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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 12:15

 

Le « Café pédagogique » du 18 septembre publie une interview de Thierry Cadart. Le Secrétaire général du SGEN-CFDT y est présenté comme celui qui « sait défendre quelques idées fortes du projet de son syndicat et montrer le lien entre changement social et pédagogie », idées qui se dégagent de la concertation sur la refondation, « celles sur lesquelles le consensus semble le plus difficile à construire.»

 

 

François Jarraud : Quel regard jetez-vous sur la concertation ? Le consensus vous semble t-il possible ?

 

Thierry Cadart : La concertation se déroule de façon différente selon les ateliers et les sujets traités. Dans l'ensemble c'est encourageant. Ce qu'on entend montre qu'il y a un vrai engagement envers l'Ecole et un diagnostic partagé. Il se dégage un discours dominant sur ce que doit devenir l'Ecole. Globalement les discours de tous évoluent. On ressort plutôt optimistes sur la transformation de l'Ecole. Elle sera peut-être possible.

 

Que retenir de cette réponse que ne renieraient pas les politiciens les plus adeptes de la « langue de bois » ? Que c’est encourageant ? Qu’il y a un vrai engagement, un diagnostic partagé, un discours dominant ? Que la transformation de l’école sera peut-être possible… Ouf ! Nous voilà rassurés.

Autre question sur les dispositifs de « l’accompagnement personnalisé ». La réponse vaut, elle aussi, son pesant d’or…

 

 

F.J. Il y a une idée que l'on retrouve à tous les niveaux dans le projet du Sgen. C'est la référence constante à l'accompagnement personnalisé. C'est d'autant plus surprenant que de nombreuses études, y compris officielles, montrent que ces dispositifs ne marchent pas. Pourquoi cette focalisation ?

 

Th. C. Il faut distinguer l'accompagnement personnalisé que l'on attend et ce qu'on a connu. La mise en œuvre actuelle ne permet pas que ça marche. On n'est pas surpris des évaluations négatives. Mais ce qui nous intéresse c'est l'idée d'avoir des dispositifs qui s'adressent aux élèves là où ils sont scolairement. Et donc d'avoir des rythmes d'apprentissage différents selon les jeunes. Si on le met en place pour se dispenser de toute réflexion sur la classe ça ne marche évidemment pas. Mais si on le met en place en même temps qu'on fait évoluer les pratiques dans la classe ça vaut la peine. Si ca sert à proposer des chemins différents aux élèves c'est utile. Par exemple au primaire on avait défendu l'idée des horaires décalés qui permettaient sur le temps de l'accompagnement personnalisé un encadrement des élèves en petits groupes pour les aider à franchir les caps. On est loin du système mis en place qui reproduit la classe sans objectif. Et ça correspond aussi à une attente des élèves et des parents surtout pour ceux qui n'ont pas les codes de l'école.

   

Réponse qui s’adresse aux titulaires d’un master en décryptage de charabia. Pour les autres, comprenne qui pourra… Et l’on en vient tout naturellement au fonctionnement de l’école : le travail en équipe, la structure administrative de l’école, les regroupements d’école… Tous sujets qui intéressent les directeurs…

 

 

F.J. Une autre idée qui structure votre réflexion c'est l'équipe : il faut faire travailler les enseignants en équipe, reconnaître l'équipe éducative…etc. Mais on sait bien que souvent les réunions d'équipe tournent à vide en évitant soigneusement les sujets qui pourraient heurter les uns ou les autres... On reste dans le superficiel.

 

Th.C. Pour nous le travail d'équipe est nécessaire vu la difficulté du métier aujourd'hui. Ça doit faire partie de la formation des enseignants. Il faut aussi du temps pour le faire. Et surtout il faut que ce travail en équipe ait un objet. S'il n'est pas lié à un projet pédagogique avec une véritable liberté de manœuvre, si on ne desserre pas le carcan de l'organisation de l'Ecole ça n'a pas de sens.

 

 

Thierry Cadart « oublie » simplement qu’il ne suffit pas de donner du temps ou même une formation pour qu’une équipe réussisse à travailler en commun. Toutes les études, mais aussi le bon sens le plus élémentaire, montrent que toute équipe a besoin d’un pilote pour fonctionner. Il est maintenant admis dans les sphères de l’Inspection générale de l’Education nationale que si la mise en place des cycles à l’école n’est restée que réforme de papier, c’est parce que les directeurs d’école n’avaient pas le statut pour la relayer. Mêmes causes, mêmes effets pour les projets d’école qui ne sont, le plus souvent, que des coquilles vides que les IEN s’ingénient à remplir.

 

 

F.J.  J'ai été surpris de voir que le Sgen défende l'idée d'établissement public du premier degré. C'est une idée qui vient plutôt des gestionnaires chateliens...

 

Th.C. Si on demande aux collègues "souhaitez vous avoir un petit chef sur le dos", la réponse est évidemment non. Mais si on leur demande s'il y a des difficultés pour que l'école soit un vrai acteur sur son territoire, capable de dialoguer avec les autres partenaires, la réponse est nettement oui. Les collègues sont conscients qu'il y a une réflexion à mener sur la structure administrative de l'école. Il faut traiter la question de l'existence administrative de l'école. Maintenant ça peut prendre différents formes selon les territoires. Il faut de la souplesse : des regroupements d'école ou même un regroupement autour d'un collège. Mais il faut que cette mise en place respecte la démocratie professionnelle, que le conseil des maîtres de chaque école garde ses prérogatives sur le fonctionnement pédagogique de l'école. Pour le reste, il faut que le système reconnaisse à ses acteurs principaux, qui sont les enseignants, la capacité d'innovation et d'organisation de véritables cadres A de la fonction publique. Il faut arrêter les contrôles à priori et les injonctions descendantes.

 

 

L’école, un « vrai acteur... capable de dialoguer avec les partenaires »… Les « collègues sont conscients… » Quels collègues ? Il ne peut s’agir que des adjoints puisque, dans la phrase précédente, Thierry Cadart fait allusion aux « collègues » qui ne souhaitent pas « avoir un petit chef sur le dos »… La « démocratie professionnelle »… Un nouveau concept ? Le « conseil des maîtres »… Les « acteurs principaux qui sont les enseignants »… « Il faut traiter la question de l'existence administrative de l'école »…

 

Pas un mot sur la gouvernance de cette « structure administrative »… Pas de pilote dans l’avion ? Ah… qu’il est difficile d’employer le mot « directeur » ! Et surtout d’en accepter l’existence ! « Le changement, c’est maintenant » ? Pas dans toutes les têtes...

« Refondation de l’école » ? Vous avez dit « refondation de l’école » ?

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
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commentaires

kermg 25/09/2012 21:27


Tu as tout dit Pierre.


Nous sommes une donnée secondaire pour le , pardon, pour les GVTs.


Chez moi, c'st même ubusque. Un papi vient expliquer une ruche aux élèves. Du papier, une autorisation de l'IEN ...


Il y a reconnaissance des IEN, parfois, des Syndicats, même du SNUipp du bout des lèvres, et des collègues indirectement : on te décharge de surveillance de cour de récréation mais tu gères
tout...


Et le monde tourne...


 


Oui, je suis pessimiste.

Pierre Lombard 25/09/2012 16:28


Pas de dépression ( heureusement) Pierrot , mais un agacement certain de voir la situation évoluer comme elle évolue aujourd'hui. 


Mais je partage cet agacement Merlin, j'en ai moi aussi ras-la-casquette des tergiversations, et j'ai dit plus haut que cela fait des lustres que les dirlos servent de variable d'ajustement.


Par contre, le résultat n'est pas écrit, parce que ce n'est pas un face à face syndicats/GVT auquel on assiste, mais une discussion beaucoup plus large. Et dans le milieux des acteurs des choses
éducatives, nombreux sont ceux qui ont leur entrée au sein du PS voire plus à gauche.


Dans ces discussions (et entre), et même avec les syndicats, il n'y a pas d'oppposition frontale à la reconnaissance du métier de directeur d'école, plus, un large accord de principe se dégage.


C'est loin d'être gagné ppur autant. Principalement parce qu'il y a une résistance, forte, à envisager le primaire autrement que comme le secondaire. 


Etablissement= directeur + personnels adjoints + budget + CA.


Pour "avoir" tout cela, il faut regrouper. Or, on défend l'idée que l'on peut reconnaître le dirlo dans toutes les écoles et moduler les "avoirs" selon la taille de l'école.


On défend l'idée que l'"aide" peut nous venir des Mairies (secrétariat, régie d'avance...) et que l'on peut adapter, décliner, l'exemple Parisien à la Province...


Ce que le GDiD s'efforce de faire c'est simplifier les situations pour les rapprocher et proposer du concret. Et, dans cette phase, ça marche.


Reste, nous aussi à transformer nos essais. On a 2, 3 trucs sur le feu qui, si ça se concrétise, nous fera sortir des petits pas pour faire un bond significatif.


Maintenant, je ne minimise pas du tout la puissance des "réfractaires" et les conscessions possibles du GVT pour obtenir la paix sociale.


Mais, ce que j'essaie de dire, c'est que le clivage n'est plus sur la reconnaissance du métier de directeur d'école. Il me semble même que le statut d'établissement pour les écoles ne
mobiliserait pas plus que ça...


Par contre, la semaine de 5 jours, le temps des profs dans l'établissement, leur polyvalence.. sont des dossiers plus explosifs. 

merlin 25/09/2012 12:29


Pas de dépression ( heureusement) Pierrot , mais un agacement certain de voir la situation évoluer comme elle évolue aujourd'hui. Le MEN lâchera tout ce qu'il pense " accessoire" aux syndicats
pour s'acheter une paix sociale dont il a besoin. Nous sommes dans le lot. Les nouveaux rythmes sont déjà probablement bien ficelés et non, les gens du MEN ne vont pas attendre l'avis des
petits pédagos de terrain pour bâtir la " grande refondation" de l'école. On tiendra compte de notre avis pour rédiger les lettres aux enseignants qui nous flatteront. C'est tout et c'est bien
peu.


Nous sommes responsables car les enseignants se foutent majoritairement de ces sujets sauf lorsque les circulaires arrivent dans les écoles. Ils votent majoritairement ( pour ceux qui votent)
pour le Snuipp-FCPE qui mettent en coupe réglée l'école de la République. Responsables et coupables car chez les pédagos, à priori tout le monde sait lire et a accès à l'information. Aucune
excuse pour ne pas voir ce qui se passe.


  Je te rends hommage Pierrot et au Gdid de tenir le cap dans un temps pareil. Merci à vous d'exister , vous êtes les seuls à porter notre voix dans les salles de réunion du MEN . C'est
toujours ça. Mais , il faut aussi être lucide, le Snuipp, le SE, le SGEN mènent un combat d'arrière garde dont nous serons , nous, les victimes.

Pierre Lombard 25/09/2012 12:21


Aveuglement, certainement pas, optimisme, oui, mais raisonné.


C'est bien moi qui t'ai fait remarqué que le SE ne communiquait pas comme il l'avait promis sur l'enquête qu'ils ont bel et bien publié.


Toi tu dis "curieux", qui laisse la place à tous les sous-entendus que l'on veut, moi je dis frilosité. 


Mais frilosité partagée.


OK, la bonne question c'est "pourquoi":


- Pourquoi le SE est-il plutôt discret alors qu'il a une enquête sous le coude (avec une majorité de dirlos pour un statut hiérarchique)?


- Pourquoi Cadart et le SNUipp préfèrent-t-ils éviter de dire "directeur d'école" et tournicotent du derche avec le CM?


Pourquoi le SNUipp n'assume-t-il pas complètement pour parler franco du métier de directeur d'école?


 


Pour moi, la réponse n'est ni optimiste ni pessimiste, elle est de 2 ordres.


- d'abord "politicienne". Faut voir d'où vient le SGEN (autogestionnaire!), et le SE & le SNU sont confrontés tous les deux à un courant anti-petit-chef, sans compter les guéguerres entre 1er
et 2d degré que chaque sigle fédère...


- Ensuite la ligne de fracture c'est le statut d'établissement:


- le SE & le SGEN sont pour


- le SNUipp contre


Qui dit établissement dit chef d'établissement, et on en revient aux tensions internes


Qui dit CM souverain, dit autonomie des écoles donc responsabilités et prérogatives accrues pour le dirlo. Et on retombe sur les tensions internes.


 


D'où, à mon sens, la précaution du vocabulaire et l'impression de faux derche qu'ils laissent.


 


Par contre, à la concertation, toutes les autres organisations des acteurs du système Éducatif et tous ceux qui parlent en leur nom propres sont dégagés de ces "stratégies" et le problème que
pose la direction y est abordé dans ses bonnes dimensions.


Pas d'aveuglement, juste le soin d'être le plus complet possible.

Gilles 25/09/2012 08:39


Dis-moi, Pierre Lombard, c'est plus de l'optimisme, c'est de l'aveuglement...


"c'est la frilosité des syndicats qui est patente pas leur hostilité!


- Le SE tarde à sortir l'enquête sur les directeurs qu'il avait promis de mettre sur la table à la rentrée…


- Le SGEN est pour une école du socle, mais hésite entre "établissement" ou "continuité", par contre, il
est clairement pour positionner le directeur comme le leader pédagogique de "l'école"."


 


Tu ne trouves pas curieux que le SE ne sorte pas l'enquête sur les dirlos si elle est si favorable ? C'est plutôt le bon moment s'il veut appuyer les revendications des dirlos, non ? Il attend
que la discussion soit terminée et que les mesures soient prises pour sortir un lapin de son chapeau et dire ensuite qu'il regrette que les dirlos ne soient pas entendus ?


Et le Sgen, "il est clairement pour positionner le directeur comme le leader pédagogique de
"l'école""... Ah bon ? Dommage que Cadart n'arrive pas à sortir le mot "directeur"... Parce que s'il arrivait à le prononcer, je vous dis pas les collègues ce qui se
passerait...  Enfin... vaut mieux en rire....

Pierre Lombard 25/09/2012 08:07


Waouh!


C'est plus du pessimisme, c'est de la dépression! 


 


Objectivement, le tableau n'est pas si noir.


- Peillon a dit qu'il ne "pouvait pas" donner "le" statut. Ce qui ne ferme aucune porte,
puisqu'il ne se positionne pas sur le fond.


- que tout soit bouclé, je ne crois pas. Bien sûr qu'ils ont tracé les grandes lignes, mais il y du grain à moudre. 


• La concertation permet quand même de repositionner le problème de la direction d'école sur les bases que le GDiD défend, et de fait, nous ne sommes plus seuls à les défendre.


• De plus c'est la frilosité des syndicats qui est patente pas leur hostilité!


- Le SE tarde à sortir l'enquête sur les directeurs qu'il avait promis de mettre sur la table à la rentrée…


- Le SGEN est pour une école du socle, mais hésite entre "établissement" ou "continuité", par contre, il est clairement pour positionner le directeur comme le leader pédagogique de "l'école".


- Le SNUipp parle maintenant de "métier" de directeur d'école. Et ce n'est pas rien.


Enfin, ceux qui mettent le CM en avant, qu'il soit Décisionnaire, Démocratique ou Institutionnaliser marchent vers nous. 


1- En identifiant l'école comme unité de base.


2- parce qu'ils devront maintenant assez vite sortir du dogme pour entrer dans le concret: quelles responsabilités et prérogatives pour le Président du CM, c'est-à-dire le Directeur d'école.


La difficulté c'est bien de rapprocher tout cela. C'est ce que le GDiD s'emploie à faire parce qu'il y a l'espace pour et la concertation sert de révélateur (


Peillon ne "peut" pas nous donner un statut, mais peut-être qu'il "devra" le faire... En tous les cas, pas question de le conforter dans son idée première.

merlin 24/09/2012 22:45


Le problème, c'est qu'on fait un job astreignant et pas reconnu mais qui nous plait. Partir? Nous y pensons tous et ce serait la solution de sagesse. Mais reconnaissons aussi que tout le monde
s'en contrefiche. Nous sommes des pions.


Alors tout ce qui pourrait améliorer le fonctionnement de l'école ( regroupements, amélioration des décharges) il faut oublier. les syndicats n'en veulent pas. Ce serait reconnaître une
spécificité au dirlo, alors là , pour beaucoup, c'est comme ouvrir la boite de Pandore. Non, ils bloqueront jusqu'au bout toute reconnaissance même minime pour ne pas avoir à devoir dire un jour:
" Oui, le métier de dirlo existe".


La solution est donc de nous dissoudre entre le collège et l'IEN, pions toujours aux ordres des uns et des autres. J'ai un peu honte pour cette profession qui se laisse bouffer sans réagir,
engluée dans sa routine. On a parfois ce qu'on mérite.

Lionel 24/09/2012 22:44


A 10 000% d'accord avec Kermg. Je signe 100 fois et des deux mains, bien que n'étant ambidextre que par une très lointaine cousine africaine prénommée Lucy.


 


Tu ne fais que confirmer mes propos : l'Ecole ne tourne que parce que nous faisons le boulot au delà de toutes les espérances de nos chers IEN, DASEN, et autres cogestionnaires déchargés à 100%.


 


Nous assumons depuis la rentrée l'enseignement de l'anglais, sans formation (ah ben si, ma brave dame, vous pouvez aller en Angleterre en formation pendant vos vacances). On se creuse la tête
pour le faire le mieux possible, en téléchargeant des comptines britaniques ou américaines à droite et à gauche (ben quoi, ils parlent quand même mieux que nous en VO). Tout ça parce que le
crédit d'heure sur mon département est de 1000h pour l'année (1 cours à une classe de 30 = 30h d'un coup. Va comprendre, Charles, à l'EN on enfume comme on peu). Le mari d'une collègue lui a dit
que nous étions fous, que dans le privé, un nouveau job, ça se payait, que nous étions des moutons ce qu'il ne parvenait pas à comprendre comparativement à notre nombre qui pour lui était une
force. La seule chose qu'il oublie en disant ça (très justement au demeurant, surtout sur notre panurgisme), c'est que nous sommes isolés dans nos écoles et que la peur de la note de l'IEN ou du
quand dita-t-on fait bien souvent le reste.


 


Mais patientons, bientôt Peillon nous apprendra à quelle sauce nous allons être mangés l'an prochain. Tout est certainement calé, la pseudo concertation n'est là que pour assaisoner un peu l'amer
brouet qui va nous être servi : travailler plus pour gagner moins (puisqu'il faudra payer pour faire garder nso propres enfants les mercredis AM où nous irons tels des moutons à l'abattoir,
écouter la divine parole loirs d'anims pédas toujours plus pédagogiques). Les parents auront une demi-journée supplémentaire de garde gratuite (augmentation de leur pouvoir d'achat qui ne coûtera
rien à l'Etat, par suppression d'une demi-journée de crèche ou de nourrice), l'ap disparaîtra officiellement (ce qui ne fera qu'entériner un état de fait de plus en plus répandu dans nombre
d'écoles) et nous, nous n'aurons aucun levier pour protester sans passer une fois de plus pour des pisse-vinaigre jamais contents. Effectivement, le changement, c'est maintenant. Et dire que j'ai
voté pour (au second tour seulement, mais quand même). On avait à choisir entre la Peste et la Grippe, et j'ai peut être oublié que la grippe pouvait être aviaire. Et puis, se faire empapaouter
par un ministre de Gauche, ça fera peut être moins mal que par un ministre de Droite. Non ?

kermg 24/09/2012 22:14


Lionel, Pascal, Pierre...


La liste est longue mais on dit la même chose. Je viens de recevoir mon décompte pour la retraite !  Fi !  Ils ont oublié mon
détachement aux Francas !!! Passons.


Mais la chose la plus sûre c'est qu'entre 1990, où j'étais dirlo , et maintenant,, l'Ecole a changé.


Pas l'école des journaux qui mélangent Collège, Lycée et Primaire,  mais l'école élémentaire et maternelle.


J'ai honte quand ma femme bosse avec 30 élèves de 2 ans. J'ai honte quand ma belle sœur a 32 élèves de 2 - 3 ans, avec 2 AVS, avec des cas
sociaux... Oui; mais créer un poste amenait à créer une décharge complète : Mon Dieu, ils sont devenus fous...


Qui ? Je ne ferai pas l'injure de dire c'est la faute à la droite ou la gauche... Mais à de bons élèves de la république qui IEN, IA, .....
applique une moyenne.


Est-ce grave?


Chez moi, "on fait tourner" avec des classes à 30 ! Je ne me ferai pas censurer : qui fait de l'expression écrite à 30 !!! Coup de chance,
j'en ai 26 !  Demain... Si je peux je pars. 


Pourquoi ? Bah oui... Je me sens dirlo... Et j'aime ce job... Et l'administration en profite... Mais "être par trop pris pour un c..." , non.
J'expédierai les affaires courantes et le monde tourneront tout autant.


C'est là, me semble-t-il le danger.


Il ne faut pas tomber dans la bureaucratie quand in enseigne.


Et je
m’inquiète aussi de devoir être assujetti à un principal… J’ai vu le désastre avec un « professionnel » ces derniers deux ans…

Lionel 24/09/2012 19:33


Pascal, bien sûr que je suis d'accord avec Pierrot sur les objectifs. C'est sur le devenir de ces objectifs que je suis pessimiste. Pessimiste car effectivement, tout tourne plus ou moins bien
(ou mal, c'est selon) pour l'administration. Alors, dans cette période de famine budgétaire, pourquoi vouloir donner un peu plus à ceux qui de toute façon ont suffisamment de conscience pour
faire le job au-delà des attentes bien souvent ?

 


Tu parles de laisser ta direction ? Mais l'administration s'en contrefiche. Un jeune prendra ta place, taillable et corvéable à merci jusqu'à ce qu'il ait assez de métier pour se cabrer ou
aller voir ailleurs.


 


Et ce n'est pas la peur de braquer les sbires du triste Sihr qui va par ailleurs aider Peillon. Qui a déjà dit que le statut, on pouvait se le fumer au coin du feu.


 


Et contrairement à Pierrot, je ne pense pas refuser d'être directeur. Au contraire, je le suis de plus en plus aux yeux de tous, sauf de la reconnaissance.

Pascal Oudot 24/09/2012 17:30


Je suis d'accord avec Pierrot: la reconnaissance des directeurs d'école est un préalable au reste si nous ne voulons pas être bouffés par plus gros que nous.


 


De toute façon, si rien ne se passe, moi je démissionne, ou du moins je réclame un poste d'adjoint au prochain mouvement. Si nous sommes nombreux -et c'est un vrai risque- à faire la même chose,
tout le monde aura perdu. Mais nous serons les seuls à le savoir, jusqu'à ce que ça devienne évident pour tout le monde.

Pierre Lombard 24/09/2012 08:11


S@lut Lionel,


Chercher à faire en sorte que nos élèves, ceux de notre classe, souffrent le moins possible, on en est tous là. Mais est-ce qu'une école n'est qu'une succession de classes? Est-ce que les élèves
de l'école iront mieux sans directeur?


TOUTES les études montrent que non. En France non seulement on se refuse à reconnaître pleinement le directeur d'une école, mais on l'empêche de jouer son rôle essentiel, celui d'animateur, de
moteur de l'équipe pédagogique, celui de garant du PE, pour le cantonner à un exécuteur de "tâches" administratives.


On considère que directeur c'est avoir une succession de tâches à accomplir. Pas de vue d'ensemble et pas de but précis.


… Et l'école perd dramatiquement de son efficacité, jusqu'à brouiller son rôle dans la société. Pourquoi nous donner plus? (et je te rassure, je prendrais moi aussi!)


 


La question principale est donc de savoir si oui ou non il faut un dirlo dans les écoles. S'il n'y a pas une cohérence à regrouper ces tâches pour définir les missions et le rôle du directeur
dans l'école?


Et si OUI, là la question des moyens sera incontournable.


 


Parce que le problème ce n'est pas de choisir entre "une revalorisation substantielle en termes de salaire et de décharges" ou le "statut"= reconnaissance du métier de directeur. 


Que je sache nous n'avons pas de statut, est-ce pour autant que l'on nous attribue plus d'AVOIR? On ne veut même pas parler, ne serait-ce qu'évoquer, le cas parisien…


Non, Lionel, on n'a jamais voulu nous donner plus. Jamais. Et parce qu'on ne veut pas assumer pleinement le fait d'ÊTRE directrice ou directeur d'école


 


Ce qui gêne aujourd'hui, ce n'est pas le "statut", ça ce serait pratiquement acquis, mais c'est le manque de moyens.


 


Enfin, sur la collégialisation, je ne suis pas certain que le SNUipp la voit d'un bon oeil, ne serait-ce que pour des questions internes, mais c'est vrai que les grands syndicats avancent masqués
sur cette affaire.


L'école du socle ne rencontre pas d'opposition, en fait elle est logique, mais on ne sait pas si le SNUipp, le SE, le SGEN, la considèrent comme une "continuité" dont on doit organiser les
différents niveaux, ou comme un "établissement". Et dans ce dernier cas, ce n'est pas le dirlo qui tient la corde pour être adjoint du principal, mais plutôt des coordonnateurs ou autres
référents dont l'EN est assez gourmande… Pas que l'EN, d'ailleurs 


 


Tu l'auras compris, je reste persuadé  qu'il faut commencer par reconnaître les directrices et les directeurs d'école, et ce pour le mieux de l'école (pas tellement pour l'existant). Leur
dire clairement quelles sont leurs missions et leurs prérogatives POUR qu'on alloue les moyens nécessaires POUR que chaque directeur assume pleinement son rôle au sein de l'école et POUR l'école.


 


C'est pour cela que la stratégie mise en oeuvre par le GDiD, assoc. et pas syndicat, est cohérente. 


• d'abord chercher un partenariat


• ensuite produire en commun


• peser sur le changement


...


Le GDiD dit ce qu'il attend de la concertation: poser la problématique de ladirection d'école pour avoir un article de loi qui permette la reconnaissance du métier de directeur d'école.


extrait du dernier CR de la concertation:


Enfin il est noté que les directeurs d’école, s’ils n’ont pas de statut particulier, se trouvent eux aussi dans une position inconfortable, sous l’autorité de l’IEN mais devant faire
travailler des équipes sans être réellement formés à le faire et, de plus, sans légitimité. Le poids de leurs charges administratives, qu’ils déplorent, s‘ajoute à ces difficultés de
positionnement.

Lionel 23/09/2012 21:06


Le seul hic Pierrot, c'est que justement on a des élèves auxquels on doit apporter ce qu'ils sont en droit d'e recevoir, parce que leurs parents et eux, bien souvent, ne choississent pas la
classe du directeur mais la "subissent" parce que dans l'école, il n'y a pas d'autres solutions. Et parfois pendant plusieurs années.


 


Tu sais, il y a un point qui me pose un problème de conscience : je ne voudrais pas que mes propres enfants soient dans la classe du directeur ou de la directrice, parce que je sais trop bien ce
que cela implique en dérangement. Et encore, j'ai des CM qui peuvent un peu "s'autogérer" ponctuellement quand je suis au téléphone ou avec une personne qui vient me poser une question ou
m'apporter le truc à gérer dans l'instant.


 


Alors oui, maintenant, avec l'expérience, le recul et ma grande gueule, je dois dire que depuis cette rentrée, j'ai décidé que mes élèves passeraient en priorité, que ce soient leurs cahiers, mes
préparations. J'ai aussi décidé qu'à partir d'une certaine heure je n'étais plus à l'école. Et tout ce qui n'est pas fait sur ma pauvre journée de décharge, et bien ça attend la semaine suivante
dans la mesure du possible (c'est à dire hors urgences et choses mettant en jeu la sécurité des élèves de mon école) : les enquêtes, les questionnaires et autres joyeusetés du même genre peuvent
souvent attendre une semaine.


 


Et pour tout te dire, je ne crois plus au statut, même si je le souhaite. Et même hiérarchique maintenant. Mais il y a trop de grains de sable et pas assez d'huile dans les rouages. Je me
contenterais désormaisd'une revalorisation pécuniaire nette, d'une journée de plus de décharge. . Et si on m'accorde ça, je fermerai définitivement ma grande gueule. Parce que ça fatigue de se
battre contre des moulins qui de toutes façons tourneront toujours contre nous propulsés par la masse taiseuse des dirlos et la masse encore plus grandes des adjoints qui s'en foutent du moment
que le boulot est fait par quelqu'un d'autres. Déjà, je ne moufte plus en réunion de drilos ; je laise les collègues discourir entre eux sur leurs vacances et j'attends que le temps passe. Plus
de vague, de toute manière, on était peu à l'ouvrir alors pourquoi toujours se mettre en première ligne ? Je ne suis pas assez payé pour jouer les kamikazes.


 


Je vois arriver à grandes enjambées la tutelle des collèges qui ravira les afficionados du triste Sihr qui redoutent tant la caporalisation. A mon humble avis, les circulaires départementales sur
le passage des master2 en interne nous y amène tout droit avec des dirlos afjoints pour le primaire du proviseur du secteur. Je ne suis pas un thuriféraire du foquon-yaka, et de toute façon, trop
peu de dirlos souhaitent bouger pour faire changer les choses. Tu trouveras toujours un petit jeune pour remplacer un "ancien" dirlo fatigué et ce petit jeune passera sous les fourches caudines
de l'administration quelques années avant de devenir comme nous (on l'a tous fait) ou de se barrer pour prendre un poste d'adjoint ou de TR quand il en aura soupé.

Pierre Lombard 23/09/2012 16:57


Le débat sur l'être ou l'avoir me semble bien théorique et il est prétexte à de belles phrases mais je n'en ai rien à
f...


C'est dommage, Christian, parce que c'est le coeur du problème, et c'est parce qu'on s'en fout qu'on crève. 


Quels éléments te permettent de dire que l'on pourrait peut-être avoir l'avoir que l'on demande?


- le budget de l'EN, celui de la France?


- l'histoire de notre fonction faite de revendication de "un peu plus de..."?


Et ne vous y trompez pas, la seule motivation de "regrouper" autour du collège (notre dispartion! parce que c'est ça qui se joue), c'est l'économie, pas le fonctionnel. 


Pourquoi donnerait-on tant à un PE qui, quand il a fini sa classe, fait fonction de directeur?


POURQUOI donnerait-on aujourd'hui ce que l'on nous refuse depuis des lustres?


Tant que nous aurons du mal à assumer le fait d'ÊTRE directeur, rien ne chhangera. Le jour où l'on prendra collectivement conscience que c'est l'école, ses élèves et ses partenaires qui ont
besoin du directeur, et pas que l'on mérite plus parce qu'on remplit plus de tableaux à cases, on aura gagné.


Quand je n'entendrai plus:


- "la priorité c'est ma classe"  "j'ai perdu ma secrétaire administative"


Mais


- "je suis un directeur chargé d'enseignement et ma priorité ce sont les élèves de mon école"


On aura gagné!


Il est quand même significatif que les seuls à faire les "chochottes" sur notre statut (au sens large) du dirlo, ce sont des dirlos!


Même le SNUipp parle aujourd'hui de "métier à part entière".


2 rapports (longs, longs...) parus ce mois-ci insistent, encore, sur l'urgence de reconnaître notre métier et le dernier CR des G3&4 de la concertation stipule:


Enfin il est noté que les directeurs d’école, s'ils n’ont pas de statut particulier, se trouvent eux aussi dans une position inconfortable, sous l'autorité de l'IEN mais devant faire
travailler des équipes sans être réellement formés à le faire et, de plus, sans légitimité. Le poids de leurs charges administratives, qu'ils déplorent, s'ajoute à ces difficultés de
positionnement.


Et puis, à tous ceux qui pensent encore que l'on en sortira avec de la"com", avec du court et du percutant, ceux qui penses que les dirlettes et les dirlos ne "lisent pas quand c'est trop long"
comme le fait un ado de 14ans...  les colonnes de l'Estafette leur sont ouvertes. Pour de bon!


Le FOKEU-YAKA n'a été efficace que pour contenir la diffusion de nos "idées", et le GDiD a pu convaincre (et il a convaincu!) parce qu'il s'adresse aux dirlettes et dirlos comme on s'adresse à
des professionnels responsables. 


 


Pierrot-le-Gentil.


Aïe, on nous fait croire


Que le bonheur c'est d'avoir


De l'avoir plein nos armoires


Dérisions de nous dérisoires 

Lionel 23/09/2012 15:01


Moi. Et l'inénarrable Gégé va encore m'accuser d'antisnoopisme primaire, mais c'est bel et bien le gros syndicat majoritaire qui avait ré-initié l'action avant de nous abandonner lâchement.

henri 23/09/2012 07:36


En effet, dans notre monde il y a de tout : des gentils et des imbéciles (des IEN, des dirlos, des DASEN, etc.) et nul n'est à loger à la même enseigne.


Désolé, mais sur ce plan-là, le "gentil GDID" a toujours été lucide, même si parfois chacun avec son expérience peut avoir avoir des avis divergents (j'ai travaillé avec des IEN de grande
qualité, je me coltine actuellement un emmerdeur et j'en connais d'autres!)


Quant à l'action soulignée, Lionel a bien cadré la chose ; je rajouterai un bémol sur "l'appui" syndical que l'on pourrait éventuellement en attendre : voic pas mal d'années, action contre
l'enquête 19 soutenue par des organisations. Des dirlos s'y lancent, se font remonter les bretelles pour certains...et se retrouvent ensuite lâchés en rase campagne par les "gentils" initiateurs
du mouvement.


Qui s'en souvient ?


 

Lionel 22/09/2012 20:02


Tu as raison Françou, ça serait bon.


 


Problèmes : il faudrait


1) que le mot d'ordre soit syndical pour éviter les rétorsions vis à vis des contrevenants.


2) que l'appel soit intersyndical, et là on peut toujours se la mettre derrière l'oreille.


3) Que ce soit suivi par une majorité d'entre nous, et là aussi, je pense que l'autre oreille peut être utile car au vu de notre isolement à tous, à par faire chauffer les boîtes électroniques...
On sauriat ainsi qui prévoit de faire quoi, et fonc d'avoir une réponse plus massive vis à vis de nos IEN et autres DASEN.


 


Quand aux IEN, tu as bien de la chance et crois-moi, on n'est pas tous logé à la même enseigne.

françou 22/09/2012 17:41


La mode qu'ont lancée des IEN s'étend sur tous le territoire: ils demandent nos N° perses, fixe, portable & mail.


Combien, ici, les leur refuse?


 


Ben pas moi déjà. Mon IEN m'a soutenue à bout de bras il y a 2 ans quand j'ai fait mon burn out. Alors c'est pas sur eux qu'il faut taper, gentil GDID; ce sont juste des petits fonctionnaires
comme nous . Il vaudrait mieux s'en prendre aux chiffres... H-24 pour la grande remontée...Plutôt qu'un lon-on-on-on-g journal de l'estafette, un tout petit mot d'ordre bien suivi, du style:
ordis en panne entre le 24 et le 27 ?

Pascal Oudot 22/09/2012 10:33


Le statut? Si c'est pour se mettre les syndicats contre nous, est-ce vraiment une priorité?


 


Pourquoi diable se passerait-il ce que tu crains? Que je sache, les syndicats représentent les personnels, ils représenteront donc les directeurs d'école statutaires... alors que pour l'instant
ils ne représentent pas -pour la plupart- les directeurs d'école, mais des intérêts particuliers ou ceux du gros des adjoints qui se foutent royalement des problèmes des dirlos (ça, même
l'enquête Debarbieux/Fotinos en parle). Moi, les syndicats ne me font pas peur. J'ai une trop grande gueule.

christian 22/09/2012 10:10


Le débat sur l'être ou l'avoir me semble bien théorique et il est prétexte à de belles phrases mais je n'en ai rien à f...


L'être, je ne l'aurai pas avant la fin de ma modeste carrière (dans 10 ans?), alors si je peux au moins avoir plus de temps et plus d'argent parce que quoi qu'on en dise, quand on gagne 300
euros, on accepte de travailler plus et d'avoir plus de contraintes que quand on en gagne 2000 pour un même travail. Désolé de la bassesse de mes propos mais les belles paroles, ça ne me fait pas
manger à la fin du mois. Une ISOE, des bonifications indiciaires conséquentes, des promos plus rapides et des décharges, ça j'en veux et on peut peut être en avoir. Le statut? Si c'est pour se
mettre les syndicats contre nous, est-ce vraiment une priorité?


Christian

Pierre Lombard 21/09/2012 08:28


Gégé n'existe pas… Si on revenait à la discussion initiale?


 L'ETRE vient de l'AVOIR dans notre société. 


Et l'AVOIR = FRIC… oui, et c'est sans aucun doute pour cela qu'elle va mal. Je suis peut-être "gentil", mais je  reste persuadé que l'argent, le salaire n'est pas le seul moteur d'un
engagement professionnel.


On n'a pas d'AVOIR.. On n'aura pas d'ETRE


Sauf que le GDiD s'est construit sur l'inversion de cet énoncé. Sans la reconnaissance de l'ÊTRE nous n'aurons pas l'AVOIR. Et c'est bien ce qui se passe. La signature du Protocole a permis des
avancées significatives en termes d'AVOIR: 1/4 à partir de 4 classes, augmentation de la prime et aide à la direction (qui est devenu aide administrative). Ces mesures ont pesé lourdement sur le
budget. Est-ce que ça va mieux?


l'AVOIR ça doit commencer par la reconnaissance de notre métier. C'est à partir de là que l'on aura le statut avec les moyens, sans cela on disparaît.


Au sujet de la concertation tu dis:


Maintenant, en attendre beaucoup, comme dit Moira est illusoire.


Même si je la comprends, je n'ai pas le droit de me laisser aller dans cette posture. Nous sommes invités à y participer... si nous avons décidé d'y aller c'est pour peser sur les conclusions,
sinon à quoi bon?


Une fois que l'on a décidé de monter sur le ring, on se bat et pas pour se prendre une raclée. 


La fenêtre existe, faut pas la rater.


Et oui, on prend des risques, il faut s'expliquer sur notre droite, sur notre gauche et comme le résultat sera le fruit d'un consensus, on sera critiqué sur notre droite et sur notre gauche.


Pourtant, au regard des enjeux, qu'est-ce que j'aimerais que les dirlettes et les dirlos aient un mouvement de révolte!


La mode qu'ont lancée des IEN s'étend sur tous le territoire: ils demandent nos N° perses, fixe, portable & mail.


Combien, ici, les leur refuse?


la mode c'est aussi de nous demander  le calendrier annuel des CM, CC & CE. 


Combien, ici, leur refuse? 


 


Nous avons fourni la réponse claire au sujet de la responsabilité qui est la nôtre au moment des SRAN et de l'AP en ce qui concerne TOUTES les personnes présentes dans les locaux scolaires.


Combien ont réagit auprès de leur IEN, de leur DASEN?


 


pas grand chose à attendre de la concertation, c'est parfaitement compréhensible, mais qu'est-ce qu'on attend, nous les dirlos?

merlin 20/09/2012 23:23


Sans vouloir en rajouter, le mail précédent est assez explicite, c'est vrai que le LPC allégé, comme grande victoire syndicale.... c'est allégé pour le coup!


     Comme disait l'autre: lorsqu'on est au bout du gouffre, faut savoir faire un pas en avant. Bonne chute dédél et Gégé ou bien apprenez à voler en rattrapage APE!

Lionel 20/09/2012 22:39


A l'attention de la triple buse snoopienne.


 


Primo, je ne suis pas ton ami. Mes amis, je me les choisis et toi, sombre crétin patenté, bien planqué derrière ton bureau entre ta photocopieuse et ta machine à café, je n'ai aucune chance de te
rencontrer un jour.


 


Quand à la désinformation, elle se pose un peu là de ma part. Je ne fait que réagir à ce qu'écris ton acolyte Dédéel, que je cite :"Un
« livret de connaissances et de compétences », « extrêmement allégé » et « modifié » devrait se substituer, dès cette année, au très controversé LPC. C’est la réponse du ministère au
SNUipp". Se substituer, certes, mais donc toujours être là. Donc, entre un truc impossible à remplir sérieusement, et que nombre d'entre nous ne remplissait d'ailleurs pas (sous le couvert
parfois bienveillant de certains IEN pas complètement maso), on va se retrouver avec une daube simplifiée, donc encore moins signifiante, que nous serons tenu de remplir puique simplifié par
l'intervention du très saint Snoopy. Merci quii ? Merci Snoopy !!! Et toi, avec ta morgue de planqué, tu viens dire que moi je désinforme. Laisse-moi rire !!!


 



Allez, va, je vais te faire plaisir : MERCI SNOOPY POUR CETTE MAGNIFIQUE AVANCEE DANS LA FACILITATION DE MA TACHE QUOTIDIENNE ! T'es content ? Tu prends ton pied en lisant ça !! Tant
mieux.


 


Ah, au fait, à 11h04 j'étais devant ma classe (pas Dédel donc), et à 13h28 j'étais dans la cour à surveiller (pas toi donc). Faudrait vraiment que vous rajoutiez un encart "jeu" à votre torchon
FSC parce qu'il est tellement fin que ça doit pas vous occuper trop longtemps. Et puis, si vous pouviez éviter le plastique d'emballage, ça gagnerait du temps pour les mettre au tri. Parce que la
semaine dernière, j'ai été obligé de déballer tous ceux de l'année dernière que personne n'avait lu, même ceux envoyer nominativement en début d'année à tous les collègues pour tapiner. Au moins,
ça nous gagnerait du temps, et puis, ça serait écolo.

che 20/09/2012 18:34


Tu as raison Pierrot.. Quelquesoit l'avis que l'on peut avoir sur la concertation, il n'y a pas d'autre choix que d'y participer et de continuer à faire valoir l'importance du dirlo et les
difficultés liées à sa fonction.


Maintenant, en attendre beaucoup, comme dit Moira est illusoire (ses remarques à ce sujet sont parlantes). Que les IA, municipalité, IEN etc.. soient pour un dirlo clairement
identifié, responsable, avec plus d'autonomie.. Sûrement, je vois d'ailleurs pas pourquoi ils seraient contre, ils n'en auraient que des avantages.. Appeler cela un métier.. Ils s'en
foutent, ce n'est qu'un mot, en fait, pourvu que le dirlo continue à faire tourner l'école, à animer l'équipe, à aller aux réunions des partenaires, à remplir les tableaux IA et IEN, à se prendre
l'ire des parents, etc.. etc... le tout pour un salaire d'instit à peine indemnisé en plus (à peine plus qu'un prof principal d'ailleurs)..


 Le statut, en fait on l'a déjà...On fait tout ce qu'il y a dedans. On a un semblant d'ETRE, depuis longtemps .. IEN, IA, Municipalité le savent bien. Ca leur convient... L'école
change.. Nouveaux besoins, nouvelles missions... Pas de problèmes, on rentre cela dans "l'ETRE" du dirlo.. "Ils seront contents d'être encore plus reconnus et d'avoir encore plus de
responsabilités"


Ce que je vois, c'est que l'AVOIR... On en est encore loin et pourtant, c'est cela qui définit un métier avant tout. Un exemple.... Notre restaurant scolaire est une assoc. 250 mômes au
quotidien, plusieurs employés, des facturations etc.. Le présidente à des responsabilités énormes (sanitaire etc..) et un boulot d'enfer... Mais fait-elle un métier? que couik... Elle ne touche
pas un rad!  Le dirlo c'est un peu çà... Respect.. Boulot, Responsabilités et pas de salaire.. Tous, autant qu'ils sont, peuvent être heureux et brosser dans le sens du poil.


Un métier et son importance, c'est avant tout UN SALAIRE QUI VA AVEC LE NIVEAU DE RESPONSABILITE. On juge de l'importance du notre à notre rémunération et c'est pas brillant. L'ETRE vient de
l'AVOIR dans notre société.


On n'a pas d'AVOIR.. On n'aura pas d'ETRE. La concertation sera valable pour nous si l'indemnité entre dans le salaire et est au moins doublée.. Si cela se fait, on verra pour ce qu'on met dans
les missions nouvelles.. Qu'on paye déjà ce qu'on nous doit!


che

Pascal Oudot 20/09/2012 17:55


Aaaaah, enfin le couplet habituel de l'ineffable gégé, qui accuse les autres de ses propres maux! Mauvaise, désinformation, quel bonheur de lire ces mots sous cette plume consternante de bêtise!


 


Quant à la question de l'antisyndicalisme primaire, c'est à moi que d'habitude on réserve ce terme, puisque je le suis pleinement et l'assume tout autant. Moi, c'est affreux c'est affreux, je
rappelle à tous ici bas que je suis "un danger pour la démocratie", comme une complice imbécile de l'inénarrable m'a un jour qualifié, et l'antisyndicaliste primaire, le vrai, c'est moi! Avec
l'ultime plaisir, l'orgasme constamment renouvelé, de m'y voir quotidiennement confirmé par les propos ridicules de l'ahuri. Merci merci, gégé, mille mercis et remercis de m'aider jour à jour à
conserver ma répulsion pour ce que tu représentes.

Moira377 20/09/2012 16:21


Pour moi, cette concertation est bidon. La refondation c'est du vent et on le verra à la déception qu'elle va engendrer.


Ce qui est marrant, c'est l'attitude de V. Peillon. Il n'y avait rien de plus urgent, disait-il, que de se concerter sur les rythmes scolaires. Très bien. Mais certains ont été surpris qu'avant
même que la concertation ne soit finie, il a annoncé que dès septembre 2013, la semaine repasse à 4 1/2 jours. Et ce sera le mercredi. Cela montre que, lorsqu'il le décide, il se passe volontiers
de la concertation.


Et n'en déplaise à Pierre Lombard, dont je salue les efforts pour les dirlos, V. Peillon a déjà annoncé la couleur concernant le statut de dirlo : ça n'est pas possible !!! En plus, comme le
disait son grand conseiller et manitou es-éducation, Bruno Julliard, le statut n'est pas la solution.


Concertation ou pas, blocage des syndicats ou pas, consensus des autres ou pas, la question est réglée : rien à attendre de ce quinquennat !

Pierre Lombard 20/09/2012 15:55


La question du statut du directeur d'école n'est pas absente de la concertation, elle est posée dans les 4 groupes, et le GDiD est loin d'être isolé sur le dossier. Dès juillet ce sont 4
directeurs d'écoles qui y ont été invités en tant qu'experts (et le GDiD y était largement représenté…) puis en Août c'est le GDiD en tant que tel qui a été convié.On ne peut pas dire que les
dirlos soient "oubliés" de la concertation.


Si on veut changer les choses de l'École, je ne vois pas d'autre stratégie que celle qui commence par organiser un débat avec les acteurs concernés, et l'école concerne la Nation toute entière.
Du coup on peut nous jouer sous tous les tons la critique de base, et l'expérience va plutôt dans ce sens, quand on ne veut rien changer que l'on organise une concertation...


Gloubi-goulba, certainement, mais gloubi-goulba nécessaire et incontournable.


Dans ces débats, ceux qui est frappant, c'est qu'il n'y a pas d'opposition entre les "intellos" (sociologues, chercheurs…) et les "acteurs du terrains" (élus,Directeurs, IEN, Recteur,Dasen…). Les
éléments qu'ils y rapportent, les pistes qu'ils y proposent sont bien inscrites dans une volonté de rupture avec le souci du concret à partir d'un constat basé sur le réel.


Le problème vient plutôt des "grosses" organisations, les "intermédiaires", qui sont sur la défensive, cette concertation leur faisant plutôt concurrence. Ils se contentent de la jouer "ça sert à
rien". Cette posture les mène soit à lire leurs revendications, soit à proposer de donner plus de moyens aux dispositifs existants et notoirement défaillants du système. Cela se passe au mieux
dans un silence poli, mais le plus souvent sous l'agacement des participants.


Aujourd'hui il y a une difficulté à appréhender la réalité du Primaire, c'est incontestable, parce que le seul échelon bien identifié c'est l'IEN. Il n'y a qu'un pas pour faire de la circo le
l'unité de terrain et tous ceux qui naviguent dans les niveaux intermédiaires ont intérêt à conserver leur pouvoir. 


À partir de là 2 conceptions s'affrontent:


- Une qui consiste à conforter l'existant: c'est-à-dire un pilotage à partir du collège ou de la circo (la circo a déjà commencé le boulot en nous saoulant de tableaux à cases) en nommant, comme
d'hab, des référents et des coordonnateurs.


- l'autre, de désigner l'école comme l'unité (à préciser selon la taille) de base et y nommer un directeur ayant la capacité d'animer une équipe, garant du projet éducatif local, responsable des
personnes et des biens.


Ce que je partage, c'est le ras-le-bol de la "prudence", qui frise la couardise, des syndicats. 


quand le SE écrit, plutôt clairement, ceci en évoquant le dirlo:


Mais c’est son rôle d’animateur pédagogique qui a émergé plus récemment sans pour autant être affirmé. Pour la réussite des élèves, cette mission doit être reconnue et accompagnée. Elle doit
aussi être assortie de la capacité à gérer un budget afférent.


Il est décevant de n'y trouver comme conclusion que du "un peu plus", alors que la simple gestion d'un budget implique un statut. Surtout après qu'il ait rendu publique son enquête sur la
direction...


 


Dans l'article proposé par DEL, pareil. Pourquoi Cadart tourne-t-il autour du pot et n'ose t-il pas y tremper les doigts.


Une fois qu'on est d'accord pour dire qu'il faut que les "équipes" fonctionnent, que le CM doit garder ses "prérogatives pédagogiques", que le statut de l'école ne peut être uniforme au regard de
la grande diversité des écoles… Une fois que l'on se place donc bien contre un pilotage pédagogique de la circo ni du collège, pourquoi ne pas faire ce pas décisif qui consiste à dire la façon de
faire fonctionner un CM?


Du temps, ok, mais après? quelles prérogatives pour le Président et quelles responsabilités?


Ce qui a été aussi clairement énoncé dans la conceration c'est l'abus de langage de parler d'équipe pour les PE dans les écoles:


- Groupe, et mê.me "collection" sont les termes avancés. Manque le but et le leader pour avoir une équipe


 


Le problème c'est que tout ce beau monde à d'abord un intérêt d'appareil, et, circonstance aggravante, il fédèrent dans leur syndicats tous les niveaux du système.


 


 

Gégé 20/09/2012 13:28


Désinformation ou mauvaise foi ? Comment peut-on à ce point tordre le cou à la réalité ?


Lionel écrit à propos du LPC :


"grâce au SNU, on va quand même en avoir un et même allégé, ça sera encore du travail en plus."


Ce que tu devrais dire, cher collègue, c'est que grâce au SNUipp, le LPC sera allégé et donc moins contraignant pour les enseignants... Seulement, voilà... l'aveuglement est tel, chez certains,
qu'il est plus facile de s'en prendre à un syndicat qu'au ministère. C'est comme ça, l'ami, qu'on perd sa crédibilité. Tu sais, les collègues ne sont pas dupes de cet anti-syndicalisme
primaire...

Lionel 20/09/2012 11:51


Le LPC, personne n'en voulait car il fait totalement doublon avec nos propres livrets et était en plus peu efficace car ne correspondant pas totalement à ce que nous évaluions. Mais grâce au SNU,
on va quand même en avoir un et même allégé, ça sera encore du travail en plus. Merci qui ? Merci Snoopy !!!! Et en plus, il s'en vante comme d'une grande victoire. Y a des jours où je me demande
si c'est moi qui ne tourne pas rond.


 


Sinon, fraternel salut à Thierry, à qui le début de saison de l'Ohémeu doit faire oublier (en partie) notre condition de soutier de l'EN. C'est pas comme mes Verts à moi. M'enfin, on soutient ce
que l'on peu.

Dedel 20/09/2012 11:04


Merci de me permettre de fournir deux courtes infos à l'ensemble de vos lecteurs.



Refondation de l’école : la parole aux enseignants !
Le SNUipp-FSU souhaite que la transformation de l’école réussisse. Les enseignants des écoles doivent être pleinement associés. Or, les espaces d’échanges qui leur sont proposés restent
insuffisants. Le SNUipp-FSU leur donne la parole et les invite, au cours des mois de septembre et d’octobre, à répondre à un questionnaire distribué dans les écoles à 250 000 exemplaires.
Vingt-six questions et six thématiques pour s’exprimer : Quelle image ont-ils de l’école ? Comment perçoivent-ils leurs missions ? Comment décliner la priorité au primaire pour que la réussite
des élèves n’en reste pas à une formule vide de réalité ? Comment vivent-ils leur métier aujourd’hui ? Et les rythmes ? Comment les enseignants apprécient-ils ce dossier qui met en jeu des
paramètres professionnels et personnels, des dimensions individuelles et collectives ?



Les résultats de cette enquête traitée par l’institut Harris-Interactive seront rendus publics en novembre au moment où débuteront le débat parlementaire sur la loi et les négociations entre le
ministère et les syndicats. Le SNUipp-FSU se fera ainsi le porte-voix des préoccupations professionnelles des enseignants fortement engagés pour la réussite de leurs élèves.


LPC : le ministère accède à la demande du SNUipp-FSU
Un
« livret de connaissances et de compétences », « extrêmement allégé » et « modifié » devrait se substituer, dès cette année, au très controversé LPC. C’est la réponse
du ministère au SNUipp qui propose toujours une remise à plat des dispositifs d’évaluation.


 

le Confort Intellectuel 20/09/2012 07:12


Si le blog à objectif unique que j'anime peut avoir sorti Thierry de sa tanière, j'en suis ravi! Effet inattendu mais que j'accueille avec faveur, car il est temps que chacun d'entre nous se lève
et que tous nous marchions avec conviction dans la même direction. S'il est un moment où nous pouvons obtenir ce que nous désirons tous si fort, c'est à dire un statut clair pour les directeurs
d'école, c'est maintenant... à condition que nous sachions crier si fort que personne ne pourra nier nous avoir entendu!

che 19/09/2012 22:27


Salut Thierry


Heureux de te relire.. je te croyais perdu dans les tribunes de l'OM ne voyant plus ton blog bouger..


heureux de te relire.. Y'a à dire en effet..


che


 

françou 19/09/2012 21:01


pas marseillais...pas marseillais...bon personne n'est parfait. Mais la grève administrative j'ai aimé. Allez Thierry recause nous ici et vas-y pour un truc sur Marseille . On t'attend! Même
dans les bô quartchiers...

Thierry Fabre 19/09/2012 20:13


Quand à moi, je ne le suis plus... Depuis une semaine, abandonnant le Vallon des Escourtines, me voila sur Auriol.


Bon, je garde toujours la direction de La Millière, tu peux m'y passer un coup de fil...


 


Sinon, je me pensais définitivement rangé des bagnoles, mais quand on voit ce que l'on voit, que l'on entend ce que l'on ouit, on se dit qu'on a sans doute raison de penser ce que l'on pense, et
p'têt'mêm envie d'en causer à nouveau...


Thierry Fabre-qu'est-pas-l'auteur-du-Confort-Intellectuel-même-si-j'aime-bien-Marcel-Aymé

le Confort Intellectuel 19/09/2012 18:07


Je ne suis pas marseillais... :-)

merlin 19/09/2012 15:35


On ne peut que souscrire à cet article qui pose bien le problème: nombreux sont les collèges ruraux qui s'accommoderaient bien du " renfort" d'une école dans leur panier, certains souffrant du
manque d'effectif.


Le devenir de l'école et des dirlos dans cette histoire? Bien sombre. Je ne crois pas que le regroupement sur un même site sera la majorité , nous garderons nos lieux d'enseignement la plupart du
temps. Le dirlo sera encore utile pour faire le lien , toujours avec sa classe et un statut( enfin!) de prof principal ou équivalent. Nous aurons donc un échelon hiérarchique de plus ( IEN +
Principal), du travail en plus, pour la même paye et encore moins de consdération ( oui, c'est possible).


  

françou 19/09/2012 14:31


Bon. Alors. Au jeu de coucou-qui-c'est je crois avoir reconnu la patte de confort intellectuel. Et j'en suis ravie! Pour la grève administrative c'est quand tu veux comme tu veux. Au choix:
rendre les clés OTP, faire la grève des codes (vous avez vu qu'on en a partout maintenant?), créer malencontreusement des cinquantaines de doublons sur base-élèves par école la veille
de la grande remontée... J'ai perdu toute confiance dans les syndicats, je soupçonne le gdid d'être des gentils,je m'essouffle à lire et écrire toujours pareil en jouant la directrice en lutte.
Alors s'il te plaît, le marseillais des escourtines, donne nous le signal pour le démarrage de la lutte; moi j'ai pas l'étoffe d'un meneur mais je peux suivre et entraîner des potes aussi.

le Confort Intellectuel 19/09/2012 13:09


A lire, le point sur la "concertation":


 


http://leconfortintellectuel.blogspot.fr/2012/09/la-concertation-part-tous-azimuts-mais.html

merlin 19/09/2012 11:30


Françou, je ne veux pas te plomber le moral mais les directeurs ne seront pas consultés: une raison simple, ils "n'existent" pas.


Les enseignants le seront peut-être mais leurs avis finira dans la corbeille. Nous sommes fonctionnaires et on nous demandera de fonctionner.


La " refondation et les rythmes" seront le fruit de cogitations de " spécialistes" de tous poils, de chronobiologistes en mal de notoriété, de désidérata de fédés de parents d'élèves, de l'avis
des curés et autres imams, des pros du tourisme, des pros des syndicats, bref, tout le monde sauf nous.


Nous on nous demandera d' apprivoiser le monstre qui sortira de tout ça, ce sera HTS, sans indemnités, avec la bénédiction de nos " défenseurs zélés" qui ramèneront nos tâches sup au travail
d'équipe et à l'aide des AVS qui reviendront peut-être au compte-goutte...


Annus horibilis comme disait la Queen!

françou 19/09/2012 09:26


Moi qui ne suis jamais au courant de rien, ça commence quand cette grande concertation? Ca a commencé peut-être... Avec qui?Qui sera garant des besoins des enfants? Les parents qui veulent
fourguer leur marmaille le plus longtemps possible du lundi au vendredi sans toucher au sacro saint week end? Les enseignants qui n'ont de cesse que de diminuer les temps de présence à l'école?
Les syndicats qui veulent multiplier des concertations hors présence des enfants? Les municipalités qui veulent plutôt fourguer à l'Etat le soin de payer la garde des enfants? J'espère que les
directeurs seront concertés, et en tant que tels; ils me semblent dans une position adéquate d'observation de tous ces gens malhonnêtes qui se foutent éperdument du bien être des enfants.Ce
Cadart compris: il a eu sa tribune et j'ai bien peur que les enfants n'aient rien à y gagner...

merlin 19/09/2012 09:08


Je ne connais pas Gégé autrement que par ce site. Mâle ? Femelle ? Snuippien ? Taupe du SE ou autre ? Est-ce important?


Gégé écrit souvent " au nom du Snuipp" et s'il n'en est pas, il crée volontairement le doute. alors, soit ses écrits sont à l'opposé des positions du Snuipp et un syndicat aussi important a les
moyens non seulement de démentir mais d'apporter la preuve des mensonges du Gégé, soit ses écrits sont assez fidèles à la position du Snuipp sur la direction d'école et les directeurs et c'est ça
qui compte.


Je penche pour la deuxième solution si je mets en parallèle ses posts et ce que je peux lire dans le très officiel " Fenêtres sur cour".

Jéjé 19/09/2012 08:04


Les copains, une fois pour toutes: Gégé n'est pas du Snuipp !  J'ai la preuve.

merlin 18/09/2012 23:38


Il est vrai qu'on pourrait s'attendre à mieux de la part d'un syndicat qui semblait avoir une approche positive de la direction d'école comme disent certains...


Dommage pour eux et peut-être pour nous. De là à reconnaître le Snuipp comme seul défenseur de notre cause il y a un très grand pas et aucun lien d'ailleurs de cause à effet. Le Snuipp a toujours
oeuvré contre la reconnaissance du métier de directeur mais aussi des directeurs tout simplement, c'est un fait.


Aujourd'hui, il fait ami-ami avec le MEN et bientôt grâce à lui et son alliée la FCPE nous aurons classe le mercredi matin, des réunionbs péda le mercredi après-midi, des vacances d'été plus
courtes, des journées aussi longues et pas un euro de plus! Merci qui? ( je ne fais que rapporter des propos de collègues lors de la dernière réunion de CDM et que je me suis gardé de
contrarier).

Pascal Oudot 18/09/2012 22:48


Ah, et puis j'ai écrit sluipp volontairement parce que tu fais exprès de ne pas savoir orthographier correctement GDID. En plus, sluipp, ça correspond bien, je trouve, dans l'idée...

Pascal Oudot 18/09/2012 22:46


Tu pollues avec ta retape à deux balles. Parler comme tu le fais du sluipp, c'est vraiment prendre les directeurs d'école pour des crétins. Le problème est que nous n'en sommes pas, contrairement
à toi. Les directeurs d'école veulent un statut, pas qu'on leur joue du pipeau. Alors va faire ta pub dans la rue avec une banderole rouge, c'est tout ce que tu sais faire. Et laisse travailler
les grandes personnes.

Gégé 18/09/2012 21:45


Attention, Henri, Pierrot va faire les gros yeux si tu critiques ses alliés... Trève de plaisanterie, j'espère que les camarades tentés par le Gidd vont se rendre compte que leur combat ne mène
nulle part, qu'ils se font berner et mener en bateau. Qu'ils rejpoignent un grand mouvement syndical qui lutte efficacement pour l'ensemble des enseignants avec une ligne de conduite qui ne
flotte pas au gré des courants...

henri 18/09/2012 21:23


"il faut que cette mise en place respecte la
démocratie professionnelle, que le conseil des maîtres de chaque école garde ses prérogatives sur le fonctionnement pédagogique de l'école."


Ce gars est :


- au pire un imbécile ou disons un malveillant
;


- au mieux un ignorant : on eût souhait qu'il
développât plus amplement les "prérogatives" du Conseil des Maîtres.


Passons...

Zézé 18/09/2012 20:57


Sur Facebook, mention "j'aime":


GDiD: 755


Snuipp: 568


No comment

Gégé 18/09/2012 16:24


Ouais... je comprends la gêne des dirlos du Gidd. Faut dire que le Sgen a été présenté comme l'allié de l'assoc de Pierrot (avec le SE) et là, ça fait désordre... Comme quoi, chers camarades, il
faut se méfier de ceux qui sont tentés de devenir vos "amis" par intérêt. J'imagine la douche froide pour Pierrot et ses copains du Gidd...