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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 17:11

 

En cette rentrée, le SNUipp publie son habituel supplément de « Fenêtre sur cours » consacré à la « direction et fonctionnement de l’école ». Dans les médias, cela s’appelle un marronnier. C’est le cas du supplément au numéro 373 intitulé « aller dans la bonne direction ». 

Nous avons décidé de reproduire, ci-après, les divers paragraphes concernant la position du SNUipp sur le sujet.

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Le sujet de la direction d'école est un des points de la concertation qui se déroule depuis juillet. Le ministère ne peut en effet laisser en l'état un dossier qui concerne directement 14% des enseignants du primaire et au delà, le  fonctionnement quotidien de près de 50000 écoles. Malgré les propositions, les rapports, les revendications, rien n'a été fait pour prendre en compte l'évolution sans précédent de la fonction. Car soumis aux injonctions de l'administration, aux attentes des parents, à l'empilement des missions institutionnelles, le directeur ou la directrice a aussi un rôle indispensable d'interface avec les collectivités territoriales, partenaire essentiel et de plus en plus exigeant. Il y a urgence à sortir d'un immobilisme qui pénalise tout le système et donc les élèves. Pas question pour le SNUipp d'opter pour des solutions hâtives ou simplistes mais bien de prendre le temps de la réflexion en s'appuyant sur l'expérience des personnels qui vivent quotidiennement la réalité du terrain. C'est l'esprit de ce numéro spécial qui fait le point sur ce dossier complexe comme un inventaire avant une nécessaire transformation.  

Direction et fonctionnement de l’école… Au fil des rapports

« Un métier dans le métier », c'est ainsi que la direction d'école est présentée dans le rapport de l'Inspection générale intitulé « Les composantes de l'activité professionnelle des enseignants outre l'enseignement dans les classes ». La question du temps est au cœur de ce rapport. Il souligne que la charge de travail est inégale selon les écoles et la liste des variables est longue : du nombre d'adultes qui travaillent dans l'école, au nombre d'élèves aux besoins particuliers, en passant par la commune. Les rapporteurs soulignent la difficulté des temps mêlés des deux fonctions d'enseignant et de directeur.

« Beaucoup de directeurs donnent l'impression de jongler en permanence entre des obligations, voire des urgences » résument-ils. Ils préconisent de revoir la définition standard des décharges qui ne prend pas en compte des éléments comme la présence d'une CLIN ou d'une CLIS, le nombre d'élèves à besoins particuliers, le nombre d'unités qui composent l'école. Ils proposent également l'expérimentation d'un « coordinateur de cycles » qui assurerait l'animation et le suivi des travaux contre indemnité.

Autre registre, l'enquête de victimisation « L'école entre bonheur et ras le bol » d'Eric Debarbieux et Georges Fotinos montrent combien les directeurs d'écoles sont en première ligne. Ils sont plus exposés aux insultes que leurs collègues et « malgré leur rareté, les violences physiques par les parents atteignent de manière plus fréquente les directeurs, surtout dans les plus grosses écoles », relève l'étude.

Les auteurs de l'étude insistent sur plusieurs préconisations : « libérer du temps pour libérer la vie d'équipe et la communication avec les familles »mais aussi ouvrir d'un débat sur le statut des directeurs et « leurs responsabilités hiérarchiques vis-à-vis des personnels de tout type (fonction publique territoriale et collègues) » et mettre à leur disposition un secrétariat. 

Concertation : Quel avenir pour la direction et le fonctionnement de l'école ?


Dans
les groupes de concertation qui se tiennent depuis juillet dans le cadre de la refondation de l'école, le sujet de la direction et du fonctionnement de l'école n'a pas été éludé. Au-delà du constat partagé, beaucoup d'acteurs dont le SNUipp parlent de nécessaires évolutions. Mais, plus précisément, de quoi parle-t-on ?

Dans beaucoup d'ateliers évoquant l'école primaire, on y revient. Le rôle et le travail du directeur : « pas reconnu » ou encore « pas aidé », « sans réelle formation à la gestion d'équipe, aux relations avec les partenaires ou les parents... », « pas assez de temps pour gérer les routines mais aussi les imprévus du quotidien tout en étant le plus souvent … chargé de classe ». Le constat est donc unanime. La barque est devenue bien trop chargée. Le SNUipp-FSU a porté fortement cette parole, enquêtes et remontées de terrain à l'appui. 

Au-delà du constat, quelles pistes d'évolution ?

Une chose est sûre, la solution miracle n'existe pas. Un statut pour les 48 000 écoles ? Personne n'y croit quand on sait que 60 % d'entre elles ont moins de 5 classes. Faudrait-il un conseil d'administration pour chacune ?

Beaucoup ont pointé le risque de monter de vraies usines à gaz. Un statut rattachant l'école au collège alors ? Monter des superstructures administratives donnerait la main aux chefs d'établissement. Plus besoin de directeur.

On serait, à l'évidence, dans une secondarisation de l'école primaire que le SNUipp refuse fermement. L'école primaire doit rester une école à taille humaine, une école de la proximité, un service public assurant un maillage du territoire. 

Un statut : proposition en trompe l'œil

Un statut pour le directeur ? Derrière un même mot, des réalités très différentes voire même divergentes : ici, le chef d'établissement, là, le supérieur hiérarchique, ailleurs, un directeur appartenant à un nouveau corps administratif, ou encore ailleurs un directeur avec un pouvoir de sanction sur son équipe… Son existence dans le second degré nous prouve qu'elle n'a rien de la solution miracle. Dans les enquêtes, les chefs d'établissement avouent ressentir, eux aussi, un profond malaise dans l'exercice de leur métier (pression, perte de sens, manque de temps, alourdissement des tâches, absence de reconnaissance...). Force est de constater que l'entrée par le seul statut mène vite à une impasse d'un point de vue réglementaire comme budgétaire. En quoi cela améliorerait-il le fonctionnement de l'école ? 

Un changement radical de focale : Entrer par le travail réel, explicite et implicite

Le SNUipp propose un changement radical de focale. Il faut entrer par le travail réel actuellement demandé au directeur d'école, l'explicite comme l'implicite. C'est lui qui doit avoir un statut particulier, lui qui doit être reconnu pour être bien réalisé et non empêché.

Faire vivre le conseil des maîtres comme une équipe partie prenante du fonctionnement de l'école, faire le lien avec les partenaires, la mairie, les parents, répondre aux sollicitations administratives, etc... Tout cela ne s'improvise pas. C'est pourtant la qualité d'exécution de ces missions et de bien d'autres qui sont source de fierté pour le directeur et de réussite pour le fonctionnement de l'équipe et de l'école. 

Être directeur aujourd'hui ? Voilà la bonne question

Il est temps de reconnaitre que ce travail complexe et à géométrie variable est une fonction spécifique, ce qui demande une formation spécifique, des conditions de travail adaptées, et une rémunération remise à niveau. Impossible alors de faire l'impasse sur les emplois pérennes d'aide à la direction, ou le besoin de temps par exemple.

Lors d'une journée de réflexion consacrée à ce sujet, le SNUipp a mis en débat de nouvelles pistes. Tout le monde admet que les maitres-formateurs et les enseignants spécialisés doivent être titulaires d'un diplôme spécifique (CAFIPEMF, CAPASH), avec une formation spécifique, des conditions d'emplois spécifiques et une rémunération spécifique.

Former des enseignants tout comme prendre en charge la difficulté nécessite une qualification reconnue dans l'Education nationale. Pourquoi en serait-il différemment pour les directeurs qui ont un rôle essentiel dans le fonctionnement de l'école ? Entre le statu quo intenable et le statut fourre-tout, un autre chemin ? 
 


-------------------------------------------------------- 
 

Rien de nouveau sous la plume des auteurs de cet article de « Fenêtres sur cours » si ce n’est le caractère fallacieux et de mauvaise foi des arguments encore jamais utilisés par le SNUipp. Les dirigeants de ce syndicat sont tombés bien bas pour écrire de telles énormités :

« Un statut pour le directeur ? Derrière un même mot, des réalités très différentes voire même divergentes : ici, le chef d'établissement, là, le supérieur hiérarchique, ailleurs, un directeur appartenant à un nouveau corps administratif, ou encore ailleurs un directeur avec un pouvoir de sanction sur son équipe… » 

Que ces pseudo-représentants des enseignants nous assènent leur habituelle logorrhée sur le mythe du « p’tit chef », on en sourit. Mais qu’ils nous fassent croire qu’un statut serait source d’interprétations donnant lieu à des comportements aussi différents, c’est insupportable ! Ils savent pertinemment que leurs arguments chocs et mensongers n’ont d’autre but que de faire peur. Faire peur pour diviser les enseignants et liguer les adjoints contre les directeurs. Trop, c’est trop !

« Le SNUipp a mis en débat de nouvelles pistes », nous écrivent les rédacteurs de ce supplément. Lesquelles ? Ils feraient mieux de les communiquer en lieu et place de cette infâme bouillie sur les risques d’un statut de directeur.

« Entre le statu quo intenable et le statut fourre-tout, un autre chemin ? », écrivent encore les « responsables » de cet article… Quel chemin ? Celui du SNUipp n’est pas pavé que de bonnes intentions… 

Comment s’étonner alors des résultats de l’enquête réalisée par « Opinionway » pour le compte de « la cgt UGICT » en septembre 2012 ? Ce sondage au titre évocateur « Dans la tête des enseignants - L’état d’esprit des enseignants à la rentrée 2012 » est riche d’enseignements. Nous ne retiendrons, suite à l’article ci-dessus, que le thème ayant trait à la « confiance dans les syndicats de l’EN pour obtenir des avancées. » 

« Faites-vous tout à fait confiance, plutôt confiance, pas vraiment confiance ou pas du tout confiance aux syndicats de l’Education nationale pour obtenir des avancées sur chacun des sujets suivants ? » 

La préservation du statut d’enseignant        55% confiance (70% chez les syndiqués et 46% chez les non syndiqués)

Les moyens humains de l’EN    44% confiance (64% chez les syndiqués et 32% chez les non syndiqués)
La valorisation du métier d’enseignant   37% confiance (70% chez les syndiqués et 46% chez les non syndiqués)
Le salaire      33% confiance (50% chez les syndiqués et 24% chez les non syndiqués)
La charge de travail      33% confiance (51% chez les syndiqués et 22% chez les non syndiqués)
Les moyens matériels à votre disposition      30% confiance (45% chez les syndiqués et 20% chez les non syndiqués)

L’amélioration du système éducatif français
   29% confiance (48% chez les syndiqués et 19% chez les non syndiqués) 

Ce dernier point est sans doute le plus significatif de défiance des enseignants à l’égard de leurs syndicats surtout si l’on détaille les résultats : 

Tout à fait confiance : 5%
Plutôt confiance : 24%
Pas vraiment confiance : 49%
Pas du tout confiance : 21% 

Il est à noter que les syndicats ne recueillent même pas la confiance des syndiqués (48% seulement). Ce résultat est d’autant plus cruel que seulement 19% des enseignants non syndiqués accordent leur confiance aux syndicats. Or, cela est encore plus symptomatique du malaise quand on sait que  les non syndiqués sont largement majoritaires chez les enseignants… C’est dire le peu de crédit des organisations syndicales de l’Education nationale.

Ce n’est hélas pas le SNUipp qui contribuera à démentir les résultats de cette enquête et à redorer son image auprès des directeurs d’école… 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
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commentaires

géraldine 16/03/2013 15:05


Je ne sais pas si financièrement et légalement ce serait possible car je connais les difficultés existantes mais ne pourrait on pas octroyer à un directeur d'école une secrétaire à temps partiel
pour régler la charge administrative et lui libérer du temps pour mieux communiquer avec la communauté éducative? N'est il pas envisageable de demander aux coopératives d'école ou aux
associations de parents d'élèves de participer au financement d'un secrétariat?


une déléguée de parent d'élève

merlin 07/10/2012 15:51


Pour bien connaitre dans un autre domaine que celui qui nous interesse les difficultés de " ceux qui négocient" avec les autorités et les attentes d'une base souvent peu réceptives aux nuances,
je compatis sincèrement avec Pierrot et ceux qui ont la lourde tâche d'être reçus par nos hauts responsables.


Cependant, la grogne bien réelle qui s'exprime sur ce site et ailleurs est aussi un élément de poids dans les discussions plus feutrées que l'on peut avoir à Paris. Je m'explique: le gouvernement
Hollande peut-il se payer le luxe d'un conflit ouvert avec toute ou partie de la profession? Certes les syndicats ne pousseront pas ou peu à la roue, mais la remise en cause de notre misérable
fonction risque fort de mobiliser des dirlos et dirlettes qui ne le sont pas encore aujourd'hui. La taille modeste de la plupart des écoles ne favorise pas la mobilisation ( c'est pourquoi
certains syndicats sont bien opposés aux regroupements). Maintenant le capital sympathie en faveur d'un statut si celui-ci devait être proposé est bien supérieur à ce que l'on croit. Un mouvement
ne serait-ce que des dirlos ( et certainement pas QUE des dirlos) aurait un effet dévastateur dans l'opinion et dans la profession. Ce gouvernement ne PEUT pas ignorer cela. Il doit compter avec
même si ses choix se porteraient ailleurs et si l'opposition syndicale est proche du zéro... pour l'instant!

Pascal Oudot 07/10/2012 14:29


Votre suspicion est légitime et votre attente forte, mais rien n'interdit pour l'instant de se réjouir, surtout en cette période pour nous post-rentrée et pré-électorale. D'autant que pour les
fondateurs historiques du GDID je comprends parfaitement que ce soit une victoire, dans une première bataille certes car la guerre n'est pas gagnée, mais tout de même une victoire, après dix ans
de lutte acharnée et esseulée à tenter de convaincre et d'amener autrui à sa position.

LUCIEN 07/10/2012 13:45


Amen, ite missa est ....


Que d'affirmations , que de convictions dans ce que tu crois et que je respecte ...


mais permets aux uns et aux autres de penser autrement , d'avoir d'autres lectures et convictions ....


Faire ne donne aucune légitimité surtout lorsque tout un chacun fait à son niveau et depuis fort longtemps !


Ce que je revendique c'est comme beaucoup d'autres dire tout simplement ce que nous pensons, nous jugerons suivant les actes et non suivant les propositions qui resteront lettres mortes.


Voilà pourquoi je revendique et répète : les arbitrages du ministre nous fixerons sur les orientations réelles et effectives des propositions de la commission sur la Refondation.


Et nous serons nombreux  à être attentifs et sûrement virulents si nous devons encore une fois être les dindons de la farce !

Pierre Lombard 07/10/2012 09:11


Lucien, tes commentaires me posent un problème. Tu t'adresses à moi en répondant à côté.


d'abord un rectificatif , lors des longues années de grève administrative, je fus dans ma circo, mon département etc...un de ceux qui ont commencé à diffuser
l'idée de "Cadre légal" pour les différentes missions du directeur, comme tu le sais le terme de statut était tabou...Il a fallu du temps pour arriver au mot "Statut".


 


Ce n'est pas un rectificatif, il n'est pas question de ce que tu fus, mais de constater que ni le SE-initiateur, ni le SGEN-soutien, ni le SNUipp-emplificatuer de la grève administrative ne
revendiquait le statut, au contraire!


Preuve que l'on a été bon à accompagner un mouvement qui n'était ni le nôtre ni poursuivait les mêmes objectifs. 


La grève administrative servait ceux qui voulaient un statut, transgressant un tabou, sans desservir ceux qui préconisaient plus d'AVOIR.


 


Quant à la génération spontanée , comme toi je n'y crois pas, mais par contre je continuerai à mener le combat ( pour peu de temps hélas ! ) pour la création
d'un statut ...


Pourquoi me dis-tu cela? Il y a quelqu'un qui a dit qu'il abandonnait?


moi? 


Parce que je détecte dans le texte du SNUipp des éléments qui permettent une discussion, j'abandonnerais le "combat"?


Et toi, tu serais donc le garant de la continuité de ce combat? 


Allons Lucien, si le statut du directeur arrive à convaincre de plus en plus d'acteurs du système c'est pour 2 raisons essentielles:


- le GDiD n'est pas dans la posture, mais dans la conviction


- On sait écouter les autres.


 


Je continuerai à labourer et semer afin d'amener le maximum de collègues à ce projet.


Ahurissant! quel rapport avec mes commentaires? 


• Le rapport de la concertation remis à Hollande dans sa partie sur la "Gouvernance rénovée"(participation du GDiD: (surtout Alain Rei, et un peu moi...) page 51 dans les préconisations:


-Définir enfin un véritable statut des directeurs d’école et leur donner les moyens pour qu’ils puissent accomplir l’ensemble de leurs missions et devenir les interlocuteurs reconnus de
leurs partenaires. 


 


Tu vois Lucien, non seulement on continue à "semer", mais on ne se contente pas de notre jardin de dirlettes et de dirlos, on le fait dans les champs voisins et même on commence à récolter...


Mais je ne veux aucune concession pour des broutilles qui nous seraient cédées.


Et si ce ne sont pas des brouilles, tu es prêt à faire des concessions?


Ben, pas moi! le but du GDiD c'est la reconnaissance du métier de directeur par un statut spécifique. "Plus de..." sans cette reconnaissance, c'était la position syndicale, pas celle du
GDiD.


Et oui, on est prêt à travailler avec tous ceux qui peuvent nous aider à obtenir ce statut.


 


L'être c'est ce qui nous motive tous , mais l'Avoir doit suivre.


Et, c'est moi qui enfonce des portes ouvertes...


 


Résultats des courses bientôt.


ça c'est le plus vexant!


que veux-tu dire?


Le résultat il se construit étape après étape!


nous avons réussi cette séquence où nous voulions peser sur la Refondation annoncée.


- interpellation avec des organisation partenaires


- rencontre des candidats


- Autonome Solidarté


- participation à la Refondation


Résultats:


=> statut du dirlo préconisé


=> RDV au ministère le 30/10


... Et peut-être un SNUipp moins dans l'oppositions


 


>>>> Ce qui prépare la prochaine étape: la loi d'orientation.


 


Tu vois Lucien, je fais partie de ceux (et jene suis pas le seul) qui n'attendent pas de voir, mais qui font.


Je peux me tromper, mais j'essaie toujours de regarder les choses du dossier pour le faire avancer, pas pour me faire plaisir?


Et les incantations ne font rien avancer du tout.


Fin de discussion.

françou 06/10/2012 20:33


Non,non,non...on dira c'qu'on veut, mais c'est bon pour nous tout ça dans l'ensemble...Le courage me revient tout d'un coup!

merlin 06/10/2012 14:28


" ...il faut offrir davantage d'autonomie au dirlo et aux établissements publics, redéfinir sa place par rapport à l'équipe enseignante.... favoriser la création d'EP du premier degré ( taille
maxi un collège moyen) avec 1 conseil pédagogique pour coordonner les décisions des CC et CM, un CA électif pour conduire la gestion financière, négocier, contracter car il en aurait la capacité
juridique... l'évolution innovante des structures de l'enseignement catholique atteste de la pertinence d'une réforme rapide...." .... petit extrait d'un mail du Sgen.


On peut applaudir aux premières lignes, s'interroger sur le milieu, constater la continuité de l'idée d'un établissement doté d'un conseil pédagogique et d'un CA électif mais la place du dirlo,
son rôle exact dans ce type de structure, l'éventualité d'un " chaperon" ayant pour nom "le principal " , tout cela reste bien flou.


Pour moi, la position actuelle du Snuipp ne vaut pas plus: quelques lignes, un mot ici ou là, on en a lu des articles qui semblaient dire que... et on connait le résultat.


3 Il faut de l'audace, toujours de l'audace, encore de l'audace! " claironnait ce bon Danton à la tribune. J'attends des faits, des décisions audacieuses, des déclarations publiques, et ce jour
là, je me joindrai avec plaisir aux rangs de ceux qui veulent faire évoluer l'école sans la sacrifier. Chiche?

Gregoire 05/10/2012 21:30


Quel chemin, même en se tordant le nez des mots comme directeur ,spécifique et tutti quanti dans un fenêtre sur cours ! Les troskysts d'école émancipée doivent éructer .


Je n'y vois qu'un opportunisme de survie et la preuve que le grand syndicat a senti le vent du boulet en humant le peuple du bas. sans relais chez les dirlos il est perdu . La sur représentation
des rased ne suffit pas à combler le déficit. mais son cas m'indiffère ils ne sont plus de mon monde ni de ma réalité.


Pour le reste j'attends comme Henri que la poussière poudroie avant de me prononcer. Même si je sais qu'il y aura des cocus. Je parie cependant sur la collégialisation ( mot nouveau ) et un
pilotage principal / IEN . Lundi je vais en stage sur convocation au collège : harmonisation CM2 6ème et PPRE passerelle...

LUCIEN 05/10/2012 17:59


@Pierrot,


d'abord un rectificatif , lors des longues années de grève administrative, je fus dans ma circo, mon département etc...un de ceux qui ont commencé à diffuser l'idée de "Cadre légal" pour les
différentes missions du directeur, comme tu le sais le terme de statut était tabou...Il a fallu du temps pour arriver au mot "Statut".


Quant à la génération spontanée , comme toi je n'y crois pas, mais par contre je continuerai à mener le combat ( pour peu de temps hélas ! ) pour la création d'un statut ...


Je continuerai à labourer et semer afin d'amener le maximum de collègues à ce projet.


Mais je ne veux aucune concession pour des broutilles qui nous seraient cédées.


L'être c'est ce qui nous motive tous , mais l'Avoir doit suivre.


Résultats des courses bientôt.

Pascal Oudot 05/10/2012 17:24


Le camarade Oudot suit le même chemin semble-t-il.  Encore un peu de courage et de temps et les Merlin, Henri, Lucien & Co viendront eux aussi sur notre ligne.


 


Deux inepties en une seule phrase, c'est costaud! D'abord je ne suis le camarade de personne, je hais ce terme galvaudé. Je préfère copain, pour son étymologie. Ensuite, pour l"instant c'est le
snu (tiens, il a perdu ses majuscules) qui se rapproche de la mienne de ligne. Et à petits pas...

Pierre Lombard 05/10/2012 15:30


les lapsus sont souvent révélateur… Pas toujours! 


 


Je sais que tu n'existes pas Gégé, en tous les cas tu n'es pas du SNUipp. Tous tes commentaires ne visent qu'à faire en sorte que cette centrale soit honnie par le plus grand nombre…


Tu caricatures les positions, multipliant les provocations poursuivant qu'un but, démolir toute discussion, empêcher tout débat.


Et là, tu trembles carcasse… Ton édifice se fissure, voilà que la possibilité de discuter avec le SNUipp arrive.


Je ne suis que la ligne du GDiD, et mes contributions, même controversées, n'ont qu'un seul objet: obtenir la reconnaissance de notre métier par un statut spécifique.


C'est à partir de cette grille que je lis les positions syndicales.


Nous avons toujours traité le SNUipp comme les autres centrales, c'est le SNUipp qui n'a jamais répondu. 


Et, contrairement à ce que tu distilles, et je comprends bien ton désarroi, pour le moment, c'est le SNUipp qui rejoint le camp de ceux qui veulent un  dirlo dans l'école, et le reconnaître
et lui donner les moyens d'assumer ses missions. 


Personne, à ma connaissance, n'a fait le chemin inverse…  


C'est aux dirigeants du SNUipp qu'il faut souhaiter du courage acec les Gogo (il n'y avait qu'à remplacer é par o ).
Nous on est là depuis longtemps, et on est prêt à les aider pour voir si un dénominateur commun peut être dégager et, en toute transparente, comment agir ensemble pour réussir.


Et, ça, ça te mets définitivement hors-jeu Gégé-plus-rien-à-dire!


 


 


Voilà Pierrot subjugué par les syndicats qu'il a rencontrés dans les séances de refondation.


Oui, nous avons rencontré des personnalités du monde syndical, en privé… ils sont à des années-lumière des couanneries que tu déverses ici. 


 


 

henri 05/10/2012 14:23


Inutile de répondre, de s'énerver ou de répliquer à quelqu'un qui n'existe pas !


@Pascal Oudot ! Tu le dis bien, et il suffit de lire attentivement ce qui est écrit ci-dessus aussi bien par Pierre Lombard, Merlin ou d'autres (même Lucien dont la position est plus tranchée)
pour savoir que la réflexion demeure avec la prudence requise chez les commentateurs.


A titre personnel, et comme dit et répété ci-dessus, "j'attends" * qu'un acte (de quelle nature ? lui seul peut le définir) concrétise les positions encore bien louvoyantes du syndicat après son
épreuve écrite.


Pour le reste, s'écharper allègrement me semble bien dérisoire...


* "j'attends" (avec la prudence requise, cela va de soi)

Gégé 05/10/2012 13:53


Commentaire 19 de Pierre Lombard


"Je combats, avec virulence et à visage découvert, depuis assez longtemps les positions du
GDiD sur la direction d'école "


Quel lapsus !!!! Voilà Pierrot subjugué par les syndicats qu'il a rencontrés dans les séances de refondation. Le voilà gagné par la grâce syndicale...


Trève de plaisanterie... Il suffit parfois de discuter et d'échanger avec des syndicalistes pour mieux comprendre les positions défendues. Je crois que c'est ce qui explique la récente
conversion de Pierrot. il était déjà un peu sur cette ligne depuis quelque temps en défendant mordicus le SE, le SGEN et la CFTC. Le voilà séduit par le SNUipp. Preuve qu'il ne faut jamais
désespérer et ne jamais dire jamais. Le camarade Oudot suit le même chemin semble-t-il.  Encore un peu de courage et de temps et les Merlin, Henri, Lucien & Co viendront eux
aussi sur notre ligne. Et c'est tant mieux. Plus nous serons nombreux et plus nous ferons entendre nos revendications. 

Pierre Lombard 05/10/2012 13:21


Je combats, avec virulence et à visage découvert, depuis assez longtemps les
positions du GDiD sur la direction d'école pour pouvoir reconnaître un changement quand il a lieu.


 je
combats les positions du SNUipp! Celles du GDiD je les défends!


Mais vous m'énervez aussi!

Pascal Oudot 05/10/2012 13:01


Je viens au secours de Pierre Lombard -qui se défend trsè bien tout seul- parce que je le rejoins sur ce point très particulier du changement de ton du SNUipp -qui du coup chez moi reprend ses
majuscules.


 


Votre haine du SNU, et je fais certainement partie de ceux qui ont lâché les fauves, vous aveugle: le changement de ton est flagrant! Les mots "directeur d'école" et "statut" apparaissent
partout. Et l'idée d'un statut pour la direction d'école est inscrite noir sur blanc. Ce n'est pas une évolution phénoménale, ça? Il faut mal connaître le monde syndical pour croire qu'il ne
s'agit que d'agiter des voiles telle Salomé, parce qu'un pareil changement de discours est historique.


 


Oui, il y a des circonvolutions, et vous savez tous que j'ai toujours été le premier à les dénoncer, comme à sabrer proprement ce qui doit l'être. Oui, ce texte évoque un statut pour le métier,
mais pas pour les directeurs... ce qui ne veut rien dire! Le SNU essaye d'avancer à son rythme, pour ne pas foutre une crise cardiaque aux vieux qui restent partie de leurs conseils syndicaux
départementaux. Oui , c'est du gloubi-boulga. Mais rien ne vous interdit de lire et comprendre ce qui n'est même pas entre les lignes! Ne soyez pas bouchés, bordel! Saisissez notre chance. Encore
une fois, c'est historique, jamais le SNUipp n'était allé aussi dans la reconnaissance de notre métier particulier, qui est elle aussi inscrite noir sur blanc.


 


S'agit-il pour autant de leur signer un blanc-seing? Certainement pas. Mais la récente forfaiture du SE (cela devient une habitude chez eux depuis 2006) et du SGEN, prêts à nous livrer pieds et
poings liés aux principaux de collège, devrait vous ouvrir les yeux.


 


Je suis un anti-syndicaliste primaire. Je le clame et le revendique. Je le suis parce que depuis plus de trente ans que je fais ce métier JAMAIS je n'ai été représenté par un syndicat quelconque.
Je suis prêt à me syndiquer si demain -matin, ou ce soir- un syndicat du primaire défend l'école publique telle que la conçois, comme le métier de directeur d'école que je pratique depuis trop
d'années pour rester dupe de quoi que ce soit et fermer ma gueule.

Pierre Lombard 05/10/2012 12:22


@ Lucien, ta grille de lecture n'est que "syndicale", et tu ne peux à la fois demander au GDiD d'être très clair sur ses demandes et dire que ce qu'il nous faut avant tout c'est une
revalorisation salariale. Je GDiD c'est l'ÊTRE d'abord et pour avoir l'AVOIR.


Et je te rappelle (à mon tour) qu'en aucun cas la grève administrative avait pour bur le statut... Donc, on est bon à se mobiliser pour des objectifs qui ne sont pas tout à fait les nôtres
mais qui nous semblent être compatibles avec les nôtres.


 


@ Moira, qu'est ce qui te choque dans "ma" lecture?


Comme tu le soulignes, je suis tout à fait d'accord avec le flou qui y règne et le fait qu'on tourne autour du pot sans vouloir y tremper les doigts. Moi aussi j'en ai marre. Et après`? je tape
du pied, je fais pipi sur le tapis???


Je le regrette amèrement, Moira, crois-moi! mais j'essaie, avec mes petits moyens de leur montrer combien le miel sera délicieux s'il voulait enfin le goûter.


C'est compliqué, contorsionné… OK!


 - Il y est dit que "le statut n'est pas la bonne entrée" et alors?


- Il y est dit que c'est au "travail qu'il faut donner un statut"? et alors, qui est dupe de ce genre double salto, à qui s'adresse cette gymnastique? 


Je remarque, parce que c'est remarquable, que le SNUipp change de "tactique", de stratégie, et pour  x raisons
(politiciennes, syndicales, de fond, de forme…) le résultat fait que la position qu'ils viennent d'exprimer ouvre la possibilité d'une discussion. 


Surtout quand on intitule un chapitre "être directeur, voilà la bonne question"


Je ne crie pas Alleluia! Je dis, et maintiens, qu'il y a des éléments nouveaux et intéressants (dont la certification) à ne pas écarter trop vite.


Je trouve très excessif, et contreproductif, de ne retenir que ce qui sert à exclure et qui n'est adressé en fait qu'à une partie de leur propre militant.


Vous pensez qu'un tel texte s'est écrit comme cela, qu'il ne leur a pas fallu envoyer des signaux à leur gauche, à leur droite? 


Je dis aussi que je ne m'attends pas à ce que le SNUipp vienne sur les positions du GDiD, je ne crois pas au grand soir ni en la génération spontanée, mais, avec y a
derrière un acte concret, on a là matière à faire avancer le dossier.


Et je dis bien "AVANCER", parce que je le répète, la génération spontanée je n'y crois pas (à moins que Lucien ait une idée…), et je préfère prendre le risque de me fritter avec
des copains (comme ici) même si c'est compliqué, que d'afficher une posture simplificatrice et démago qui nous précipiterait très vite dans la collégialisation ou la IENisation.


Je n'ai aucun intérêt a entretenir ni rancoeur ni illusion. 


Je combats, avec virulence et à visage découvert, depuis assez longtemps les positions du GDiD sur la direction d'école pour pouvoir reconnaître un changement quand il a lieu. J'ai toujours dit
que je n'étais pas anti-syndicaliste, que le GDiD était une assoc. et n'a donc pas de "concurrents" chez les syndicats.


Des oppositions d'idées, oui. Et si EUX ont à ménager des choux et quelques chèvres, moi, non! Je n'ai rien à perdre, je suis un dirlo mater 5 classes ayant 75% de temps
d'enseignement! 


Reste, comme le dit Henri, à transformer l'essai! Et ce n'est pas une mince affaire!!!

henri 05/10/2012 09:40


Ce que je regrette c'est la façon dont on pousse les discussions vers les extrêmes.


Je suis Pierrot sur ce point ! Les 8 pages du syndicat sont un écrit qui peut pousser à partir de flous, de contorsions stylistiques à nous faire "gamberger" au plus haut point et notamment à
partir de nos rancoeurs tenaces (et très souvent justifiées) envers le dit-syndicat.


Tant que nous n'aurons pas un "acte", une démarche, un contact qui concrétisent tout ceci (dans un sens ou dans l'autre) nous en serons réduits à faire des hypothèses pour les uns favorables (ou
en tout cas tolérantes) pour les autres répulsives.


Soit donc "quelque chose" advient et dans un délai relativement court (la Concertation ne va pas durer des lustres) soit tout est renvoyé aux calendes grecques.


L'attente des uns peut être payante ; le "rejet" des autres peut l'être tout aussi bien.


Sans donc adhérer au syndicat () ni s'en faire un ennemi, nous sommes suspendus pour l'instant à une éventuelle suite...


Il serait bon que celle-ci soit non plus écrite mais actée concrètement...

Moira377 05/10/2012 09:34


Vous avez lu, les gars, les déclarations de l'Unsa... C'est le "désenchantement" au sujet de la refondation dont on nous promettait monts et merveilles... Voilà qu'on nous dit que ça pourrait
mettre 10 ans !!! Mais on se fiche de nous ou quoi ?!?!?! Dans 10 ans, ils seront où les Hollande et Peillon ? Au rythme où ils battent les records de descente dans les sondages...


L'Unsa demande de vraies mesures et pas un replâtrage du système éducatif... Rien que ça ! On le sait et on le dit depuis le début, la montagne "refondation" va accoucher d'une souris
"mesurettes" sans aucun effet autre que de la com'


Quant à la lecture que fait Pierre de feuille du SNUipp... elle me surprend bigrement. Je viens de nettoyer mes verres de lunettes et je lis que le statut de dirlo c'est une
absurdité et que ça n'améliore en rien le fonctionnement de l'école... Je lis aussi qu'il faut donner un statut au travail du dirlo... Je vais interroger mon "travail" pour voir ce qu'il en pense
et qu'il m'explique ce que ça veut dire... A part jouer sur les mots, je ne vois pas... Plutôt ce que je vois, c'est qu'on se fout de ma poire. Comme le font aussi le SE et le SGEN.


On a eu l'interview du sieur Cadart... Merci M'sieu.


et comme tu l'écris, Pierre :


"Comment comprendre que le SE qui a annoncer que leur enquête sur la direction servirait de base à une com. de rentrée reste complètement muet sur le dossier?" 


En fait on comprend bien qu'on nous mène en bateau...

Pierre Lombard 05/10/2012 08:20


@ Merlin et Moira, pas d'infos particulière. Ce que je sais je le dis, et ce que je crois je l'explique.


 


On a le contexte, (très différent de celui dans lequel on se trouvait il y a encore 1 an, Moira)


- réduction des dépenses


- Refondation de l'école


- Priorité au Primaire


 


On a les positions syndicales:


- le SE avance avec le SGEN et sont plutôt pour le statut d'établissement, ils ne savent pas très bien comment caser le dirlo dans leur dispositif, mais, grosso modo il doit rester le "chef
d'équipe" pas nécessairement le "chef de l'établissement", d'où un truc mal doser où l'on délesterait des charges administratives le dirlo par une mutualisation ou des regroupements pour centrer
son action sur le pilotage pédagogique.


Un truc où peuvent s'engouffrer ceux qui sont bien installés dans les structures intermédiaires et y voient la possibilité d'y élargir leur pouvoir.


Je pense à la FCPE, les chefs d'établissements, les IEN…


 


Difficulté, quand ils en parlent avec les acteurs du terrain ou les chercheurs qui leur demandent du concret, ça s'étiole.


D'où, à mon avis, le gros dos pendant la concertation (on a peu entendu les syndicats, en tous les cas dans les 2 groupes auxquels nous avons participé), en espérant peser pendant le temps de la
négociation.


 


Avec en toile de fond, des tensions internes, vu que le SE et le SGEN syndiquent des enseignants du premier et du second degré (corps unique), donc des intérêts divergents… d'où des tortillages
du derche qui rendent peu à peu le message inaudible, donc suspect.


Comment comprendre que le SE qui a annoncer que leur enquête sur la direction servirait de base à une com. de rentrée reste complètement muet sur le dossier?


 


- Et on a le SNUipp. Là c'est différent, le SNU ne syndique que les PE, le secondaire c'est le SNES, je crois qu'ils ont aussi les profs de gym. C'est entre leurs fédérations qu'ils sentirent la
bourre.


Le SNU est contre le statut d'établissement, contre le statut du dirlo, et contre une satellisation de l'école par le collège. 


D'où, jusqu'à maintenant le CMD qu'il mettait en avant.


Jusqu'à maintenant… Parce que, et c'est ce que je note d'absolument nouveau, ce n'est plus le CMD que le SNU met en avant, mais le directeur.


 


Je dis que c'est "intéressant", que ça ouvre des perspectives alors que c'était très fermé. 


 


Et je veux bien être un mauvais lecteur, mais arriver à tirer comme conclusion du texte du SNUipp:


Dillué le dirlo, atomisé version puzzle et réduit au rôle de factotum tandis que d'autres collègues seront référents pédagogiques ou je ne sais quoi. Voilà un bon dirlo façon Snuipp et consorts
 et si on est joueur , on peut même s'amuser à trouver des noms nouveaux allant avec sa nouvelle certification: " référent administratif", " délégué aux affaires courantes", " apôtre chargé
des relations parentales",  " punching ball certifié" , "" fusible aux normes" .... à chacun de laisser courir son imagination.


 


Il faut avoir de l'imagination, en effet.


 


Maintenant, Merlin, je suis entièrement d'accord avec toi, le dirlo dilué est du domaine du possible, voire du probable et ce pour une seule raison: le financement.


Mais, ce n'est certainement pas ce texte qui conduit les directeurs vers la falaise.


 


Ce que je regrette c'est la façon dont on pousse les discussions vers les extrêmes.


Je maintiens qu'il y a dans ce texte des choses intéressantes et qu'il doit permettre des actes concrets.


Je ne suis pas devenu adhérent du SNUipp! 

LUCIEN 05/10/2012 07:29


Encore une fois désolé Pierrot, mais…


Un rappel sur le Protocole …


« « les dirlettes et dirlos des écoles de 4 classes 1/4 déchargés
grâce au Protocole apprécieront) » »


Les collègues déchargés par des stagiaires IUFM sur stages filés avec des
calendriers de récupération changeants , puis des oublis et des manques , des non-récupération, je crois que nombre de collègues n’ont pas ressenti d’avancées soit disant engrangées…quant à
l’engagement de l’ aide administrative , on constate les résultats maintenant…Et pourtant le changement c’est maintenant.


Ensuite,…


Donner un statut au salarié , au travailleur , là je comprends mais un statut au travail ,cela ne veut rien dire , par contre établir un contrat de travail cela se conçoit.


Il est impératif de revaloriser tous les enseignants qui ont subi depuis plus de 20 ans une forte baisse de leur pouvoir d’achat , un blocage de leur salaire, et je n’oublie pas tous ceux qui ont
subi la création du statut de PE , qui ont dû attendre pour obtenir ce nouveau statut…


Et bien la reconnaissance de notre métier passe par une revalorisation forte , et pour les directeurs et directrices un salaire en adéquation avec leurs responsabilités.


Le statut passera par cette revalorisation là. Les moyens sont là si la volonté politique le veut ( Récupérer tout ce qui est évasion fiscale aiderait déjà, ainsi que supprimer les X Comités,
Commissions Théodules ! …et bien d’autres récupération dans des niches fiscales inutiles ! ).


Sans Statut pour la direction, la crise pour le recrutement persistera , fonction moins attrayante, moyens matériels insuffisants, aide administrative retirée…qui voudra de cela dans 10
ans !


Le Snuipp reste flou, trop flou, …cela ne change rien si nous, nous restons clairs , très clairs dans nos demandes.


Non, Pierrot nous n’avons pas la même grille de lecture

merlin 04/10/2012 23:43


Pierrot, soit tu as des infos particulières, soit je ne comprends pas ton propos: il suffit de remonter dans les archives de DEL ( quelques mois suffisent pour relire les messages qui nous
affirmaient que SE et SGEN avaient évolué positivement on allait voir ce qu'on allait voir... leur position actuelle est aussi molle qu'un chamallow oublié au soleil. Le Snuipp écrit, ça, il
écrit... et on connait la valeur de ses écrits où il faut avoir la mémoire d'un Azheimer à un stade avancé...


  Partie administrative? je confirme: il faudra toujours quelqu'un pour recevoir les parents mécontents, gérer les absences, les ampoules grillées, les WC bouchés, les autorisations
d'absences de dernier moment, etc... les principaux nous laisseront bien volontiers ces tâches administratives là. Pour ce qui est de la rédaction du PE ou de son équivalent verson Peillon, de
l'aménagement des locaux , de la distribution des crédits, de l'ordre du jour des réunions de cycle ou CM, ils garderont, c'est une évidence.


  Dillué le dirlo, atomisé version puzzle et réduit au rôle de factotum tandis que d'autres collègues seront référents pédagogiques ou je ne sais quoi. Voilà un bon dirlo façon Snuipp et
consorts  et si on est joueur , on peut même s'amuser à trouver des noms nouveaux allant avec sa nouvelle certification: " référent administratif", " délégué aux affaires courantes", "
apôtre chargé des relations parentales",  " punching ball certifié" , "" fusible aux normes" .... à chacun de laisser courir son imagination.

moira377 04/10/2012 23:10


"Il faut entrer par le travail réel actuellement demandé au
directeur d'école, l'explicite comme l'implicite. C'est lui qui doit avoir un statut particulier, lui qui doit être reconnu pour être bien réalisé et non empêché."


Cest quand même extraordinaire de dire que c'est le travail qui doit être reconnu par un statut particulier ! En revanche, celui qui fait ce boulot n'a pas besoin de statut ! C'est écrit très
clairement. C'est marrant, les aides administratives doivent avoir un statut... Marrant encore, les psys doivent avoir un statut. Pour cette catégorie de personnels, c'est pas le travail qui doit
être reconnu par un statut mais bel et bien celui qui fait ce travail... Pourquoi cette distinction particulière pour les dirlos ? Ah oui... parce que ces affreux corporatistes deviendraient de
vrais "p'tits chefs"... 


Tu sais, Pierre, moi je mets dans le même sac le SE, le SGEN, le SNUipp... Aucun ne veut vraiment nous aider à avoir un statut. Je viens encore de relire l'article qui parle de Cadart et de ses
formules alambiquées pour ne pas se prononcer sur le sujet... Arrive un moment où ne sont trompés que ceux qui veulent bien l'être. J'ai donné. Merci !

pierre lombard 04/10/2012 22:47


D'accord avec Henri, pour être crédible ça ne peut s'arrêter là, il faut un acte et même assez rapidement, au regard des enjeux. Mais là, c'est le texte que l'on a sous la dent.


Lucien, si tu as une petite idée, même toute petite, pour qu'au lieu d'avoir des "clopinettes" (les dirlettes et dirlos des écoles de 4 classes 1/4 déchargés grâce au Protocole apprécieront) pour
qu'on nous verse le pactôôôôôle, te gêne surtout pas.


 


Moi je veux bien garder les pieds sur terre, mais faudrait m'aider...


Merlin, que je sache, tout est fait pour enlever au dirlo la partie administrative, de l'aide administrative jusqu'au pire envisagé, la collégilisation, l'administratif c'est la première chose
qui part vers le collège. Pourquoi voudrais-tu qu'ils ne nous laissent que l'administratif?


Des banalités sur notre charge de travail? sauf que jusqu'à maintenant la municipalités c'étaient plutôt des ennemies (rappelez-vous de la "municipalisation rampante") là ça devient des
partenaires avec lequels on doit travailller et pour lesquels ils nous faut des moyens. Ben, c'est nouveau chez le SNU!


 


Maintenant je ne détiens pas la vérité. Mais même après rererelecture à la lumière de certains de vos commentaires, il reste évident que le SNUipp vient de changer de direction sur la direction.


 


Désolé Pierrot mais je n’ai pas lu la même chose :


« Ensuite la notion de métier non seulement assumée mais à reconnaître par un statut. »


Ben relis:


Il faut entrer par le travail réel actuellement demandé au directeur d'école, l'explicite comme l'implicite. C'est
lui qui doit avoir un statut particulier, lui qui doit être reconnu pour être bien réalisé et non empêché.


• Il y a bien écrit qu'il faut donner un statut au travail du directeur, oui, non?


• Il y a bien écrit que le directeur doit pouvoir réaliser, faire, assumer son travail de directeur, non, oui?


• Il n'y a pas écrit qu'on nous demande des choses que l'on n'a pas à faire, mais bien de donner un statut pour pouvoir faire le travail qu'on nous demande. oui, non?


Et, tout ça c'est quand même nouveau au SNUipp, oui, non?


On est dans le discours habituel du SNUipp? c'est pas lui qui lançait "dirlo=enseignant avant tout et comme les autres...


- Oui il y a du flou, qui s'explique


- Non, le SNUipp n'est pas pour la création d'un corps spécifique, on pouvait aussi s'en douter...


Nous n’avons pas la mémoire courte , et peu de collègues supporterait un nouvel affront , une nouvelle marque d’irrespect nous reléguant à des moins que rien !


Lesquels, ceux qui ont donné leur N° perso à leur IEN, ceux qui bûchent jusqu'à pas d'heure pour tenir les délais, ceux qui disent "pas le temps pour le moment, je suis à donf..."


Si tu crois que le SNUipp, le SE ou le SGEN vont disparaître... Qu'ils ont besoin de nous pour survivre.... Sûr qu'on ne lit pas les mêmes choses Lucien 

LUCIEN 04/10/2012 21:25


Désolé Pierrot mais je n’ai pas lu la même chose :


« Ensuite la notion de métier non seulement assumée mais à reconnaître
par un statut. »


et surtout pas ceci. Le Snu reste opposé à toute idée de statut.


Pour ma part je suis en accord avec le collègue du Confort Intellectuel, le
Snuipp pour des raisons purement politiques, existentielles, propose à minima une avancée pour la direction
:
la Certification ! Quelle avancée !


Une certification accompagnée de « clopinettes » comme le fut lors
du Protocole la revalorisation extraordinaire obtenue !


Nous n’avons pas la mémoire courte , et peu de collègues supporterait un
nouvel affront , une nouvelle marque d’irrespect nous reléguant à des moins que rien !


Si le Snu veut sauver sa peau il doit aller plus loin où il disparaîtra avec
les directeurs tels que nous sommes !


Quant au SE et au Sgen , cela fait longtemps qu’ ils suivront pour les
premiers les décisions du GVT et pour les seconds un arrangement contre plus d’écoute , de marque d’attention ( se rappeler l’ épisode des retraites ).


L’ avenir tout proche nous donnera les clés de ce débat qui s’amorce.

nathalie 04/10/2012 21:18


Je ne vois guère que Pierre Lombard qui soit optimiste. Peut-être parce qu'il a copiné avec tous ces syndicalistes lors de la discussion sur la refondation...  


Plus sérieusement, je rejoins les précédents collègues : le langage flou du snuipp, on connaît. Et comme disait la grand-mère de Martine du PS "quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup..."

henri 04/10/2012 20:59


À ce jour, nous avons un écrit dont chacun peut s'accorder à reconnaître qu'il est brumeux (je ne dis pas fumeux !), plein de contorsions pour dire sans dire tout en faisant croire que l'on dit,
etc., écrit qui, si j'en crois des commentateurs plus audacieux ou plus au courant que moi, qui tenterait de se faire une voie entre des tendances, des courants : c'est dire qu'il faut écrire
(j'insiste) des choses sans froisser les uns tout en ménageant la susceptibilité des autres !


Bref ! un numéro d'équilibriste dont on peut reconnaître qu'il est foncièrement plus ambigu que ce que nous avions lu jusque-là ! (en étant gentil...)


Reste ce qu'il va advenir de tout ceci, sur quoi tout cela va-t-il déboucher ; et là, seul un acte, une démarche du syndicat pourrait éventuellement nous montrer l'esquisse de
l'ébauche de quelque chose... quoi ? c'est une autre question, LA question certainement.


Si ce long pensum, hybride, à l'A. D. N. tourmenté ne doit rester que ce qu'il est (un écrit), il sera à ranger benoîtement au sommet de la haute pile des autres écrits, publications qui ont vu
la mort de tant de forêts.


À regarder en attendant avec une longue-vue ! à prendre avec des pincettes dans l'attente (insoutenable, forcément insoutenable) du passage de l'écrit à la scène...

merlin 04/10/2012 20:40


Je voudrai bien me joindre à ce vent d'optimisme mais j'ai beaucoup de mal , antisyndicaliste ( selonGG) primaire ( on s'en doutait) que je suis selon certains.


Je retiens: pas de statut pour les dirlos, des banalités sur la charge de travail, le retour des coordinateurs de cycle avec indemnités.... tiens... et peut-être même une petite décharge... prise
sur celle du dirlo.... qui ne serait plus chargé que de la partie administrative.... partage des responsabilités... pilotage de loin par l'IEN et le collège... voila un bon petit projet qui
éviterait de se renier sur le sujet de la direction.... et même , ajoutons un brin d'emploi fontionnel pour " permettre" un surplus de mobilité et de turn over.... c'est plutôt pas mal.... Ah!
J'aime quand on s'occupe de nous! C'est toujours avec de bonnes intentions!


  Collègues , gardez les deux yeux ouverts et l'esprit en éveil, les temps sont effectivement troublés ( § sujet précédent).

Denis 04/10/2012 20:20


29% font confiance aux syndicats pour améliorer le système éducatif. J'attends avec impatience le com' de gégé.

pierre lombard 04/10/2012 20:13


Je ne crois pas aux "GRANDS SOIRS", d'abord ils sont rares et surtout ils sont toujours suivis de lendemains qui déchantent.


je ne crois pas que l'on obtiendra un statut "sec" du jour au lendemain, et  encore moins si on est seul à le demander.


À partir de-là, si on est convaincu que l'école et ses élèves ont besoin impérieux d'un directeur reconnu, on cherche à convaincre. On commence par se faire une place autour de la table en jouant
des coudes, puis... on discute avec les autres. Ce faisant, on écoute aussi, on trouve des dénominateurs communs, on fait des bous de chemin ensemble... On essaie de tracer le chemin qui nous
mène au bu, que l'on ne perd pas de vue.


 


Que l'on ne soit pas d'accord ne me dérange pas, surtout quand on reste sur l'argumentation, comme tu le fais Moira.


 


Des textes syndicaux j'en ai avalé des Kilomètres... Celui-là représente une vraie révolution (au sens physique du terme) pour le SNUipp, comme quand le SGEN (autogestionnaire)a décidé de
travailler sur le statut d'établissement et celui du directeur.


 


Bien sûr que ce n'est pas la position du GDiD, mais quand même, où est le CMD? Je ne m'attends pas à ce que le SNUipp écrive que la solution c'est le statut...


Mais il y a le travail prescrit contre le travail réel, il y a la spécificité, il y a le statut pour le métier, pas pour la personne...  Il y a l'ÊTRE (Être directeur aujourd'hui ? Voilà la
bonne question)


 


C'est pourquoi, oui je te rejoins sur "l'enfumage", mais je ne suis pas d'accord sur qui se fait enfumer... où sont les gogos.


Pas certains qu'il faille regarder dans ma direction...


 

Le Confort Intellectuel 04/10/2012 19:48


Certainement lassantes, les interventions un peu ridicules de cette personne.


 


Pour ma part, je persiste à penser -et à dire- que le SNUipp se trouve face à un choix qui engage désormais son propre avenir. Cette centrale issue du primaire tient certainement à conserver son
identité. Il lui reste donc deux possibilités: soit elle soutient l'idée d'un statut particulier pour les directeurs, soit elle est bouffée par la FSU et le SNES et disparait dans la
collégialisation de l'école primaire publique en même temps que nous.

Moira377 04/10/2012 19:42


Je n'ai pas la même grille de lecture que toi, Pierre. Moi, ce que je retiens c'est ceci : "Force est de constater que l'entrée par le seul statut mène vite à une impasse
d'un point de vue réglementaire comme budgétaire. En quoi cela améliorerait-il le fonctionnement de l'école ?"


Le reste c'est de l'enfumage attrape-gogos... Désolé Pierre.

pierre lombard 04/10/2012 19:32


... je commence à regretter 

Gégé 04/10/2012 19:11


MERCI PIERROT !!!


Enfin quelqu'un qui ose aller à l'encontre des antisyndicalistes primaires. Bravo ! C'est courageux de ta part !

pierre lombard 04/10/2012 18:59


Justement parce qu’il y a eu les autres « 8 pages », je trouve beaucoup de choses intéressantes dans celui-là.


D’abord l’utilisation du mot directeur, 39 fois ! un record.


Ensuite la notion de métier non seulement assumée mais à reconnaître par un statut.


Mieux avec une formation spécifique, des conditions d'emplois spécifiques et une rémunération
spécifique…. On est assez loin du dirlo=un-comme-les-autres.


 


Enfin, la piste de la certification me semble à explorer. Ce serait (avec les moyens qui vont avec) un compromis, une étape qui ne compromet en rien l’avenir et donc possibles
améliorations…


 


Reste la forme, les circonvolutions… Je les explique par la manière dont le SNUipp doit s'adresser à certains de ses membres. Le flacon n'est pas rutilant  et on est encore assez loin de
l'ivresse. N'empêche là, il y a matière à discuter… Enfin ! ou?