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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 22:18

 

Inspecteur de l’Education nationale pendant 30 ans et ancien responsable du syndicat des inspecteurs SI-EN Unsa Nord, Pierre Frackowiak connaît parfaitement les rouages de l’inspection.

Le 10 février dernier, nous avons consacré à un article concernant ses craintes de voir « des IEN à la tête des EPEP ».

Aujourd’hui, Pierre Frackowiak publie une nouvelle tribune dans laquelle il réagit à une note destinée aux IEN et qui leur demande d'évaluer la capacité à "agir en fonctionnaire" des futurs enseignants. Une formule qui lui semble vague et dangereuse. S'agit-il de faire des enseignants des robots obéissants ? Et des inspecteurs des petits chefs ?

 

Nous avons décidé de retranscrire les grandes lignes de cette tribune publiée dans « le café pédagogique ».

 

-----------------------------------------------------------------

 

Piloter l’obéissance. Un nouveau concept pour les inspecteurs ?

 

Une note officielle, « à l’usage exclusif des inspecteurs de l’Education Nationale » présente « les observables pour l’émission de l’avis de titularisation des professeurs ». Sa première partie, relative aux obligations du fonctionnaire, ne manque pas de surprendre au point de laisser penser que le document est un poisson d’avril. Nous vérifions donc son authenticité mais il est évident que les indications données paraissent crédibles tant elles sont conformes à l’air du temps gouvernemental, aux référentiels de compétences récemment publiés et aux injonctions répétées sur l’air « du fonctionnaire qui fonctionne » et de discours publics du ministre sur l’obligation d’obéissance des enseignants. Si les critères présentés concernent les conditions de titularisation des enseignants nouvellement recrutés, il est évident qu’ils s’appliquent à l’ensemble des enseignants.

 

1) Agir en fonctionnaire de l’Etat et de façon éthique et responsable - Répondre aux grandes obligations du fonctionnaire :

 

Devoir d’obéissance

-       Ponctualité

-       Respect des horaires

-       Respect des contenus et des programmes

-       Enseignement de toutes les disciplines

-       Autres obligations de service (assiduité, service de surveillance, entrée, récréation…)

 

Discrétion professionnelle

-       Respect et confidentialité des informations détenues sur les familles et les élèves

-       Réserve et absence de mise en cause des fonctionnements de l’institution et de ses personnels

 

Comportements inadaptés

-       Contacts physiques avec l’élève, ni coups ni caresses

-       Manque de respect aux élèves, par les mots, les gestes, ou même l’humour

-       Manquement à l’autorité, dérives ou défauts qui peuvent causer la mise en danger des élèves, bousculades, déplacements désordonnés, défaut de surveillance, manipulation d’objets dangereux…

 

Après les sanctions contre les désobéisseurs, après la multiplication des contrôles de l’exécution des ordres descendant des tuyaux d’orgue de la hiérarchie, parfois renforcés ou alourdis à chacun des niveaux intermédiaires (base élèves, aide individualisée selon un modèle officiel implicite, évaluationnite oppressante, SMA, exigences locales paperassières…), le ministère s’est donné une période d’observation des réactions avant de jeter ses dés. Le développement de l’autoritarisme analysé dans une tribune précédente se confirme, se formalise, s’impose. Et il faut bien dire que les réactions syndicales et politiques ont été bien molles pour le premier degré sur toutes les questions qualitatives, pédagogiques, morales, la lutte contre les suppressions de postes trustant toute l’énergie militante ou ce qu’il en reste, occultant le plus souvent les questions fondamentales de la conception du système éducatif, du choix de société à construire, d’une vision de « l’honnête homme » du 21ème siècle.

 

Désormais, il faut obéir. Il est interdit de contester, de critiquer, de proposer. La loyauté, c’est l’obéissance. On le voyait arriver depuis 2007 avec la perspective de la société ultra libérale autoritaire dont la mise en œuvre se poursuit inexorablement, on ne pouvait pas imaginer que ce serait à ce point. Société de l’individualisme exacerbé, de la compétition, de la loi du plus fort,  des gagnants. Avec un retour en force de l’idée de la fatalité de l’échec malgré tous les efforts qui sont faits. L’exemple de l’aide individualisée, la bonne conscience du pouvoir, en est une illustration qui a pu piéger bien des acteurs éducatifs de bonne foi.

 

Le premier devoir des inspecteurs sera donc de contrôler le respect du devoir d’obéissance. Les plus zélés sont sans doute déjà au travail pour élaborer des grilles d’indicateurs d’obéissance afin de pouvoir en tirer des statistiques, des courbes et des camemberts. Ils les proposeront à l’échelon supérieur pour normaliser les pratiques. Le goût pour les usines à gaz inutiles est devenu une caractéristique des cadres technicistes depuis deux ou trois ans, leur effet essentiel est toujours d’alourdir les tâches administratives des enseignants et de les détourner de la réflexion pédagogique. On trouvera sans doute dans les grilles la déférence pour les échelons supérieurs, les traces de discours de propagande gouvernementale aux parents ou les témoignages de parents d’élèves incités à la délation par SOS Education, des coupures de presse mettant en évidence des prises de position citoyennes libres, les froncements de sourcils et les doutes manifestés en réunion pédagogique, les retards dans les renvois des évaluations, enquêtes et sondages, etc. Un autre  volet comprendra les méthodes d’apprentissage de l’obéissance chez les élèves. Il s’agit de former des citoyens obéissants et il vaut mieux commencer à la maternelle. Les « garde à vous » et « à vos rangs fixe » pourront réapparaître. Peut-être pas les fusils en bois de Jules Ferry puisque l’Alsace et la Lorraine ont été reconquises, mais des modes de pensée conformistes et l’art de se courber devant l’autorité.

 

Ces mesures, parfaitement cohérentes avec les nouveaux vieux programmes et avec le déni systématique, idéologique, de la pédagogie, sont une nouvelle étape sur la voie du projet libéral. Au moindre incident, un coup de menton, un engagement solennel qui ne coûte rien, des instructions naturellement très fermes, des tableaux et des grilles pour hier, des feuilles de route pour demain...

 

Pour l’encadrement intermédiaire qui semble désormais majoritairement convaincu de la possibilité de piloter le système sans carburant et sans cap, une difficulté surgit néanmoins : comment piloter l’obéissance ? On peut la contrôler assez facilement avec un peu de pratique mais comment l’améliorer sans faire appel à la formation initiale et continue qui disparaît. Faute de cours d’obéissance, c’est très simple : il faut aller chercher les modèles militaires. « Allez, allez, contravention » ou suppression des primes ! « Allez, allez, pas de discussion, exécution ou punition ! J’connais l’métier ! »  La tacatatactique du gendarme, il n’y a que ça de vrai. On croise cette méthode avec celles du pilotage par les résultats chère au monde de l’entreprise et l’on a un système moderne en apparence qui accroit le nombre de victimes et les transforme en coupables, qui détériore le vivre ensemble comme l’a mis en évidence le rapport du médiateur, qui génère de la violence en prétendant la combattre. Les pilotes ne sont-ils pas nécessairement au moins des adjudants ou des lieutenants ? N’ont-ils pas toujours raison et ne connaissent-ils pas tout ça par cœur ?

 

Mais qui a inscrit la liberté pédagogique dans la loi ? Qui a dit que l’éducation est synonyme de liberté, d’intelligence, de pensée divergente ? Qui a évoqué l’éducation de l’esprit critique, l’éducation à la responsabilité plutôt qu’à la vassalité ? Qui ose encore parler d’une école émancipatrice dans une société démocratique ?

 

NB Il en sera de même pour les conseillers pédagogiques… avec des items qui seront bien difficiles à objectiver… et comme, au nom de l’obéissance, on n’aura plus le droit de contester, le syndrome France télécom ne pourra que se développer dans l’entreprise Ed Nat !

 

Stage en responsabilité filé – Evaluation des compétences :

                                                         

1 : Agir en fonctionnaire de l’État et de façon éthique et responsable

6 et 7. Connaître l’organisation de l’Ecole et le projet d’école

8. Participer à la vie de l’école

9. Se situer dans la hiérarchie et l’organisation de l’administration

10. Coopérer avec les partenaires de l’école

11. Exercer une autorité légitime dans le respect de la déontologie

12. Repérer les signes de difficultés des élèves (sociales, de santé, de comportement)

13. Promouvoir les valeurs de la République

14. Respecter les règles de déontologie

 

On peut se demander sur quels critères légitimes ces indicateurs seront jugés. Prenons l’exemple 13 « promouvoir les valeurs de la République ». Comment peut-on honnêtement en juger ? Comment sont-elles transmises et construites ? Personne ne le sait… Mais nul doute que les évaluateurs sauront évaluer…

 

-----------------------------------------------------------------

 

Si les IEN doivent évaluer les critères cités dans cette note, on voit mal comment ils pourront le faire. En effet, un IEN est-il en mesure de juger « la ponctualité » d’un enseignant, « son respect des horaires », « son assiduité » ou « son investissement dans les obligations de service » qui sont les siennes ? Comment évaluera-t-il « les comportements inadaptés » ? Il est plutôt rare que, le jour de son inspection, un enseignant soit en retard, se libère de ses obligations de service ou ait un comportement inadapté… Le risque et la probabilité ne sont-ils pas que l’IEN soit tenté de faire pression sur le directeur pour obtenir les informations nécessaires à son évaluation ?

L’absence de réaction de nos syndicats est surprenante. Habituellement, ne sont-ils pas prompts à dénoncer les risques de voir les directeurs se comporter en « p’tits chefs » ?

Récemment encore, le SE-Unsa a posé ses exigences et réclamé « l’impossibilité pour le directeur d’école d’être un supérieur hiérarchique », soit-il enseignant. « C’est un rempart important pour le SE et pour la profession, qui répond à une crainte épidermique des enseignants du premier degré de perdre leur indépendance » ? (Congrès de Brest – mars 2010)

Le SNUipp refuse, quant à lui, que le directeur devienne « un maillon hiérarchique, un relais de l’IEN au sein de l’école… ». Il s’oppose à un statut qui ne peut être, à ses yeux, qu’à « vocation hiérarchique pour la direction d’école ».

Or, comme le souligne Pierre Frackowiak, « …les réactions syndicales et politiques ont été bien molles pour le premier degré sur toutes les questions qualitatives, pédagogiques, morales… ». Les syndicats du primaire ne revendiqueraient-ils « l'indépendance » des enseignants qu’à l’égard des seuls directeurs ? Seraient-ils prêts à en minimiser l'importance face à l'autorité d'un IEN ?

De là à penser que les réactions syndicales ne valent que pour s’opposer à un éventuel statut de directeur plutôt que pour défendre le principe d’indépendance si cher à « la profession »...

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

thierry fabre 16/04/2010 20:50



« Pourquoi penser que le texte de FRAKOWIAK est bidon ? »


Parce qu’il l’est, et ne l’est peut-être pas, mais l’est donc quand même…


 


Parce qu’il l’est…


- Ce texte est peut-être repris sur celui du snuipp 70, mais cela en fait-il gage de véracité ? C’est bien sur les sites locaux du SNU que l’on trouvait, il y a plus d’un an, des démentis
farouches sur la responsabilité des dirlos pendant les stages de remise à niveau, non ? La propagande et la vérité, ce n’est pas tout à fait la même chose…


- Ce texte est effectivement repris sur bon nombre d’autres sites, dont ceux que tu évoques. Tente par contre de vérifier si, sur ces différents sites, tu trouves plus et mieux que du simple
copier/coller de l’article du café pédagogique. Il n’y en a pas. Pas la moindre vérification, pas la plus petite source venant attester le « propos » de Fracowiak.


- Enfin, sur les syndicats d’IEN, que ce soit le tout-puissant SIEN-UNSA, dont Fracowiak a été la figure majeure pendant des années, ou sur celui du SNPI-FSU, il n’y a, c’est exact, aucun
démenti… Mais il n’y a pas non plus le moindre article à ce sujet, la moindre réaction. Bizarre, non ?


 


Parce qu’il n’est peut-être pas bidon…


- Ben oui, notre mammouth est friand de paperasses en tous genres. Les officielles, régentées sur la sacro-sainte déclinaison lois/décrets/circulaires/notes de service, mais aussi les
« off », les divers mémos, notes internes, et autres « pistes de réflexion ». Points communs à ces « off », ils n’ont aucune valeur législative et émanent aussi bien
de très hauts placés (services du ministères, IGEN, recteurs) que de simples larbins. Rien n’interdit donc de croire qu’un pékin quelconque ait pondu un tel texte, bien que la proximité du
premier avril en laisse douter. N’a-t-on pas reçu récemment une note de la DEGESCO annonçant le premier concours de directeurs des EPEP ?


- Et pis, c’est vrai, Fracowiak n’est pas un rigolo et n’a pas démenti ce texte. Bon, après, je ne suis pas certain que ce bon Fraco, de sa retraite, lorgne chaque jour sur le site de DEL…


 


Bidon ou non, ce texte est bidon quand même :


- soit il n’existe pas, et ce n’est guère la peine de s’y appesantir


- soit il existe et, au mieux, n’est qu’un simple mémo sans importance ni devenir.


 


Pas de quoi se taper le cul par terre… Ce n'est bon que pour les Gégé de sévice...


 


Thierry fabre




Grégoire 16/04/2010 17:34



Je pense aussi qu'il s'agit d'un texte bien réel mais à diffusion interne aux IEN. Nous sommes en pleine période de brainstorming induite par le cahier des charges du MEN concernant la non
formation des masters. C'est un peu comme lorsqu'on sort des propos interne à DEL ou au GDID pour dire:  "regardez les vilains kapos, ils veulent l'autorité pour le pouvoir". coucou Gégé


Prudence est mère de vertu. Reste que l'évaluation de la compétence 1 ( obéissance du fonctionnaire ) risque de poser problème aux IEN pour son application objective. Ca c'est leur problème.
Jusqu'où accepteront-ils sans broncher des inepties pareilles ?


Cela s'agite un peu partout et la moindre info est relayée immédiatement tant l'affaire induit de fébrilité et d'interrogation. Faut dire que devant l'énormité de cette réforme même les gens de
droite n'arrivent pas à croire que le gouvernement ira au bout de cette farce. ( voir Ferry qui balance grave et bien d'autres )


C'est comme pour les EPEP, on lit tout et n'importe quoi alors que le projet de texte réactualisé n'est pas sorti à ma connaissance et que celui de février 2009 est d'ors et déjà obsolète
lorsqu'on lit les commentaires même de Reiss ( taille des EPEP, ruralité et EPEP, directeur et président CA ... ).


Confondre analyse orientée   et les faits cela s'appelle de la propagande et ne vise qu'à prendre les gens pour des idiots.



Pierre 16/04/2010 17:01



Pourquoi penser que le texte de FRAKOWIAK est bidon ?


Chez nous, en Haute-Saône, on le trouve aussi sur le site du Snuipp. Je me suis amusé à regarder sur le web. On le trouve aussi sur plein d'autres sites. J'en ai relevé qqs-uns : "sauvons-lecole
– dpernoux – fabula – café pédagogique – parisfaubourg – wikio – agoradurevest - yonne.lautre – resistancepedagogique – friendfeed - sud-education ain rhône loire - sgen 75 - réseau éducation -
slu orléans - ressources école - actualité de l’éducation - retrait base élèves"


Y en a encore plein d'autres. Quand on suit un peu ce qu'écrit cet ancien Ien, ex syndicaliste, on peut pas dire que ce soit un franc rigolard. M'étonnerait qu'il s'amuse à faire de telles
blagues dignes d'un poisson d'avril. Pas son genre au pépère.


Et puis, vu que son texte a été diffusé sur des gros sites sérieux comme le café pédago, on peut imaginer qu'il aurait démenti si un rigolo s'était fait passer pour lui. Il écrit souvent des
articles, il a intérêt à être un minimum crédible. Et j'ai pas entendu dire que les syndicats d'Ien l'avaient démenti ou contredit.



Pierrot Lombard 16/04/2010 11:58



là je fais comme Gégé... Je copie et collerai souvent!



Grégoire 16/04/2010 10:47



Je suis tombé sur une phrase qui résume à elle seule toute la problèmatique du débat qui nous anime :


Comme à chaque fois qu'une nouvelle période s'ouvre, nos valeurs nous servent, mais nos préjugés nous desservent. Il arrive même que notre expérience nous paralyse. Une fois de plus, c'est
l'événement qui sera notre maître intérieur...


Julliard OBS Pierrot



Pierrot Lombard 15/04/2010 14:41



ceux qui pourraient assouvir leur désir de pouvoir à la lecture de l'article sont ceux qui désirent devenir IEN, ou (alternative?), diriger des "EPEP Darcos" qui ne seraient en fait que des
circos plus petites.


Je ne me reconnaîs ni dans les premiers ni dans les seconds...


Que des IEN aient une grille de "pilotage" ne me choque pas en soi. Sauf que l'on oublie l'échelon essentiel: l'école.


Je le répète, chacun met ses billes en place (là les IEN), sauf nous, au nom de la "profession".


Que l'on ne partage pas tout au sujet des dirlos, pour ma part (et celle du GDiD) c'est tant mieux, on aura jamais raison tout seul sur ce dossier.


C'est pourquoi nous travaillons avec...


Par contre, Densi, ce que je considère comme le frein à toute évolution, c'est le fait de "préférer" sur un statu quo.. qui n'existe pas! Il n'est pas dans les chix possibles.


La dégringolade constante de nos conditions de travail et la menace des EPEPDarcos (Darcos, parce que je suis pour plus d'autonomie donnée à l'école) en sont la preuve.


Je reviens donc à ma position, il est illusoire de raisonner à partir des extrêmes. 



thierry fabre 15/04/2010 14:24



Tu peux être désolé, Densi…


 


Désolé de tes approximations…


Comme de dire que notre projet est une piste « intéressante, en partie tout du moins », sans préciser ce qui, à ton avis, serait à garder et ce qui serait à jeter…


 


Désolé de tes mécomptes…


Telle que celle consistant à avancer, sur ce sujet « l’absence » des « dirigeants » du GDID. Outre que l’on a l’habitude, dans notre petite asso, de laisser à d’autres, la
sale habitude de s’autoproclamer « dirigeants », il y en a quand même 3 membres de notre bureau, sur 6, qui se sont exprimés sur ce sujet. Pas de quoi crier à l’absence…


 


Désolé de ton mépris….


En effet, considérer celles et ceux qui demandent un statut de la direction d’école, comme des assoiffés de pouvoir, ce n’est ni très sympa, ni vrai…


Et leur renvoyer comme solution à leurs maux un hypothétique passage du concours de chefs d’établissements du secondaire, ce n’est, ni plus, ni moins, que développer le même mode de
« pensée » que celle d’un facho borgne « aime-la où quitte-la »
Un peu court, jeune homme…


 


Désolé de tes facilités…
Comme celle consistant à prendre au sérieux, comme publics, avérés, et représentatifs de notre asso, des propos échangés à titre perso, suite à un article bidon. Un article bidon présenté comme
sérieux, appelant à des commentaires qui restent personnels et n’engagent que leurs auteurs, le tout pour déterminer que le GDID ci… que le GDID la…. Cela ne change rien au fond que tu
éludes :


- cet article est faux, ce texte de Fracowiak est bidon…


- les réactions qui y font suite engagent leurs signataires, et eux seuls…


 


Désolé de tes oublis…


Tu as peut-être vécu 87 et les décrets Monory. Moi, j’en ai gardé bonne mémoire, et de mes deux mois de salaires perdus en vain, et de ma colère à voir, dès la rentrée suivante, la quasi-totalité
des membres du conseil syndical du SNI-PEGC 13, se retrouver … maîtres-directeurs… Ces bons renards avaient trouvé assez rapidement l’entrée du poulailler…


 


Désolé, et c’est pire, de ton erreur…


« je préfère le statu quo au modèle Babet, désolé »


Faux, tu préfères le statut quo, en bon conservateur qui hait le mouvement qui déplace les lignes… Et mettre en balance, dans ton étrange choix, le devenir de 50 000 collègues à la seule
aune d’un seul commentaire d’un seul dirlo, ce n’est ni sérieux, ni crédible… Pas la peine d’aller te cacher derrière Noé : Noé, comme Philippe, comme Pierrot, Grégoire, Denis08, Ché, Henri,
Lionel, Pascal, et ton serviteur, sont membres d’une association, le GDID, qui veut faire bouger les choses.


Ce sont des collègues différents, venant d’horizons divers, mais qui ont tous la même analyse du réel et la même volonté de progrès.


Après, qu’il y ait en face des conservateurs, c’est chose normale. Encore faut-il qu’ils aient le courage de le reconnaître…


 


Thierry Fabre




Densi 15/04/2010 13:21



Je comprends tt à fait la réaction de Philippe à la vue de certains propos. Sur le fond tt le monde est d'accord, il faut améliorer et le statut du gdid est une piste intéressante (en partie tout
du moins)ce qui exlique la fréquentation de ce  blog et de celui du gdid. Mais ce qui créé la confusion présentement, c'est  que ses 'dirigeants'(du gdid), si prompts à ferrailler avec
tous ceux qui avancent la moindre remarque(syndicale ou autre) sont étrangement absents lors de propos tels que ceux écrits sur ce sujet (même si celui ci n'aurait pas dû exister faute de
vérification) face à certains qui voient là la possibilité d'assouvir leur soif de pouvoir et qui n'ont pas la moëlle de passer le concours de chef d'établissement. Celà me rappelle étrangement
l'épopée des maîtres directeurs où, sous prétexte syndical, les renards voyaient l'opportunité de rentrer facilement dans le poulailler...De là à dire qu'ils cautionnent, je ne pense pas mais
alors pourquoi? Il faut être clair, je préfère le statu quo au modèle Babet, désolé



Grégoire 14/04/2010 11:56



Et pour en finir avec cette contreverse de DEL : les directeurs ont-ils une âme , et nos relations avec le SNUIPP , interroge toi pourquoi les guerres civiles sont toujours les plus meutrières
les plus extrêmes ? Parce que justement on est en famille et derrière le différent objectif  il y a aussi une part d'affectivité .


Le SNUIPP lance ici ou là des stages des enquêtes pour montrer qu'il se préoccupe du sort des dirlos. J'y suis allé, j'ai dit notre positionnement , fait le constat que le statu(t) quo n'est plus
tenable. Il est vrai et je les en ai remerciés que l'attitude fut courtoise mais au final quelles propositions ? le CMD sans mode d'emploi une foutaise ! et comme ligne directrice qu'il vaut
mieux rester sur son idéal que négocier quoique ce soit ! Est-ce cela le syndicalisme ?


Quel résultat pour les dirlos ? Qui peut penser au vue de l'expérience des 2 dernières années que ce gouvernement va trembler au moment de sortir les EPEP Darcos ? Et après qui demandra de sortir
dans la rue ?


Sur le fond comme sur la forme, nous ne pouvons pas accepter cette attitude et c'est d'autant plus rageant qu'il suffirait de sortir de l'autisme idéologique du sommet syndical pour fédérer les
forces nombreuses de ceux qui ont une autre vision pour l'école. Et pendant ce temps on rame grave dans nos écoles, ployant à la fois sous la charge de travail de la classe qui a explosé et comme
dirlo dans le silence asoudissant de tous.


Alors oui , parfois les mots sont cruels car ils reflètent une souffrance une colère bien réelles.



Pierrot Lombard 14/04/2010 11:06



Ce qui me choque, Philippe, c'est cette propension, si développée chez certains (dont toi) qu'elle doit être innée, à ne percevoir et ne se positionner qu'à partir des extrêmes, 2 exactement,
plus serait insupportable pour eux. Ils divisent donc, bien consciencieusement, le monde en 2; les gentils et les méchants. Eux se range confortablement dans les  gentils.


Confortablement car cela les dispense, croient-ils, du moindre effort sur le fond. Et impossible de bouger puisqu'on bascule du côté de diable. Haro donc sur la forme.


Que des Grégoire, Merlin, DenisO8, Thierry, Henri, Froment, Densi (dans les contradicteurs) Moira... Et pardon pour tous ceux que je ne cite pas... Ferraillent autour de constats, d'arguments de
vision et de porpositions... Qu'importe!


Seuls sont comptabilisés les points entre Gégé et Noé. ça c'est intéressant, voilà qui fait avancer les choses... On sort enfin du caniveau!


Que le GDiD soit signataire de la pétition pour l'école publique, qu'il travaille avec le SGEN, le SE, la CFTC, avenir écolel'ANDEV, l'AMF... Discute avec FO et la CGT... Qu'importe, ce n'est
qu'une association de Chefaillons  dont ses critiques versées, maladivement, à l'encontre du SNUipp ne fange juste bonne pour les caniveaux... 


CDiD = Chefaillon ... ça c'est de l'argument qui hausse le niveau!


Critiquer le SNUipp... Hérésie! (car on est bien dans le domaine de la foi).


Sauf que le SNUipp fait bien partie du problème pour les dirlos.On peut citer au moins 4 enquêtes "impartiales, ces 5 dernières années, sur les conditions de travail dégradées et sur l'évolution
possible de notre fonction:


IFOP, DEGESCO, MGEN, CSS.


De gros syndicats ont fait bouger leurs lignes: le SGEN et le SE.


Le SNUipp, après avoir consulté (avec le SGEN qui lui en a tiré des leçons), envoyé 1000 délégués à Paris, organisé les "États Généraux" de la direction et du fonctionnement de l'école... Reste
sur le statu quo, reconsulte et ne propose toujours pas de contenu à son concept de CMD...


Et c'est moi qui suis malade?


 


 



grégoire 14/04/2010 11:04



Ce qui nous rapproche ici aujourd'hui et depuis un bout de temps est plus fort que ce qui nous divise.


Directeurs-trices nous sommes confrontés à une double contrainte permanente entre classe et direction, injonctions ministérielles et nos convictions idéologiques, responsabilité  mais
institcommeleszotres selon l'intérêt de nos interlocuteurs bref la liste est encore longue.


Il est clair que que sur le constat et les conclusions qui en déclinent il y a unanimité ou presque si on accepte de sortir du carcan de la pensée unique ou syndicalement correcte ( bien qu'elle
bouge aussi ) : la nécessité d'une reconnaissance institutionnelle et de nos compétences et de notre métier .


Après, chacun est libre de voir la suite selon ses souhaits, peut être viendra le temps où au sein même de la communauté du statut les routes divergeront et c'est bien ainsi. Nous avons tous
souffert du " tous ensemble mais derrière moi " de ces dernières années.


Alors les prises de positions individuelles qui ne reflètent que la démocratie interne réelle du GDID  ne doit pas servir à ceux qui cherchent la faille car sûrement très inquiets de
l'audience de ce petit groupuscule facho catégoriel caporalisé libéral ( cocher  la réponse de votre choix ) auprès des collègues.


Si tu veux parler du GDID , lis et commente les décisions d'AG, complète les c'est encore mieux, mais n'essaie pas d'agir en bon stalinien : le temps viendra où nous serons les vipères lubriques
alliées objectives du libéralisme totalitaire. On a l'habitude c'est pour cela qu'on est au GDID .


 



thierry fabre 13/04/2010 14:42



Désolé, Philippe, mais c’est bien « l’incertitude » (restons gentils..) de la véracité de cet article de Fracowiak qui me choque, pour ma part.


Monter du vide sur du vent et inciter ensuite les collègues à en discuter ma parait aller à contre-sens exact de notre démarche, démarche qui n’est autre que de reprendre les mots d’un
Jaurès : « Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire, c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas
faire écho aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques »


 


A ce tire, je constate que l’on en vient à s’empailler sur du rien et du n’importe quoi. Très exactement ce que les adversaires
déclarés d’un statut attendent de nous : mener mensonge sur mensonge, amalgames sur faux-semblants, user du mentir-vrai comme d’une arme efficace. Je dis très tranquillement que tomber dans
ce travers, dans ce piège, est pire qu’un crime, c’est une faute Et une faute qui nous porte tort, à tous…


 


Pour ma très humble part, ce qui m’interpelle, c’est bien de balancer n’importe quelle info sans se donner la peine de la vérifier,
c’est inviter les collègues à en débattre comme s’il s’agissait d’une vérité intangible, c’est caricaturer ainsi le débat et l’échange qui me paraît grave…


 


Pour le reste, et tes remarques sur la verdeur, voire l’animosité de certains commentaires envers le SNUipp, je peux te rejoindre
sur le constat, mais il me semble utile de dépasser cette étape. Aller du constat aux raisons, par exemple :


 


- Les propos que tu déplores seraient bien en peine d’être aussi durs, aussi virulents que ce que l’on entend à notre encontre lors
de certaines RIS de certain syndicat. Pour dire clairement les choses, se faire traiter, lors de réunions locales du SNUipp, sur une gamme d’insultes allant de sarkosystes à facho, au simple
prétexte que l’on a un avis différent du politiquement correct de mise, ça commence à gonfler un peu.


 


- En matière d’expression, il en va de même qu’en cuisine. Bloquer la soupape d’une cocotte-minute, porter à ébullition, vouloir à
toute force empêcher la pression de sortir, ça fait une jolie bombe… Des collègues explosent ? D’accord, mais pourquoi ? S’ils avaient trouvé dans leurs syndicats respectifs, écoute,
dialogue, espoirs, seraient-ils aussi teigneux ? On ne peut blesser, humilier, ignorer aussi longtemps autant de collègues sans s’attendre à des réactions en retour,
non ?


 


- Et l’essentiel ne serait-il pas d’éviter de confondre l’individu et le collectif ? Il y a pour les pov’ dirlos que nous
sommes un excellent moyen d’éviter tout débordement ! On demande à DEL de fermer boutique, on clot le forum du GDID, on ne procède plus que par langue de bois officielle, sans jamais
permettre la moindre expression libre aux collègues. Là, c’est certain, on sera efficace, on offrira une surface bien lisse, sans la moindre aspérité, sans le plus petit souci. Seul problème, on
sera devenus aussi cons que les autres…


 


- Autre possibilité, qui est celle que nous avons choisi : permettre au maximum l’expression libre de chaque collègue, leur
donner la parole sur la « bouteille », puis sur notre site, et raisonner sur un distinguo entre l’individu, qui est somme toute en droit de dire ce qu’il veut, et le collectif de notre
association, qui sont deux choses différentes. La réponse à ton souci, Philippe, tient en 4 chiffres, 2400… Pour la première fois depuis Ferry Jules, une association regroupe des collègues sur
l’ensemble des départements de ce doux pays, DOM-TOM non exceptés. A se retrouver ainsi aussi nombreux, on ne peut le faire sur un corpus idéologique commun, mais bien sur les mêmes constats
quand à notre métier, les mêmes solutions pour le sortir de la mouise. Cela implique donc que, par ailleurs, on soit différents. Reste à savoir si on fait de cela une richesse ou un
blocage….


 


Tu penses bien qu’au niveau du GDID, le choix est fait, et on s’en prend jamais au simple adhérent du SNUipp, mais bien à ceux qui
sont responsables de l’autisme et de l’inaction de ce syndicat sur le sujet. Et l’on dit ce que l’on a à dire, sans jamais tomber dans les globalisations illusoires, mais sans tomber non plus
dans le désir d’imposer une chape de plomb à chaque collègue. Chacun est libre de ce qu’il dit…


Et ce n’est pas plus mal…


 


Thierry Fabre




Lionel 13/04/2010 13:36



"celles parfois délirantes de certains qui se voient bientôt gérer leur boutique comme si ils seront les seuls maîtres à bord."

Deux remarques :


1) En bon français, il eût fallu écrire : comme s'ils étaient seuls maîtres à bord. Sinon, il y a un problème de cohérence temporelle qui nuit gravement à la compréhension du message.


2) Mais Philippe, si tu es directeur d'école, n'as-tu pas remarqué que tu es déjà le seul responsable à bord ? Responsable de tout et vis à vis de tous : parents, collègues, administration,
mairie, associations diverses et variées. Pas plus tard que jeudi, j'ai reçu un courriel de l'IEN, un tableau à remplir pour l'ACMO : PPMS, registres divers et autres joyeusetés du même genre.
ET qui s'est collé à ce boulot ? Mézigue tiens, parce que c'est le boulot du responsable, donc du directeur. C'est tous les jours que je gère une multitude de problèmes en en étant le seul
responsable, le seul décisionnaire, sans demander l'avis de mes collègues, qui par ailleurs se fichent totalement de ces tâches qui de toute façon ne leur apporteront rien dans leur travail
quotidien. Alors, arrête ton couplet sur "les p'tits chefs". L'école privée en face de chez moi a un vrai pilote à bord, quelqu'un qui prend des décisions pour faire tourner son école que les
adjoints suivent, et ça ne tourne pas plus mal chez eux, sans aucun suicide à la clé qui plus est.


 




Philippe GAY 13/04/2010 10:11



Délire ? Non pas pour moi. Que cette note ne soit pas vérifiée c'est un problème certes. Mais ce qui m'interpelle ce n'est pas le sujet de cet article mais les commentaires qui suivent la
publication des chroniques et dont certains n'entraînent pas de réaction. Les positions de beaucoup de personnes sur ce forum et celui du GDID qui sont systématiques, obsessionnelles et d'un
niveau de caniveau contre le SNUIPP (voir les propos de P Oudot), celles parfois délirantes de certains qui se voient bientôt gérer leur boutique comme si ils seront les seuls maîtres à bord.
Tout cela fait vitrine, carricature la situation et a de quoi donner des arguments à ceux qui pensent que les défenseurs des directeurs sont des petits chefaillons anti syndicalistes primaires.


 



thierry fabre 12/04/2010 21:30



Et si on arrêtait le délire ???


 


Et je ne parle pas ici des réactions classiques d'un Gégé qui se jete sur tout ce qui bouge pour mieux jouer les contradicteurs de service. Je pense plus à Philippe, à Noé, etc.. que je vois
discuter sur... du vide !


 


Oui ou non, cette "info" diffusée sur "directeurs en lutte" est-elle vraie ? Aucune vérification faite à ce jour...


Oui ou non, ces fameux "observables pour l'émission de l'avis de titularisation des professeurs..." ont-ils fait l'objet de la moindre vérification de la part des sites qui les reprennent tels
quels ? Non...


Oui ou non, trouve-t-on la moindre trace de cette "info" sur le site des deux syndicats d'IEN ? Non...


Oui ou non, "Directeurs en lutte" a-t-il contacté Fracowiak pour savoir si son texte était un simple canular ou une tribune sérieuse ? Pas que je sache...


 


D'où une simple remarque: discuter de prises de positions sérieuses, avérées, peut se comprendre. Parler sur du vent et du bidon, sans moi...


 


Thierry fabre


 



denis08 12/04/2010 18:21



"Denis tu résumes assez bien la situation. Mais tu préfèrerais que ça reste secret ? Que ça ne se sache pas ?"


Je crois, Gégé, que tu fais une mauvaise lecture de ce que j'ai écrit (ou je me suis mal exprimé, ce qui est tout à fait possible). Je ne résume rien, je dénonce l'article de DEL qui, de mon
point de vue, n'apporte que de la confusion au débat sur le statut (et donc la place) du directeur dans l'école, en induisant une relation IEN-directeur qui conduit les opposants au statut (comme
toi) à dire : "vous voyez bien que statut du directeur = directeur-petit-chef". Or, je réfute totalement cette dernière égalité, qui est fausse car ne reposant sur rien de tangible. Des
directeurs qui se prennent pour des "p'tits chefs", il y en a déjà, hélas, et ça ne vient pas d'un quelconque statut, puisqu'il n'en existe pas (encore). Je n'ai donc rien à cacher, ni rienà
taire. Je dis simplement: article très maladroit (même si j'ai bien compris que, toi, il t'arrange bien, cet article).


Quant aux propos de Noé Babet, ils sont comme ceux de (ou prêtés à) Frackowiak : suffisamment peu clairs pour qu'ils retiennent une quelconque attention de ma part. Je ne sais si Noe Babet est
bien un directeur d'école (rien ne le prouve ni ne prouve le contraire). Je lui accorde le bénéfice du doute. Si ses propos de directeur d'école se veulent de l'humour, je trouve que c'est raté;
s'ils se veulent de la provocation, c'est pas malin et ça n'apporte rien. Mais il a autant le droit que moi de s'exprimer.


Et puis, 40 ans d'un dur métier, ça laisse forcément des traces... Voilà qui n'augure vraiment rien de bon dans les discussions à venir sur la réforme des retraites !...



Philippe GAY 12/04/2010 11:52



Je lis de temps en temps ce forum. Je suis inquiet de l’avenir de la situation des directeurs. Néanmoins ce que je lis parfois ici me donne le frisson ! Tout le monde tombe à bras raccourcis
sur Gégé.


Ce qui m’étonne c’est que personne ne réagisse aux propos de Noé BABET :


« Je constate aujourd'hui , après une longue carrière , qu'il y a des laisser-aller . Les collègues semblent bosser mieux dans l'année de leur inspection et moins bien dans les
autres années . Et en tant que directeur , je suis obligé chaque jour de les flatter pour faire avancer les choses "n'ayant pas d'autorité reconnue" . Un peu d'ordre , avec des sanctions à la clé
, est nécessaire aujourd'hui !!! »


Monsieur BABET vous qui faites état de votre riche expérience ; 40 années de carrière, pourriez-vous me donner des conseils pour faire tourner ma boutique :


Comment flatter mes collègues : des bons points, des images du ministre. Un petit sourire de Monsieur le Directeur ?


Une punition quand ils arrivent en retard ?


Pourriez-vous développer ce que vous entendez par  «un peu d’ordre, et les sanctions à la clé» ?


Et vous…. comment vous mettez vous au travail ?


Après quelques flatteries de Monsieur l’IEN ?


Philippe GAY




che 11/04/2010 19:47



Ne faisant que suivre le fil sans participer, je dois dire que l'intervention de gégé était bien vue car c'est vrai qu'il y avait contradiction dans les deux commentaires de Noé.. Joli jeu..
deuxième set?


Bon c'est sur la forme, pas forcément sur le fond..


che


 



Noé BABET 11/04/2010 18:17



M. Gégé , je n'ai voulu froisser personne mais simplement dire que les collègues du 1er degré n'ont pas besoin de "sergent-chef" pour faire leur boulot . Le charisme d'un directeur (reconnu par
le Ministère = statut) suffit . Nous sommes des fonctionnaires reconnus par les textes et bien protégés par la loi Le PORS ; nous savons faire notre métier au service des élèves . Bien sûr , il y
a des tire-au-flanc , des paresseux , comme partout et j'en ai rencontrés dans mes 40 ans de carrière , j'ai réussi à les ramener sans chercher la délation ... C'est tout!! 



Gégé 11/04/2010 10:43



Henri, c'est sur le fond que tu devrais t'indigner au lieu de t'en prendre à mes modestes interventions qui, semble-t-il, te gênent plus que ce que je dénonce.


Comment peux-tu laisser passer ce que dit Noé qui se contredit dans ses deux commentaires ?


 


Le 1er pour demander de l'ordre... (avec ce que ça sous-entend


"Les collègues semblent bosser mieux dans l'année de leur inspection et moins bien dans les autres années . Et en tant que directeur , je suis obligé chaque jour de les flatter pour faire
avancer les choses "n'ayant pas d'autorité reconnue" . Un peu d'ordre , avec des sanctions à la clé , est nécessaire aujourd'hui"


Et devant les critiques...


"Mes 26 collègues travaillent très bien dans mon école . Pas besoin de "chef" dans les pattes ; ils(elles) savent ce qu'ils (elles) ont à faire . La conscience professionnelle!"


Tu vois, henri, c'est là-dessus que tu devrais intervenir. Qu'est-ce qui est le plus grave à tes yeux, le commentaire ou sa dénonciation ?



Noé BABET 10/04/2010 11:15



J'ai réssi à réveiller mes chers collègues(lol)


D'après mon IEN , il n'y a pas de circulaire ou bien elle ne l'a pas  encore reçue .Mes 26 collègues travaillent très bien dans mon école . Pas besoin de "chef" dans les pattes ; ils(elles)
savent ce qu'ils (elles) ont à faire . La conscience professionnelle!!!


Désolé pour les mots un peu durs .



henri 10/04/2010 10:31



Et le brave Gégé prit place à bord de l'arche (de Noé), faisant flèche de tout bois !


Il serait temps que tu te reposes : tu es vraiement très répétitif, lourdingue et singulièrement pénible !


Prends quelques jours de vacances : nous en profiterons aussi !



Gégé 10/04/2010 10:04



"mieux encadrer les enseignants(es) du 1er degré"
"qu'il y a des laisser-aller "
"bosser mieux dans l'année de leur inspection"
"les flatter pour faire avancer les choses"
"n'ayant pas d'autorité reconnue"
"Un peu d'ordre , avec des sanctions à la clé , est nécessaire aujourd'hui !!! "


Merci Noé. Toi, au moins, tu as le mérite de la franchise et de dire tout haut ce que tu penses. Tu veux un statut pour ramener les collègues dans le droit chemin... Celui que t'impose le
pouvoir. C'est très instructif. On s'en doutait, tu sais, mais c'est intéressant que tu l'exprimes. Merci Noé.



Lionel 10/04/2010 09:53



Flatter des collègues ? Et bien, tu en as du temps à perdre toi. Et pourquoio pas aller les border le soir également ?



thierry fabre 10/04/2010 09:03



Quelle circulaire ?


 


Thierry fabre



Noé BABET 10/04/2010 07:26



D'après cette circulaire , il semblerait que les IEN auront pour mission de mieux encadrer les enseignants(es) du 1er degré . Je constate aujourd'hui , après une longue carrière , qu'il y a
des laisser-aller . Les collègues semblent bosser mieux dans l'année de leur inspection et moins bien dans les autres années . Et en tant que directeur , je suis obligé chaque jour de les flatter
pour faire avancer les choses "n'ayant pas d'autorité reconnue" . Un peu d'ordre , avec des sanctions à la clé , est nécessaire aujourd'hui !!!



grégoire 09/04/2010 20:20



ignare que je suis ! et moi qui cherchais la contrepèterie.



Pascal Oudot 09/04/2010 13:48



Corneille fortement adapté, voire déformé... Honte à moi.



thierry fabre 09/04/2010 13:43



Corneille...
Ce qui nous change, heureusement, des corbeaux de ce site...


 


Thierry fabre



Pascal Oudot 09/04/2010 11:08



D'autant que le plaisir s'accroissant à mesure que les faits se reculent...



thierry fabre 09/04/2010 10:36



J'aime bien les grandes déclarations sur la vigilance....


On pourrait objecter que la vigilance n'est une vertu bonne qu'aux seuls vigiles.


Mais, bon, acceptons-en l'idée, puisqu'il faut être, selon certains, non seulement, syndicaliste, mais bien aussi enseignant-citoyen.


Sauf que, depuis deux jours, on attend toujours confirmation de la réalité de cette note aux IEN, de ces "observables pour l'avis de titularisation..."


Sauf que, depuis deux jours, tous les sites qui en parlent, se contentent de prendre mot à mot l'article du café pédagogique, sans s'interroger sur sa véracité, sans attester de sa réalité


Sauf que, depuis deux jours, aucune réaction à ce sujet des deux syndicats d'IEN, le SIEN-UNSA et le SNPI-FSU.


Ca ne vous semble pas bizarre ? Alors, DEL, cette vérification des sources ?


Sinon, en attendant confirmation, pas d'autre commentaires, Gégé nous y invite: que l'on soit syndicaliste, enseignant ou simple citoyen, on se doit d'un minimum de rigueur intellectuelle,
consistant à ne discuter que des faits, non des buzz...


 


Thierry Fabre



henri 09/04/2010 06:58



Il aurait simplement suffit de laisser faire les directeurs avec un ordre de mission clair.



Excellente parole, Grégoire et qu'il serait bon de pouvoir généraliser dans bien des domaines.


Dansl'exemple que tu donnes, "gérer" un RAN par un directeur, ça prend au bas mot, allez ! disons trois jours (contacts avec les familles, autorisations, compétences, relations avec la Mairie,
etc.) et tout cela mis en place par UN individu. "Organiser" par l'IA ou l'IEN, c'est essentielleemnt une attente permanente : remontée
des effectifs, attente, arrivée du tableau excel à compléter et à faire remonter, attente, courrier avec lieu de stage, ordres de mission, attente à nouveau : bilan : 10 jours
(et encore parce que le dirlo' s'en inquiète alors qu'il pourrait s'en f... royalement !)


Cette stratification excessive et génératrice de lenteur, d'énergie dépensée consacrée à ce qui pourrait être mis en place de manière simple (non pas simpliste), raisonnée, en contact direct avec le terrain finit par devenir lassante, épuisante.


Mais il faut bien que les équipes de circonscriptions vivent et permettent de faire compliqué lorsqu'on peut faire simple.



Grégoire 08/04/2010 12:03



C'est bien là le problème : on rame pour faire reconnaître l'existant et l'actualité délirante du MEN donne des munitions à ceux qui brandissent le chiffon rouge du petit caporal aux ordres. Ce
fut ma première réaction lorsque j'ai lu la prose de cet IEN honoraire : encore une pollution supplémentaire pour notre demande de reconnaissance.


D'où l'intérêt pour nous de bien faire comprendre les nuances entre hiérarchie et autorité dans notre demande de statut : que les IEN se débrouillent avec leur mission d'évaluation des
enseignants c'est pas notre boulot. Comme c'est de moins en moins le leur de piloter à distance les écoles. Cela devient comique parfois, j'en ai eu l'illustration pour les stages RAN : un vrai
vaudeville chez moi. Il aurait simplement suffit de laisser faire les directeurs avec un ordre de mission clair. Oui mais voilà; c'est pas la politique maison.


Gébé vigilants nous saurons être, mais pas question de laisser filer le bébé avec l'eau du bain. Un statut nous voulons pour ce que nous faisons aujourd'hui. Demain ? une autre affaire !



Gégé 08/04/2010 09:54



Denis tu résumes assez bien la situation. Mais tu préfèrerais que ça reste secret ? Que ça ne se sache pas ? Tu sais je ne suis pas né de la dernière couvée. C'est pour ça que je dis qu'l faut
être vigilant. C'est notre intérêt à tous. Et là, vois-tu, ce n'est plus une affaire de syndicat mais d'enseignant citoyen.



denis08 07/04/2010 21:42



Je ne trouve pas cet article très clair. Entre le message que veut faire passer Frackowiak (qui n'est pas clair non plus) et la conclusion de DEL, je ne comprends plus grand chose...


C'est quoi le problème pour Frackowiak? Le contenu d'un référentiel de compétences ? Ou l'impossibilité à en évaluer tout ou partie ? Sur ce deuxième point, j'ai envie de dire : c'est le problème
des IEN. Nous, on en a déjà assez comme ça, des problèmes... Sur le premier : j'ai beau lire et relire ce qui détaille le "devoir d'obéissance", je n'y vois rien de choquant. Ou alors, il faut
m'expliquer. J'ai un peu l'impression qu'on nous refait, avec l'espression "devoir d'obéissance" la même chose qu'avec l'expression "petits chefs" : gros mots ou mots tabou. On voit où cela nous
mène...


En revanche, le fait pour DEL de relayer la prose de Frackowiak donne, à mon sens, des arguments aux anti statut-pour-les-directeurs (Gégé a été un des premiers à s'engoufrer dans la brèche,
d'ailleurs). Résumons l'argument : "Les IEN ne pouvant évaluer certains items de cette fameuse compétence touchant au devoir d'obéissance, les directeurs le feront à leur place et pour cela, on
leur donnera un statut pour le faire. Donc, on aura l'équation directeurs = IEN = petits chefs." Pas malin, en terme de stratégie. On rame déjà assez comme ça sans aller chercher, chez les IEN et
leurs problèmes, des arguments fallacieux à donner à nos détracteurs.


Mais peut-être n'ai-je rien compris.


 



grégoire 07/04/2010 17:16



Je ne pense pas que cette article soit à mettre en doute. Le buzz est créé par l'actuel élaboration des contenus de formation des futurs MASTER  par les universités pour la rentrée . La
problématique tient dans l'énoncé de la compétence 1 du référentiel : comment évaluer l'obéissance du fonctionnaire ? ( au passage merci les désobéisseurs : action = réaction ).


Et qui est en mesure de le faire ?à débattre mais pour cela il faut en connaître les items. Si c'est la ponctualité, l'investissement dans le projet d'école, le pilotage à distance va montrer ses
limites.


Je rejoins Pierrot : la réforme ( est-ce le bon mot ? ) de la formation est à mes yeux bien plus déterminante pour l'avenir immédiat que de savoir si le directeur doit avoir un statut pour le
boulot qu'il fait déjà.. A chacun ses symboles : pour le SNUIPP il s'agit d'un outrage à l'histoire du peuple enseignant. Mais c'est plus payant de caresser les gens dans le sens du poil :
pendant ce temps la caravane passe...



Lionel 07/04/2010 16:27



Pascal,


 


je dirais plutôt : soyons vigilant à la vigilance. On ne sait jamais.



Pascal Oudot 07/04/2010 15:53



Soyons tous vigilants !


 


C'est une obsession?



Noé BABET 07/04/2010 15:50



Mon IEN n'a rien reçu de semblable . BIZARRE



Noé BABET 07/04/2010 15:48



Circulaire bizarre , je n'ai rien trouvé dans les BO et dans les JORF !!


Poisson d'avril quand tu nous tiens .



thierry fabre 07/04/2010 15:02



"....Une note officielle, « à l’usage exclusif des inspecteurs de l’Education Nationale » présente «les observables pour l’émission de l’avis de titularisation des professeurs ». Sa
première partie, relative aux obligations du fonctionnaire, ne manque pas de surprendre au point de laisser penser que le document est un poisson d’avril. Nous vérifions donc son
authenticité..."


 


En attendant la vérification promise, quelles sont lse sources ? Le lien disponible ? La plus minuscule preuve que cette note existe bien ?


 


En l'attente, ça fait un peu buzz, tout ça... On aurait apprécié que la vérification précède la diffusion de l'info, et non le contraire.


 


Thierry Fabre



Pierrot 07/04/2010 15:01



Tu sais lire Gégé? On parle des dirlos dans cet articles?


Et tu as raison Moira, il faut un pilote DANS l'école, là il est question, encore, du pilotage hors école.


D'ailleurs je suis sérieusement en train de me demander si le SNUipp n'est pas en train de manipuler la profession en balançant des leures.


Les 2 préoccupations MAJEURES de l'EN sont la diminution des postes d'enseignants et la suppression de leur formation.


Sur ces sujets peu de réactions syndicales (dixilt J.Lang sur LCI), d'ailleurs les choses se mettent en place.... par contre "on" concentre notre attention sur le direction et les EPEP, qui, en
soi, ne menacent pas l'école, puisque cela dépend du contenu des statuts (ce qu'à bien compris le SGEN et le SE...).


On va en arriver à un deal gvt/FSU: les dirlos contre la masterisation... Cet article va dans ce sens.



Moira377 07/04/2010 10:34



Moi, ça me conforte dans l'idée qu'il est préférable que nous prenions notre part de responsabilité dans la conduite de l'école plutôt que la laisser à un IEN qui fera le boulot à notre
place mais de quelle façon !


En tant que dirlo, nous sommes quand même mieux placés pour apprécier la conduite de notre école que l'IEN qui ne fera qu'appliquer des consignes, peut-être avec zèle, mais tous les 3 ou 4 ans.
Et au final, ça changera rien pour le fonctionnement de l'école mais rien pour nous non plus. On ne nous aura pas reconnus davantage, au contraire.



Gégé 07/04/2010 09:42



Au sujet de la hiérarchie, l'autre jour, Pierrot a écrit
"…dans
aucune de nos discussions avec le ministère, le problème ne s'est posé en ces termes. On parle de responsabilité, d'autorité et de pilotage."


Ils ne le disent pas car ils connaissent les réactions syndicales. Mais ils le pensent tellement fort que ça transpire dans tous les écrits de ceux qui gravitent autour du ministre.
On le voit dans cette note aux IEN comme on le lisait dans l'exposé des motifs de la proposition de loi de REISS ou dans d'autres rapports de l'Igen.
En fait, ça les démange de placer un relais dans les écoles pour faire appliquer toutes leurs réformes à la noix. Il leur faut un chef sur le terrain. Soyons tous vigilants !



Pascal Oudot 07/04/2010 07:40



Une dernière phrase "choc", mais peut-être hélas proche de la vérité. Merci pour cet article.