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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

  Inscrivez-vous sans tarder à la "newsletter" des "directeurs en lutte"pour recevoir les dernières infos. 

Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 12:21

 

Ainsi que nous l'écrivions précédemment, mal préparée, mal ficelée, mal reçue par les enseignants et de plus en plus rejetée par les élus chargés de la mettre en place, la réforme des rythmes scolaires apparaît maintenant mal engagée..

Vincent Peillon n'en est plus à dire que la règle générale sera sa mise œuvre en septembre 2013 avec possibilité de dérogation en 2014. Il vient de déclarer "En 2014, tous les enfants de France seront aux quatre jours et demi." Oui, mais combien en 2013 ?

 

Les efforts du ministre de l'Education pour voir son décret appliqué au plus vite se heurtent à la résistance des maires, y compris socialistes. Les villes ont jusqu'au 31 mars pour déterminer si elles l'appliqueront en 2013 ou 2014. Mais selon le ministère, "près de 60%" d'entre elles "ne se sont pas prononcées".

A droite, Pour Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, il est urgent d’attendre 2014… A Perpignan et Nice (UMP) aussi. A gauche, Nantes, Grenoble, Belfort et Dijon ont opté pour 2013. Cependant, à Dijon, les remontées du terrain s’avèrent très mauvaises. Les concertations se poursuivent car, indique-t-on en mairie, « Ce n'est pas la pratique du maire François Rebsamen de passer en force »…

 

Alors que le ministre sillonne les départements pour expliquer sa réforme et inciter les maires à l’appliquer sans tarder, deux villes socialistes importantes, Lyon et Montpellier viennent d’indiquer qu’elles la reportent à 2014. C’est aussi le cas d’autres villes dirigées par un maire socialiste : Auxerre et Chalon-sur-Saône. Mais aussi probablement Strasbourg… Un revers pour Vincent Peillon qui compte beaucoup sur Lille et Paris. Martine Aubry hésite. Elle prendra sa décision à la mi-mars tout comme Alain Jupé à Bordeaux.

 

Paris est plus emblématique. Les élus parisiens ne sont plus aussi sûrs d’eux. Inflexible au début de la mobilisation des enseignants, le maire de Paris a peu à peu infléchi son discours. En marge de multiples réunions publiques houleuses sur le sujet, Bertrand Delanoë a affirmé qu'il n'avait "rien décidé encore" et qu'il mettrait en œuvre la réforme dès 2013 s'il "sent[ait]" que cela était possible. Tous les syndicats enseignants y sont opposés. La mairie de Paris sonde les enseignants et les parents à grande échelle. Bertrand Delanoë annonce maintenant qu’il se rangera à l’avis des parisiens… Le rétropédalage commence.

 

La plupart des villes estiment insuffisante l'aide de l'Etat de 250 millions d'euros pour 2013 et éventuellement 2014. La cantine, le ramassage scolaire et le recrutement des animateurs représentent, pour les collectivités locales, un coût de près de 600 millions d'euros, selon l'Association des maires de France

Les enseignants mécontents, les maires inquiets… et les Français qui se disent également sceptiques, selon un sondage Harris publié par le principal syndicat du primaire, le Snuipp. Ils sont 45% à estimer que leur commune n'a pas les infrastructures suffisantes et 57% à considérer que le "personnel qualifié" est en sous-effectif. Et ils sont quasi unanimes (92%) sur le fait qu'ils n'inscriront pas leurs enfants aux activités périscolaires si elles sont payantes.

"Tous, nous devons nous rassembler, collectivités locales, professeurs, animateurs, parents, autour de l'intérêt des élèves, et là, personne ne le conteste, il faut bien revenir aux 4,5 jours", a martelé Vincent Peillon mercredi matin.

Quitte à attendre 2014, année des municipales. Déjà, parmi ceux qui ont décidé d'attendre 2014, de nombreux maires indiquent qu'il leur semble difficile de mettre en place une réforme qui engage à ce point les finances de leur ville quelques mois seulement avant les élections municipales... 

 

Vincent Peillon vient d’ajouter à la confusion en annonçant une diminution de deux semaines des vacances d’été. Une réforme entreprise à partir de 2015.

Il est vrai, nous l’avons dit, que la réforme des rythmes scolaires n’a aucun sens si elle se limite à une réduction de 45 minutes de cours par jour dans les conditions débattues aujourd’hui. Les chronobiologistes sont formels : c’est une réforme globale des rythmes sur l’année qui doit être conduite. Le ministre est donc sur la bonne voie. Mais, hélas, il contribue par ses déclarations sur le zonage des grandes vacances à discréditer lui-même la réforme qu’il voudrait mettre en place dès septembre 2013.

 

A quoi bon mettre en place en 2013 ou en 2014 un système onéreux, compliqué, inefficace qui, de toute façon, sera entièrement modifié par la réduction des vacances d’été ? En effet, il faudra alors revoir de fond en comble la durée de la journée scolaire et donc revenir sur la réforme actuelle.

 

Pourquoi ne pas lancer, dès maintenant, une réflexion globale sur les rythmes scolaires incluant la modification des vacances d’été ?

Pourquoi attendre 2015 et défaire ce qui aura été mis en place dans la souffrance un ou deux ans auparavant ? Le bon sens ne commande-t-il pas de reconnaître que le ministre fait fausse route avec de bonnes idées ? 

Pourquoi vouloir imposer tout de suite une réforme coûteuse et surtout inefficace si c’est pour la détricoter dans deux ans ?    

Les enseignants sont las des réformes à répétition ! Les parents aussi.

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Propositions du Ministère
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commentaires

merlin 02/04/2013 18:40


Ca sent le retour du troll. On ressortlesz vieilles accusations sous la forme d'un post approbateur qui sous-entend qu ' entre le Gdid et le front national ca serait plutôt le grand amour.


Le " programme " de la fille du cyclope en ce qui concerne les dirlos n'amène pas grand chose. il faut regarder leurs idées pour l'école en général et les programmes en particulier pour vite
comprendre que notre education devenue nazionnal serait mise en coupes réglées.


L'attaque est vile et un peu éculée.  Alors couché le troll qui que tu sois puisque tu sembles usurper en plus l'identité d'un autre. Par contre, de façon plus sérieuse , on peut voir ce que
l'absence d'identité de l'école provoque dans le débat sur les rythmes. Les syndicats gesticulent en demandant que les " équipes" soient écoutées mais certains Maires savent très bien qu'un C E
ne décide de rien et s'en servent avec bonheur.... pourtant, on l'avait bien dit mais certains nous affirmaient le contraire....

christian 31/03/2013 07:31


NB: Je ne suis pas l'auteur du post 65.


Bonne journée,

Laurent Robart 30/03/2013 20:37


'' Mais ils sont où les directeurs ? se demandait pascal Oudot il y a quelque temps sur le site du GDID.


Eh ben, pour certains, ils sont là où ils ne risquent pas de croiser le courageux auteur anonyme du post 65. La peste brune se pare de plumes bleu marine ... dommage d'associer Gotlib à cela.

Grégoire 30/03/2013 14:12


Désolé, mais pour moi c'est la ligne rouge. Faut regarder aussi le reste et l'entourage de la dame. Même si je sais qu'elle n'aime pas trop les crânes rasés trop visibles il n'en reste cependant
que le ban et l'arrière ban de l'extrême droite fraye dans ce parti.


Et pour moi c'est pas un détail de l'histoire.


 

Christian 30/03/2013 12:03


@Grégoire... Je n'ai pas vu que "la Marine" se délectait de l'échec de Peillon... Moi, je l'ai entendue hier dire à Bourdin qu'elle voulait davantage de services publics... J'ai aussi lu
ses engagements sur l'école... J'ai lu sa lettre à Alain Rei publiée sur le site du GDiD. Elle est la seule, sauf erreur de ma part mais tu me corrigeras, à vouloir un statut de dirlos, à
réclamer un statut pour l'école, à évoquer la nécessité de créer un établissement public doté d'une personnalité juridique, à vouloir une autonomie administrative et financière... En fait tout ce
qu'on réclame et que personne ne veut nous donner... Pas même ton ami Peillon.


C'est ce que je vois, ce que j'entends et ce que je lis. Et il se trouve que ça correspond à ce pour quoi je me bats.


Alors, les commentaires, les étiquettes que continuent à vouloir lui coller les journaleux gaucho-trotskistes... il y a belle lurette et gai luron (comme disait thierry), que les gens ne s'y
laissent plus prendre (cf la législative partielle de l'Oise)...

Grégoire 30/03/2013 11:07


Ne te réjouis pas trop vite Gégé. Si le soldat Peillon est abattu c'est pas à ton clown d'ersatz de Chavez que tu auras affaire mais à la Marine qui se délecte déjà.


 

Gégé 29/03/2013 15:33


Le ministre de l'Education espérait que la moitié des élèves passeraient aux quatre jours et demi en septembre 2013. Le ministère annonce aujourd'hui 20 à 25%.
Début décembre, Vincent Peillon avait dit espérer que «le plus grand nombre possible» de communes et «plus de la moitié des enfants de France» soient aux quatre jours et demi à
la rentrée 2013. Mi-mars, il avait jugé sur Radio J que si «20, 30, 35%» des écoliers passaient à la nouvelle semaine scolaire en 2013, ce serait «déjà pas mal».


Déjà pas mal... mouais...

merlin 19/03/2013 18:39


La gauche et la droite ont ceci en commun: elles donnent plus de travail aux dirlos et leur accorde moins de moyens. L'argumentaire est d'ailleurs aussi le même: vos syndicats ne le réclament
pas( c'est valable pour le statut, la reconnaissance des dirlos, tout ce qui pourrait faire que l'école ne soit plus un ectoplasme ).


  Tiens, une idée: faire un sondage auprès des adjoints: " souhaitez-vous devenir dirlo?" si la réponse est non, précisez les raisons qui vous pousse à écarter cette " promotion".


     Le dépouillement pourrait ne pas manquer de sel!

Pascal Oudot 19/03/2013 12:43


Ma commune, je le regrette mais je le comprends, a choisi de déroger pour 2014. Maintenant, il me faut organiser des APC après les six heures de classe... Je suppose que les syndicalistes qui
appelaient au report sont heureux? Si nous avions fait ça en 2013 sans report possible, comme il était prévu au départ avant notre président décide ce recul ahurissant, nous aurions eu des ratés,
des erreurs, des réussites... Où était le problème? Maintenant il faut gérer le bordel d'ajouter des heures à celles déjà existantes. Je conchie les organisations syndicales dont la lâcheté n'a
de pair que la bêtise. De plus, comme directeur d'école, je devrai être sur le pont en permanence car responsable de ces heures, même celles que je n'encadrerai pas. C'est dégueulasse.

hreip 18/03/2013 22:49


Donc démarrer en 09/2013 ou en 09/2014 ?


Il y ceux qui par connivence politique s'y mettent (Paris, Nantes, et j'en passe, ...) et ceux qui prennent leur temps pour concerter, vu l'ampleur des budgets, et je ne parle des petites
agglomérations rurales qui doivent suer sang et eau pour faire face à cette nouvelle dépense ....


"Des larmes et du sang" disait Churchill ! Vu l'état de notre économie, Il serait de bon ton que nos gouvernants nous disent enfin la vérité !


Et bien, pour ma part, je vais à la réunion de la soeur de notre CHER ministre de la dé fense pour prendre des informationspour pour organiser la réflexion dans la commune de notre école.
Cela devrait être intéressant !


Quant à notre chère Zézette, je lui dédicace cette répartie d'Audiard :"Si on t’avait foutu à la lourde chaque fois que t’as fait des conneries, t’aurais passé ta vie dehors. "


Bonne nuit à tous !

Lionel 18/03/2013 21:03


La p'tite zézette ne doit pas être au fait de toutes les "franches" amitiés qui lient entre eux les politicards de tous bords.


Lyon : Colomb repousse en 2014 pour protester contre l'éventuelle interdiction de cululer des mandats électoraux. Tout le monde le sait, et le dit dans les journaux locaux.


Lille : quelle surprise, la "martine" se venge de ne pas avoir été retenue comme chef du gouvernement, elle fait payer sonj échec et sa mise à l'écart à Hollandréou.


Quand aux villes dirigées par la Droite, à un an des élections, l'étonnant eut été qu'elles commençassent en 2013.


Homme ou femme politique : vanitas vanitatum.

Pascal Oudot 18/03/2013 19:14


camarade Oudot


 


Qu'est-ce que je viens faire là-dedans, moi? Mais on m'interpelle, je suis donc destiné, je suppose, à réagir. Et je n'en ferai rien, j'ai assez exposé ce que je pense. D'autant que je sors de
réunion, MOI, après mes six heures de classe avec mes trente mômes. Contrairement à certains qui ont passé leur journée les pieds déchaussés posés sur leur bureau de syndicaliste vertueux à se
tripoter la souris pour se promener sur le net. T'en foutrai du "camarade"...

Pierre Lombard 18/03/2013 17:11


Tu as lu ce qu'elle veut pour Lille?


École le samedi matin et PEG. On va rire quand elle va le proposer en discussion. et avec qui? 


Directement avec les PE ou avec les syndicats?


Cependant, il y a de bonnes raisons pour certaines communes d'attendre 2014, autant que pour d'autres à se lancer dès 2013.


 


Pas très loquace sur le cas Parisien Zézette


 


PS: Je vous invite à lire les réactions sur la position d'Aubry dans le Monde ou dans Libé.(je n'ose pas aller voir dans le Figaro...) On a la côte  

Gégé 18/03/2013 14:09


Et une de plus, camarade Oudot !!! Lille en 2014 !!!


Martine Aubry repousse à 2014 l'entrée dans la réforme des rythmes scolaires. Tu ne vas quand même pas la suspecter de faire de l'opposition primaire et systématique au gouvernement
socialiste.  C'est donc qu'il doit y avoir de bonnes raisons à ne pas passer en 2013. C'est tout ce que nous disons au SNUipp. Les faits nous donnent raison.

Pierre Lombard 18/03/2013 13:13


Est-ce qu'une fois tu répondras à une question Zézette, une seule petite fois?


je n'ai jamais prétendu que les chefs d'établissement n'avaient pas de raison de se plaindre, je te demande juste d'oser nous dire qu'il n'y a pas eu de "compensation" à l'accroissement de leurs
tâches. Ont-ils eu besoin de faire un jour de grève pour les obtenir?


Tu peux nous dire ici les écarts de grilles salariales entre un principal et un dirlo et même entre un principal et un IEN?


 


Après on pourra toujours juger  "assez ou pas assez"...


 


Au sujet de nos moutons, tu sautes vite du coq à l'âne.


Tu nous mettais sous le nez l'avis de la faculté de Médecine. Aubry en fait partie?


 


la possibilité d'attendre 2014 est inscrite dans la circulaire, ça vaut 1 jour de grève pour revendiquer le repport à 2014?


La question n'est pas de savoir combien de villes vont passer en 2014, la question, si on s'en réfère aux mots d'ordre de la mobilisation, c'est de savoir:


- si on empêche ceux qui veulent commencer en 2013 de le faire


- si on demande à toutes les écoles qui travaillent le mercredi matin, de passer à 4 jours l'année prochaine


- si on demande l'abrogation de la circulaire ou son application en 2014.





 


Et j'ai du mal avec l'argument du surcoût avancé par ceux qui le conteste quand il s'agit du budget de la nation.


Les municipalités ont, à l'évidence, une mission d'Éducation locale. Elles doivent,naturellement faire un choix budgétaire et l'assumer:


Éducation / ronds-points / vidéosurveillance / effectif de la police municipale …


Voilà qui ferait un bon sujet pour Directeurs en Lutte (significatif du double langage...)


http://www.profencampagne.com/article-profs-parisiens-des-privileges-qui-ont-un-prix-et-peu-de-resultats-116230597.html

Gégé 18/03/2013 09:37


Dis, Pierrot, tu n'as jamais entendu parler des mouvements de grogne chez les principaux et proviseurs ? N'entendrais-tu que ce que tu veux bien bien entendre ?


Revenons à nos moutons : la triste réforme des rythmes scolaires. As-tu lu le point fait par Libé ?


Les communes ont jusqu'à la
fin du mois pour dire si elles préfèrent passer à la semaine de quatre jours et demi cette année ou l'année prochaine.


La maire PS de Lille, Martine Aubry, décide lundi si ses écoles primaires reviendront dès septembre à la semaine de quatre jours et demi ou si elle attendra 2014, comme
les municipalités de droite et de nombreuses à gauche. Selon les syndicats, l’ex-patronne du PS devrait choisir d’attendre 2014, comme une autre
grande ville socialiste, Lyon.


Paris devrait rapidement prendre sa décision. Le maire PS
a reçu dimanche le soutien du ministre Vincent Peillon. «Si Bertrand Delanoë y arrive (à appliquer la réforme dès 2013), franchement je lui tire mon chapeau», a-t-il dit sur Radio J,
soulignant qu’il fait face à une fronde syndicale «dure».


A gauche, Nantes, la ville du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, est la plus grosse à avoir opté pour une mise en œuvre rapide.


Le coût de la réforme, induit par les
frais supplémentaires de ramassage scolaire, cantine, recrutement de formateurs expérimentés, organisations d’activités sportives ou culturelles, est un obstacle majeur. Le gouvernement a prévu un fonds d’amorçage
pour 2013, renouvelable en 2014 pour les villes les plus en difficulté. Le 31 mars, toutes les communes devront avoir indiqué leur choix.


Voici, à ce stade, l’état du débat et
les options retenues par les principales villes :


Les villes de
gauche


- qui appliqueront la réforme dès
2013 : Nantes, Rennes, Angers, Grenoble, Dijon, Brest, Clermont-Ferrand, Limoges, Tours.
- qui attendront 2014 : Lyon, Strasbourg, Montpellier, Metz;
- qui hésitent : Paris, Reims, Saint-Etienne;
- qui ne sont jamais passées à 4 jours quand la droite avait réduit la semaine en 2008 : Toulouse et Poitiers.


D’autres avaient mené des
expérimentations pour réaménager le temps scolaire après 2008 : c’était le cas d’Angers et Brest.


Les villes de
droite


- aucune grande ville de droite n’a
annoncé qu’elle appliquerait la réforme dès septembre;
- celles qui ont annoncé 2014 : Marseille, Nice, Bordeaux, Le Havre, Toulon.



Le principal syndicat du primaire, le SNUipp-FSU, demande un report de la réforme à 2014, alors que la première fédération de parents d’élèves FCPE réclame qu’elle soit appliquée sans
tarder.

Pierre Lombard 18/03/2013 08:19


Tout faux, Pierrot ! En 4 ou 5 ans, ce sont plus
de 30 missions supplémentaires qu'ils ont dû assumer ! 


Et sans aucune contrepartie? 


Ose nous dire qu'il n'y a pas eu de contrepartie Zézette?


Allons, tu sais comme moi qu'ils n'ont pas besoin de faire grève pour
"avoir".


 


De plus, et je maintiens, eux sont formés et reconnus pour ce qu'ils sont, et ça
fait la différence, une sacrée différence quand on compare les moyens
et les grilles de salaire.


Pierrot, tu dit n'importe quoi.


je n'ai jamais prétendu détenir la vérité, j'essaie de comprendre et de proposer... Et, engagé dans le faire, je peux me tromprer.


Par contre quand tu dis à Françou:


tu n'es pas encore convaincue que cette réforme
est mal foutue, lis ce qu'en disent les toubibs


Tu es uniquement dans la manipulation. Voilà ce qu'ils en disent:


http://www.vousnousils.fr/2013/03/15/rythmes-scolaires-pour-la-premiere-fois-un-ministre-de-leducation-suit-nos-recommandations-544176



françou 17/03/2013 20:13


Encore une fois absolument d'accord avec P.Lombard sur les "références professionnelles" que j'appellerais volontiers certification. Une seule chose est claire actuellement: notre hiérarchie (pas
les IEN, au-dessus) nous considère comme de la merde; et par delà la société entière. J'en ai été persuadée lors de la visite du DASEN dans notre école au mois d'octobre: il ignorait tout de mon
travail. Tout. Il avait fallu me décharger de cours cet après-midi là... et ce monsieur pensait que j'étais déchargée complètement! Que nous avions une secrétaire... et que de ce fait je devais
avoir du temps pour ranger les livres dans la bibliothèque... J'ai d'abord cru à du second degré mais devant la gêne de son staff impressionnant qui l'accompagnait j'ai compris qu'il n'en était
rien... et que le GDID allait devoir ramer, ramer, ramer pour se faire reconnaître par notre propre hiérarchie. Je crois qu'ils ne sont au contact des écoles que par le biais des syndicalistes
qu'ils rencontrent dans les commissions. Or ces gens - là , comme on le lit ici trop souvent ne sont plus dans les écoles et méprisent les dirlos (qui c'est vrai s'octroient parfois des pouvoirs
qu'ils n'ont pas). Sinon ils s'informent par le biais des rapports d'inspection qui dépeignent une sorte d'environnement idéal et totalement fictif au fond.

Gégé 17/03/2013 20:04


Pierrot, tu dis n'importe quoi. 


"Notre décret est si clair que l'on peut nous fourguer tout et n'importe
quoi."


Si les dirlos se voient refourguer de plus en plus de charges, c'est parce que le décret n'est pas clair. Alors, on peut charger la barque, en veux-tu, en voilà...


Les chefs d'établissement (principaux et proviseurs), eux, seraient protégés par un statut clair. Pas question, selon toi, qu'on leur fourgue des charges supplémentaires...


Tout faux, Pierrot ! En 4 ou 5 ans, ce sont plus de 30 missions supplémentaires qu'ils ont dû assumer ! malgré leur statut protecteur, selon toi...


Tu n'as jamais entendu parler du "spleen des proviseurs" ? Tu n'as jamais entendu leurs ras-le-bol ? Si tu ne me crois pas, demande-leur de t'en parler de leur statut "protecteur" selon toi...

merlin 17/03/2013 20:02


Notre bon Gégé aurait bien une solution à vous proposer: le charisme naturel du dirlo. What else?

Pierre Lombard 17/03/2013 19:29


Nulle provocation mais si ça fait plaisir à Pierrot de crier au loup, dommage.


Quand je crie au loup, je le fais beaucoup plus fort . 


Je ne retire rien non plus à ma façon de qualifier le fait de trouver de la netteté dans le décret 89.


 


Quelques joyeusetés que l'on a pu nous fourguer depuis 2005 sans contrepartie et à partir du décret 89...


>Avec quels outils doit on faire face à la scolarisation des enfants porteurs de handicap?


>Avec quels outils doit-on assurer la coordination, le tutorat l'évaluation des personnels en CUI?


>Avec quels outils PPMS, DUER et responsabilités pendant les temps concomitants...?


 


 


À ma connaissance le statut des PD (personnels de direction des lycées et collèges) ne mentionne nulle part le type de base de donnée qu'ils doivent utiliser mais contrairement à nous ils
bénéficient d'un staff administratif qui, sous leur contrôle, répond aux demandes institutionnelles qui s'accumulent également et cela n'a rien à voir avec leur statut.


 


Ben si, un peu quand même, parce que justement le personnel et placé sans ambiguïté sous leur autorité. Ils sont clairement des PD (personnels
de direction des lycées et collèges).


 


De plus c'est à partir de leur base locale qu'ils transfèrent leurs données... Pas besoin d'avoir 2 saisies à faire sur 2 logiciels différents.


 


Et puis, pourquoi ne pas avoir demandé aux secrétaires du  collège de venir dans nos écoles faire les manips?


 


Notre décret est si clair que l'on peut nous fourguer tout et n'importe quoi.


Ce qu'on ne se gêne pas de faire transformant notre rôle de "pilote responsable de l'école" en "secrétaire de l'EN", qu sera fastoch à remplacer par un non enseignant. 

christian 17/03/2013 18:02


Nulle provocation mais si ça fait plaisir à Pierrot de crier au loup, dommage.


Je ne retire rien à ce que j'ai écrit mais il ne faut pas confondre des missions et des outils. Je confirme mon avis, nos missions sont claires mais nous n'avons pas les moyens de les mettre en
oeuvre. A ma connaissance le statut des PD (personnels de direction des lycées et collèges) ne mentionne nulle part le type de base de donnée qu'ils doivent utiliser mais contrairement à nous ils
bénéficient d'un staff administratif qui, sous leur contrôle, répond aux demandes institutionnelles qui s'accumulent également et cela n'a rien à voir avec leur statut.


Si tu sens une provocation là-dedans, tant pis.

Pierre Lombard 17/03/2013 16:24


Nos missions (fonctions) sont clairement définies par le décret de 89. 


Définies, oui, mais certainement pas clairement, si c'était le cas notre administration ne pourrait pas
empiler ses injonctions à notre égard sans que l'on puisse entrevoir une limite, ce qui est le propre d'une "définition claire".


Au regard de notre situation professionnelle, considérer le décret de 89 comme efficient c'est au minimum de la provocation... Et ce n'est certainement pas de cela dont on a besoin.


 

merlin 17/03/2013 15:08


Tu as raison et depuis 89 il y a eu les EVS, les AVS, les APE bientôt les APC, BE, Affelnet, le Document unique, RAN, bientôt l'articulation du péri scolaire.... et j'en oublie pas mal.... tout
cela rend le décret de 89 un peu....obsolète au point que l'on peut se demander s'il s'agit de 1989 ou ... 1789!

christian 17/03/2013 14:45


Nos missions (fonctions) sont clairement définies par le décret de 89. En revanche, les pouvoirs dont nous disposons pour le faire en sont absents tout comme les moyens qui nous sont alloués pour
le faire.

Pierre Lombard 17/03/2013 12:04


Petit problème, Pierrot, ...


Les 2 derniers commentaires de Christian et de Moira, me conforte dans l'idée que notre problème premier c'est l'absence institutionnelle de "références professionnelles" de notre boulot.


On ne sait pas exactement ce que l'on est professionnellement, ce que l'on attende de nous, qu'elle est l'étendue de nos responsabilités... Et chacun de nous, au lieu d'habiller sa profession de
sa personnalité, laisse sa fonction imprégner sa personnalité, ce qui n'est pas le top  dans un boulot exposé aux relations humaines comme le nôtre.


La difficulté vient du fait qu'aux yeux de certains nous sommes... alors qu'aux yeux des autres nous ne sommes pas. Ce qui permet d'être à la fois tout et rien.


C'est pour cela que l'urgence c'est l'ÊTRE, reconnaître notre MÉTIER, nous positionner clairement dans l'école et vis-àvis des partenaires.


 


• Secrétariat pérenne:


Pas avant d'avoir défini nos missions et donner un certaine autonomie à l'école, sinon ce sera le secrétariat de l'IEN,et notre satellisation aux collèges (toujours;dans les tuyaux, voir
discussions au Parlement) une question de temps.


 


• Inscriptions par la Mairie:


C'est la Mairie qui inscrit et l'école, sur présentation du document municipal, qui procède aux admissions. 


Donc no problemo en ce qui concerne le "contact", juste que la saisie se fait en Mairie qui est plus a même de gérer les dérogations.


Mais le fait de prendre les inscriptions en direct ne me gêne pas, si au préalable on me reconnaît dans ce que je suis.


 


Ce n'est que mon avis, mais c'est l'accumulation de "signes" mais sans reconnaissance institutionnelle qui produit le mal-être. Un peu comme dans cet ancien slogan d'une boisson passée de mode:


ça a les emmerdes du directeur, ça a les responsabilités du directeur, ça a le boulot du directeur, mais ce n'est pas un directeur...


 

merlin 17/03/2013 11:21


Petit rappel: qu'est-ce qu'un directeur d'école? instit comme les autres chargé de direction pour les uns, pilote de l'école pour les autres, fusible...?


  La vérité est ailleurs: pour le DASEN , le Rectorat et au dessus vous êtes un " chef de site". Pas " chef d'établissement" bien entendu mais " chef de site" ( le site étant votre école
vous l'avez compris).


Et c'est quoi le " chef de site"? Le responsable de tout ce qui se passe sur le site.


Organisation des sorties scolaires ( nombre d'encadrants, trajet emprunté....), du suivi des élèves de l'école ( si un élève en difficulté n'a pas été signalé par son instit, vous serez mis en
cause), organisation des surveillances des récrés ( et attitude des personnels pendant ces surveillances), suivi bâtimentaire ( vérifications diverses, exercices incendie, accès aux sorties de
secours dans les classes et les locaux), tout je vous dis , tout. Et vous serez toujours mis en cause qquesoit le problème, du style " c'est bien vous quand même le directeur?".


Alors vous pouvez croire Gégé lorsqu'il vous parle de " l'équipe" ( pédagogique, pas son journal préféré), lorsqu'il vous dit qu'avec une bonne EVS motivée, on va résoudre le problème
de   " la direction" ( le mot directeurs ou directrices lui fait peur) mais au moindre problème , repensez à ce post et si vous avez un doute, demandez à votre IEN ( évitez les
syndicats à moins de maitriser parfaitement l'art du deuxième degré et du non-dit) ... nous devrions être plus nombreux au Gdid car les choses progresseraient certainement plus vite pour notre
bien à tous.


Bon WE à tous ceux qui pensent être à l'abri de tout parcequ'ils n'ont pas de statut mais une fonction. " Heureux les simples d'esprit, le royaume des Gégé est à eux" comme disait l'autre.

Moira377 17/03/2013 11:04


Petit problème, Pierrot. Tu écris : 


"Directeur d'école n'est pas être le secrétaire de l'IEN ni du collège ni de
la Mairie...." D'accord. SAUF QUE notre objectif, c'est aussi l'autonomie des écoles, non ?


Alors peut-on réclamer l'autonomie et demander aux mairies de continuer à inscrire les élèves ? Contradition, Pierrot.


Je vais te dire que chez moi, la mairie ne pratique pas l'inscription des élèves. Les dirlos le font et c'est très bien ainsi. Lorsqu'une famille nouvellement arrivée dans la commune se présente
en mairie, on l'envoie dans les écoles.


Davantage de boulot, sans doute. Mais aux yeux des faimlles, le dirlo est vraiment DIRECTEUR puisque tout passe passe par lui dès le premier contact.


N'est-ce pas là, déjà, un début d'autonomie ?

christian 17/03/2013 10:54


D'accord Pierrot mais à ce moment-l, il serait préférable de revendiquer un secretariat perenne plutôt que de contester l'utilité de base de données. Le reste ne me semble pas compatible avec la
revendication d'un statut de chef d'établissement.

Pierre Lombard 17/03/2013 09:04


D'un autre côté demander du temps pour gérer et refuser les outils de gestion proposés, c'est pas un peu
contradictoire?


 


Pourquoi, c'est le principal du collège qui remplit leur "base" (qui d'ailleurs est d'abord locale puis transférable!)?


Puisque les Mairie inscrivent nos élèves et qu'elles ont un secrétariat, pourquoi, sur le même principe que AFFELNET, devrions-nous remplir BÉ ?


Directeur d'école n'est pas être le secrétaire de l'IEN ni du collège ni de la Mairie....
J'ai
choisi! Directeur c'est piloter une école, pas en être
son secrétaire. .

 


 


 

christian 16/03/2013 15:00


D'un autre côté demander du temps pour gérer et refuser les outils de gestion proposés, c'est pas un peu contradictoire?


Peut-on être directeur et opposé  Basélèves? C'est comme diriger une centrale thermonucléaire pour un décroissant écologiste, faut choisir les gars.

Jérôme 15/03/2013 15:27


Affelnet, base élèves??? Tu temps?


Il me semble que les directeurs demandent du temps pour diriger et non pas pour faire de basses besognes.

Evinrude69 15/03/2013 10:32


Avec les APC, Peillon vient de décharger les enseignants de 24 heures d'enseignement.(qui seront gérées, organisées et animées par qui ?)


Super ! Merci pour eux ! Ils sont plus efficaces que nous, les "100 % enseignants".


Et les 25 ou 50 % directeurs ?


ILS N'EXISTENT PAS!


(enfin si : quand on a vraiment besoin d'eux)


beurk...

Pierre Lombard 14/03/2013 10:00


Tu laisses entendre que Peillon aurait fait des promesses durant la campagne et qu'après il ne les tiendrait pas. Tu fais allusion, semble-t-il, au statut des
dirlos.


Non, au contraire: et pendant la campagne et après, le statut du dirlo ne faisait pas partie de la panoplie pour Refonder l'école.


Je rappelais que Peillon, de mai à septembre, par 2 fois avait repoussé l'idée de s'occuper de notre sort.


Mais voilà, on peut tourner autour du pot tant que l'on veut,  la clarification de notre position au sein de l'école (notre statut) est l'élément central et essentiel du changement quelque
soit la façon dont on l'envisage et surtout si on fait du primaire la priorité…


C'est ce qui est ressorti des concertations de l'été passé, où tous les acteurs du système éducatif ont réclamé un interlocuteur identifié et responsable  dans les écoles et
la préconisation du rapport est limpide, sans fioriture ni éléments de vocabulaire qui pourraient prêter à interprétations:


définir enfin un véritable statut des directeurs d'école et leur donner les moyens pour qu'ils puissent accomplir l'ensemble de leurs missions et devenir les interlocuteurs reconnus
de leurs partenaires 


Ce qui est à l'origine et qui reste le but du GDiD!


À partir de là, et grâce à cette préconisation (… et au GDiD ) les syndicats représentatifs (SNUipp, SE, SGEN, SI.EN)
ont embrayé, ce qui a eu pour conséquence l'annonce (un peu forcée) de l'ouverture des discussions sur la reconnaissance de notre métier et
avec nous.Donc, pour la première fois, sur le fond du dossier: l'ÊTRE.


 


Une fois les acteurs de terrain out… FO SUD CNT (absents des concertations!) cgt (huée lors de leur unique intervention sur les directeurs)  ont pris la main, et ont entrainé le SNUipp pour
monopoliser, avec succès, l'espace éducatif sur la question des rythmes scoalires.


On souffre de 2 maux qui ne peuvent se combattre que par le courage politique, qui, seul, permet de mettre en  adéquation les paroles et les actes. 


Or, les politiques une fois au pouvoir oublient de s'adresser aux électeurs et les syndicats, qui n'ont pas beaucoup d'adhérents, considèrent que nos revendications s'obtiennent au détriment des
PE, qu'ils ne veulent pas perdre…


Si on ajoute à cet aspect  conflictuel (factice et entretenu idéologiquement) de notre dossier, la quasi absence de marge de manoeuvre budgétaire, on a la "position" de Peillon.


Qu'il faut à tout prix faire évoluer pour retrouver les bases de novembre 2012.


•le GDiD est à l'origine, d'ores et déjà, de plusieurs initiatives: lettre ouverte, interpellation des députés et sénateurs, audience au Sénat, relance du groupe de travail  national
(acteurs et syndicats) "directeurs"…


> La position du SNUipp (premier syndicat du primaire!) sur AFFELNET  (nulle!), la façon dont il nous a "vendu"  nos  quotas APC (grâce au SNUipp… ), illustrent parfaitement ce
décalage entre les acteurs éducatifs du terrain et ceux qui "négocient" pour eux.


Un dernier élément qui explique la "frilosité" du pouvoir et des contre pouvoir:


parce qu'on les maintient dans la culpalité et qu'on les assome de tâches, la faible propension des directrices et directeurs à sortir de leur isolement...

merlin 13/03/2013 21:04


Ai-je parlé d'Affelnet? Je cite le nombre d'heure d'AC et d'APE: le compte n'y est pas oui ou non?


Affelnet: depuis 2 ans, dans mon département, on donne. Pas une protestation du Snuipp local ( les autres non plus d'ailleurs si ça peut te rassurer). Un IEN nous a dit : " Vous ne travaillerez
pas plus mais différemment".... Quel humour ! en attendant Affelnet est là , bien là et ne fait pas la une des revues syndicales locales. C'est un fait.

Théo62 13/03/2013 19:08


Affelnet : Merlin, le SNUipp n'a eu de cesse de dénoncer la surcharge de travail que représente l'utilisation de ce logiciel. Tu en trouveras
aisément trace sur le site du SNUipp.


"Le SNUipp-FSU dénonce ce transfert de charges de travail
des secrétariats de collèges vers les directions d’école"


"En décembre dernier, le SNUipp-FSU a donc présenté au
ministère un bilan contradictoire de l’utilisation d ’Affelnet à partir de son enquête menée auprès des directeurs d’école en novembre. Alors que le ministère envisage une généralisation
d’Affelnet, le SNUipp-FSU ne se retrouve absolument pas dans l’appréciation « très angélique » du ministère, de la mise en œuvre dans les écoles de cette application d’affectation des
élèves de CM2 en 6ème."


Il y a un an, le SNUipp avait demandé au ministre "d’intervenir auprès des
Recteurs et des Directeurs académiques des services de l’Éducation Nationale afin qu’ils accordent le temps nécessaire à l’accomplissement de cette nouvelle charge de travail au service des
élèves et de leurs familles."


Tu vois, Merlin, c'est un dossier que nous suivons de près.

Moira377 13/03/2013 18:53


Je ne comprends pas bien Pierrot ce que tu veux dire. Tu laisses entendre que Peillon aurait fait des promesses durant la campagne et qu'après il ne les tiendrait pas. Tu fais allusion,
semble-t-il, au statut des dirlos.


Je t'ai certainement mal compris car, que je me souvienne, Peillon a toujours dit qu'il ne pouvait pas accorder un statut aux dirlos. Il n'a pas changé d'avis. Maintenant, tu parles peut-être de
Hollande. Lui; il n'avait jamais évoqué le problème des dirlos durant sa campagne. J'avoue avoir du mal à te suivre. Excuse-moi, Pierrot.

Pierre Lombard 13/03/2013 15:57


J'ai le même nombre d'élèves que Pascal et le même taux de décharge que Merlin... je cours sans cesse  et j'en ai marre!


Le changement c'est quand?


J'ai, ce que je considère comme une chance, participé aux concertations de l'été dernier préparatoires à la loi sur la Refondation.


La trés trés grande majorité des acteurs présents ont dressé on constat encore plus effroyable que celui qui est livré "officiellement", mais ont livré des pistes et  propositions pour une
école plus humaines et plus performantes concrètes et raisonnables.


Le rapport qui en a été tiré (avec des CR qui ont fait plusieurs aller retour pour bien coller aux débats) contient un certain nombre de préconisations partagées par tous les acteurs qui ont pour
but de "changer" l'École.


En ce qui nous concerne on y lit: donner enfin un statut aux directeurs d'école...


D'ailleurs, c'est la période où le SNUipp avance sa certification, reçoit le GDiD et signe un texte pour reconnaître le métier de directeur. C'est la période où le SGEN sort un 4 pages et c'est
la période où le SE s'épanche dans les médias sur la "souffrance" des directeurs d'école...


Et Pellon, qui par 2 fois avait repoussé l'idée de s'occuper de la direction annonce l'ouverture du dossier avec l'association de directeur et aussi les syndicats...


 


Et puis... Ben, exit les acteurs de terrain et négociations entre Pouvoir, Contre pouvoir et Corps intermédiaires = blocage, report et recul.


je n'arrive pas à comprendre comment on peut être perméable aux arguments d'impréparation, de non consultations ou de maladresse de Peillon (quelle importance?) et comment des politiques qui
savent si bien s'adresser au "peuple" quand ils sont en campagne, sont totalement out et inaudible une fois au pouvoir.


 


Pour moi la question c'est: le changement, on fait comment?


 


PS. Quand tu auras fini de balayer, Zézette, tu peux me dire ce que le SNUipp fait pour qu'on tienne les délais?


Tu peux me dire ce que le SNUipp fait pour que l'on soit exonéré des 9h d'APC?


Tu peux me dire ce que le SNUipp fait pour que l'on stoppe AFFELNET tant qu'on ne nous débloque pas des moyens nouveaux?

merlin 13/03/2013 12:49


Et je n'arrive pas à lire dans les revues et mails syndicaux un message fort sur la non prise en compte de l'alourdissement de nos charges; sur le énième report de l'examen de notre cas , sur le
pourquoi de la diminution du nombre de " décharge" d'AC par rapport à celui d'APE ( au contraire le SE et le Snuipp criait victoire) ... la liste est longue.


Pourtant le SE, le Snuipp, le Sgen, les autres, disposent tous de moyens, de personnels avec décharge complète pour porter ces messages mais non, rien ou alors une petite phrase sans lendemain,
histoire de dire... alors, fais le procès du Gdid si ça t'amuses mais surtout n'oublie pas de balayer devant ta porte et celle de tes collègues, ça ne sera pas du temps perdu!

Pascal Oudot 13/03/2013 12:48


Toi qui penses toujours à tes élèves


 


Tiens? Un lapsus... Merci du compliment.

Gégé 13/03/2013 09:55


Tu déprimes... Oudot. Tu crois que ça ira mieux parce que tu finiras la classe 45 mn plus tôt chaque jour ? Toi qui penses toujours à tes élèves, t'es-tu demandé si cette réforme allait
fondamentalement améliorer leur sort ? Que va-t-on leur proposer pendant ces 3/4 h ? Aucune activité digne de ce nom. Tu le sais bien si tu y as réfléchi. Une petite coupure récré après la
classe, il reste 1/2 h. Rentrée, déshabillage, installation, consignes, rangement, habillage... il reste 20 mn d'activité !!! Et toujours le même temps de présence dans les murs. Avec du
personnel souvent peu qualifié car trop difficile à trouver des jeunes avec BAFA en milieu d'après-midi et pour seulement 3/4 h. Réfléchis, Oudot. Réfléchis avant de parler.


Ce qu'il faut, c'est une vraie réforme avec une réflexion de fond sur l'utilsation de l'année dans sa globalité. Je sais, Peillon a dit qu'il allait commencer les discussions en 2015. Pourquoi
pas maintenant ? C'est comme les discussions sur les dirlos... Elles devaient débuter au 1er trimestre 2013. Reportées au second semestre. Et on ne t'entend pas sur le sujet... Ni l'assoc de
Pierrot, elle aussi bien muette sur cette question... Curieux, non ?

Pascal Oudot 13/03/2013 08:15


Tout comme Merlin, mais sans décharge.


 


Moi aussi je regrette que le changement de rythme de mon école doive être décidé en fonction des contraintes budgétaires de ma commune, même si je le comprends très bien. Et même si je sais que
la municipalité avec laquelle je travaille fait beaucoup avec en perspective le bien-être des élèves de la commune.


 


Moi aussi j'ai trente élèves. En maternelle c'est effarant, et pourtant j'ai la chance d'avoir des élèves travailleurs. Mais trente enfants de cinq ans aux personnalités si différentes contenus
dans un si petit espace... Quand ma collègue qui a les petits prend mes MS dans l'après-midi, mes grands sont tout heureux de se retrouver entre eux, et me le disent. Le travail n'est plus le
même, l'atmosphère change complètement... Merci à la collègue!


 


Mon boulot de directeur, là-dedans? Je n'ai plus de jus en fin de journée, je fais au minimum, bien contraint. J'aligne les réunions sans ces derniers temps en acoir quasiment la moindre
maîtrise, parce que les décisions à prendre ne dépendent pas de moi. J'ai l'impression d'être en même temps indispensable, tout en ne servant pas à grand chose. De toute façon, pour ce que je
suis considéré et payé, heureusement que l'école roule sur la voie que j'ai tracée il y a quelques années...


 


Je déprime sérieusement.

merlin 12/03/2013 18:20


Réforme, pas réforme, chez moi comme chez vous, c'est la Mairie qui va trancher, sur des considérations essentiellement budgétaires.


  Une chose est certaine: si réforme il y a , ce sera du temps de boulot en plus pour moi et du temps pour le faire en moins.


C'est basique, je sais, pas d'envolées lyriques de ma part sur le bien fait aux enfants mais l'amère sensation d'être encore une fois de plus le laissé pour compte. Je voudrai bien moi aussi
qu'on s'occupe de mes ryrhmes; ça serait pas inutile si on voulait regarder mon agenda. Ils respectent pas trop mon horloge biologique mes rythmes de directeur. Il n'y aurait pas un grand
spécialiste pour se pencher sur les miens de rythmes?


Alors, la bande à Peillon, elle s'occupe mal des gosses et pas mieux des personnels. A côté sur toute la ligne. pourtant les têtes pensantes, ça doit grenouiller sec au MEN. Mais pour l'instant
ma classe est toujours à 30, les enquêtes inutiles s'empilent toujours autant, j'ai conservé mon jour de décharge ( quoique...) et j'ai moins d'allègement d'AC, pas d'augmentation non plus ,
alors je me demande:


  le changement ( le vrai) , c'est pour quand?

Pierre Lombard 12/03/2013 17:00


Ton rire sonne faux Zézé, Pascal a bel et bien raison!


Un médecin n'a pas à nous dire comment enseigner.


 


Par contre la réforme des rythmes scolaires ne se justifie que par son influence sur la réussite scolaire des élèves, notamment des plus fragiles. 


Si on "pense" que cette influence est nulle, il n'y a pas à attendre 2014, il faut juste arrêter de nous bassiner.


Si on "pense" que rythmes scolaires et apprentissages réussis sont étroitement corrélés, alors il faut les réformer, puisque notre système perd toujours plus en efficacité.


Dans ce cas, il ne faut pas nous prendre pour des truffes en invoquant l'impréparation.


GVTs, syndicats et experts y travaillent depuis 2010! Le SNUipp a même tenu convention sur le sujet, plusieurs milliers d'écoles sont, actuellement, sur 4,5 jours/semaine et
d'autres milliers sont prêtes, avec leur commune, pour rentrer dans le dispositif dès 2013.


Que peut apporter le report, pour toutes les écoles, à la rentrée 2014, surtout quand on sait que la majorité des PE mobilisée contre les rythmes
scolaires est pour garder 4j/semaine?


 


La réforme des rythmes scolaires n'interpelle pas directement notre pratique professionnelle mais son environnement.


À partir de là, il est naturel de rassembler tous les acteurs concernés, acteurs dont les intérêts souvent divergent… Si le but est de se mettre d'accord, cela ne peut se faire qu'autour
d'une bienveillance affichée envers l'élève.


l'Académie de médecine, qui  écarte la semaine des 4 jours, est bien dans son rôle quand elle "préconise" puisqu'elle n'impose rien à personne. Elle apporte sa contribution
au débat en sachant que la décision dépendra d'autres avis qui compléteront le sien.  On est loin de la morgue que tu affiches post après post.


Enfin, au regard des oppositions soulevées par la réforme de la semaine, j'attends avec intérêt la réaction des enseignants et des communes quand on  raccourcira les vacances d'été préconisé
par l'Académie de médecine et par…  par les syndicats représentatifs… 


On verra, alors, l'habileté de ceux qui moquent, aujourd'hui,  les maladresses de Peillon...

Denis 11/03/2013 19:24


Ben moi, il ne me fait pas rire du tout Pascal... Parce qu'il appuie bien fort là où ça devrait faire mal. A savoir que la plupart des décisions sont effectivement prises et/ou discutées par des
gugusses qui n'ont qu'une lointaine idée de ce que sont un gamin ou une école. Entre le ministre qui est à l'éduc avant de passer à l'agriculture ou aux anciens combattants et certains
syndicalistes qui n'ont pas vu une classe depuis 20 ans (j'en connais quelques-uns) c'est même étonnant que ça n'aille pas plus mal.

Gégé 11/03/2013 16:20


P. Oudot, le "monsieur-je-sais-tout" de l'école... le "monsieur-à-part-moi-grand-dirlo-les-autres-c'est-des-nuls"...


Tu nous fais rire, mon gars avec de telles stupidités aussi affligeantes que "je ne prends pas conseil pour mon travail auprès des toubibs qui n'ont aucune idée de ce qu'est une école"


Avec P. Oudot comme ministre, la France est sauvée. Pas besoin de syndicats, ni de commission d'experts, ni d'avis de spécialistes... Il sait tout mieux que tout le monde... Il décide tout seul
et il impose sa façon de voir les choses... Normal, puisque c'est la seule valable... Ah ! sacré Oudot... Tu nous fera toujours rire.

Pascal Oudot 11/03/2013 12:54


Je ne prends pas conseil pour mon travail auprès des "toubibs" qui n'ont aucune idée de ce qu'est une école. Ni auprès des syndicats, bien entendu, mais ça c'est une évidence.

françou 10/03/2013 20:24


C'est pas une histoire de dirlo ou pas dirlo, cette réforme ! C'est bien ce que je dis gros malin. Or, ici, on se préoccupe des dirlos en principe... Et pour nous, de toutes façons,
réforme ou pas c'est bien la merde!!!

merlin 10/03/2013 19:03


Les syndicats sont contents. A lire leurs feuilles, on constate que les dirlos auront une décharge d'AC, un " maintien" des quotités de décharge avec un système de mercredi déchargés et la
création d'une commission qui va se pencher sur nos conditions de travail ( si, si, c'est promis!)


Donc, les syndicats sont contents. Certes des esprits chagrins feront remarquer qu'entre la  " décharge " d'AC et la " décharge" d' AP le compte n'y est pas, que la mise en place des rythmes
va entrainer une augmentation des contraintes pour le directeur qui devra surveiller les entrées et sorties des minots, qu'on nous demande donc encore plus avec moins de temps et que la
commission, elle peut reprendre toutes les enquêtes, sondages, articles qui existent sur le métier de dirlo et que son travail est déjà fait...


    On nous prend pour des billes, peut-être qu'on n'a pas tort d'ailleurs et puis au moins , les syndicats sont contents , c'est déjà ça!

Gégé 10/03/2013 18:47


T'as rien compris Françou ! C'est pas une histoire de dirlo ou pas dirlo, cette réforme ! Parce qu'elle est mal foutue, elle doit être retravaillée. Point. J'ajoute quand même que les dirlos
seront les premiers emm.. si cette réforme reste en l'état. Tu devrais relire le commentaire de Densi (n°11). Tout est dit. Et si tu as encore des doutes, lis l'interview de Georges Fotinos et si
tu n'es pas encore convaincue que cette réforme est mal foutue, lis ce qu'en disent les toubibs dans le Quotidien du médecin. Après, tu auras peut-être un raisonnement plus nuancé qui se tiendra.