ne pas polluer les commentaires par des interventions très
pirates (une fois tous les combien au fait ?), totalement débiles et dont on n'a rien à foutre !


Merci à titre personnel.

nissardeta babazouc 10/10/2012 23:51


En voilà-t-y pas des réglements de comptes entre ex-potes de l'association de PACA ! c'est dingue comme ça flingue ! et qui c'est qui fait le zorro ? JR himself... JR, mon voisin de circo... Y
l'est en forme, y l'a récupéré de sa défaite aux élections pro, on dirait... Y ne parle plus de l'alliance syndicale complètement virtuelle formée pour ratisser large... Pourtant y l'a quand même
pris une sacrée veste mon JR voisin de circo ! y l'avait pourtant été prévenu. On en rit encore de par chez nous.


Tout ça pour dire qu'y faut pas se leurrer sur les capacités d'imposer à Peillon une réforme dont y ne veut pas. Y l'a dit que le statut du dirlo c'était pas le problème de l'école. Tout le monde
le sait bien. La solution, c'est le travail en équipe. ça soulagerait le dirlo et le boulot serait bien meilleur.


Mais que voulez-vous.... on refait pas les gens... mon voisin de circo devrait le méditer...


 


nissardeta babazouc (c'est niçois comme nom)


Longui parlota fan li journada courti.

henri 10/10/2012 20:49


Merlin ! je ne m'attaque à rien du tout ! Je rappelle simplement et comme tant d'autres fois et comme tant d'autres
l'ont fait également ici ou ailleurs, que le "débat" sur le statut est depuis (a été ?) dynamité par des fantasmes, des peurs irrationnelles, des épouvantails agités et brandis à grands coups
d'ailes de moulin à vent :


l'étiquette de "chef" accollée au directeur auquel serait accordé un statut ;

le fameux (et fumeux) Conseil des Maîtres Décisionnaires dont nous savons pertinemment qu'il n'a aucune réalité ni aucun fondement dans "l'esprit" de ses concepteurs, lesquels ont toujours
été infoutus de nous en décrire le fonctionnement, les modes d'organisation, la prise de responsabilité...et pour cause !



S'il reste encore de ci de là quelques olibrius dignes des zoos et de la protection des espèces en voie d'extinction (de voix !) pour ressortir des fonds de tiroirs ces arguments mités et sentant
la naphtaline, peut-être peut-on se réjouir de voir ces "idées" disparaître du champ des discours que l'on peut, à bon droit, qualifier de sensés.


Nous, Directeurs d'École, savons bien pour le vivre au quotidien, que la réalité est tout autre et fort éloignée des propos formatés qui servent de fonds de commerce, utiles simplement à
justifier l'existence de quelques individus !

merlin 10/10/2012 20:10


Heu.....et si on n'a pas de pyjama, on fait quoi?.... un dirlo torturé par l'envie de participer et l'inquiétude légitime d'une tenue peu en rapport avec les températures à venir...

JeanRoger 10/10/2012 18:29


Sinon, il y a un petit truc simple à faire: le parrainage. On continue à penser que le GDiD pèserait LOURDEMENT avec 10% des directeurs membres de l'association. Hors, il suffit que chacun
d'entre-nous "recrute" deux collègues pour que nous dépassions allègrement ce chiffre...


A propos de chiffres, en deux jours l'Estafette nous "ramène" 68 nouvelles adhésions. On avance aussi comme ça, avec le nombre.


Je pense qu'à 5000 on pourra ranger les pyjamas

JeanRoger 10/10/2012 18:21


Eh les gars, arrêtez, vous allez finir par nous faire tous chialer. Voici une liste qui peut vous aider. Par contre, je ne sais pas s'ils sont tous remboursés par la sécu:


Anafranil, Athymil, Cymbalta, Déroxat, Divarius, Effexor, Prozac, Floxyfral, Humoryl, Ixel, Laroxyl, Ludiomil, Marsilid, Prothiaden, Quitaxon, Séroplex, Séropram,Stablon, Surmontil, Tofranil,
Valdoxan, Zoloft



Marc GAUDEL 10/10/2012 17:49


Je ne peux que remercier les Pierrot, Alain et autres de se lever chaque matin en se disant : je vais peut-être l'avoir ce statut...


Sans eux, nous n'en serions même pas là.


Reste que malheureusement, il faudrait que nous soyons encore plus nombreux pour montrer notre situation de ras le bol.


Oui, je rève d'une action lisible et souriante pour qu'on parle de nous. Un copain m'a suggéré de nous rassembler en pyjama devant les préfectures ou sous préfectures pour faire
connaitre notre surcharge.


Mais les dirlo dirlette se mobiliseraient-ils ? Un coup à jouer ?


Par contre, j'ai une analyse proche de celle de Thierry : compte tenu des possibilités financières de notre employeur, je n'attends rien de lui, même pas un statut SANS augmentation
financière....


Et je crois bien que demain, quand toutes les modifications liées à la refondation de l'école vont tomber et qu'il va falloir les mettre en place, ce sera à nous, besogneux, de nous débrouiller,
seuls, mais AVEC le "grall" Base-Eleve qui nous aidera   et des tas d'enquètes à remonter...


 

merlin 10/10/2012 17:22


Rien dans mon post d'anti-Gdid, juste un rebond sur le post d'Henri et un clin d'oeil à ceux ( Snuipp et autres ) qui ont toujours voulu voir dans un statut une caporalisation de l'école et une
fracture entre les " membres d'un même corps" ( si j'osais, j'en ferai bien une avec la fracture de membre mais ça risque d'être mal interprété alors je renonce).

Pascal Oudot 10/10/2012 14:44


Je revendique le "fouet de fonction"! Rien que l'idée me fait bander! Ajoutez un droit de cuissage, et on est tout bon!


...


Sérieusement, c'est quoi cette discussion? C'est pro ou anti-GDID, c'est ça? C'est "moi je ne bouge pas mon cul mais qu'attendez-vous pour bouger le vôtre"? N'importe quoi, vous atteignez, chers
collègues, le comble du ridicule en accusant le GDID de ne rien faire alors que si aujourd'hui l'idée d'un statut particulier pour les directeurs d'école est dans la tête de tout le monde c'est
bien grace à cette association de professionnels.


 


Je serai le premier à pousser des hurlements si ce présent gouvernement ne fait rien. Le  30 octobre, c'est dans trois semaines. A ce moment-là, je verrai. Mais si j'étais vous je pousserais
au cul votre syndicat préféré.

merlin 10/10/2012 13:52


Attention Henri, tu t'attaques à un mythe! Tu sous-entends que le dirlo nouvelle formule pourrait être quelqu'un de fédérateur, de facilitateur, d'organisateur et non un kapo en puissance rêvant
de toucher un jour son fouet de fonction dont je vous laisse imaginer l'usage qu'il pourrait en faire.... Là, tu pousses le bouchon un peu loin Henri, certains sur ce site vont se sentir
orphelin!

henri 10/10/2012 12:35


" (...) ce gouvernement soigne les « chefs » dont il a fait son principal relais pour caporaliser les écoles."


Je ne comprends pas : je pensais jusqu'à ce jour que c'était la "Droite" qui avait besoin de "chefs" (je l'avais même lu ici très souvent) ; j'apprends avec étonnement que la "Gauche" en aurait
besoin aussi ? Quelle horreur ! Comment est-ce possible ? Serait-ce que... ? Non, vous croyez ?


Un réponse peut-être (que je fais mienne, merci !) : aucune des deux composantes binaires de notre "Démocratie" ne se soucie de cela. Cet argument ne relève que du pur fantasme de zozos en mal
d'argumentaire raisonnable et conscient.


C'est avec ceci que l'on pense mobiliser ? Qui d'ailleurs ?

merlin 10/10/2012 11:40


Tiens, un syndicat qui obtient des avancées pour ses personnels....

JeanRoger 10/10/2012 11:26


SUNDEP (Syndicat unitaire national démocratique des personnels de l'enseignement et de la formation privés).

christian 10/10/2012 11:09


Si on ne sait pas qui sont nos amis, on sait au moins qui sont nos ennemis.


Tombé là-dessus ce matin en cherchant le taux de l'heure de surveillance,c'est le site SUNDEP sudest, je ne sais pas ce que c'est:



"Les directeurs des écoles sont augmentés, pas les autres enseignants pour leurs travaux supplémentaires...



jeudi 26 janvier 2012





Un arrêté du 18 janvier 2012 prévoit une augmentation substantielle de l’indemnité pour les directeurs d’école et d’établissement spécialisé : auparavant de 1.295,62 € annuels, elle passe à
1.595,62 € jusqu’à 2.195,62 € (selon le nombre de classes) !


Normal, ce gouvernement soigne les « chefs » dont il a fait son principal relais pour caporaliser les écoles."


Ben, si la connerie tuait, il aurait des morts!

Pierre Lombard 10/10/2012 10:32


@ Densi, Christian, Che... Thierry
Vous nous faites un mauvais procès.
Des ´actionś le GDiD en a déjà lancées... Mais JAMAIS du type "blocage".
Des pétitions, des rassemblements, sondages, enquêtes, interpellations...
Mais à aucun moment nous avons été en capacité, d'abord et essentiellement légale mais aussi crédible, de conduire un mouvement de blocage .
De plus de plus: sur quel mot d'ordre!
Si le GDiD est l'initiateur, le seul qui peut être mis en avant c'est "le statut".
Si c'est pour plus de décharge et/ou plus de salaire c'est aux syndicats, très peu revendicatifs ni mobilisateurs, qu'il faut vous agresser.
Je n'ai pas changer d'avis sur la faiblesse des rassemblements "contre" quand on n'est pas d'accord sur le pour.
Il faut donc construire le "pour" afin de créer le sentiment d'appartenance à une catégorie spécifique et pouvoir la mobiliser.
C'est ce travail que produit le GDiD, ASSOCIATION 1901.
Nous prenons contact avec le SNUipp, à priori on devrait se rencontrer sur des bases concrètes( reconnaissance du métier, certification...)
Le SE sort un 8 pages direction, nous serons au ministère le 30 (et oui pendant les vacances).
Je n'ai pas la même méthode, mais comme Pascal, JR et d'autres, je m'interroge sur le paradoxe de ceux qui d'un côté réclament une action forte et décisive et de l'autre n'expriment que méfiance
voire désaccord (incapables d'accepter un compromis) avec l'assoc. à qui ils demandent d'agir.
Je ne lis, dans aucun de vos commentaires, de quoi mobiliser... Au contraire!


Pierre Lombard

Jeanroger 10/10/2012 07:46


@Densi



"JR je crois que tu vas l'Avoir profond..."



Et bien Densi, toi au moins, ça fait plaisir: c'est vraiment la classe quant au langage!



Sache que si je continue de me démener (avec d'autres heureusement), ce n'est pas pour défendre mon fondement mais pour des convictions. A savoir l'Etre avant l'Avoir ( si on obtient l'un,
l'autre suivra, c'est obligatoire).



Pour ta gouverne, sache également que je rejoindrai bientôt le club des retraités avec une pension de "hors classe ++". J'aurais largement de quoi me payer de la vaseline. En attendant, je serre
les fesses et je poursuis le but que s'est fixé le GDiD.


Je continuerai malgré tout à participer au minumum en payant ma cotisation (comme d'ailleurs le font nombre de collègues retraités) et surtout je ne viendrai pas ici juste pour "comme font
certains".



Sur le fond (et non pas tout au fond ), je répète ce qu'à dit Pierrot et d'autres avant lui d'ailleurs, des dizaines
de fois: notre association ne peut lancer d'action. D'abord parce qu'elle n'en a pas légitimité pour le faire mais SURTOUT parce qu'elle ne serait pas suivie et au final nous desservirait. Elle
ne se fera, le moment venu (si moment venu arrive), qu'avec un ou plusieurs syndicats (petit ou gros); il me semble que c'est leur boulot de déchargé ça, non? Où même si c'est la base qui en
décide. Ca c'est produit déjà dans le 06... Dommage que les syndicats on réussi à faire de la récupération et étouffer le mouvement. Tu vois sur le papier ça parait simple, mais sur le terrain,
c'est beaucoup plus, beaucoup plus compliqué... Mais toi peut-être que tu sais faire... Dans quelques jours ont lieu nos Cassinades. Viens donc nous expliquer cela...



Inutile de me répondre la même litanie…

Désolé, mais tu y a droit toi aussi :



Mais toi Densi ( etc.) qu'est-ce que tu fais d'autre sinon que de pleurnicher ici, sur directeurs en lutte? Que fais-tu d'autre que de donner des leçons, d'établir des constats? Tu la
mouilles la chemise? Tu es dans un syndicat? Tu es dans une association? Tu fais quoi toi à part venir mettre ta petite scribouille du soir sur le blog? Qu'est-ce que tu attends pour faire bouger
les choses de l'intérieur: dans un syndicat..., en créant ta propre association? Ou tout simplement en agissant sur le terrain comme le fond nombre de nos collègues sans tambours ni trompettes...
etc.

Densi 09/10/2012 23:07


JR je crois que tu vas l'Avoir profond car si ce n'est le moment quand est-ce que ce sera le moment? A mon avis jamais. S'il y a une oppotunité de se faire entendre par une action, c'est
maintenant. Nous avons tt de même certains moyens de bloquer le système aujourd'hui et des facilités de communication pour nous fédérer que nous n'avions pas il y a quelques années. Tu me diras,
comme aux autres d'appuyer sur le bouton moi-même. Tu sais ce que cela représente de temps et d'énergie pour convaincre...Et convaincre qui? Sur quel S veux tu compter? Aucun, tous préoccupés par
d'autres objectifs. Tu représentes une 'grosse' asso donc normal que Christian et d'autres vous demandent d'Etre les détonateurs. Inutile de me répondre la même litanie qu'aux autres, que j'ai
qu'à...etc Dans la justification de la demande de statut il est dit sans cesse qu'il faut un pilote. Maintenant!!!  j'étais le dernier de mon dep en grève admnistrative, je veux bien être le
premier d'une nouvelle action...

JeanRoger 09/10/2012 16:23


Pardon de me citer:


Lance-là donc ton action, seul un champion du monde comme toi peu faire des émules et entraîner les foules...


Vous parlez d'une insulte !

henri 09/10/2012 16:09


Pas certain qu'en insultant on fasse avancer les choses, désolé.


Par contre, en lançant des anathèmes, là, oui, on avance... La cour de récréation se poursuit : "C'est pas moi, M'sieu, qu'ai commencé...."


Mais tant qu'on "parle" de ça, on parle pas d'autre chose ! Affligeant !

christian 09/10/2012 15:30


Pas certain qu'en insultant on fasse avancer les choses, désolé.


Ch

JeanRoger 09/10/2012 13:59


Alors là, trop fastoch... Juste un copier/coller de ce que je viens d'écrire plus haut et que le zombi n'a sans doute pas lu. Il suffit de changer le sujet:


Mais toi Christian (Nanou, etc.) qu'est-ce que tu fais d'autre sinon que de pleurnicher ici, sur directeurs en lutte? Que fais-tu d'autre que de donner des leçons, d'établir des constats? Tu
la mouilles la chemise? Tu es dans un syndicat? Tu es dans une association? Tu fais quoi toi à part venir mettre ta petite scribouille du soir sur le blog? Qu'est-ce que tu attends pour faire
bouger les choses de l'intérieur: dans un syndicat..., en créant ta propre association? Ou tout simplement en agissant sur le terrain comme le fond nombre de nos collègues sans tambours ni
trompettes... etc. 


Lance-là donc ton action, seul un champion du monde comme toi peu faire des émules et entraîner les foules...

christian 09/10/2012 13:10


merci de corriger les coquilles lancées et pas lancée et Un au
lieu U Merci

Pascal Oudot 09/10/2012 13:01


Il ne s'emm... pas, le Christian! Je ne fais rien mais s'engueule celui qui bosse? Cela ne m'étonne qu'à moitié, j'en ai rencontré des guignols dans ton genre. Il ne s'agit pas de modestie, il
s'agit de dire ce qui est: sans le GDID, tu continuerais à croupir dans ton coin en n'ayant comme seul horizon que celui syndical du Conseil des maître décisionnaire. Allez, viens nous raconter
ce que tu as fait dans ton coin, donneur de leçon, viens, j'attends avec impatience que tu me contes tes éclairs de génie qui ont amélioré le quotidien des directeurs d'école français. Et ça
parle de modestie? Couché, roquet.

christian 09/10/2012 08:55


Mais vous au GDID vous faites quoi à part rencontrer, rencontrer, et écrire, écrire et nous décliner à toutes les sauces la thématique fumeuse de l'être et l'avoir?


Quelles actions avez-vous lancée? Qui vous autorise à distribuer des bons et surtout des mauvais points à ceux qui n'en sont pas, ou plus?


U peu de modestie serait de circonstance surtout au vu des résultats obtenus.


Ch

JeanRoger 09/10/2012 07:02


Mais toi Che (P.L.) qu'est-ce que tu fais d'autre sinon que de pleurnicher ici, sur directeurs en lutte? Que fais-tu d'autre que de donner des leçons, d'établir des constats? Tu la mouilles la
chemise? Tu es dans un syndicat? Tu es dans une association? Tu fais quoi toi à part venir mettre ta petite scribouille du soir sur le blog? Qu'es-ce que tu attends pour faire bouger les choses
de l'intérieur: dans un syndicat (celui que tu préconises par exemple, tu pourrais ainsi le donner en personne le "mot d'ordre de grève" que tout le monde va suivre sans rechigner), en créant ta
propre association? Ou tout simplement en agissant sur le terrain comme le fond nombre de nos collègues sans tambours ni trompettes. Leurs actions pourtant y sont pour beaucoup dans ce que nos
idées avancent. Tiens juste la dernière contribution des directeurs d'une circo (on en reçoit presque tous les jours):



Monsieur l'Inspecteur d'Académie,
La situation de la direction d'école est critique: des tâches alourdies, des missions complexifiées, un manque de temps notable, et l'absence de l'aide administrative.
Dans ce contexte, je vous informe par la présente ne pas être en mesure de prendre en charge d'élèves dans le cadre de l'aide personnalisée, je consacrerai ce temps à l'organisation
pédagogique du dispositif et de l'école, comme cela a été convenu lors du groupe de travail départemental consacré à la direction d'école.
Veuillez croire, Monsieur l'Inspecteur, en mon attachement au service public d'éducation nationale.
École maternelle xxxx Mme xxxx École Maternelle xxxx Mme xxxx École maternelle xxxx M. xxxx École primaire xxxx Mme xxxx École élémentaire xxxx Mme xxxx École élémentaire xxxx M. xxxx École
élémentaire xxxx M. xxxx
Copie :CGT - SE UNS A - Snudi FO - SNUipp-FSU - Sud Education - GDID

Ça fait pas de bruit ca, mais c'est pas rien.
Aller deux ou trois petits témoignages pour la route reçus aussi hier soir (on en a à la pelle, c'est réconfortant) qui donnent envie de continuer même si l'issue est incertaine, car qui le
nierait? Avant de me mettre au boulot pour le GDiD (il y a une Estafette à faire partir) et rejoindre l'école:



"Quoique en retraite et loin maintenant des affaires , je ne peux que me réjouir de cette avancée . Si je n'ai pas eu la chance d'être "un directeur reconnu comme tel" je vous souhaite de
l'être."
M.



"Je te transmets ce mail du GDID....... il faut que tu adhères pour faire grossir nos rangs.... y'en a marre d'être la dernière roue du carosse."
C.



"Bravo ! J’avoue que je suis devenue assez pessimiste sur la reconnaissance de notre métier et le statut qui devrait lui correspondre, j’admire votre dévouement et votre ténacité… Donc tous
mes encouragements pour les rencontres avenir !"
S.



"Je suis très contente de savoir que le GDID sera présent le 30 octobre 2012, pour la concertation sur la Refondation. Je suis nouvellement  retraitée, mais j'espère de tout mon
coeur  que mes collègues directeurs obtiendront un statut et des décharges de direction. Bien entendu, j'ai contribué  aux propositions sur le site du ministère de l'Education
Nationale."
G.



"Bonjour. Merci pour ces informations encourageantes car depuis des années la question de la direction d'école n'est pas réglée. Effectivement, le questionnaire du SNUipp nous isole un peu
moins et à la dernière réunion syndicale les directions étaient mieux représentées (plus de directeurs présents). A bientôt."
S.

Et, en attendant la prochaine diatribe stérile… à ciao

pierre lombard 09/10/2012 06:28


pourquoi nous donneraient-ils ce statut ?


... parce qu'on le vaut bien!


Plus sérieusement, personne ne crie VICTOIRE! Tout ce que l'on dit ici sur la somme des rapports parus et
vrai, mais c'est eux aussi qui ont permis d'avancer au moins au niveau des idées.


Ce rapport a une importance particulière parce qu'il n'est pas le fruit d'une enquête de spécialiste mais
celui de la concertation des acteurs du système éducatif pour rendre l'école plus efficace.


C'est un petit plus, on le prend comme ça, comme chaque fois que l'on a pu tirer quelque chose d'une enquête,
d'un rapport. On ne disait pas toujours BOF...


Il y avait 3OOOOOO de personnes dans les rues pour repousser la réforme des retraites, elle est passée. Nous
avons fait un grève administrative de 7 ans! un record! pour très peu de choses concrètes...


Les chefs d'établissements, sans faire grand chose ont obtenu une revalorisation subtentielle il y a 2 ans, et là
on est prêt à donner le statut de chef d'établissement aux IEN sans qu'il y ait une forte mobilisation des IEN.


Est-ce qu'à 5, 6000 adhérents au GDiD ça serait gagné?


Sans doute, mais tant que les dirlettes et les dirlos ne s'identifieront pas clairement dans le métier de
directeur d'école, nous aurons du mal à mobiliser. Pour moi c'est là que se situe notre difficulté à passer un cap et fédérer d'avantage.


Reste que nous avons raison, et que l'école a besoin de nous. C'est aussi un levier sur lequel on peut
agir.


Il faut d'abord arriver à reconnaître les dirlos comme des dirlos pour leur donner les moyens de se reconnaître
eux-mêmes et obtenir les moyens nécessaire à leur niveau de responsabilité.


l'ÊTRE & l'AVOIR.


Je reste là-dessus.

che 09/10/2012 00:08


Faut pas croire "au grand soir" mais faut croire au grand jour d'une "refondation"... "Il faut que les dirlos aient enfin un statut".. C'est bien, mais un petit geste immédiat, ou au moins
une recommandation pratique directe dans le rapport à l'appui de cette idée.. C'était pas mal non plus et cela aurait rendu plus "lisible" le "enfin un statut"


C'était pas très difficile pour les dirlos.. Si je ne m'abuse, une simple circulaire a prolongé le projet d'école d'un simple avenant pour cette année de "rupture"..


Une simple circulaire, ou au moins recommandation dans ce rapport pouvaient simplement décharger les dirlos de l'aide personnalisée... Ce n'était pas le grand soir, mais au moins un signe de
cet "enfin un statut", simple et à peu de frais...


Un ptit décret, ou une simple recommandation dans les conclusions, pouvaient très bien intégrer l'indemnité de direction dans le salaire des dirlos pour éviter, au moment de la retraite, de
voir monnayées les années de ce travail si fondamental et reconnu à quelques 10 € par mois. Ca coutait peanuts et c'était un geste.. C'était même une vraie preuve de la volonté de donner au dirlo
un statut spécifique par une grille de salaire spécifique. Là encore .. peu de frais à ce jour, ce changement n'agissant que sur la retraite.


Et pourquoi ne pas avoir sorti un ptit mot qui bloquait affelnet pour cette année, l'enquête Etic, l'enquête X, Y , Z pour alléger cette année, comme cela a été fait pour le projet d'école..


Personne ne pleurniche.. Mais comme dit TF, une fois echaudé.... Les refondations de l'école, c'est tous les 5 ans, et chaque fois les dirlos en prennent un peu plus pour leur grade. Les choses
ne s'obtiennent, en ce bas monde, que si l'une des parties a plus à perdre qu'à donner. Ils ne donneront un statut spécifique que si ils ont plus à perdre qu'à ne pas le donner. Et actuellement,
le moindre soubresaut dans l'Education nationale ne serait pas bon politiquement. Alors, y'a bien un syndicat qui prône un statut qui peut proposer un mouvement de pression? Non

JeanRoger 08/10/2012 23:26


Je ne sais pas pourquoi ils nous le donneraient. En revanche, je sais pourquoi je continue, avec d'autres à revendiquer ce statut ou quelque chose qui lui ressemble. Restons dans les citations
célèbres.


"Revendiquer l’ÊTRE avant l’AVOIR !
Obtenir un symbole fort et protecteur pour sortir de l’impasse et remettre les choses dans le bon ordre. Un texte juridique clair qui précise notre rôle dans l’école, définit nos tâches
et encadre nos responsabilités. Un texte qui nous reconnaît en tant que dirlo, rien de plus rien de moins. Un statut, parce qu’on le vaut bien !"


Un certain Thierry FABRE

thierry fabre 08/10/2012 23:06


 


Pardon un oubli...


J'aime bien Machado, mais citer "le chemin se construit en marchant" à l'appui de tes propos, c'est oublier la fin du poème : « Marcheur, il n'y a pas de chemin, seulement des sillages
sur la mer »


Bon, Machado, quand il a écrit ça, c'était sûrement dans un moment de dépit, voire de fatigue...



Thierry Fabre

thierry fabre 08/10/2012 23:00


 


Bof, les pronostics, ce n'est pas trop dans mes capacités et je serais bien en peine de dire si ce nouveau rapport va ou non déboucher sur quelque chose de tangible pour les pov' dirlos que nous
sommes...


A défaut de prescience, j'ai un vieux reste de mémoire qui me rappelle d'autres rapports précédents...


Le rapport Reiss ? La commission Thélot ? Le rapport Fotinos ? La proposition de loi Teissier ? Le rapport Aubin ? Les commissions Fillon ? En faut-il
d'autres ? On pourrait, sans problème citer une bonne quinzaine de commissions en tous genres qui, ces dernières années, ont toutes pointé la nécessité d'un statut des dirlos... sans que
jamais rien ne change...


 


Reste donc cette petite question, que l'on peut nier et renier, mais qui n'en est pas moins posée : pourquoi nous donneraient-ils ce statut ?


 


« Alors, un jour viendra » ?


Deux manières d'y répondre en chansons :




l'optimiste « un jour, un jour viendra, couleur d'orange »




la perso « en attendant ce jour, je m'ennuie quelquefois »




 


Thierry Fabre

JeanRoger 08/10/2012 21:51


Entre attendre, me lamenter, regretter, pleurer, faire des pronostics négatifs (ça coûte pas un rond et c'est d'une facilité...)... j'ai choisi avec quelques copains qui partagent mes
convictions, pour tous les directeurs, mais surtout pour tout ceux qui nous soutiennent, j'ai nommé les membres du GDiD, d'agir au jour le jour... sans attendre le grand jour.


"Le chemin se construit en marchant". Nous sommes déjà nombreux à marcher ensemble. Et même si quelques-uns dépités et fatigués, on peut le comprendre, parfois amers, on peut
aussi le comprendre, nous quittent en chemin, nous sommes de plus en plus nombreux à croire à ce que nous voulons... et pas que des directeurs. Alors, un jour viendra... Et s'il faut passer à
l'action, quand toutes les démarches autres seront épuisées, nous y passerons, j'en suis persuadé. Mais nous n'en sommes pas encore là. Pour le moment nous progressons pas à pas... Alors les
pronostics, je les laisse à la française des jeux.

thierry fabre 08/10/2012 21:11


Et pour rebondir sur le dernier message de Merlin:


"Tout comme est bien classique le petit oubli de ce qui est pourtant l'essentiel, à savoir les dirlos aux-mêmes !


Ben oui, à lire certains articles, il semblerait qu'il soit normal que le ministère nous accorde un beau jour ce que l'on demande, au seul motif que nous l'aurions demandé bien
gentiment.


Le problème, c'est que cela ne fonctionne pas comme ça, qu'il y a belle lurette et gai luron que l'essentiel de l'Education Nationale ne se décide pas rue de Grenelle, mais à Bercy,
qu'un statut de directeur, entre temps de décharge, salaires et moyens, coûtera cher au mammouth et qu'il lui est, depuis des années, bien plus aisé de demander aux soutiers que nous sommes de
faire, gratuitement, ce que nous pourrions faire reconnus chèrement dans notre boulot...


 Réponse au blocage ? Elle tient simplement dans le titre de ce blog: directeurs en lutte... Et tant que l'on se contentera de demander poliment ce qui nous est du, on n'avancera
pas d'un pouce et l'on contemplera, mélancoliques, les rapports s'accumuler..."


Gras, majuscules, et guillemets de rigueur pour signaler, non une pensée d'importance, mais simplement une humble auto-citation sur ce site....


J'avais commis ce petit commentaie en Décembre 2010, suite à la parution de deux rapports,l'un du Sénat, l'autre de l'Assemblée Nationale.... Deux rapports qui mettaient en avant les mêmes
exigences, et n'ont débouché sur ... rien...


Autant dire que cette énième mouture, refondée ou non, m'inspire toujours la même méfiance: les fruits passeront-ils la promesse des fleurs ? Malherbe disait que oui, moi, humble matou échaudé
craignant l'eau froide, je reste sur ma question initiale: pourquoi nous donneraient-ils ce statut ?


Thierry Fabre

merlin 08/10/2012 20:31


" Un risque n'est pas une fatalité" , c'est bien vrai et tes effort avec Alain Rei et le Bureau du Gdid méritent d'être soulignés. même si je fais partie des sceptiques ou plutôt des
méfiants, je salue votre travail qui vous a certainement pris beaucoup de temps.


Alors espérons et si demain le Snuipp ( ou un autre) nous sort une pétition pour soutenir la  "Refondation" telle que nous la concevons avec une école autonome et un directeur reconnu à sa
tête, si cette pétition est claire et sans faux-fuyant alors je promets: je l'édite et je fais le tour des classes avec en demandant à chacun de mes collègues de la signer s'il pense que c'est
bien. Je suis persuadé que nous serons nombreux à faire de même et il faut que cela arrive au MEN pour que nos dirigeants prennent conscience que même à la fin de l'Automne , on peut descendre
dans la rue si l'envie leur prend de nous oublier ( dirlos et adjoints confondus) . Ce gouvernement est comme les autres: la voix de la rue est toujours la plus audible.

Pierre Lombard 08/10/2012 08:24


@ Moira:


je n'essaie pas de défendre le GVT, je m'inscris dans la démarche:


- Je suis persuadé que ce n'est pas en améliorant l'existant qu'on pourra retrouver une école efficace et performante. Je crois qu'il faut une réelle rupture. On nous propose une "Refondation",
et non  une réforme, je suis preneur.


- À partir de là, objectivement, je ne vois pas d'autres possibilités que de passer par l'interrogation et la réunion de tous les acteurs du système. Qu'aurait-on dit si la Refondation ne se
passait qu'à Grenelle?


- C'est la concertation pour la Refondation. Le GDiD y a été considéré comme interlocuteur (dans la 2° phase)… Je prends aussi.


Ce faisant, sans être dupe, on ne peut pas y aller en se disant que ça ne sert à rien que tout est bouclé à l'avance. Cela serait malhonnête
envers les directrices et les directeurs d'école.


D'ailleurs on est arrivé à ce que le rapport préconise autre chose que ce que semble désirer Peillon…. Il faut 'enfin' un staut pour les
dirlos et les moyens qui vont avec:


ÊTRE & AVOIR


Cette phase est terminée, dans la foulée le ministère appelle Alain Rei pour prendre rdv. Il est aussi certain que le GDiD arrivera au ministère plus fort avec cette préconisation que sans.


 


Donc, ce n'est pas de l'optimisme et je sais très bien que nous n'en sommes pas à mettre le champagne au frais. Rien n'est joué… Justement, rien n'est joué!


Mais on étoffe notre jeu. Et je ne vois pas pourquoi on chercherait à minimiser les atouts que l'on engrange. Je ne vois pas pourquoi on traite les mauvaises nouvelles mieux que les bonnes. En
fait, si je vois un peu pourquoi...


 


On ne peut pas dire d'un côté que tout est plié en coulisse et dire que ce gvt change de chemise à chaque coup de chaud…


La partie continue et le cuir nous l'avons plutôt dur… il n'y a pas de raison de  lâcher maintenant. 


 


Sur les sujets que tu soulèves Che, ça se discute… et la marge, c'est aussi important. 


- le Dirlo représentant du CM, rien de bouleversant là-dedans, au contraire. Reste à définir son rôle au sein du CE…


- "spécialisation des enseignants dès le CM et jusqu'à la 5°… à voir. ça a existé en élémentaire à une époque où l'on faisait de échanges de service, dans les collège SES… Et avec les PEGC.


- 5h de cours/jour, où est le problème? On a du mal à capter leur attention plus de 3h/jour, et il faudrait calculer le nombre d'intervenants municipaux qui animent pendant le "temps scolaires"…
Voir si on peut mettre un peu plus de cohérence là-dedans (au vue des résultats de l'école) ne me semble pas à priori absurde.


Ce qui peut nous inquiéter, ce n'est pas de faire bouger ces lignes, mais les arbitrages du gvt, qui guidés par les économies risquent de dénaturer la Refondation… 


mais un risque n'est pas une fatalité.


 

Mémé 08/10/2012 07:12


J'espère, même si très peu le mérite ici finalement, que je GDiD (c'est-à-dire ceux qui le font vivre et non pas les pleurnicheuses de service) obtiendra ce pour quoi il se bat depuis onze ans (à
l'époque une bande de circo de Marseille qui a des idées mais aussi des couilles; aujourd'hui quelques milliers sur le continent mais aussi dans les dom tom; quelques milliers qui ferment souvent
leur gueule mais qui apporte leur contribution: le nerf de la guerre), à savoir: la reconnaissance dans les faits du MÉTIER DE DIRECTEUR.

che 07/10/2012 22:30


Je vois pas ce qu'il y a de négatif à apporter une lecture du rapport de la concertation qui n'a rien de bidouillée pour faire pleurer dans les chaumières.. Tu veux un truc que je trouve négatif
et qui n'a pas à voir avec le statut (et encore). La préconisation de pousser en primaire à une "spécialisation" des enseignants en fin de primaire (domaine littéraire/domaine scientifique). ou
encore la préconisation de prévoir 5 h de cours par jour tout en l'alliant à une présence des enfants dans les locaux jusqu'à 16h30/17h


Un autre truc.. Peillon va donner parait-il ses arbitrages devant le CSE le 11 Octobre.. Après c'est quoi.... l'aménagement des "marges"?


che

Grégoire 07/10/2012 21:35


Sur ce coup Pierrot je suis circonspect. Pas sur l'attitude du GDID qui continue à tracer son sillon sans dévier et sans se renier grace à toi et d'autres . La chose est entendue. Mais voilà on
se protège comme on peut. Déjà les espoirs d'ouverture d'un commencement de débat avec Reiss ont été très vite douché. L'attitude du SE prometteuse puis frileuse n'est pas un point positif pour
nous et que dire de la réalité économique qui malheureusement accompagne l'arrivée de ce gouvernement. Alors je veux bien rester optimiste et faire mienne l'empathie systématique pour nous
partenaires /adversaires de la quête du statut mais j'ai du mal à être optimiste. D'autant que sur des points politiques autrement  plus importants que le devenir des directeurs, le
gouvernement a montré son impuissance et sa capacité à reculer : renégociation du traité européen, plus value sur la vente des start up , imposition des classes moyennes et tva sociale déguisée,
arrêt des contrôles au faciès etc..


Personnellement je suis de ceux qui n'attendaient que du sang et des larmes sur fond de justice sociale alors pas de surprise. Entre 2 maux il fallait choisir le moindre ( 3 même)  Mais du
coup je crois qu'on va nous ressortir la chanson : j'voudrais bien mais j'peux point... On n'est jamais plus mal traité que par ses propres amis. demande à mon Président d'agglo un certain
Rebsamen.


Autant se durcir le cuir avant . Ce qui encore une fois n'enlève rien au mérite de ceux qui ont la foi.

Moira377 07/10/2012 20:35


Tu sais Pierre, personne ne t'en voudra si le gouvernement ne nous accorde pas le statut tant désiré. Chacun sait que tu auras fait le maximum. Mais en t'énervant comme dans ton dernier
commentaire, tu laisses croire que tu défends le gouvernement. Sauf à être naïf, on sait bien qu'il y a aussi un sacré coup de com' dans cette entreprise de réflexion sur 3 mois. Dans tout ce qui
a été acté par les rapporteurs, franchement il n'y a pas grand chose de neuf. Je ne dis pas que c'est inutile de faire se rencontrer tous les partenaires et de débattre mais attention aux
lendemains qui déchantent. Déjà, j'ai pu lire que le SE-Unsa est assez déçu. Idem pour le SNUipp. Quant aux dirlos, ils ne seront pas déçus vu qu'ils ne s'attendent à rien. Notre cas est scellé.
Aussi bien Julliard que Peillon l'ont dit, écrit, arguments à l'appui.

Pierre Lombard 07/10/2012 19:09


...C'est ce que l'on va tenter de savoir le 30/10 en essayant d'être concret sans prendre le collège comme exemple (le seul qu'il ont dans la tête)


Dans la foulée de la remise du rapport, le ministère nous a contacté pour une audience.


Mais c'est juste pour nous ballader.. hein?


Bizarre cette propension à ne valoriser que le négatif. La rancoeur comme unique source de mobilisation...


Les jeux sont faits, ça sert à rien, ouais le rapport préconise de donner ENFIN un staut au dirlo, et alors, Peimmon a dit il y a 6 mois... le SNUipp quoiqu'il écrive reste le SNUipp...


C'est certains que si chaque fois que nous avons un temps fort (comme on dit en foot) on refuse de tirer au but parce que pleurnicher on sait mieux faire, on finira par perdre.


Mais si ce moment arrive, il ne faudra pas uniquement regarder les autres, il faudra s'interroger sur ce que chacun a fait pour tenter de gagner.


 

che 07/10/2012 19:02


En liaison avec le fil précédent, c'est  vrai que c'est sympa de voir écrit "un statut de directeur"... J'aurai préféré "un statut spécifique", car statut semble être un terme générique dans
ce 52 pages..  Un statut pour les parents... Un statut pour les AVS/EVS... Un statut pour les dirlos.. Tout le monde devrait avoir un statut dans l'école du XXIeme siècle à priori. (Bon,
c'est déjà un chose que les dirlos y soient)


Reste à savoir ce que serait ce statut.. L'école du socle semble avoir la cote (expérimentations encouragées).. En ce cas, il devient quoi le dirlo
statufié?Quand au SNUI, je suis perplexe en lisant le paragraphe sur "le changement de focale".. C'est le travail effectué
actuellement par le directeur qui doit avoir un statut "..." Faire vivre le conseil de maitres comme partie prenante du fonctionnement de l'école".. C'est pas très clair pour moi et après le
paragraphe sur "le statut en trompe l'oeil", je vois surtout une définition du CMD dont le dirlo a le "statut" de représentant. 


Bof, en fait.. Mais bon, on verra bien


che

françou 07/10/2012 17:54


Question bête du jour: ça coute combien un statut de directeur au juste?

Grégoire 07/10/2012 15:51


Méthode Coué qui  répète sans cesse le même mantra.


Tout cela est connu, quelques nouvetés sans surprise sur les rythmes ,  on attend les arbitrages qui seront lourds de sens. On jugera alors du changement.


j'espère qu'il y a encore de la place sur les étagères.