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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 23:14

 

Le 1er février, nous avons rédigé un article intitulé « Les maires et l’école : budget, temps scolaire et EPEP… ».

Dans ce texte, nous avons reproduit l’enquête réalisée par la société JCA Développement pour le compte de l’AMF (Association des Maires de France) et de l’ANDEV (Association Nationale des Directeurs de l’Education des Villes).

 

Le but de ce sondage : situer « la place de l’école et ses objectifs dans les préoccupations des maires ».

 

Parmi les questions, l’une d’elles nous intéressait particulièrement : le statut EPEP pour les écoles primaires.

 

Question : Pensez-vous qu’il soit souhaitable que l’école primaire et maternelle puisse bénéficier du statut d’établissement d’enseignement doté de la personnalité morale et financière (EPEP) :

ü  Oui : 14

ü  Non : 43

ü  Ne sait pas : 36

 

Question : Si oui, seriez-vous prêt à ce que votre commune expérimente, sur un établissement par exemple, la mise en place d’un tel établissement :

ü  Oui : 76

ü  Non : 10

ü  Ne sait pas : 14

 

 

Dans nos commentaires, nous faisions part de nos interrogations quant à la validité méthodologique de l’enquête menée par JCA Développement.

Suite à cet article, nous avons reçu un courrier de Monsieur Alain THIREL, secrétaire national de l'ANDEV qui tient à répondre à nos « interrogations » et nous demande un droit de réponse. Ce que nous acceptons bien volontiers.

 

 

Courrier de l’ANDEV :

 

Bonjour

L'ANDEV a demandé à la Société JCA de bien vouloir réagir à vos propos "interrogatifs" quant à cette enquête.

Vous voudrez bien prendre en compte et publier la réponse suivante communiquée par JCA :

"En réponse au commentaire paru suite à la présentation des résultats :

La méthodologie retenue pour l'étude ANDEV-AMF repose sur des règles communément utilisées dans les études marketing :

     -  L’obtention d’un échantillon par stratification : l'échantillon des interrogés a été obtenu après découpage en strates de la population des communes interrogées et tirage aléatoire des individus qui ont été sollicités. Cette opération a été opérée par l’AMF qui connaît parfaitement bien la population intéressée.

     -  La prise en compte de l'incertitude sur le résultat : la marge d'erreur sur les résultats dépend, non pas de la proportion de la population interrogée, mais de la taille de l'échantillon lui-même.

     -  L’intégration du facteur économique, ici le respect du cadre budgétaire donné.

En conséquence, les résultats de l’étude sont parfaitement exploitables.

Il est bien entendu toujours possible de traiter des strates plus fines, d’interroger davantage de personnes mais pour des gains minimes en termes de résultats."

Ne doutant pas que vous publierez cette réponse et que vous lèverez votre interrogation quant à la validité de cette enquête.

Bien à vous

Alain THIREL, secrétaire national de l'ANDEV

 

 

La réponse de JCA Développement mêle curieusement des arguments d’ordre budgétaire (facteur économique) et méthodologique (technique de réalisation)... Elle gagnerait également à être plus détaillée.

 

Sans conteste, le courrier de Monsieur Thirel apporte certaines informations permettant de mieux comprendre la méthodologie employée lors de cette consultation, et nous l’en remercions.

 

Cependant, les arguments avancés sont trop partiels et imprécis pour lever totalement notre doute quant à l’exploitation de cette enquête.

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans EPEP
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merlin 15/02/2009 11:43

Voilà un commentaire qui sent le vécu... et on peut aussi penser avec une faible

Barbara 14/02/2009 20:21

Ce qui est rigolo, c'est de voir que c'est souvent des directeurs snuipp ou se qui prennent la direction d'une école primaire lorsqu'il y a fusion entre la maternelle et l'élémentaire, directeurs qui parfois, quelques mois avant, te tenaient des supers raisonnements sur l'importance des petites écoles qui faborisent les échanges entre les collègues, parfois même sur la volonté de gérer collectivement les écoles, de ne pas être un chef.Et tu les retrouves quelques mois plus tard, à la tête d'écoles de plus de 10 classes, dans leur bureau. Tu apprends par les copains qu'ils ne font pas de services de récré, qu'ils dirigent l'école à coup de circulaires à signer, que leurs jours de décharge, tu ne les vois pas, qu'ils reçoivent régulièrement l'ien dans le bureau, ..., comme les copains quoi !Où est passé le bel idéal ?

che 14/02/2009 19:22

La réponse de JCA est un peu rapide tout de même. La définition par strates demande à créer des strates homogènes. Ensuite on prélève un échantillon dans chaque strate au po rata de son poids par rapport à la population mèreLes résultats dépendent de la justesse de cette stratification. En effet après, la taille de l'échantillon pris dans chaque strate influe peu sur la marge d'erreur (parait il)Alors pour les communes .. Il y a 2 strates (rural/urbain)? 10? en fonction du nombre d'habitants? 50? en fonction des habitants, de la situation géographique, de la proximité d'une grande ville etc.. les 300 réponses ne valent pas la même chose si il y a 2 states / 10 strates ou 50 ... me semble t ilMais bon.. Nous ne sommes pas des spé..  La conclusion des deux questions qui nous intéressent me semble en fait intéressante.. Une majorité des Maires semble contre  et même ceux qui sont pour ne sont pas tous pour essayerDonc.. Darcos va au casse pipe avec son projet. Tant mieux.On pourra peut être commencer de vraies discussions sur ce sujet pour enfin parler du vrai fond de l'affaire. Le statut du dirlo dans une école "moderne" qui n'abandonne pas sa nature communale. Le GDID y est prêt... che

Pierrot 14/02/2009 10:39

Densi, je suis entièrement d'accord avec toi.En zone rurale les regroupements "pédagogiques" marchent bien (ils ne sont pas uniquement pédagogiques, ils tiennent aussi de la survie de petites communes et de l'aménagement du territoire).En zone urbaine ce n'est pas tant l'interlocuteur "unique" qui est une nécessité, mais un interlocuteur du terrain, responsable et reconnu.Pour cela la fusion d'écoles du même groupe relève, comme le dit merlin, de la logique et financière et pédagogique.Car, tu as raison, les Maires ne sont pas à l'aise (euphémisme) avec les IEN et leurs CP, dont ce n'est pas le boulot (...c'est le projet du SGEN, Grosse EPEP avec à leur tête un IEN ou un CP).Nous divergeons sur l'attitude à adopter (il me semble).Nous sommes pour nous appuyer sur le projet Reiss (différent de celui de Darcos qui lui, malheureusement, est dores et déjà expérimentable) pour amener le texte sur les positions défendues: - reconnaissance de tous les directeurs.- regroupement sur des critères "géographiques"  & pédagogiques.- pas de seuil bas, pour donner la possibilité à de petites structures d'exister dans des zones péri-urbaines et limiter le seuil haut à l'existant. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, tout refuser conduira, à plus ou moins long terme, à avoir des EPEP à la manière Darcos. (rappel: le GDiD a été le premier à s'y opposer).PS: faut demander aux grands penseurs Gdidiens... SVP, si on pouvait éviter ce genre de truc, c'est fatiguant...Il suffit juste d'accepter que l'on ne partage pas le même avis et voir si on peut essayer de se convaincre.je suis juste un directeur en poste (plutôt tranquille) qui vit chaque jour les aberrations et les dégâts du système et qui est convaincu qu'un autre chemin est possible sans renier  nos valeurs.

Densi 13/02/2009 22:36

Merlin: 'la plupart des maires ayant sur leur commune une école élémentaire et une maternelle sont favorable à un regroupement   c'est un interlocuteur unique'C'est déjà souvent le cas chez nous en campagne mais la majorité des écoles ne sont pas sont en ville et je ne suis pas certain q'ils aient comme souhait de l'interlocuteur unique (regroupements à la Darcos ou Reiss). Cà c'est ton rêve mais eux vivent déjà celà avec les IEN et voient toute la pesanteur de ce type de système. Au niveau du groupe scolaire(quelle que soit la taille) peut-être, je ne sais pas, je ne suis qu'un 'pov collègue', faut demander aux grands penseurs Gdidiens...

merlin 13/02/2009 19:43

Il me semble que le problème est simple: la plupart des maires ayant sur leur commune une école élémentaire et une maternelle sont favorable à un regroupement sous une direction commune: pour eux c'est un interlocuteur unique et une municipalisation des moyens. Tout bénéf. Que cette école ( disons groupe scolaire pour ne fâcher personne) soit dotée d'un statut d'établissement avec une comptabilité propre , un chef d'établissement et un CA ( pour en fâcher quelques-uns) , pas de soucis non plus.    Ce qui inquiète les maires dans un projet comme celui-là , c'est le côté finiancier: y aura-t-il transfert de charges et combien cela risque-t-il de coûter à la commune ? 

Julien 13/02/2009 16:21

A la Saint Glinglin...

Delphine IA78 13/02/2009 10:57

Sait-on réellement si la proposition de loi des députés UMP va être débattue au Parlement ? Et quand ?Pendant un temps, on disait que ce serait discuté en janvier. Puis on a parlé de report en février - mars. On n'en parle plus dans la presse. A-t-on des infos à ce sujet ?

Pierrot 13/02/2009 08:31

Il doit se faire tout petit, maintenant…C'est vrai que je suis plutôt petit, mais je ne développe aucun complexe sur ma taille...Ne t'énerve pas Ralbol.Tu sais Dédel, c'est comme demander à l'âne obstiné d'avancer...- D'abord, de ROBIEN, puis Darcos ont faussé les données du problème.Trés échaudés déjà par l'épisode SMA, la défiance des Maires s'exprime contre le projet d'expérimentation des EPEP façon Darcos. Il faut lire leur communiqué, les raisons évoquées sont exactement à l'inverse de celles avancées par le SNUipp (le SE étant plutôt favorable à une expérimentation):- quand le SNUipp dénonce une municipalisation de l'école, les Maires craignent l'abandon du lien commune/école.- quand le SNuipp dénonce des économies supplémentaires, les maires craignent une augmentation de leurs dépensesMais, alors que le syndicat refuse toute discussion, les Maires demandent à être associés à la réflexion...Eux ne font pas l'amalgame du contenu et du contenant.Il ne s'agit pas de choisir entre EPEP ou pas EPEPE, mais de définir quel type d'établissement public pour les écoles.C'est pourquoi ils disent leurs conditions quand ils sont auditionnés par Reiss.> En plus, ils savent la volonté de Sarkozy à vouloir simplifier les échelons locaux.Bien que rassurés par le fait que le Président ait affirmé que l'unité de base reste la commune, ils sont vigilants, eux, à ne pas voir échapper leur  l'école au détour d'une loi sur la décentralisation.Pour en revenir au sondage, je rappelle que l'expérimentation ne toucherait que 500 écoles, donc on ne devrait pas être loin des pourcentages annoncés.À ceux qui croient que l'affaire est entendue, 2 choses:- dédel le dit, les regroupements d'école en milieu rural (RPI) se formalisent sans heurt.- et (BOEN spécial n° 7 de Novembre 2008) les directeurs des écoles de 15 classes et plus seront désormais nommés directement par l'IA (poste à profil). Ce qui est scandaleux!...Si l'expérimentation prend forme dans l'état actuel des choses on aura tout perdu.Et il y en a un peu Ralbbol d'être toujours les dindons de la farce! 

thierry fabre 12/02/2009 23:49

Hé, collègues, il ne serait pas tout d’apprendre aux minots à lire, faudrait peut-être vous y mettre…
Quelles que soient les dénégations de l’institut de sondage  (celui qui a reçu les sous) comme de l’Andev (c’lui qui a payé) la réalité reste la même, celle qui a été décrite dans cet article.
 
-          Il y a 36 000 communes en France, on en interroge 3000, soit 8 %
-          Sur les 3000 interrogées, on obtient 360 réponses, soit 1 % des communes
 
Je ne m’étends pas d’avantage sur les fichaises du Ralbol de service, mais je constate que le Dedel a double discours et langue bifide…
 
Lorsque plus de 10 000 dirlos s’expriment sur le statut des dirlos, et donnent un avis qui ne lui sied guère, le sondage est truqué, les questions inductives, et 25 % des collègues ne peuvent que se tromper.
Mais lorsque 1 % des communes répondent, cela serait parole d’évangile ?
 
Rien de plus simple à vérifier !Que son syndicat lance et finance ces mêmes enquêtes, auprès de l’ensemble des dirlos, comme auprès de l’ensemble des maires, et on en aura le cœur net…
 
Rien de plus facile, c’est juste affaire de finances…
Et si une petite association comme le GDID a su et pu donner la parole aux collègues, nul doute que le plus important syndicat enseignant de France aura à cœur de les consulter avec la même honnêteté…
 
Chiche ???
 
Thierry Fabre
 

Dedel 12/02/2009 23:00

Ne t'énerve pas Ralbol. C'est Pierrot qui avait dit avoir rencontré l'AMF. Je le crois. Je pense que c'était vrai. Mais pas de quoi en faire un plat. Bien sûr, il doit être un peu déçu  mais avait-on besoin de ce sondage pour savoir que nos élus ont d'autres chats à fouetter que de s'occuper des EPEP. D'ailleurs, je me demande même si beaucoup d'entre eux en ont déjà entendu parler. Imagine dans les coins les plus reculés de notre beau pays, les regroupements type RPI, d'accord, mais les EPEP... c'est le cadet de leurs soucis.

Alain Seynave 12/02/2009 16:14

Refus des maires + Refus des syndicats = Retrait du texte des députésFaudrait un ministre "suicidaire" pour prendre le risque de présenter un tel texte en ces temps incertains pour le pouvoir.

Ralbol 12/02/2009 10:19

Pan ! sur le bec. Confirmation que le sondage est bien fait. Et donc confirmation que les EPEP n’intéressent personne ou presque.
 
Le plus symptomatique dans l’histoire, c’est cette façon de mettre en doute un sondage quand il est défavorable à ce qu’on cherche à démontrer.
A l’inverse, naturellement, il est toujours bon et bien réalisé quand il est favorable. Par exemple, celui de l’ifop sur le statut : incontestable et malheur à qui le contesterait…
 
Il faut vous y faire chers collègues : les maires n’en ont rien à foutre des EPEP. Quand je pense qu’il y avait même quelqu’un qui a écrit un jour, ici, sur ce site, que les maires étaient dans l’attente des EPEP… Et, sans complexe, il osait dire qu’il le tenait des maires eux-mêmes ! Il avait, disait-il, rencontré l’asso des maires de France… Rien que ça… Il doit se faire tout petit, maintenant…