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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

  Inscrivez-vous sans tarder à la "newsletter" des "directeurs en lutte"pour recevoir les dernières infos. 

Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 22:43

L'Education nationale paiera le plus lourd tribut aux suppressions d'emplois en 2010, avec 16 000 postes en moins après 13 500 en 2009 et 11 200 en 2008.

 

Les 16 000 emplois supprimés concernent essentiellement des postes de fonctionnaires stagiaires, effet direct de la réforme de la formation des enseignants. Celle-ci prévoit un recrutement au niveau "master 2" (bac 5) et une formation incombant aux universités et non plus aux IUFM. Pour la première année d'application, à la rentrée 2010, les étudiants qui auront réussi le concours d'enseignant ne seront donc plus affectés en IUFM mais directement en classe, ce qui permettra d'économiser les postes de stagiaires.

 

"La poursuite de suppressions qui viennent s'ajouter à d'autres déjà intervenues va dégrader les conditions de travail et réduire les possibilités du service public de faire face aux besoins et de lutter contre l'échec et les inégalités", a réagi à l'AFP le patron de la FSU, Gérard Aschieri. Il fustige "des mesures très marquées par l'idéologie, et paradoxales : hier, Nicolas Sarkozy faisait un discours sur la jeunesse, mais ces suppressions, ce sont des postes en moins pour les jeunes ».

 

Les effets négatifs sont connus : classes surchargées, manque de remplaçants, baisse de la scolarisation des moins de trois ans en maternelle, déficit de personnels accompagnant les enfants handicapés, etc.

Perspectives peu reluisantes également pour les directeurs d’école qui ne pourront bénéficier d’EVS en nombre suffisant et voient s’éloigner tout espoir de meilleures conditions de décharges de cours.

 

Ces suppressions de postes ne préparent pas l’avenir. Pourtant, les démographes ont alerté le gouvernement : à partir de 2010 et surtout 2011, le boom démographique ayant débuté en 2000 se fera sentir au collège et la France risque de manquer d’enseignants (relire notre article du 7 août 2009 intitulé « Suppressions de postes d’enseignants : une faute, une tromperie ».

 

Les suppressions d’emplois dans la Fonction publique d’Etat sont présentées comme un remède indispensable au redressement des finances de notre pays. En réalité, elles ne représentent que 500 millions d’euros d’économies sur les 140 milliards du déficit public !

En 2008, grâce au bouclier fiscal, 834 contribuables dont le patrimoine est supérieur à 15,6 millions d’euros ont profité chacun d’une baisse d’impôt de 368 261 euros. Au total, 14 000 redevables ont bénéficié du bouclier fiscal, pour un coût total pour la collectivité de 458 millions d’euros.

 

Pour Gérard Aschiéri, "Si l'on compare ce que rapportent les suppressions de postes, environ 500 millions d'euros par an, et les mesures fiscales qui réduisent les recettes de l'Etat, par exemple 2,5 à 3 milliards pour la baisse de la TVA dans la restauration, c'est sans commune mesure", et il déplore qu'il n'y ait "jamais de débat sur l'efficacité comparée de ces choix".

 

N’existe-t-il donc d’autre solution que le démantèlement des services publics pour combler le déficit public ? Pourtant, des sources d’économies importantes sont possibles et connues : la lutte contre la fraude fiscale, la suppression des niches fiscales, la chasse au gaspillage exorbitant des décentralisations et du train de vie des collectivités locales… Il conviendrait également de redéfinir la contribution budgétaire de notre pays à l’Europe. La France verse chaque année au budget européen 7 milliards d'euros de plus que ce qu'elle en reçoit en retour, aides agricoles de la PAC comprises. En 2013, la perte sèche atteindra 10 milliards d'euros par an.

 

Nous l’avons maintes fois écrit : la RGPP est avant tout une réforme idéologique. Ses conséquences sont néfastes pour les services publics et en particulier pour l’Education nationale.

 

Les directeurs d’école sont aussi victimes de cette politique. Tous les ministres savent que l’amélioration du fonctionnement de l’école passe par des mesures en faveur des directeurs. Tous les rapports, sans exception, le confirment. Le refus des syndicats enseignants de reconnaître statutairement leur métier n’est qu’un prétexte rêvé pour tout ministre contraint de serrer son budget.

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

Pascal Oudot 07/10/2009 11:35


Je posais la question à Cedric, pas à Ewen, Monsieur la Victime qui se complait dans l'idée que je le persécute et persiste à signer ses propos sous pseudonyme. "injures", "âneries"... alors qu'il
suffit de relire ta première intervention sur ce billet pour se faire une assez juste idée de toi. Pour clore ce débat, je vais te rassurer tout de suite: ta personne m'indiffère royalement. En
revanche, je ne laisserai jamais passer les propos ridicules qui qu'en soit l'auteur


Ewen 06/10/2009 18:22



Aujourd’hui, dans mon bureau ( où il n’est
pas écrit que c’est le grand bureau du directeur mais que tout le monde connait ) j’ai reçu un enfant en grande souffrance, une maman complètement perdue, un représentant, une paire d’échasses,
une collègue pas contente….rien de bien extraordinaire en fait même s’il y a des jours moins fastes. Après cette journée qui était censée être une journée de classe, la lecture des injures et des
âneries de M. Oudot en épouvantail ( entre deux tours branlantes !) sont un plaisir à déguster mais un désastre pour le débat et l’intelligence basique. Evitez, s'il vous plait, M. Oudot de
vous prendre pour le Mélenchon de ce site, à la tête de ' tout le monde', vous allez faire rire les kaplas !Pour faire vite car j’ai une suite à la journée
‘scolaire’, je voudrais quand même répondre à Pierrot :


Le fait que les enseignants doivent subir une
triste politique ringarde et autoritaire avec, entre autre, des IEN en plus grand nombre, ne doit pas nous obliger à imposer à nos collègues adjoints une manière de faire identique. D’abord parce
que le statut est nécessaire et qu’il faut se donner les moyens de l’avoir et ensuite parce qu’on n’est pas obligé de copier Darcos et son maître à penser. Faut –il imposer pour être et avoir (
comme dit la pétition que j’ai signée depuis belle lurette ), non bien sûr il faut être capable de communiquer et de convaincre. Encore faut – il que ce statut soit clair et pas un outil de casse
de l’école. Le travail du GDID à ce sujet est un bon début, me semble – t – il. Toujours en ce qui concerne ce statut nécessaire, il donne du sens dis-tu, oui justement il doit donner du sens, il
doit même permettre un fonctionnement qui n’existe pas en ce moment sauf dans le virtuel du SNUIPP.



Pascal Oudot 06/10/2009 10:58


Je relis ce matin le texte de Cedric, outragé par ma prétention à vouloir exprimer ce que je pense:

Il est vrai que c’est plus facile de débattre quand on n’a pas (ou plus) de contradicteurs
Encore faut-il que le contradicteur soit légitime dans ce qu'il avance. Je vais poser les trois fameuses questions de Liocal:
1) Etes-vous enseignant ?
2) Etes-vous directeur ?
3) Etes-vous déchargé syndicalement ? Si oui, combien de jours par semaine ?

grande marque de tolérance
Il est des mots qui dans certaines bouches me font frémir. Que j'exprime mes positions doit être extrêmement gênant pour qu'on brandisse devant moi l'étendard de la tolérance. Mais je connais ça:
vouloir m'empêcher de parler au nom de la démocratie et de la tolérance est l'apanage de tous ceux qui n'admettent pas que je puisse penser autrement qu'eux. Mais si ça vous amuse, si ça peut
satisfaire votre incapacité à donner une argumentation valide, je veux bien être un chefaillon illuminé caricatural danger pour la démocratie. Si vous saviez à quel point je m'en tamponne le
coquillard.


Pierrot 06/10/2009 08:44


Que pense Pierrot de cette grande marque de tolérance ?
> que l'adage qui dit que l'on récolte que ce que l'on sème est un bon adage...
À force de prendre les gens pour des truffes...
Après c'est une question de tempérament.

Concernant le statut du directeur d’école, il ne peut être, il ne doit pas être la demande des seuls directeurs contre l’ensemble de la profession-M Oudot ne représente que lui-même et quelques
illuminés se complaisant sans doute à afficher en gros sur leur petite salle hermétique un grand panneau ‘bureau du DIRECTEUR’- il ne doit surtout pas être un outil de plus pour faire passer des
décisions qui n’ont rien à voir avec des réformes. Il doit être utile à tous et donc expliqué avec clarté et justesse.- Si Pascal ne représente que lui-même, alors
pourquoi tomber dans la plus basse des caricatures pour dire que nous ne serions que de petits caporaux avides de galons dorés sur uniformes épaulés?
Pourquoi le SE et le SNIupp pourraient-ils, eux, s'abstenir du devoir d'explications claires et justes?

Cédric, c'est toi qui disait: 
Une chose certaine, les collègues directeurs ne sont pas hostiles à une reconnaissance statutaire. En revanche, ne leur parlez pas de
supérieur hiérarchique ni même des EPEP même si vous appelez ça "EPE". 
Le SE vient de sortir son N°2 de l'info-directeurs du SE...
avec un belle et prometteuse enquête.
...

Le SE-UNSA ne considère pas que la  situation actuelle des écoles primaires est satisfaisante. Conscient que des changements sont nécessaires, il impulsera une réflexion
sur l’évolution du fonctionnement de l’école, de sa structuration juridique et son autonomie  financière avec pour seul objectif l’amélioration de
l’efficacité pédagogique. Nous vous invitons ainsi à participer au débat en répondant à l’enquête ci-contre. 
... 
ça y est, ça bouge! 



Campa 05/10/2009 23:10


quelles co......................ries on peut lire parfois !!!   marre de ces gens qui dissertent à longueur de
choses sur ce qu'ils ne connaissent pas !

bureau du directeur, bien heureux quand il y en a un!!  et quand il ne sert pas de vaste fouure tout à tous les intervenants de l'ecole , à la photocopieuse , à la pharmacie  et
tutti   tutti quanti !

j'ai passé une bonn e partie de la journée d'aujourd"'hui dans la "salle commune " qui me sert de bureau  à travailler avec des membres du RASED  (ouf il en reste qq specimens ), le
maitre CRI  (merci les enfants du voyage ), le repas de midi   ('vite, vite on debarrasse l la table )  ah coup de bol , l'educateur qui vien t pour un enfant a pu beneficier de
la salle de classe de la collègue absente, non remplacée)

donc , je reprends , je ne pretends pas que seuls les directeurs peuvent et doivent avoir un avis  sur la question de la direction d'école , je pense juste qu'on a au moins le droit d'avoir un
avis , un peu au torisé sur la question !

de même je ne pense pas être tout à fait compétente pour emettre un avis sur l'organisation d'un bloc opératoire  (quoique quelques plantes vertes.................     )il
est 23h , j'ai passé 11 heures à bosser , sans être encore à jour , alors que ces experts vienent plutôt me donner un coup de main , ça sera peut etre plus utile , étant donné l'état du système il
y a urgence à se retrousser les manches , non?


Pascal Oudot 05/10/2009 17:28


Encore une chose, cher détracteur: as-tu signé le très raisonnable "appel aux syndicats", qui ne suis sûr ne peut que mériter ton suffrage par sa mesure et sa dignité? Là:
http://petition.dirlo.info/php/index.php


Pascal Oudot 05/10/2009 17:22


Ciel, Cedric58, qui signe je le vois de son vrain nom avec un courage qui l'honore, se sent insulté! Mon Dieu mon Dieu qu'allons-nous faire? Juste retour des choses, très cher, ayant été ici-même
traité de tous les noms, y compris de "danger pour la démocratie", je ne fais que rendre d'infimes miettes des gâteaux qui m'ont été servis depuis trente ans.
 
Ceci dit, effectivement, rien n'oblige personne à venir ici. Ce blog s'appelle "Directeurs en lutte", et pas "Syndicats en détresse" ou "Gauche à la recherche d'identité".
 
Une dernière chose: je ne me tairai pas. Et appeler "débat" les copiés/collés de la glose syndicale que vous nous refourguez ici, quelle blague!


Cédric58 05/10/2009 14:35



"Vous êtes de vraies caricatures".


 


En
"monsieur-je-sais-tout--j’ai-réponse-à-tout—je-suis-plus-intelligent-et-plus-cultivé-que-tous-les-autres-intervenants—je-détiens-la-vérité-seul-contre-tous--je-hais-les-syndicats",
comme caricature, c’est pas mal non plus.



Tout ce qui est proposé par la droite, c’est super. Ceux qui ne sont pas d’accord, ce sont des ignares… Syndicats, partis de gauche, tous pourris… Merci.


A l’UMP, on avait déjà une caricature célèbre en la personne de Frédéric
Lefebvre qui multiplie provocations et déclarations fracassantes… Il n’a qu’à bien se tenir, le porte-parole de l'UMP, s’il veut garder sa place car son leadership est contesté.


 


Faut-il donc être toujours et sur tous les sujets du même avis que P. Oudot
pour avoir le droit de s’exprimer sur ce blog sans être insulté ?
Il
est vrai que c’est plus facile de débattre quand on n’a pas (ou plus) de contradicteurs… Curieuse idée de la démocratie… Que pense Pierrot de cette grande marque de tolérance ?


Pascal Oudot 05/10/2009 13:01


Je suis content que mon intervention ait permis à tout le monde de contempler la profonde bêtise et la totale intolérance du guignol qui signe Ewen et comme d'habitude doit être directeur comme moi
je suis évêque.
 
Quand tous ces gugusses -Ewen, Théo, Simon, Dedel & Co- auront foutu le camp d'ici, peut-être pourra-t-on discuter entre gens sensés. Je peux parfaitement admettre que l'idée d'un statut
dérange, et exprimer ici ses craintes avec honnêteté me semblerait parfaitement audible et respectable (par tempérament je ne respecte que ce qui est respectable,). Syndiqués divers et variés, si
vous n'êtes pas capables de comprendre qu'on puisse ne pas avoir les mêmes idées que vous, vous n'êtes pas démocrates, vous n'êtes pas respectables, vous n'êtes rien, et je passerai mon temps à
vous pourrir la vie jusqu'à ce que vous nous fou... la paix! Allez donc signer la pétition du GDID, tiens.


Pierrot 05/10/2009 08:23


Ewen, en parlant d'un front du  refus, tu me donnes raison.
On ne peut pas n'être qu'une force de refus ou du maintien des acquis. la synergie recherchée ne peut pas servir qu'à ça.

Pour moi c'est une évidence.
Tu dis plus bas que le statut du directeur ne peut pas se faire contre la profession.
Pourquoi?
> est-ce que la profession est d'accord de voir les équipes IEN gonfler alors que nos conditions de travail dans les écoles se dégradent?

> pourquoi le SNUipp interroge-t-il les parents (CSA) sur la semaine des 4 jours et pas les enseignants?

> et sur un autre plan, est-ce que l'on a entendu d'avoir un consensus pour abroger la peine de mort?

Et puis, sais-tu ce que veux la profession en la matière.
Le SNUipp a organisé des ÉTATS GÉNÉRAUX sur le sujet avant les élections professionnelles... alors?

Je ne crois pas à la théorie du complot, pardon. 
Par contre je crois en la déliquescence des valeurs. Et cette perte de sens on la retrouve à tous les étages de la société. C'est cela qui permet d'agir au nom d'un pragmatisme standartisé.
C'est en cela que je dis qu'il n'y a pas d'idéologie marquée, mais de l'opportunisme et du cynisme dans l'exploitation de tout et de rien.

Explique-moi comment se fait-il qu'avec le nombre de délégués syndicaux et les moyens qui leurs sont alloués on est si peu de syndiqués?
> perte de valeurs encore... 

Ben justement, le statut du directeur que l'on propose remet du sens là où il n'y en a plus.
On repositionne le curseur sur l'école, et on lui donne les moyens d'exister, de retrouver sa place dans la société et plus précisément au plus près de son public... tu sais l'école
communale...



henri 05/10/2009 07:30


"Bureau du Directeur" ?

C'est rigolo (si, si...) ! quand on entre dans "mon" école, le terme "bureau du Directeur" est indiqué sur une belle plaque à la teinte bronzée sur laquelle est indiqué "bureau du Psychologue
Scolaire"...(ça doit être très hermétique et sentir aussi le renfermé, peut-être ?). de même, sur la porte du-dit bureau (deux fois ? c'est vraiment trop !!!)

Cette double annonce n'est nullement le fruit de la mégalomanie de l'illuminé de service (auquel on vient parfois demander ses ...lumières !) mais de la Mairie qui a fait en sorte, lors de la
construction de l'école, que le public s'y retrouve.(à la Mairie, combien d'illuminés ?)

Et combien de fois (merci Merlin de le rappeler !) enfants qui doivent être "sanctionnés", adjoints nécessitant une aide (ben, oui, ça existe les adjoints qui viennent solliciter l'aide du
Directeur, mais chut !!!! faut pas le dire !), familles dans la nécessité de renseignements, d'informations, d'appui, etc..., oui combien de fois, tout ce beau monde franchit-il cette porte ?

Une petite bouffée de rigolade de bon matin, merci Ewen !


merlin 04/10/2009 23:22


Totalement d'accord avec Liocal. " Mr Ewen" résume bien la pensée des dirigeants syndicaux actuels: il existe un dirlo dans les écoles, mais il ne faut pas le dire, on a souvent besoin du dirlo au
quotidien, mais il ne faut pas le nommer, le dirlo a bien un bureau mais il ne faut pas en parler , le dirlo  a bien des responsabilités et de décisions à prendre mais il faut faire comme si
ce n'était pas le cas; directeur est un gros mot qu'il ne faut pas prononcer, c'est honteux de dire que l'on est directeur dans les milieux syndicaux .... et seulement là. Car les adjoints font
appel au dirlo, l'IEN, la Mairie aussi et je ne parle même pas des parents d'élèves pour lesquels le dirlo est un point de repère essentiel. Alors chers camarades dirlos, n'ayons plus peur de se
que nous sommes et installons tous dès demain à la porte de notre bureau: " bureau du directeur", les choses seront claires! Merci Ewen, j'ai du boulot pour demain!


Liocal 04/10/2009 21:21


Ewen,

Dans mon école (excuse-moi d'employer un déterminant possessif), il n'y a écrit nul part "bureau du directeur", la raison principale en étant certainement que mon bureau se trouve la plupart du
temps dans ma classe, comme la majorité des illuminés que tu vilipendes. Et pourtant, lors de ma journée de décharge hebdomadaire, il n'est pas rare qu'une collègue m'amène un enfant par trop
turbulent en lui disant : "Viens, je t'emmène dans le bureau du directeur.".
De simples adjointes ne peuvent a priori pas être rangées dans la catégories des illuminés, non ?

Alors pour les collègues, pour les parents, pour la mairie, pour les représentants, pour l'IEN et j'en passe, il y a un "bureau du directeur" et pas pour nous autres dirlos ? Et sur les WC, ça te
gène que soit écrit le mot "Toilettes" ? Mais peut-être que ces derniers étaient les petites salles hermétiques auxquelles tu faisais allusion, sinon je ne vois pas à quoi tu pouvais bien faire
référence.

Tu avances qu'un éventuel statut pour les dirlos doit être fait à la demande de toutes la profession. Mais, toute la profession demande-t-elle un statut pour les EVS, pour les AVS ? Non, sauf
quelques syndicats, dont le fameux snuipp qui était d'ailleurs viscéralement opposé à leur arrivée dans les écoles, comme pour les emplois-jeunes d'ailleurs. Toute la profesion demandait-elle un
statut pour les psy scolaires ? Pour les conseillers péda ? Non.

Alors par pitié Ewen, essaie au moins d'apporter un petit peu de respect à ceux et celles qui font tourner les écoles tous les jours, mercredi et week-end compris bien souvent. Témoigne nous autant
de respect qu' aux AVS et aux EVS que tu défends si bien. J'en ai ras le bol des leçons de moral des syndicalistes professionnels qui ne mettent jamais les pieds dans une école, si ce n'est pour
distribuer leur prose.

Et pour ta gouverne, je suis syndiqué par conviction citoyenne, aussi pour faire avancer notre revendication d'un statut mais je me dis de plus qu'avec des gens comme toi, le syndicalisme
enseignant meurt de sa belle mort : on ne représente rien, on ne pèse sur rien. Tu veux que je te parle des grèves de 2003 sur les retraites, grève dont ma femme et moi avons payé les retenues
pendant presque un an pour fianelement m'entendre dire par une responsable départementale du snuipp d'alors qu'elle n'avait déclaré que 2 jours de grèves sur les 5 ou 6 semaines qu'a duré le
mouvement par chez nous ? J'ai des noms, des lieux, des dates...

De plus, pardonne ma bêtise crasse ou ma profonde stupidité, mais je n'ai absolument rien compris à ton fumeux commentaire n°18. Je dois être trop idiot sans doute. En plus, il me semble que Kapla
est un nom propre, car marque déposée, donc invariable (on parle de planchettes Kapla). Mais à part l'orthographe défisciente sur les noms propres, je n'ai strictement rien compris à ce que tu as
voulu dire. Hélas, comme souvent, le raisonnement est vaseux pour le commun des instits mais compréhensible pour les initiés supérieurement intelligents dont je ne fais pas parti heureusement.

Pour terminer, je réitère ce que j'ai déjà eu l'occasion de dire à plusieurs reprises. Le statut viendra un jour, c'est inéluctable. Quand et quoi, ça c'est hélas à nos syndicalistes professionnels
de le décider. Mais si on ne prend pas les choses en main, on va ramasser dans la figure quelque chose qui ne satisfera personne, ni les dirlos, ni les adjoints, parce qu'avec le gouvernement
actuel (et certainement le suivant trois fois hélas), il ne faut s'attendr'e à rien de bon pour nous les besogneux de base. Après, il sera toujours temps de pousser des cris de vierges effarouchées
en disant "si on avait su..."

De la part d'un illuminé qui ne se complait pas à afficher "Bureau du directeur" sur la porte de la pièce qui sert aux collègues à calmer les élèves trop bougeons.

PS : au fait Ewen, toi qui a réponse à tout dans ta magnifique plénitude, que fait un dirlo lorsque lui aussi à des problèmes avec un élève par trop pénible ? Il cherche la porte de la petite salle hermétique sur laquelle toi ou quelques illuminés se complaisent à afficher en gros un grand panneau ‘Salle des
adjoints’ ?


Ewen 04/10/2009 19:53




Pas du tout, Pierrot, seuls les talons de M.
Oudot reposent sur cet équilibre précaire, image de ses belles contradictions.


Quant à la mobilisation ’contre’, je la
connais bien même si je ne suis toujours pas syndiqué. La situation que l’on vit actuellement n’a rien de comparable avec les batailles du passé que tu évoques, derrière le pragmatisme mis en
avant par certains se cache une idéologie qui avance de moins en moins masquée et qui s’obstine à briser l’organisation sociale de notre société, ni plus ni moins, et dans tous les domaines
d’ailleurs. Bientôt les départements ne deviendront que les chambres d’enregistrement des décisions de Neuilly-bis et ne pourront même plus aider ceux qui en ont besoin. Les jeux ne sont pas
faits même si la restructuration politique qui s’élabore en ce moment ne permet pas la réalisation rapide d’un front du refus. Qui, à part un M Oudot peut se satisfaire d’une destruction de
l’école comme on la connaît actuellement avec ce mépris profond pour les enseignants et leur travail; il n’y a pas l’ombre d’un projet derrière, netra ! Juste quelques économies et le
plaisir de casser du fonctionnaire.


Concernant le statut du directeur d’école, il
ne peut être, il ne doit pas être la demande des seuls directeurs contre l’ensemble de la profession-M Oudot ne représente que lui-même et quelques illuminés se complaisant sans doute à afficher
en gros sur leur petite salle hermétique un grand panneau ‘bureau du DIRECTEUR’- il ne doit surtout pas être un outil de plus pour faire passer des décisions qui n’ont rien à voir avec des
réformes. Il doit être utile à tous et donc expliqué avec clarté et justesse.


 



Gégé 04/10/2009 18:08



L’adoption par les députés de droite de la loi Carle oblige les communes, donc les contribuables, à
financer davantage l’école privée - déjà largement subventionnée par l’Etat et les collectivités locales.


La loi Carle, c’est une loi ouvertement favorable à l’école privée, donc injuste pour plusieurs
raisons :


 



- elle met en danger l’école publique de proximité, en particulier dans les campagnes, et va faire peser sur le budget
de communes pauvres le financement des établissements privés voisins ("Nanterre paiera pour Neuilly")



- elle confond droit à l’éducation et droit à s’inscrire dans l’enseignement privé. Or celui-ci ne peut pas être mis à
égalité avec le public, car il n’a pas les mêmes obligations, notamment l’accueil de TOUS les élèves et l’éducation à la laïcité, composante essentielle de notre citoyenneté !




Le gouvernement UMP franchit ainsi un pas supplémentaire dans la violation des principes républicains, déjà mis à mal
par sa politique éducative. Avec la levée de la carte scolaire, qui est une fausse liberté pour les parents et ne profite qu’aux plus aisés, et les nombreuses suppressions de postes et fermetures
de classes, qui compromettent toute réforme digne de ce nom, cette politique aboutit à creuser les inégalités scolaires en France.
On
trouve des réticences à gauche, bien sûr, mais même à droite. Pierre Cardo, UMP, évoquant son expérience de maire de banlieue est résolument contre , « Si
l'on autorise une famille à inscrire un enfant dans l'école privée d'une autre commune parce que la commune de résidence ne propose pas la restauration ou la garde, pourquoi n'est-il précisé nulle
part que l'école privée doit elle-même proposer ces prestations ? Sans compter que dans une ville qui connaît de nombreuses difficultés, les parents ne songent qu'à une chose : inscrire leurs
enfants ailleurs. Il en résulte une concentration des difficultés et un effet de ghettoïsation catastrophiques ».


Pascal Oudot 04/10/2009 10:40


je suis assez inquiet des conséquences des suppressions de postes
Moi pas.

il est évident qu’on va s’attaquer aux tendons et aux muscles
Ah? Et?

Les conséquences sont évidentes
Non.

il y a nécessité de se mobiliser.
Pour panurgesquement suivre l'idéologie qui est la tienne? Désolé, je ne me sens pas concerné pas vos simagrées grotesques que j'observe depuis trente ans.
 
J'aimerais quand même que les syndiqués et autres gauchisants primaires qui fréquentent ces lieux et signent toujours allègrement d'un pseudonyme comprennent une bonne fois pour toutes que je
n'épouse aucune de leurs idées ni de leurs prétendues craintes et autres alarmes destinées à faire peur aux limités du bulbe. Je suis ici pour discuter d'un éventuel statut pour les directeurs
d'école, pas pour autre chose. La loi Carle, je l'approuve. Eeeh oui. Les suppressions de postes aussi. Eeeeh oui, c'est comme ça, il n'y a pas dans l'EN que des gens de gauche arc-boutés sur de
ridicules fausses idées.
 
Alors, mon cher Ewen, qui et quoi que tu sois, tu peux garder ta lourde ironie et tes paraboles pour tes réunions de cellule.


Pierrot 04/10/2009 10:20


Le problème avec ton jeu de construction, c'est qu'il est tout aussi bancal si on remplace M.Oudot, par M. Ewen, M.Gégé, M.Dédel, M. Théo.

Se mobiliser contre, ça fait 20 ans qu'on le fait, pour les retraites par exemple, ou le décret des maîtres directeurs (j'étais dans les coordinations).
> résultat?

Ewen, tu proposes ce que propose le NPA propose à ses 'partenaires' de gauche:
pas d'accord sur un projet (trop de différences) mais des luttes communes.

La suppression des postes dans l'EN est une chose admise.
je te rappelle les propos de Royal ou dernièrement Peillon.
(si on veut augmenter le temps des profs passé devant les élèves, c'est pas pour en avoir plus).

Donc le problème est bien une obligation budgétaire, mais sans vision idéologique.
Car voilà un autre domaine de propositions pour la Gauche (j'ai cité plus haut l'écologie) définir  le champ et les mission de la fonction publique et à partir de là voir comment on
dépense.

Se mobiliser contre, ça on sait faire, sauf que, à chaque fois, les électeurs préfèrent l'ordre et la sécurité... puisqu'il n'y a pas de projet, de perspective.

Ewen, tu es dans la même facilité que celle que tu dénonces.


Ewen 04/10/2009 09:44



A l’instar des enseignants soucieux de faire accéder leurs élèves au sens des textes qu’ils ont sous les yeux et dont ils ne font parfois
qu’une lecture mécanique, j’utiliserai l’accès à l’image concernant Monsieur Oudot.


Imaginons une pile de’ kaplas’ posés horizontalement  les uns sur les autres pour constituer une
tour d’environ  un mètre cinquante de haut. Il s’agit là de la forme du message délivré par M Oudot. Observons les arêtes quelque peu tranchantes
des kaplas sélectionnés, une somme d’assertions en vérité.


Positionnons une autre pile de kaplas à côté, des kaplas posés verticalement car très peu nombreux et brinquebalant. En fait il n’y en avait
pas et on a fait appel à un lot qui se trouvait dans une classe. Il s’agit du contenu du message de M Oudot.


Imaginons maintenant le même M Oudot , un talon posé sur chacune des tours, en faisant le grand écart  avec une affichette ‘ statue du directeur ‘ entre les mains. Voilà de quoi mieux cerner les choses. Osons la légère mais tout à fait visible oscillation
de l’ensemble et pour parfaire,  un brin de parfum ‘Idéolo Gisant’ de Xavier Darcos pour détendre l’atmosphère ambiante qui n’est pas toujours distrayante dans ce blog pourtant organisé de
manière assez exemplaire. Point de mépris du tout en fait mais quant il s’agit de caricature….


Pour revenir aux moutons qui ne sont pas toujours nous-mêmes mais les propos de l’article intéressant ci-dessus, je suis assez inquiet des
conséquences des suppressions de postes en question car après avoir rasé le mammouth, il est évident qu’on va s’attaquer aux tendons et aux muscles. Les conséquences sont évidentes et elles
toucheront bien l'essentiel y compris la direction d’école. Il me semble qu'il y a nécessité de se, comment dire.... mobiliser.



Pascal Oudot 03/10/2009 09:55


Et ça continue, chacun fait sa pub syndicale... Vous êtes de vraies caricatures.


Cédric58 02/10/2009 22:29


Pour aller dans le sens de l'article que je partage car il explique toutes les difficultés que nous rencontrons. Et tout est lié. Bien sûr que les moyens que nous n'avons pas sont la conséquence
première des restrictions budgétaires insensées que nous voyons année après année.
Je n'ai pas l'habitude citer mais pourquoi paraphraser quand le texte qu'on veut dire est bien dit par d'autre. Alors je fais un copier/coller :

"Dans le primaire, selon le SE-Unsa qui en est le deuxième syndicat, "2.658 postes devraient être créés. L'annonce est à prendre avec d'autant plus de prudence que ces trois
dernières années, les créations prévues au budget n'ont pas été traduites dans les faits: l'an dernier, il y a eu plus de 2.000 postes en moins que ce qui était prévu!" "Par ailleurs, les créations promises seront entièrement annulées par la disparition des stagiaires qui, aujourd'hui, apportent chacun un quart de service d'enseignement. Alors que les
effectifs augmentent, les postes diminuent", ajoute le SE-Unsa, évoquant un "service public asphyxié". D'autant que "le budget fait la part belle au privé",
juge-t-il: "chaque année, il revendique 20% des créations d'emplois. En revanche, dans le projet de loi de finances 2010, alors que 14.600 postes sont supprimés dans le public, l'enseignement privé
ne connaît que 1.400 suppressions, soit deux fois moins que le principe affiché". "Aujourd'hui on mesure bien que le creusement du déficit, malgré les milliers de
suppressions d'emplois, repose essentiellement sur des choix fiscaux injustes", conclut-il."


Pascal Oudot 02/10/2009 19:49


Je maintiens chaque mot.
 
Que ceux qui ne veulent pas voir et ne veulent pas entendre aillent lire la dernière note de synthèse des IGEN où il est dit que les réformes sont magnifiques et que tout progresse comme
il convient à part un ou deux détails accessoires.
Ceci est une assertion à l'emporte-pièce.
 
Qu'ils aillent grossir les rangs des petites mains des circonscriptions qui fabriquent aujourd'hui tous les tableaux nécessaires à la remontée des bonnes informations !
Ceci est méprisant.
 
Cette idéologie ambiante doit être combattue avec force
Ce sont là des termes de combat, utilisés par quelqu'un qui est persuadé de détenir LA vérité.
 
Je termine en redisant que cet article n'a rein à faire ici. Défendre l'idée d'un statut pour les directeurs n'a rien à voir avec les propos exprimés. Pour cela, il existe un bon nombre d'autres
blogs et sites faciles à dénicher, et qui suffisent largement à défouler les gens qui se prétendent les défenseurs de l'école, sans qu'il soit besoin de polluer ici.


Ewen 02/10/2009 19:26



Petite explication de texte destinée aux
collègues fatigués par notre boulot harassant :


assertions à l’emporte – pièce : ne correspond pas à mes propos qui sont
accompagnés d’une référence, la note de synthèse des IGEN qui est plus précisément la 2 009 72 de juillet écrite par Philippe Claus et Odile Roze et qui a été présentée sur ce site.


Termes de combat : oui le verbe ‘combattre’ mais je crois savoir
qu’il est tellement usité que personne ne fait attention à son origine, on dit aussi combattre la grippe, ses habitudes et aussi la connerie. Par contre, il y aurait beaucoup à dire de la manière
de faire et des contenus qui sont apparus avec l’équipe au pouvoir actuellement.


Locuteurs persuadés de détenir la
vérité : on essaie un peu
de l’être pour ne pas dire trop de bêtises et pour susciter le débat. Je suis prêt à changer d’avis lorsqu’on m’aura prouvé que le contenu des textes de l’enseignement primaire de 2008 sont un
plus pour les apprentissages et une avancée au regard de la recherche. Mais je constate que le mot pédagogie est devenu un vilain gros mot chez certaines personnes dont une partie fréquente le
ministère par la porte dérobée. La façon d’imposer tout ça et le reste va très bien avec ce contenu idéologique.


Mépris de l’opinion d’autrui : pas du tout, mon intervention commence d’ailleurs
par


 ‘ article très clair’.Aucun mépris, ni dans cette intervention ni dans les précédentes.


La remontée des ‘bonnes informations’ est un
constat que j’ai fait l’année qui a précédé la note de synthèse citée, comme par hasard.


Mais il est vrai que je devrais utiliser un
autre terme tellement la réalité décrite dans l’article plus haut est bien le reflet d’une idéologie : se défendre et défendre l’école !



Dedel 02/10/2009 16:09



Ainsi que
vous le rapportez dans cet article au demeurant très bien documenté, la poursuite du non renouvellement systématique d’un départ en retraite sur deux et la suppression de 16 000 postes dans
l’éducation nationale sont confirmées.


 


Il faut
aussi tenir compte d’autres indicateurs tout aussi intéressants que les chiffres que vous relevez. Les rapports annuels de performance (RAP) affichent une baisse progressive des emplois en
« équivalents temps plein » (ETP) : moins 1781 depuis 2006.


 


Dans le
même temps les effectifs d’élèves du premier degré (public) progressent en dépit de la diminution de la scolarisation des enfants à partir de 2 ans.


 


Mais il
est surtout important d’observer que chaque année, le plafond d’emplois (enseignants titulaires, stagiaires, IEN, assistants langues…) présenté lors du budget, est loin d’être
« consommé » alors même que le ministère a créé des postes d’enseignants sur la même période.


 


Finalement
2466 moyens n’ont pas été utilisés en 2006, 1463 en 2007, 1232 en 2008.
Concrètement ce sont des remplacements ou des recrutements non assurés lors de départs en retraite, en disponibilité, en congé parental ou de formation. Autant d’économies « discrètes » dont le poids se fait sentir dans les classes au fil des ans.


 


Evolution
du nombre d’élèves du 1er degré public






2006/2007




5
744 500






2007/2008




5
743 600






2008/2009




5
746 100






 



Et que nous dit Eric Woerth ? "C’est bien pour la fonction publique, car
c’est bien d’augmenter le salaire des fonctionnaires, et on ne pourra le faire qu’en diminuant



Pierrot 02/10/2009 13:37


Alors, oui, Pierrot, occuper le terrain quitte à se contredire, à mentir... pour se faire réélire. Tu
appelles ça une politique claire pour le pays ?
NON! et c'est ce que je dénonce.On est bien d'accord.
Mentir, et occuper le terrain de l'autre ce n'est pas de l'idéologie, c'est de la tactique politicienne.
Sauf que je prétends que l'anti libéralisme ne suffit pas, il faut dire pour quel type de société l'on est, proposer un projet alternatif.
C'est la seule manière de retrouver de l'idéologie.

Et je persiste à dire que la perte d'audience de la gauche vient surtout du fait que son programme est pratiquement réalisé. Il nous en faut un autre. 
Il y a eu pas mal d'articles ici qui disaient que le déficit était si important que...
Il explose le déficit!
Et le budget, acte éminemment politique, est critiqué à gauche et à droite...

Pour revenir à l'Éducation (pardon pour mes incartades Pascal), qui devrait être un autre champ investit par la gauche, qu'est-ce que l'on nous propose?

Vous vous rappeler de Royal qui disait qu'il fallait faire plus d'heures?
Et bien Peillon à 'C/Politique' à dit la même chose:
-je double le salaire des enseignants, mais je double aussi les heures devant les élèves...

mais, encore et toujours, sans nous dire pourquoi, sans dire pour aller où!

 


Pascal Oudot 02/10/2009 10:11


Servir les intérêts des classes les plus aisées
 
Les vieux discours marxistes ont la vie dure. Je me répète: quel est le rapport avec les directeurs d'école? Corollaire: vous me gonflez avec vos âneries gauchisantes de petits bourgeois
incultes.


Froment 02/10/2009 09:14


Excellent article.
Quelques précisions pour compléter ce texte...
Quand on dit que les suppressions d'emplois dans la Fonction publique permettent d'économiser un peu moins de 500 millions d'euros, c'est un résultat net. En fait, l'économie brute est d'environ
950 millions dont, nous dit-on, la moitié est reversée aux fonctionnaires. Difficile à mesurer. Mais, c'est une nouvelle façon de faire d'autres économies car les primes ne sont pas prises en
compte pour le calcul des retraites. Le gouvernement a donc intérêt à saupoudrer des primes plutôt que d'augmenter le point d'indice pour tous.

Deuxième précision : le gouvernement déclare réaliser une économie globale de 2,5 à 3 milliards d'euros en comptabilisant l'ensemble des mesures et pas simplement les suppressions
d'emplois. On est encore loin du compte si l'on rapporte ce chiffre à celui du déficit public. On voit bien que ces seules mesures sont loin d'être suffisantes. Surtout qu'on ne comptabilise pas
les moindres rentrées fiscales des personnels touchés par les "restructurations". Car n'oublions pas les sous-traitants qui ne sont pas fonctionnaires mais qui subissent la fermeture d'un hôpital,
d'une maternité ou d'un service public.


Didier 02/10/2009 09:02



"…il n'y a pas de ligne claire idéologique."
Claire, non mais idéologie oui.
Servir les intérêts des classes les plus aisées (mesures fiscales), mettre à mal les services publics (La Poste aujourd'hui après l'école, les hôpitaux, l'armée, la gendarmerie, les
sous-préfectures, les petits collèges ruraux, les tribunaux...), etc. tu appelles cela comment Pierrot ?

Tu parles de "chasser sur les terres de la gauche"... La gauche a disparu. Ses terres, on se demande bien ce qu'elles sont devenues. Mais quand même, crois-tu vraiment que les
mesures prises (RSA, encadrement des bonus, paradis fiscaux, taxe carbone...) soient des mesures de gauche ?


D'accord avec toi, plutôt, pour dire que "son souci c'est
uniquement créer les conditions de sa réélection en 2012".
La taxe carbone ? Même les Verts ne reconnaissent plus leur petit.
Le RSA ? l'incohérence de la politique du président. Un mensonge incroyale...
"J'ai
toujours été opposé à des contrats jeunes à statut social inférieur. Je n'accepte pas l'idée que, parce qu'on est jeune, on a moins de droits sociaux que quand on est adulte. (…)
Pourquoi
le CIP fut une erreur et pourquoi le CPE fut une erreur ? Parce qu'il est inacceptable dans la société française qu'on ait pas les mêmes droits sociaux selon qu'on ait tel âge ou tel
autre."

16 mars 1994 FR3 : "Et
si le CIP pouvait donner du travail à des jeunes ? Pourquoi n'expérimente-t-on pas ? Pourquoi manifester avant de savoir si cette formule va marcher ? (…)

Est-ce que c'est avoir peu d'ambition que de dire que, pour un jeune, il vaut mieux avoir un vrai contrat dans une véritable entreprise que de faire la queue à l'ANPE ?"

Idem pour le CPE en 2006 : "Moi,
je soutiens le contrat première embauche "
Coup de grâce asséné par le Premier ministre de l'époque, Edouard Balladur :
"Il
l'a pourtant défendu avec beaucoup de flamme et je lui en suis toujours reconnaissant, parce que dans les moments difficiles il a toujours été à mes côtés pour m'apporter son
aide. "

Alors, oui, Pierrot, occuper le terrain quitte à se contredire, à mentir... pour se faire réélire. Tu appelles ça une politique claire pour le pays ?



henri 02/10/2009 09:01


"Il ne faut pas confondre la tactique politicienne avec de l'idéologie."
Petit problème d'ordre sémantique Pierrot ! Le terme "idéologie" est entâché d'une marque péjorative qui fait effectivement qu'il se confond aujourd'hui avec une démarche
politicienne (ce dernier terme étant aussi péjorativement connoté).

Si par idéologie, on entend un ensemble "d'idées" cohérentes qui font sens (et tu es bien placé pour le savoir ! ), on ne peut que constater non pas que les idées manquent (au contraire, elles foisonneraient plutôt !) mais leur absence totale d'ancrage dans le réel ! De là, ce combat "idéologique" aux
allures surannées qui ne s'appuie que sur un discours d'un autre âge (voir la colère de Pascal sur les ratiocinations et les répétitions)

Il n'est pas certains que les uns "piquent" les idées aux autres ; c'est plutôt sur la défaillance de ces derniers que s'appuient les premiers.

Mais encore une fois, le discours de Pascal est cruel : les directeurs peuvent bien se chercher là-dedans ! Idéologie ou pas, ils sont bien absents de ces...combats ! 


Pierrot 02/10/2009 08:08


Qui à dit que les idéologies étaient mortes?
Moi!
 
Il ne faut pas confondre la tactique politicienne avec de l'idéologie.
Parce que le gros problème, c'est, justement, qu'il n'y a pas de ligne claire idéologique.
La 'droite', en France, mais ailleurs aussi, chasse sur les terres de la gauche (RSA, encadrement des bonus, amélioration de l'aide aux chômeurs, taxe carbone...) et la gauche n'a plus de logiciel
(terme à la mode) à proposer comme modèle.
Je suis assez d'accord avec l'analyse qui dit que c'est parce que la quasi totalité du programme de la sociale démocratie est, à des degrés divers, en place (couverture sociale, revenus
minimums...).
Reste le chantier de l'écologie à investir...
La réduction des fonctionnaires, et surtout dans l'EN, n'est pas une mesure 'économique' indispensable (on a vu les chiffres), et l'explosion du déficit en dit assez long sur les contraintes
idéologiques...
Mais c'est un signal envoyé par Sarko à son électorat, pour faire passer tout le reste.
Son souci c'est uniquement créer les conditions de sa réélection en 2012 et pour cela occuper le plus grand espace.
Et l'erreur de la gauche (toute), c'est de ne travailler que dans l'anti.
C'est ce que propose le NPA à ses partenaires:
-pas d'accord politique, mais se rejoindre sur des luttes ponctuelles. Organiser des barrages...

Sauf, que sans projet, sans alternative de gauche, on aura un 2eme mandat de Sarko.
 


Pascal Oudot 02/10/2009 07:57


Cette idéologie ambiante doit être combattue avec force
 
Voilà exactement le genre de propos dont je parlais: assertions à l'emporte-pièce, termes de combat, locuteurs persuadés de détenir LA vérité, mépris de l'opinion d'autrui... Qu'est-ce que ça vient
faire ici?


Ewen 02/10/2009 07:42


Article très clair.

Que ceux qui ne veulent pas voir et ne veulent pas entendre aillent lire la dernière note de synthèse des IGEN où il est dit que les réformes sont magnifiques et que tout progresse comme il
convient à part un ou deux détails accessoires.
Qu'ils aillent grossir les rangs des petites mains des circonscriptions qui fabriquent aujourd'hui tous les tableaux nécessaires à la remontée des bonnes informations !

Cette idéologie ambiante doit être combattue avec force; je rappelle une fois de plus qu'elle ne s'arrête pas au quantitatif puisqu'il suffit de savoir lire des programmes scolaires pour se
rendre compte du retour en arrière qu'on impose aux écoles; La pédagogie qu'elle induit sera bientôt une absence de pédagogie.


Pascal Oudot 02/10/2009 06:52


Quel rapport avec nos revendications de directeurs d'école? Marre de ces discours orientés qui mettent dos à dos les diverses composantes de notre société, qui ne parlent qu'en terme de lutte,
comparent ce qui n'est pas comparable et proposent des raccourcis ahurissants. Allez donc voter, votez ce que vous voulez, mais cessez de nous raconter vos bourdes d'un autre âge.


henri 02/10/2009 06:26


...mais ces annonces sont aussi du grain à moudre et du pain béni pour nos représentants (enfin, qui représentent les "autres" mais peu ou pas les directeurs). Enfin, après une rentrée assez atone
va pouvoir se mettre en train l'éternel discours sur les suppressions de postes, la fin des contrats aidés, le démantèlement du service public, etc....

Bref, le discours compassé, formaté resservi sans changement d'une virgule va à nouveau pouvoir se dire : oui, Grégoire ! les idéologies que l'on nous avait données comme mortes et disparues ne
l'ont jamais été : le face-à-face stérile, celui de l'impuissance des ennemis se regardant en chien de faïence va perdurer encore longtemps...

Ce statu quo de la "pensée" qui fige les positions, véritable guéguerre de tranchées dont nous ne sortons pas depuis pas mal de lustres, mais qui fait le bonheur de tous les bureaucrates en place,
a encore de beaux jours devant lui...


Grégoire 01/10/2009 23:19


Qui a dit que les idéologies étaient mortes ? C'est là la concrétisation d' une vision  politique approuvée par une majorité d français, renouvelée lors d'élections partielles.
Tout était écrit avant.
 Finalement l'échec scolaire a du bon : il permet de à nos dirigeants de compter sur l'abrutissement des masses aidé il est vrai par l'absurde attitude du camp d'en face.
La force de ce gouvernement réside davantage dans la faiblesse des autres. Il faut dire que le mur de Berlin de la pensée de gauche est toujours debout. Les tabous perdurent.  L'attitude des
syndicats et autres penseurs face à l'inévitable adaptation du métier de directeur d'école en est une parfaite illustration. Continuer à vivre la tête dans le sable en révant du CMD c'est
suicidaire pour l'école. Fonctionnaires fonctionnons et souffrons car notre heure n'est pas encore venue.Quel gâchis depuis un certain 21 avril...


Gégé 01/10/2009 23:05


Et les milliards du paquet fiscal... faudrait pas les oublier.