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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 23:11

En 20 ans, le niveau des élèves de CM2 a changé, établit une étude non-publiée de la D.E.P.P. (Direction de l’Evaluation, de la Prospective et de la Performance). L'étude compare les résultats en calcul et français d'écoliers de CM2 de 1987 à 2007. Elle a été terminée en mai 2008.

Ne supportant plus de voir leurs travaux interdits de publication sur Internet, des chercheurs de la D.E.P.P. ont décidé de la rendre publique.

 

"Les résultats sont contrastés selon les domaines et les périodes. En lecture, les résultats sont stables de 1987 à 1997 ; en revanche, on observe une baisse significative du score moyen entre 1997 et 2007, plus prononcée pour les élèves les plus faibles" précise l'étude "La situation est différente en calcul : une baisse importante des performances, touchant tous les niveaux de compétences, est observée de 1987 à 1999 ; puis, de 1999 à 2007, les résultats stagnent. Concernant l’orthographe, le nombre d’erreurs, essentiellement grammaticales, constatées à la même dictée a significativement augmenté de 1987 à 2007".

 

Ces résultats montrent donc une baisse de niveau plus marquée que dans l'enquête PISA, particulièrement sur le plan de l'orthographe.

 

 

Lire, écrire, compter : les performances des élèves de CM2 à vingt ans d’intervalle 1987-2007

 

En 2007, la reprise d’une enquête de 1987, portant sur la lecture, le calcul et l’orthographe en fin de CM2, permet de comparer les performances des élèves à 20 ans d’intervalle, à partir des résultats observés aux mêmes épreuves. De plus, des points intermédiaires de comparaison sont disponibles, en 1997 pour la lecture et en 1999 pour le calcul.

 

En 1987, l’enquête « Lire, écrire, compter » a évalué les performances d’un échantillon d’élèves de fin de CM2 en lecture, en calcul et en orthographe. La DEPP a reproduit cette enquête en 2007 auprès d’un nouvel échantillon d’élèves. Cette reprise permet de mesurer l’évolution des acquis des élèves de fin de CM2 à vingt ans d’intervalle.

 

 

Les premiers résultats sont présentés dans cette Note d’Information.

 

Les épreuves

 

Les épreuves de 1987 étaient composées de 40 items (questions) pour la lecture (compréhension de textes courts et variés), de 33 items pour le calcul (opérations et petits problèmes), d’une dictée d’environ dix lignes et de dix phrases à compléter pour l’orthographe et la grammaire. En 2007, les épreuves ont été reprises à l’identique, à l’exception de certains items de calcul, hors programmes aujourd’hui, comme les divisions de nombres décimaux par exemple.

Entre 1987 et 2007, des points intermédiaires de comparaison sont disponibles en lecture ainsi qu’en calcul. En effet, le « volet lecture » de l’enquête avait déjà fait l’objet d’une reprise en 1997, dont les résultats ont été publiés par la DEPP en 1998.

L’analyse avait montré une grande stabilité des performances en lecture entre 1987 et 1997. Concernant le calcul, onze items d’une évaluation menée en 1999 en fin de CM2 ont été utilisés pour remplacer les items éliminés de l’épreuve de 1987. Bien qu’il n’y ait pas d’itemscommunsentre1987 et 1999, il est possible d’établir des comparaisons entre les trois points 1987-1999-2007, grâce à des modèles statistiques adaptés.

 

Les élèves

 

En 1987 comme en 1997, la population visée était celle des élèves de CM2 du secteur public en France métropolitaine. Par la suite, les élèves du secteur privé ont été inclus dans les échantillons des enquêtes de 1999 et 2007. Les comparaisons effectuées dans cette Note portent donc uniquement sur les élèves du secteur public. À chaque date, les échantillons sont composés de plusieurs milliers d’élèves – entre 2 500 et 4 500 selon les périodes – représentatifs de la population visée.

 

Les procédures

 

Les procédures sont standardisées : les consignes de passation et de correction des épreuves ont été reprises à l’identique aux différentes périodes. De plus, en 2007, la correction a été centralisée et fiabilisée, grâce à des procédures de doubles corrections.

 

 

Résultats globaux

 

Lecture

 

Les distributions des scores des élèves de 1987 et de 1997 sont proches : cette stabilité des résultats en lecture avait déjà été constatée dans le rapport publié en 1998. En revanche, il apparaît que la distribution des scores des élèves de 2007 est décalée vers les niveaux de compétences les plus faibles, par rapport aux deux dates précédentes.

Les données synthétiques confirment ce constat : la moyenne des scores obtenus est stable de 1987 à 1997, puis baisse de 1997 à 2007 (diminution de plus d’un tiers d’écart-type). Cette baisse est plus marquée pour les élèves les plus faibles.

Ainsi, deux fois plus d’élèves (21 %) se situent en 2007 au niveau de compétence des 10% d’élèves les plus faibles de 1987.

À l’opposé, les meilleurs élèves sont moins concernés par cette tendance : ils sont encore 8 % en 2007 à dépasser le niveau que les 10 % les meilleurs dépassaient en 1987. Ces observations sont à rapprocher du fait que la dispersion des résultats (l’ampleur des écarts entre élèves) est plus élevée en 2007 qu’il y a dix ou vingt ans (écart-type de 1,2 en 2007 contre 1 en 1987 et en 1997).

Des analyses plus détaillées semblent montrer que la baisse moyenne s’observe quel que soit le type de compétences mises en jeu (compréhension immédiate, construction d’informations et de significations, etc.). En revanche, pour les questions nécessitant la rédaction d’une réponse construite, le taux de non-réponses augmente de manière constante de 1987 à 2007. Ce phénomène a déjà été mis évidence, notamment grâce aux récentes évaluations internationales PISA et PIRLS. Il renvoie au fait que les élèves français ont tendance à s’abstenir de répondre aux questions exigeant un effort de rédaction.

 

Calcul

 

La situation est différente en calcul. On note une baisse importante des scores obtenus en calcul entre 1987 et 1999 (le score moyen diminue d’environ deux tiers d’écart-type).

Cette baisse touche tous les niveaux de compétences et s’accompagne d’un accroissement de la dispersion des scores (augmentation de l’écart-type de 1 à 1,2 entre 1987 et 1999).

De 1999 à 2007, il s’opère un « tassement » des résultats : le score moyen est en légère baisse, mais de manière peu significative, au regard des marges d’incertitude inhérentes aux enquêtes sur échantillons.

Parallèlement, la dispersion se stabilise avec une légère baisse, là encore peu significative. Ce redressement est peut-être à mettre au compte de la remise à l’ordre du jour du calcul dans les programmes de 2002 avec, en particulier, l’accent mis sur le calcul mental et l’apprentissage des techniques opératoires.

 

Orthographe

 

La même dictée a été proposée aux élèves de 1987 et de 2007, à partir d’un texte d’une dizaine de lignes (85 mots et signes de ponctuation).

Le nombre d’erreurs (nombre de mots mal orthographiés ou de ponctuations erronées) a augmenté en moyenne : de 10,7 en 1987 à 14,7 en 2007.

Le pourcentage d’élèves qui faisaient plus de quinze erreurs était de 26 % en 1987, il est aujourd’hui de 46 %. Ce sont principalement les erreurs grammaticales qui ont augmenté : de sept en moyenne en 1987 à onze en 2007.

Par exemple, 87% des élèves conjuguaient correctement le verbe « tombait » dans la phrase « Le soir tombait. » ; ils ne sont plus aujourd’hui que 63% des élèves. En revanche, sur des conjugaisons difficiles pour les élèves de CM2, comme l’accord avec l’auxiliaire « avoir », le pourcentage de réussite n’évolue pas : environ 30 % des élèves, que ce soit en 1987 ou en 2007, écrivent correctement le verbe « vus » dans la phrase « Elle les a peut-être vus ! ».

 

 

Résultats complémentaires

 

Inégalités sociales

 

Le recueil des professions des parents permet de comparer l’évolution des différences entre groupes d’élèves selon leur origine sociale. En lecture, les inégalités sociales ont tendance à se creuser : la baisse constatée entre 1997 et 2007 n’a pas touché les enfants d’origine sociale favorisée (PCS du chef de famille « cadres et professions intellectuelles supérieures »).

Ce résultat est cohérent avec le fait que la diminution des performances en lecture concerne plus particulièrement les élèves les plus fragiles. Dans une moindre mesure, ce phénomène s’observe également en dictée : l’augmentation du nombre d’erreurs est moins marquée pour les enfants d’origine sociale favorisée.

En calcul, la baisse importante des résultats moyens de 1987 à 1999 est générale, elle a touché toutes les catégories sociales, ce qui laisse supposer un effet principalement lié à l’apprentissage scolaire.

 

Retard scolaire

 

La pratique du redoublement a évolué au cours des vingt dernières années. De nombreuses études ont montré son caractère inefficace et inéquitable. Pour mémoire, le taux d’élèves en retard en fin de CM2 a fortement diminué de 1987 à 1997 : il est passé de 33% à 19% ; il s’est ensuite stabilisé autour de 16 % en 2007.

En lecture, la baisse des performances moyennes concerne les élèves « à l’heure » comme les élèves « en retard », ayant redoublé au moins une fois au primaire. Cependant, l’évolution des résultats mérite d’être précisée. De 1987 à 1997, on observe une légère baisse des résultats, équivalente dans les deux groupes (« à l’heure » et « en retard »), alors que la moyenne générale est stable. Cette période de réduction massive des redoublements s’est ainsi accompagnée d’une stabilité des résultats d’ensemble. En revanche, entre 1997 et 2007, le taux de retard est quasi stable et le niveau de compétence baisse de manière générale mais, plus particulièrement, pour les élèves en retard.

Ce constat est cohérent avec le fait que la baisse touche plus spécifiquement les élèves les plus faibles, en lecture. En calcul, l’évolution est différente : la baisse massive observée de 1987 à 1999 est un peu plus marquée chez les élèves « en retard ». Enfin, en dictée, le nombre moyen d’erreurs a plus augmenté pour les élèves « en retard » que pour les élèves « à l’heure ». Globalement, que ce soit en lecture, calcul ou orthographe, les différences entre élèves « à l’heure » et « en retard » ont augmenté.

 

Garçons, filles

 

L’évolution des performances est la même chez les garçons et chez les filles. En lecture et en calcul, les différences sont ténues aujourd’hui comme il y a vingt ans, même si les garçons ont légèrement l’avantage en calcul, et les filles l’avantage en lecture. C’est surtout en orthographe que les filles se distinguent : elles font en moyenne deux erreurs de moins que les garçons. Cependant, le nombre d’erreurs à la dictée a augmenté de façon identique entre 1987 et 2007, pour les filles comme pour les garçons.

Les résultats présentés ici sont à considérer comme de premières tendances, fondées sur des éléments objectifs qui garantissent la comparabilité dans le temps, notamment grâce à la répétition, à l’identique, de la mesure et aux précautions prises sur l’instrument et son fonctionnement.

Ces résultats sont cohérents avec ceux des récentes évaluations internationales PIRLS et PISA et doivent alerter sur l’augmentation du nombre d’élèves en difficulté dans le système éducatif français. Ainsi, l’enquête PISA fait ressortir une augmentation de la proportion de jeunes de quinze ans en difficulté de lecture. Si l’enquête PIRLS ne décèle pas de tendance significative en France ; les résultats des élèves de CM1 en lecture apparaissent médiocres par rapport aux résultats moyens des élèves européens.



P.S. : Le Ministère de l'Education nationale vient de décider de publier les études "cachées" et notamment celle du jour "Lire, écrire, compter : les performances des élèves de CM2 à vingt ans d'intervalle 1987-2007

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Published by Les directeurs en lutte - dans Analyses
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commentaires

Rousseau 13/02/2009 22:59

Je reviens un peu tard après avoir étudié en détail la fameuse enquête PISA/PIRLS qui a fait tellement de mal à notre institution...Allez voir à cette adresse et vous verrez que la France s'en tire très bien!http://4tous.net/ecoledemain/spip.php?article49On fait dire ce que l'on veut aux statistiques, c'est bien connu!JJ

Saperlipopette 10/02/2009 09:21

D'accord avec Dozier, pas du tout avec Emgann. Peut-être un problème de catégorie socio professionnelle d'origine.Je m'explique : Quand on est issu du milieu ouvrier, que l'école nous a appris ce qu'on ne pouvait apprendre dans notre milieu professionnel, on sait que les programmes, surtout depuis 95, sont moins exigeants au niveau de la transmission des connaissances, et donc, accentuent de fait l'écart entre les enfants issus de familles populaires et ceux issus de milieux plus cultivés. Quand on est issu du milieu enseignant, par exemple, et qu'on vit dans un bain de culture depuis l'enfance, on ne se rend pas forcément compte du drame que peut représenter cette baisse d'exigeance des programmes.Bien sûr que la société a changé et avec eux les enfants, mais si on en était resté à des programmes plus ambitieux en terme de connaissances, l'école serait restée celle par qui le lien social se fait, le lieu où les enfants trouveraient ce qu'il n'y a pas à la maison, et on n'en serait sûrement pas là.Maintenant, on est obligé de faire des recrutements spéciaux pour avoir des enfants d'origine ouvrière dans les grandes écoles, car malgré les beaux discours, après 8-9 ans de primaire et 7 ans de secondaire dans un quartier peu favorisé, il est impossible d'y accéder normalement, même pour les élèves les plus brillants.La transmission des savoirs faire, c'est bien, mais celle des connaissances, c'est beaucoup plus le rôle de l'école, notamment primaire.Je suis d'accord avec Pierrot, la réforme Jospin, en 89, partait de bonnes intentions, mais à coup de "80% d'une classe d'âge au bac" , on a été forcé, dès 95, à baisser le niveau d'exigeance des programmes et c'est là que ça a capoté.Je suis loin d'avoir 50 ans mais mon origine sociale fait que ça fait un moment que je déplore cela, et aussi, la collaboration des syndicats soit-disant du peuple à cette catastrophe pédagogique.

Didier 01/02/2009 17:35

Enlève ton masque, Xavier. On t'a reconnu. Ton commentaire, sous le pseudo "Henri", c'est exactement les propos, au mot près, que tu répètes partout dans les médias pour justifier les suppressions de postes par milliers.Ah ! ce Darcos... un peu trop naïf, parfois...

henri 01/02/2009 16:41

"Quand va - t -on oser répondre aux questions qu'il est devenu inévitable de se poser ?"En voici une : comment un des Budgets les plus conséquents de la Nation (peut-être LE plus conséquent ?) continue-t-il de nourrir de tels échecs ? Est-ce en injectant des "moyens", toujours plus de moyens, que l'on parviendra à faire en sorte que l'école soit plus efficace, plus "performante" (dans l'intérêt des enfants, cela va de soi !) ? Ne faudrait-il pas réfléchir à la destination, à l'utilisation des moyens déjà alloués, à établir une réelle "évaluation" de leur efficacité ?Une question, comme ça en passant ...

VALMORI Patrick 01/02/2009 15:47

EwenPas le sentiment d'être un "vieux réac". Mais ça me serait égal qu'on me considère comme si j'en étais un...Très bon texte de Jaurès que nous cite Thierry.Ewen, comment peux-tu laisser penser qu'il y a quelques "dizaines d'années" on sacrifiait l'expression écrite à la dictée ? Bien sûr qu'on faisait davantage de dictées et on attachait du prix à en faire une bonne correction, en recherchant les règles, en les expliquant afin de ne plus commettre les mêmes erreurs. Ce qui ne se fait plus très souvent de nos jours.Mais on attachait du prix à bien savoir écrire. C'était la fameuse rédaction. Je te concède qu'on ne s'extasiait pas devant 2 ou 3 banalités écrites sans le moindre lien ou sans cohérence. On apprenait à construire un texte... Le fait-on encore suffisamment ?Au-delà de tout cela, Ewen, je pense qu'on ne peut pas ne pas se préoccuper de la baisse de niveau. Et je dis cela en dépassant les querelles idéologiques du "c'était mieux avant" ou "maintenant les enfants connaissent autre chose"...Je ne veux pas ignorer que les entreprises en viennent à sélectionner leurs futurs employés sur des notions d'orthographe. Je sais que beaucoup sont contraintes de faire retourner leurs employés en formation pendant leur période d'essai.En fin de compte, quand l'école ne vise pas l'excellence pour tous, c'est toujours le fils d'ouvrier, l'enfant de famille modeste qui trinque. Pour les autres, il y aura bien un moment où on trouvera le moyen (les moyens) de pallier les insuffisances. 

thierry fabre 01/02/2009 13:48

A Ewen
 
Une précision : je ne suis pas persuadé que les lendemains chantent obligatoirement. A l’inverse, je suis loin d’être sur que l’école « d’avant » était obligatoirement meilleure…
 
Ceci dit, face à la multiplication des rapports et des enquêtes en tous genres, qu’ils soient internationaux ou limités à l’hexagone, il me semble illusoire de les balayer d’un revers de clavier.
Que ces rapports soient instrumentalisés par les tenants du retour en arrière à tout berzingue ne doit pas nous empêcher de gamberger entre enseignants sur ce qui est désormais un fait patent : la baisse du niveau général des minots dans certaines matières…
 
Bien entendu, nos élèves acquièrent d’autres savoirs actuellement.
Mais tous ces savoirs sont-ils sur le même plan ? J’ai toujours été surpris de voir des collègues dérouler de l’ORL à tous crins devant des gamins dont le niveau de lecture se limitait au vague déchiffrage sans prise de sens. J’ai toujours été étonné de voir des classes entières se taper des situations problèmes à n’en plus finir, tout en étant incapables de calculer vite et bien…
 
Bien sur, les réalités familiales, la paupérisation des familles, les modifications sociétales du rapport à la lecture, l’écran plat et le DVD, etc…
Sauf que cela existe aussi dans d’autres pays qui obtiennent pourtant de meilleurs résultats…
 
Bien entendu, la multiplications des réformes, le chamboulement continu de programmes aussi peu évalués que vite modifiés. Cela ne simplifie pas ni notre travail, ni nos résultats.
 
Ceci dit, il y a un probloque, qu’on ne peut nier, et il vaudrait mieux que l’on s’y penche avant que d’autres viennent nous imposer des remèdes pires que le mal
 
A ce sujet, je ne crois absolument pas que la reconnaissance statutaire des dirlos puisse avoir une quelconque influence sur les résultats scolaires des élèves
Par contre, on peut rêver d’écoles existant réellement, dotées de leur propre budget, autonomes dans la mise en œuvre de leur pédagogie, dans le cadre de programmes nationaux qui ne seraient pas changés tous les deux ans…
Ca, ça donnerait peu être quelque chose
 
En attendant ce jour, nos écoles continueront de vivre l’imbécillité quotidienne du mammouth, qui fracasse plus d’enfants chaque jour qu’Hérode ne massacra d’innocents. Imbécillité qui se décline sur la prise de pouvoir pédagogique par les échelons intermédiaires, par des gens qui, n’étant plus sur le terrain, s’imaginent savoir plus et mieux que ceux qui bossent…
 
On continuera à vivre la guignolade que j’ai subi à cette rentrée pour la réalisation du projet d’école. Loin de laisser l’équipe pédagogique, les enseignants de mon école mettre en œuvre des réponses adaptées à nos élèves et à leurs manques, on a encaissé les injonctions verticales : L’IEN nous a dit que l’IA avait stipulé que le Recteur avait décidé que, dans 3 ans, nous aurions 100 % de lecteurs de niveau trois. Nous monterions donc nos projets d’école en conséquence…
 
Ben voyons… Voila de quoi enthousiasmer les collègues , motiver les enseignants, déchaîner les énergies !
 
Sinon, pour conclure, un petit extrait de texte, ni pédagogo, ni réactionnaire, qui peut se lire utilement :
« … Il faut d'abord que vous appreniez aux enfants à lire avec une facilité absolue, de telle sorte qu'ils ne puissent plus l'oublier de la vie et que, dans n'importe quel livre, leur œil ne s'arrête à aucun obstacle. Savoir lire vraiment sans hésitation, comme nous lisons vous et moi, c'est la clé de tout. Est-ce savoir lire que de déchiffrer péniblement un article de journal, comme les érudits déchiffrent un grimoire ? J'ai vu, l'autre jour, un directeur très intelligent d'une école de Belleville, qui me disait : "Ce n'est pas seulement à la campagne qu'on ne sait lire qu'à peu près, c'est-à-dire point du tout ; à Paris même, j'en ai qui quittent l'école sans que je puisse affirmer qu'ils savent lire". Vous ne devez pas lâcher vos écoliers, vous ne devez pas, si je puis dire, les appliquer à autre chose tant qu'ils ne seront point par la lecture aisée en relation familière avec la pensée humaine. Qu'importent vraiment à côté de cela quelques fautes d'orthographe de plus ou de moins, ou quelques erreurs de système métrique ? Ce sont des vétilles dont vos programmes, qui manquent absolument de proportion, font l'essentiel.
J'en veux mortellement à ce certificat d'études primaires qui exagère encore ce vice secret des programmes. Quel système déplorable nous avons en France avec ces examens à tous les degrés, qui suppriment l'initiative du maître et aussi la bonne foi de l'enseignement, en sacrifiant la réalité à l'apparence ! Mon inspection serait bientôt faite dans une école. Je ferais lire les écoliers, et c'est là-dessus seulement que je jugerais le maître. … »
Ecrit en 1888 par un certain Jean Jaurès…
 Thierry Fabre

ewen 01/02/2009 10:29

Je crois que la pire des choses est de crier sur tous les toits que le niveau baisse pour mieux tirer à vue sur la pédagogie. On lit quand même des choses incroyables dans certains messages.Si le niveau baisse, il faut effectivement être  précis et bien voir en quoi. C'est le minimum.Je n'oublie pas que si la dictée était sacro sainte il y a quelques dizaines d'années et qu'elle l'est encore chez les adeptes des recettes de grand -mères, à l'époque on ne demandait pas de savoir construire des textes différents. Je n'oublie pas que si l'on demandait de savoir calculer vite et bien sans comprendre on ne demandait pas de réfléchir à une diversité de situations problèmes...Je n'oublie surtout pas que 45 mômes dans une classe ne bronchaient pas quand l'instit murmurait...La société a considérablement changé mais on ne se donne pas les moyens d'analyser et d'agir. On crie, gesticule, on accuse Meirieu et on appelle le dix-neuvième siècle à l'aide. Avec pour certains rétrogrades, vraisemblablement les auteurs des programmes actuels et des évaluations, une bonne dose d'idéologie.Quand va - t -on oser répondre aux questions qu'il est devenu inévitable de se poser ?Peut -on décemment souhaiter être de simples réservoirs de connaissances à transférer dans les cerveaux des enfants ?Doit -on être les courroies de transmissions de contenus ( et des méthodes qui en découlent ) qui ne cessent de changer sans avoir le temps d'y réfléchir et de construire des outils ?Combien de temps va - t-on ignorer les réalités familiales, la présence du super écran plat chez  Dylan, le manque de cohérence ( je suis gentil là ) de nos réponses au sein d'une même école, le manque de temps pour communiquer, le directeur qui ne cesse de courir à la recherche d'une improbable efficacité etc etc...Alors que le temps est venu de réfléchir profondément au devenir de l'éducation, on se contente des mesurettes d'un gourou que l'on justifie car 'le niveau baisse' . Oui, le niveau baisse, le nôtre !

mat pu j.prevert 31/01/2009 16:07

Le mieux pour vivre heureux, c'est d'adopter la zen-attitude de Céline...Elle se considère comme enseignante et non comme directrice... Du coup elle ne voit pas les problèmes de la direction ou elle les ignore et elle estime que tout va bien. Heureusement que tous les directeurs ne réagissent pas comme ça...Elle nie que le niveau baisse... malgré les enquêtes indépendantes des gouvernements. Pour elle, tout va bien. No problem ! circulez ! y a rien à voir ! C'est pourtant un constat indéniable, mesuré par des experts qui n'ont aucun intérêt à trouver ces résultats. De plus, on a PISA, PIRLS et cette enquête de la DEPP... Mais non, Céline croit à la manipulation.Le mieux, c'est qu'elle se montre virulente envers ceux qui relaient ces infos. Rend-elle également responsable la météo lorsqu'elle annonce de la pluie et qu'il pleut vraiment ? Anne-Marie

Ecole d'OUILLON (ac-bordeaux) 31/01/2009 15:37

Je me considère comme une enseignante, non comme une directrice. Je n'en peux plus de lire vos mails. Je crois que l'argument LE NIVEAU BAISSE, on l'entend bien assez sans vos mails. Essayez d'avoir des analyses un peu plus fines de temps en temps.Céline Puyo

Dozier 31/01/2009 09:52

@ EwenJe comprends tes réactions. On a tous envie de donner le meilleur à nos enfants, à nos élèves.Mais, voilà, la triste réalité nous dépasse et faut-il se fermer les yeux pour ne pas la voir ?Les résultats de cette enquête, un moment restée cachée, sont plus catastrophiques que les autres enqêtes de l'OCDE.Doit-on mettre en cause le thermomètre ou même le casser ?Faut bien admettre, un jour, qu'on s'est peut-être trompé... Ah, bien sûr, on dira, problèmes de société, jeux vidéo, télé... Mais c'est pareil dans tous les pays, hélas !Alors y aurait-il une spécificité française à être moins bons que les autres pays développés ?Et si tout simplement, on avait fait fausse route avec toutes nos méthodes pédagogiques inspirées par Meirieu (excuse-moi, c'est ma bête noire)...Relis les résultats de cette dernière enquête : ils sont saisissants. Or ces élèves ont été élevés au biberon de la pédagogie de l'après-Jospin... et non par les méthodes "traditionnelles" d'antan...Je ne peux rester insensible à cet état de faits qu'on me délivre à chaque enquête.

Ewen 31/01/2009 09:36

Si je comprends bien Dozier, il faudrait fermer l’école sur elle –même, gaver les gosses sans partir de leurs connaissances, ne pas faire de projets d’écoles, ne pas donner de sens à la lecture…… mais c’est exactement ce que les petits et obscurs copains de Darcos ont presque réussi à mettre en place. Quelle évolution !! A force de faire du terre à terre, on arrive au niveau qui se trouve en –dessous des pâquerettes. Ce n’est pas la pédagogie qui est à mettre en cause dans l’évolution actuelle des résultats, c’est l’évolution d’une société qui casse les gosses d’un côté et une Education Nationale qui ne permet aucune construction sérieuse à long terme de l'autre. La tradition en matière pédagogique est un non - sens total, de quoi faire rire dans tous les pays francophones où on réalise de très bonnes choses avec une ouverture de l'école un peu plus sérieuse.Sans équipes pédagogiques, sans véritables projets d’école, sans prise en compte de la réalité, sans lien réel avec les familles et les professionnels de la santé, sans le temps nécessaire à la formation et à l’action.... et avec des directeurs qui mettent en synergie le tout, il ne reste que les recettes de grand-mère érigées en liberté pédagogique dans sa petite classe. Quelle tristesse ( et en plus il ne faudrait pas de fantaisie ?? )

christian 31/01/2009 09:01

@ralbolDans des commentaires souvent réfléchis et argumentés, je m'étonne de lire les tiens, au mieux caricaturaux, au pire agressifs et te sens fermé à toute évolution de l'E.N. Si c'est sa mort que tu veux, continue avec tes amis à nier les évidences et à sortir les grands chevaux de la "resistance" et autres grands mots de pacotille et tu finiras par y arriver.C'est peut-être l'effet recherché: détruire; pour construire quoi?Christian

Pierrot 30/01/2009 20:10

@ Dedelah les mots, les maux...on s'est mal compris Dédel, je me suis mal expliqué.Quand je parlais du degré 0, je ne parlais pas de plate forme revendicative mais de donner l'info sur le repas de Darcos.Autant je suis prêt à me positionner sur le fond, et la liste que tu donnes a un véritable intérêt syndical (même si je ne partage pas tout) autant je trouve nul de pousser la personnalisation à ce point.@ serge.On peut aussi interroger les Maires sur leurs motivations quand ils se "décarcassent" pour installer le service d'accueil alors qu'il  manque des places dans leur crèche ou des logements sociaux dans leur commune  

Serge 30/01/2009 17:16

Importante réunion de l'OTAN à Strasbourg début avril. Quartier de la cathédrale bouclé. Circulation uniquement autorisée pour les riverains qui devront montrer patte blanche grâce à un badge. Commerces et théâtre fermés aussi. Sécurité maximum pour protéger les 27 chefs d'Etat présents.13 écoles et un lycée situés dans le quartier de la cathédrale (centre-ville) et du Palais des Congrès seront fermés par les autorités !Question : le maire de Strasbourg doit-il mettre en place le Service Minimum d'Accueil (SMA) ?

Dedel 30/01/2009 16:50

@ Pierrot"PS. Cédric, on parle de crise économique, de crise politique, de crise de société et tu nous ramènes au degré 0 du débat syndical."Que tu n'aies pas la fibre syndicale, c'est dommage Pierrot, mais que tu en fasses le reproche comme tu l'as fait avec Cédric, franchement, tu exagères.Comment expliques-tu que Sarkozy ait décidé de reporter la réforme du lycée, que Darcos ait cédé (en partie seulement, je le concède) sur les RASED et la maternelle, qu'il ait renoncé aux EPEP...?Ben, figure-toi que ce n'est pas le fruit du hasard mais que c'est dû au courage de ceux qui luttent et qui luttent pour TOUS.Tu seras bien content de profiter d'un maître E ou G si tu as un élève qui en a besoin... Faudra surtout pas que tu penses que c'est naturel. Non, c'est parce que certains l'ont sauvé par leurs luttes syndicales.Voici une motion que je te demande de lire avec attention. Je suis certain que tu n'y trouveras que du bon sens et que de justes revendications pour que l'école fonctionne un peu mieux ou simplement moins mal.L’assemblée des enseignants du premier degré du Maine et Loire réunie le jeudi 29 janvier, avec les organisations syndicales SNUipp-FSU, SNUDI-FO et SUD Éducation, se félicite de l’immense succès du mouvement de grève interprofessionnelle de ce jour face aux contre-réformes engagées par le gouvernement pour faire payer la « crise » aux salariés de ce pays par la baisse du coût du travail, le chômage, la précarité et la remise en cause des conditions de travail, des retraites et de la sécurité sociale. L’assemblée considère que la participation massive des collègues à la grève, qu’ils aient mis en œuvre ou non les mesures imposées par le ministre Darcos, démontre que l’immense majorité rejette cette politique. L’assemblée réaffirme que, pour le secteur de l’enseignement du premier degré, les revendications se concentrent sur le retrait des décrets et mesures Darcos de destruction de l’école publique et du statut de fonctionnaire d’Etat de ses maitres. L’assemblée revendique en particulier :  L’abandon des 108 heures annualisées dont les 2 heures d’ « aide personnalisée » et le retour à 26 heures de classe par semaine pour tous les élèves.  Le maintien et le développement des RASED  L’abandon des EPEP  Le retrait de base élève  Le respect de la spécificité de l’école maternelle  La garantie de la liberté pédagogique et de l’indépendance professionnelle  L’augmentation du point d’indice pour tous opposée au salaire au mérite
Après la grève du 20 novembre, après la grève du 29 janvier, face au refus systématique du gouvernement d’entendre les revendications et d’y apporter des réponses, l’assemblée ne voit pas d’autre issue que de préparer, dans toutes les circonscriptions, dans toutes les écoles, la grève jusqu’à satisfaction. L’assemblée appelle tous les collègues à participer massivement au rassemblement du mercredi 4 février pour réaffirmer à l’IA la volonté majoritaire que soient retirées les décrets et mesures Darcos. À l’occasion de ce rassemblement, nous remettrons à l’Inspectrice d’Académie les motions et courriers des écoles et des collègues qui s’opposent aux décrets et mesures Darcos et ont décidé le gel de l’Aide Personnalisée. L’assemblée affirme sa solidarité avec tous les collègues qui ont informé l’administration de leur décision de geler l’Aide Personnalisée et avec tous ceux qui ont refusé de faire passer les évaluations CM2 et/ou d’en communiquer les résultats.Tu vois, il n'y a aucune provocation dans ce texte. C'est parce que je te sais soucieux de l'intérêt général que je me permets de te le soumettre. Car je suis persuadé que tu peux y souscrire sans peine.

Densi 30/01/2009 16:36

La France a le plus bas taux de syndicalisation de tous les pays industrialisés Vrai mais la  notion  de  'syndicalisation' n'est  pas forcément comparable(mode de cotisation, 'utilité', avantages autres...etc)

Delphine IA78 30/01/2009 14:25

Une source d'infos à lui tout seul... Merci Pierrot.

Pierrot 30/01/2009 14:07

La France a le plus bas taux de syndicalisation de tous les pays industrialisés : 8,2%... retraités compris, sachant qu'ils représentent plus de 25% des effectifs. Une chute sévère, car le taux de syndicalisation était encore en France de 35% en 1949, de 22% au milieu des années 60, de 17% au début des années 80, et de 12% à la fin.
En 2003, un sondage réalisé par l'Insee recensait en tout cas moins de 2 millions de syndiqués, dont plus de la moitié dans la fonction publique (qui ne représente que 22% des emplois, 30% au sens «large»), répartis comme suit :
- 15,1% dans les trois fonctions publiques (d'Etat, hospitalière et territoriale, regroupant cinq millions de fonctionnaires).
- 15,6% dans les entreprises publiques et la Sécurité Sociale (un million de salariés d'une part, et 180 000 de l'autre).
- 5,2% dans les entreprises privées (quinze millions de salariés).Difficile d'avoir des chiffres précis pour le primaire & secondaire, mais dans l'EN on peut raisonnablement penser que l'on se trouve dans la fourchette Haute soit autour de 15% 

Delphine IA78 30/01/2009 13:23

Excusez-moi, question qui n'a rien à voir...On a, comme d'habitude, des chiffres contradictoires entre police et syndicats sur le nombre de manifestants et idem entre ministère et syndicats sur le nombre de grévistes.C'est classique.Quelqu'un connaît-il le pourcentage de syndiqués dans le 1er et le second degrés ? Pierrot, peut-être ?

Pierrot 30/01/2009 12:29

D'accord avec toi, Dozier, je me suis mal expliqué.L'école a été créer pour répondre aux besoins d'une société naissante et enthousiaste.Aujourd'hui nous ne le pouvons plus, la société a évoluée, ses besoins ont changé... mais on garde les réflexes. C'est à l'école que l'on demande ... Et l'école, au lieu de déléguer, centralise, s'invente des spécialistes, leur fabrique des bulles... Alors que tout repose sur les épaules des enseignants qui sont devant une classe, dans une école.Malgré des budgets conséquents, qui a vu ses effectifs diminuer sans menace de fermeture, qui a vu ses conditions de travail s'améliorer?On refuse une autorité dans les écoles et on multiplie des "contrôleurs" de tous poils.Arrive un moment où nous passons notre temps à faire autre chose que de l'enseignement.Je ne crois pas, nous faisons toujours de l'enseignement mais dans un champ élargi.Ce n'est pas un hasard si l'école a un lien fort avec la commune, le quartier.Nos anciens n'aidaient-ils pas les adultes dans leur démarches administratives? Mais tu as raisons, on ne peut plus.Prenons-en acte et adaptons l'école aux missions que la société veut lui confier.  PS.Cédric, on parle de crise économique, de crise politique, de crise de société et tu nous ramènes au degré 0 du débat syndical.Une fois que Darcos sera parti, ça changera quoi?Et si ce n'était pas lui depuis 2 ans, ça aurait changé quoi?L'enjeu c'est se payer un ministre?Provocation ? Insouciance ? Détachement ? Inconscience ?tu me donnes l'occasion de coller ici le mail d'un IEN reçu ce matin et qui m'a profondément heurté:
Les dysfonctionnements constatés de la part d’enseignants lors de cette journée de grève m’obligent à préciser les attendus de personnels responsables :
LOI n° 2008-790 du 20 août 2008 instituant un droit d'accueil pour les élèves des écoles maternelles et élémentaires pendant le temps scolaireArt.L. 133-4.-Dans le cas où un préavis de grève a été déposé dans les conditions prévues par l'article L. 2512-2 du code du travail et en vue de la mise en place d'un service d'accueil, toute personne exerçant des fonctions d'enseignement dans une école maternelle ou élémentaire publique déclare à l'autorité administrative, au moins quarante-huit heures, comprenant au moins un jour ouvré, avant de participer à la grève, son intention d'y prendre part.
Certaines personnes n’ont pas suivi les directives données par ce texte. Cette attitude n’est pas acceptable de la part d’enseignants. Leur non respect d’une loi m’interroge quant aux valeurs portées par les membres d’un service public auquel vous me savez très attachée comme la grande majorité d’entre vous.
D’autre part, par respect pour les prises de position authentiques de certaines personnes, par souci d’équité et au nom des valeurs que je souhaite partager avec vous, les personnes malades auront l’obligeance de joindre un certificat médical à leur régularisation d’absence.
L’IEN 






Cedric58 30/01/2009 10:57

Mais au fait, que faisait le ministre pendant que nous battions le pavé de nos villes ?Etait-il préoccupé par la grève et les manifestations massives ?Le Parisien.fr répond à nos questions..."A 13 h 20, alors que les cortèges s'ébranlaient un peu partout en France, le ministre de l'Education nationale dégustait une délicieuse «selle d'agneau en croûte de feuilletage à la graine de lin», au pavillon Ledoyen, restaurant parisien à la carte réputée. Le tout, arrosé de bordeaux supérieurs, blanc en entrée et rouge à la sortie.
Xavier Darcos assistait à la remise du 22ème prix de la presse des vins de bordeaux qui récompensait Denis Saverot et Benoit Simmat pour leur excellent ouvrage «In vino Satanas» (Albin Michel).
Le ministre a prononcé un court discours, non pas sur le taux de grévistes dans l'Education nationale, mais sur les bienfaits du «vin, produit culturel».
Pince sans rire, il a précisé que chaque jour, «le matin même avec ma femme nous décidons quelle bouteille nous ouvrirons le soir et j’y pense toute la journée».
Le président du Syndicat viticole de bordeaux, Bernard Farges, lui a demandé de mettre l'œnologie en option au lycée, le ministre a répondu, d'humeur badine, que «c'était bien une des rares idées que je n'avais pas encore eu sur le lycée».
La présence de Xavier Darcos à ce déjeuner, aux saveurs bordelaises, n'était pas fortuite, il devrait être tête de liste UMP en Aquitaine, pour les prochaines élections régionales."Provocation ? Insouciance ? Détachement ? Inconscience ?

Dozier 30/01/2009 10:45

Pierrot"L'école ne peut pas tout.?Pourtant, c'est bien son fondement."Pas trop d'accord. A force de tout demander à l'école, la société se dispense de trouver elle-même les solutions à tous les maux qu'elle génère.Chaque fois qu'un problème surgit, on a l'habitude de demander à l'école de le résoudre. On nous a collé plein de campagnes de sensibilisation ou de prévoyance (sécurité routière, alcool, drogue, tabac, accidents ménagers, environnement, développement durable, hygiène, propreté des villes, éducation sexuelle, protection de son corps, incivilités dans les transports en commun...etc.).Je ne dis pas que tout cela est inutile, bien au contraire, mais est-ce toujours à l'école de les mettre en œuvre ?Arrive un moment où nous passons notre temps à faire autre chose que de l'enseignement. Au détriment des connaissances scolaires dont la transmission est tout de même le 1er rôle de l'école. Et on s'étonne que nous ayons de moins bons résultats...Quand une société n'envoie pas ses enfants 3 jours sur 7 à l'école et qu'elle demande à travailler le dimanche... c'est le signe que quelque chose ne tourne plus très rond.

Dozier 30/01/2009 10:42

Pierrot"L'école ne peut pas tout.?Pourtant, c'est bien son fondement."Pas trop d'accord. A force de tout demander à l'école, la société se dispense de trouver elle-même les solutions à tous les maux qu'elle génère.Chaque fois qu'un problème surgit, on a l'habitude de demander à l'école de le résoudre. On nous a collé plein de campagnes de sensibilisation ou de prévoyance (sécurité routière, alcool, drogue, tabac, accidents ménagers, environnement, développement durable, hygiène, propreté des villes, éducation sexuelle, protection de son corps, incivilités dans les transports en commun...etc.).Je ne dis pas que tout cela est inutile, bien au contraire, mais est-ce toujours à l'école de les mettre en oeuvre ?Arrive un moment où nous passons notre temps à faire autre chose que de l'enseignement. Au détriment des connaissances scolaires dont la transmission est tout de même le 1er rôle de l'école. Et on s'étonne que nous ayons de moins bons résultats...Quand une société n'envoie ses enfants que 3 jours sur 7 à l'école et qu'elle demande à travailler le dimanche... c'est le signe que quelque chose ne tourne plus très rond.

Pierrot 30/01/2009 09:26

Je partage ton constat Rousseau, sauf que je ne crois pas que ce soit la société qui est en fin de règne, mais l'école..."l'école ne peut pas tout", combien de fois entend-on cette phrase?L'école ne peut pas tout.?Pourtant, c'est bien son fondement.Pour cela elle a été crée au coeur des relations humaines, avec un impact fort sur le tissus social.L'école ne peut pas tout, mais elle veut tout.On délègue peu (Le médical, l'informatique par exemple) et on dissèque beaucoup (évaluationnite que l'on fait peser sur nos élèves, mais aussi, alors que nous sommes des enseignants généralistes, spécialisationnite chez les CP, des rased... multiplication des postes à profil).L'institeur, logé dans la commune, à laisser sa place au PE plus voyageur.Malgré les références à notre histoire, à notre culture, de la part de ceux qui craignent une adaptation de notre fonctionnement, l'école n'est plus celle qu'ils nous décrivent.Car, de fait, on a décentré petit à petit les missions "sociétales" de l'école vers des structures intermédiaires qui n'ont pas de rapports "humains" avec le terrain.Et comme on travaille sur et avec de l'humain, on le paye:- c'est la MDPH qui décide, sur dossier, des conditions de scolarisation d'un enfant handicapé.- c'est un enseignant "maître-tice" qui s'occupe de l'installation de BE et de la "distribution" des clés OTP.- C'est un enseignant ACMO qui se charge, de l'IA, des problèmes de sécurité des écoles.Or, c'est à l'école (le lieu) que l'on vient demander des comtes.C'est comme cela que j'explique notre décalage, notre peur de la concurrence avec les frères Bros, notre frilosité, notre fragilité donc notre exaspération.Formidable terreau pour une exploitation partisane.La société est ce qu'elle est. Tu en dénonces des dérives, on peut souligner aussi que l'on vit beaucoup plus vieux, que l'on a plus de loisirs, que, pour la première fois en Europe, plus de 60 ans de paix...C'est pourquoi la question de l'efficacité de l'école est fondamentale par rapport aux évolutions de notre société.Mais c'est à la société de la définir et de mettre les moyens de son fonctionnement, et pas aux enseignants en tant que tels.On ne peut pas dire, comme on a pu le lire ici, "qu'on nous foute la paix".On doit pouvoir accepter que d'autres soient légitimes pour ce poser des questions, pour mesurer notre efficacité, pour proposer des solutions.Non seulement on doit pouvoir l'accepter, mais cela doit nous interroger afin de participer aux débats et pas rester avec les vaches qui regardent passer les trains avant de prendre le dernier wagon,w destination l'abattoir.PS:On commence comme Pierrot Et on continue par vouloir être chef comptable encore comme Pierrot :... L'important c'est de ne pas finir comme toi, Ralbol

PouK 29/01/2009 23:20

Rousseau, tout ce que tu écris est incontestable. Tout le monde, et les sociologues en premier lieu, le constate et le regrette.Mais pour autant, comment expliquer la baisse continue du niveau de l'école française dans les pays de l'OCDE ? Les dernières enquêtes PISA et PIRLS l'ont bien dit : la France ne cesse de reculer malgré une scolarisation plus dense et plus longue qu'ailleurs.Les enfants des autres pays de l'OCDE ne jouent-ils pas comme nos petits Français à la console vidéo ? Regardent-ils moins la télé ? Ne connaissent-ils pas les mêmes problèmes de vie familiale (divorces, recompositions..) ? Ont-ils moins de loisirs ?Autant d'interrogations auxquelles je me sens incapable de répondre ? Si les conditions environnementales sont sensiblement les mêmes dans tous les pays comparables, alors sans doute doit-on quand même se poser des questions sur le fonctionnement de notre école...

Rousseau 29/01/2009 19:28

Je reviens au vrai débat: la "baisse" de niveau, car je déplore une fois de plus que les commentaires dérivent vers une explication purement interne...Je ne suis pas certain que la baisse du niveau des élèves de CM2 décrite dans le rapport soit liée à tel ou tel type de pédagogie, ni à tel ou tel type d e direction. Après tout, l'immense majorité des enseignants a à coeur de donner le maximum pour laréussite de ses élèves.La société, le monde qui nous entoure, ont énormément changé depuis 2 décennies: le mode de vie, les loisirs et la vie familiale ont évolué comme jamais auparavant.Le développement des jeux vidéo ( à partir de 1985) et d'internet ( vers 1993 si ma mémoire est bonne), sans oublier le petit écran , ont bouleversé les habitudes de nos chères têtes blondes et brunes en dehors de l'école...Si l'on y ajoute le taux de familles monoparentales qui a grimpé en flèche, on peut raisonnablement se "déresponsabiliser" de cette baisse des résultats; arrêtons de grâce de nous autoflageller...l'école ne peut , à elle seule, résoudre la crise d'une société en fin de règne! On pourra individualiser du mieux que l'on peut, personnaliser le soutien, évaluer à gogo ( gare à l'évaluationnite d'ailleurs), on n'arrivera jamais à la cheville d'un Supermario!!!JJ

Yves 29/01/2009 16:08

On comprends mieux surtout qu'avec de tels propos l'EN fonctionne aussi mal mon cher Raslbol.On sait que chez certains, la philosophie de l'égalitarisme couplée au refus de se voir évaluer confèrent à la religion. On en connait le résultat

Ralbol 29/01/2009 15:43

Y en a marre de vos discussions !
 
On avait déjà les petits dirlos de campagne qui voulaient devenir dirlos des villes…
On avait les dirlos de petites écoles qui voulaient devenir dirlos d’EPEP…
On a maintenant les dirlos qui ne sentent plus et qui veulent transformer l’école en une entreprise avec embauche…
 
On commence comme Pierrot : « l'embauche des AVS, de vacataires (intervenants extérieurs),  d'animateurs ou de surveillants... oui! »
 
Et on continue par vouloir être chef comptable encore comme Pierrot : « un vrai projet d'école avec la possibilité de le financer, oui! »
 
Mais comme ça ne suffit toujours pas, on accepterait même d’être évalué en tant que directeur sur les résultats de son école, comme Yves « Si je suis bon et que je fais progresser mes élèves, je n'ai aucune crainte à avoir si je suis mauvais et que mes élèves regressent, il est normal que je sois sanctionné, c'est le principe même de la responsabilisation » ou Pierrot « être évalué sur des critères précis tenant compte de la progression des élèves, de leur niveau scolaire et du milieu, oui! »
 
Sauf que si Yves et Pierrot acceptent d’être évalués comme directeur d’établissement, forcément ils seront bien obligés d’évaluer leurs collègues adjoints et c’est en fait ce qu’ils veulent ! ça les démange !
 
Voilà, la boucle est bouclée ! On comprend mieux maintenant ce qui pousse ces messieurs à vouloir devenir chef d’EPEP !!!

Yves 29/01/2009 15:41

Patrice, tu as raison, il ne faut pas évaluer n'importe comment mais il existe un moyen simple, évaluer la progression de tes élèves. Ainsi pas de comparaisons possibles avec d'autres écoles. Je fais dans mon école des évaluations régulières et je les compare chaque année. je peux ainsi savoir si d'une manière générale sur une compétence particulière il y a eu progression d'une année sur l'autre ou sur une période donnée. Plus de problèmes de CSP. Mon travail n'est pas de les amener tous à l'ENA...(heureusement..) mais bien de le amener à évoluer plus haut. Si tel est le cas ma mission est remplie. Quand à la personne qui vient évaluer, il suffit qu'il le fasse sur des outils d'évaluations concertées, ainsi pas de discussions possibles.On verra tout de suite les équipes qui ne travaillent pas ensemble, les projets d'école "jardinage"... 

Patrice 29/01/2009 15:23

YvesDésolé, dans mon post précédent je t'ai appelé Simon... En fait je m'adressais bien à toi. Tu as rectifié. J'avais trop vite lu les différents commentaires.D'accord avec toi pour dire qu'actuellement, dans notre système, qu'on travaille bien ou mal, qu'on ait de bons résultats ou de médiocres, aucune différence à la fin du mois et au moment de partir en retraite... C'est une triste réalité.Mais comment veux-tu juger des résultats de ton école ? D'abord parce que tu ne peux tout de même pas être responsable de ce que font tes collègues dans leur classe.Ensuite parce que la population accueillie (csp) fera que tes résultats seront plus ou moins bons sans que tu y puisses quoi que ce soit.Enfin, qui pourra t'évaluer ? Un IEN qui passera 3 heures dans ton bureau ou dans ta classe ? C'est la porte ouverte à l'arbitraire, à l'injustice, au copinage... C'est faire de toi un pion qu'on manipule en fonction du desiderata de l'IEN, des parents ou autres décideurs...

Pierrot 29/01/2009 15:16

Pour ma part, je tiens à une éducation Nationale.Donc, pas question de recruter les profs, pas question de tripatouiller un programme, pas question de donner plus de valeur à un diplôme obtenu ici par rapport à un autre arraché là.Par contre l'embauche des AVS, de vacataires (intervenants extérieurs),  d'animateurs ou de surveillants... oui!un vrai projet d'école avec la possibilité de le financer, oui!être évalué sur des critères précis tenant compte de la progression des élèves, de leur niveau scolaire et du milieu, oui!Et pas la peine d'agiter des chiffons rouges Anglais, notre système scolaire, loin de faire l'unanimité, sert sans doute de repoussoir ailleurs...La question est qu'est-ce que vous proposer pour améliorer notre efficacité, à part bien sûr, jouer sur la peur du changement?

Yves 29/01/2009 14:40

Désolé Patrice mais celà ne me pose aucun problème. Si je suis bon et que je fais progresser mes élèves, je n'ai aucune crainte à avoir si je suis mauvais et que mes élèves regressent il est normal que je sois sanctionné, c'est le principe même de la responsabilisation. Aujourd'hui que se passe t'il  ? Que tu sois bon ou mauvais tu avances au même rythme que les autres et tu gagnes autant. Quand tu es un mauvais enseignant personne ne te dis rien et tu continues pendant 40 ans bien tranquillement. Ce modèle que nous connaissons va dans le mur

Franck - Camus Niv 1 29/01/2009 14:11

Simon, réfléchis à ce que vient d’écrire Patrice. Sa description du système britannique, c’est une réalité qui existe à nos portes, là, à 3 heures de Paris en TGV. Et ne crois pas que ça ne pourrait pas exister chez nous…
On pourrait arriver très vite à cette dérive libérale en France. C’est le risque encouru avec les EPEP. On commence par municipaliser un peu. Puis de plus en plus, les maires prennent le contrôle des établissements. L’Etat se décharge de ses prérogatives. Et un beau jour, pas si lointain, on se retrouve jeté du service public pour être privatisé par le biais d’entreprises appelées à sponsoriser livres et cahiers (cf USA).
C’est le rêve inavoué de certains politiciens qui rêvent de casser le mammouth. Ce qui est vraiment regrettable, c’est qu’ils reçoivent l’appui involontaire (mais appui quand même) de collègues en place et qui, eux, rêvent de grandeur ou de puissance. C’est triste.

Patrice 29/01/2009 13:58

Simon, je relève un extrait de tes propos :"Pour ma part je pense que le statut du directeur qui en ferait un responsable aux yeux de tous me parait aller dans le bon sens. Je suis pour que l'on évalue les écoles sur leurs résultats et que le directeur soit responsable de la politique éducative qu'il met en place et des initiatives pédagogiques qu'il favorise. En contrepartie il se doit de recevoir une véritable formation et une rémunération à la hauteur des enjeux."As-tu réellement soupesé ce que tu écris ? C'est le modèle anglais que que tu prônes... Attention, on change totalement de système.Les directeurs sont entièrement responsables de leur établissement. Mais ça va beaucoup plus loin : ils ont des comptes à rendre sur la politique éducative et les résultats de leurs élèves. Ils peuvent embaucher leurs enseignants. Ils disposent d'un budget permettant d'accorder des primes aux méritants... Tu vois, ça va loin, très loin. Naturellement, ils sont très bien rémunérés.Mais, la médaille a son revers : les directeurs sont évalués chaque année et, tiens-toi bien, leur rapport d'évaluation est publié dans la presse. Ce qui fait qu'ils sont soumis à la vindicte populaire. Il suffit que les parents d'élèves veuillent s'en séparer et les directeurs font leurs bagages.C'est le système ultralibéral. Je ne suis pas sûr que c'est ce qu'on veuille instaurer en France. Y aurait-il encore des volontaires pour diriger nos écoles ? Je pense que ce n'est plus 3 à 4000 directions vacantes qu'on aurait mais peut-être 10 fois plus...

Pierrot 29/01/2009 11:19

Direction d’école et fonctionnement de l’école Appel des états généraux - Paris, le 23 octobre 2007Appel signé du SNUipp....Mais il y a plus grave encore. L’absence de statut consacrant l’autorité hiérarchique du directeur d’école est l’une des explications de l’échec de la mise en place des cycles d’apprentissage au niveau de l’enseignement primaire.On a la lecture selective que l'on peut...Mais je partage ce passage du rapport.Je crois en effet que l'on a eu tort de confier le pilotage de cette réforme aux IEN et aux CP.Quant aux moyens, il n'y a qu'à vérifier les budgets de l'EN depuis 89... Avec google c'est facile... même en ayant la lecture selective

Dedel 29/01/2009 11:02

PierrotQuest-ce que tu racontes ?"la relation entre la direction et le bon fonctionnement de l'école, ce sont les syndicats qui la mettent en avant"On te l'a déjà dit : tu as une lecture très (trop ?) sélective... Alors, replonge-toi dans le texte de REISS, ton copain..."« Mais il y a plus grave encore. L’absence de statut consacrant l’autorité hiérarchique du directeur d’école est l’une des explications de l’échec de la mise en place des cycles d’apprentissage au niveau de l’enseignement primaire.
Qui d’autre que le directeur aurait dû assurer la déclinaison des temps d’apprentissage et du service d’enseignement en fonction des besoins des classes et de tel ou tel groupe d’élèves ?
Il n’en a rien été, car les directeurs d’école ne disposent pas des moyens leur permettant de faire entrer dans les faits une politique qui a été définie il y a plus de 15 ans »."OK, Pierrot ?  J'espère que tu es en grève et que cet après-mi tu vas participer aux manifs qui ont lieu un peu partout. C'est l'intérêt même du service public d'éducation qui est en jeu. On compte sur chacun de nous et notamment sur tous ceux qui sont sensibilisés aux problèmes de l'école. C'est le cas, je n'en doute pas une seconde, de tous ceux qui interviennent sur ce site.

Dozier 29/01/2009 10:52

@ SimonLa mise en place des cycles, l'éveil, le B2i, le projet d'école, la grammaire fonctionnelle, la pédagogie différenciée, partir du vécu de l'élève, le "référentiel sportif rebondissant aléatoire" pour un ballon de rugby, l'ouverture de l'école sur le monde extérieur, les études dirigées, donner du sens à la lecture, moins de dictées, moins de par coeur... J'en passe et des meilleures... Tu t'en souviens de tout cela ?Ce ne sont pas tes collègues de "50 balais" qui l'ont mis en place mais on les a perturbés avec ce type de pédagogo au point que beaucoup se trouvaient dans l'oblgation de travailler à l'ancienne en cachette de l'IEN... Je parle des anciens car les plus jeunes, ceux sortant des IUFM, les pauvres, ils ont fait ce qu'on leur a inculqué...Les syndicats se sont toujours montrés très influents pour vanter et favoriser les pédagogistes genre Meirieu. Ils ont trouvé matière à noircir des pages dans leurs revues... pour ensuite empêcher qu'on ne revienne à des fonctionnements plus "terre-à-terre"...Combien de gamins sacrifiés ? Sauf peut-être les enfants d'enseignants qui, eux, à la maison, pouvaient mettre en pratique une pédagogie plus traditionnelle et moins fantaisiste...On voit le résultat ! Et il est beau ! Et on peut être fiers de nous, Simon.

Pierrot 29/01/2009 10:47

@ Dozier,je ne mettrais pas tout le monde dans le même sac.La réforme "Jospin" est une vraie bonne réforme, à la fois ambitieuse, généreuse et pragmatique... Le problème ça a été sa mise en oeuvre et la destination des budgets.Là je me joins à tes remerciements, car ceux qui en ont le plus bénéficié sont les IEN et les IUFM... Pas les plus près de l'élève.Il faut constater que parallèlement à ces attributions budgétaires ils se sont inventés un "terrain" loin du terrain... @ Théo:Tu fais des fixations, attention.La demande de statut des directeurs est d'abord justifiée par leur situation et l'écart entre le niveau de leurs responsabilités et les moyens mis à leur disposition.Moyens qu'on leur refuse puisqu'on les considère "enseignants comme les autres".Ensuite la relation entre la direction et le bon fonctionnement de l'école, ce sont les syndicats qui la mettent en avant.D'accord, c'est pour supprimer les directeurs, mais en tous les cas ils font bien une liaison directe entre gouvernitude   et fonctionnement de l'école.D'ailleurs il faut être complètement borné pour nier cela aussi.Quant aux EPEP, qui t'obsèdent, il y a une légitimité, dans un pays de droit, à revendiquer un statut juridique pour un établissement pubilc.On peut s'opposer, voire s'affronter, sur le contenu du statut, mais il est stupide de le refuser, surtout s'y on regarde autour de nous (la moindre des choses pour des enseignants).PS: une opinion intéressante, parce que décentrée, dans la Chronique d'abonnés du Monde.fr, là. 

Simon 29/01/2009 10:22

Dans la série 'tirer sur l'ambulance' ou 'analyse à 2 balles',Dozier! (Même pas logique car pourquoi le  'on doit ajouter à la longue liste des démolisseurs les syndicats qui refusent tout changement'  puisque c'était mieux avant , qu'ils ont tt refusé et donc....rien démoli! lol). Ce n'est  pas le fond qui est à reprocher, c'est l'accompagnement, les moyens. Qui a fait de la formation (autre que 2 'pôvres h' d'animation ) sur la mise en place des cycles, de la pédagogie différenciée...? Quels moyens ont-ils été donnés pour prendre en charge ces élèves en difficulté (dont certains bénéficiaient auparavant de structures aménagées voire spécialisées )? Et l'école ne vit pas  dans une bulle...Malgré toutes ces considérations, aujourd'hui(quasiment février), j'ai 5 gamins de CE2 (sur 33) qui en sont au b-a ba avec un an de retard ( de la faute aux enseignants 'novateurs' de cp et ce1 et ce2 qui  sont des instits de 50 balais qui n'ont toujours fait que ce niveau, qui connaissent ttes les méthodes, qui savent bosser en groupe, en équipe, qui savent différencier,et qui ont encore la gniac,  mais qui  ....n'y arrivent plus ?). Doit bien y avoir quelques autres raisons, non ? Quant aux mômes, eux, ils vont faire quoi?Pas clis car pas déficient, cm1 'aménagé' puis Segpa peut-être (pas sûr que ça existe encore ), sinon 6ème normale...Et en rejet de la société à 15 ans! 

Yves 29/01/2009 09:53

Si l'on met ses résultats en perspective avec l'augmentation exponentielle du budget de l'EN depuis 20 ans, on est en droit de se poser la question des demandes incessantes des syndicats quant à l'augmentation des moyens. J'espère qu'un jour on sera capable de réformer sereinement notre maison sans a priori politique ni idéologique. Pour ma part je pense que le statut du directeur qui en ferait un responsable aux yeux de tous me parait aller dans le bon sens. Je suis pour que l'on évalue les écoles sur leurs résultats et que le directeur soit responsable de la politique éducative qu'il met en place et des initiatives pédagogiques qu'il favorise. En contrepartie il se doit de recevoir une véritable formation et une rémunération à la hauteur des enjeux. Aujourd'hui nous vivons dans un système où personne n'est responsable, où la réussite des enseignants et des équipes n'est ni reconnue ni valorisée, où l'on a réduit années après années le niveau d'exigence, surtout en ZEP ce qui a conduit à ce que l'on connait. La faute aux politiques, incapables d'avoir une ligne pédagogique claire, aux syndicats, incapables de ne faire autre chose que de la politique, la faute aux enseignants, plus capables de se positionner en tant qu'adulte exigeant.Il est grand temps de  remettre les choses dans le bon ordre au risque de faire le même constat dans 20 ans

Emgann 29/01/2009 09:51

A nouveau la même litanie....les mêmes accusations...les mêmes envolées pas très lyriques ! Les mêmes âneries !Quand il y a problème, la première chose serait d'analyser et d'évaluer au plus près. Actuellement,  on prend les méthodes dans les recettes du bon vieux temps où, chacun sait, les élèves étaient tous très bon, ma brave dame.Ensuite, il faut être capable d'expliquer ses choix, ses méthodes, justifier ses manières de faire, les évaluer sur le terrain, régulièrement ...bref travailler sérieusement. C'est ce que faisaient les collègues qui, par exemple,ont travaillé en lien avec l'INRP, et ont produit des ouvrages intéressants et pratiques. De la réflexion, de l'action , de l'évaluation, de l'analyse, de l'amélioration....bref, ce qui devrait être l'habitude des professionnels que nous sommes. Frakoviak en parle je crois.Mais comment bosser quand à chaque changement politique, le premier imbécile promu ministre décide de changer les programmes sans forcément évaluer les précédents, quand un De Robien sait mieux que les collègues de CP ce que sont les méthodes efficaces ? Quand un Darcos fabrique des programmes dont on ne connait pas les auteurs mais dont il est aisé de démontrer la lourdeur et la bêtise ? Ce que je constate, depuis quelques années déjà, c'est une 'non' présence de certains élèves, une absence de motivation, une façon de faire qui traduit bien qu'ils n'ont pas envie, qu'ils s'en fichent parfois, certains en souffrance assez importante pour des raisons différentes ( séparation dans la famille, décès d'un parent, absence d'exigence familiale voire laisser aller total, usage de l'école comme d'un lieu supplémentaire de consommation.....)Est-ce que la lourdeur de programmes imbéciles en grammaire et conjugaison va les aider ? Elle les enfonce.Est-ce que je pourrais trouver les pistes iutiles pour les aider ? On me retire les seuls collègues ( jamais en équipe complète de RASED depuis 10 ans que je suis dans cette école ) qui pouvaient apporter des débuts de solutions !Alors ça suffit les cris d'orfraies des démagogues de tous poils !Il serait temps de dire les choses telles qu'elles sont et  se donner les moyens de parvenir à les améliorer !Quant aux résultats en 'production d'écrits', on en est qu'au début car on va dans le mur avec la bénédiction du ministère.Alors que les textes donnaient enfin un peu de place à la nécessité d'écrire, d'écrire et encore d'écrire ( projets variés, réclamant du temps, de l'exigence et du professionnalisme ), dès 2 002, on a fait table rase en liant la création de textes avec les disciplines, peu intelligent. Depuis, plus rien ! Il suffit de suivre la production de manuels et d'ouvrages spécifiques, nada, netra.Et maintenant la 'rédaction' ! De quoi être aussi démotivé que ses élèves.

Théo62 29/01/2009 09:28

C'est vrai que les causes sont multiples et on pourrait deviser longtemps sur les responsabilités des uns et des autres...Néanmoins, cette étude qui montre une dégradation continue des résultats scolaires des élèves de CM2 depuis 20 ans nous dit que la baisse est moins importante entre 1997 et 2007. On ne va pas s'en réjouir, bien sûr.Mais j'en tire comme première conclusion que c'est aussi un formidable démenti aux affirmations de plus en plus nombreuses de collègues directeurs qui justifiaient l'impérieuse nécessité de mettre en place un statut de l'école pour que tout aille mieux.Un démenti parce qu'on ne peut pas expliquer cette dégringolade des résultats, sur 20 ans, par la crise (bien réelle) que connaît la direction d'école aujourd'hui. Même si cette crise ne date pas d'hier, elle n'est pas à l'origine de la plus forte baisse qui s'échelonne de 1987 à 1997. L'explication est donc autre.Ce que je veux dire, c'est qu'il serait malhonnête de s'appuyer sur ces résultats catastrophiques pour justifier la demande pressante d'EPEP. Cet argument ne tient plus.

Dozier 29/01/2009 08:55

Faut-il s'étonner de tels résultats ?On nous a fait faire tellement de c... depuis 20 ans !"Placer l'enfant au coeur du système éducatif..." On voit où ça nous a conduits !Merci M. Jospin !Et les IUFM... La belle et remarquable formation donnée aux jeunes recrues...Merci M. Meirieu ! Tiens ça me rappelle l'intervention d'un collègue qui, l'autre jour, évoquait le "grand homme" parlant de Pierre Frackowiak... Eh oui, la longue tirade de ce monsieur pour descendre tout ce qu'a fait Darcos...Merci M. Frackowiak !Et on pourrait poursuivre la liste des démolisseurs de l'Education nationale...Alors, pourquoi Darcos n'a-t-il pas révélé cette étude alors qu'il aurait pu en tirer profit, demande Myriam.Parce qu'ils tous co-responsables (droite, gauche, centre...) à des degrés divers, du désastre. Et entre politiques, si on fait parfois mine de se tirer dans les pattes (devant les caméras...), en réalité, on se ménage car on se tient par la barbichette.Et on doit ajouter à la longue liste des démolisseurs les syndicats qui refusent tout changement dès lors qu'il ne va pas dans le sens de la démagogie...On pourrait en rire de tout ce bazar si... ce n'était pas une catastrophe pour tous ces enfants dont on a ruiné le devenir !

Myriam - La Neuville 29/01/2009 08:13

Etude cachée... L'EN recèle bien des mystères...Pourquoi X. Darcos  n'a-t-il pas profité de cette étude pour justifier ses nouveaux programmes et le retour aux fondamentaux ?Quel intérêt avait-il à ne pas dévoiler les résultats catastrophiques que révèle cette étude et qui sont plus sombres encore que ce qu'annonçaient les enquêtes internationales ?Décidément, difficile de suivre les méandres de la pensée politicienne pour quin'y est pas habitué...