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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 17:13

 

Il n’y a plus guère que pour la chute des feuilles qu’existent encore les saisons… Les rapports sur le malaise enseignant et sur le métier de directeur d’école fleurissent toute l’année. La semaine dernière, nous avons eu livraison du rapport « Debarbieux Fotinos » sur la « victimation » des enseignants. Cette semaine, nous devons à V. Bouysse et Y. Poncelet un nouveau rapport de l’Inspection générale qui traite, cette fois-ci, de « l’alourdissement des tâches » et du « ras-le-bol » des enseignants.

Deux rapports très intéressants mais qui confirment ce que d’autres, avant eux, avaient déjà mis en lumière. Les constats sont redondants faute de n’être jamais pris en compte.

Autre redondance dans chacun de ces multiples rapports : le petit couplet sur le métier de directeur d’école et la nécessité de le reconnaître par un statut.

Les missions du directeur, l’alourdissement de ses tâches, la multiplicité de ses relations avec les différents acteurs de l’école, la difficulté de remplir son rôle d’enseignant et de responsable d’établissement… tout est connu. Tout a été dit et écrit dans de nombreux rapports. Les ministres, l’Administration centrale, la hiérarchie, les syndicats… tous connaissent parfaitement les problèmes et même les solutions pour y remédier. Nul besoin d’un énième rapport.

D’ailleurs, force est de constater que directeurs d’école et inspecteurs généraux partagent un point commun : celui de travailler pour rien. Les premiers remplissent des tableaux, enquêtes et bilans aussi inutiles que les rapports écrits par les seconds.

 

Nous ne reviendrons pas sur les missions et tâches listées par ces deux rapports. Chacun les connaît parfaitement. Nous ne retiendrons du rapport que quelques éléments majeurs résumés par ce message adressé à la hiérarchie : « Laissez-nous tranquilles ! ». Une formule choc qui résume le « ras-le-bol » exprimé par 81% des enseignants et traduit autrement par « Moins de flicage de la part de la hiérarchie. Surtout moins de paperasse ».

« Il est temps d'accorder aux enseignants une véritable autonomie de l'école accompagnée des moyens de fonctionnement nécessaires », note E. Debarbieux. « Il faut supprimer l'aide personnalisée vomie par le personnel. Repenser les évaluations nationales. Donner du temps aux équipes pour qu'elles puissent fonctionner. Il faut un autre modèle de relations humaines... Le modèle pyramidal a vécu. Il est même considéré par les personnels des écoles comme une « violence institutionnelle ». La réflexion doit donc progresser – mais avec ces personnels – sur l’équilibre entre une autonomie réelle et un pilotage raisonnable et non bureaucratique de cette autonomie dans un cadre national. Le statut des directeurs, et leur mode de nomination, le rôle de coordination des IEN, la remise à plat des pratiques et des finalités de l’inspection pédagogique, l’importance de la recherche et de l’innovation pédagogiques dans les pratiques de classes sont des débats à mener sans a priori. Une première mesure serait un moratoire sur les enquêtes officielles.

La « paperasse » est devenue le symbole de la non-écoute de la part de la hiérarchie, et de la hiérarchie locale, elle-même sans doute coincée par les injonctions de « pilotage » du système ». Ce qui devrait aider à mieux diriger l’ensemble est perçu ni plus ni moins que comme une bureaucratie ubuesque et sans confiance pour sa base.

 

Un paragraphe sur les directeurs d’école a particulièrement retenu notre attention car il cite des chiffres qui ne semblent pas totalement en conformité avec ceux d’autres études.

 

Les directeurs se sentent pour beaucoup seuls et démunis, avec un statut et des fonctions peu claires. Aussi leur principale revendication porte soit sur un vrai statut de directeur – soit au moins sur une définition précise et une reconnaissance y compris salariale de leur métier – le terme métier est en effet employé par eux pour qualifier leur travail. Plusieurs injustices leur apparaissent criantes : le fait qu’à effectif parfois plus important ils n’ont pas ou peu d’aide de secrétariat comparés à leurs collègues de collège, que ces emplois sont précaires et donc souvent peu qualifiés. Il n’est donc pas étonnant que leur revendication n°1 porte sur un tel statut et de telles aides…. Qu’ils sont presque les seuls à réclamer.

Ainsi 30 % des directeurs avec décharge ou demie-décharge réclament un statut, contre 25% de ceux avec quart de décharge et 15% sans décharge, plus proches en cela des enseignants qui ne sont que 1,4% (et 1,2% en RASED) à évoquer le problème, plusieurs fois d‘ailleurs, en exprimant la peur de voir les directeurs se transformer à leur tour en « petits chefs ». Le fait que seuls ou presque les directeurs évoquent le problème du secrétariat ne signifie pas pour nous qu’ils se désintéressent de la pédagogie, mais témoigne de la bureaucratisation de la fonction, ce que beaucoup regrettent. Cela témoigne aussi d’une coupure avec leurs adjoints qui ne prennent pas en compte leurs difficultés.

Cela pose bien sûr tout le problème de l’autonomie, de la répartition des pouvoirs dans les écoles, mais aussi de la nomination des directeurs.

Il est anormal qu’à effectif parfois égal les directeurs du premier degré ne bénéficient pas des aides dont bénéficient leurs collègues du second degré, chefs d’établissements.

 

Si l’on s’en tient à cette étude, seule une minorité de directeurs réclament un statut. Voilà qui ne correspond pas du tout aux résultats de l’enquête réalisée en 2006 par l’Ifop à la demande du GDiD et qui montrait que 93% des directeurs se déclaraient favorables à un statut.

Il va de soi que nous accorderons davantage de crédibilité à l’institut de sondages dont c’est le métier de procéder à ces enquêtes.

 

Du second rapport qui détaille, lui aussi, les multiples charges du directeur d’école, nous ne retiendrons que les préconisations pour l’unité-école.

Revoir les critères d’attribution des avantages accordés aux directeurs d’école, instaurer la fonction de coordinateur de cycle

À ce niveau, c’est aussi un traitement plus global du sujet qui serait indiqué avant d’envisager des évolutions de fond : le statut de l’école et celui du directeur sont en jeu certes, mais aussi le modèle d’école primaire souhaité à l’heure du socle commun. La multiplicité des toutes petites écoles rend difficiles certains aménagements, la séparation entre maternelle et élémentaire pèse sur la continuité des apprentissages de base, la relation entre école et collège est aussi un sujet de préoccupations. Cette approche globale indispensable dépasse l’objet de la mission ; aussi se limite-t-on ici à deux aspects très partiels.

Sans mettre en cause leur statut, il apparaît que l’ampleur de la tâche des directeurs est fort différente selon les contextes : la définition standard du régime des décharges, même s’il y a un traitement particulier en réseau ÉCLAIR, et de celui des indemnités, mériterait donc quelques assouplissements. Tout est calculé en fonction du nombre de classes alors que ce n’est pas le seul paramètre pertinent : d’autres seraient à considérer tels que la présence d’une classe pour l’inclusion scolaire voire d’une classe d’initiation, ou une proportion élevée d’élèves à forts besoins scolaires et culturels (on connaît des écoles en réseau de réussite scolaire ou même hors tout réseau d’éducation prioritaire qui accueillent une population en grande difficulté) ou bien encore la dispersion des unités qui composent l’école quand celle-ci est constituée d’un regroupement pédagogique intercommunal.

Enfin, dans les écoles au nombre de classes important, supérieur à dix pour une école élémentaire et supérieur à douze pour une école primaire, il serait intéressant d’expérimenter la fonction de « coordinateur de cycle ». La réglementation actuelle précise que le conseil de cycle est « présidé par un membre choisi en son sein » ; ce fonctionnement est souvent trop peu formalisé et le recours au directeur est la situation la plus fréquente. À ce coordinateur seraient dévolus l’animation et le suivi des travaux du conseil de cycle ; une indemnité pourrait lui être accordée.

Qu’il s’agisse du directeur ou du coordinateur du conseil de cycle, des formations spécifiques ou des informations particulières devraient leur être destinées afin que l’animation de la vie de l’école et celle des travaux pédagogiques au sein des cycles soient plus efficaces. Dans cette perspective, le développement de l’évaluation d’école peut être un utile point d’appui si cette évaluation est conduite en sollicitant l’implication de toute l’équipe pédagogique.

 

Nous ne pouvons qu’être dubitatifs sur la proposition contenue dans ce rapport et qui consiste à créer des « coordinateur de cycles ». Ne risquerait-on pas d’aboutir à une sorte de direction « bicéphale » qui pourrait, dans certains cas, être préjudiciable au bon fonctionnement de l’école. Il nous semble plus opportun de donner véritablement les moyens au directeur de faire « tourner » son école au mieux tant sur le plan administratif que pédagogique. Cette préconisation est d’ailleurs vouée à retrouver la poussière de placards dorés tant il est évident que le ministère n’a déjà pas la volonté de mieux rémunérer ses directeurs d’école.

 

Face à la multiplication de ces enquêtes sur les directeurs d’école et parce que la situation financière du pays est à ce point dégradée, nous nous permettons de faire une proposition au ministre.

En effet, l’expérience montre que tous ces rapports n’ont d’autre vocation que d’être vite refermés, puis d‘aller rejoindre sur des étagères poussiéreuses les précédents en attendant les suivants.

Nous savons également qu’ils se révèlent souvent inutiles puisque jamais aucune de leurs propositions n’est retenue et mise en application.

Aussi, nous suggérons de cesser ce travail de recherche. De belles économies peuvent être faites : postes d’inspecteurs généraux, petites mains pour transcrire ces nombreuses pages, frais d’impression et de diffusion…  

Bref des moyens facilement récupérables pour améliorer sensiblement la vie quotidienne des directeurs d’école…  et donner un signe fort au slogan « le changement, c’est maintenant »…

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

Le Confort Intellectuel 03/10/2012 14:33


Le Confort Intellectuel et Directeurs en lutte vous aideront à vous orienter dans la brume, mes frères. Allez en paix.

Pierre Lombard 03/10/2012 13:01


Hors, comme dit le proverbe: " ce qui ce conçoit bien, s'énonce clairement". Pour moi, les termes " d'école
du socle" , " refondation", " statuts spécifiques" ...; ne sont qu'écrans de fumée derrière lesquels beaucoup trouve bien pratique de se cacher.


là, Merlin, tu ne te foules pas.... pas besoin de boules de cristal pour "voir" les mêmes
choses. 


J'essaie de distinguer ceux qui ne se cachent pas... et ceux qui essaient d'allumer leur antibrouillards, la
conduite devant de plus en plus clairement dangereuse.

merlin 03/10/2012 12:24


Pierrot: usant de mes grands pouvoirs de divination (lol), je ne vois dans ma boule de cristal que du brouillard. Opacité totale.


  Hors, comme dit le proverbe: " ce qui ce conçoit bien, s'énonce clairement". Pour moi, les termes " d'école du socle" , " refondation", " statuts spécifiques" ...; ne sont qu'écrans de
fumée derrière lesquels beaucoup trouve bien pratique de se cacher.


Les Mairies prendraient bien plus de pouvoir sur les écoles, les parents aimeraient bien avoir ( eux aussi) un statut reconnu avec le pouvoir qui va avec leur permettant de rentrer librement dans
l'école, la cantine, les études et pourquoi pas chez l'IEN si l'envie leur en prend. Par qui sera défini l'ordre du jour de ces CE ? ( question banalement pratique)? Le Maire-Président? le
Parent-élu-Président? mais pas par le dirlo-instit-comme-les-autres.... et là , c'est pas rien.


  Le programme de la CFTC me semble le plus clair de ceux évoqués car il dit les choses clairement sans mots nouveaux. Je n'aurai pas le mépris affiché du Virtuel GG pour cette centrale
syndicale très minoritaire certes , mais qui avance des idées qui me semblent cohérentes.

Le Confort Intellectuel 03/10/2012 10:41


Une proposition de résumé des possibilités, des espoirs et des dangers: http://leconfortintellectuel.blogspot.fr/2012/10/statut-des-directeurs-decole-les.html

Pierre Lombard 03/10/2012 09:50


Grégoire je pense que le problème est posé comme tu le dis.


Reste que les 2 solutions sont sur la table et que rien n'est joué.


Merlin, je ne suis pas Devin () mais si on parle de "forces en présence" je ne mettrais pas la FCPE avec le SNUipp.


À mon avis on a la FCPE qui pousse le GVT (semaine de 5 jours, grands regroupements avec de gros CA où la place de Président est à prendre), on a le SE & le SGEN qui eux sont proches du PS,
donc le fondement entre 2 tabourets, la FSU c'est plutôt le front de gauche, de plus il a à gérer des fédérations avec une lutte entre SNES et SNU, en plus du plus il y a les tendances internes
au SNU...


Je ne suis pas aussi certain que toi que le SE, le SGEN et encore moins le SNUipp soient prêts à diluer le primaire dans le secondaire.


Le GDiD le dit depuis plus de 10 ans, et le directeur d'école était bien au coeur des discutions de la Refondation comme nous l'avons écrit:


On doit reconnaître le méteir de directeur. Le GDiD propose de le faire par un statut spécifique. Reiss proposait 4 autres pistes...


Et le SNUipp propose aujourd'hui une "certification" avec avec une "formation spécifique, des conditions d’emplois spécifiques et une rémunération
spécifique". Pourquoi pas... à voir

henri 03/10/2012 09:23


@ Pierrot !


Merci de ne pas me confondre avec Lucien à qui il est bon de rendre ses propos !


Sur la "collégialisation", l'école du Socle pose  comme extension "de la maternelle à la Troisième" : comment dès lors évacuer la question d'une liaison qui irait au-delà de "simples
contacts" entre structures diverses à de nombreux points de vue ?


Comment songer, sans s'affoler, qu'une telle extension n'irait pas sans "fusion" réelle en termes de fonctions des personnels ?


Ou, peut-être même plus, vers une réduction (disparition ?) des petites structures comme la maternelle ?


En ce sens aussi, la question des directeurs demeurent toujours prégnante ; du collège unique à l'école unique ?

Gregoire 03/10/2012 08:39


Cependant  il faut se méfier de nous même et éviter les postures snupiennes du style " tout faire pour ne rien faire  " pour ce qui touche à la collégialisation. Il y a des choses très
intéressantes pointées plus haut qui vont dans le bon sens mais c'est davantage sur la structure qu'il faut être vigilent . Devenir les PEGC du XXIème siècle n'est pas un avenir pour nous


Reste la maternelle et là c'est pas gagné. A moins qu'il s'agisse d'une fédération d'établissements statutairement reconnus avec autonomie contrôlée et un chef d'établissement autour du socle et
non d'une verticalité comme dit Pierrot.

merlin 03/10/2012 08:38


Pierrot: à mon avis le Snuiip ( et pas que lui) , a une équation difficile à résoudre. Il s'est toujours opposé à toute reconnaissance du dirlo mais il sait que le modèle de fonctionnement des
écoles a vécu. Accepter un statut d'établissement pour les écoles ramène son pilote naturel ( le dirlo) sur le tapis.


  Pour ce syndicat, la mise sous tutelle ( car c'est bien de ça qu'on parle) des écoles par les collèges, avec un renforcement des pouvoirs de fédés de parents comme la FCPE ouvre une porte
de sortie. On flatte les enseignants avec un CM renforcé en théorie ( mais les leviers de pouvoir sont ailleurs), on évacue le dirlo en le cantonnant à un rôle de conccierge de l'école ( petits
tracas quotidiens) et on assure ainsi la continuité d'un corps des PE unique cher à ce syndicat.


  Les autres syndicats modulent un peu ce schéma mais à terme , on peut facilement imaginer celui qui l'emportera. Pour moi, c'est un peu trop cher payé.

Pierre Lombard 03/10/2012 07:47


Henri, je n'enfonce pas de portes ouvertes. C'est justement parce qu'elles sont grandes ouvertes que tout le monde s'y engouffre.


Si tu as suivi les débats lors de la commission Thélot, puis ceux de Reiss, c'est bien la présidence du CE qui a bloqué les évolutions. Les Maires la veulent et les enseignants la revendiquent
pour en mettant en avant le danger de perte de pouvoir sur le pédagogique.


Pourquoi, puisqu'on ne touche pas au CM?


La question est donc de savoir pourquoi on a besoin d'insister sur le rôle du CM.


Une des pistes c'est de commencer à envisager de lâcher la présidence du CE (ce qui peut se discuter)


Attention à ne regarder que l'arbre on ne voit pas la forêt...


 


Cela me permet de répondre à Densi.


Construire une école du socle est logique si on la considère comme une continuité à organiser, dans laquelle on gommerait les ruptures et faciliterait les porosités. À partir de là, on détermine
les responsabilités locales et on donne à chacun les moyens de son autonomie afin de pouvoir travailler en réseau où chacun a sa spécificité reconnue


Dans ce cas, pour moi OK aussi, mais si l'école du socle= 1 établissement (sens juridique), avec comme exemple ECLAIR, c'est-à-dire un collège qui truste les moyens administratifs un
coordinateur, voir un par cycle et un référent par école, là pas d'accord.


C'est de cela qu’il s'agit quand on parle de collégialisation.


 


Et cette superstructure a des adeptes, et pas des moindres.


Tu te rends compte du pouvoir de ce CA. Ça aiguise des appétits chez toutes les grosses organisations.


 


Mais des craintes aussi, surtout chez les syndicats qui syndiquent primaire & secondaire. Ceux du primaire ne veulent pas se faire bouffer.


 


D'où ce petit désaccord d'analyse avec Merlin qui pense que le SNU voit d'un bon oeil la "collégialisation de l'école.


 


D'ailleurs à bien lire ici,  http://06.snuipp.fr/spip.php?article4662


être directeur aujourd’hui ? Voilà la bonne question


Tou à fait! On avance sérieusement!

merlin 02/10/2012 22:49


Ah, tiens, on a le même vécu Denis! Je me pose une question: est-ce que le corps unique des PE perdurera en franchissant la grille du collège ou est-ce que les PE ( mais toujours instits dans les
têtes et le vocabulaire) seront considérés comme n'appartenant pas à la même caste que les profs certifiés des collèges?


  si c'est le cas ( ce que je pense) , cela nous promet de beaux jours.... Merci qui au fait?

Densi 02/10/2012 22:28


Question ; qu'y a-t-il de si effrayant dans la 'collégialisation'. Il y aurait obligatoirement une redéfinition des fonctions de chacun (et donc une reconnaissance affirmée des missions du
directeur), une autonomie qui ne peut être pire qu'aujourd'hui, une gestion de proximité supérieure à celle que l'on connaît, une cohérence pédagogique que l'on perçoit dans les stages RAN
effectués dans les locaux du collèges, un vrai dialogue pédagogique entre les 2 degrés...etc Financièrement, vu le fonctionnement du collège et du 1er degré on ne peut qu'y gagner.


Je vois pour l'instant comme obstacle principal la 'mise à mort' de la mat. mais ça mérite réflexion

Denis 02/10/2012 21:03


Je te trouve bien optimiste Lucien, j'ai dit 3 ans ce soir à mes collègues. Il faut dire que je revenais d'une réunion demandée par le collège, après les stages RAN organisés au collège et à la
veille d'une animation péda qui se tiendra au collège.

LUCIEN 02/10/2012 20:45


@ Pierrot,


A propos du CM...


"Non, c'est l'affirmation que le pouvoir pédagogique doit rester aux enseignants,"
c'est enfoncer une porte ouverte , évidemment cela fait des siècles que les textes le précisent !


Que le Sgen soit d'accord soit !


Mais le Snu est loin de l'entendre de cette manière .


Quant à la collègialisation des écoles , mises sous tutelle des collèges , je parie que cela passe comme une
lettre à la poste !


Cinq ans seront juste nécessaires !

Pascal Oudot 02/10/2012 20:31


Il y a chez certains gugusses qui se prétendent "de gauche" un vieux complexe du patronat et une sévère nostalgie de la lutte des classes qui les amènent à dire n'importe quoi pour tenter de
justifier leur credo suranné. Ces gens-là ne voient l'existence qu'en termes de "lutte", de "combat", et autres termes guerriers qui n'ont pourtant plus guère de sens depuis la chute du mur de
Berlin. Mais que voulez-vous, des décennies de bêtise ingurgitée sans esprit critique, ça laisse forcément des traces. Ce manichéisme outrancier les amène à voir tout sous une forme particulière
de bien et de mal, le bien étant représenté par ceux qui pensent comme eux, le mal par les -nombreux- autres. Ceci rapproche d'ailleurs fortement les types du genre gégé des extrémistes
religieux, qui fonctionnent de la même façon et pour les mêmes raisons. Amusant. mais tellement caricatural qu'on ne croirait pas qu'il puisse encore exister des phénomènes de ce genre. Je vous
conseille de lire toutes les interventions soi-disant pensées de ce personnage par ce prisme, vous verrez comme c'est édifiant. Et mille merci au snuipp de nous fournir ici quotidiennement la
preuve que leur centrale syndicale, comme FO, Sud et la CGT, sont des survivances d'un temps révolu qui ne méritent aucunement qu'on s'arrête à quelque réflexion de leur part. R.I.P.

Mémé 02/10/2012 19:26


De Mémé @ Gégé:


Si c'était juste pour avoir le dernier mot: je te laisse volontiers. D'autant que l'argumentaire grotesque me convient tout à fait. Inutile de répondre. Je laisse juges les lecteurs de ce blog
qui ne manquent ni de connaissance, ni de bon sens.

Gregoire 02/10/2012 19:14


la plupart des participants n'étaient pas des clowns,


Sûrement mais face au néo conservateurs incarnés parfaitement par le Snuipp , ils ne trouvent pas les uns ( prescripteurs d'idées ) et les autres ( les politiques) le courage de dire tout haut ce
qui se murmure devant la machine à café pendant la pause des débats. L'attitude du SE est signifiante à cet égard.


 


 

Gégé 02/10/2012 18:56


"des instituteurs déjà séparés des PE"


Sauf que, (malgré tous les retards insupportables trahissant les promesses gouvernementales), le corps des instits s'éteint pour laisser place à un seul corps : celui des PE. Le double corps qui
n'a que trop duré était provisoire. Alors que si l'on créait un corps de dirlos, ce serait 2 corps bien distincts et définitifs !!! Qui pourrait croire que les dirlos ne deviendraient pas
supérieurs hiérarchiques ? Qui peourrait croire qu'on créerait un corps de direction sans pouvoir de diriger de façon hiérarchique ? 


De toutes les façons, la CFTC Educ Nat n'existe plus. Elle avait déjà le même projet aux élections, ce qui ne l'a pas empêchée de se faire laminer. Qu'elle continue ! 

Mémé 02/10/2012 17:43


Et des instituteurs déjà séparés des PE par le bon vouloir de ceux que vous connaissez. Les instituteurs en poste et à la retraite apprécieront.

Gégé 02/10/2012 16:10


"nous proposons la création d'un corps spécifique des DIRECTEURS D'ECOLES MATERNELLE ET
ELEMENTAIRE"


Ben, tiens, mon neveu... une division du corps des PE !!!! Elle est bien bonne celle-là.


Remarquez, comme piège à gogos, ça ne mange pas de pain vu que la CFTC Educ Nat a disparu dans les profondeurs des élections pro... Etre démago dans ces conditions, ça ne risque pas de
poser trop de problèmes... 

Gérard, secrétaire du SCENRAC CFTC Education 02/10/2012 08:57


La CFTC Education Nationale a défendu le statut du directeur d'école durant la concertation sur la refondation de l'école...


Rappel des points principaux de notre projet "Direction d'école"


Il s'agit pour le SCENRAC-CFTC de proposer au Ministère un statut original au sein de la Fonction
publique. Ce statut prend en compte le fonctionnement des écoles maternelles et élémentaires.
Il ne s'agit pas de créer un nouvel échelon hiérarchique, mais d'améliorer et le fonctionnement de l'Ecole et la situation des DIRECTEURS. Pour cela nous proposons la
création d'un corps spécifique des DIRECTEURS D'ECOLES MATERNELLE ET ELEMENTAIRE.
Ce Corps devrait être ouvert aux Instituteurs (trices) et Professeurs des Ecoles :
- Ayant une ancienneté de 5 ans
- Avec une formation initiale
Les missions ne différent guère de celles en application actuellement. Néanmoins l'aspect animation pédagogique devient plus important.
Les augmentations indiciaires sont de nature à promouvoir ce nouveau métier
Les décharges de service face aux élèves permettent d'effectuer au mieux les tâches.



VERS UN STATUT



Le métier de directeur nécessite une reconnaissance statutaire et
indiciaire de son employeur : l'Etat.
Il ne s'agit en rien d'un pouvoir hiérarchique. Le directeur participant amplemement à l'action pédagogique au sein de son école ne peut être juge de la déclinaison de celle-ci au sein des
classes, il en est de même de par son rôle d'aide à la formation.
Ce n'est pas en abaissant les conditions de recrutement, en créant des coordonnateurs de RPI ou en créant de grosses structures que nous améliorerons la situation.

Le premier degré a la chance d'avoir à la tête de ses écoles une direction à dimension pédagogique, prés de son équipe et issue du même corps. Il faut donc s'en servir et
laisser à la fonction de direction cette dimension, favoriser le choix d'écoles à tallle humaine (12 à 14 classes) Si l'éléve est au centre du systéme éducatif, il vaut mieux que le contour de
celui-ci ne soit pas trop éloigné.

Dans le cadre de la revalorisation de ce métier, il faut une augmentation indiciaire substantielle (prise en compte pour le calcul de la retraite) et intégrant les primes, légitimant et
légalisant d'une part le nombre important d'heures supplémentaires effectuées par tous les directeurs pour assumer leur fonction en dehors de leur temps de service, et d'autre part, les
risques et responsabilités inhérents à la fonction.
Propositions CFTC :
La direction d'école doit bénéficier d'un temps de décharge d'enseignement afin de faire face à ses missions et responsabilités et son rôle d'animation. Un temps de décharge
relatif seulement à un nombre de classes n'est certes plus satisfaisant il faut tenir compte du nombre d'élèves, du type d'élèves et surtout du nombre d'adultes intervenant dans l'école ( poste
ZEP, E, G, CLIS, PSY, Médecin, infirmière, mi-temps, Atsem, stagiaires, AVS…) et de la situation REP .
Une véritable formation initiale doit exister.

Pierre Lombard 02/10/2012 07:51


le problème, c'est justement ce que l'on attend, ce que l'on projette et la réalité. 


Grégoire, la plupart des participants n'étaient pas des clowns, il y a eu dans les débats chez le plus grand nombre la volonté de bien "caler" les constats (faut voir ce qui a été dit sur le
dispositif RASED!) et d'apporter une vraie rupture en réponse.


Où je te rejoins, c'est que les syndicats, pas toujours à la fête pendant les débats, sont ceux qui vont "négocier", et ils veulent reprendre la main.


L'enjeu c'est l'école Primaire puisqu'il est celui qui doit trouver sa place (n'ayant pas de statut donc pas d'organe décisionnaire.. Miam miam!). Le collège a déjà positionné ses pions, et
les syndicats sont gènes car ils syndiquent des 2 côtés!


C'est à cela que l'on assiste.


Et ce n'est pas la peine de s'en faire pour le coordinateur, à moins d'avoir un volontaire dans l'école (comme les référents Arts plastiques ou les présidents de cycle) je ne vois vraiment pas où
trouver les moyens. Et quoi que l'on invente, on retombe toujours sur ce drôle de "poste", là au milieu de l'école: le dirlo.


Sur le CM & le dirlo.


Enfin, au-delà de la redéfinition des missions des enseignants, l'évolution de l'école a fait apparaître de nouveaux besoins fonctionnels, que ceux-ci existent
déjà (directeurs d'école) ou soient seulement envisagés par le rapport (« coordinateurs de cycles », « cadres intermédiaires des établissements du second degré »). Si de telles mutations devaient
être actées, le Sgen-CFDT entend les lier à la question de la structuration du premier degré et, plus généralement, à la gouvernance des établissements scolaires.


Il y a une différence énorme entre ceux qui ont inventé le "CMD" contre le statut du dirlo et qui continuent à écrire que reconnaître le directeur c'est écarter les adjoints du fonctionnement de
l'école, ce qui est une ânerie, et ceux qui disent que c'est dans le cadre de la structuration du Premier degré que le métier de directeur doit être défini ainsi que les compétences du CM. 


Ceux qui ont mis en avant le CM contre les dirlos sont dans une impasse, ceux qui disent que le directeur exerce ses prérogatives en équipe, le CM, restent dans la course (sans trop se mouiller,
c'est vrai!)


 


En creux: l'école du socle c'est un établissement regroupant le collège et les écoles de rattachement sous la direction du Principal, contre l'école du socle c'est l'organisation de la continuité
des apprentissages avec des écoles ayant l'Autonomie nécessaire pour fonctionner en réseau.


en résumé la verticalité contre l'horizontalité. 


maintenant, ce qui va en sortir... ça peut aussi un peu dépendre de nous!

Gregoire 01/10/2012 21:09


À ce coordinateur seraient
dévolus l’animation et le suivi des travaux du conseil de cycle ; une indemnité pourrait lui être accordée


Il existe déjà : directeur
d'école. ILs n'ont encore rien compris de l'échec de la mise en place des cycles en 1989. Alors on rajoute un étage au mille feuille. On va crever de toutes cette bureaucratie. D'autant que
chaque étage devient préscripteur de normes et de tableurs. C'est pas une refondation mais un déménagement qui est à faire en laissant les clowns faire leur show entre
eux.


J'attends plus grand chose de
tous ces tartuffes qui savent mais refusent les solutions car pétris d'idéologie ou pleutres devant les néo conservateurs .



merlin 01/10/2012 18:08


Je suis pour l'Autonomie de l'école. Je suis pour redéfinir le fonctionnement du CM et des CC avec pourquoi pas des responsables de cycle.


  Je suis contre le fait que le dirlo ne soit plus le responsable de l'ensemble de l'équipe. Je suis contre le fait que la présidence du CA puisse être attribuée à la FCPE ou d' autres
d'ailleurs.


J'ai le sentiment qu'on nous concocte une usine à gaz dans laquelle les responsabilités des uns et des autres s'éparpilleront ( pour retomber comme toujours en cas de besoin sur la tête de qui
vous savez).


L'école a besoin d'un chef d'établissement avec un rôle pédagogique et un rôle administratif, ayant du temps et des moyens ainsi que la reconnaissance institutionnelle indispensable pour lui
accorder l'autorité nécessaire à son boulot. Trop de responsables tuent le responsable.

Gégé 01/10/2012 16:55


"Dire que le CM doit-être la structure qui gère le pédagogique n'est en rien destiné à amoindrir les prérogatives du dirlo."


Merci Pierrot de mettre enfin de l'eau dans ton vin... Certains de tes amis devraient te suivre dans ta grande sagesse... Est-on anti-dirlo parce qu'on pense que tous les collègues d'une école
doivent contribuer au bon fonctionnement de l'école ? C'est ça aussi qu'on doit retrouver dans la discussion sur la refondation. Entre autres....

Pierre Lombard 01/10/2012 07:24


Le dirlo est contourné et devient vraiment l'homme ( ou la femme) à tout faire de l'école ou d'un
regroupement tandis que les décisions se prennent au niveau du conseil pédagogique ou du CA. Exit le dirlo si ce n'est pour les tâches quotidienne pour lesquelles il est indispensable. Pas de
réel projet de revalorisation et maintien d'un régime de décharge squelettique. Pas de quoi rêver.


Le contexte actuel (ça peut changer...) de la Refondation change la donne. Ce qui est mis en avant ce n'est pas
le dirlo-factotum-multitâches d'aujourd'hui, c'est l'acteur de terrain du Renouveau. Ce sont ses qualités de leader pédagogique, sa capacité à gérer une équipe (afin d'avoir un réel travail
d'équipe dans les écoles, aujourd'hui n parle de "collection" d'enseignants...), à piloter un projet, à être l'interlocuteur des partenaires.


la direction n'est pas considérée comme un emplilement de tâches que le PE effectue à l'injonction, mais comme la
capacité à agir dans un espace donné: l'école. Ce qui implique 1 chose:


- l'Autonomie.


À partir de là, les appétits s'aiguisent...Les princiapux des collèges y voit le moyens de consolider leur
implantation et en sauvant les petits collèges et en augmentant les compétences (pouvoirs, budgets...) des CA actuels qu'ils président.


la FCPE y voit l'opportunité d'avoir de "grosses" élections partout et y placer ses listes et demamde donc la
possibilité d'obtenir la présidence des CA


Même les profs du secondaire préfèrent que le collège prennent le l'ascendance sur le primaire...


De plus, il n'existe pas d'organe de décisions qui ne donne aucun pouvoir à son responsable. Dire que le CM
doit-être la structure qui gère le pédagogique n'est en rien destiné à amoindrir les prérogatives du dirlo. De plus le SGEN ne pose pas le CM comme une alternative au statut du dirlo. Non, c'est
l'affirmation que le pouvoir pédagogique doit rester aux enseignants, ça s'inscrit dans la lutte pour la présidence des CA (...ou CE). Pourtant il y aurait la place entre un décideur "politique"
et un exécutif plus pédagogique.


En plus du plus, on sait tous ici que la responsabilité n'est qu'individuelle, il n'est pas possible d'imposer
une décision qui implique une responsabilité "sécurité" à celui qui est persnnellement responsable de la sécurité


 


C'est pourquoi il serait vraiment intéressant d'avoir ne serait-ce qu'un début d'explication du fonctionnement
d'un CM "décisionnaire" ou "démocratique"


Comment ça marche? 


Et on verrait bien si le dirlo, dans ce cas, serait plus ou moins paillasson
qu'aujourd'hui...


Moi je pari qu'il le serait beaucoup moins!

merlin 30/09/2012 23:34


Tous les posteurs réguliers qui interviennent sur ce site sont-ils réellement convaincus que le dirlo est toujours un élément central dans le projet de la refondation de l'école?


  Je n'en suis pas du tout certain: dans le post 26, je reprends le projet du Sgen qui laisse dubitatif ce cher Gégé. Le dirlo est contourné et devient vraiment l'homme ( ou la femme) à tout
faire de l'école ou d'un regroupement tandis que les décisions se prennent au niveau du conseil pédagogique ou du CA. Exit le dirlo si ce n'est pour les tâches quotidienne pour lesquelles il est
indispensable. Pas de réel projet de revalorisation et maintien d'un régime de décharge squelettique. Pas de quoi rêver.


D'autres vont peut-être  nous proposer une sorte de fusion déguisée avec le collège du coin sous la houlette pédagogique d'un IEN venant annuellement en visite pour "une inspection d'école"
afin de vérifier si le dirlo " anime" bien l'équipe ou pas. Le retour des projets serviles destinés à valoriser les équipes de circo sera bientôt de retour.


J'ai bien peur que le dirlo conserve son statut de paillasson  cela semble faire conscensus.

henri 30/09/2012 20:58


Hè, c'est quoi une grosse école?


Qu'est-ce qu'un "petit collège" ?

Pierre Lombard 30/09/2012 17:58


J'ai 2 questions très simples:


Quelles actions mènent  les syndicats en faveur des directeurs?


Quelles actions mène le GDID en faveur des directeurs?


- les syndicats, je ne sais pas trop, mais il y a eu dernièrement l'enquête du SE dont on a eu les résultats (significatifs) et il se murmure que l'on va avoir des "8 pages"... S'ils sortent, ce
ne sera pas "RIEN".


On sait aussi que les Inspecteurs généraux se réunissent ce lundi pour traiter du problème de la direction d'école parce qu'ils avaient bien "conscience que tout l'enjeu de la transformation
de l'école se situait à ce niveau-là". Et ce n'est pas "RIEN"


- Pour le GDiD, qui est une assoc, c'est la Refoncation, un rdv au Sénat, et des prises de contact importantes qui devraient se formaliser sous peu pour agir concrètement sur la reconnaissance du
métier de dirlo et rompre le silence du GVT... Ce n'est pas "RIEN"


Si besoin, on proposera quelque chose de simple et de réactif pour accélérer les choses.


Quoi qu’on pense de la Refondation, c'est le contexte. Et, quelque part cela exclut un peu l'existant, puisqu'on nous dit vouloir Reconstruire l'école. Il faut donc plus s'appuyer sur notre rôle
et nos missions "futures" que sur notre mal-être actuel. La nuance est de taille parce que la "revendication, l'aménagement de l'existant ou son amélioration ne sont pas du domaine de la
"Rupture" recherchée (sans se prononcer sur le fond ou sur la pertinence de cette Refondation, juste l'acter!)


 


La question de la "hiérarchie" ne se pose pas! c’est un leurre, un chiffon rouge qui 'a pas de sens! Et encore moins dans la Refondation, puisqu'on parle de Gouvernance, donc d'horizontalité, de
responsabilités particulières selon le niveau où l'on exerce.


La question de "garder une part d'enseignement", pareil. Faux problème.


Moira a raison et je pense qu'il serait contre-productif de procéder à des fusions juste pour rechercher la décharge maximale. Les fusions doivent être conduites uniquement sous l'aune de la
cohérence pédagogique & géographique. Cela exclut la collégialisation, et les EPEP.


 


Le GDiD pose bien le problème:


nous ne sommes pas des enseignants plus ou moins déchargés de classe, mais des directeurs ayant compétence pour pouvoir plus ou moins assumer une charge d'enseignement.


=> quelque soit l'endroit où il exerce, le directeur doit mettre en oeuvre des compétences propres et différentes de celles d'un enseignants. Le directeur agit sur le métier des élèves et des
enseignants.


J'ai 2 questions très simples Christian:


- Quelle(s) action(s) proposes-tu?


- Quel investissement es-tu prêt à assumer pour la (les) faire réussir?


 


PS, rien n'est simple en général, et encore moins sur le dossier qui nous ocupe... Pour s'en convaincre, essayons de répondre à la question de Françou! 


 

françou 30/09/2012 16:37


Hè, c'est quoi une grosse école?

Moira377 30/09/2012 15:05


Il faut en finir avec ces vieilles chimères de confier ou pas une charge d'enseignement au dirlo. On ne peut pas raisonner globalement. 60% des écoles ont 6 classes ou moins. On ne peut pas
croire qu'il sera possible de mettre un dirlo totalement déchargé dans des écoles 5, 4, 3 ou 2 classes. Il va bien falloir dissocier les écoles selon leur taille. Pour les grosses écoles,
pourquoi réclamer un temps d'enseignement ? Pour se donner bonne conscience, comme l'a écrit un collègue ? Il faut savoir ce que l'on veut et surtout oser le dire. Et comme le disait Merlin, s'il
faut passer par un statut hiérarchique, acceptons-le. Personne n'en mourra. Et les beaux esprits égalitaristes auront toujours la possibilité de se retourner vers de petites structures où le
problème ne se posera pas. Ils seront assurés d'en obtenir une, il y en a tant de vacantes.

che 30/09/2012 14:36


Rien à redire à ton commentaire, Pierrot, et en accord avec le processus que tu mènes, même si, et ce n'est pas nouveau, je pensais que des actions plus "dures", même mal suivies auraient pu être
payantes, non pas d'ailleurs au niveau des gouvernants, mais plutôt au plan des dirlos eux-mêmes dont un bon nombre à besoin de se rendre compte qu'il fait un métier différent.


Henri, tu n'as pas tort et si il y a des points qui peuvent évoluer sur ce projet initial de statut, je pense que cela en est un. Cela n'empêche que nous sommes un peu à la marge, vu le nombre de
grosses structures.


che

christian 30/09/2012 14:35


Le thème de l'obligation d'enseignement pour le directeur ressort à chaque nouvelle saison, il n'a à mon avis aucun sens sauf de se donner un peu de bonne conscience. Je ne vois aucun intérêt à
ce qu"un directeur déchargé passe du temps avc une classe, il sait ce que c'est.


J'ai 2 questions très simples:


Quelles actions mènent  les syndicats en faveur des directeurs?


Quelles actions mène le GDID en faveur des directeurs?


Bonne semaine.

henri 30/09/2012 13:02


@ Che !


Le "problème" est que la comptabilité (élèves ou classes) ne saurait être une variable en prendre en compte, pour des établissements à fort effectif.


Car, qui dit "fort effectif" suppose un surcroît de tâches sur-multipliées non seulement dans la gestion propre à l'école et durant le temps scolaire mais, à ce jour, dans la gestion dont le
directeur a la responsabilité d'un certain nombre de dispositifs (par exemple : l'accompagnement éducatif)


Si l'on peut considérer qu'un directeur d'école à effectif "relativement" peu important pourrait assumer un temps d'enseignement (je pense, à titre personnel, que cela ne devrait en aucun cas
être ni une obligation ni une loi gravée dans le marbre), au-delà d'un seuil, le chose relève de l'absurdité : être directeur à temps complet (ce que certains d'entre nous font déjà même
sur le temps de classe malgré leur volonté de ne pas le faire, mais des choses ne peuvent être remises à plus tard, quoi que l'on en dise) est une nécessité.

Pierre Lombard 30/09/2012 11:39


garder une charge d'enseignement ne veut pas dire avoir une classe... Mais il est illusoire d'en faire un axiome, il est des écoles dont l'importance exclut une charge d'ensignement imposée au
dirlo.


Et puis, j'aimerais que cette exigence soit plus affirmée pour d'autres catégories d'enseigants...


 


Un truc me titille un peu malgré tout c'est ta phrase de fin.. "Pour le statut, j'y reviendrai"


Et par tous les chemins, j'y reviens...


Tu as écrit:


Le GDID a nettement pour lui d'afficher ce qu'il entend par statut. C'est disponible en live, et jusqu'à maintenant, c'est ce statut que les représentants du
GDID ont à défendre.


...


S’il y avait changement ou nuance dans la proposition, le GDID devrait l'afficher et je ne doute pas qu'il le ferait.


 


Effectivement il n'y a aucun doute possible sur le but du GDiD et sur le statut qu'il défend. S'il devait (conditionnel) y avoir une autre proposition elle devrait être mise sur la table
clairement est être débattue par les membres de l'association (pour ma part j'irais même au-delà).


Mais, j'ai "senti" comme une méfiance dans ton commentaire, et c'est à cela que je voudrais répondre. 


Le but c'est de gagner, et pour cela, surtout quand on n'est pas le plus fort, il faut une stratégie. Et l'ambiguïté naît quand on commence à confondre l'objectif avec la stratégie.


Nous le disons depuis 10 ans, personne n'aura raison seul sur ce dossier, et nous avons toujours cherché à faire des "autres" des partenaires... Avec un succès certain.


Ce faisant, l'idée d'un statut pour les directeurs rejetée massivement à la création du GDiD est devenue majoritaire (IFOP). Cette étape nous a permis d'attaquer la suivante en position
favorable: rassembler.


Ce que le GDiD a réussi encore à faire, en signant un texte avec le SE, le SGEN, la FCPE, l'ANDEV, le SI.EN ...


 


Aujourd'hui, le contexte a complètement changé. Reconnaître le métier de directeur est accepté par la quasi-totalité des acteurs du système éducatif et de leur organisation, et, very important,
nous sommes dans the Refodation... Tous les acteurs y interviennent d'égal à égal, et ils ne se gênent pas pour exiger autre chose que les revendications entendues sans propositions concrètes...
Faut voir le nombre de personnes qui viennent discuter avec nous pendant les pauses...


Le GDiD continue donc à rechercher les dénominateurs communs avec le plus grand nombre, non pas pour diluer notre objectif, l'enfumer pour mieux l'oublier, mais pour l'atteindre, pour trouver
l'extrémité  du fil, le tirer et faire venir la pelote entière.


Il n'y a pas de reculade à écouter les autres... quand ils ont quelque chose à dire, bien sûr, c'est un minimum. Ce qu'on pourrait nous reprocher c'est que, par nos rapprochements, nous rendions
l'objectif inatteignable. Mais tant que ces pas nous rapprochent de l'objectif, on ne peut prétendre que l'on change de "cap".


À partir de là, je comprends aisément l'impatience et que l'on oppose une autre stratégie à celle que nous mettons en oeuvre. Et même si je ne crois pas une seule seconde à une action pure et
dure suivie par un nombre suffisant de dirlos pour que l'on puisse nous donner le statut d'un coup sec, si le GDiD choisissait cette option, je me mettrais au service de ceux qui voudront la
mener. Parce que l'important c'est le BUT, et si d'autres pensent avoir la solution, je suis preneur et je sais que je ne suis pas le seul dans ce cas.

che 30/09/2012 11:35


Je vois pas où est le problème Henri.. En s'appuyant sur le projet de statut initial du GDID. Avec 260 élèves, tu es déchargé totalement et tu "dois" 3 heures d'enseignement en petits groupes,
soutien ou autre.. De 150 à 200 élèves, ce serait idem mais 6 heures.


Demi décharge en dessous de 150 élèves me semble, même aujourd'hui, suffisant.


che

Pascal Oudot 30/09/2012 11:03


Je l'ai déjà écrit plus haut: enseignant et directeur sont deux métiers qu'on doit exercer à plein temps, il est illusoire voire criminel pour nos élèves de s'escrimer à vouloir faire les deux en
même temps; chaque directeur en place dans ce pays le sait, sauf peut-être les directeurs parisiens, qui n'en exercent qu'un, et les vieux barbons syndicaux qui se croient encore dans les années
70. Pour moi, le "grand soir" des directeur d'école, c'est aujourd'hui ou jamais.

Mémé 30/09/2012 10:25


CQFD une fois de plus... Décidément !

che 30/09/2012 08:55


"Ca me rappelle un ami communiste (moi je ne le suis pas, mais ça reste mon ami) ... Heureusement qu'au troisième pastagas on changeait de conversation"


Je  suis content que t'es des amis..Mais pour les questions sur les copains/copines et leur rapport avec les addictions diverses, je crois que "doctissimo" ou "c'est ma vie" sont plus
adaptés..


Pour ce qui nous intéresse, n'hésite pas à détruire le raisonnement erroné pour aider ceux qui sont dans l'erreur


che

henri 30/09/2012 08:51


je pense que le dirlo doit garder une part d'enseignement


Opinion tout à fait respectable, Che, mais qui me semble contradictoire avec ton juste constat : les choses ont changé ! Si cette propositoin avait un sens voici quelques années, à l'heure
actuelle, elle est devenue obsolète : les multiples tâches, tant administratives que partenariales, notamment pour des écoles à effectifs lourds et de taille plus que raisonnable, la
disponibilité dont faire preuve le directeur, bref, tout ce que nous savons ici tous et que je ne vais pas détailler encore une fois, sont à ce point chronophages et mangeuses d'énergie, qu'il
est impossible de porter encore une fois les deux casquettes.


...sauf à accepter, dans les conditions énoncées ci-dessus, que la classe soit sacrifiée, ce qui est tout de même en contradiction flagrante avec un souhait, un objectif affichés de "réussite des
élèves" (situation vécue avec 28 C. M. 2, une école à 260 élèves, etc.)


Dans ces mêmes conditions, le directeur ne doit être QUE directeur.

Mémé 29/09/2012 19:23


Ca me rappelle un ami communiste (moi je ne le suis pas, mais ça reste mon ami) qui lorsqu'il nous faisait une "démonstration" (les guillemets ont un sens) et qu'on lui montrait que ce n'était
pas la réalité nous disait: "c'est pas grave, vous n'avez pas compris, je vais vous réexpliquer différemment"... et il s'enfonçait, il s'enfonçait... Heureusement qu'au troisième pastagas on
changeait de conversation. Au finish mieux vaut en rire quand même.

che 29/09/2012 19:05


Sophisme, tu exagères... Paralogisme, je veux bien...


Je ne nie pas l'importance du résultat de la consultation. Je sais que l'on peut extrapoler le résultat d'une manière très scientifique. Mais il faut admettre que ce n'est pas aussi simple sur
cette consultation qui était la première et donc sans références antérieures pour extrapoler (malgré toute la rigueur de l'enquête et de l'institut).


En disant 20%, je ne dis pas qu'il y a 1/5 des dirlos qui sont pour un statut et 4/5 contre.. Je dis simplement qu'il y a 20 % qui ont "dit" être pour, représentants peut être 40 % du total
(extrapolation), et qui avaient donc lu, réfléchi et pris position. Que très peu ont fait de la même manière en répondant NON .. (Une dizaine de pour cent peut être par extrapolation) , et que le
reste n'ont pas pris de position soit par inintérêt, soit par non connaissance de la question.


C'est peut être des conneries.. Je suis pas sondeur. Je pense en revanche que c'est aussi une erreur de penser que la majorité des dirlos sont actuellement pour un statut.. Un fort pourcentage, à
mon avis, ne se sentant pas dirlo, n'a que faire d'un statut. Ils veulent une décharge, un peu de sous et être débarassé du plus de tableaux exel possible. D'où l'intérêt du GDID qui poursuit
inlassablement le travail de faire prendre conscience.


 

Mémé 29/09/2012 18:31


"93% de réponses favorables à l'époque sur 10000 réponses, c'est en gros 20% du total des dirlos, et c'est toujours par rapport au "statut initial."


En voilà un sophisme qu'il est beau ...


Décidément, aujourd'hui on n'arrête pas de rire. A quand un peu de sérieux et de bon sens ?

che 29/09/2012 18:09


@gégé


Je te remercie, mais mon message avait 2 volets, dont l'un s'intéressait au CMD, et là, il faudrait vraiment répondre.


@Pierrot


Je comprends et de toute manière, même sans fatigue, un peu de provoc n'a jamais fait de mal à personne. Un truc me titille un peu malgré tout c'est ta phrase de fin.. "Pour le statut, j'y
reviendrai"


@ Lucien


"D'où l'importance d'écouter la majorité , donc prendre en compte l'expression importante pour un statut ( du moins plus de 10 000 réponses pour un statut cf. le sondage IFOP du GDID! ),"


Le sondage IFOP a un sens. Il a été le point de départ d'une réflexion approfondie sur la direction à l'initiative du GDID. c'est indéniable. Maintenant, il a dix ans et beaucoup de choses
ont changé. De plus, il était basé sur la proposition de statut initiale qui est sur le site du GDID. Certaines des discussions que l'on lit çà et là,  certaines des propositions
faites, les rapports éventuels avec les municipalités, l'école du socle commun... montrent que le statut n'a plus pour tous ses partisans le sens simple initial. Il n'y a qu'à voir dans ce fil
les positions sur le directeur/enseignant qui varie d'un partisan d'un statut à un autre. Alors "écouter la majorité" sur ce thème, c'est pas si simple car elle est où?


93% de réponses favorables à l'époque sur 10000 réponses, c'est en gros 20% du total des dirlos, et c'est toujours par rapport au "statut initial".


Perso, par exemple, je pense que le dirlo doit garder une part d'enseignement (voir statut GDID). D'autres partisans d'un statut, non!


Donc y'a t il une majorité?? Ca m'étonnerait.


Les dirlos ont  besoin d'un statut? C'est évident et le SNUI a tort de ne pas le dire.


Quel statut? Tant que l'on parle du statut "initial" défendu par le GDID, Je suis pour perso... Si il varie trop.. Pas sûr que je le reste et c'est surement la cas de pas mal des 93%


che

Le Confort Intellectuel 29/09/2012 16:33


Savoir si on veut réussir pour les enfants ou pour soi-même.


Savoir si les adjoints sont là pour être aux ordres ou si on les considère comme membres d'une équipe qui a son mot à dire.


Savoir si on prend les décisions ensemble ou si on démobilise les collègues en ne tenant jamais pour important ce qu'ils disent ou proposent. 


Savoir si le collectif l'emporte dans le fonctionnement de l'école ou si une seule voix compte.


Savoir si on veut une école du XXIème siècle ou une école repliée sur le passé.


 


Il m'est arrivé d'entendre des props culottés dans ma carrière, mais ceux-ci prennent largement le pompon! C'est de la pure et ridicule provocation. Je préfère rayer ces insanités de ma mémoire.
Mais dites, ce type est du SNUipp? Jolie contre-publicité! Syndiquez-vous, chers amis, si vous voulez continuer à entendre des idioties du même acabit.

Mémé 29/09/2012 16:04


"Savoir si on veut une école du XXIème siècle ou une école repliée sur le passé"


Sans déconner, celle-là c'est la meilleure du jour.

Gégé 29/09/2012 15:00


Tu sais Lucien, C'est pas seulement un problème de coût. Le fond du problème c'est la conception même de l'école.


Savoir si on veut réussir pour les enfants ou pour soi-même.


Savoir si les adjoints sont là pour être aux ordres ou si on les considère comme membres d'une équipe qui a son mot à dire.


Savoir si on prend les décisions ensemble ou si on démobilise les collègues en ne tenant jamais pour important ce qu'ils disent ou proposent. 


Savoir si le collectif l'emporte dans le fonctionnement de l'école ou si une seule voix compte.


Savoir si on veut une école du XXIème siècle ou une école repliée sur le passé.


Je pourrais continuer comme ça longtemps. C'est une certaine idée de l'école qui est en jeu. Et ça, beaucoup de collègues dirlos et adjoints en prennent conscience et y adhèrent.

LUCIEN 29/09/2012 14:03


""Si c'était vrai, il y a belle lurette que ce serait fait."


Fait par qui Gégé ? Quant au coût de création d'un statut qui l' a évalué ?


Le coût ne t'en déplaise  resterait minime par rapport aux dépenses inutiles et donc le déficit actuel de l' état.


Mais ne faut-il pas investir pour l'Ecole ?


Cet effort de la nation pour la Refondation peut porter sur cet aspect clé qu' est la reconnaissance réelle de la direction et je suis en accord avec la reconnaissance salariale que porte Che
ainsi que la reconnaissance par la coupure nette entre direction et enseignement expliquée par Henri.


Cela implique quand même que les directions ne puissent être attribuées qu'à des enseignants étant donné que le volet "Pédagogique" dans la direction reste fondamental.

Pascal Oudot 29/09/2012 13:30


GG = Guignolus Gigantibus


 


n.m. - Espèce très particulière, heureusement en voie de disparition, dont la seule activité connue soit de faire prendre à autrui des vessies pour des lanternes.

Mémé 29/09/2012 11:50


Rased: combien ça coûte?


Je sors d'un conseil d'école où un enseignant du Rased est venu expliquer la situation du Rased et l'éventualité de suppressions de postes chez les enseignants du Rased.


A Mennecy, nous avons en effet une "base Rased", initialement installée dans un ancien logement d'instituteurs et alors, d'un point de vue comptable, formant la 10ème école de la ville.
Depuis, le Rased a été relogé dans une classe inutilisée d'un groupe scolaire de la ville, et le logement d'instituteurs est devenu un logement social occupé par une famille locataire d'un
bailleur social (après rénovation du logement).


Dans ce groupe scolaire, le Rased occupe l'équivalent de la surface d'une classe, il y a 15 classes dans ce groupe scolaire. Comptablement, il contribue pour 6% aux coûts de cette école. Cela met
l'investissement dans le local pour le Rased à environ 500.000€HT. Amorti linéairement sur 50 années, le Rased contribue pour 10.000€/an à l'investissement.
L'entretien et la rénovation de ce groupe scolaire, lissé sur une période de 20 années, revient à 150.000€HT par an, le Rased y contribue pour 9000€/an (valeur 2011). Les fluides de cette école
coûtent 45.000€/an, le Rased y conribue pour 2700€/an.
Tout compris, le Rased est une charge pour la commune de 21.700€/an


Que produit le Rased? C'est un mystère. Le rapport annuel, en théorie porté à la connaissance du conseil d'école de l'établissement de rattachement au 3ème trimestre, reste
inconnu pour la ville.


Qui bénéficie des services de ce Rased? Au moins Mennecy et ses écoles primaires, mais le reste du territoire reste dans les limbes de l'administration. Et Mennecy ne peut pas demander aux autres
communes de contribuer à la charge du Rased. Nous ne savons pas exactement quelles sont-elles, ni même à quel titre elles seraient concernées par les dépenses de "notre" Rased.


Combien d'heures devant élèves? Là, c'est le grand mystère.


Nous avons aussi un "enseignant nomade sédentarisé" dans une de nos écoles. En grattant un peu sur les sites de l'éducation nationale et chez ses syndicats, on découvre que ce concept n'existe
pas, aucune décision administrativen'a créé ce statut. Et pourtant il a l'air d'être payé!


On aimerait pouvoir les aider, ces gens des Rased, ils ont l'air sincères à propos de l'aide qu'ils apportent aux enfants en difficulté, une aide surement plus palpable que celle que n'apportent
pas les enseignants qui n'enseignent pas. Mais c'est difficile car ils ne donnent aucun argument objectif qu'un politique pourrait avancer dans les séances d'arbitrage.


source

Gégé 29/09/2012 10:53


Grosse erreur Lucien !!!


"Un statut ne peut être créé parce qu'il coûte " ==> postulat
totalement faux"


 


Si c'était vrai, il y a belle lurette que ce serait fait.


D'ailleurs je me vouviens que ton pote Thierry Favre, avant qu'il ne soit viré de l'assoc de Pierrot, avait écrit, ici, sur ce blog, que ça coûterait un max. Tu peux rechercher, tu verras.