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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 23:06

http://1.bp.blogspot.com/-LJXcAGwwb_g/T0KoIGC-hXI/AAAAAAAAAUI/W17lpasmZpA/s1600/rappel.jpg

De nombreux collègues nous adressent régulièrement des messages pour s’étonner de notre silence… Presque trois mois depuis le dernier article, voilà qui intrigue nombre de nos fidèles lecteurs.

Ce long moment de retenue éditoriale nous a semblé nécessaire pour prendre un peu de recul sur l’action de la nouvelle équipe ministérielle. Après un semestre d’annonces, de mise en place de groupes de travail, de réflexions, de concertations… nous souhaitions nous accorder le temps d'observer le nouveau ministre de l’Education nationale.

Que retenir de cette première année de travail ? D'abord le changement de ton à l'égard du monde enseignant. L’heure n’est plus au mépris. Des liens solides ont été noués avec les organisations syndicales. Des moyens supplémentaires ont été accordés conformément aux promesses électorales… D’importantes réformes sont en chantier : la formation des enseignants, les rythmes scolaires, la loi d’orientation, des négociations sur la revalorisation et la reconnaissance des métiers de l’enseignement… Bref, chacun devrait y trouver son bonheur.

 

Pourtant, la première grande réforme du quinquennat, dans le domaine de l’éducation, celle des rythmes scolaires, laisse un goût amer. Comme nous le laissions entendre dans nos derniers articles, elle est ratée. Est-ce un hasard si seuls 22% des élèves seront concernés par le retour à la semaine de 4,5 jours ?

Rappelons que, début décembre, le ministre espérait que « le plus grand nombre possible » de communes et « plus de la moitié des enfants de France » soient à la semaine de 4,5 jours à la rentrée 2013. L’échec est patent. Il l’est d’autant plus si l’on regarde attentivement la façon dont certaines communes mettront en place cette réforme.  Les commentaires sont saisissants :

« Certains projets municipaux ne correspondent pas du tout au sens de la réforme. On a ainsi repéré qu’une commune allait proposer en tout et pour tout dix minutes de temps d’activités périscolaires dans la semaine, dix minutes ! À l’inverse, une autre va mettre en place dix à quinze heures de TAP, mais sans rien dedans : ce sera une garderie, ni plus ni moins ! On a aussi découvert que les enfants d’une autre commune auraient seulement deux heures de cours le mercredi : ça sert à quoi ?

C’est vraiment du grand n’importe quoi. Comme les enseignants déplorent de ne pas avoir été suffisamment concertés sur le sujet, les parents d’élèves ont un peu le même ressenti. »

 

Hélas, cette réforme insuffisamment préparée, en arrive à faire oublier les avancées indéniables : l’abandon de la RGPP, la création des centres de formation ou la création de postes…

Pour les directeurs d’école, le compte n’y est pas non plus. Loin s’en faut. Le fameux slogan « le changement, c’est maintenant » ne s’applique pas à eux.

 

Certes le ministre a promis de s’intéresser à leur sort…

« …il est vrai que la question des directeurs d’école doit être traitée et là, avec beaucoup de sérieux et dans un dialogue avec eux que j’ouvrirai d’ailleurs au 1er trimestre 2013. A la fois avec les associations de directeurs d’école mais aussi avec les syndicats. »

Les discussions ont été repoussées… Elles s’ouvriront à l'automne mais avec quel espoir pour les directeurs ?

 

Le président a changé. Le gouvernement et la majorité parlementaire aussi. Pourtant, rien de réellement nouveau pour les enseignants chargés d’école… Comme avant, on les flatte, on reconnaît leur rôle essentiel dans l’école, on estime qu’ils doivent être un peu plus aidés, mieux reconnus voire même par un statut… Mais Sœur Anne ne vois rien venir... Elle ne verra rien venir puisque Vincent Peillon s'est montré très clair sur le sujet… Non à un statut. « Nous n’en avons pas les moyens… »

 

Comme par le passé, de nombreux parlementaires ont interrogé le ministre sur la question du statut (cf les questions écrites au gouvernement). Chacun d’eux a reçu la même réponse langue de bois, fruit d’un rapide copié-collé…

Quand bien même le pays en aurait-il les moyens que l’obtention d’un statut ne serait pas plus évidente pour autant. Rappelons ce que nous écrivions le 25 octobre 2012 et qui est d’autant plus d’actualité que le ministre et les syndicats ne sont plus dans la lune de miel de l’après-élection.

« Il est à noter que Vincent Peillon est dans le même état d’esprit de soumission aux syndicats du primaire. Il en fait part, à plusieurs reprises, devant la commission des Affaires Culturelles lorsqu’il déclare notamment au sujet du statut : «…si vous vous risquez sur ce terrain, vous serez surpris des résultats… » ou encore « Et vous savez que lorsqu’on entre dans le débat de les rattacher à d’autres établissements, soit vous en créez, sois vous les rattachez à d’autres établissements, nous avons là des oppositions importantes»

 

Le 22 mai, la Cour des Comptes a publié son rapport intitulé « Gérer les enseignants autrement ». Comme tous les auteurs de rapports similaires, elle s’attache à montrer le caractère singulier et inapproprié de la fonction de directeur d’école. Comme tous les rapports précédents, elle met en lumière l’absence de statut. Rien d’original en sorte.


Néanmoins, même si ce rapport ne manifeste aucune originalité à l’égard des directeurs d’école, il est utile car il permet de rappeler une nouvelle fois l’anachronisme de cette fonction dans l’école du XXIème siècle.

Ainsi, la Cour des Comptes souligne diverses difficultés inhérentes à l’absence de réel statut :


« Le positionnement ambigu de la hiérarchie et l’insuffisance de l’encadrement intermédiaire

L’émergence d’une véritable équipe pédagogique repose très largement sur le rôle d’impulsion et de pilotage de son chef. Or le statut du directeur d’école dans le premier degré ou du chef d’établissement dans le second ne leur confère pas la légitimité nécessaire pour assumer cette fonction. Si des fonctionnements en équipe très performants existent, comme la Cour a pu l’observer sur le terrain, ils sont dus à la configuration particulière dans les établissements concernés (capacité d’entraînement de la direction, bonne volonté des équipes, etc.) et adviennent en quelque sorte « malgré » le cadre de gestion. »

« La place des écoles et des établissements est mal définie et la légitimité des directeurs et chefs d’établissement mal reconnue. »

 

Son rapporteur évoque le « décalage croissant avec la réalité du métier d’enseignant »

 

« Ni les directeurs ou chefs d’établissement ni les équipes pédagogiques n’ont leur mot à dire dans les choix de recrutement des enseignants. Si un poste doit être supprimé, sa désignation n’est pas faite en fonction de l’intérêt de l’équipe, mais du poste de l’enseignant qui a la plus faible ancienneté dans l’établissement.

L’évaluation des enseignants demeure quant à elle individuelle dans sa très grande majorité.

Le statut du directeur d’école dans le premier degré ou du chef d’établissement dans le second degré ne suffit pas  à leur conférer la légitimité pour assumer un rôle d’impulsion et de pilotage dans le travail d’équipe. Ils sont perçus comme des acteurs administratifs. Dans les deux cas, c’est l’inspecteur qui, pour de nombreux enseignants, reste la seule autorité légitime en raison de ses compétences pédagogiques ou disciplinaires.

Les chefs d’établissement n’entrent pas, sauf exception, dans la classe pour assister aux cours des enseignants de leur établissement. Dans le premier degré, le directeur d’école n’est pas le supérieur hiérarchique des enseignants.

Tel n’est pas le cas dans des pays étrangers étudiés par la Cour, qui, comme le Canada, ont accordé la priorité au développement de la dimension collective du métier, afin de rompre l’isolement de l’enseignant et d’améliorer la qualité de l’enseignement délivré aux élèves. »

 

Dans ce rapport, la Cour des Comptes fait également quelques recommandations et notamment :

 

« Redéfinir le métier enseignant en adaptant en particulier les obligations réglementaires de service :

Donner aux directeurs d’école et aux chefs d’établissement la responsabilité de moduler la répartition des obligations de service des enseignants en fonction des postes occupés et des besoins des élèves, sous la supervision des directeurs départementaux et des recteurs. »

 

 Dès la parution de ce rapport, Vincent Peillon a publié un communiqué dans lequel il « répond » aux préoccupations exprimées dans ce texte.

 

« Favoriser la coordination pédagogique

                La coordination pédagogique est un autre facteur clé de la réussite éducative. C’est pourquoi de nouveaux dispositifs vont venir renforcer la coopération au sein des équipes éducatives. C’est le cas des conseils "école-collège", qui rapprocheront les enseignants du premier et du second degrés, comme de la réforme des rythmes scolaires au primaire, ou des parcours d’éducation culturelle et artistique ou d’orientation et d’insertion.

 

Clarifier les missions et adapter les modes de rémunération des enseignants 

                Plusieurs chantiers sont déjà ouverts, dans le cadre du dialogue social, pour définir et reconnaître la pluralité des missions des enseignants : par exemple, dans le premier degré, l’évaluation pédagogique des élèves, le temps de concertation, de travail en équipe, de dialogue avec les parents ; quant aux enseignants du second degré, des dispositions viseront à mieux prendre en compte la diversité de leurs parcours professionnels dans la progression des carrières.

S’agissant de la modernisation du métier d’enseignant, le ministre de l’éducation nationale, Vincent Peillon, a annoncé l’ouverture de discussions à l’automne prochain, avec les organisations syndicales et l’ensemble de la communauté éducative, pour échanger sur l’ensemble de ces questions (métier, missions, carrières) afin d’améliorer la gestion et l’efficacité pédagogique de notre système éducatif. »

 

Dans aucun de ces paragraphes, le ministre n’évoque le rôle des directeurs d’école. Que ne l’a-t-il fait en souhaitant « favoriser la coordination pédagogique » ? Pourquoi ne l’a-t-il souligné en rappelant les discussions à venir « afin d’améliorer la gestion et l’efficacité pédagogique de notre système éducatif » ?

 

Un simple oubli ? Assurément non ! D’une part, Vincent Peillon veut éviter tout conflit avec les syndicats sur le sujet et d’autre part, il n’a pas les moyens de ses ambitions.

Deux raisons suffisantes pour convaincre les directeurs qu’il leur faudra lutter s’ils veulent obtenir le statut auquel ils tiennent tant…

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

LUCIEN Junior 29/05/2013 14:37


Du bon, du beau, du bonnet !


http://www.dirlo.fr/perso/estafette/estafette56.html

Pascal Oudot 28/05/2013 21:52


Tu sais, Moira, je ne sais pas si c'est de l'optimisme. J'essaye simplement de faire le maximum de ce j'arrive encore à faire -je n'ai plus 20 ans non plus, ni 30, ni 40, ni...- pour faire
avancer les choses. Certes j'ai des moments où je verrais plus les choses en noir qu'à d'autres, mais je pense que nous sommes très près d'accéder à quelque chose. Alors je ne lâche rien. D'où
d'ailleurs parfois ma hargne.

LUCIEN Junior 28/05/2013 19:11


Bonjour,


juste pour rajouter au message de Henri le second le lien pour adhérer à l'association nationale des directeurs, j'ai nommé le GDiD


http://www.dirlo.org/perso/aform.htm

Henri le second 28/05/2013 18:46


mais... ne rêvons pas


Si rêvons au contraire... Et faisons en sorte que nos rêves deviennent réalité. Comment? En nous unissant sous la bannière du GDiD ! Le seul organe qui avance, qui avance (pas toujours aussi
rapidement qu'on le souhaiterait - 12 ans - déjà, mais inexorablement ;-) ... porté par ses adhérents (toujours plus nombreux) et ses actifs bénévoles (toujours plus jeunes, toujours plus
actifs)... ENSEMBLE NOUS VAINCRONS !

Moira377 28/05/2013 14:02


Pascal, j'aimerais bien avoir ton optimisme... Mais ma longue expérience de "vieux" dirlo m'a tellement montré de "dysfonctonnements" liés à la crainte de collègues de se mettre mal avec leurs
adjoints qu'ils en acceptent tous les caprices, qu'ils s'écrasent, qu'ils se réservent les corvées, les mauvaises classes, les élèves difficiles... De quoi écrire un bouquin !


Et toujours dans "un souci de consensus", comme dit la cour des comptes. En fait pour acheter la paix sociale, qu'ils n'ont pas d'ailleurs...


Alors comme toi, je veux croire qu'un statut leur facilitera la tâche, mais... ne rêvons pas.

Pascal Oudot 28/05/2013 12:59


Je t'entends bien, Moira, tu as évidemment raison de te poser ce genre de question.


 


Qui peut m'assurer que ça serait différent avec un statut ?


 


Tout! Pas moi tout seul, bien sûr, mais la fonction crée l'organe. Je l'ai personnellement constaté lorsque je suis devenu directeur: le regard de mes collègues -j'étais dans la même école- avait
changé.


 


"Par souci de consensus", ça veut dire "trouille" de prendre ses responsabilités... Peur d'assumer son rôle de chef d'équipe... Tout ça, le ministère le sait bien. Alors on peut comprendre
qu'on ne soit pas très crédibles aux yeux des décideurs...


 


Nous sommes crédibles... et crus! (Attends le prochain envoi du GDiD,qui ne saurait tarder malgré notre indisponibilté à tous) Il est évident, mais c'est valable partout, que certains ne sont pas
dignes de cette mission. Cela s'évacuera tout seul, dans un sens ou dans l'autre, ceux qui ne le pourront pas quitteront, c'est évident, et certains qui ont la crainte au coeur se sentiront enfin
soutenus dans leur rôle.

Moira377 28/05/2013 10:50


93 % des directeurs d'école réclament un statut... Mais combien sont prêts à l'assumer ?


Dans le rapport de la cour des comptes, il y a un paragraphe qui n'a pas été relevé et qui est intéressant :


"Dans le premier degré, le directeur d’école n’est pas le supérieur hiérarchique des enseignants. Il
s’agit d’un enseignant chargé de la bonne marche de l’école en général, de l’animation de l’équipe pédagogique, de l’organisation des classes et du temps de service de ses collègues et des autres
personnels intervenant dans l’école (décret n° 89-122 du 24 février 1989 relatif aux directeurs d'école).


Le directeur reste en ce sens perçu comme un collègue par les autres enseignants. Le supérieur
hiérarchique est l’inspecteur de l’éducation nationale (IEN) de circonscription, qui a dans son périmètre plusieurs écoles, et qui a la compétence d’inspection sur les enseignants de cette
zone.


Les limites du pouvoir hiérarchique sont particulièrement mises en lumière en deux occasions :
l’affectation des enseignants dans les classes et l’évaluation dans le second degré.



Les choix d’affectation des enseignants dans les classes relèvent certes de la responsabilité du directeur d’école ou du chef d’établissement : le cadre réglementaire n’imposant
pas de critères de choix, il laisse a priori la possibilité d’une adaptation aux particularités locales, en fonction des besoins des élèves et des compétences des enseignants. Or dans le
premier degré, nombre de directeurs d’école ne s’opposent pas au choix des enseignants, par souci de consensus, et les interventions des IEN sont rares."


Qui peut m'assurer que ça serait différent avec un statut ? Voilà une possibilité qui nous est offerte pour asseoir notre crédibilité, notre autorité sur l'équipe enseignante, or "par souci de
consensus", nous dit-on, les directeurs laissent faire...


"Par souci de consensus", ça veut dire "trouille" de prendre ses responsabilités... Peur d'assumer son rôle de chef d'équipe... Tout ça, le ministère le sait bien. Alors on peut comprendre qu'on
ne soit pas très crédibles aux yeux des décideurs...

manu 28/05/2013 10:35


Lombard, faut que tu m'expliques pourquoi Peillon a besoin d'attendre le vote de sa loi pour engager les discussions sur les métiers et les dirlos en particulier. Tout comme il a attend 2015
pour commencer à réfléchir sur les rythmes scolaires à l'échelle de l'année. 


Pour moi, c'est de la gestion du temps purement politicienne. Tout est calculé pour occuper le terrain médiatique en permanence tout en ne déplaisant pas trop aux lobbies (rythmes) ou
aux syndicats (définition des métiers et reconnaissance du dirlo).


Ensuite tu parles d'une création de prime (genre ISOE du secondaire) de 400 € pour les PE. Aux dernières nouvelles, elle serait de l'ordre de 100 à 200 € maxi PAR AN !


Je te comprends, tu te dis de gauche et donc tu soutiens Peillon. C'est ton droit. Mais, moi, je vais te dire, je n'en ai rien à foutre que ce soit un gouvernement de gauche ou de droite ou du
centre qui me donne mon statut, les moyens de bosser correctement et les picaillons qui vont avec. Je prends parce que c'est mérité. Plus même : c'est un droit !


 

Pierre Lombard 27/05/2013 11:41


Parler du GDiD en terme de "pouvoir interne" est complètement stupide, tout comme se persuader d'une "dérive" à partir des forums publics du site.


Je comprends que l'on puisse regretter des départs, parce que c'est effectivement regrettable,mais il faut aussi souligner les arrivées qui n'ont jamais été aussi nombreuses et sur une position
claire: nous ne promettons ni la lune, ni le grand soir, mais nous créons les conditions pour  faire reconnaître les directrices et les directeurs d'école pour ce qu'ils
sont. Nous le faisons dans la transparence en rassemblant de plus en plus de directrices, de directeurs et d'organisations du système éducatif autour de nos convictions.


Donner "une image positive et ouverte du directeur" dans sa pratique quotidienne est  bien la moindre des choses! maintenant, Imaginons un seul instant que chacun d'entre nous se
contente de cela… le dossier serait enterré depuis belle lurette!


Que serait même DeL sans le GDiD?  vous y parlerez de quoi, puisque quelque soit l'article proposé à nos commentaires, les mêmes en profitent, depuis toujours, pour s'en prendre à la seule
organisation qui tient le dossier des directeurs d'école dans l'actualité.


Enfin, j'ai déjà dit mes engagements à gauche, n'empêche le GDiD n'est ni de droite ni de gauche! C'est une assoc. (pas une "amicale"!) professionnelle qui tient son cap et assume ses choix.
C'est sûr que d'ouvrir des forums "publics" c'est prendre des risques (que les autres se gardent bien de courir. Amusez-vous à lire les réactions aux articles sur l'école des journaux en lignes…
Vous verrez qu'au GDiD c'est somme toute assez modéré). Et si nous avons à faire face aux tentatives de récup. qui viennent du fin fond de la droite et aux attaques minables de la gauche
réactionnaire, c'est que  nous sommes bel et bien représentatifs et sur la bonne voie.


Pour revenir à l'article, il y a 2 raisons objectives (que je regrette et que nous avons essayé de faire évoluer) à ce que l'ouverture des discutions sur la reconnaissance des directeurs soit
reculée:


La direction d'école est un dossier polémique. Si la nécessité d'avoir un chef d'équipe pour piloter la proximité est acceptée par la grande
majorité des acteurs, reste des oppositions fortes aux sein de militants syndicaux, très minoritaires mais au pouvoir de nuisance certain.


• 1- Pour ne pas  "polluer" la loi sur la Refondation de l'école par crainte de la voir rejeter. => passage par la voie réglementaire (décrets et circulaires).


> il faut donc attendre le vote définitif de la loi qui était prévu fin novembre, mais qui n'interviendra pas avant fin juin en 2e lecture à l'Assemblée.


• 2- Au regard de la mobilisation contre les rythmes scolaires (qui a sacrément secoué Peillon) et des discussions qui viennent de se terminer au Sénat (majorité faible), peu de chance que
Peillon se risque à ouvrir le moindre front sans consolider sa crédibilité et son autorité par le vote de la loi.


Et sur le dossier de la direction on aura FO, cgt, SUD et une partie non négligeable du SNUipp en face vent debout et arcboutés démagogiquement sur le "statu quo avec un peu plus de… et bien
capable d'engendrer, malheureusement  des "adhésions" en exploitant le filon du mal-être enseignant.


Comme tu le fais Zézette en nous prenant pour des poissons rouges.


Je n'oublie rien et je ne tourne pas en rond dans un bocal. Je constate que pas une fois depuis une bonne 15aine d'années, une mobilisation "contre" une réforme (et il y en a eu!) l'a empêchée.
Ou plutôt, oui, une seule fois:


contre les CPE, mais parce que c'était des lycéens qui étaient dans la rue. On aura des lycéens dans la rue pour les dirlos?


Ta litanie démontre si c'était encore nécessaire, l'impasse dans laquelle certains cherchent à nous enfermer.


On sait tous que les marges de manoeuvre sont quasiment nulles mais on demande "plus de" partout et pour tous. Pire, quand le MEN semble prêt à donner un peu (400€ /an soit 30€ / mois) on
qualifie cela "d'aumône", ce qui doit faire plaisir aux chômeurs et travailleurs pauvres de plus en plus nombreux…


Des marges de manoeuvres il y en a de 2 sortes:


- celles utilisables illico, dès la rentrée 2013 et qui seraient un signe positif et encourageant pour l'ouverture des discussions:


• ce sont les 108h, il n'y a qu'à nous aider à obtenir l'alignement national sur les Académies les mieux-disantes ( exonération des APC, animation péta. à la carte, bonus HC)


• c'est aussi une répartition des services de surveillance qui prend en compte notre indisponibilité…


• plus aucune tâche nouvelle sans compensation


 


- Et celles qui peuvent être programmées à partir de la reconnaissance de notre métier:


• statut, salaire, temps d'enseignements...


 

Gégé 26/05/2013 23:48


@Pierrot


"Si tout le monde bloque ses positions sur "plus que ce que nous avons
aujourd'hui", c'est sûr qu'on continuera l'entreprise de démolition de l'école"


Parce que tu crois que les dirlos (comme les adjoints et tous les personnels de l'EN, d'ailleurs...) sont satisfaits de ce qu'ils ont ?


Tu oublies que le point d'indice, gelé par Sarko, continue de l'être par Hollande...


Tu oublies que les AADE vont être supprimées pour beaucoup de dirlos dès la fin de cette année scolaire parce qu'elles ne seront pas renouvelées...


Tu oublies que l'ISOE qu'on promet aux PE va être des plus réduites...


Tu oublies que les discussions sur les conditions de travail des dirlos sont repoussées...


Bref, tu passes par pertes et profits pas mal de choses. Et tu penses que les dirlos sont prêts à entendre ton discours ? Je pense que tu te trompes lourdement.

Henri2 26/05/2013 17:59


En effet, il y a plus d'un âne à la foire qui s'appelle Martin.


Henri2 donc

henri 26/05/2013 16:35


Bonjour !


"henri" qui signe aujourd'hui et qui est intervenu à de multiples reprises sur ce site tient à préciser qu'il n'a rien à voir avec le "Henri" qui s'est exprimé ci-dessus.


Merci accessoirement de bien vouloir en prendre note !

Pascal Oudot 26/05/2013 13:50


Oui, Henri, merci,  je comprends mieux le ton geignard et aigri.

Henri 26/05/2013 12:11


Après recherche le vieil adhérent chenu du 13 voulait sans doute dire ex adhérent (de ce qu'il pense être l'ex GDiD)

GDiD 26/05/2013 12:04


@adhérent (reste à prouver) car anonyme... Tu fais quoi toi pour alimenter le débat?... Juste spectateur critique? C'est pas comme ça comme va aller loin... Pour le reste tout à une fin... Les
uns partent, les autres arrivent mais l'association grandit... C'est là l'essentiel!

Pascal Oudot 26/05/2013 10:42


Et puis j'arrête de causer sur ce billet, marre. A chaque fois ça part sur des voies de traverse, des questions de personne, et ça perd le sens premier de l'existence de ce site comme du GDiD,
soit l'obtention d'un statut clair et différencié pour les directeurs d'école. Le reste, c'est du vent.

Pascal Oudot 26/05/2013 10:37


Adhérent13 ayant posté entretemps, je me permets de revenir. Je rappelle donc que j'ai un nom, que je ne cache pas ni ici ni ailleurs. Je suis parfaitement pistable, repérable, j'assume mes
propos, qui ne visent qu'à l'objectif que j'ai décrit dans mon précédent post.


 


Maintenant, si ça déplait aux anonymes (je ne parle pas de Laurent, qui signe lui de son nom, et je l'en remercie), tant pis. Mon "verbiage" et mon "charabia" s'arrêteront quand le GDiD aura
atteint son objectif. Je dis, je le redis, et j'ai bien l'impression de me répéter constamment, que je rentrerai systématiquement dans les dents de ceux qui n'admettent pas qu'on ne soit pas de
gauche ou syndiqué ou de leur avis évidemment jamais étayé. J'ai le malheur de savoir dire les choses clairement, et de les écrire proprement, et tant mieux si ça porte. Les camarades disparus
font ce qui leur convient ou leur importe, ce n'est pas mon problème. Mais rassure-toi, cher anonyme, pour la plupart d'entre eux je n'y suis pas pour grand chose s'ils ne postent plus sur les
forums publics du GDiD. D'autant que, il faut l'admettre, la plupart d'entre nous n'ont plus vingt ans, et qu'il est autorisé de se lasser de papoter sur le net quand on a une direction d'école
lourde, des ennuis de santé, ou autre. Me mettre sur le dos les défections les plus diverses, c'est charmant, mais certainement trop flatteur; je n'ai ni l'importance ni le machiavélisme que
certains voudraient confortablement croire afin de ne surtout pas se poser d'autres questions quant à leur propre engagement, leur façon de fonctionner, ou leur conception du dialogue. Quant aux
"ego"... Personnellement, le mien est infime. En revanche, je ne supporte ni le mensonge ni l'injustice, c'est souvent pour moi plus un poids qu'une délivrance. Pour terminer avec les forums
publics du GDiD, si j'y fais une revue de presse, c'est pour les faire vivre. Mais j'ai bien compris le reproche qui m'est fait, d'y passer depuis quelques jours des infos qui ne viennent pas des
sources normalement autorisées par les enseignants bien-pensants. Navré si en ce moment beaucoup de monde parle de l'école, surtout après le rapport de la Cour des comptes, navré si ce rapport ne
convient pas aux thuriféraires du statu-quo dans l'enseignement public, et si je ne prends pas toujours mes infos dans la presse syndicale souvent pourrie qui est la nôtre -et qui par ailleurs
fait très bien elle-même sa propre pub-. La pluralité des opinions n'est-elle pas depuis toujours une revendication affirmée de nos si démocrates enseignants français?

Pascal Oudot 26/05/2013 09:55


Je suppose que l'homme au chapeau, c'est moi? J'ai un nom, que je ne cache pas, partout où j'écris. Ce serait sympa
de s'adresser directement à moi quand tu veux me parler, cher ami.


 


Donc j'aurais pris le "pouvoir" au GDiD? Wouaah, c'est me donner beaucoup d'importance et beaucoup d'influence. Quand je constate quotidiennement le peu que je peux faire au sein seulement de mon
école dans les conditions actuelles, je me dis que j'aimerais beaucoup avoir plus de force, qu'elle soit physique en ce moment, comme de conviction. Et quand je constate le boulot qu'abattent
certains membres du bureau du GDiD, je connais ma place.


 


Faire avancer les choses? J'espère bien. Si je peux, tant mieux. Je l'ai déjà écrit, je ne veux pas partir en retraite en laissant derrière moi cette merde que nous connaissons tous,
déconsidérés, mal payés, agressés... Je l'ai déjà écrit aussi, j'ai une toute petite école maternelle sans décharge, je ne me bats pas vraiment pour moi car je serai certainement le dernier
concerné si l'administration de l'éducatio nationale doit faire des choix. Mais clairement je n'admettrai pas qu'on vienne sous mon nez raconter n'importe quoi, ou faire n'importe quoi, ou me
faire passer pour ce que je ne suis pas.


 


Je n'attends qu'une chose, mais j'essaye de me démener pour: un statut pour les directeurs des écoles publiques de France.

adhérent13 26/05/2013 09:46


Adhérent de longue date, dans le 13, je suis perplexe devant la dérive du site de notre association. Je suis en tous points d'accord avec Laurent quand il dit :


"l'omniprésent homme au chapeau qui a pris le pouvoir au GDID avec ses positions
mesurées, son respect de l'autre et son langage châtié va faire avancer les choses !!"


Oui, l'omniprésent homme au chapeau truste tous les posts, tous les sujets pour se faire de la pub (blog reconnaissable entre tous par son verbiage et son charabia).


On peut le défendre comme le fait Pierrot. Mais n'oublions pas qu'il contribue à appauvrir le débat par ses propos sectaires et souvent injurieux.


Où sont passés les camarades qui intervenaient et enrichissaient le débat ? Je pense à la décicieuse Swing du 65, au perpignannais Randonneur...etc. La liste des "disparus" est déjà
longue... 

GDiD 25/05/2013 18:15


Laurent, viens faire le quatrième adhérent de la Creuse (c'est notre record négatif; en comparaison, Bouches du Rhône 259). On a besoin de forces vives pour terminer le travail... Et, sans
ironie, tu m'as l'air d'en avoir à revendre. Certains d'entre nous au bout de 12 ans de travail quotidien pour faire avancer la chose et pas très loin de la retraite, on commence à fatiguer. Les
forces vives comme toi sont les bienvenues.


Sinon, un peu de lecture de témoignages de collègues:


http://www.dirlo.fr/perso/aparte/numeros/09.html

Spartacus 25/05/2013 12:52


Laurent,


Les visiteurs du forum public GDID ont la possibilité de donner leurs avis, de faire leurs commentaires, de donner leurs arguments et contre-arguments. Si il te semble ne pas être d'accord, tu
peux répondre ou commenter avec un chapeau, un bob, une casquette ou même un caque comme avatar.


En ce qui concerne l'accès au forum privé, adhère au GDID..... Tu pourras en sus exprimer ta ligne...... Je suis aussi un directeur lambda qui essaie de donner une image positive et pondérée de
la fonction qui attend un statut venant de droite, de gauche ou du milieu!!

laurent robart 25/05/2013 11:20


Désolé, j'avais oublié de taper mon nom, j'assume mes propos et ne porte pas de masque. N'ayant accès qu'aux forums public du Gdid, je me fist peut-être une idée fausse de son orientation
politique mais vous me faites vraiment penser au personnage de Coluche  : on ne fait pas de politique, on n'est de droite ... on n'est pas de gauche non plus, faut pas déconner !


Quant à ce que je fais pour la reconnaissance du directeur, en premier lieu, j'essaie surtout d'en donner une image positive et pondérée ...

Pierre Lombard 25/05/2013 10:48


Pire John-henry, le PIB baisse, la population augmente => moins pour chacun et comme le remboursement de la dette est devenue la première dépense de l'État…


On est dans une situation contrainte, et donc, puisqu'il y a contrainte et très forte, il faut arriver à faire "autrement".


> depuis 5 ans on nous dit YAKA supprimer des fonctionnaires, et ils l'ont fait, à la hache est sans réflexion sur le sens du service public, puisque la seule volonté était de le mettre à mal
et s'en débarrasser si possible


ou


> mettre à plat et voir comment on peut être plus efficace avec une part du PIB consacré à l'Éducation qui reste, encore, au-dessus de la moyenne des pays de l'OCDE.


 


Gégé, ce n'est pas le syndicalisme qui est mis en cause mais le nombre de ses "permanents". 2 choses:


- tu justifies par: "sans eux  ça serait pire… Difficile à croire, sauf dans l'aveuglement de la foi.


- Si tout le monde bloque ses positions sur "plus que ce que nous avons aujourd'hui", c'est sûr qu'on continuera l'entreprise de démolition de l'école.


À ce sujet le calcul de Thierry est démonstratif, si on "saupoudre" de façon "égalitaire" il n'y aura pas d'amélioration et on aggravera les inégalités.


Il faut faire des choix, les défendre et les assumer. C'est le rôle des politiques. Le nôtre c'est de convaincre, aux syndicats d'établir les rapports de forces qui est le plus souvent en nôtre
défaveur.


 


La discussion sur la reconnaissance des directeurs va s'ouvrir. Le ministère comme le Directeur de la DEGESCO nous l'ont assuré et dans les termes que nous utilisons:


- le directeur est le maillon incontournable pour que les mesures diffusent jusqu'aux élèves.


Autre assurance, le GDiD sera de la partie en tant qu'association représentative des directrices et des directeurs d'école.


Le ministère attend le vote définitif de la loi, fin juin (prévu initialement fin novembre!)


Bien d'accord avec DeL:


Un simple oubli ? Assurément non ! D’une part, Vincent Peillon veut éviter tout conflit avec les syndicats sur le sujet et d’autre part, il n’a pas les moyens de ses ambitions.


 • en effet il cherche du grain à moudre, parce qu'il n'est pas question pour les syndicats (SE et SNUipp) de rentrer dans la négociation sans rien au bout qui ne soit sonnant et
trébuchant.


• en effet, et on peut le comprendre, les mêmes qui ont mobilisé contre les rythmes scolaires seront à la manoeuvre pour faire capoter ses discussions (FO, cgt, SUD, et une partie du SNUipp).


> situation délicate, mais qui n'est pas bloquée.


 


laurent, dis-moi, c'est ton nom, ton prénom?


Tu as fait quoi, toi, pour faire avancer les choses?


Il existe des syndicats qui sont pour le statut du directeur d'école et qui se partagent les moyens énoncés plus haut. Ils ont fait quoi pour nous?


Et les autres?


On pose la question de notre responsabilité lors des temps concomitants ou hors temps scolaires (responsable unique sécurité). Nous avons des réponses de juristes, de l'Autonome:


C'est nous! (et moi je suis dans mon école maternelle de 5 classe avec 1/4 de décharge)


Pourquoi les syndicats n'interrogent-ils pas leur cabinets de juristes?


Et sur "l'autorité" que nous avons à exercer sur le personnel municipal présents dans les locaux scolaires, les évaluations des emplois aidés…


Nous demandons que toutes les Académies s'alignent sur les mieux disants en ce qui concerne les 108 heures.


Pourquoi certaines exonèrent les directeurs de la futures APC, instaurent de la souplesse pour les animations pédagogiques et les autres ne bougent pas?


Pourquoi les mêmes qui ont défendu bec et ongles la "territorialité" parisienne la présente comme une menace pour la province.


laurent, avec ou sans chapeau, masque plutôt pour toi, si tu as quelque chose à faire pour les directeurs fait-le.


Te lire me conforte dans mes convictions et me redonne de la pêche dans une périodes morose, Merci!

laurent 25/05/2013 06:41


Mais l'omniprésent homme au chapeau qui a pris le pouvoir au GDID avec ses positions mesurées , son respect de l'autre et son langage châtié va faire avancer les choses !!

JOHN-HENRY 24/05/2013 22:01


Juste pour replacer le débat à son juste niveau ,


 


Dépenses d’éducation en France : une part dans le PIB proche de la moyenne de l’OCDE...


mais en baisse



Comparée aux autres pays de l’OCDE, la France présente une


dépense d’éducation rapportée au PIB, tous niveaux confondus, proche de la


moyenne OCDE (6,0 % contre 5,9 %).


Néanmoins, par rapport au milieu des années quatre-vingt-dix, le poids des


dépenses d’éducation dans le PIB a reculé de 0,6 point en France alors


que, pour la moyenne des pays de l’OCDE, ce même ratio a augmenté de 0,2 point.

JOHN-HENRY 24/05/2013 21:51


Juste quelques chiffres pour replacer le débat à son juste niveau....


 



Gégé 24/05/2013 14:45


"Et la question que pose le rapport sur les "décharges syndicales", c'est plus "à quoi elles servent" que "il y a en trop".  à quoi elles servent, c'est une bonne question"


Ben, tiens... On en serait où, Pierrot, si les syndicats n'avaient pas empêché Chatel et Sarkozy d'aller plus loin dans leur folie destructrice de l'école ? Il resterait encore des
RASED ? Et les postes de remplaçants, il y en aurait encore ? Je pourrais multiplier les exemples... Le problème, c'est pas de savoir "à quoi ils servent" mais "pourquoi on est autant contre le
dialogue social ".


Que la Cour des Comptes pose ce genre de questions, c'est navrant mais pas surprenant de la part de ces têtes "pensantes" bien formatées... Que toi, Pierrot, tu abondes dans son sens, c'est
gravissime car tu joues contre ton camp !

Pierre Lombard 24/05/2013 12:02


Que la Cour des Comptes ait une approche "quantitative", rien de surprenant.


La souligner en rouge et en faire un élément essentiel  pour décrédibiliser le rapport, c'est démagogique et ça ne marche plus.


À ce sujet FD. Dubet: dit: "on ne pourra plus dire qu'on ne savait pas"!


Je le rejoins là-dessus.


 


la part de PIB que consacre la France pour son système éducatif nous place dans les pays dépensant le plus pour leur école.


Par contre, quand on mesure son efficacité, on dégringole depuis  plus d'une 15aine d'années.


• accroissement de l'échec scolaire


• écart qui se creusent


• déterminisme social aggravé


• nombre important de décrocheurs et d'élèves qui sortent du système sans rien


...


 


Et  de pointer des abbérations: 


- postes de profs indépendants des effectifs (ce n'est pas où il y a le plus d'élèves qu'il y a le plus de profs!)


- profs les moins expérimentés sur les postes les plus difficiles


- déséquilibre budgétaire entre le primaire et le secondaire


...





Et la question que pose le rapport sur les "décharges syndicales", c'est plus "à quoi elles servent" que "il y a en trop".


à quoi elles servent, c'est une bonne question quand on apprend, toujours dans le rapport, que les profs touchent en moyenne 30% de moins que les autres fonctionnaires en France! Que notre
pouvoir d'achat fond plus vite que la banquise, que nos conditions d'exercices sont plus que dégradées…


 


Et de préconiser d'agir sur les leviers qui ont permis de redresser des systèmes éducatifs à l'agonie (le canada…):


- l'effet établissement, l'effet chef d'établissement et l'effet prof.


C'est à dire casser la verticalité des injonctions pour plus d'horizontalité et de souplesse. En résumer; créer les conditions du travail en équipe véritable au service des élèves …qui n'existe
pas chez nous.


 


Donc, lire cela ne rassure pas:


si des améliorations concernant la gestions des enseignants sont indispensables, cela doit se faire sur des principes de transparence, d’équité et de travail en
équipe.


– pourquoi le conditionnel? 


- aujourd'hui la gestion des enseignants est transparente, équitable? (ratios des passages HC!)


… et les principes du travail d'équipe sont connus:


- un objectif  à atteindre et un chef d'équipe.


 

Thierry Fabre 23/05/2013 21:12


"...Surtout quand on compare le ratio ETPT à titre syndical /nombre de syndiqués, on se dit qu'on pourrait facilement récupérer un nombre important de décharges pour les
directeurs..."

Soit, si l'on reprend tes chiffres, 1 698 ETPT...
Soit, à transformer ces décharges syndicales en autant de décharges de direction, 6792 1/4 de décharges sur tout le territoire, soit, si l'on ramène ceci au nombre total d'écoles de ce doux
pays,  0,14 décharge supplémentaire par dirlo, ce qui représente , dans l'année un petit et minuscule quart de journée de décharge supplémentaire...
Un nombre important de décharges ? Je pense qu'il y aurait d'autres filons à creuser...


Thierry Fabre

Thierry Fabre 23/05/2013 20:58


"...et non pas sur une logique managériale de mise en concurrence des
enseignants...."



Des mots, des mots, du vent, du vide...


 



Thierry Fabre

Dedel 23/05/2013 19:15


Des constats pertinents, mais des préconisations inacceptables, la
Cour des comptes a rendu mercredi 22 mai un rapport sur la gestion des enseignants par le ministère.


« Gérer les enseignants autrement », tel est l’intitulé du rapport de la Cour des comptes rendu public mercredi 22 mai. Dans
ce texte obéissant logiquement à un point de vue comptable de la part d’une telle institution de la République, un certain nombre de constats feront échos à ce que vivent les enseignants :
faible rémunération des PE, inspection injuste et inefficace, affectations conduisant les enseignants débutants vers les zones les plus difficiles, gestion calamiteuse des mutations.


Une logique de gestion quantitative



Pour autant, la Cour en tire des conclusions et des préconisations qui sont
moins acceptables : affecter les enseignants sur avis des directeurs, augmenter la différenciation des régimes indemnitaires entre les enseignants, donner aux seuls directeurs la
responsabilité de moduler le temps de service des enseignants en fonction du poste occupé, annualiser le temps de travail.


En se référant au classement de la France aux évaluations internationales,
notamment PISA, la Cour des compte fait surtout le procès des créations de postes. « le problème n’est pas celui du nombre d’enseignants ou d’une insuffisance des
moyens » : la suppression de 80 000 postes sous le précédent quinquennat ou la création de 60 000 postes en cinq ans « sont vaines si elles se font à règles de gestion
inchangées ». Autrement dit, comme le dit la FSU dans un communiqué publié le jour même, « que cherche la Cour des comptes ? » si ce n’est à « justifier
les 80 000 emplois supprimés ces cinq dernières années, et remettre en cause les 60 000 créations de postes prévues ».



Pour le SNUipp-FSU, si des améliorations concernant la gestions des enseignants sont indispensables, cela doit se faire sur des principes de transparence, d’équité et de travail en
équipe et non pas sur une logique managériale de mise en concurrence des enseignants.

Zellof 23/05/2013 13:36


Pour revenir sur les posts précédents, j'ai trouvé intéressant ce qu'a déclaré un député dans VousNousIls... Je cite :


"Dominique Tian, député UMP de la 2ème cir­cons­crip­tion des
Bouches-du-Rhône, déplore le nombre trop impor­tant de temps pleins accor­dés à la repré­sen­ta­tion syn­di­cale au sein de l'Education natio­nale.



Si l'on estime à 41 000 euros, hors pen­sion, la somme que l'Etat dépense en moyenne pour un ensei­gnant en une année, la fac­ture de la repré­sen­ta­tion syn­di­cale s'élève alors à 82 mil­lions
d'euros. Incontestablement c'est une somme importante.



Il faut intro­duire davan­tage de sou­plesse dans le sys­tème fran­çais, très rigide et fina­le­ment peu repré­sen­ta­tif. Ce nombre de postes doit répondre à un besoin réel et non pas à des
quo­tas. Il faut égale­ment intro­duire plus de trans­pa­rence : il est temps que les prin­ci­paux béné­fi­ciaires de ces avan­tages, que sont la Fédération syn­di­cale uni­taire (FSU) et l'Unsa,
rendent des comptes. Le pre­mier dis­pose de l'équivalent de 817 temps pleins, le second de 444 : c'est com­plè­te­ment aber­rant. Les Français n'acceptent plus ce genre de choses.



Je ne dis pas qu'il faut sup­pri­mer tous ces
postes, mais je pense qu'il faut être rai­son­nable. Les orga­ni­sa­tions syn­di­cales doivent com­prendre qu'il faut faire un effort. Par exemple, divi­ser par deux ce nombre de
postes. D'autant que je me pose sérieu­se­ment la ques­tion sur ce que pro­duisent ces per­sonnes tout au long de l'année. J'ai le sen­ti­ment que les syn­di­cats se battent davan­tage pour
conser­ver leurs acquis que pour le bien com­mun. Il y a pour­tant de vrais com­bats à mener dans l'Education nationale !"

christian 23/05/2013 10:49


"Que la Cour des Comptes laisse ce débat aux vrais spécialistes de l'école" 


Si notre syndicaliste de service sous entend que les vrais spécialistes, ce sont les syndiqués, le pire est à venir...


Des années de co-gestion, d'absence de courage et autres compromissions coupables nous ont amené àla situation catastrophique qui est celle de l'EN aujourd'hui avec des résultats aux évaluations
internationales en baisse constante. Mais pour nos chers SSS de snoopy, tout va bien, il suffit de continuer à ouvrir des postes, ne jamais demander de comptes aux enseignants, de continuer à
encorager la médiocrité et le manque d'investissement érigés en système et hop!!! On va continuer à lire les crétineries de ce genre???


 

Moira377 23/05/2013 08:43


Le rapport nous livre aussi des éléments très intéressants... Beaucoup, beaucoup, beaucoup de postes hors élèves...

840 612 « équivalents temps plein travaillé » (ETPT) d’enseignants étaient
effectivement présents. Parmi ceux-ci, certains n’exerçaient pas sur un poste fixe dans une classe. Il s’agit des cas suivants :


- enseignants dédiés au remplacement, catégorie dans laquelle sont rassemblés
les enseignants n’ayant pas reçu d’affectation à l’année, les enseignants en surnombre et les enseignants « indisponibles » pour des raisons de santé ou de fragilité personnelle : 24 664 ETPT
dans le premier degré et 33 860 ETPT dans le second degré (des chiffres différents et non réconciliables ont été communiqués sur ce point) ;


- enseignants déchargés pour tout ou partie de leur fonction :
à titre syndical (1 698 ETPT), statutaires (8 003 ETPT), au titre d’activités de directeur d’école (9 526 ETPT), de l’UNSS (5 528 ETPT) et d’activités hors décharges statutaires dans le public (8
041 ETPT) ;


- enseignants exerçant des fonctions pédagogiques hors la classe
(accompagnement, éducation spécialisée, etc.) : 17 248 ETPT ;


- enseignants exerçant des fonctions d’inspection, de pilotage et d’animation
pédagogique : 3 601 ETPT ;


- enseignants exerçant des missions de formation : 664 ETPT ;


- enseignants exerçant des fonctions administratives : 2 271 ETPT ;


- enseignants mis à disposition d’autres structures (établissements publics,
associations, etc.) : 121 ETPT ;


- enseignants sur postes adaptés, consécutifs à une altération de leur état de
santé : 1 886 ETPT dont 859 dans le premier degré et 1 027 dans le second degré ;


- enseignants rémunérés sur les programmes support : 194
ETPT.


Voilà un joli paquet d'enseignants qui n'ont que le nom d'enseignants...
Et ça représente un joli petit budget...
Surtout quand on compare le ratio ETPT à titre syndical /nombre de syndiqués, on se dit qu'on pourrait facilement récupérer un nombre important de décharges pour les
directeurs... Mais quel est le ministre qui osera y toucher ? 

Gégé 23/05/2013 07:20


A noter que ce rapport est surtout le bilan catastrophique du calamiteux quinquennat Sarkozy&co...Ce qui est regrettable, c'est d'affirmer que le problème du manque de moyens n'en est pas un.
Zéro pointé à la Cour des Comptes.


Ce matin, grosse discussion sur RMC mais attention... le seul point qui retient l'attention et fait l'objet d'une question aux auditeurs : "faut-il rémunérer les profs au mérite ?" A 7h15 c'est
oui à 82%....


Avec un tel rapport, on a tout gagné !!!! Que la Cour des Comptes laisse ce débat aux vrais spécialistes de l'école !!!