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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 23:41

Les syndicats enseignants sont régulièrement mis en cause par les directeurs d’école qui ne se retrouvent pas dans les revendications parfois portées en leur nom. La consultation IFOP / GDID a montré à quel point les organisations syndicales sont éloignées des préoccupations des directeurs.

Récemment, le SNUipp 66 a lancé une consultation auprès des directeurs des Pyrénées-Orientales tout en leur rappelant son hostilité à un statut. La défense des intérêts des directeurs n’est pas crédible aux yeux des collègues. Elle souffre souvent d’une certaine ambiguïté dans le discours et d’une grande timidité dans les actes. Dernier exemple en date, la transformation des 60 heures d’aide personnalisée en décharge pour tous les directeurs. Le soutien syndical est inefficace car trop modéré et trop flou.

Dans les forums de divers sites, sur les messageries académiques, les syndicats sont très vivement critiqués par les directeurs. Ils sont même parfois accusés de s’opposer à leurs revendications. Aussi, le SNUipp 59 a-t-il jugé indispensable de rappeler aux directeurs qu’il est à leurs côtés en leur faisant parvenir un dossier récapitulatif des actions qu’il mène pour eux.

 
Nous publions, ci-dessous, l'intégralité de ce document.
 

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

 

Retour sur quelques dates importantes du dossier

 

En 2000 : SE-UNSA, SGEN-CFDT, SNUipp-FSU lancent la grève administrative au niveau national pour réclamer plus de temps pour la direction et le fonctionnement de l’école.

2004 : Le gouvernement est contraint d’ouvrir des négociations et lance 7 tables rondes.

Décembre 2005 : Un premier cahier des charges sur les tâches du directeur est publié.

Février 2006 : Un protocole d’accord est proposé à la signature des syndicats. Le SNUipp-FSU consulte toute la profession.

Mai 2006 : Le SE-UNSA signe le protocole sur la direction d’école et appelle à suspendre la grève administrative. Le SNUipp-FSU et le SGEN-CFDT ne signent pas ce protocole.

Septembre 2006 : SGEN-CFDT et SNUipp-FSU continuent le blocage administratif dans le Nord le SDEN CGT les rejoint.

22 novembre 2006 : 1000 délégués à Paris

Septembre 2007 : Le SGEN-CFDT suspend le mouvement, seul le SNUipp-FSU appelle à continuer le blocage administratif

23 octobre 2007 : Assise nationale à l’initiative du SNUipp-FSU sur la direction et le fonctionnement de l’école

15 mai 2008 : Le SNUipp-FSU écrit au ministre de l’Education dans le cadre de la nouvelle organisation de la semaine à la rentrée prochaine pour réclamer plus de temps pour la direction d’école quelque soit la taille de l’école.

 

 

Ce que leSNUipp-FSU revendique pour la direction et le fonctionnement de l’école

 

• du temps supplémentaire de décharge pour la direction (pour toutes les écoles avec un minimum d'une demi-journée par semaine).

• la reconnaissance institutionnelle du conseil des maîtres comme instance de décision.

• une définition claire des tâches demandées et un allégement significatif de celles-ci.

• une revalorisation des bonifications indiciaires des directeurs d'école et une amélioration des rémunérations.

• la création de postes administratifs et des emplois statutaires (secrétaires, comptables, documentalistes, intégration d'élèves en situation de handicap...).

• une formation préalable à la prise de fonction.

• l'amélioration de la formation de tous (module travail en équipe, fonctionnement et direction de l'école)

• un temps de concertation inclus dans le temps de service pour le travail en équipe.

 

Analyse des huit dernières années

Que vaut l’action collective ?

Entre 2000 et 2004 la grève administrative fortement suivie a rendu les travaux de prospectives très compliqués à réaliser faute de données fiables. Le gouvernement a été contraint d’ouvrir des négociations.

 

Fallait-il signer le protocole sur la direction ?

En mai 2006 le ministre propose une amélioration indemnitaire (15€), une augmentation des moyens de décharge dès les écoles de 4 classes et une aide administrative en échange de l’arrêt de la grève administrative.

Ce protocole se faisait sans création supplémentaire d’emplois d’enseignants et d’emplois administratifs. Les décharges sont assurées par les PE stagiaires et l’aide administrative assurée par des emplois précarisés.

 

A ce jour, ce protocole, au lieu d’améliorer la situation de l’ensemble des directions d’écoles, a multiplié les disparités entre les écoles et les départements.

Dans le Nord ce protocole a eu pour conséquence :

- De permettre à 260 directions d’écoles de 4 classes d’avoir une journée de décharge sur trente semaines.

- De détériorer la situation des 340 écoles de 5 à 9 classes qui depuis deux ans ont un stagiaire en formation pour assurer la décharge de direction trente jours dans l’année.

- De laisser pour compte la situation de 435 écoles de 1 à 3 classes qui n’ont toujours pas de véritable temps de décharge.

- De renforcer l’emploi de personnels précaires dans l’Education.

- De sanctionner des directeurs d’école en blocage administratif, en leur prélevant un trentième pour service non fait (ne serait que pour un seul document non transmis).

Mais qu’ont fait les syndicats depuis ?

Depuis 2006, le SNUipp-FSU a continué :

- d’informer la profession sur la direction et le fonctionnement de l’école et sur les projets d’Etablissement Public d'Enseignement Primaire (EPEP) à travers des réunions d’informations syndicales sur le temps de travail ou lors d’assemblées départementales en septembre 06, janvier 07 dans tous les secteurs, mai 07, janvier 08.

- de mobiliser à travers des pétitions toujours en cours (contre le projet de création d’EPEP, contre la mise en place de Base élèves, pour réclamer du temps et des moyens)

- de mobiliser à travers des manifestations (rassemblement devant l’IA le 22 février 2007, assemblée départementale le 13 juin 07)

- de donner des outils pour pointer les difficultés quotidiennes des écoles (formulaire service non fait)

Et maintenant ? 24 heures + quoi exactement ?

Au niveau national le SNUipp-FSU a interpellé, tout au long des discussions en lien avec ses revendications.

 

… Pour le SNUipp-FSU le dossier n’est pas clos. Tous ensemble, nous pouvons agir…

 

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

 
A lire ce catalogue de revendications et d'actions, on peut se demander d'où vient cette incompréhension entre directeurs et syndicats. Incompréhension qui a conduit, peu à peu, au divorce.
Il ne suffit pas d'annoncer des actions. Encore faut-il des résultats. Or, on peut constater que le nombre de directions vacantes n'a pas baissé, que les conditions de fonctionnement  de la direction d'école ne se sont pas améliorées, que la charge de travail ne cesse de s'alourdir et que les responsabilités n'ont jamais été aussi importantes. Parallèlement, la reconnaissance statutaire des directeurs continue d'être niée.
 
Certes le SNUipp se glorifie d'actions en faveur de la "direction et du fonctionnement de l'école". Mais que recouvrent ces actions au titre prometteur ? Pour s'en faire une idée plus précise, nous invitons nos collègues à relire les articles consacrés à ces "événements" en cliquant sur les liens ci-après.

 

Consultation « canada dry »

1000 délégués à Paris

Compte rendu des Etats Généraux

Des Etats Généraux qui ont fait pschitt


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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
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commentaires

Alain 23/06/2008 19:52

Finalement, j'ai décidé de voter également SNE. Les syndicats anti-statut ne sont-ils pas à l'origine de la diabolisation de ce syndicat ? Je n'ai jamais voté pour eux jusqu'à présent, mais je m'aperçois à la lecture de leurs publications que ce qu'ils revendiquent est plus sensé que je le pensais, conforme à l'idée que je me fais de l'école républicaine.Qu'on l'obtienne enfi, ce statut !

merlin 22/06/2008 23:40

Donner des consignes de vote, c'est un peu faire injure à la réfléxion des dirlos, ça ressemble trop aux discours de " ceux qui savent et pensent pour nous". D' accord avec Thierry Fabre, ce n'est pas le rôle du Gdid, plutôt agitateur d'idées et concepteur de projets plutôt que Maître à penser.  Maintenant, le vote blanc à mon sens arrange bien le SE et Snuipp: moins de votants ? pas grave , ils auront gagné quand même. Tandis que la montée en flèche ( et ça on est assez nombreux pour le faire, d'un ou deux ou trois syndiacts présentant un statut pour les dirlos, ça va être plus difficile à ignorer!.....)mais la machine à intox est en route et ils vont faire semblant de s'interresser à nous ... serons-nous naïfs?

Aline 22/06/2008 21:54

Je n'en ai jamais entendu parler du scenrac et d'avenir et école qu'au moment des élections professionnelles.Ce qui me gène aussi, c'est que dans CFTC, il y a Chrétien, pas très compatible avec l'école laïque.Moi, je pense que je vais voter pour le sne, car ils sont actifs dans mon département. On peut les appeler et ils nous renseignent efficacement.Ca leur permettra d'avoir un élu aux capd et d'y faire entendre un peu la voix des directeurs.Je ne vois pas de meilleure solution pour nous.Le vote blanc, c'est un chèque en blanc au snuipp et au se.

thierry fabre 21/06/2008 19:57

Pour ma part, je me retrouve certainement plus dans les propos de Shadow que dans ceux de Bob...Petite réserve toutefois: il n'y a pas un syndicat qui partage notre demande d'un statut, mais bien trois: le SCENRAC-CFTC, le SNE et Avenir-Ecoles...Quand au GDID, je ne vois pas trop en quel honneur il irait proposer "quelque chose de concrêt" aux élections professionnelles. Ce n'est pas le rôle d'une association et nous n'avons pas l'âme de porteurs de valise ou de colleurs d'affiche. Penser d'ailleurs que les collègues iraient voter pour tel ou tel au prétexte qu'on les y appelerait, c'est faire au GDID un honneur bien immérité, mais c'est surtout prendre les collègues pour de pauvres imbéciles.Effectivement, ils sont assez grands pour savoir ce qu'ils ont à faire et pour qui voter...Quand aux syndicats enseignants, quels qu'ils soient, ce serait pour eux bien tristounet de devoir victoire et progrès électorauxà d'autres qu'eux. Chaque syndicat doit mettre en avant, son projet, son bilan et ses propositions, et ne pas attendre de l'extérieur un apport hypothétique...Reste, et c'est un autre sujet, à intervenir dans le débat, poser des questions, obtenir des réponses, dresser critiques et constats. Ca, c'est plus dans nos cordes...Thierry fabre

VALMORI Patrick 21/06/2008 14:18

Difficile pour une association de faire de la "retape" pour un syndicat Est-ce qu'ils ont des scupules, EUX, à taper sur les assos ?Bon, c'est vrai, je comprends car une asso compte en son sein des gens d'opinions et de sensibilités diverses.Mais, à titre individuel, dans les forums, on peut se faire entendre.Ici, ne serait-il pas possible d'organiser ce genre de débat ?

shadow 21/06/2008 11:34

Difficile pour une association de faire de la "retape" pour un syndicat ( parlons clairement, seul le SNE à ma connaissance propose un statut pour les dirlos, c'est à dire un vrai projet pour les directeurs d'école).Maintenant, chaque dirlo devrait être assez grand pour , s'il désire des changement dans sa fonction, d'adhérer au Gdid , association pluraliste qui défend le statut du directeur. Ensuite pour les élections, il faut se convaincre que le vote en direction d'un syndicat qui défend l'idée de statut est le meilleur moyen de faire avancer les choses , en rapport à la nécessaire représentativité.   Dernier point: l'idée que les dirlos unis sont une force incontournable et au moins aussi puissante que certains syndicat doit être plus répandue , car ce qui nous nuit le plus, c'est notre isolement.

Régis 21/06/2008 10:37

Oui, shadow, on connaît tous la "force de frappe du puissant" snuipp. On peut en dire autant de tous les syndicats (enseignants ou autres) et même des "gros" partis politiques.Si bien que l'habitude est prise de ne plus mesurer leur puissance au nombre d'adhérents (ce serait tous des nains) mais à leur représentativité lors des élections (professionnelles pour les syndicats).Donc, si on veut peser, faut mobiliser les dirlos et ne pas se limiter à dire "faites comme vous le sentez". Là, je rejoins Bob (commentaire 15).

shadow 21/06/2008 10:15

Tiens, c'est rigolo, 55000, c'est à peu près le nombre d'adhérents officiels du puissant Snuipp qui déclare: " la force d'un syndicat, c'est le nombre de ses adhérents".   Ah! quand tous les dirlos voudront bien se donner la main!... et consituer une force représentative, ils en ont les moyens. Gdid: en marche vers les 2000, c'est un début prometteur.

merlin 20/06/2008 23:17

Ca fait réfléchir: 55000, 50000 ? un peu moins ? Dans tous les cas, les voix UNIES des dirlos peuvent représenter une force considérable et même bouleverser la hiérarchie syndicale. Un élément qui n'a pas été encore pris en compte il me semble. Voila une idée à creuser et à retrouver dans le forum: cela peut être très instructif dans quelques mois!

Froment 20/06/2008 18:29

Petite précision qui sera peut-être utile à votre réflexion :Il y avait encore (parce qu'on les regroupe de plus en plus) 49 928 écoles publiques à la dernière rentrée de septembre 2007.

shadow 20/06/2008 17:10

Discussion qui pourrait être interressante: il y a en France environ 56000 école donc à peu près autant de dirlos. Chiffre non négligeable si on le ramène à la réalité des élections professionnelles: X étant le nombre d'enseignants susceptibles de voter, Y le nombre de votants, Z le nombre de votants ayant voté pour un syndicat, en tenant compte que Z est divisé en 13 ( syndicats)...on comprend mieux la représentativité toute relative des syndicats qui se qualifient de "majoritaires". Majoritaires , certes, mais d'une minorité, celle qui se reconnait dans les syndicats actuels.   Je sais , tant pis pour les autres. Cependant, on considère différemment cette minorité de directeurs, si on imagine leurs 55000 voix tombant dans l'escarcelle d'un syndicat qui les représenterait... ce syndicat aurait alors un poids considérable grâce à cette manne, que l'on devine en plus prête à suivre une consigne d'action sans hésiter....  Science-fiction pour l'instant certes car les dirlos ne sont pas encore fédérés sous une même bannière. Nombre d'entre eux ont quitté les syndicats majoritaires, déçus, mais n'ont pas adhéré à un autre syndicat minoritaire.   Mais... les temps vont peut-être changer.

Delphine IA78 20/06/2008 14:06

Je ne sais pas si les gens, en général, suivent les consignes de vote. On le voit bien dans les élections politiques.Peut-être pas des consignes mais je verrais bien quand même quelques indications. L'objectif : ne pas disperser nos voix (elles sont déjà peu nombreuses). Il faudrait peut-être s'y prendre pas mal de temps à l'avance et déterminer une sorte de ligne commune. La discussion permettrait ensuite soit de l'affiner soit de l'abandonner. Ce n'est qu'une suggestion mais je pense que beaucoup de collègues se sentiraient moins seuls au moment de prendre leur décision.

shadow 20/06/2008 13:00

Anne-Marie, Je répondais au post précédent qui soulevait le problème de la " consigne de vote: nécessaire ou pas?".Je suis d'accord avec toi , les dirlos ne sont pas majoritaires, c'est d'ailleurs probablement une des raisons pour lesquelles ils ne sont pas mieux défendus. Mauvais calcul d'ailleurs car un dirlo qui fait grève, qui milite , a une réelle influence sur l'équipe tandis que dans le cas contraire.... mais c'est un autre débat.Pour ceux qui veulent faire bouger les lignes , il y a aussi les forums ( tiens, pas sur les sites des syndicats " majoritaires"... ils auraient peur du débat?), les associations ( Gdid), les syndicats ( SNE), les discussions avec les collègues du secteur.... les adjoints de l'école auxquels il est bon parfois de faire toucher du doigt les grandeurs ( vite fait) et surtout misères ( plus long) de notre condition de dirlos.

mat pu j.prevert 20/06/2008 09:14

@ shadowEst-ce que nous devons nous contenter de ne pas voter SE ou SNUipp comme tu le dis ?Parce que si on se limite à cette action, ça ne peut pas suffire à faire bouger les lignes dans la mesure où les directeurs sont minoritaires dans le collège des électeurs. Je veux dire que les seuls directeurs ne peuvent pas, à eux seuls, empêcher ces 2 syndicats d'être majoritaires puisque le nombre d'adjoints est nettement supérieur.La question qui se pose est plutôt de savoir si l'on ne doit pas, en plus, faire de la propagande, du prosélytisme (appelons ça comme on voudra) pour nous donner davantage de chances de nous faire entendre... Moi, je m'y emploie depuis.. depuis... "J'ai la mémoire qui flanche, j'me souviens plus très bien.."Anne-Marie

shadow 20/06/2008 08:20

Il me semble que les dirlos sont assez grands pour se déterminer tous seuls: un dirlo qui vote SE ou SNUIPP sait qu'il vote pour des syndicats qui ne défendront pas sa fonction mais oeuvreront pour le CDMD ou direction collégiale, défense des intérêts des IMF, psy... c'est un choix.Pour ceux qui veulent une défense de notre fonction, il faut faire un autre choix. C'est simple.

Bob 19/06/2008 21:03

Oui mais si le gdid ne propose pas quelque chose de concrêts aux directeurs pour les élections professionnelles, leurs voix vont se disperser et s'anéantir, non ?

stéphan 19/06/2008 08:18

Ciao Marcel,« 100% d'accord avec le constat, mais pas d'accord sur les moyens à mettre en oeuvre ; écoutons nos collègues directeurs et considérons leur point de vue, prenons le en compte » Et ça a donné quoi?Il est pris en compte notre point de vue?Sur les 60 HS c'était pourtant facile de mettre en accord paroles et actes. Et bien RIEN, la lettre citée par Dédel date d'avant la circulaire...Depuis le SNUipp s'inquiète pour les CP, les IMF les RASED (et tant mieux), mais pour améliorer la situation des  dirlos NADA!.Il n'est portant pas question de "statut", juste de la décharge pour tous!Alors je veux bien le discours de pucelle effarouchée, mais si tu penses pouvoir dire qu'on te gonfle, tu pourrais accepter de voir écrire que le SNUipp, comme le SE, dans leur position sur les dirlos, nous GONFLENT!>et c'est d'ailleurs  une des raisons du succès du GDiD...On perd ton soutien, tant pis, on garde notre âme. 

Agnès 18/06/2008 18:00

Ce qui m'interroge, c'est ce qu'envisagent de faire ces groupements de directeurs pour les élections professionnelles.Vont-ils appeler à voter pour un syndicat qui défend les directeurs ?Vont-ils faire des compromis avec les syndicats majoritaires ?Vont-ils appeler à voter blanc ?Parce que quelque part, malgré tout, elles vont être importantes, pour notre profession, ces élections, et ce serait dommage de les louper !à noter : C'est une question totalement pacifique et qui ne saurait être interprêtée autrement. Merci.

Ewen 17/06/2008 08:18

Il est vrai que la lutte syndicale en faveur des directeurs demeure décallée; on pourrait même dire que le manque total d'écoute de la part du ministre actuel envers les enseignants ( ceux qui ne sont pas des idéologues ) est également caractéristique des syndicats les plus importants envers les directeurs. On décide ce qui est bien pour vous !Cela doit être dénoncé et cela doit être combattu car il en va de l'évolution même de nos écoles.Mais je ne tomberai pas dans la confusion comme monsieur Eric Selmer et ses petits copains. 'La situation actuelle ' ce sont les annonces mensuelles d'un chef de l'état omnipotent, ce sont les programmes concoctés par des ânes et des gaveurs d'oies, c'est la casse de la formation.... et c'est encore et encore l'incapacité d'évaluer l'existant et d'écouter les professionnels......sauf quelques démagogues qui vendent leur soupe en critiquant tout et n'importe quoi et qui sont écoutés par le pouvoir.

Henri 16/06/2008 21:29

À verser au dossier (désolé Marcel !)"Le combat des syndicats : être pédagogiquement corrects. Qu'ils se recentrent donc sur des revendications légitimes. Je suis comme beaucoup d'enseignants de l'école primaire, effaré par la
mauvaise foi et par l'ignorance de la réalité qui caractérisent le
discours des syndicats d'enseignement quand ils se mettent à parler de
pédagogie, et je ne me sens pas du tout, sur ce point précis,
représenté par eux. Le discours des 'chercheurs militants' (sic) que
relaient sans aucune distance critique la plupart des syndicats
d'enseignants est lui-même ahurissant ! Ces
derniers osent effectivement aujourd'hui se présenter comme des
'résistants' alors que ce sont eux qui, depuis plus de vingt ans, sont
les conseillers du prince et les instigateurs des réformes et des
directives ministérielles qui ont abouti à la situation actuelle ! Ce sont également eux qui se sont arrogé, par cooptation et adhésion
obligatoire au conformisme du pédagogiquement correct, le monopole de
la formation et du formatage des hiérarchies de l'Education nationale.
Ces hiérarchies qui, au nom de leur autorité 'scientifique', matraquent
depuis des années les enseignants de terrain de leurs certitudes
idéologiques et de leur mépris condescendant ! Nous aurions pourtant besoin des
syndicats d'enseignants pour continuer à mener de véritables combats :
moyens renforcés pour l'aide des enfants en difficulté, défense de la
laïcité, réduction du corps pléthorique et souvent parasitaire des
inspecteurs, revalorisation des salaires, statut des directeurs d'école... Que les syndicats se reprennent donc, qu'il renoncent à cette
insupportable langue de bois qui n'a pour seul objectif que de sauver
un monopole usé de l'autoritarisme pédagogiste, et qu'ils se
reconcentrent sur des revendications légitimes, sous peine de voir
perdurer la réelle et catastrophique baisse du taux de syndicalisation
dans le monde enseignant. Marianne Courrier des lecteurs Eric Selmer - Juin 2008

marcel 16/06/2008 12:36

Merci au modérateur d'avoir passé mon billet d'humeur :-)Marcel

marcel 16/06/2008 10:25

Chers
camarades directeurs,
vous
commencez à me gonfler gravement avec votre anti-syndicalisme
primaire!
Oui,
d'accord, le SNUIPP n'est pas top pour la défense des
directeurs! En tant que militant de ce syndicat, j'ai moi-même
dit, lors de la journée bidon des directeurs organisée
par le SNUIPP à Paris en début d'année, qu'il
fallait prendre en compte cette demande de statut et que, même
si on avait des raisons d'être contre, il fallait travailler
avec tous les collègues directeurs et adjoints, pour traiter
ce grave pb de direction. (C'est noté dans le compte rendu qui
en a été fait ici)
Mais
passer votre temps à taper sur le SNUIPP, qui fait par
ailleurs beaucoup de travail localement pour la défense de la
profession, fait plus que m'énerver.
C'est
même tellement contre productif que ça me fait
aujourd'hui passer dans le camp de ceux qui en ont marre de vous
entendre casser du militant.
Ras-le
bol des ces discussions qui peuvent être de très haut
niveau, avec des analyses qui me font me poser des questions et qui
sont tout à coup démolies par des commentaires de
niveau bac -12 "ah, oui mais tout ça c'est de la faute
des syndicats, y font rien qu'à embêter les dirlos".
Vous
perdez aujourd'hui le soutien d'un collègue qui a toujours
défendu au sein du syndicat majoritaire les directeurs et qui
a toujours refusé de marginaliser les assos de directeurs, en
défendant le point de vue suivant : « 100% d'accord
avec le constat, mais pas d'accord sur les moyens à mettre en
oeuvre ; écoutons nos collègues directeurs et
considérons leur point de vue, prenons le en compte »

Bonne
continuation

Marcel
PS : ne
perdez pas de temps à me répondre, je ne lirai pas
(enfin, si c'est publié)

Thomas 14/06/2008 21:04

Eh oh, il n'y a pas que le snuipp et le se, comme syndicats.Il faudrait arrêter, avec ça !

Phil Truffert, école Giono Miramas, 13 14/06/2008 18:52

Martine, tu as raison, il ne faut plus se diviser sur le point central. Mais il faut comprendre les réactions des dirlos face au mépris de certains "délégués syndicaux". Quatre questions pour éclairer mon propos :- Les Assises Du SNUipp du 23/10/2007, avec réunion des 1000 délégués (combien étaient-ils réellement? même pas la moitié), n'a fait l'objet d'aucun compte-rendu, pourquoi?- Combien de syndicats ont demandé l'affectation des "60h" aux dirlos, en juste reconnaissance de l'alourdissement de leurs tâches?- Qui lutte contre les EPEP, en proposant un réel statut des écoles et du métier de directeur?- Combien de fois les mots "directeur" et GDID sont employés par les "syndicalistes de tout genre?Il faut quand même reconnaître que Gilles Moindrot utilise 4 foid le mot"directeurs et directrices" pour 3 "direction d'école", ce qui est un CHANGEMENT ENORME, qui va dans le bon sens à mon goût, vaut mieux tard que jamais.Or il faudrait qu'un consensus syndical se fasse vite sur le CONSTAT DE L'ALOURDISSEMENT EXPONENTIEL DU TRAVAIL DES DIRLOS, et construire une réponse rapide "unitaire" pour la rentrée 2008.Aucun décret ne nous oblige à mettre en place en urgence des mesures néfastes à notre école laïque et républicaine.Qu'ils donnent la consigne rapidement au niveau national, et soutenons tous les directeurs qui, la tête dans le guidon sont entrain de s'épuiser à construire une usine à gaz qu'ils ne pourront justifier et argumenter face aux parents d'élèves, aux maires..."L'été sera chaud!"

merlin 14/06/2008 17:18

Martine,    Je serai bien un peu de ton avis lorsque tu sous-entend que les syndicats ont leur utilité et qu'ils ont, à une certaine époque, été les artisans de conquêtes historiques. Mais le problème aujourd'hui c'est que les combats qu'ils mènent ne sont pas forcément en phase avec " les masses enseignantes" et que le divorce est encore plus flagrant en ce qui concerne les dirlos. Alors oui, lorsqu'on s'applique à faire preuve d'une surdité obstinée, il faut s'attendre à être la cible de critiques de plus en plus vives.  " On récolte ce que l'on sème". Mais il est vrai aussi que notre énergie réciproque serait mieux employée à soutenir l'action du Gdid qui est porteur , avec peu de moyens, mais beaucoup de convictions des réelles aspirations de ce qui est devenu une profession.

Martine - dir mat pu - perso 14/06/2008 13:38

Moi je ne suis pas là pour défendre le SNU ou le SE, ni Moindrot, ni Berille. D'ailleurs, j'ai plutôt des griefs à leur égard. Mais je ne veux pas non plus participer à une espèce de chasse aux sorcières en la personne des représentants syndicaux. L'histoire est là pour nous rappeler les conquêtes sociales qui sont le fruit de longues luttes syndicales.J'ai 4 classes et j'ai apprécié d'avoir enfin un jour de décharge. Je crois que j'aurais quitté la direction sans cette petite aide.Alors, être critique envers les responsables, oui. Les vilipender comme le font trop souvent certains collègues, non.

ewen 14/06/2008 08:50

Chaque année, depuis des lustres, on ajoute une pierre au fardeau des directeurs.Cette année, dans le désordre organisé, dans le mépris de la pédagogie, des enseignants, des directeurs et des parents d'élèves, dans une belle incohérence, on l'alourdit encore et encore. Rien de nouveau sinon que la pierre de cette année est devenue un rocher.Qui agit ? Le courrier de Moindrot est si convainquant qu'on peut l'afficher à côté de notre table de nuit pour s'endormir avec le sourire !La seule solution, s'organiser, se regrouper et se battre, c'est ce que propose le GDID à sa manière. Je n'en vois pas d'autre actuellement. Les besoins des années passées sont devenus des urgences.

Dedel 13/06/2008 12:22

Henri, tu peux faire de l'humour mais la réalité est incontournable.
Dossier direction : profitons des "60 heures" pour réouvrir le dossier. Courrier de Gilles Moindrot à Darcos
 
Monsieur le Ministre,
Les tâches et les responsabilités liées à la direction et à la vie de l’école ont considérablement augmenté et se sont complexifiées du fait de l’évolution du fonctionnement des écoles.
La nouvelle organisation de la semaine scolaire, l’année prochaine, et la mise en œuvre des stages de remise à niveau accentuent les responsabilités et la charge de travail exigées des directeurs.
Face à cette situation, les directeurs et directrices d’école expriment de plus en plus souvent leur malaise devant ce qu’ils ressentent comme un manque de considération et une marque de mépris de leur rôle dans l’école.
De plus, l’incertitude qui existe concernant le renouvellement à terme des contrats aidés en charge de l’aide administrative est vécue comme un élément perturbateur dans les écoles et comme une réduction possible des moyens consacrés à la direction et au fonctionnement de l’institution.
Les directeurs et directrices d’école sont à l’écoute des préoccupations des personnels en début de carrière et assurent notamment l’accompagnement de nos collègues en stage filé.
La mise en œuvre, dans certains départements, de la nouvelle gestion des moyens a pour conséquence une diminution de la quotité de décharge de direction (les regroupements d’adaptation n’étant, par exemple, plus considérés dans le nombre de classes servant à attribuer le volume de décharges) alors que l’importance des tâches est croissante.
Les réunions d’équipes pédagogiques ou éducatives, les relations avec les parents d’élèves, l’implication dans la scolarisation des élèves en situation de handicap, les structures nécessaires comme les RASED qui sont exclues du périmètre d’attribution des moyens pour assurer les tâches liées à la direction sont pourtant autant d’éléments qui justifieraient le maintien des volumes de décharge.
L’école est au carrefour des préoccupations des enseignants et des familles. Le directeur d’école est l’organisateur, l’animateur et le régulateur d’une équipe de plus en plus large mobilisée au service de la réussite de tous les élèves.
L’absence de réponse de votre ministère sur ce dossier particulier est incompréhensible. Elle affecte les directeurs et directrices d’école.
Par ailleurs, vous avez affirmé que « l’application de ces dispositions (concernant la réutilisation des heures supprimées le samedi matin) aux directeurs d’école fera l’objet d’un examen particulier ».
C’est pourquoi nous avons l’honneur de solliciter l’ouverture de discussions pour aborder, le plus tôt possible, l’ensemble de ces questions.

henri 13/06/2008 11:07

@ Valmori !Ne t'énerve pas ! Dédel va venir nous expliquer les saints textes et l'entreprise de sauvetage de la "direction d'école" engagée par son syndicat ! nos fronts plats et bas ne sont pas à même d'accéder à une telle hauteur de pensée !Viens à notre secours Dédel !

VALMORI Patrick 13/06/2008 10:21

Oh ! les vilains directeurs qui font preuve de tant d'ingratitude... alors qu'ils devraient se confondre en remerciements appuyés...Oh ! qu'ils sont peu reconnaissants de tout ce qui est fait pour eux... C'est pas gentil...