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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 17:57


De nombreux collègues s'interrogent sur le devenir des EPEP. Beaucoup s’inquiètent d’un éventuel vote de la proposition de loi déposée par les 3 députés UMP.

 

De nombreuses raisons nous confortent dans notre idée que cette proposition de loi ne sera pas examinée par le Parlement au cours de cette session.

 

Nous avons d’abord appris de Monsieur Benoist Apparu, député UMP de la Marne et co-auteur du texte que l’examen de la proposition de loi portant création des EPEP, initialement prévu en janvier 2009, est repoussé à février-mars. Le député évoque un "problème de calendrier" dû au retard pris dans l’examen de certains textes à l’Assemblée nationale.

 

De son côté, lors d’une rencontre avec le SE et le SI.EN, Monsieur Frédéric Reiss, député UMP du Bas-Rhin et rapporteur de la proposition de loi, précise que "le projet relatif à l’EPEP est trop important pour être traité dans le cadre d’une niche parlementaire".

 

Dans le même temps, Xavier Darcos déclare que le projet « n’est plus d’actualité ». Il n’en parle d’ailleurs pas lors de la présentation de son « plan d’action 2009 », le 22 janvier dernier.

 

Rappelons que 500 postes administratifs avaient été prévus au budget pour les EPEP. Depuis, nous savons que leur répartition n’a pas été présentée au CTPM. Le comité technique paritaire ministériel (C.T.P.M.) est l'instance où s'exerce la participation des personnels à la gestion et au fonctionnement de leur administration.

Les C.T.P.M. sont consultés sur les questions relatives à l'organisation et au fonctionnement des services ainsi qu'à à l'élaboration des règles statutaires.

 

 

Un communiqué du SGEN-CFDT nous en apprend un peu plus :

 

Les E.P.E.P.

Les mesures mises au vote du budget ont été retirées.
Le dossier est en stand-by.
Nous ne nous en plaindrons pas même si le Sgen-CFDT reste ouvert à une évolution des structures du 1er degré.

 

 

Toutes ces raisons sont naturellement liées à l’affaiblissement politique et à la dégradation de la crédibilité de Xavier Darcos dont l’action est fortement contestée depuis plusieurs mois (grèves, manifestations, pétitions). Le ministre a d’ailleurs multiplié les annonces pour essayer de calmer le jeu politico-syndical (excuses sur la maternelle, reculs sur les RASED, les EPEP, le lycée…).

 

Il convient d’y ajouter le peu d’intérêt manifesté par les maires comme en témoigne l’enquête réalisée par l’AMF et l’ANDEV. Quelles que soient les réserves que nous avons émises sur l'interprétation de cette consultation, il n'en reste pas moins que les chiffres publiés sont portés à la connaissance du ministre et renforcent sa décision de ne plus toucher à ce dossier brûlant...
 

Autant de faits et de propos qui nous permettent d’affirmer que la proposition de loi portant création des EPEP ne sera pas présentée en 2009. La situation politique du pays s’est tellement détériorée qu’il y a tout lieu de penser que cette loi ne pourra plus être votée sous le quinquennat de l’actuel président de la République.

D’ailleurs, en fin connaisseur, Luc Ferry, ancien ministre de l’Education nationale, n’a-t-il pas déclaré au Figaro : « Malheureusement quand on reporte une réforme, ça signifie en langage politique qu'elle est enterrée »…

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans EPEP
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commentaires

Fatima Berrached 27/09/2009 20:53


Bonsoir,
Je suis actuellement parent déléguée d'une école maternelle qui a fortement été mobilisée sur l'année 2008-2009. Je suis ma fille qui passe en élémentaire.
J'aurai une simple question. Le projet des EPEP est suspendu.
Mais ne devons pas nous craintre qu'il réapparaisse avec la réforme des collectivités qui se précise pour la fin d'année. La gestion du patrimoine ne sera plus gérée par la ville mais par la
métropôle ...
Alors la mise en place des epep aurait tout son sens dans ce cas.
Qu'en pensez-vous ? Avez-vous des éléments de réponses ,
Cordialement,
FB


che 17/02/2009 23:26

Je n'ai pas le talent littéraire de T Fabre, Uranio.. Mais je réponds tout de même"prospérer sur l'enterrement des EPEP".... mon pôvre! Mais prospérer de quoi? Prospérer c'est tirer des avantages, du fric, quelque chose de tangible.. Ce que l'on fait au GDID c'est gratos. Pas de décharge en effet, ni d'avantage "en nature". EN fait, même, dans mon cas par exemple, même si des EPE avec statut de dirlo proche des projets exprimés par le GDID se mettaient en place, je n'en ferai pas parti. Ton attaque est petite. L'EPEP façon Darcos ou Apparu est basée sur un fond négatif, comptable, autoritariste et je ne les regrette pas. Mais une autre forme d'école primaire que tu peux appeler EPE ou comme tu le veux n'en reste pas moins indispensableD'où ma position.Quand au GDID, je crois que tu n'y as rien compris. C'est une association de dirlos qui veulent faire évoluer leur boulot. Pas une sorte d'armée de l'ombre avec un chef flanqué des ses apparachiks qui mène ses troupes là où il le veut comme un seul homme.Le point commun de tous... Dirlo est un métier qui doit être reconnu comme tel. Le statut de l'école doit évoluer pour continuer à défendre ses valeurs dans un monde qui a changé depuis J Ferry.Je crois et tu peux appeler cela naîf si tu veux, que quand une idée est bonne, elle finit par s'imposer si on ne la "vend" pas par des concessions opportunistes.L'EPEP Darcos était, pour moi, une concession opportuniste et je me félicite de son échec même si le statut pour les dirlos doit attendre quelques années de plus. ET JE PARLE EN MON NOM PROPRE, pas en tant que sous marin de tel ou tel syndic, du soviet supreme du GDID, ou du pote de machin, ou d'une puissance étrangèreche

PouK 17/02/2009 22:47

CheJe suis de ton avis : il faut poursuivre le travail engagé pour faire reconnaître le directeur comme acteur essentiel dans l'école. D'où la nécessité d'un statut et probablement faut-il changer la structure de l'école pour y parvenir. "si on doit precher dans le désert pendant un moment, ben.... On prêchera."Tu ne crains pas une longue traversée du désert ? En 87, refus des maîtres directeurs (à noter que certains qui les avaient rejetés s'en mordent maintenant les doigts....), en 2009 abandon des EPEP... 22 ans sans la moindre avancée ! Ah, si... j'oubliais les 2 fois 15 euros, le 1/4 de décharge des 4 classes et les EVS... (finalement le SE nous a gâtés  )...Combien de temps avant une nouvelle avancée ? Significative, celle-là !

che 17/02/2009 19:02

@ Delphine.Je comprends ce que tu dis concernant la discussion et c'est vrai que les interlocuteurs potentiels vont être difficiles à trouver ces prochains mois. Mais est ce une raison pour tout abandonner?Quand on ne parle plus, en général ça se termine mal. On a des exemples chaque jour.Notre projet de statut et d'EPE n'est pas une sorte de truc opportuniste , c'est une réfléxion menée par un groupe de dirlos ni plus malins, ni plus crétins que les autres qui pensent que la structure de l'école doit changer du fait du changement de ses missions, en gardant les fondements de ce qui a fait que l'Ecole en France.Donc ... Le sujet n'est plus à la mode pour le GVT, pour les syndicats? Ben on va tenter de faire ce qu'il faut pour le relancer.On sera seul au début? Tant pis... Mais rien ne serait pire que de ranger nos réflexions au placard nos réflexions et nos propositions. Je suis persuadé que notre concept est bon, que notre démarche est valable et que le choix proposé est celui qui éviterait d'autres évolutions bien moins "agréables".J'espère que d'autres dirlos viendront enrichir ce projet de leurs idées pour le rendre encore meilleur.Donc si on doit precher dans le désert pendant un moment, ben.... On prêchera.che

Bernadette 17/02/2009 18:39

"Pour ce qui est du GDID, revois tes conceptions. Si tu penses que toute association n’a d’autre but que de devenir le sous-marin d’un syndicat et d’appeler à voter pour lui au moment idoine, tu as quelques progrès à faire sur le chemin de la citoyenneté…"Il m'avait pourtant semblé entendre le chant des sirènes de la cftc, sur le site du gdid, quelques temps avant les élections professionnelles ... Ne noierais-tu pas le poisson ?

shadow 17/02/2009 13:18

  Allons Dedel,  Passons sur le côté humoristique de mon post ( il faut bien sourire un peu), il n'est pas si éloigné que ça de la vérité. Le SE et le Snuipp n'ont de cesse de nier le travail des directeurs et leurs responsabilités. Dans un post précédent, il y a eu un fil assez interressant sur les responsabilités des uns et des autres ( CDM et directeurs), tu as toi-même reconnu que tu étais dérangé par le fait qu'un jour un dirlo puisse faire une remarque à un adjoint pour  " quelques retards " ou " des absences aux réunions". Autrement dit laissons chacun en faire à sa guise.Alors , je ne reproche pas dans l'absolu aux syndicats pré-cités de préférer le CDMD ou la direction collégiale au directeur reconnu par un statut , mais je trouve assez moyen d'avoir un discours qui veut faire penser le contraire . On a pu constater que le Snuipp défendait les Rased, pas les directeurs.(PS) Je lis un peu la presse syndicale et je persiste et signe: l'amélioration des conditions de travail et la reconnaissance du rôle des directeurs dans les écoles n'EST PAS à l'ordre du jour!

Dedel 17/02/2009 13:03

Tu détournes la conversation, Pierrot. Je parle EPEP et direction et toi tu réponds résultats du vote et RASED... Hors sujet...Signe que je ne dois pas avoir tout faux... Shadow, je n'ai pas décrit une situation idyllique. J'ai dit qu'on avait sauvé le pire en empêchant la création puis la généralisation des EPEP... Pas tout à fait ce que tu me fais dire...

Pierrot 17/02/2009 11:18

2 choses Dedel qu'il faut bien distinguer.1- les résultats du vote.Modère ton enthousiasme, reste peu de votants (très peu) et une multitude de syndicats.le problème de la représentativité reste crucialement posé.Le SNUipp est légitime, pas de doute, mais est-il représentatif?2- le travail de défense des salariés ne peut être reprochée aux syndicats. Globalement ils l'assurent et c'est tant mieux.Par contre les choix et la manière peuvent-être critiquables.> donc tu ne peux t'appuyer sur les résultats des élections pour dire que les syndicats s'intéressent au sort des directrices et directeurs.D'ailleurs tu ne parles que de "direction", oubliant que derrière cette fonction il y a des salariés, objectivement, en souffrance. ça je le considère comme une faute syndicale....C'était la certitude de voir les règles du mouvement complètement chamboulées. Dédel, elles se chamboulent!Il est difficile pour nous d'avoir des chiffres précis, mais tu pourrais nous aider:- Combien de fusions d'écoles à ce mouvement?Et tu sais bien (j'espère) que le prochain mouvement verra une première:>les directions de plus de 15 classes (voire 13) seront attribuées hors barème par l'IA!Vous n'avez rien sauvez du tout, les choses continuent à se faire, en prenant d'autres chemins (mais toujours dans la posture) jusqu'à l'inéluctable.Enfin, il est une évidence, pour des raisons différentes et obscures, les directeurs ne sont pas une préoccupation pour les syndicats majoritaires, ils sont autant d'épines dans leurs pieds.Il n'y a qu'à voir la mobilisation autour du RAZED et la frilosité dans l'affirmation de notre rôle dans l'école (on pourrait reprendre chaque argument pro Razed pour dire l'importance de nos missions)Il y a bien 2 poids, 2 mesures,et  pour ma part c'est une 2° faute syndicale. 

VALMORI Patrick 17/02/2009 11:12

Alors, là, Shadow, chapeau bas pour cette magnifique envolée lyrique...

shadow 17/02/2009 09:40

Dedel: est-ce la foi du charbonnier ou un stage intensif de méthode Coué? Peu importe, j'ouvre mes chakras et je te suis sur le chemin de la grande béatitude syndicale en jetant des pétales de rose sous les pieds de Bérille et Moindrot , nos sauveurs.Oyé, oyé, dirlos et dirlettes de France, dès la rentrée de septembre 2009, plus de directions vacantes, plus de petits jeunes envoyés au casse-pipe, des jeunes dirlos motivés viendront renforcer vos rangs, animés par la grandeur de leur mission d'animateurs de CDMD, heureux d'oeuvrer pour la grandeur de l'école de la République, obscurs, anonymes, mal déchargés et peu payés certes , mais sauvés de l'anéentissement qui les avait ,un temps menacés. Dirlos pressurés, dirlos méprisés, mais dirlos libérés!    Ah que c'est beau , Dédel! on voudrait presque y croire!

Dedel 17/02/2009 09:02

@ Patrick Valmori"C'est là qu'on peut regretter de ne pas avoir de syndicats responsables dans le primaire..."Ils sont très responsables, au contraire. D'ailleurs, les collègues ne sont pas dupes. S'ils ont voté massivement pour nous, est-ce par hasard ?@ Delphine"Quantité de collègues n’y ont vu que du feu… enfumés qu’ils étaient par les bonimenteurs."C'est injurieux pour les syndicats mais c'est injurieux pour les collègues qui nous ont apporté leur vote. Tu crois vraiment qu'on peut tromper les gens impunément ? Tu crois qu'ils ne s'en rendent pas compte ? Tu crois qu'ils ne sont pas suffisamment lucides pour voir qui les défend ou les soutient efficacement ?@ Shadow"Quand au vote : bravo les syndicats ils ont bien manoeuvré et ça a marché. On voit actuellement l'importance de la direction d'école pour eux: pas une ligne."Pas une ligne ? Tu ne dois pas beaucoup lire la presse syndicale... Pas une ligne mais des résultats. Mieux que quiconque, nous avons accordé beaucoup "d'importance à la direction d'école". Eh oui, Shadow, puisqu'on peut dire que grâce à notre montée en puissance, grâce aux manifs et grèves que nous avons organisées, nous avons sauvé la direction d'école en obligeant le ministre à renoncer aux EPEP qui, cette fois-ci, étaient bien engagés.Quand je dis "nous", j'englobe l'ensemble des organisations syndicales qui ont travaillé ensemble. Tu vois, je ne tire pas la couverture à mon seul syndicat. Nous avons réussi parce que nous étions unis et parce que les élections de décembre nous ont donné une forte légitimité.Bien sûr, dire que nous avons sauvé la direction d'école, ça donne l'impression de se vanter, de se hausser du col... Pourtant, c'est bien ce que nous avons fait. Avec les EPEP, c'était la garantie de voir le nombre de directeurs réduit de moitié en quelques années.C'était l'assurance de voir des directeurs actuels redevenir adjoints contre leur gré.C'était la certitude de voir les règles du mouvement complètement chamboulées. Dèjà que...Et surtout, c'était du boulot pour Georges Fotinos qui pouvait refaire une étude sur le climat des écoles. Mais attention, pas le climat du moral des seuls directeurs, non, il pouvait mesurer la baisse de moral de tous les enseignants du fait du bouleversement du fonctionnement de l'école.Et alors, Pierrot, toi qui cites souvent l'étude MGEN, tu n'aurais eu que tes yeux pour pleurer.Tu vois Shadow, il ne suffit pas de crier fort sur les toits qu'on s'occupe des directeurs. On l'a fait et on a rendu service à tous les collègues en poste actuellement et à tous ceux qui veulent, un jour, se lancer dans la direction.

mat pu j.prevert 16/02/2009 23:20

"si le besoin s'en fait sentir , je suis persuadé que les moyens ce jour là, suivront"Les caisses sont vides, Shadow. La crise financière est passée par là. La crise économique ne fait que commencer. La crise de confiance est bien entamée. Alors, tu crois vraiment que, là-haut, "on" pense à nous ? L'école continue de tourner... c'est l'essentiel. "Ils" ne vont quand même pas se faire des noeuds au cerveau pour améliorer le sort de 45 000 pékins qui ne disent rien, qui font leur boulot le mieux qu'ils peuvent et qui n'ont pas même un syndicat pour parler d'eux...Il est loin le temps où chaque jour les mails se télescopaient pour nous dire combien on pensait à nous, à nos soucis, à nos petites misères...Les EPEP, on les a vus passer de près... Un petit tour et puis s'en vont.Le statut, lui, carrément aux abonnés absents. Faut dire que ça coûte beaucoup plus cher que les EPEP...Anne-Marie

shadow 16/02/2009 18:53

Pourtant , je persiste à penser que BE s'est bien mis en place par petites touches, ici et là , avec l'indifférence des syndicats peut prolixes sur le sujet. Ensuite la mobilisation s'est faite sur les fameux "champs obligatoires" qui ne devaient pas l'être, sur le suivi ou non par le rased...mais jamais sur le thème: cet outil est-il un plus pour la direction d'école ? à un moment où chacun se débattait dans son coin avec son petit logiciel de gestion d'école perso. Mais bon, c'est du passé. Pour l'avenir , je vous trouve tous bien catégoriques sur ce qui ne se fera pas  ou plus. Les évènements récents prouvent que bien des choses sont possibles et si le besoin s'en fait sentir , je suis persuadé que les moyens ce jour là, suivront. En attendant , on nous chargera un peu plus avec un peu moins de moyens et de temps. Mais nos syndicats élus ont d'autres priorités, certains seront bien défendus n'en doutons pas.

Pierrot 16/02/2009 16:21

Bien entendu Froment, tu as raison de le préciser car mon propos n'envisageait pas de "modification" pour l'année en cours. (ni même pour la suivante au regard de la situation actuelle)Je voulais:• souligner que le MEN pourra, dans l'élaboration d'un prochain budget, remettre quelques moyens.• dire que des  2 options citées par Pouk, aucune n'est figée comme contrainte insurmontable. 

Froment 16/02/2009 15:46

Petite précision technique, Pierrot, si tu me le permets...
 
« on peut, également, retrouver les  500 postes administratifs que le GVT avait prévus, de plus l'état pourrait en profiter pour transférer des dépenses vers les communes... »
 
Non, Pierrot. Le budget d’un pays ne se modifie pas, comme cela, au gré des humeurs ou des idées d’un ministre.
 
Le projet de loi de finances pour 2009 a été adopté le 17 décembre 2008. Des correctifs peuvent être apportés à un budget en cours de réalisation. Mais, attention, pas pour un petit ajustement de 500 postes ou de charges à transférer à des collectivités.
 
Ainsi, le 4 février 2009, le Parlement a voté une loi de finances rectificative pour 2009. Il s’agissait de mesures ayant trait à la crise et qui devaient être prises en urgence. En l’occurrence, cette loi a permis à l’Etat d’accorder sa garantie aux prêts accordés par les établissements de crédit…

Pierrot 16/02/2009 15:19

Le dispositif implique les communes et le budget. Il faudrait l’accord des communes et un vote du budget par le Parlement.... Manque les enseignants.c'est bien ce qui m'inquiète car un accord avec les Maires est toujours possible (pas avec Darcos, mais j'ai le sentiment qu'il ne restera pas longtemps... Lang?  ),  on peut, également, retrouver les  500 postes administratifs que le GVT avait prévus, de plus l'état pourrait en profiter pour transférer des dépenses vers les communes...Et on aura tout perdu... - parce que l'on aura amalgamé EPEP et usine-à-gaz-à-petit-chef, alors que le statut d'établissement c'est le moyen de donner un sens au travail d'équipe dans le montage, la mise en oeuvre, le financement  la régulation et l'évaluation du PE (comment classer un tel projet à "droite"?).Et les seuls qui peuvent tirer la loi vers ce type d'autonomie sont les enseignants... Maintenant, c'est évident, les conditions politiques qui auraient pu permettre à Darcos de passer son projet sont loin derrière...La question est de savoir si on crie victoire en attendant la prochaine attaque en se croyant protégé par notre ligne Maginot, ou si on se prépare à la discussion?

PouK 16/02/2009 13:56

@ Shadow
Difficile de comparer le processus de généralisation de base élèves et celui (éventuel) des EPEP.
Base élèves ne s’est pas mis en place en catimini. En cours d’expérimentation dans plusieurs dizaines de départements, depuis la rentrée 2004, il était appelé à être généralisé à la rentrée 2007.
 
Mais suite à la découverte de la faille de sécurité en amont (choix des identifiants et mots de passe identiques), une vive émotion a gagné les syndicats, les associations de sans-papiers… Si bien que les syndicats qui se montraient plutôt favorables à la mise à disposition d’un outil de gestion moderne (c’est ainsi que base élèves était décrit à l’époque) ont commencé à exiger des garanties à la CNIL…
 
A part SUD Education, très virulent et opposant farouche dès le début, les autres centrales syndicales n’y étaient pas hostiles.
 
Il faut se souvenir de l’article de Luc Cédelle dans « Le Monde » en septembre 2007 (donc après la découverte de la faille de sécurité) :
 
Ses opposants [au fichier base élèves], dont les associations de défense de sans-papiers, ont lancé des appels au boycott. Mais ils peinent à mobiliser les enseignants. Hostile au boycott, le SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, appelle ses adhérents à ne remplir ni les champs facultatifs liés à l'origine de l'élève, ni celui consacré à sa nationalité. "Il existe déjà, dit-il, des fichiers analogues dans le secondaire, qui n'ont jamais posé de problèmes, et ceux des services sociaux contiennent des informations bien plus sensibles", temporise Gilles Moindrot, secrétaire général. Le responsable syndical souligne que les données nominatives ne sont accessibles qu'au niveau local et ne remontent pas jusqu'aux rectorats. "Les affaires de sans-papiers ne sont pas déclenchées par des informations émanant de l'éducation nationale", ajoute-t-il.
Du côté des maires, concernés par les prévisions d'effectifs, la gestion des cantines et le contrôle de l'obligation scolaire, l'opportunité de disposer d'informations fiables est appréciée. "Mais ce doit être cloisonné. Je n'ai besoin ni du suivi de la scolarité ni de la nationalité des élèves", dit Jean-Christophe Lagarde, maire (Nouveau Centre) de Drancy. Vice-présidente de l'association des maires de France (AMF), cette ancienne professeure d'histoire-géographie dit avoir "été étonnée que ça passe si facilement" auprès des enseignants.
 
On connait la suite...
 
En résumé, on ne peut pas dire que base élèves s’est mis en place en catimini. Quant aux EPEP, aucune chance de se mettre en place en catimini. Le dispositif implique les communes et le budget. Il faudrait l’accord des communes et un vote du budget par le Parlement. Impossible si les deux conditions ne sont pas réunies.

shadow 16/02/2009 13:22

Je suis assez d'accord avec certains des commentaires: non aux EPEP Darcos mais il aurait été bénéfique pour tout le monde de négocier pour aller vers les EPE façon " Gdid". Je pense que les EPEP vont se mette en place en catimini de façon " expérimentale" comme ce fut le cas pour BE.  Quand au vote : bravo les syndicats ils ont bien manoeuvré et ça a marché. On voit actuellement l'importance de la direction d'école pour eux: pas une ligne. J'ai mal compris la " consigne du GDid" ; il m'avait semblé qu'il n'y avait pas de consigne de vote de la part du Gdid.

thierry fabre 16/02/2009 13:01

Uranio, tu attiges….
A peine débarqué sur les commentaires de ce site, te voila qui décerne bons et mauvais points, grandes phrases sentencieuses et attaques perfides.Outre que je ne vois guère ce qui t’en donne qualité, le peu de ton discours qui reste dicible est quand même révélateur de ton absence de pensée…
 
Uraniais, tu te plantes…
A te croire, il semblerait qu’entre 87 et 2009, il ne se soit rien passé. Pourtant, à te voir mettre tous tes espoirs dans les palinodies ministérielles, tu aurais du regretter aussi les projets de regroupements d’écoles de 2004, d’un certain Darcos, le rapport Thélot, la loi d’orientation de 2006 de Fillon. Autant d’occasions supplémentaires de ratées à tes yeux… Tu les oublies, il doit bien y avoir une raison.
 
Uranus, tu te mets le doigt dans … l’œil…
A ramener les élections de 2008 sur le tapis, on comprend mieux ce qui te chagrine, les faibles résultats du ou des syndicats ayant ta préférence. Fort bien, mais ne peut-on simplement envisager que les résultats aux élections professionnelles d’un syndicat, quel qu’il soit, dépend avant tout de son activité, de ses actions, de son comportement.  Tes râleries, ainsi que d’autres me font penser à ce dictateur nostalgique qui, constatant que les gens ne voulaient pas voter pour lui, songeait « je vais élire un nouveau peuple »
Dans le même ordre d’idées ( ?) tu vas reprocher aux collègues leurs votes ? Au GDID son positionnement ?
Pour ce qui est des collègues, ils ont voté. Si le résultat n’est pas conforme à tes yeux, pose donc à ton (tes) syndicat(s) questions et réflexions, et ne va pas enguirlander les collègues
Pour ce qui est du GDID, revois tes conceptions. Si tu penses que toute association n’a d’autre but que de devenir le sous-marin d’un syndicat et d’appeler à voter pour lui au moment idoine, tu as quelques progrès à faire sur le chemin de la citoyenneté…
 
Ura-gniai (provençalisme), tu abuses…
Contrairement à ce que tu crois, le GDID n’offre ni plans de carrière à ses membres, ni décharges confortables, ni pratiques feutrées d’apparatchiks patentés… On y bosse après le boulot et on y récolte plus souvent des coups que les palmes académiques… La perspective de l’immobilisme comme source lucrative de revenus nous est étrangère et on cherchera plutôt à faire avancer le dossier qu’à le traîner en longueur
 
 
Et, sur le fond, force est de constater que tu t’inscris dans une démarche qui nous est étrangère :
-          tu attends tout du (des) syndicat(s) Nous n’en attendons rien…
-          tu attends tout du (des) ministère(s) Nous n’en attendons rien…
-          Nous attendons tout des collègues, de leur capacité à prendre en charge leur propre devenir. Tu n’en attends rien et les considères, au mieux comme une piétaille destinée à voter au bon moment pour ton bon candidat, au pire comme des débiles incapables de savoir pour qui  ils votent
 
Normal donc que tu t’inscrives, toi qui ne fiches pas grand-chose, dans un dénigrement systématique de ce que l’on tente de faire. Entre les crétins qui nous chantent les vertus idylliques du CMD et les ahuris qui veulent ne voir en nous qu’une masse de manœuvre, on pourrait croire notre marge de manœuvre étroite. Mais avant que l’on renonce à notre liberté de critique et notre indépendance, il fera beau…
 
Autant dire que, oui, je ne peux qu’aller dans ton sens : « le GDID, il me prend pour un con… »
C’est vrai, mon collègue, mais on ne prête qu’aux riches…
 
Thierry Fabre

uranio 16/02/2009 02:04

Entièrement d'accord avec Patrick, Michel et Delphine !Quand je lis « Darcos va au casse pipe avec son projet. Tant mieux.On pourra peut être commencer de vraies discussions sur ce sujet pour enfin parler du vrai fond de l'affaire. Le statut du dirlo dans une école "moderne" qui n'abandonne pas sa nature communale. Le GDID y est prêt... », je me dis "Soit le GDID est naîf, soit il me prend pour un c.." et j'avoue que je crois de moins en moins qu'il soit naîf !C'est pour cela que je pense que l'enterrement des EPEP le satisfait car il va croître et prospérer sur cet enterrement!Souvenez-vous de la consigne de vote du GDID pour les dernières élections professionnelles !Un chef d'oeuvre de tartufferie!

Delphine IA78 15/02/2009 22:13

Michel, tu as entièrement raison. On a voté il y a peu et beaucoup de directeurs qui sont très critiques envers le SNUipp et le SE leur ont quand apporté leur voix. Parce que ces syndicats sont forts, tactiquement parlant. Ils ont su faire monter crescendo le mécontentement juste avant les élections pour arriver à une situation de crise pile poil quand il le fallait. Salut l’artiste, chapeau !
Quantité de collègues n’y ont vu que du feu… enfumés qu’ils étaient par les bonimenteurs. Pourtant, si on se rappelle les mois qui ont suivi la signature du protocole par le SE… Promis, juré, on lui ferait payer cher sa trahison. Tu parles… On a les syndicats qu’on mérite…
 
Che, sous un autre article, hier, tu as écrit :
« Darcos va au casse pipe avec son projet. Tant mieux.On pourra peut être commencer de vraies discussions sur ce sujet pour enfin parler du vrai fond de l'affaire. Le statut du dirlo dans une école "moderne" qui n'abandonne pas sa nature communale. Le GDID y est prêt... »
Le problème, Che, c’est que la discussion n’est pas de mise. Darcos a remballé son projet et ne le ressortira pas de sitôt. Alors, sur le fond, tu as sans doute raison mais on ne peut discuter tout seul. On en revient à ce que Patrick et Michel ont écrit. Car qui peut discuter d’un projet avec un ministre sinon les syndicats ? Une association peut être reçue, écoutée mais peut-elle faire le poids si les syndicats se montrent hostiles à tout changement ? Le ministre préfère s’appuyer sur des institutionnels que les affronter en permanence sur des sujets importants. Surtout dans la position délicate qui est la sienne actuellement. Quant à Sarko, le régisseur en chef, il a d’autres chats à fouetter que de se battre sur un sujet mineur au regard des difficultés qu’il rencontre aujourd’hui.
Bah… C’est Uranio qui parlait de 30 ans… Il est peut plus proche de la réalité qu’il ne le croit…

Michel 15/02/2009 19:31

Patrick, encore aurait-il fallu ne pas négliger l'échéance des élections professionnelles, on en revient toujopurs là ! Qu'on le veuille ou non, ce sont les syndicats qui ont voix aux chapîtres et en faisant nôtres des syndicats qui ne défendent pas les directeurs, c'est comme si on s'amputait ! Après on ne peut rien leur reprocher, c'est nous qui sommes acteurs ou complices de leur élection.

VALMORI Patrick 15/02/2009 16:51

C'est là qu'on peut regretter de ne pas avoir de syndicats responsables dans le primaire...Partant des EPEP façon Darcos / Reiss, il y avait matière à négocier. En ce moment, le ministre serait dans l'obligation de céder sur certains points. Ceux qui nous posent problème.Au lieu de cela, nous retombons dans l'ornière. RIEN ! On n'obtient rien et le problème de la direction primaire n'a pas avancé du tout. Et les résultats scolaires continueront de se dégrader puisque c'est, semble-t-il ce que voulaient améliorer les députés en présentant la loi sur les EPEP.C'est vraiment rageant !Et je rejoins Uranio, après les maîtres directeurs, 2ème occasion de perdue. Ce ne serait pas grave s'il ne fallait attendre 20 ans pour que s'en présente une nouvelle.

Les directeurs en lutte 15/02/2009 11:48

Réponse à UranioEspérons que nous n'aurons pas à attendre 30 ans pour que la situation des directeurs soit reconnue et qu'elle devienne enfin attrayante pour les collègues qui ont envie d'améliorer leur carrière d'enseignant.Sans manifester un pessimisme démesuré, on peut raisonnablement penser que rien de vraiment significatif ne sera mis en place au cours des prochaines années. Notre conviction est qu'il faudra, au mieux, patienter jusqu'à la prochaine échéance présidentielle (2012).Nous aurons prochainement l'occasion de revenir plus à fond sur le sujet.Doit-on pour autant baisser les bras et renoncer à oeuvrer pour nous faire entendre ? Non ! Evidemment, non ! Telle n'est pas notre conception de l'action revendicative. Nous poursuivrons donc notre travail d'information, d'analyse et de réflexion qui caractérise notre site.Nous continuerons de soutenir les iniatives qui vont dans le sens d'une amélioration de la situation des directeurs.Nous ne cesserons de dénoncer les faux-semblants d'où qu'ils viennent (ministère, syndicats...).Quant à imaginer un seul instant que quiconque pourrait se féliciter du statu quo afin de "croître et prospérer"... Qui pourrait le penser un seul instant ? Ce n'est assurément pas le cas des administrateurs de ce blog qui y mettront un terme dès lors que le métier de directeur d'école aura été reconnu puisque la raison d'être de ce site aura disparu. Ce n'est assurément pas le cas, non plus, de nos amis du GDID qui travaillent dans le même sens.

uranio 14/02/2009 22:56

SUPER! Après les Maîtres Directeurs (1987?), les EPEP (2009)...Rien à espérer pour les DIRECTEURS avant au moins 30 ans!Le GDID se frotte les mains! Il va croître et prospérer pendant ces mêmes 30 années !Et DIRECTEURS EN LUTTE?

PouK 14/02/2009 18:39

Le fait que les mesures mises au budget ont été retirées nous donne 2 indications claires :1- tout est terminé. La décision d'abandonner le projet est définitive puisqu'on ne peut engager des dépenses que si elles sont programmées.2- cela confirme ce que nous avions dit ici, à savoir que les 3 députés n'étaient que les faire-valoir chargés de présenter une réforme décidée et voulue par Darcos. C'est lui qui décide (sous la contrainte, va sans dire...) qu'il faut plier les cannes. La partie est finie.