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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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22 juin 2008 7 22 /06 /juin /2008 18:58


Après l’opération « 1000 délégués à Paris », les « Etats généraux de la direction et du fonctionnement de l’école », le SNUipp annonce qu’il « s’adressera dès la rentrée à l’ensemble des directrices et directeurs d’école ».

Cette décision vient d’être actée par le Conseil national du SNUipp réuni les 18 et 19 juin 2008. A deux reprises, le texte voté fait allusion à la charge de travail des directeurs.

 

Nous reproduisons, ci-dessous, les paragraphes nous concernant :

 

Stages de remise à niveau

 

Investir 23,5 millions d’euros pour payer des heures supplémentaires alors que l’école a besoin de créations importantes de postes n’est pas acceptable. L’augmentation du pouvoir d’achat ne doit pas passer par des mesures du type « travailler plus pour gagner plus ». Le SNUipp dénonce la surcharge de travail pour les directeurs et les collègues de CM. Il rappelle son opposition aux stages organisés pendant les vacances. Il appelle les personnels à ne pas rentrer dans le dispositif.

 

Direction

 

Le SNUipp a saisi le ministère pour réitérer sa demande de réouverture du dossier de la direction d’école. L’augmentation de la charge de travail et les incertitudes nouvelles pesant sur la responsabilité (nouvelle organisation de la semaine scolaire ...), comme le nombre de directions vacantes, réclament des mesures rapides. Le SNUipp s’adressera dès la rentrée à l’ensemble des directrices et directeurs d’école. Le SNUipp propose de nouvelles étapes d’actions. Il proposera une motion à adresser à chaque Inspecteur d’Académie et au ministre et organisera une journée nationale d’action au premier trimestre.

 

Qui se plaindra que le premier syndicat enseignant prête de nouveau attention aux directeurs ? Néanmoins, on peut légitimement s’interroger sur l’intérêt de cette démarche quand on se rappelle ce qu’ont donné les premières actions citées en début d’article.

Le doute est également permis quand on songe à un fait plus récent : la consultation des directeurs par le SNUipp 66. Nous nous étions largement fait l’écho de cette consultation dans laquelle il était, notamment, demandé aux directeurs s’ils étaient favorables à un statut particulier alors même que dans le document d’accompagnement, le SNUipp 66 rappelait son opposition au dit statut.


Curieuse consultation dont on se demande encore quel était son objectif non déclaré puisque la position des directeurs est bien connue depuis la consultation IFOP / GDID (une vraie, celle-là) qui a mis en évidence une très forte participation et un choix quasi unanime pour un statut (93 %). Le SNUipp espérait-il secrètement obtenir un résultat différent dans le but de décrédibiliser l’IFOP et le GDID ? Peine perdue, on ne s’improvise pas institut d’enquêtes d’opinion.

D’ailleurs, le SNUipp 66 qui avait indiqué qu’il analyserait « les résultats de cette enquête lors d’une commission "direction d’école" ouverte, le mercredi 18 juin après-midi au siège » observe un silence assourdissant qui montre son désarroi devant les résultats de cette consultation.

Nous réserverons bien volontiers au SNUipp 66 un espace de diffusion des résultats de sa consultation. Il sait pouvoir compter sur nous.

 

Quant au SNUipp national, nous savons qu’il s’adressera à l’ensemble des directeurs non pas une mais deux fois. La première, à la rentrée comme s’y est engagé son Conseil national. Puis, quelques semaines plus tard, une seconde fois pour solliciter leurs suffrages lors des élections professionnelles. Le rapprochement des dates n’est que fortuit. En effet, il ne faut y voir que pure coïncidence…

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
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commentaires

Lydie 06/07/2008 22:13

Grégory,Insinues-tu qu'il n'y a que 64 personnes qui ont répondu au sondage IFOP ?De qui te moques-tu ?Par ailleurs, pourquoi écris-tu si gros, c'est insupportable à lire.

Raynal Grégory 02/07/2008 23:00

Pour information, voici le résultat de la consultation organisée par le SNUipp 66 et publiée dans toutes les écoles des Pyrénées-Orientales.A noter que la participation correspond à celle du sondage IFOP et que le blog du GDID 66  a appelé les collègues directeurs à participer à cette consultation.Ci-dessous le mail envoyé aux écoles
CONSULTATION DES DIRECTEURS DES PO

Le dépouillement des réponses des directeurs des PO a eu lieu mercredi dernier au siège du SNUipp 66.
64 collègues directeurs nous ont retournés cette consultation  qui donne les résultats suivants:
- 67 % (soient 43 collègues) revendiquent pour leur école un temps de décharge supplémentaire
- 71 % (46 collègues) réclament le remplacement des contrats aidés par de véritables  emplois statutaires (11 demandent l’abandon du dispositif)
- 87,5 % (56 collègues) estiment que le protocole sur la direction n’a pas mis fin au conflit (5 sans opinion et 2 favorables au protocole)
- 67 % (43 collègues) pensent que la seule pression des directeurs ne saurait suffire pour améliorer le fonctionnement de l’école et l’amélioration des conditions de travail et de salaire des directeurs.
 
La création d’un statut de directeur est une revendication minoritaire : 37,5 % (24 collègues) sont  pour, 46,8 % (30) sont contre, 15,6 % (10) ont coché la case "Sans Opinion")… 75 % (48 collègues) trouvant même le cadre actuel le mieux adapté à la réalité et à la structure des écoles!
Le statut est cependant un élément clivant: 28,1 % (18 collègues) en font « la priorité des priorités » alors que 37,5 % (24) classent cette revendication en dernière position.
 
Les priorités des collègues restent dans l’ordre: les décharges, les rémunérations et l’allègement des tâches tandis que la formation et les emplois de vie scolaire sont relégués en  fin de liste.
 
Concernant les rémunérations, l’augmentation du nombre de points d’indice est privilégié contrairement aux passages hors contingent ce qui marque une réelle volonté de ne pas être dissocié du reste de la profession.
 
93,7 % (60 collègues)  approuvent la revendication du SNUipp 66 concernant les « 60h » qui doivent selon nous être comptées en décharge de service pour l’ensemble des directeurs.
 
Enfin les actions qui obtiennent le plus de suffrages pour peser sur les choix gouvernementaux et départementaux sont dans l’ordre:
- prioriser en différant l’accessoire que l’on n’a pas le temps de faire.
- saisir le maire systématiquement par écrit de toute question relative à la sécurité.
- refuser de s’impliquer et de faire ce qui est de la compétence des communes.
- organiser des journées médiatisées
En résumé, un refus affirmé  de toute pression administrative mais des interventions auprès des élus et de l’opinion publique à travers les médias !
 
Un regret toutefois: une participation limitée des collègues (près d' 1 directeur sur 4 a répondu à cette consultation).
Le Snuipp 66 organisera au mois d’octobre un stage syndical « spécial direction d’école » qui nous permettra de continuer à échanger et d’élaborer un calendrier d’actions.
  
 

0762434h - ac-rouen 27/06/2008 09:22

pour la suppression du samedi matin, qu'en est il des heures "perdues" de nos ATSEM? dans mon école 5h par semaine?avez vous des réponses?merci

Jean-Pierre 25/06/2008 19:11

Je crains que Paco ait raison.L'exemple en a été les nouvelles élections (après invalidation des premières) dans les Bouches-du-Rhône, fief emblêmatique, s'il en est, de la rebellion des directeurs, où, en plein dans le mouvement de protestation de ces derniers, le sne, seul syndicat présenté qui défendait le statut, n'a pas obtenu de représentant en capd.Entre les paroles et les actes, malheureusement, il y a souvent un océan.Il faut que nous sachions nous remettre en question.

Froment 25/06/2008 18:53

Désolé de jouer une fois encore le "rabat joie" de service mais avez-vous pris connaissance du rapport de la Cour des Comptes sur les perspectives des finances publiques ?Si vous ne l'avez pas fait, gardez vous en bien. Ainsi, vous n'aurez pas le moral à zéro en pensant au statut qui s'éloigne de plus en plus faute de pouvoir financer les mesures indispensables qui doivent l'accompagner (grille indiciaire, création de postes pour les décharges, moyens matériels...).Si néanmoins, vous avez envie de savoir ce que dit Philippe Seguin, en voici un extrait :
Le déficit public (Etat, Sécurité sociale, collectivités locales) est reparti à la hausse l'an dernier, avec un poids sans cesse croissant de la dette publique pour le citoyen, a estimé la Cour des comptes dans son rapport sur "la situation et les perspectives des finances publiques" rendu public mercredi 25 juin.
Avec un déficit public de 2,7 % du PIB en 2007, contre 2,4 % en 2006, "la dette publique ne manque évidemment pas de s'alourdir", a insisté mercredi le premier président de la Cour des comptes, Philippe Séguin. "Aujourd'hui en France, tout actif occupé a sur ses épaules un endettement de 47 000 euros, qu'il devra bien rembourser, lui et ses enfants", a précisé M. Séguin en présentant le rapport de la Cour remis au Parlement avant le débat d'orientation budgétaire pour 2009.
 
LE POIDS ÉCRASANT DE LA CHARGE DE LA DETTE
La charge des intérêts de la dette représente à elle seule "2 000 euros par an et par Français employé", une charge qui "réduit à néant nos marges de manœuvre" et menace l'avenir des systèmes de solidarité publics, a-t-il martelé. Cette charge des intérêts se montait en 2007 à plus de 50 milliards d'euros, soit l'équivalent du déficit public, en augmentation de 12 % par rapport à 2006.

Paco 25/06/2008 17:14

"Quand au complot destiné à affaiblir les " grands" syndicats, rien à craindre, le moment venu, les dirlos ( qui ne sont pas tous de sinistres arriérés sans mémoire) sauront voter pour ceux qui..."J'aimerais être aussi sûr que toi, Merlin, de cette affirmation.Si je me réfère aux précédentes élections professionnelles, les dirlos étaient déjà mécontents de leurs syndicats. La tromperie n'est pas nouvelle, tu en conviendras. Pourtant, on peut penser que les dirlos ont voté comme leurs adjoints, c'est à dire pour les 2 principaux.Pas de statistiques pour le prouver, je sais, mais je n'ai pas vu que les syndicats favorables à un statut aient fait un bond dans les résultats. C'est même le contraire, je pense. A vérifier...Je crains que ce ne soit encore pareil en 2008. Les gens râlent mais en fin de compte se rallient aux gagnants potentiels. Idem en politique. Vois ce qui se passe depuis 30 ans avec la sempiternelle alternance droite / gauche ou plutôt RPR puis UMP / PS pour en arriver à l'UMPS.Pourtant combien de fois a-t-on pu mesurer le mécontentement des électeurs en 30 ans !!! Mais ça n'a fait que se traduire par une alternance et jamais par un déplacement vers d'autres candidats.Je crains fort qu'il n'en soit de même avec les dirlos qui, à contre coeur peut-être, finiront par se dire que ce sont quand même les syndicats les plus importants qui ont le plus de force pour les défendre au cas où... Et ce sera reparti comme en 14.C'est une analyse toute personnelle mais je ne me risquerai pas à parier un kopek sur une autre issue... Hélas, hélas, hélas pour nous !!!

merlin 25/06/2008 16:27

Cedric, je vais assumer ma responsabilité et je participerai en votant aux futures élections professionnelles. Vais-je BIEN voter, comme l'aurait conseillé notre bon Monsieur le curé à ses ouailles ignorantes et réceptives à la bonne parole... c'est peut-être moins sûr si je m'en réfère à ton exposé mais c'est la dure loi de la démocratie.     Une chose me gêne beaucoup dans ton post, c'est cette répétition  de " vérités" qui te semblent indiscutables:le CDMD est une hérésie: peut-être mais qui l'a inventé ( et qui essaie de le caser sous divers moyens?)les statuts ( H et NH allons-y!) = solution trompeuse: on pourrait en discuter? ( 93% de dirlos pas d'accord quand même)Quand à la position du SE , il faut de bonnes lunettes pour se repérer dans un flou qui n'est pas qu'artistique:  pragmatisme ( ça sert à tout) , plus efficace, collègues qui ont CHOISI d'être dirlo ( pas tous hélas!), moins mauvaises conditions ( on retiendra " mauvaises conditions),  l'originalité de l'école primaire ( !!!!, ça on est originaux dans la fonction publique!), les écoles familiales ( rigolo, on pourrait avoir l'obligation d'épouser nos adjointes ( ou inversement mesdames) afin d'engendrer de futurs petits dirlos et dirlettes), convivial ( pôvres profs de collège sans convivialité, comme ils nous envient!), bref c'est l'école vue par la comtesse de Ségur dont tu nous parles!   Quand au complot destiné à affaiblir les " grands" syndicats, rien à craindre, le moment venu, les dirlos ( qui ne sont pas tous de sinistres arriérés sans mémoire) sauront voter pour ceux qui ont agi avec mesure ( toujours), réalisme mais bonne volonté. ça me parait évident: ils auront ce qu'ils méritent.    Amen Ainsi parlait le chevalier Merlin qui n'avait peut-être pas tout compris de la mesSE............

Henri 25/06/2008 15:27

"En ce sens, Merlin, tu auras, au même titre que chacun de nos collègues
directeurs, une responsabilité importante dans le devenir de notre
fonction."Et c'est ainsi que Merlin, par la Sainte Grâce de Cédric58, fut adoubé chevalier au terme d'un commentaire fleurant les meilleures saintes huiles !Dis, Cédric58 ! excuse-moi si je te vexe, mais vas-tu continuer longtemps à nous prendre pour des cons ?

Cedric58 25/06/2008 14:25

Ne fais pas fausse route dans l'autre sens Merlin. Le CMD est une hérésie. personne n'en veut. Ni les directeurs, ni les adjoints. Et ça ne règlerait rien du tout. Chacun le sait bien. C'est une lubie ou peut-être même simplement un dérivatif pour détourner l'attention. Bref, sans intérêt.Le statut, on l'a déjà dit ici et ailleurs : il est une solution trompeuse car il nous conduirait inévitablement à un statut d'ordre hiérarchique. D'ailleurs, on ne tardera pas à le vérifier très rapidement avec la mise en place des EPEP. Pas plus que le CMD, personne n'en veut.Dans les deux cas, c'est faire fausse route que de s'aventurer vers l'une ou l'autre de ces fausses bonnes solutions.Que reste-t-il alors ? Eh bien, c'est en cela que notre position (celle du SE) est pragamatique : elle se veut la plus efficace en négociant chaque fois que c'est possible de nouvelles avancées pour aider au mieux les collègues qui ont choisi d'être directeur d'exercer leur fonction dans les moins mauvaises conditions.Nous devons continuer dans cette voie pour préserver l'originalité de la direction d'école primaire. Ne cherchons pas à ressembler aux chefs d'établissement du secondaire. Ne calquons pas leur fonctionnement qui est totalement différent. Ce n'est pas ce que veulent nos collègues. Préservons le côté familial, convivial de nos structures qui, ne l'oublions pas, sont très petites sur l'ensemble du territoire (60 % d'écoles à 6 classes et moins).Que réclament en priorité les collègues ? DU TEMPS ! Le temps ce ne peut être que des décharges. Nous avons obtenu un quart pour les 4 classes en 2006. Continuons. Certes, ça ne va pas assez vite. On en est pleinement conscients au SE. Est-ce notre faute ? Qui pourrait nous reprocher, de bonne foi, de ne pas oeuvrer dans ce sens ? les lecteurs de ce site sont conscients eux aussi que les syndicats doivent se battre pour obtenir satisfaction. J'ai beaucoup apprécié il y a quelques semaines le courrier de Froment qui nous expliquait la difficulté financière à satisfaire les directeurs d'école. Son exposé, très bien documenté, enlevait cette illusion à nos collègues tentés de penser qu'il suffirait aux syndicats d'un claquement de doigts pour avoir tout ce que l'on demande.C'est très difficile. Surtout avec ce gouvernement. Mais c'est la seule voie possible qui s'offre à nous Merlin. C'est difficile avec ce gouvernement, je disais, mais ce l'est d'autant plus que les syndicats ne sont pas assez puissants et ça, c'est vraiment dommage.Regarde ce qui va se passer aux prochaines élections : tu vas voir débarquer des organisations qui se disent syndicats et qui en fait ne se rappellent au bon souvenir des collègues que tous les 3 ans. Entre temps, on ne les voit pas, on ne les entend pas. Pas grave, diront certains, c'est cela aussi la démocratie. Oui, bien sûr mais ces fantômes vont tout de même grapiller quelques % de voix qui n'auront qu'un objectif : affaiblir les "grands" syndicats qui eux sont tous les jours sur le terrain pour défendre les collègues, les représenter dans les différentes instances, pour organiser des manifs, bref, pour entretenir le combat syndical sans lequel il ne peut y avoir de progrès social.A nous tous de voir clair et de ne pas nous éparpiller. En ce sens, Merlin, tu auras, au même titre que chacun de nos collègues directeurs, une responsabilité importante dans le devenir de notre fonction.

merlin 25/06/2008 10:18

D' accord, peut-être suis-je encore un peu trop naïf. J' avoue que je connais mal le détail des propositions du SNE, d'Avenir école... Je sais que le SNE est favorable à un statut des directeurs avec la notion de " hiérarchique". Cette notion ne me semble pas relever de l'hérésie coupable mais d'un sujet pouvant être débattu et assez d'actualité. C'est ce débat qu'il me semble interressant de mener. Il est certain qu'aux prochaines élections nombre de dirlos vont envisager très sérieusement de voter pour un syndicat favorable aux dirlos. Autant avoir le maximum d'infos sur le programme, rien de coupable là-dedans. L'idée de " statut hiérarchique" est-elle plus honteuse que celle du " CDMD" ? Je ne le pense pas et à mon avis l'absence de dirlo reconnu comme tel dans les écoles nous mène droit dans le mur: le réveil risque d'être difficile!

Paco 24/06/2008 23:23

La réponse à ta question est simple, Merlin. Si les collègues qui votent SNE ne se manifestent pas publiquement c'est essentiellement à cause de la connotation "droitière" de ce syndicat.En France, malheureusement on en est là : il y a encore une sorte de "parler "politiquement correct. La même notion portée par un parti de gauche sera mieux adoptée que si elle était portée par la droite. Je dis bien la même notion, la même idée.Il y a donc une sorte de honte à avouer ou même à laisser paraître qu'on pourrait avoir une sensibilité de droite. On en arrive à oublier l'idée véhiculée. Dommage.Ce phénomène est bien connu notamment en politique. Mais on l'observe aussi dans le paysage syndical. Je pense que c'est la raison pour laquelle ces militants n'interviennent pas sur les forums.Prends l'exemple du statut hiérarchique. En discussion privée restreinte, quantité de directeurs te diront qu'il leur manque le pouvoir lié à une véritable autorité pour faire mieux fonctionner l'école. Combien osent le dire publiquement ? Ah, il y a encore des tabous dans notre bon vieux pays, Merlin.

merlin 24/06/2008 22:50

Dedel, je pensais surtout aux militants des syndicats favorables à un statut qu'on lit peu sur les forums. Leur analyse et leurs propositions sur les sujets  "chauds" ( 60h et autres) me semblent interressants ; on connait très bien les positions du SE, du Snuipp, du Gdid on les partage ou pas mais rares sont ceux qui s'identifient en qualité de posteurs du SNE par exemple. Hors, ce syndicat était un des rares à proposer un forum libre de débats sur divers sujets dont la direction d'école et le malaise des directeurs.    Je comprends que Cedric 58 et toi aient le sentiment d'en prendre plein la g....... sur ce forum et d'autres mais.... pourquoi ne pas proposer l'équivalent sur les sites de vos syndicats ? on pourrait alors venir débattre cette fois-ci en situation de minorité?note; rien de personnel dans mes propos qui ne concernent que des prises de position d'appareil ( ou la défense de ceux-ci).

Jean Paul 24/06/2008 19:34

Ils sont où les forums du Snuipp que je m'y rende pour "ferrailler" ?

Dedel 24/06/2008 14:39

Merlin, tu invites les syndicalistes à venir débattre. C'est ce que je fais assez régulièrement ici depuis plus d'un an, je crois. Mais franchement, admets que c'est parfois compliqué de faire face sur un site hostile.Je le fais parce que je crois beaucoup au dialogue et que je pense qu'il est bon de confronter ses idées à celles de personnes qui ne pensent pas comme toi mais... on s'en prend plein la gu... Faut aussi comprendre pourquoi nous sommes si peu à venir "ferrailler" sur les forums. Pas facile, crois-moi.

merlin 24/06/2008 12:35

Il faut vraiment être de mauvaise foi ou avoir la mémoire qui flanche pour défendre l'idée que le SE et le Snuipp défendent les directeurs: leurs rares prises de position en " notre" faveur se font plus en direction d'une " équipe" que de la personne du directeur: les EVS ?  " aide à la direction d'école" ( SE)  et pas " au directeur d'école", le Snuipp ? " il faut donner des moyens pour la direction d'école"... inutile de détailler.D' autres syndicats prennent clairement position pour les Directeurs: le plus " connu" le SNE et d'autres aussi. Mais leur audiance est encore faible car leur implantation est locale. Je suppose que si les problèmes des directeurs les interressent ( ça semble être le cas) et s'ils ont des propositions à faire ( ils interviennent auprès du ministère) , ils doivent aussi fréquenter ce forum et celui , devenu incontournable, du Gdid.Qu'ils nous exposent, par clavier interposé,  leurs positions sur les sujets d'actualité afin que l'on puisse comparer, critiquer ....ou approuver ce qui, si c'était le cas, nous éviterait d'être catalogués dans la case des ( vieux) cons antisyndicalistes réaco-fachos de base (CQFD) puisque n'étant pas en accord avec les 2 syndicats majoritaires et donneurs de leçons de syndicalisme bien pensant que sont le SE et le Snuipp ( par la voix de certains de leurs adhérents je suppose).

mat pu j.prevert 24/06/2008 10:21

"Les syndicats défendent un statut pour les psy, CP, IMF de tous poils parcequ'ils ne sont pas directement en présence d'élèves" "Le dirlo est en charge d'élèves et ne doit pas avoir un traitement qui le différencie trop de ses collègues adjoints"J'aurais tendance à croire que l'argument avancé par Shadow doit être renversé.Je pense que les syndicats refusent une reconnaissance par un statut parce que nous sommes à la tête d'une équipe enseignante et qu'ils estiment (idéologie oblige) qu'il y a risque à nous voir devenir des "p'tits chefs" (comme ils disent). Et le fait d'être en contact des élèves est le prétexte pour qu'on reste aligné sur les "ôtres" enseignants. Prétexte qui leur évite de répéter trop souvent leur opposition à un statut.En revanche, pour "les psy, CP, IMF de tous poils" les syndicats ne s'y opposent pas puisque, toujours à leurs yeux, le risque idéologique de "p'tit chef" n'existe pas.C'est l'analyse que j'en fais, un peu différente de celle de Stéphan mais, en fait, qui aboutit au même constat : nous sommes des pestiférés !!!Je l'ai déjà dit : je saurai m'en souvenir lors des élections de fin d'année.Anne-Marie

shadow 24/06/2008 09:56

stephan, une amorce de réponse à tes questions, qui n'engage que moi, n'étant plus syndiqué ( après 20 ans de bons et loyaux services n'en déplaise à Mr Franiatte).Les syndicats défendent un statut pour les psy, CP, IMF de tous poils parcequ'ils ne sont pas directement en présence d'élèves ( je reprends les arguments d'un posteur syndiqué publiés il y a quelques mois sur un forum) et donc qu'ils sont en marge de l'équipe enseignante.Le dirlo est en charge d'élèves et ne doit pas avoir un traitement qui le différencie trop de ses collègues adjoints. Sinon, on finirait par le reconnaître même au sein de l'équipe comme un " vrai dirlo" pour reprendre les termes de notre bon ministre.ça, ni le SE, ni le Snuipp ne le veulent: discours peut-être anti syndical mais que l'on me prouve le contraire... Le SE a choisi la politique des " avancées mesurées" avec les conséquences que l'on connait, le Snuipp reste fidèle aux effets de manches sans lendemain ( du moins , je n'ai pas en mémoire de demande forte du Snuipp en faveur des dirlos ayant abouti).Pour ces syndicats le dirlo doit rester avant tout instit-comme-les-ôtres même si sa charge de travail augmente et son temps de décharge diminue ( dernières mesures)...Plus fort , la stratégie de l'écran de fumée: stages RAN, 60h, bientôt accompagnement éducatif... à charge soi-disant du CDM, de l'IEN, ...et un peu quand même du dirlo qui se tape BEAUCOUP plus de boulot que l'on veut nous le faire croire; le fait d'être officiellement responsable et gestionnaire de ces dispositifs nous faciliterait même la tâche... mais il nous faudrait du temps et une reconnaissance statutaire... on tourne en rond!

stéphan 24/06/2008 09:03

@ M.franiatte,Super d'être resté aux années 80... (87 le statut des maîtres directeurs... décret signé et liste d'aptitude squatter par le SNI... annulé par le gouvernement Fabius, au MEN, Jospin, qui pond le texte de 89. si j'ai bonne mémoire!).Sauf qu'avec tes pattes d'éph. et ta chemise à fleurs (sympathique) tu dates un peu... Et ton discours avec.Nous sommes en 2008... 20 ans ont passé Hibernatus!Alors je veux bien qu'on y aille mollo avec les espèces "protégées", mais faudrait voir à ne pas confondre "exercice normal de la critique", même si elle est vindicative (proportionnelle à ce que nous vivons professionnellement), et "réactionnaire".Aujourd'hui, le réac. c'est toi!La seule chose que nous voulons, c'est que nos revendications soient prises en compte et portées par ceux qui ont mandat pour nous représenter.Et, oui, rien d'antisyndical.Au contraire, puisque les syndicats base leur représentativité sur leur score aux élections professionnelles (et pas sur le nombre de leurs adhérents), il est naturel que les électeurs, se fassent entendre!En petit réac nerveux, tu souhaites que nos revendications n'aboutissent pas, et tu donnes raisons à ceux qui se méfient des syndicats co-gestionnaires...Je repose ma questions aux pro-syndicaux:-Pourquoi refuser de nous reconnaître en tant que dirlo-que-nous-sommes,  par un texte juridique, et revendiquer un statut pour les CP afin de reconnaître leur spécificité?>alors que le risque de caporalisation, là, existe... On connaît tous le zèle de certains CP à satisfaire leur IEN.POURQUOI?Une autre:-Pourquoi aucun des syndicats majoritaires, ne revendique clairement, et surtout fermement, les 60HS en autant de décharges pour tous les dirlos?• il n'est pas question de statut, ni de "chef d'établissement" et collerait parfaitement aux discours.Et bien, NADA, ou alors ce sera sous notre pression.POURQUOI?Parce que nous avons raison. Si on nous donne ces 60h, on nous reconnaît en tant que dirlo... et  le SNUipp ne veut pas.Alors, bon vent M.Franiatte, moi je m'obstine à penser que l'on a la critique que l'on mérite, et que, dans tous les cas, elle est salutaire. 

Jean Paul 23/06/2008 21:43

Je suis directeur. Je ne suis pas antisyndical. La preuve je voterai pour un syndicat qui prône le statut du directeur. En revanche, je trouve le se, le snu et fo très antidirecteur.

henri 23/06/2008 18:11

Cher collègue "Elémentaire J. Racine" !Critiquer n'a jamais été interdit par quelque constitution que ce soit et c'est même l'apanage des démocraties aussi imparfaites soient-elles que d'accepter la libre opinion et le droit d'exercer son sens critique !Il y a une différence entre certains commentaires et le vôtre :- les premiers s'en prennent à des "appareils", vilain mot mais qui dit bien la froideur de la chose ; ils critiquent des modes de fonctionnement, un immobilisme que d'autres ailleurs qu'ici-même ne se font pas manque de condamner, des atermoiements plaintifs qui à ce jour ne nous ont menés qu'à un statu quo totalement stérile.- le vôtre s'en prend assez platement reconnaissons-le à des personnes : nous serions "réactionnaires", attiré par la position de "chef" (quelle force dans un tel argument !) jusqu'à votre déplorable conclusion (d'un caractère assez haineux pardonnez-moi l'adjectif !) qui ne vous grandit pas : "Je n’espère qu’une chose que vos revendications n’aboutissent pas."Vous êtes directeur ? Est-ce si sûr ? Pourriez-vous éclairer ma lanterne bien curieuse car à vous lire et à voir la réalité quotidienne de la situation des directeurs d'école en ...fonction, il y a comme un sérieux hiatus !Enumérer ici la trop longue liste des raisons qui poussent beaucoup de collègues-directeurs, ne vous en déplaise, à "critiquer" les positions syndicales (ou leur absence !), à demander un statut qui reconnaisse leurs responsabilités, serait fastidieux et probablement, vu le ton de votre commentaire, assez inaccessible à votre raison (pardonnez-moi cette offense !)La situation des directrices et directeurs de ce pays a atteint un tel degré de "ras-le-bol" que votre commentaire paraît bien dérisoire !Bien cordialement.

shadow 23/06/2008 17:00

Visiblement, tout le monde n'a pas la même lecture des posts: là où j'ai lu " surtout votez aux élections professionnelles", " regroupez vos voix", " adhérez aux associations de dirlos", appels non dissimulés à la participation active et à l'engagement militant, certains ne voient qu'antisyndicalisme chronique et même réactionnaire... Serait-ce parceque les noms de syndicats non majoritaires mais favorables aux dirlos ont été mentionnés? parceque le Gdid a été cité? Devrait-on pratiquer l'ostracisme et la chasse aux dirlos-favorables à un statut?  Curieuse conception de la démocratie et de la libre parole.

Elémentaire J. Racine 23/06/2008 14:22

Bonjour,
Votre côté anti syndicale systématique est au mieux ennuyeux, au pire réactionnaire.
Vous souhaitez être chef d’établissement passez les concours prévus vous aurez toutes satisfactions.
Je suis directeur depuis 12 ans en REP et autre, je sais qu’il faut changer la direction d’école. Dans les années 80 nous nous sommes mobilisés fortement contre ce que nous appelions « les maîtres directeurs » ce n’est pas pour aujourd’hui succomber à l’attrait du pouvoir ou de la position de « chef ». Aussi je vous demande de me retirer de vos listes de diffusion le plus rapidement possible.
Je n’espère qu’une chose que vos revendications n’aboutissent pas.
M. Franiatte, directeur à Lyon 6ème.

Dedel 23/06/2008 14:09

De quoi mettre le bourdon au syndicaliste le plus zélé, vos commentaires !!! C'est très décevant. Je ne comprends pas ce pilonnage incessant, systématique contre les organisations syndicales en général et le SNUIPP-FSU en particulier.Si on ne faisait rien, si on ne proposait rien, si on ne disait rien... votre colère à notre égard serait justifiée. Je serais le premier à le reconnaître.Mais, là, bon sang, vous voyez bien qu'on cherche à améliorer la situation des directeurs de ce pays !!! Excusez-moi mais, aujourd'hui, je dois m'efforcer de rester mesuré dans mes propos. Pas facile devant tant d'injustice !

merlin 23/06/2008 12:38

Rassures-toi Delphine, aucune boule de cristal et marc de café dans mon propos: juste un peu d'expérience. Le SE va continuer sur sa lancée du " petit plus" mais.. " c'est mieux que rien"... et nombre de dirlos qui croulent sous le boulot pourraient se dire "prenons quand même"....   Le Snuipp fidèle à sa stratégie des " gros bras, regardez comme on est forts" , va publier de beaux articles bien musclés en faveur des dirlos... et de leurs équipes ( n'oublions pas l'équipe!)... sans pour autant se soucier de mettre en place de vraies actions avec de vraies demandes chiffrées.... au MEN, on rigole en sirotant une boisson fraîche par ces temps de presque canicule...   Mais aujourd'hui, les dirlos connaissent le forum de DEL, le Gdid, il y a des syndicats qui défendent de vraies propositions en terme de statut, alors si le corbeau y croit encore aux sirènes des SE et Snuipp, faudra pas qu'il s'étonne s'il se réveille un matin .... dindon de la farce!

VALMORI Patrick 23/06/2008 11:12

Mais, c'est qu'il nous aime bien, le SNUipp... De plus en plus souvent, il nous fait des mamours... humm...

Delphine IA78 23/06/2008 08:45

la machine à intox est en route et ils vont faire semblant de s'interresser à nous ... serons-nous naïfs? a écrit merlin sous un autre article. Prémonitoire, le commentaire de ce collègue.En effet, la machine semble bien huilée. Les dirigeants du SNUipp sont de vrais pros. En tout cas, ils ont l'habitude de manoeuvrer les foules...On sent chez eux la montée en puissance qui continuera crescendo jusqu'aux élections. Plus c'est gros, plus ça passe... Il est évident qu'un nombre important de collègues directeurs sera tenté de croire à leur bonne foi, comme d'habitude. On se retrouvera avec un syndicat majoritaire qui nous ignorera ensuite superbement, comme d'habitude. Et comme le corbeau, honteux, on jurera, mais un peu tard que la prochaine fois...

Régis 22/06/2008 22:44

Si un collègue du 66 pouvait nous faire connaître les résultats de l'enquête du SNUipp de son département... ça m'intéresserait.Merci.