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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 23:25

                                                                   Pancarte-pb

 

Il n’est guère de semaine sans qu’on entende parler des difficultés rencontrées par les directeurs d’école… Partout, elles sont évoquées, rappelées, soulignées : rapports de parlementaires ou plus récemment de la Cour des Comptes, revues syndicales, articles spécialisés… Bref ! on en parle mais rien ne bouge.

Pour le SE-Unsa, « il est désormais urgent de répondre à la difficile situation des directeurs d’école. Le SE-Unsa vient donc de déposer une alerte sociale. »

Christian Chevalier, Secrétaire général, tire la sonnette d’alarme : « Depuis un an, le ministre de l’Education martèle que l’Ecole primaire est une priorité. Mais les discussions qu’il avait lui-même annoncées en octobre sur la direction ne sont toujours pas concrétisées. Ce choix de la priorité au primaire doit mobiliser tous les acteurs et toutes les équipes d’école. Les directeurs ont, dans ce cadre, un rôle majeur à jouer. Pour le SE-Unsa, ils doivent dès lors bénéficier de moyens en temps, en formation et en personnel administratif pour y parvenir. Au-delà, c’est la question même de l’évolution de la structure de l’école primaire qui doit être posée afin de répondre durablement et efficacement à cette problématique récurrente.

Dans le même temps, les académies annoncent qu’à la rentrée prochaine, les rares emplois d’aide administrative qui subsistent encore ne connaîtront pas de renouvellement. Ce faisant, elles renvoient vers Pôle emploi des personnels pourtant indispensables  au bon fonctionnement des écoles. »

Le SE-Unsa ne noircit-il pas un peu trop le tableau concernant les « rares emplois d’aide administrative qui subsistent encore ne connaîtront pas de renouvellement » pour mieux se targuer, dans quelque temps, d’avoir obtenu le renouvellement des aides aux directeurs d’école ?

En effet, le 27 mai dernier, le SNUipp annonçait que « Le principe de reconduction des 12 000 contrats EVS intervenant dans l’aide à la scolarisation des élèves en situation de handicap et l’aide à la direction d’école, qui arrivaient à échéance en cette fin d’année scolaire, est acté par Matignon. »

 

La première séance de discussion de la loi de Refondation de l’école de la République, ce 3 juin, a également donné lieu à quelques échanges sur le rôle essentiel du directeur au sein de son école. Nous en reproduisons les principaux extraits ci-après :

M. Frédéric Reiss (UMP). « …Les grands défis de l’école d’aujourd’hui ne trouvent toujours pas de réponse satisfaisante dans ce texte. La réussite de chaque élève nécessite des enseignants qualifiés, mieux considérés grâce à de meilleurs salaires ; plus d’autonomie et de responsabilisation pour chaque établissement ; un nouveau statut pour les écoles primaires et leurs directeurs ; {…}

Nos directeurs et directrices d’école sont les grands oubliés du projet de loi. Certes, on évoque leur rôle en référence à l’article L.311-3-1 du code, à propos des programmes personnalisés de réussite éducative, mais le métier de directeur d’école n’est toujours pas reconnu et reste une fonction.

Monsieur le ministre, ce n’est pas la première fois que je vous interpelle sur le sujet. Le 24 octobre dernier, devant la commission des affaires culturelles, vous m’avez répondu que la question des directeurs d’école devait être abordée avec un minimum de sens des responsabilités. Vous avez ajouté que vous ouvririez au premier trimestre 2013 un dialogue avec les associations de directeurs d’écoles et les syndicats. Pour l’instant, ils sont comme Sœur Anne et ne voient rien venir !

Le décret du 24 février 1989 modifié est toujours en vigueur. Le directeur d’école veille à la bonne marche de l’école et au respect d’une réglementation de plus en plus complexe. Les nombreux rapports publiés ces dernières années montrent à quel point les résultats des élèves du primaire sont liés au pilotage de leur école.

Or, si le directeur d’école endosse bien les responsabilités du dirigeant qu’il est en vertu des textes, cette charge ne s’accompagne pas de l’ensemble des prérogatives que d’aucuns imaginent et que le grand public ignore. Cela n’avait pas échappé au Haut conseil de l’éducation, une instance indépendante qui va malheureusement disparaître au profit du Conseil supérieur des programmes et du Conseil national d’évaluation du système scolaire. Selon le HCE, le directeur reste un pair parmi ses pairs, alors que l’institution lui confie des responsabilités croissantes et il n’a pas l’autorité nécessaire pour assurer pleinement la direction de son école. Sur le plan pédagogique, par exemple, le conseil d’école a un rôle souvent formel, faute de disposer des pouvoirs d’un conseil d’établissement ou d’administration.

Aujourd’hui, les directeurs d’école sont de véritables traits d’union entre les municipalités, les équipes enseignantes, les parents, les associations locales et, bien évidemment, les élèves. Demain, ils vont se retrouver en première ligne pour la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires.

M. Philippe Gomes (UDI). Rien sur les collèges ni sur les lycées, rien sur le statut des enseignants ni sur celui des établissements, rien sur les directeurs d’école, rien sur la liaison entre enseignement secondaire et supérieur !

Mme Annie Genevard (UMP). L’institut Montaigne a pour ambition de vaincre l’échec scolaire. Si cette ambition est de droite, alors je la revendique volontiers ! Le terme « vaincre » n’est d’ailleurs pas trop fort, car c’est bien d’une guerre qu’il s’agit !

Quand l’institut Montaigne {…} préconise de sélectionner et de former des directeurs d’école de qualité exerçant un réel pilotage de leur établissement, vous leur réservez dans votre loi une portion congrue : ils n’ont quasiment aucune autonomie.

Une vraie refondation de l’école aurait dû passer par une réflexion sur les missions des maîtres dans un monde qui, on l’avouera, a tout de même changé depuis 1950, date du dernier décret qui fixe ce statut. De cela, dans ce texte, il n’est pas question. Pas plus que de la question des directeurs d’écoles, qui aurait mérité un petit peu de considération.

Quatrième pierre d’achoppement, celle du statut et de l’autonomie des établissements. Celle-ci permettrait de donner une vraie réalité, et surtout une véritable efficacité, aux projets d’établissement – qu’il s’agisse des programmes ou du statut des enseignants –, le tout dans un cadre national. Ce sujet cardinal n’a pas été abordé par le projet de loi.

M. Vincent Peillon. Vous me reprochez de ne pas avoir avancé sur la question des directeurs d’école.

Mme Annie Genevard. En effet.

M. Vincent Peillon. Je le comprends, mais permettez-moi de vous indiquer les chiffres. Aujourd’hui, les directeurs d’école sont en difficulté.

M. Frédéric Reiss. C’est ce que j’ai dit.

M. Vincent Peillon. Ils sont en difficulté particulièrement parce qu’ils doivent assumer toutes les tâches. En 2008, on dénombrait 23 452 contrats pour l’aide à la direction d’école – très utiles pour les directeurs. En 2012, on en dénombrait 4 667, soit 19 000 suppressions de postes pour l’aide à la direction d’école. Nous allons les recréer.

S’agissant du primaire, vous me demandez où en est la priorité à lui accorder. Depuis des décennies, il est question de faire en sorte que les professeurs du primaire puissent, à l’instar des professeurs du secondaire, bénéficier d’une indemnité. Toutes les grandes revalorisations et les grandes lois que vous avez citées, je le rappelle, ont été portées par la gauche, notamment par Lionel Jospin. Aujourd’hui, nous créons cette indemnité dans le contexte budgétaire que vous connaissez. Les directeurs d’école qui n’ont pas accès à la hors-classe avec les 2 % aujourd’hui – 2 % après dix ans de votre gestion des enseignants – vont pouvoir y accéder.

M. Benoist Apparu (UMP). Ce n’est pas cela qui change fondamentalement les choses.

M. Vincent Peillon, ministre. Nous allons en effet porter l’accès à la hors classe à 7 %. Mais il faut de la négociation, de l’écoute, de la cohérence. »

 

Un débat qui n’apporte pas de réelles nouveautés dans les arguments des uns et des autres. Les années passent et rien ne semble avancer dans la bonne direction. Les propos échangés sont la copie conforme de ceux que l’on a l’habitude de lire ou d’entendre depuis trop longtemps… La situation semble figée malgré les paroles rassurantes des syndicats et des ministres…

Les directeurs d’école restent avec leurs difficultés… Ils s’impatientent… L’urgence de leur venir en aide se fait sentir chaque jour un peu plus.  

C’est ce que résume Alain Rei, président du GDiD dans une lettre ouverte à Vincent Peillon :

« {…} Pourtant, l'année scolaire se termine sans l'ombre d'une avancée concrète sur le dossier de la direction. Conséquence directe : le mouvement se conclut cette année encore par un nombre inquiétant de postes de direction vacants dans un contexte où le nombre d'écoles lui diminue !
Cette vacance de postes, unique dans la fonction publique, est la face visible, mesurable, de l'état de souffrance professionnelle des directeurs d'école, établie par plusieurs études et dénoncée par le SE-UNSA qui vient de déposer une alerte sociale.

La rentrée prochaine marquera l'An I de la Refondation et ce sont les directrices et les directeurs qui seront en première ligne pour la mise en œuvre «réelle», sur le vrai terrain, du renouveau. Or, sans signal fort, c'est la défiance qui se généralisera et les mesures décidées pour changer l'école resteront, une fois de plus, sous forme d'une liste d'intentions… si bonnes soient-elles. »

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

merlin 08/09/2013 15:03


Certes, les EVS sont souvent des personnes méritantes , utiles et dévouées. Le problème vient de ce qu'elles sont l'alibi pour figer la situation des dirlos. Vous avez une EVS donc tout va
bien. Non, tout ne va pas bien. Le travail d'un dirlo ne se limite pas à quelques courriers à en-tête.


  Il faudrait prendre le problème à l'envers: on décharge  totalement de classe   les dirlo quelques heures  à partir d'un certain seuil, ils jouent alors le rôle de
maître supplémentaire quelques heures par semaine, assure la formation de l'EVS une autre partie du temps, encadre les nouveaux profs de l'école, assure la direction. On aurait une personne
compétente pour prendre en charge ces différentes missions, tout le monde s'y retrouve.


Cette organisation serait déjà possible si les syndicats ne bloquaient pas pour des raisons dont ils doivent s'expliquer.


Comme ils devront s'expliquer sur le fonctionnement du cycle 3 et de la liaison école-collège dont le directeur est exclu.Actuellement, ils sont bien silencieux pourtant on peut s'étonner de
l'absence de responsable de l'école dans les futures réunions, les collègues de CM2 qui seront présents ne pouvant parler qu'en leur nom et pas pour l'ensemble de l'école, il me semble. Ai-je
tort?

françou 04/09/2013 18:56


Sans rapport après tout ce temps, juste en guise de bonjour, je viens dire que j'ai refusé l'aide administrative et, vu la tête de l'IEN, j'ai comme senti qu'ils avaient des ordres pour faire
diminuer les chiffres du chômage. Mais moi j'ai trop de travail comme ça pour me rajouter des soucis. Dsl mon gégé.

Grégoire 07/06/2013 20:43


Tiens tiens, on a pas les mêmes sources Gégé des Alpes.Et puis toi je ne te cause pas. Tu  brouilles les ondes sur DEL. Laisse causer les grandes personnes.

Gégé 07/06/2013 11:09


"oui nous sommes et devons être pilotes et responsables au sens hiérarchique. J'ai évolué sur ce point et maintenant j'assume sans ambiguïté car sur le terrain il n'y a pas
photo"


Y en a certains que ça démange... "oui nous sommes"...


Eh non, Grégoire... faut pas prendre tes rêves pour la réalité. Ce n'est pas du tout ce que veulent les collègues dirlos. Ils le disent très clairement dans toutes nos enquêtes. Faudra t'y faire,
camarade...

denis08 06/06/2013 21:47


Au crétin des Alpes qui se fait appeler Gégé :


"A ce propos, l'attitude du SE-UNSA est lamentable. Soit ils ne savaient pas le 3 juin que Matignon et Peillon avaient acté la reconduction des EVS dès le 27 mai (d'ailleurs, Peillon le dit à
l'Assemblée), soit ils trompent les dirlos. Dans les deux cas, c'est lamentable et indigne d'une "grande" centrale syndicale.


S'ils ne savaient pas, alors que le SNUipp l'avaient écrit et envoyé dans les écoles dès le 27 mai, c'est que vraiment ils ne sont pas à la hauteur. Il y a là une forme d'incompétence.


Soit ils savaient (ce que je pense), alors c'est très grave. Car ils ont menti aux dirlos pour leur faire croire ensuite que si les postes étaient reconduits, ben, c'était peut-être parce
qu'ils avaient alerté le ministre. Si ça continue, dans quelques jours, ils vont nous annoncer que les emplois sont maintenus grâce à eux.... Quel cynisme !"


Comment peut-on écrire de pareilles inepties, et comment croire que nous, dirlos, nous allons gober ça !...


Tout ce qui t'intéresse, Gégé-rien-compris, c'est de férailler contre le SE, avec l'intelligence du taureau devant la muleta ?


Ce que je sais, moi,  directeur d'une école à 10 classes en RRS, c'est que mon EVS a été remerciée en septembre 2012 après 3 semaines durant lesquelles on lui a fait miroiter une
reconduction de son contrat avant de lui dire d'aller pointer à Pôle Emploi parce qu'il n'y avait plus de sous pour la payer.


Or, ce manque d'argent est venu de la non inscription budgétaire des EVS par le gouvernement Fillon (à la louche les 23500 cités par Peillon) que le gouvernement Ayrault a, en arrivant et en
faisant les fonds de tiroirs, recréés mais en partie seulement : 12000.


C'est donc parce qu'il n'y avait plus que 12000 EVS possibles que l'on a taillé à la hache dans les aides administratives, pour sauver les AVSi.


Et que nous chantent Gégé, Théo-régime-sec et consorts du Snipp ? Grande victoire, les 12000 EVS sont reconduits! Grâce à nous, vous aurez une aide administrative !


Alors, bande de nuls en maths, à 12000 EVS inscrits au budget, il n'y a plus d'aide administrative possible. Vous y en a comprendre ???


Je crois qu'il n'y a pas que Peillon (le bien mal nommé) pour nous prendre pour des cons...

Grégoire 06/06/2013 21:47


Il est vrai qu'on se tire une balle dans le pied en continuant à faire tout en rasant les murs pour rien de plus.


Il faut sortir du syndrome de Stockolm qui nous empêche d'aller au bout de notre réalité : oui nous sommes et devons être pilotes et responsables au sens hiérarchique. J'ai évolué sur ce point et
maintenant j'assume sans ambiguïté car sur le terrain il n'y a pas photo. Sans mes 60 h par semaine la boutique ne tourne pas ( 12h x4 + 12 le WE et mercredi minimum).


Mais j'en suis à un point que je crois que le MEN est irréformable de l'intérieur car verrouillé et que le salut ou le mouvement ( c'est selon) se fera par l'extérieur. Après 5 ans de Sarkozysme
maintenant si la gauche échoue alors le constat pour tous sera : ils sont indécrottables inutile de solliciter leur avis et tranchons au nom de la nation .


Question : qui dira cela en 2017 ? c'est un peu ma crainte.

Pierre Lombard 06/06/2013 14:49


Jean-Michel, si on recherche les "responsables", il ne faut pas exonérer les directrices et les directeurs eux-mêmes. Il suffirait, par exemple, demain, de ne pas faire les inscriptions, et tu
verras que les discussions sur notre "statut" s'ouvrent illico.


Le problème c'est que l'on a encore du mal à accepter ce que nous sommes et bien intégrer que l'école a un besoin urgent d'un directeur reconnu comme tel.


La mise en "culpabilité permanente" est le frein principal à une réelle prise de conscience, si on y ajoute une tête maintenue dans le guidon par l'avalanche des injonctions, on a l'alliance
objective entre "pouvoirs" au sein de l'EN, que d'aucun qualifie volontiers de "cogestion".


Ce que résume Zézette en désignant la cible, (tactique connue au moins depuis la ferme des animaux d'Orwell) comme si s'en prendre au Ministre arrangeait la situation des enseignants.


La preuve que non, tous ont subi notre courroux, résultat?


Aujourd'hui,  le système est dans une impasse totale. Plus moyens de débloquer des pépettes pour avoir la paix sociale. Non seulement le système éducatif n'est plus défendable, mais sa
faiblesse facilite les attaques.


Comment encore imaginer, au moment où l’on cherche à la refonder, qu’une école puisse être pilotée par un duo formé d’un directeur-qui-n'en-n'est-pas-un en charge d’une classe, donc
devant ses élèves la plupart du temps, et d’un « emploi aidé », souvent volatile et sans formation et dont le directeur-qui-n'en-n'est-pas-un doit assumer son évaluation sans
être son supérieur hiérarchique ?


Quelle structure en recherche d’efficacité choisirait ce type de modèle ?


Est-ce que ce monde est sérieux?


Les directeurs veulent plus de temps pour faire le directeur et donc moins de classe mais ne voudrait pas d'un statut de directeur?


Allons, que ce soit à la DGESCO, ou dans nos réunions avec les syndicats (des plus gros aux plus petits) tout le monde reconnaît que la demande première des dirlettes et des dirlos, celle qui
remonte du terrain, c'est d'avoir un statut qui les positionne dans l'école.


 


Et non, Zézetté, le SNUipp n'est pas à l'aise avec le "sujet", même s'il avance dans le bon sens.


En 3 lignes tu donnes toute l'ambiguïté de laquelle le SNUipp essaie de sortir..


On peut parler de métier.OK!


mais le SNUipp est opposé à une "structure hiérarchique dans l'école" le directeur ne peut pas être un supérieur mais quelqu'un qui organise et qui pilote…


Ce qui est la définition d'un chef d'équipe, donc d'un supérieur...


D'ailleurs, le Conseil d'État, et cela doit faire jurisprudence, qualifie bien le directeur d'école comme le "supérieur hiérarchique" des adjoints
au regard des textes en vigueur...

Grégoire 06/06/2013 07:35


Je confirme itou : les EVS c'est un arbre pour cacher la forêt ou si on préfère un pansement sur une jambe de bois.


La mienne, charmante post ado au portable greffé au bout des doigts, fait autant d'erreur d'orthographe que mes CM2 et je dois la former au tableur malgré son BEP secrétariat. Même quand elle
compte les sous elle se trompe, ce qui rend la banquière perplexe et un peu irritée devant la file d'attente.


Alors prout au dispositif  EVS ( pas la personne bien sûr) . Quand elles arrivent je dis aux EVS AVS qu'il n'y a pas d'avenir pour elles au MEN histoire de ne pas revivre un épisode
déchirant comme il y a 2 ans ( virée comme un tas de ... pour fin de contrat sans même un mot de remerciement )


Quant au SNUIPP ( et le SNES) c'est réellement le facteur de blocage qui empêche tout progrès même si il est instrumentalisé par Peillon pour justifier son inertie sur la direction d'école. Prout
aussi Je signe itou.


 

hreip 05/06/2013 23:16


@zézette et "t'es où du 62 ?"


Je pense que vous êtes tous les deux d'une mouvance d'une gauche trotkiste qui ne tient compte d'aucune réalité.


Etes-vous des taupes du gouvernement actuel ? Quel intérêt défendez-vous au -delà de la machine à café ? ....


Je rappelle à ces deux singes, à qui on n'apprend pas à faire des grimaces, que DEL, est Dircteur En Lutte.


Ne pas confondre DEL et Résistance.


Mon grand-père et mon père étaient des résistants, ils sont disponibles pour ouvirir la boîte à claques !


Me joindre en BAL perso, si tant est que certains souhaiteraient s'y piquer !

jean-michel 05/06/2013 23:11


Moi, le snu, le se & co, je les mets dans le même sac. Aucun ne veut véritablement nous donner le coup de pouce décisif pour un statut. Sinon, ça se saurait. Mais à la différence de beaucoup
ici, je place les gouvernements de droite comme de gauche comme principaux responsables de notre situation. Aucune volonté chez tous les ministres qui se sont succédé de créer un statut. Peillon
va même plus loin puisqu'il a dit qu'il n'avait pas les moyens de nous le donner. Alors je veux bien qu'on accuse les syndicats mais faudrait pas se tromper de cible. Le seul vrai responsable :
les gouvernements !

heirp 05/06/2013 22:54


@zézette et "t'es ou du 62 ? "


Je le redis et je le proclame fort : EVS administratif, je n'en ai rien à battre !


1 - Il faut les former, et ce n'est pas le GRETA qui les forme aux réalités d'une école du premier degré, donc c'est forcément du temps pris sur nos décharges quand on en a ;


2 - Cela est sidérant que le schnouf leur réclame un statut ;


3 - un statut pour un véritable métier : psyschol, AVS, EVS, mais les grands oubliés sont les directeurs/trices d'école ;


- Un enseignant-directeur n'est rien d'autre qu'un enseignant d'après le schnouf.


 


Alors expliquez-moi comment autant de postes d'enseignant-directeur ne sont pas pourvus et qu'autant d'EVS administratifs sont en attentes d'être nommés ......  !!!!!!!


Alors la moutarde me monte au nez !


Que tous les directeurs/trices aient un statut qui amèneraient une aide administrative pérenne !


Ne prenons la problématique à l'envers, quitte à fustiger l'ambiance  actuelle !


Je me fais fort, auprès de mon équipe, de basculer vers d'autres syndicats qui reconnaissent enfin le métier de directeur/trice.


Nous sommes, et je le regrette, à l'âge de l'obscurantisme !


Battons-nous pur une véritable reconnaissance du métier de directeur/trice qui ne viennent surtout pas de schnouf !


 

Henri le second 05/06/2013 22:13


Et si un gouvernement (de gauche ? Il paraît) plutôt que de faire croire à ces pauvres jeunes et à ces pauvres vieux qu'ils peuvent pour 600 euros par mois suppléer les directeurs dans leurs
tâches (ce qui est faux, j'ai le regret de leur dire qu'ils sont plus des "poids" en général que des aides) donnait aux premiers une vraie formation pour qu'ils obtiennent un vrai boulot avec une
vraie paye et aux seconds une vraie alternative... Et qu'on finisse de prendre les dirlos pour des imbécilles en leur faisant passer pour une aide ce qui n'est qu'une corvée supplémentaire.


D'accord l'enseignant de base est con mais il y a des limites... Elles sont atteintes! En attendant les urnes (professionnelles c'est pour bientôt) faut se faire entendre autrement.

Gégé 05/06/2013 21:55


@Françou. Tu vas au SE, tu dis ? Parce que tu t'en fous des EVS ? Je me marre... Là-bas, tu vas être servie.. C'est leur dada, les EVS. Ils pondent un communiqué tous les deux jours...


J'aurais plutôt aimé avoir ton point de vue sur le fait que Peillon n'a proposé aucune avancée pour les dirlos en un an. Mais, tu cales... Ah, si il avait promis des discussions au 1er trimestre
2013. On est en juin... Mais, là, visiblement, tu n'as rien à redire... Tu préfères t'en prendre aux syndicats... Bravo !!!

françou 05/06/2013 20:42


Et vas-y! on est repartis avec les noeuds dans la tête des ex soixante-huitards-planqués-derrière-la-machine-à-café-grâce-aux-couillons-qui-vont-au-charbon-à-leur-place... un métier mais pas un
statut et gnagnagna et patati et plus on fait passer le temps à décliner ces conneries, plus Peillon à sa latitude pour nous entuber une année de plus , mais plus les déchargés à vie pensent
ainsi justifier leurs salaires immérités. Au moins, en allant au se, je me dis que je vais enlever des voix au snu: la mienne et sûrement une bonne partie de celles de mes collègues  que je
vais influencer sans aucune vergogne... réfléchis à ça ducon: on n'est pas des sup hiérarchiques mais on rend tellement de services bénévolement que pour avoir vos voix et vos décharges vous
pouvez pas vous passer de nous; T'as pas vu pour tes grèves? Si on n'en est pas , tu peux bien te les mettre où je pense.

Spartacus 05/06/2013 20:16


Gégé


"pouvoi parler d'un métier" n'est pas le reconnaître au contraire c'est savoir qu'il existe sans en tenir compte..... c'est pire!! Je connaissais déjà cette sortie de M. Sihr....


M. Sihr parle de métier de directeur sans lui en reconnaître l'existence et lui en donner les moyens, il veut que les directeurs organisent, pilotent sans en avoir réellement le pouvoir. Ceci
s'appelle du double langage, d'un côté on reconnaît le rôle important du directeur, comment faire autrement mais aussitôt on balaie d'un revers de main la création d'un statut sans argument
d'ailleurs "nous pensons".... que l'intérêt du snuipp n'est pas d'appuyer la création d'un statut du directeur....


Vous laissez les directeurs en souffrance en vous obstinant à confondre position hiérarchique et statut du directeur..... Le snuipp est responsable en tant que premier syndicat de la dégradation
de nos conditions de travail et ne venez pas me parler des EVS qui ne suffiront pas à changer ses conditions mais vous donnera bonne conscience.


Au fait......LIS avant d'écrire, pour ta gouverne moi c'est Spartacus!!!

Denis 05/06/2013 19:43


Comme les collègues directeurs ci-dessus, les EVS je m'en fous. Ce n'est pas la solution à nos problèmes. Quant à Christian, qui considère le snuipp comme le principal obstacle à toute évolution,
je le rejoins volontiers. Ce syndicat est le plus représenté dans la plupart des instances depuis... depuis quand déjà? Et pour quelles avancées sur le dossier des directeurs?

Gégé 05/06/2013 19:24


"tu reconnais même qu'être directeur est un METIER c'est un bon début!!!
Continue, tu es sur la bonne voie.... Encore un effort, porte cette revendication auprès du ministre"


Tu vois, Christian, on peut avoir des idées différentes sur certains points. On peut même émettre des critiques sur tel ou tel syndicat. Mais encore faut-il être correctement informé. Or, ce
n'est pas ton cas.


Permets-moi de porter à ta connaissance les propos relatés par les médias en 2010. Oui, figure-toi qu'en octobre 2010, Sébastien Sihr évoquait le métier de directeur. Eh oui...



« Nous savons qu’être directeur, c’est avoir de nombreuses responsabilités, c’est gérer des relations avec la mairie et avec des partenaires extérieurs de plus en plus nombreux. En cela,
on peut parler de métier », souligne Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUIPP. « En revanche, nous
avons toujours dit que nous étions opposés à une structure hiérarchique dans les écoles du premier degré : le directeur ne peut pas être un supérieur, mais quelqu’un qui
organise, qui pilote, en étant intégré à la vie de l’école. Nous ne pensons pas que créer un statut répondrait aux difficultés liées à ce métier. »



Tu vois, Christian, on est à l'aise sur ce sujet. Alors, sois gentil, vérifie ce que tu penses avant de l'écrire...

christian 05/06/2013 18:50


Précision pour le syndicaliste de service dont je pense de plus enplus qu'il est attardé. Je n'ai pas écrit que les syndicats étaient responsables des difficultés des dirlos, j'ai écrit que
le principal obstacle à l'évolution de la situation était le
SNUIPP.


Je le répète d'ailleurs volontiers. Je ne fais pas d'amalgame entre les syndicats qui ont une position progressiste et ouverte comme le SGEN, le SE ou la CFTC et les syndicats rétrogrades et
conservateurs au premier rang desquels se situe la bande à Gege et Théo ou Geo et Tété. D'ailleurs, sont-ils 2?


 

Spartacus 05/06/2013 18:28


Tu ne manques pas d'air Gégé dans tes propos, tu reconnais même qu'être directeur est un METIER c'est un bon début!!!


Continue, tu es sur la bonne voie.... Encore un effort, porte cette revendication auprès du ministre:


Etre directeur est un métier donc il leur faut un statut clair.


A ce moment là, tu pourras te vanter d'avoir améliorer la situation des directeurs et directrices d'école.

Gégé 05/06/2013 17:56


C'est stupéfiant de lire des réactions comme celles de Christian ou Françou. Ils ne veullent pas de EVS. Qu'ils n'en prennent pas. On ne les oblige pas à en demander. Mais qu'ils laissent faire
les milliers de collègues qui en demandent et qu'ils arrêtent de leur donner mauvaise conscience. Car ce sont bien des milliers et des milliers de directeurs et directrices qui estiment que ça
leur rend véritablement service.


Autre remarque : comment et pourquoi Christian, françou et Spartacus peuvent-ils à ce point se tromper d'adversaire ?  Tout de même, chers collègues, est-ce la faute des syndicats si
les dirlos ont des difficultés dans l'exercice de leur métier ? C'est quand même extraordinaire de considérer les syndicats comme étant responsables de cette situation alors qu'aucun reproche
n'est fait au ministre qui, lui, a les manettes mais ne fait rien pour ces mêmes dirlos !


On devrait vous entendre râler contre le ministre. Mais non, on refuse de voir les responsabilités réelles, préférant en rejeter la faute sur les syndicats qui, pourtant, font tout pour que la
situation des dirlos s'améliore.

Lipeco511 05/06/2013 17:22


Bien entendu que les EVS ne sont pas une solution pérenne pour les directeurs. Parce qu'à moins d'être complètement aveugle, on voit bien que ces emplois  précaires n'existent que pour faire
baisser les chiffres du chômage. En plus, l'Administration les attribue puis les retire du jour au lendemain, alors que tout a été fait dans les écoles pour les installer durablement dans un
poste avec une mission utile. Il faut tout réorganiser après leur départ et à l'arrivée d'un nouveau, il faut recommencer la formation, passer du temps pour expliquer le travail. Bref, cela ne
fait que contribuer à la désorganisation des écoles. Et puis franchement moi, ça me met mal à l'aise, cette façon inhumaine de traiter des personnes qui sont déjà en difficulté, en les jetant
comme des kleenex. Je trouve cela indigne.

christian 05/06/2013 16:03


Je confirme à l'attardé snoopien de service que les AVS je m'en fous, ce n'est pas mon problème et ce n'est en aucun cas une réponse à nos difficultés.


Contrairement à toi, je ne me prétends pas représentatif des directeurs mais j'ai quelques doutes sur le fait que tu le sois beaucoup plus.


En revanche, contrairement à toi, je suis au charbon tous les jours et je sais un peu de quoi je parle quand je cause de direction.


Je me permets donc d'affirmer ici qu'un des plus grands obstacles à l'évolution du statut des directeurs et des écoles, c'est la position rétrograde et imbécile du syndicat censé représenter les
personnels.

Spartacus 05/06/2013 15:42


Nos syndicats sont quand même contradictoires:


ils ne veulent pas reconnaître un statut clair du directeur, mais par contre ils sont prêts à défendre le maintien d'un secrétariat précaire d'un métier qu'ils veulent ignorer!!!


En attendant, les directeurs sont surchargés de travail et ce n'est pas en recrutant des personnes non formées et pour une période courte que cela va soulager sa charge, au contraire, car la
formation de ces personnels sera pour lui!!


Ce qu'il nous faut c'est du temps et de la disponibilité pour faire notre travail!!!

françou 05/06/2013 13:59


Je confirme: les EVS on ss'en fout.... et j'ai furieusement envie d'aller voir au se-unsa du coup

Le Confort Intellectuel 05/06/2013 13:00


Les EVS? Un danger absolu! Je préfèrerais 4000 postes d'enseignants pour les décharges. Mais les centrales syndicales sont tellement logiques...


http://leconfortintellectuel.blogspot.fr/2013/06/evs-attention-danger.html


et http://leconfortintellectuel.blogspot.fr/2013/06/evs-calcul-rapide.html

Gégé 05/06/2013 12:12


"les EVS on s'en fout" C'est scandaleux d'écrire de telles
énomités, Christian ! Tu montres tout simplement que tu n'es pas représentatif des collègues dirlos.


Pourquoi crois-tu que les dirlos se plaignent tant quand on les leur supprime ? C'est bien pour ça aussi que les syndicats, TOUS les syndicats, se battent pour qu'ils soient reconduits et surtout
pérennisés par un vrai statut qui leur donne accès à un vrai métier.


A ce propos, l'attitude du SE-UNSA est lamentable. Soit ils ne savaient pas le 3 juin que Matignon et Peillon avaient acté la reconduction des EVS dès le 27 mai (d'ailleurs, Peillon le dit à
l'Assemblée), soit ils trompent les dirlos. Dans les deux cas, c'est lamentable et indigne d'une "grande" centrale syndicale.


S'ils ne savaient pas, alors que le SNUipp l'avaient écrit et envoyé dans les écoles dès le 27 mai, c'est que vraiment ils ne sont pas à la hauteur. Il y a là une forme d'incompétence.


Soit ils savaient (ce que je pense), alors c'est très grave. Car ils ont menti aux dirlos pour leur faire croire ensuite que si les postes étaient reconduits, ben, c'était peut-être parce qu'ils
avaient alerté le ministre. Si ça continue, dans quelques jours, ils vont nous annoncer que les emplois sont maintenus grâce à eux.... Quel cynisme !

christian 05/06/2013 10:37


les gars vous êtes complètement à côtéde la plaque, les EVS on s'en fout. Ce que je réclame c'est un statut qui me premette de faore mon boulot correctement et peut-être d'améliorer le
fonctionnement des écoles, pas d'avoir une sous-secrétaire à temps partiel ni de faire baisser les statistiques du chômage;


 

Théo62 05/06/2013 08:36


Je confirme l'info donnée dans ce papier : la reconduction des 12000 EVS dont les AADE nous a bel et bien été actée. Comme indiqué, le SNUipp l'a annoncé dès le 27 mai (cf communiqué).

Moira377 05/06/2013 08:10


Fameuse phrase de Peillon : "Vous me reprochez de ne pas avoir avancé sur la question des
directeurs d’école."


Ben oui, faut bien le dire, on vous le reproche... Et vous aurez du mal à nous convaincre du contraire.