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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 22:52

 

« C’est lourd de mettre en place un projet commun. Pour avoir participé ce matin à une commission sur la direction d’école, on voit qu’on va au cœur des choses ». Cette déclaration de l’un des participants du SE-Unsa au congrès de Brest 2010, on peut la lire page 31, dans la revue « l’enseignant ». Mais traduit-elle une réalité ?

Le doute est permis lorsqu’on lit le compte rendu qui est fait de ce congrès. La place des directeurs y est réduite à la portion congrue.

 

Page 28, rubrique « les conditions de travail au cœur des débats ». Un paragraphe concerne les directeurs d’école :

« L’évolution du métier doit être reconnue ainsi que la charge de travail et les missions spécifiques. Par exemple, le congrès a acté le principe de la dissociation des missions de direction et d’enseignement dans les écoles de 7 classes et plus. Dans ce cadre, les directrices et directeurs seraient déchargés de la responsabilité de classe en conservant, pour les écoles de 7 à 10 classes, des heures auprès des élèves en lien avec le projet d’école. »

Aucune allusion à une demande de statut pour les directeurs d’école. Aucune référence à l’enquête initiée par le SE-Unsa en octobre 2009.

 

Page 25, rubrique « pour une école juste ». Le SE-Unsa dit non aux EPEP et précise ses exigences.

« Le SE-Unsa ne veut pas des EPEP, il l’a affirmé sans détours dans son congrès. Alors que le premier ministre vient de placer à nouveau le dossier à l’ordre du jour en chargeant F. Reiss d’une mission sur le sujet, le SE-Unsa devait sortir de son congrès avec des exigences claires.

C’est chose faite

 

1-     Tout projet de modification de l’organisation de l’organisation de l’école devra poursuivre des objectifs pédagogiques pour permettre aux enseignants de mieux exercer leurs missions.

2-     Il devra garantir l’indépendance du projet pédagogique et maintenir des structures de taille raisonnable et un maillage territorial de proximité.

3-     Les taux d’encadrement devront être maintenus sur trois ans et les écoles pourront choisir, après un bilan, de revenir à la situation antérieure.

4-     La direction de l’école doit rester à un enseignant qui ne sera pas un supérieur hiérarchique.

C’est en fonction de ces exigences que le SE-Unsa jugera des projets à venir. »

 

On le voit, le bilan du congrès est maigre pour les directeurs d’école. Le compte rendu ne relate rien des débats parfois vifs qui ont agité les représentants des enseignants durant ces trois journées (cf notre article du 26 mars).

 

Côté ministère, la direction d’école est-elle davantage au cœur de ses préoccupations ? Pour en avoir une idée un peu plus précise, il faut se reporter à la réponse ministérielle faite à une question écrite posée par un député.

 

Question posée par M. Dupré Jean-Paul (Aude - Socialiste, radical, citoyen et divers gauche) (publiée au JO le 29/12/2009)

 

M. Jean-Paul Dupré attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur les difficultés croissantes auxquelles se heurtent les directeurs d'école pour assurer pleinement la multiplicité des tâches qui leur incombent. Animateur d'une équipe pédagogique, lui-même en charge d'une classe, le directeur d'école a vu sa fonction évoluer ces dernières années vers de nouveaux champs de compétence : tâches administratives de plus en plus lourdes, gestion, relations avec les collectivités territoriales, avec les familles, avec les associations... Malgré la passion de leur métier, leur bonne volonté et leur talent, nombre de directeurs sont aujourd'hui gagnés par la lassitude et l'exaspération. Il résulte de cette situation une pénurie de candidatures aux fonctions de directeur. Ainsi, dans l'Aude, de nombreux postes ne sont pas pourvus ou sont confiés à de jeunes enseignants fortement handicapés par le manque d'expérience. Cette situation paraît avoir pour principale cause l'inadéquation qui existe entre les quotités de décharges de service dont bénéficient les directeurs d'école et la multiplicité des tâches liées désormais à leur fonction. D'où la nécessité qu'il y aurait, d'une part, d'améliorer les décharges dont bénéficient les directeurs d'école et, d'autre part, d'augmenter les moyens mis en œuvre en matière d'aide à la direction. Il lui demande si, comme cela est absolument indispensable, il compte prendre des mesures en ce sens.

 

Réponse du ministre de l’Éducation nationale (parue au JO le 06/04/2010)

 

Les fonctions de directeur d'école sont définies par le décret n° 89-122 du 24 février 1989. L'entrée en vigueur de ce décret a constitué une véritable reconnaissance de ces fonctions qui étaient jusqu'alors régies par plusieurs textes (décret n° 87-53 du 2 février 1987 relatif aux fonctions, à la nomination et à l'avancement des maîtres et décret n° 84-182 du 8 mars 1984 relatif aux directeurs d'école maternelle et d'école élémentaire). Les missions pédagogiques et administratives du directeur d'école sont développées à l'article 2 du décret du 24 février 1989 précité. Il doit veiller à la bonne marche de l'école et au respect de la réglementation qui lui est applicable. Il répartit les moyens d'enseignement et les élèves après avis du conseil des maîtres qu'il préside. Il lui incombe notamment, après avis du conseil des maîtres, d'arrêter le service des instituteurs et des professeurs des écoles. Il organise également les élections des représentants des parents d'élèves au conseil d'école qu'il réunit et préside. Il représente l'institution auprès de la commune et des autres collectivités territoriales. Le directeur d'école doit prendre toutes les dispositions utiles pour que l'école assure sa fonction de service public, il organise l'accueil et la surveillance des élèves et le dialogue avec leurs familles. Il fixe les modalités d'utilisation des locaux scolaires et organise le travail des personnels communaux en service à l'école. Par ailleurs, la charge de travail inhérente aux fonctions de directeur d'école a été reconnue à plusieurs reprises. Le protocole de mesures pour les directeurs d'école du 10 mai 2006 a fait évoluer le dispositif de décharges d'enseignement permettant d'améliorer sensiblement les conditions d'exercice de ces derniers. La note de service du 20 juin 2006 a étendu aux directeurs d'école de quatre classes le bénéfice d'une décharge d'enseignement d'une journée par semaine et une décharge dite de rentrée scolaire de deux jours fractionnables a été instituée pour les directeurs d'école non déchargés, dans les quinze premiers jours de la rentrée scolaire. Depuis la rentrée 2006, les directeurs d'école qui le souhaitent peuvent se faire aider par des emplois de vie scolaire qui ont pour mission de les assister dans leurs fonctions. La modification des obligations réglementaires de service des enseignants du premier degré à la rentrée 2008 avec la mise en place de l'aide personnalisée pour les élèves en difficulté a impliqué de nouvelles responsabilités pour les directeurs d'école. Ils ont pour mission d'organiser et de coordonner les heures d'aide personnalisée. Ces nouvelles missions ont été compensées par l'octroi d'un allégement de service sur les heures d'aide personnalisée que comporte leur service d'enseignement. Sur le plan indemnitaire, la reconnaissance des fonctions de directeur d'école s'est traduite par une revalorisation de l'indemnité de sujétions spéciales (ISS). Les directeurs d'écoles percevaient auparavant une indemnité annuelle de 1295,62 EUR. L'arrêté du 12 septembre 2008 dispose désormais qu'ils bénéficient également d'une part complémentaire d'ISS versée en une seule fois au cours du premier trimestre de l'année scolaire. Le taux de cette part complémentaire est de 200 EUR pour les directeurs des écoles et établissements spécialisés comptant de une à quatre classes, de 400 EUR pour les directeurs des écoles et établissements spécialisés comptant de cinq à neuf classes et de 600 EUR pour les directeurs des écoles et établissements spécialisés comptant dix classes et plus. Enfin les directeurs d'école bénéficient d'une bonification indiciaire de trois à quarante points majorés, qui représente un montant variant de 165 EUR à 2 200 EUR annuels selon le nombre de classes de l'école, ainsi qu'une nouvelle bonification indiciaire de huit points, soit 440 EUR. Ces mesures qui permettent d'améliorer leurs conditions de travail sont justifiées par le rôle essentiel joué par les directeurs d'école dans l'enseignement primaire. Par ailleurs, c'est dans le cadre d'une réflexion plus large sur le statut juridique des écoles que la fonction de directeur d'école pourra éventuellement être redéfinie.

 

Cette longue réponse ne nous apprend rien. Sauf qu’elle semble faire du directeur un privilégié qui n’a cessé de voir sa situation s’améliorer depuis quelques années (revalorisation, aide administrative, décharge…). Seul, le mot « éventuellement » est à retenir. Autant dire que la redéfinition de la « fonction de directeur d’école » n’est pas chose acquise…

 

Un congrès syndical sans décision majeure, une réponse ministérielle qui n’en est pas une… Pas de quoi réjouir les directeurs d’école dont le métier ne semble pas être, loin s’en faut, au… cœur des préoccupations des décideurs et de ceux censés les défendre.

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
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commentaires

Gérard MARTIN 13/05/2010 10:53



Bonjour,
si vous avez tout bien suivi, vous avez vu que la CFTC défend, au moins jusqu'à son prochain congrès, où la question sera mis en débat, son statut du directeur, pratiquement identique à celui du
GDID.
Et peut-être, sans doute, s'il s'avère que la motion du statut d'emploi PROPOSÉE ne correspond pas aux attentes des directeurs, elle sera repoussée.
La CFTC, malgré son faible taux aux élections professionnelles (un peu plus de 1% en métropole des votants, mais aussi plus de 22% à la réunion par exemple, avec deux représentant en CAPD)
comprend de nombreux directeurs dans ses rangs. Et je ne pense pas qu'ils voudront se faire du mal.
Le but de cette proposition est né surtout (Pascal l'a bien compris) de sortir du débat manichéen statut/statu quoi en s'intéressant davantage au contenu qu'au contenant. Visiblement ça marche et
c'est tant mieux.



JeanRoger 24/04/2010 16:46



Chapeau le syndicalisme!


Attention, ne mettons pas tout le monde dans le même sac!


Un peu de pub pour ceux qui nous représentent et dont on parle rarement;


http://www.cftc-educ.com/modules.php?name=Blogs&op=billet&bid=2



Pascal Oudot 23/04/2010 12:43



C'esr quand même différent: le SNUipp reste représentatif, le SNUDI-FO est quant à lui un groupuscule sectaire et attardé, trotsko-stalinien tendance Mao période révolution culturelle... comme
SUD d'ailleurs. Comme ces gens-là ne représentent personne sinon quelques sado-masos isolés, ils peuvent raconter n'importe quoi sans souci, personne ne s'en préoccupe.


 


Hein?


 


Si j'aime le SNUDI-FO? Ah ah ah ah ah ah ah ah...



henri 23/04/2010 10:54



Merci pour le rectificatif..., bien informé, lui !



thierry fabre 23/04/2010 09:36



Attention, Henri, le texte que tu cites n'est pas du SNUipp 13, mais du SNUDI-FO 13.
Même genre de désinformation, mais rendons à Panisse ce qui appartient à Marius...


 


Thierry fabre



henri 23/04/2010 09:04



Dans les Bouches-du-Rhône (et ailleurs probablement) le SNUipp poursuit son travail de sape et de désinformation ; voici l'ordre du jour des prochaines RIS :


"La défense des retraites et de notre code des pensions, la défense de notre statut et de l'école républicaine remis en cause par toutes les contre-réformes en cours ou
annoncées (EPEP, statut de directeur , jardin d'éveil, enseignement
spécialisé...)"


 


"La défense de notre statut" : lequel ?


 




Pierrot 22/04/2010 20:43



Trève de plaisanterie... Ce qu'il nous faut c'est du TEMPS, des MOYENS et de l'ARGENT.


Toi aussi tu es un drôle de rigolo Théo, et gonflé en plus!


> on nous a accordé du temps pour les AP?


pourtant ça ne coûtait RIEN et ne gênait personne.


Tu as vu déposer une vraie demande, organiser des réunions, faire circuler des pétitions?


>ça fait 20 ans que l'on demande du temps et de l'argent. 20 ans que l'on base toutes les revendications des dirlos sur l'AVOIR, et 20 que nos conditions de travail se dégradent dans des
proportions inimaginables et sous-estimées.


POURQUOI?


POURQUOI ne pas tirer de leçons de 20 ans d'échec?


Pourquoi donner plus à un enseignant comme les autres?


 


Non Théo, la reconnaissance passe par l'ÊTRE, c'est parce que nous sommes des directrices et des directeurs que l'on doit nous donner les moyens de fonctionner: du temps et de l'argent. IL faut
commencer par le reconnaître. Toi, avec la SNUipp, tu nous méprises en ramenant un mal-être professionnel, reconnu par toutes les enquêtes réalisées, à un problème d'ego.


Chapeau le syndicalisme!


 


20 ans d'échec et tu la ramènes et ce serait nous qui devrions surveiller notre ego.



henri 22/04/2010 16:22



Toujours un plaisir de te lire ThéoTartuffe !


Je vois que ma petite phrase a été prise au premier degré.


Ah ! bon ! parce qu'il y a d'autres degrés ? Trop fort, Théo !


Les nerfs sont à fleur de peau


Eh ! bien, pas les miens ; je suis encore en vacances !


Je regrette vivement d'avoir pu te heurter, Henri.


Tu es vraiment un fin plaisantin, Théo ! On te connaît assez ici pour mesurer tes regrets et les heurts que tu peux provoquer ! Tâche de faire mieux la prochaine fois...



Théo62 22/04/2010 15:26



Je vois que ma petite phrase a été prise au premier degré. C'était une boutade, évidemment Henri. Je sais bien, comme toi, que les dirlos n'ont pas un ego démesuré ou surdimensionné. Mais je sais
aussi qu'ils réclament du temps, des moyens et de l'argent. C'est indéniable. Vois les collègues parisiens et tu me diras si des directions restent vacantes. Pourtant, que je sache, ils n'ont pas
plus de statut que toi ou moi. Le sujet n'est pas là. Je retire ma plaisanterie douteuse sur l'ego. Les nerfs sont à fleur de peau et elle est mal comprise. Je regrette vivement d'avoir pu te
heurter, Henri.



henri 22/04/2010 14:54



Le reste, c'est pour l'égo.



Théo versifie et prend son pseudo pour une rime ! à moins qu'il ne confonde sa propre "pensée" avec celle de beaucoup de directeurs ! Si sa Très Sainte Trinité (Temps, Argent, Moyens) nous avait
suffi, peut-être ne serions-nous pas ici ou ailleurs à réclamer autre chose : notamment, un statut, une reconnaissance ! À moins qu'il ne nous prenne pour des imbéciles (ou autres "truffes"), des
naïfs...


Car à réclamer ainsi l'avènement du Trio infernal que depuis des années lui ou d'autres s'efforcent d'obtenir, peu de choses ont progressé et surtout la réflexion sur le métier de directeur
d'école tarde beaucoup à venir dans certaines...officines !


Ni le Temps, ni l'Argent, ni les Moyens ne prendront en compte la réalité de la demande : qu'un métier soit défini exactement en rapport avec les responsabilités induites et de
plus en plus nombreuses ; qu'une identité soit tout aussi clairement définie en rapport avec celles et ceux qui travaillent quotidiennement ; bref, qu'une
réalité enfin soit inscrite par le législateur au sein de l'institution et que le rôle des acteurs de terrain apparaisent effectivement encadré par un texte alors qu'il est très
largement perçu par tous les partenaires qui gravitent autour de l'école primaire (Commune, monde médico-social, etc.)


Les directeurs n'ont pas un "ego" surdimensionné ; ils souhaitent tout simplement que leur existence soit reconnue autrement que par la surcharge de travail à laquelle ils doivent faire face : le
simple fait d'être directeur (ce que visiblement certains ne sont pas !) devrait les amener à se positionner....



Théo62 22/04/2010 13:17



"Alors , elle vient cette reconnaissance des Directeurs ou pas ? "


Mais, Noé, notre bon ministre t'a déjà donné la réponse :


"décret n° 89-122 du 24 février 1989. L'entrée en vigueur de ce décret a constitué une véritable reconnaissance de ces
fonctions "


Trève de plaisanterie... Ce qu'il nous faut c'est du TEMPS, des MOYENS et de l'ARGENT.


C'est ça la vraie reconnaissance. Le reste, c'est pour l'égo.



BABET Noé 22/04/2010 08:47



Alors , elle vient cette reconnaissance des Directeurs ou pas ?


Que fait le député REISS ?


Il va y  avoir une "inspection d'école à visée participative" dans la mienne . A quelle sauce va-t-on me "manger" ?



Pascal Oudot 21/04/2010 20:46



Moustaki, Souchon, Dassin...



thierry fabre 21/04/2010 20:14



Suite au commentaire de Grégoire, deux questions:


 


- "un pas, une pierre, un chemin qui chemine" Et c'est tout ce que l'on fait depuis près de 10 ans. Un pas, l'un après l'autre. "On avance, on avance, on avance", mais "qu'il est loin, qu'il est
loin,  ton chemin, papa" (Pierrot ?)


 


- C'est quoi, Lyon ?


 


Thierry fabre



Grégoire 21/04/2010 19:44



Oui Pierrot un pas puis encore un autre. Je sais bien que c'est la meilleure façon de marcher mais que de temps perdu !


Tout va s'accélérer lorsque le MEN va sortir du chapeau son interprétation des besoins des directeurs et encore une fois la "profession" va se déterminer contre ou autour. C'est en cela que le
débat public en France est catastrophique. On se détermine contre le gouvernement contre le GDID ou contre sa belle-mère. quand se décidera-t-on a élaborer une culture de propositions ? Oui je
sais nos syndicats ont des propositions : autogestion coopérative du CM, décharge pour tous à partir de 3 classes, un salaire de 3500 € ,des EVS secrétarisée et Noël tous les mois.


On y arrivera bien sûr à ce statut  car  le principe de réalité l'emporte toujours sur celui de plaisir ( cf Freud ) mais dans quel état ? sans compter toux ces valeureux directeurs qui
ont maintenu le royaume de UBU roi à flot et qui seront partis en retraite depuis.


Allez on y croit Lyon va se qualifier !



Pierrot 21/04/2010 13:57



Anne-Marie, je comprends (je partage même) l'amertume. L'heure de ma retraite approche aussi...


Moi aussi je voudrais voir moins de crainte et plus de volonté de la part du SE. Les choses seraient plus claires et, à mon sens, plus faciles.


Mais voià, le SE c'est le SE. Il a ses codes, sa stratégie et ses membres...


Ce que je relève, et qui entretient ma motivation, c'est que le SE amorce un virage qui le tourne vers la reconnaissance, par un texte juridique, des directeurs.


J'ai dit ce que je pensais, et pense toujours du protocole (je crois qu'il nous a fait perdre du temps) mais, et c'est écrit, le SE parle aujourd'hui de "métier", de reconnaissance et quand il
parle de décharge il parle bien de "disjoindre" 2 métiers.


Maintenant je n'ai pas un petit chapeau pointu sur la tête, pas de trompette à la bouche ni des poignées de confetti pour fêter la Victoire...


On a fait un pas de plus. Ni plus, ni moins.



Pierrot Lombard 21/04/2010 09:28



Appelons cela statut emploi fonctionnel , charte du directeur on s'en fout !


Dans le dernier bulletin de la cgt: "définir un corpus de
mission"....






mat pu j.prevert 21/04/2010 09:24



Pierrot, dans ton commentaire 13, tu dis que tu "comprends l’impatience, voire la colère". Moi,
c’est de l’amertume que je ressens car j’ai l’impression que les syndicats se paient ma tête au même titre que le ministre.
Tu dis "N'empêche, on ne peut que se réjouir en
constatant objectivement des avancées". Je ne sais pas où tu les vois les avancées. Je sais, le mot est souvent employé par le SE-Unsa. En 2006, en signant le protocole, il nous a dit et
répété qu’il avait obtenu des "avancées significatives". Tu parles ! Oui, d’accord pour les 4 classes, c’était capital. Mais la contrepartie pour tous les autres ? La fin de la
grève administrative même si elle n’était plus très suivie. Et là, encore, la faute à qui ?
Je m’étonne que tu trouves une véritable avancée ou un changement de stratégie dans la phrase "L’évolution du métier doit être reconnue ainsi que la charge de travail et
les missions spécifiques". Il suffit de lire la phrase suivante pour voir que ce n’est qu’une demande d’abaissement du seuil des décharges : complète à partir de 10
classes et améliorée à partir de 7 avec "des heures auprès des
élèves en lien avec le projet d’école".
Bien sûr que ce serait un plus important mais est-ce vraiment suffisant ? Est-ce que ça colle à nos demandes ? Comme l’a écrit quelqu’un ici, pourquoi ne pas avoir utilisé le mot
statut pour traduire la reconnaissance "L’évolution du métier doit être reconnue" ?


Quant au ministre, lui, il se moque carrément de nous. "Les fonctions de directeur d'école sont définies par le décret n° 89-122
du 24 février 1989. L'entrée en vigueur de ce décret a constitué une véritable
reconnaissance de ces fonctions"  Lui aussi parle de
reconnaissance de la fonction. Mais pour lui, elle est acquise. Circulez, y a rien à voir…


Tu comprends pourquoi je suis amère ? Je n’y crois plus et
je n’attends qu’une chose : la retraite ! Elle approche à grands pas. Heureusement.


Anne-Marie



Denis 21/04/2010 00:37



Tiens je vais me faire militant syndical.


Non, déconne pas Grégoire, c'est juste un coup de mou, j'espère que ça va te passer...


Jolies formules Pascal. Comme je n'aurais pas fait mieux, permets-tu que je copie, même si tu exiges un copyright?



Pascal Oudot 20/04/2010 23:43



Comme erreur, c'était plutôt sympa, "maillot essentiel", pour quelqu'un comme toi qui mouille ta chemise...


 


En ce qui concerne ta remarque sur l'idée de "ne plus rien faire", je dois avouer que ça m'effleure aussi parfois, et puis toi, comme les autres, je me retrouve à préparer un truc parce que je
sais que ça va plaire aux minots, les instruire, et les rendre heureux. Nous sommes de vieux ahuris qui y croyons encore un peu malgré les tracasseries de toutes sortes. Moi c'est plutôt l'âge
que je sens fâcheusement sur mes épaules, la lassitude devant ce qui nous tombe du ciel à tout propos ou le refus syndical de reconnaître nos difficultés et la singularité de notre mission.



Grégoire 20/04/2010 21:13



Excusez les fôtes de frappe et le reste, j'suis crevé : double journée puis lettre aux associatrion pour finaliser la soirée cabaret du 1er mai puis préparation séances piscine USEP demain pour
faire passer le brevet nautisme aux 62 élèves que j'emmène en classe de voile puis....


Je vais finir par croire le flot ambiant qui m'affirme qu'il faut ne plus rien faire ou plutôt faire comme les autres et entrer dans le moule qu'on nous fabrique depuis des années. Etre militant
des pédagogies actives directeur enseignant c'est devenu suspect. Tiens je vais me faire militant syndical.



Grégoire 20/04/2010 21:07



Ca tourne au comique votre histoire. Beaucoup ont intérêt à ce que nous autres directeurs continuons à faire fonctionner la machine EN comme aujourd'hui : le MEN car c'est le travail effectué et
pas cher payé et les syndicats car cela bousculerait leur ronron idéologique et les obligeraient à une révolution culturelle.Mais à pisser contre le vent on finit toujours mouillé : l'école a
changé et c'est un fait incontournable. Il suffit de penser à notre métier il y a 20 ans. Alors quoi on continue à vouloir avoir raison contre l'histoire ? C'est pas cela le conservatisme ?


Appelons cela statut emploi fonctionnel , charte du directeur on s'en fout ! On veut seulement être pris pour ce que l'on est un maillot esentiel qui fait fonctionner la machine. Alors les
circonvolutions idéologiques on s'en tape : on ne fait pas le même métier que nos adjoints et inversement. Combien de temps faudra-t-il l'écrire ?



Noé BABET 20/04/2010 19:33



Je ne comprends pas certains , ils veulent un statut ou pas ? Pourquoi se voiler la face ?


Un statut , cela dérange qui ?


Les discussions sont du n'importe quoi .



Noé BABET 20/04/2010 16:13



Les directeurs n'ont pas besoin de gâlons de "sergent-chef" mais d'un statut reconnaissant la fonction .


Pas d'insultes ! Mais du coeur pour ceux et celles qui bossent pour les Enfants .


Je pense haut et fort qu'il nous faut un statut . Et je n'ai pas peur de le dire .


La renommée d'une école c'est le charisme de son Directeur et le travail en confiance des enseignants(es) .



henri 20/04/2010 15:24



c'est la nouille habituelle...


Oh ! pas si nouille que ça, Pascal ! Gégé a le temps de faire des fiches, de collecter les propos écrits des uns et des autres, quand bien même ces propos remontent à plusieurs jours ou anciens
sujets !


Pratiques assez lamentables, "policières", pour traquer les éventuelles contradictions des uns ou des autres !


Il est vrai que Gégé, lui, ne se contredit pas, jamais : il n'a qu'une seule ligne "directrice" et la suit sans en
changer un iota !


Et s'il plaît à Noé de penser du bien d'un statut de "chef d'établissement", cher Gégé, qu'en as-tu à fiche ? et s'il aspire à faire respecter, dans son établissement, un certain nombre de choses
? En quoi serait-il honterux qu'il le dise ? En quo cela fait-il ava,ncer le débat de la lui reprocher comme s'il s'agissait d'une maladie honteuse ? Lui, au moins, pense à quelque chose et non à
RIEN, ce qui est généralement ton cas, hormis le ressassement éternel des mêmes billevesées...


Prends ta petite fiche et note, Gégé, ça pourra toujours te servir pour un prochain comentaire...



Pascal Oudot 20/04/2010 12:53



antisyndicalisme primaire


 


Qui m'appelle? Une andouille nouvelle sur ce site? Aaah, mais non, c'est la nouille habituelle...



Pierrot Lombard 20/04/2010 12:24



Gégé dans le rôle de l'indigné... aussi mauvais que d'habitude .


Tous les directeurs du SNUipp partage la position du SNUipp sur le doissier les concernant?


Comment se fait-il alors que le SNUipp n'a pu sortir le moindre CR de leur états Généraux sur le sujet?


Et, au regard du poids que vous mettez sur le couvercle de la marmite, de plus en plus de collègues, exaspérés,  se tournent vers la solution la plus simple: calquer l'existant...


À Noé:


Le GDiD se bat: publications (la bouteille, l'estafette), site, téléphone d'urgence, cellule d'aide, présence aux différentes tables de travail GVT, avec les assoc., avec les syndicats,
pétitions, communiqués, actions (JAS...), enquêtes...


Je n'emploierais pas, pour ma part l'adjectif "rétrogrades"  pour qualifier les syndicats.


Il y en a qui se veulent "révolutionnaires" et d'autres "réformistes"... Beaucoup sont conservateurs...  Mais une chose est certaine, c'est à eux que reviendra la responsabilité de
contractualiser d'éventuels accords. Donc, il faut qu'ils nous entendent.


 


Et là,au niveau de l'écoute, il y a une véritable fracture entre les syndicats, (qui sera de plus en plus lisible)


> ceux qui campent sur le statu quo (FO, SUD)


> ceux qui adoptent une posture en misant sur les 2 tableaux (SNUipp, CGT)


> ceux qui "avancent" sur le terrain de la proposition (les autres.)


Les mettre tous dans le même sac, défoule peut-être, mais ne fait pas avancer le mammouth.


 



Gégé 20/04/2010 11:21



C'est incroyable, Noé. Le 10/04, tu écris :


"Je constate aujourd'hui , après une longue carrière , qu'il y a des laisser-aller . Les collègues semblent bosser mieux dans l'année
de leur inspection et moins bien dans les autres années . Et en tant que directeur , je suis obligé chaque jour de les flatter pour faire avancer les choses "n'ayant pas d'autorité reconnue" . Un
peu d'ordre , avec des sanctions à la clé , est nécessaire aujourd'hui !!!"
 


Et le même jour, tu ajoutes :


"Mes 26 collègues travaillent très bien dans mon école . Pas besoin de "chef" dans les pattes ; ils(elles) savent ce qu'ils (elles) ont à
faire . La conscience professionnelle!!!"



Et tu n’es pas à une contradiction près puisqu’il y a 3 jours, tu remets ça :


"Comment faire évoluer le 1er degré sans un contrôle efficace du travail des enseignants(es) ?"
 


Et aujourd’hui, tu laisses encore parler ton antisyndicalisme primaire :


"Compter sur des syndicats rétrogrades est indigne de ceux et celles qui veulent progresser !!!" après avoir écrit déjà "Honte à
eux !"



Tout cela est insupportable, Noé.  Comment oses-tu écrire "Les commentaires des uns et des autres sont malsains" ? Comment
trouves-tu les tiens ? Tu crois qu'ils ne sont pas malsains avec tout ce que tu dis des collègues ?
 
En réalité, tu es pour un statut de chef d’établissement modèle secondaire mais avec des pouvoirs supérieurs à ceux des IEN pour mieux contrôler le boulot de tes collègues. Tu as le droit de le
penser mais dis-le dans détour et sans te contredire. Et tu fais partie du GIDD ? Intéressant.



BABET Noé 20/04/2010 10:25



S'il vous plait , cessons de dire tout et rien . Les Directeurs et Directrices ont besoin de la reconnaissance pour le travail accompli au service des enfants de la Nation .Il leur faut un statut
, comme pour le Second Degré .


Il n'y a rien de mal à cela . Je ne vois pas pourquoi , cela fait couler autant d'encre . Le GDID doit se battre . Compter sur des syndicats rétrogrades est indigne de ceux et celles qui veulent
progresser !!!Les commentaires des uns et des autres sont malsains . C'est de la poudre aux yeux de ceux qui ne veulent pas voir .



Pierrot Lombard 19/04/2010 07:59



Au niveau de l'image, je ne crois pas que l'on se trouve devant un verre à moitié vide ou plein.


On est devant un verre qui se remplit plus ou moins vite. Au fond de ce verre il y a du Ricard, et le problème c'est de savoir quand on arrêtera de verser pour obtenir le bon dosage. En sachant
qu'en matière de goût...



Delphine IA78 18/04/2010 13:29



Tout cela ressemble fort au verre à moitié vide ou à moitié plein... Selon la vision qu'on en a, on est ou déçu ou satisfait.


Mais, tout de même, le fait même qu'il y ait interprétation des propos du SE montre qu'ils ne sont pas clairs. Quelqu'un disait qu'il avait fallu ménager la chèvre et le chou. Probablement.
 


Si les mots ont un sens, la "non utilisation" de certains mots a également un sens. Surtout lorsqu'il s'agit d'un compte rendu ou d'une synthèse qui vient clore un congrès syndical ou politique.
Or, là, dans le cas présent, le mot "statut" n'a pas été utilisé. Est-ce à dire que les "anti-statut" sont plus nombreux que les autres ?


Dommage qu'il y ait cette absence de clarté dans le texte du SE, ça nous éviterait de nous interroger sur le degré d'évolution de ce syndicat sur l'évolution de notre métier. Est-ce une erreur de
transcription des idées exprimées durant ce congrès ? J'ai peine à y croire car les rapporteurs savent bien que leur texte sera disséqué. D'abord par leurs propres militants et ensuite par ceux
qui sont en attente de résultats.
 
La question que je me pose, à l'issue de ce congrès est simple : le SE va-t-il se battre pour que nous obtenions (enfin) un statut ? Dans quelques semaines, les interrogations, les
interprétations, les suspicions, les doutes... tout cela devrait s'effacer.
Soit, il réclame un statut et se donne les moyens d'action pour se faire entendre et on parlera vraiment d'évolution.
Soit, il se contente d'attendre les propositions "éventuelles" du gouvernement et on pourra avoir de sérieux doutes sur la réalité de cette évolution.


Allez, encore un peu de patience...



Pascal Oudot 18/04/2010 11:01



Coucou! Je n'étais pas là cette semaine, et vous profitez pour discuter sans moi, ce n'est pas juste!


 


J'avais salué il y a quelques semaines les efforts du SE en congrès, et d'abord le simple fait d'aborder la question sans préalable. Je pense certaines choses du SE, mais en l'occurence il me
fallait constater la volonté d'une partie des représentants d'en discuter sérieusement.


 


La montagne semble avoir accouché d'une souris tout de même assez grassouillette. Certaines avancées sont claires. Bien sûr tout n'est pas aussi clairement dit que ce que nous souhaiterions, bien
sûr les propositions sont en deça de ce que nous aimerions, mais elles ont le mérite d'exister. Il faut un début, et que le SE, comme d'autres centrales, ne soit plus hostile à une distinction
entre les adjoints et les directeurs -qui exercent effectivement un autre métier que leurs collègues- est à mes yeux un grand pas.


 


Maintenant, je suis comme Moira, je ne crois pas une seconde à la possibilité d'un retour "à la situation
antérieure". Sauf catastrophe, je n'imagine pas qu'on puisse revenir sur une organisation qui demandera autant de boulot de la part des communes et des écoles concernées par la
création d'établissements primaires.


 


Enfin, la demande première du GDID, soit un statut pour TOUS les directeurs, me semble sérieusement enlisée dans les sables mouvants de l'administration de l'EN.



Pierrot Lombard 18/04/2010 10:34



Non Mora, à son congrès le SE a préservé le chou contre beaucoup de chèvres... Et ce n'est pas si classique et ça n'a pas eu l'air facile.


> Le NON, c'est pour les EPEP "Darcos". Les exigences sont bien des conditions posées par le SE pour avoir des EPEP, non?


> "dissocier les missions de direction et d'enseignement" c'est pratiquement le contraire de ce qu'était la position du SE avant le congrès. Là encore on n'est assez loin du classique.


On peut regretter la communication, la forme...


Maintenant, Moira, ne me fais pas dire ce que je dis pas. Rien n'est gagné, et, au regard de notre situation, je comprends l'impatience, voire la colère. N'empêche, on ne peut que se réjouir en
constatant objectivement des avancées. Surtout quand on pense que l'on ne peut pas revenir en arrière



Moira377 18/04/2010 09:37



@Pierrot


Quand tu écris que le SE "ne dit pas non aux EPEP, il précise ses exigences", tu es plus royaliste que le roi.


Si tu as reçu "l'enseignant", tu lis texto : "Le SE-Unsa ne veut pas des EPEP, il l'a affirmé sans détours dans son congrès".


Tu vois aussi une allusion au statut dans la phrase que tu cites "L’évolution du métier doit être reconnue ainsi que la charge de travail et les missions
spécifiques." Pourquoi ne pas prononcer le mot "STATUT" ? ça leur aurait écorché la bouche ?


Je te cite encore : "Les taux d’encadrement devront être maintenus sur trois ans et les écoles pourront choisir, après un bilan,
de revenir à la situation antérieure. C'est
le B A BA de l'expérimentation avec possibilité de revenir en arrière, OK pour moi."


Je n'y crois pas un instant à une possibilité de retour en arrière en cas de modification des statuts ou de l'organisation de l'école. C'est du jamais vu dans l'Education nationale. On peut
revenir sur un programme, une méthode de lecture, un point particulier d'enseignement (on l'a vu 100 fois) mais quand ça met en branle des modifications organisationnelles qui impliquent les
communes, ça me semble beaucoup plus lourd et d'autant plus difficile à revenir en arrière. Trop d'enjeux, trop de dépenses engagées, trop de monde impliqué...
 


Je crois Pierrot que la direction du SE a dû ménager la chèvre et le chou à l'issue d'un congrès où, c'est normal, toutes les sensibilités se retrouvent. Et elles doivent y trouver leur compte
dans la synthèse. Alors, on utilise des périphrases pour contenter tout le monde.
En dissociant "charges de travail et missions spécifiques", on contente ceux qui sont favorables à une vraie reconnaissance du dirlo et on ne mécontente pas ceux qui sont opposés au
statut en évitant d'utiliser le mot.
C'est classique.



thierry fabre 17/04/2010 22:52



"le congrès a acté le principe de la dissociation des missions de direction et d’enseignement
dans les écoles de 7 classes et plus."


 


Et cette phrase te semble anodine, Moira ?


Ne relevant simplement, entre SE et SNUipp, que d'une simple différence de forme, non de fond
?


Ahhh... Fort bien, toute opinion se respecte. Mais on pourrait aussi estimer que, si tous les syndicats,
sans exception, estimaient qu'à partir de 7 classes, on est uniquement dirlo, en non "enseignant chargé de la direction", les choses iraient plus vite pour nous...


Quand à citer Grégoire, n'oublie pas l'essentiel de son message: "Plus que jamais, cette
situation justifie le combat du GDID"...


 


Thierry fabre


 


PS Effectivement, qui manipule a tort...



Pierrot 17/04/2010 20:24



D'abord un congrès n'est pas fait pour acter tout ce qu'on va entreprendre pendant le mandat qui débute.
Le congrès ouvre la possibilité de revendications et d'actions sur un certains nombres de sujets.


Et là, je trouve l'article de DeL très manipulateur:


DeL: Aucune allusion à une demande de statut pour les directeurs
d’école.


Pas tout à fait juste:


 Le SE: L’évolution
du métier doit être reconnue ainsi que la charge de travail et les missions spécifiques.


Et RIEN sur une
opposition à un statut... contrairement au SNUipp ou à FO.


ensuite:


DeL: Le SE-Unsa dit
non aux EPEP et précise ses exigences.


Faux, il ne dit pas non aux
EPEP, il précise ses exigences, ce qui est la moindre des choses:


le
SE:


 


1-     Tout projet de
modification de l’organisation de l’organisation de l’école devra poursuivre des objectifs pédagogiques pour permettre aux enseignants de mieux exercer leurs missions.


donc objectis ≠ économiques, Pour moi, OK.





2-     Il devra
garantir l’indépendance du projet pédagogique et maintenir des structures de taille raisonnable et un maillage territorial de proximité.


CA, petites structures...Pour moi OK


3-     Les taux
d’encadrement devront être maintenus sur trois ans et les écoles pourront choisir, après un bilan, de revenir à la situation antérieure.


C'est le B A BA de l'expérimentation avec possibilité de revenir en arrière, OK pour moi.


4-     La direction de l’école doit rester à un enseignant qui ne
sera pas un supérieur hiérarchique.


C'est le projet du GDiD...





 



Moira377 17/04/2010 17:13



Du congrès du SE, personnellement, je n'en attendais pas plus que ce qui a été écrit ici. Et encore, ce qu'on sait, on l'a appris sur ce site. Je me mets à la place de l'adhérent lambda qui ne
lit pas les sites de dirlos, lui, il est tenu dans l'ignorance quasi complète. Quel mépris des militants !


Je l'avais déjà dit quand on attendait les résultats de l'enquête du SE. Un millier de réponses alors que ça s'adressait à toute "la profession" et des mois pour avoir quelques bribes données par
Stéphanie Valmaggia. Oh, je sais, il y avait aussi un petit compte rendu sur le site national du SE. Mais bien léger. Aucun détail, aucune donnée chiffrée des différentes réponses. Simplement, on
nous disait que pour en savoir plus, fallait le demander par mail. Drôle de façon de rendre compte d'une enquête qui s'adresse à tous. Quand on a lu les résultats détaillés ici, on a compris que
le SE était gêné aux entournures... Et s'il était gêné, c'est que ça ne correspondait pas à ses attentes.


Maintenant, le puzzle se déroule. On comprend mieux pourquoi le congrès de Brest a accouché d'une souris pour ce qui nous concerne. Un peu "d'avoir" comme dirait Pierrot (les décharges) "et pis
c'est tout" comme dirait le très médiatique Lucas. Pour le reste, faudra attendre la suite au prochain numéro (pardon... congrès).


A la différence du SNUipp, le SE est moins frontal dans ses oppositions, moins catégorique dans ses choix mais au final on constate que la différence est plus sur la forme que sur le fond.


Et comme le dit Grégoire, c'est plus du gouvernement qu'il faut attendre un "éventuel" changement... C'est dire qu'on n'est pas sur le point de le voir venir.



Noé BABET 17/04/2010 11:22



Je suis Directeur d'une école de 512 élèves , 23 classes , à l'île de la REUNION .


Chez moi , cela se passe bien . Mais il me faut un statut = la reconnaissance de la Nation .


Je travaille sans moyens , sans reconnaissance , à part une note de 19,80 .


Je termine ma carrière comme un simple idiot ?


 



grégoire 17/04/2010 11:22



Henri tu as bien résumé la problématique.


En refusant ( pourquoi ? ) l'un ou l'autre des 2 items on bloque toute évolution tout en disant qu'elle est nécessaire.


On ne sort pas de notre schizophrénie institutionnelle et on dégage un boulevard à ceux qui nous imposeront leur vue. Il est peut être venu le temps d'aller cultiver notre jardin en se bouchant
les oreilles au bruit du monde.



Noé BABET 17/04/2010 11:18



Je suis entièrement d'accord avec Henri


Faire évoluer le 1er degré est une priorité pour la nation!


Comment contruire la maison "ECOLE" sans ses fondations : le 1er degré , bon sang , bon soir ????



henri 17/04/2010 11:11



Babet...s'en va-t-en guerre ?


Comment faire évoluer le 1er degré sans un contrôle efficace du travail des enseignants(es) ?


Pas vraiment de rapport de cause à effet entre les deux portions de la phrase, même si des esprits peuvent penser que la deuxième viendrait de surcroît !


Le premier degré, qu'est-ce ?


- d'abord, des établissements : ce sont eux qui doivent évoluer vers plus d'autonomie (financière, "décisionnaire", juridique) en partenariat avec les collectivités locales, sans
sujétion. Actuellement, la dragée haute est maintenue entre des financements de fonctionnement municipaux, position qui n'a pas à être négligée (malgré les cris poussés contre une
"municipalisation" des écoles, ce qui est un non-sens imbécile) et une organisation par l'État (instructions, organisation de la semaine, etc.)


À être en permanence ballottés et soumis aux (in)décisions des uns et des autres, l'école y perd, y a perdu son identité. Lui redonner un cadre institutionnel clair, encadré par le législateur
doit être une priorité à envisager pour l'évolution de l'école.


- des personnels, ensuite et au premier chef (pardon du mot ! ) les directeurs d'école pour lesquels
l'absence d'identité et de reconnaissance est, comme les établissements du permier degré, une ambiguité dont pâtit la gestion des écoles, leur fonctionnement, vers une fragilité accrue. Mais le
thème est bien connu ici pour que l'on ne s'y étende pas !


Laquelle de ces deux évolutions doit primer sur l'autre ? laquelle doit être posée antérieurement à l'autre ? Faux débat certainement, les deux évolutions devant être menées en parallèle et
certainement pas en excluant l'une ou l'autre...


Chacun est bien persuadé que, oui, le premier degré doit évoluer si l'on veut sortir "définitivement" des impasses dans lesquelles il se débat...Enfin, quand on dit "chacun", c'est à voir...


 



Densi 17/04/2010 11:04



'Comment faire évoluer le 1er degré sans un contrôle efficace du travail des enseignants'
Quand on connaît le pouvoir actuel de nos IEN face à la qualité du  travail des enseignants, on imagine le pouvoir qu'aura un dirlo 'statufié'. Je n'ajoute rien sur la teneur de tes propos car il paraît que tu n'es pas représentatif...



Grégoire 17/04/2010 10:55



Désespérant ; il nous faudra encore reprendre notre bâton de pélerin ou laisser le fruit pourrir et attendre  la chute.


C'est assez fou de se dire que le seul espoir de voir le dossier bouger vient du côté du gouvernement mais sur quelle valeur ? dans quelle direction. Tout l'enjeu est là. J'enrage de savoir que
faute d'alternative crédible, la main est dans son camp.


Plus que jamais cette situation justifie le combat du GDID pour porter haut et fort la cause des directeurs.


Quant à la réponse ministérielle : un cas d'école de langue de bois. Comme le dit DEL tout ça pour ne retenir qu'un seul mot : éventuellement.



Noé BABET 17/04/2010 10:42



Le SE = mauvais syndicat


Ne pas donner de statut aux Directeurs est une grande idiotie .


Les syndicats puisent leurs adhérents dans le 1er degré (= plus malléable) pour des grèves inutiles et préjudiciables aux enfants de la République . Honte à eux !


 Comment faire évoluer le 1er degré sans un contrôle efficace du travail des enseignants(es) ?



PouK 17/04/2010 09:43



Un député peut-il se contenter d'une réponse aussi lénifiante et inintéressante ? Un député pose une question. Le ministre interrogé lui répond, soit en langue de bois, soit pour ne rien
annoncer... Et après ?


Si dans le cas présent, le député se contente de cette réponse, était-ce bien la peine de la poser ? C'est un jeu de dupes, rien de plus.


Pas mieux du côté du SE. Voilà un syndicat qui se veut réformiste, dont on nous dit qu'il évolue sur la question du statut des dirlos. Dans les paroles, sans aucun doute, on le constate. Mais un
congrès c'est fait pour acter tout ce qu'on va entreprendre pendant le mandat qui débute. A l'issue de ce congrès qu'on nous disait important sur les sujets qui nous préoccupent, on reste sur
notre faim. Quelques propositions sur l'abaissement du seuil des décharges. Pas vraiment de différence avec le SNUipp. Et un catalogue de ce qu'on ne veut pas dans l'évolution du statut de
l'école. J'aurais préféré un projet avec plus de propositions. Faudra-t-il attendre le prochain congrès pour que l'évolution du SE ait le temps de progresser encore ?


A force de laisser du temps au temps, beaucoup de ceux qui écrivent ici seront en retraite quand le SE sera mûr pour coller aux revendications des dirlos.


Encore que... comme l'âge de départ à la retraite est lui aussi susceptible de reculer... tout espoir n'est pas perdu...