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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 22:43


Quelle place tient l'Ecole et ses objectifs dans les préoccupations des maires ? L'Andev, qui réunit les directeurs de l'éducation des villes, apporte, à travers un sondage, des éclairages intéressants pour essayer de prévoir les orientations de l'école.

L’enquête a été effectuée auprès des maires, adjoints ou autres responsables municipaux. Les villes retenues dans l’échantillon se répartissent en communes de moins de 1 000 habitants à plus de 100 000 habitants.

L'enquête a pour objectif de cerner les évolutions envisagées par les Maires en termes d'action éducative locale et de partenariat pour le mandat 2008 - 2014.

 

Le premier enseignement de ce sondage c'est la place importante accordée par les maires à l'école : elle reste dans les toutes premières préoccupations à une majorité exceptionnelle. Par conséquent, les maires n'envisagent pas de réduire leur effort financier mais au contraire l'augmenter.

 

94% des maires envisagent d'investir dans les Tice, qu'il s'agisse d'accès Internet ou de logiciels éducatifs. Seul le TBI (tableau blanc interactif) fait face à un discrédit : 41% des maires n'envisagent pas d'investir en ce domaine.

 

Les maires sont majoritairement perturbés par les décisions prises par le ministère. L'accompagnement éducatif par exemple, est vécu comme quelques chose qui va rendre les actions municipales plus difficiles. L'Epep intéresse une petite minorité.

 

 

Le statut EPEP pour les écoles primaires et maternelles : à découvrir et à argumenter

 

Question : Pensez-vous qu’il soit souhaitable que l’école primaire et maternelle puisse bénéficier du statut d’établissement d’enseignement doté de la personnalité morale et financière (EPEP) :

ü  Oui : 14

ü  Non : 43

ü  Ne sait pas : 36

 

Question : Si oui, seriez-vous prêt à ce que votre commune expérimente, sur un établissement par exemple, la mise en place d’un tel établissement :

ü  Oui : 76

ü  Non : 10

ü  Ne sait pas : 14

 

Un petit noyau d'élus est partant :

14 % favorable au statut EPEP

Parmi ces 14 %, 76 % sont intéressés pour expérimenter ce statut dans leur commune.

 

Il reste à convaincre une majorité d'élus de l'intérêt de ce statut :

43 % non favorable

36 % indécis.

 

 

Finalement les maires attendent de l'Etat un nouveau texte sur le partage des compétences. Comme pour les régions, c'est à ce prix là aussi que peut se faire la modernisation de l'école.

 

 

Un nouveau cadre législatif souhaité par 53 % des élus municipaux

 

Question : Pensez-vous que de nouveaux textes législatifs doivent régler les rapports entre l'État et la commune en matière de fonctionnement de l’enseignement du premier degré :

ü  Oui : 53

ü  Non : 27

ü  Ne sait pas : 12

 

Question : Si oui, est-ce dans le sens :

ü  De plus de responsabilités pour la commune et pour le maire dans le fonctionnement de l’école : 10

ü  De moins de responsabilités pour la commune et pour le maire dans le fonctionnement de l’école : 11

ü  Simplement dans le sens de plus de précisions dans les responsabilités et les charges afférentes à la commune : 73

ü  Ne sait pas : 1

 

 

Le calendrier scolaire : des tendances se dégagent mais pas d'unanimité

 

ü  La diminution du temps scolaire est désapprouvée par la majorité des élus.

ü  Pour une large part de répondants, le calendrier scolaire annuel le plus pertinent conserve le principe des 3 zones de vacances d'hiver et de printemps.

ü  L'alternance régulière et uniforme de 7 semaines de cours/2 semaines de vacances convainc moins.

ü  L'harmonisation du calendrier hebdomadaire au niveau national est souhaitée par près de la moitié des élus.

ü  Harmoniser sur des territoires plus limités (académie, local) semble moins justifié.

ü  La suppression du samedi matin satisfait la plus grande part des élus (43 %) mais laisse sceptique (36 % avis mitigé) ou mécontente un noyau (15 %).

 

 

L'organisation hebdomadaire : des opinions partagées

 

ü  La semaine de 5 jours est très peu retenue (6 %).

ü  La semaine de 4 jours avec coupure totale le mercredi remporte le plus de suffrages (47 %) mais une ventilation des cours sur 4 ½ jours est jugée souhaitable par un tiers des répondants.

ü  Négocier avec l'inspection académique pour la mise en œuvre des heures de soutien est une idée qui partage les élus : 45 % pour, 41 % contre.

 

 

LES POINTS A RETENIR

 

Les élus répondants accordent une place primordiale à l'Education dans leur politique municipale. C’est incontestablement un axe majeur.

Cette place cruciale se traduit par le poids des efforts budgétaires : soit soutenus (constants) soit en augmentation.

 

Pour le mandat 2008-2014, deux orientations vont fortement mobiliser les équipes municipales ; en effet, les actions vont prioritairement s'orienter vers :

Le patrimoine bâti et non bâti (1ère priorité) avec des investissements multiples tant en construction, qu'en restructuration ou en aménagements/améliorations

 

L'accueil et l'action éducative (1ère priorité) avec une évolution pressentie des tarifs par plus de la moitié des élus

 

Les communes ayant eu l'opportunité de mettre en place les dispositifs (ex : CEL, contrat enfance jeunesse…) expriment une forte satisfaction. Ces démarches contractuelles sont qualifiées de facteur positif.

 

Les 2 récentes mesures de l'Education Nationale (accompagnement éducatif scolaire et stages de remise à niveau) vont avoir des effets induits pour les communes : l'organisation des temps périscolaires sera impactée.

 

Les partenariats entre les communes, les départements et les régions se réalisent d'abord au profit de la prévention : délinquance, toxicomanie et alcool, violence.

 

Le patrimoine mobilier ou immobilier s'avère le domaine le moins concerné par ces partenariats avec les collectivités.

 

Les évolutions attendues ou rejetées par les élus :

ü  souhait d'un nouveau cadre législatif entre l'État et la commune pour l'enseignement du 1er degré pour préciser les compétences

ü  l'inscription du PEL dans la loi comme cadre de contractualisation

ü  faible attrait au statut d'EPEP pour les écoles primaires et maternelles

 

La majorité des élus soutient l'idée d'un nouveau cadre législatif… avec une attente nette de clarification/précision des responsabilités et charges de chaque partie (73 %).

 

 

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Les commentaires de « Directeurs en lutte »…

 

 

Nous nous interrogeons sur la validité méthodologique de l’enquête menée par JCA Développement.

 

Celle-ci s’apparente à une consultation. Le principe d’une consultation est d’inviter l’ensemble d’une population à répondre à une enquête par questionnaire.

 

Il ne s’agit donc pas d’un sondage à proprement parler. Dans le cas d’un sondage, on est amené à déterminer a priori un échantillon représentatif et à n’interroger que les profils qui rentrent dans la composition de cet échantillon représentatif (en utilisant le plus souvent la méthode des quotas).

A l’inverse, le principe qui prévaut dans une consultation est celui de l’ouverture à toute la population concernée : l’échantillon de répondants à la consultation n’est donc pas forcément représentatif (n’ont répondu que ceux qui souhaitaient répondre, quels que soient leurs profils).

 

Pour mener une consultation en bonne et due forme, respectueuse des principes méthodologiques à l’œuvre dans les instituts d’études, il convient d’ouvrir la possibilité de répondre à la totalité de la population concernée, ou à tout le moins à une proportion importante de cette population. On n’engage ainsi une consultation que si l’on est en mesure de s’adresser à la totalité, ou à une part très importante, de la population concernée.

 

Or, dans le cas de l’enquête menée par JCA Développement, seuls 2966 maires ont été invités à y participer. C’est très faible au regard du nombre de communes en France (sur un total de 36 685 communes d’après l’INSEE, seules 8,08% ont été sollicitées).

Il n’est pas étonnant dès lors d’observer que la structure de l’échantillon des maires ayant répondu (360 sur un total de 2966, soit un taux de réponse de 12,13%, conforme à ce que l’on observe traditionnellement dans ce genre de consultations) est très différente de celle de l’ensemble des communes françaises. Ainsi par exemple, les communes de moins de 1000 habitants y sont très nettement sous-représentées.

 

Certes, l’échantillon obtenu par une consultation ne peut être généralement considéré comme représentatif de la population de départ. Toutefois, dans le cadre de la consultation menée par JCA Développement, l’écart observé entre la structure de l’échantillon final et celle de l’ensemble des communes de France est tellement conséquent que l’enquête en devient totalement inexploitable. Cela tient à la faiblesse du nombre de maires sollicités.

 

Autre écueil important de la consultation de JCA Développement : le faible nombre de répondants n’autorise quasiment aucune analyse des résultats sur les différentes catégories de mairies (les effectifs de répondants pour chacune des catégories sont trop faibles pour permettre une lecture fiable à ce niveau de détail).

 

A titre de comparaison, dans la consultation organisée par l’Ifop pour le GDID, le nombre de directeurs sollicités (plus de 42 000) était très proche du nombre total de directeurs. Cela explique que la structure de l’échantillon de directeurs interrogés était nettement moins distordue par rapport à la structure réelle. Par ailleurs, le nombre final de répondants, très élevé (10 094), permettait une lecture aisée des résultats sur les différentes catégories de directeurs.

 

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans EPEP
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commentaires

thierry fabre 11/02/2009 07:22

Faut parfois savoir prendre les choses avec humour... C'est ce que j'avais fait avec Dedel...Sans être un spécialiste des finances publiques, je m'intéresse suffisamment à la gouvernance politique, économique, syndicale... pour savoir que si la DGE est soumise à conditions, l’état, lui, est très lourdement endetté, que certains états sont au bord de la faillite et risquent d'être gérées par le FMI... ce qui ne permet pas beaucoup les investissements.Je sais aussi que ce qui pèse sur les finances d'un état, c'est essentiellement les dépenses de fonctionnement qui représentent souvent l'essentiel des dépenses...Bref, l'Etat aimerait bien se délester de certaines contraintes budgétaires sur les collectivités territoriales. Hélas, ces dernières sont souvent étranglées et n'en peuvent plus... Et elles le font savoir
 
Ce qui, au petit jeu des changements de mots, ne change pas la réalité, ni le fait que tu évites soigneusement deux questions :
-         quand verrons-nous les syndicats enseignants, unanimes, mettre en œuvre une lutte aussi virulente pour la direction d’école, que celles qu’ils sont su mener pour les Rased et la maternelle ?
-         Dans ces deux derniers cas, l’apport des associations, AGEEM en maternelle, FNAREN pour les Rased n’a-t-il pas été fondamental ?Thierry Fabre

Dedel 09/02/2009 22:53

Faut parfois savoir prendre les choses avec humour... C'est ce que j'avais fait avec Zilou...Sans être un spécialiste des finances publiques, je m'intéresse suffisamment à la gouvernance politique, économique, syndicale... pour savoir que la DGE est soumise à conditions, que les communes sont très lourdement endettées, que certaines sont au bord de la faillite et risquent d'être gérées par la préfecture... ce qui ne permet pas beaucoup les investissements.Je sais aussi que ce qui pèse sur les finances d'une commune, c'est essentiellement les dépenses de fonctionnement qui représentent souvent l'essentiel des dépenses...Bref, l'Etat aimerait bien se délester de certaines contraintes budgétaires sur les collectivités territoriales. Hélas, ces dernières sont souvent étranglées et n'en peuvent plus... Et elles le font savoir.

thierry fabre 09/02/2009 18:22

Oh oui, moi aussi, j’veux une leçon, Maître Dedel !
 
Une petite leçon de calcul mental :
comparer les 4570 euros que coûte un élève en maternelle et les 13 368 euros que coûte le même gamin en crèche… (chiffres 2006 – rapport cour des comptes)
 
Une petite leçon de méthodologie déductive :
Si que l’état fait plus que des crèches, c’est les communes qui vont tout payer ? C’est donc une arnaque… Joli exemple de syllogisme qui oublie tout simplement que, dans les maternelles actuelles, les communes paient déjà beaucoup (constructions, entretiens, salaires des ATSEMP, fournitures et mobiliers), qui oublie tout autant que, dans les crèches actuelles, l’état paie déjà beaucoup, par le biais de subventions…
 
Une petite leçon de vocabulaire :
Avec la DGE, la Dotation Globale d’Equipements qui est versée par l’état aux communes pour la construction d’équipements publics, comme les crèches. DGE abondée à hauteur de 459 Millions d’euros en 2006 et qui permet à chaque commune de bénéficier d’aides de l’état allant de 40 à 60 % des coûts de construction
 
Une petite leçon d’histoire non révisionniste :
Qu’il y ait eu réaction unanime de l’ensemble des syndicats enseignants sur la question de la maternelle est vrai. On aimerait voir un jour le même allant, la même volonté pour les gueux de dirlos que nous sommes, c’est dire…
Pour autant, il ne faudrait pas évoquer aussi le boulot de l’AGEEM, association des instits de maternelle. Cette association ne s’est pas mal bougée elle aussi, allant jusqu’à obtenir du sieur Darcos que la maternelle continue à scolariser les minots de  deux ans…
 
Reste les leçons d’initiation syndicale et politique, mais là, je pense avoir assez bachoté…
 
Thierry Fabre
 
 

Dedel 09/02/2009 16:21

Mon petit Zilou, tu m'envoies un chèque de cotisation et je vais te faire ton initiation syndicale et politique...   "c'est moins onéreux pour l'Etat de faire garder les 2-3 ans dans les écoles que de créer des structures particulières avec le personnel formé et suffisant"Mais, non, c'est tout le contraire. Dans le cas de jardin d'enfants, de garderie, de crèches... c'est tout bénéfice pour l'Etat puisque la dépense est à la charge de la collectivité territoriale, la commune en l'occurrence.C'était le but recherché par Darcos en voulant supprimer les TPS avec l'histoire des couches..."Pas de quoi fanfaronner pour les syndicats majoritaires ! "Ce n'est l'habitude de la maison... N'empêche, c'est bien notre action commune à l'ensemble des syndicats qui l'a fait reculer.J'attends ton chèque, Zilou, pour cette première leçon...   

ZILOU 09/02/2009 09:54

Je ne suis pas sûr que ce soit grâce aux syndicats que le ministre a reculé sur les TPS, d'ailleurs, a-t-il déjà reculé.Je pense juste qu'il a fait ses calculs et qu'il voit bien que c'est moins onéreux pour l'Etat de faire garder les 2-3 ans dans les écoles que de créer des structures particulières avec le personnel formé et suffisant. De plus, il ménage ses collectivités locales qui devarient supporter en grande partie les effets de ces décisions.Pas de quoi fanfaronner pour les syndicats majoritaires !

Isabelle Censier 07/02/2009 16:39

Je ne fais à personne le reproche d'avoir des idées personnelles différentes de celles des syndicats. Le problème n'est pas là.Ce qui me fait parfois sortir de mes gonds, c'est toutes ces attaques systématiques qui s'apparentent souvent à de l'antisyndicalisme primaire.Il suffit qu'une mesure ne plaise pas ou n'aille pas dans le sens qu'on souhaite ou simplement qu'on ne la comprenne pas et, de suite, la mayonnaise monte : c'est la faute à ces magouilleurs de syndicalistes ! Eh bien non ! je ne pense pas que ce soit ainsi qu'on s'en sortira. Pourquoi voudriez-vous que les syndicats  (je parle des principaux) soient hostiles aux directeurs d'école ? Pour quelles raisons ? Chaque organisation détient un mandat de ses adhérents et c'est cette ligne de conduite qui va la guider dans ses actions ou lorsqu'elle représente ses mandants et au-delà l'ensemble de la profession dans les rencontres au ministère. C'est la démocratie.Que toutes les décisions ne plaisent pas à tout le monde, j'en conviens. Moi comme les autres, je reconnais ne pas toujours tout partager des prises de position du syndicat auquel j'adhère. Mais, ce n'est pas pour autant que j'en veux à ses délégués de ne pas faire passer mes idées en tête de leurs revendications. Vous voyez, le principal reproche que je fais à certains c'est d'étaler leur rancoeur et parfois davantage sur les sites fréquentés par les enseignants et ainsi de contribuer à marginaliser l'action syndicale et à la rendre moins audible.L'exemple de ce qu'il faudrait faire : le combat mené pour la maternelle a été exemplaire à mes yeux. Après les déclarations du ministre (les couches...), une très grande unanimité s'est faite pour condamner de tels propos. Alors qu'il avait l'intention d'aller plus loin dans la suppression des classes de TPS, il est revenu en arrière et a dû s'excuser. Voilà ce que nous pouvons réussir quand nous sommes unis.

jean-pierre 07/02/2009 12:48

A Isabelle Censier : Qu'est-ce que je dis qui est faux, que personne ne peut constater dans son département ? Si tu es dupe ou ne veux pas en tirer profit c'est ton droit mais ne dis pas que ça ne se passe pas.

thierry fabre 07/02/2009 12:24

« Contrevérités », Isabelle ?
C’est un mot à la mode, mais il serait plus simple d’utiliser celui de « mensonge »
 
Au détail près que, comme c’est très vilain de mentir, je ne mens pas…
 
Concernant ce changement des règles du jeu, et cette attribution nouvelle des directions à décharge totale hors barême, note, ancienneté, etc… et après entretien de sélection avec l’IA, il te suffit de te reporter aux commentaires n°10 et 11. Tu y trouveras les textes édictés dans la Haute-Garonne et les Bouches-du-Rhône. On peut sans problème te citer les autres départements qui ont mis ça en place…
 
Concernant ce commentaire que tu me reproches, c’est moins un commentaire qu’un souvenir. Et comme j’ai bonne mémoire, je crains de ne pas me tromper…
 
Sinon, sur le fond, on peut déplorer les méchants que nous sommes, fustiger l’antisyndicalisme virulent qui nous anime, parler de procès d’intention à chaque remarque qui ne serait pas politiquement correcte
C’est facile et ça évite de se poser des questions.
 
Un de ces questions pourrait être de se demander pourquoi, dans d’autres pays d’Europe où se trouvent certainement autant d’individualistes forcenés, de méchants en tous genres, et de pourrisseurs patentés, le syndicalisme est bien plus vivant et bien plus efficace que le notre…
 
Une autre question, moins importante, mais d’actualité, pourrait être de se demander pourquoi les réactions syndicales à ces nouvelles règles du jeu sont de si faible ampleur…
 
Thierry Fabre
 

Isabelle Censier 07/02/2009 11:34

Et ça continue ! Encore un collègue qui tape sur les délégués syndicaux ! Le sport à la mode sur un autre site de dirlos et qui gagne celui-ci. C'en devient insupportable !Est-il si difficile pour certains collègues de dire leur désaccord sans rendre responsables de tous les maux de la terre les syndicats ?Ne voient-ils pas que nous vivons de plus en plus dans une société individualiste où il est de bon ton de tomber à bras raccourcis sur les politiques et les syndicats ?Après cela, on trouvera les mêmes pour se plaindre de la désaffection militante politique et syndicale dans notre pays.Je ne dis pas que tous les politiques et syndicalistes sont des gens vertueux (je ne suis qu'une simple syndiquée de base) mais, de grâce, arrêtons de leur faire des procès d'intention sur tout et pour tout.Les ragots, les insinuations, les rumeurs... font leur oeuvre et continuent de pourrir le climat en affaiblissant ceux qui croient encore (pour combien de temps ?) aux vertus de la défense collective des citoyens et des salariés.Cessons de colporter des contrevérités du style de celle rapportée dans le commentaire 16. Heureusement un autre collègue a rétabli la vérité commentaire 17. Même lorsqu'on répare de telles "erreurs volontaires", le mal est fait et il laisse des traces. C'est vraiment regrettable.

jean-pierre 07/02/2009 09:26

"pour le mouvement 2009 certaines académies nommeront les directeurs des écoles de plus de 15 classes sur "profil", hors barème."D'où tu tiens cette info, Pierrot ? Du mal à le croire... Je vois mal les syndicats accepter un tel arrangement. Surtout que le fonctionnement de la carte scolaire (ce que nous appelons "mouvement") est régi par circulaires qui, elles, viennent en application de décrets. Le mouvement est peut-être régit par des circulaires mais il y a également de nombreux "petits arrangements entre amis" dont les copains des délégués syndicaux se et snuipp sont souvent les principaux bénéficiaires : regroupement d'écoles pour qu'ils en prennent la tête, cooptation d'un adjoint sur la direction même si on doit déclasser celui qui avait obtenu le poste au mouvement, et plusieurs ien instaurent déjà des entretiens pour l'attribution des directions d'école, notamment en zep, et sur d'autres types de postes, pourtant inscrits au mouvement, quelques fois même seuls ceux qui ont été pré choisis sont au courant de cet entretien et du coup personne d'autre ne peut obtenir ce poste. Je ne parle pas du marchandage actuel pour savoir quels postes de maitre E vont être conservés et pas les autres tout ça dans le flou le plus total. Ne me dites pas que vous ne le savez pas.

Pierrot 05/02/2009 08:25

Oui Froment, d'ailleurs le SNPDEN sait bien que leurs "petits" collèges sont menacés par la mise en oeuvre de la RGPP.>c'est pour cela qu'il propose de "satelliser" les écoles de leur bassin pour former un établissement pus grand en s'appuyant sur l'âge obligatoire d'enseignement.Et notre gros problème c'est que nous, en face des projets des uns et des envies des autres, nous n'avons rien qu'un refus de principe à proposer...PS;Rocard, il est fini, il vient de rendre son dernier tablier. Rocard n'est pas fini, il a fini... Nuance! Pardon, Szyckx, j'oublie que "nuance" ne fait pas partie de ton vocabulaire  

Cedric58 04/02/2009 16:45

Froment 04/02/2009 16:24

Dedel évoque le climat, le travail en équipe... pour justifier de laisser nos écoles en l'état.Il faut savoir qu'en France, il y a un peu moins de 1000 petits collèges qui ont moins de 300 élèves. Et pourtant, à leur tête on trouve quand même un personnel un peu plus conséquent qu'un seul responsable. Il y a du personnel de direction, de gestion, de secrétariat, d'accueil, de service, de surveillance... L'école voisine, elle, avec le même nombre d'élèves a un directeur demi-déchargé et c'est tout.Serait-il injuste d'en copier le fonctionnement ? Les profs de ces collèges souffrent-ils plus que nos adjoints ?Il est vrai que, RGPP oblige, le ministère lorgne sur ces établissements qui coûtent cher.En les regroupant, on "mutualise les moyens"... car la source d'économies n'est pas négligeable. Les projets sont dans les cartons et on a, d'ailleurs, commencé à les mettre en oeuvre...

Froment 04/02/2009 16:24

Dedel évoque le climat, le travail en équipe... pour justifier de laisser nos écoles en l'état.Il faut savoir qu'en France, il y a un peu moins de 1000 petits collèges qui ont moins de 300 élèves. Et pourtant, à leur tête on trouve quand même un personnel un peu plus conséquent qu'un seul responsable. Il y a du personnel de direction, de gestion, de secrétariat, d'accueil, de service, de surveillance... L'école voisine, elle, avec le même nombre d'élèves a un directeur demi-déchargé et c'est tout.Serait-il injuste d'en copier le fonctionnement ? Les profs de ces collèges souffrent-ils plus que nos adjoints ?Il est vrai que, RGPP oblige, le ministère lorgne sur ces établissements qui coûtent cher.En les regroupant, on "mutualise les moyens"... car la source d'économies n'est pas négligeable. Les projets sont dans les cartons et on a, d'ailleurs, commencé à les mettre en oeuvre...

Szyckx 04/02/2009 15:30

On me demande souvent si je porte un masque, non, je fais partie de ce que l'on appelle encore la 2° gauche (rocardien...) Allons, allons, Pierrot... rocardien...    Rocard, il est fini, il vient de rendre son dernier tablier. Non, Pierrot, je te l'ai dit il y a une quinzaine de jours... tu es UMP bon teint. Sinon, tu ne défendrais pas bec et ongles le projet EPEP. Rappelle-toi, je te l'ai dit aussi : y a pas de honte. C'est un mauvais moment à passer mais on s'en remet...

Alain Seynave 04/02/2009 13:59

"Alain, prônes-tu la révolution?"Pas du tout. Je fais une analyse politique pour expliquer que le boss, c'est Sarko et non les ministres. Eux, ils ont le petit doigt sur la couture du pantalon."Tu crois vraiment que Sarkozy, élu sur le thème de la rupture et du changement restera les bras croisés jusqu'en 2012?Tu crois que la droite le laissera faire?tu crois qu'il n'aura pas besoin d'un bilan "droitier" pour prétendre à une réélection?"Une élection ne se gagne pas d'un seul côté de l'échiquier. En 2007, Sarkozy a été élu parce qu'il a mordu dans l'électorat de gauche tout en faisant le plei à droite et en piquant les voix de Le Pen (cf analyse sociologique du vote). Dans de grandes villes ouvrières bien assises à gauche, il a devancé la candidate PS au 1er tour.Ce sera très différent en 2012. Il ne pourra plus compter sur les voix populaires s'il ne rétablit pas la confiance en l'étayant par du concret. Le coup du "président du pouvoir d'achat", ça ne marchera plus. Chômage, crise, pauvreté... Va lui falloir faire un sérieux coup en faveur des classes les plus modestes. Il ne peut donc plus provoquer des manifs qui dégradent chaque jour un peu plus son image. Et tu verras que plus on se rapprocheras de 2012, plus il devra se montrer consensuel et évitera les réformes qui risquent de mettre à mal sa stratégie de reconquête de l'électorat ouvrier et classes moyennes. Il en a besoin et il le sait.Il va se "chiraquiser"... Avec quel succès ?Je reste sur le plan des actions syndicales et je dis qu'avec lui seul compte le rapport de forces. Il ne faut donc pas céder sur certains points. Là-dessus, accord total avec le commentaire 14 de Théo. Entrer dans la discussion, c'est déjà accepter un début de réalisation de ce qu'il veut nous imposer. C'est ce qu'ont compris les lycéens avec la verve de leurs 18 ans.

Pierrot 04/02/2009 11:31

Je serai moins sévère que Patrick dans son analyse, mais Dedel, je ne peux pas te laisser dire Là où toi tu vois intérêt personnel (pouvoir, hiérarchie, décharges, salaire, indemnités...etc), peut-être que nous nous voyons intérêt général de l'école, des ses personnels et de ses usagers (fonctionnement, climat, travail en équipe, projets en commun...etc.).• le climat à l'école a été mesuré par la MGEN il y a 2 ans... Très préoccupant!Et on ne peux pas qualifier la MGEN de suppôt du gouvernement.Le fonctionnement des écoles s'est dégradé, le travail en équipe fragilisé (à cause d'une dégradation de nos conditions de travail) et les projet de plus en plus téléguidés par les IEN... Je ne te parle même pas de notre pouvoir d'achat.Il n'est donc pas juste d'opposer intérêt particulier et intérêt général sur cette question.L'abandon du statut pour les directeurs et le traumatisme laissé par cette défaite syndicale n'a pas eu d'effets positifs sur le "climat à l'école".@ A.SeynadeTu as raison de te placer sur le terrain politique.Tu crois vraiment que Sarkozy, élu sur le thème de la rupture et du changement restera les bras croisés jusqu'en 2012?Tu crois que la droite le laissera faire?tu crois qu'il n'aura pas besoin d'un bilan "droitier" pour prétendre à une réélection?Dans tous les départs que tu annonces comme des reculades ou défaites , je n'y vois pour ma part que la fin d'un cycle et la préparation du suivant.Bertrand à la tête de l'UMP, l'arrivée de Hortefeux au Travail entre autre, ne sont pas fait pour me rassurer. Tu vois Pierrot, ça passe ou ça casse. Pas de 1/2 mesure. La discussion ne sert pas à grand chose.Voilà une vraie différence idéologique entre nous.Je ne vois pas d'autre issue que la discussion, la négociation... Sinon c'est la révolution permanente.On me demande souvent si je porte un masque, non, je fais partie de ce que l'on appelle encore la 2° gauche (rocardien...) Alain, prônes-tu la révolution? 

Dedel 04/02/2009 10:28

On n'a pas la même vision des événements, Patrick. Je te trouve un peu trop excessif dans tes jugements.Et si ceux que tu qualifies de non clairvoyants l'étaient un peu plus que la moyenne ?Là où toi tu vois intérêt personnel (pouvoir, hiérarchie, décharges, salaire, indemnités...etc), peut-être que nous nous voyons intérêt général de l'école, des ses personnels et de ses usagers (fonctionnement, climat, travail en équipe, projets en commun...etc.).Je pense qu'il faut essayer de voir les conséquences à long terme avant de foncer tête baissée dans le mur de telle ou telle réforme genre maîtres directeurs (mode 87) ou EPEP (mode 2008).

VALMORI Patrick 04/02/2009 09:41

Je fais figure de petit canard boiteux ici : contrairement à certains collègues qui se sont exprimés (Pierrot, Thierry, Simon), je n'ai pas participé à la lutte anti maîtres-directeurs.Non seulement, je n'ai pas cautionné cette lutte menée par le SNI-PEGC mais, dois-je en avoir honte, j'ai soutenu la réforme Monory.Je me souviens, c'était chaud à l'époque. Je me suis frité avec pas mal de collègues. J'étais effaré par leur manque de clairvoyance, leur manque de courage. Comment n'ont-ils pas vu que c'était LA chance pour les directeurs d'avoir un début de reconnaissance. On n'utilisait pas le mot "statut".Mais voilà, on était en pleine période post-soixante-huitarde et les esprits étaient encore tout embrumés de "pas de p'tit chef".Bien évidemment que la réforme n'était pas parfaite. Je n'aimais pas le terme "maîtres-directeurs" parce qu'il ne nous dissociait pas assez de "l'enseignant-comme-les-autres". Mais on aurait pu, au fil des ans, améliorer ce texte. La reconnaissance étant là, il était plus facile ensuite d'obtenir des "avancées" comme on dit maintenant. Au lieu de cela, on a tout rejeté en bloc.Quelle idiotie ! On le paye encore 22 ans plus tard. Et on ne voit pas le bout du tunnel. Je serai en retraite que ça n'aura pas changé.Et 20 ans plus tard, je me dis que les responsables sont davantage les directeurs eux-mêmes que les responsables syndicaux qui eux, étaient (sont encore) mus par une idéologie dépassée. Leur cas est désespéré.Mais les directeurs en place à l'époque... De vrais moutons, incapables de réfléchir par eux-mêmes, pour eux-mêmes ! J'en suis encore révolté quand j'entends ces mêmes collègues regretter maintenant leur "conn.." d'alors.Et en 2008-2009, l'histoire se répète avec les EPEP... Les idéologues et les moutons sont toujours là...

Alain Seynave 03/02/2009 15:49

PierrotQuand je dis que le ministère a refusé de passer en force, je fais allusion à la proposition de loi créant les EPEP.Evidemment qu'il a renoncé. Tu y crois à cette histoire de report pour cause d'embouteillage des textes sur le bureau de l'Assemblée nationale ?Et sur les RASED, il n'a pas cédé ? Et sur les maternelles ? Parce qu'il s'est rendu compte qu'il avait fait et dit des âneries ou parce qu'il s'est trouvé face à une mobilisation qui l'a fait reculer ?On se rend compte que la discussion n'aboutit à rien. Forcément puisque c'est une parodie de discussion.Seule l'épreuve de force (grèves, manifestations) a permis quelques reculs. Ne crois surtout pas que tu auras gain de cause parce que REISS ou un autre t'aura écouté. Le maître d'oeuvre est à l'Elysée. Et lui, il est pragmatique. Ou plutôt il le devient. Et il le sera de plus en plus au fur et à mesure que se rapprochera la réélection. Tu as vu avec Rachida Dati. Il lui a dicté et imposé ce qu'elle avait à faire. En bon petit soldat, elle l'a fait. Les réformes passent mal et hop ! le bon petit soldat pri de se présenter aux élections européennes pour laisser place nette.Idem avec Xavier Darcos. Objectif RGPP... ça coince et hop ! réforme du lycée stoppée et confiée à Descoings. Et ainsi de suite... Prochaine sur la liste : Rama Yade.Tu vois Pierrot, ça passe ou ça casse. Pas de 1/2 mesure. La discussion ne sert pas à grand chose.

Pierrot 03/02/2009 15:28

Simon:la consigne de l'époque était de tous s'inscrire à l'entretien donnant accès au poste de maître directeur pour bloquer le système. Que ce ne soit pas la plus géniale des consignes, OK mais elle explique pourquoi certains se sont retrouvés à cette place en ne défendant pas ces idées(Par ailleurs, un grand nombre s'est aussi fait littéralement 'massacrer' à cet entretien ).La consigne exacte Simon, c'était de s'inscrire est d'aller défendre la collégialté des décisions...Tous ceux qui l'on fait (et j'en faisais parti) se sont en effet fait massacrer et n'ont pas été retenus sur la liste d'aptitude.Les autres...Pierrot quand tu assimiles le souhait d'un nouveau cadre législatif à la volonté de création des EPEP des maires alors qu'un peu plus loin Non, je dis juste que définir un nouveau cadre législatif ça s'appelle un "statut".Sinon on devrait dire: "revoir, préciser, le cadre administratif existant".Pour moi, comme Théo, pas de compromission style EPE qui de toutes façons avec les politiciens nous amènerons aux EPEP>est-ce que l'on doit en déduire que pour toi c'est "pas de politique" non plus? juste du "syndicat"?Une catégorie supplémentaire (inadmissible pour le SE UNSA) apparaît dans les postes à profil : directeur de 10 classes et plus. Le Recteur l’a justifié en disant qu’il était normal que l’administration choisisse ses cadres !inadmissible... Pour l'UNSA. Et après?Théo:Je comprends mal. Tu dis:ce n'est pas en défendant une variante des EPEP qu'on arrêtera le processus. Au contraire, on donne l'impression qu'on va l'accepter sous certaines conditions. Et on sait où ça conduit : à un processus de négociations dans lequel on sera toujours perdant face au gouvernement. On ira de compromis en compromissions et on aura un texte mal foutu qui n'aura que des désavantages pour nous.> Peux-tu me préciser ta conception de la négociation sociale?En tous les cas, ce n'est pas en refusant en bloc que l'on a bloqué quelque chose jusqu'à aujourd'hui.La réforme du lycée autait-elle été reportée d'un an si les lycéens avaient accepté de la discuter pour l'améliorer ?Avec les EPEP, il faut avoir la même intransigeance et la refuser en bloc.La réforme des lycées est abandonnée ou on a ajouté des moyens de médiation pour justement discuter?Et les personnalités choisies sont éclairantes quant à la volonté d'aboutir.A partir du moment où on commence à entrer dans le jeu de la discussion sur tel ou tel point, le gouvernement sait déjà qu'il pourra faire passer son texte. Là encore, quel texte n'est-il pas passé?Théo, je comprends l'engagement et la colère envers un gouvernement aussi fermé. Mais que cela ne t'empêche (ne vous empêche pas) de  prendre en compte le réel.Ce n'est ni notre approbation ni notre opposition qui fera que les écoles soit ou non dotées d'un statut, mais juste, malheureusement, de l'opportunité politique.Je ne suis pas antisyndical, au contraire je crois au dialogue social.Pour cela il faut des responsables politiques responsables et des responsables syndicaux responsables.C'est sûr, quand on mélange compromis (un joli mot, indispensable dans le vivre ensemble) avec compromission (si chargé négativement) on n'est pas prêt de me réconcilier avec la "pratique" syndicale.AlainDes maires pas convaincus, pas intéressés, des directeurs d'école hostiles, des syndicats récalcitrants, des politiciens sur la défensive... Bref, on comprend mieux pourquoi le ministère a renoncé à passer en force. > c'est pourquoi il passe en douceur... voir BO.Mais comme avec Darcos, ça se fait sur notre paleto, en CAPD où la compromission n'est bien sûr pas de mise!

Alain Seynave 03/02/2009 14:28

Commentaire 6, Dedel écritMoi, ce que je lis, c'est la réponse "oui : 14 %". C'est peu, vraiment peu pour un "souhait fort".Mais, c'est même moins que les 14 % annoncés. 14%, c'est le pourcentage des maires qui "pensent" qu'il serait "souhaitable que l'école puisse bénéficier du statut d'établissement... EPEP"  Et question suivante, parmi ces 14 % qui ont répondu oui, 76 % seraient prêts à l'expérimenter. Voilà qui réduit encore le nombre de maires convaincus à moins de 11 % !Des maires pas convaincus, pas intéressés, des directeurs d'école hostiles, des syndicats récalcitrants, des politiciens sur la défensive... Bref, on comprend mieux pourquoi le ministère a renoncé à passer en force. 

Simon 03/02/2009 13:46

Là encore, information partielle(et donc partiale) car pour l'avoir également vécue et y avoir laisser quelques 'plumes' la consigne de l'époque était de tous s'inscrire à l'entretien donnant accès au poste de maître directeur pour bloquer le système. Que ce ne soit pas la plus géniale des consignes, OK mais elle explique pourquoi certains se sont retrouvés à cette place en ne défendant pas ces idées(Par ailleurs, un grand nombre s'est aussi fait littéralement 'massacrer' à cet entretien ).

thierry fabre 03/02/2009 12:57

A Simon
Effectivement, on trouve ceci : « (inadmissible pour…) »
Waow ! Quelle opposition ferme et teigneuse !
Une parenthèse, et un adjectif ! Excusez du peu…
 
A jeu de qui prend l’autre pour des truffes, Simon, tu es Grand Maître…
Désolé donc de te contredire, mais je trouve que ce peu de choses, ce presque rien, s’apparente plus à un SMA syndical (Service Minimum d’Apparence) qu’à autre chose.
Sans parler du silence assourdissant du SNUipp sur le même sujet…
 
Comment ? On scinde les directions d’école en deux ? On enlève les postes les plus attractifs du jeu du mouvement ? On classe ceci en poste à profil ? On crée l’obligation d’un entretien supplémentaire ? On flingue de manière radicale, l’espoir de milliers de collègues de pouvoir un jour avoir une décharge totale et la possibilité de faire leur boulot de dirlo correctement ?
Et c’est tout ? Cette petite platitude « inadmissible » ici, ce silence là-bas ?
 
Mordious, que n’aurait-on pas entendu s’il s’était agi d’autres postes ?
 
Antisyndicalisme primaire, vas-tu me seriner… Que nenni, mon bon Simon. Juste le fruit de ma modeste expérience de syndicaliste primaire.
Il se trouve qu’au siècle dernier, après 40 journées de grève sous le doux soleil du printemps 1987, on avait vu passer le texte des maîtres-directeurs, version Monory. C’était la première fois que le SNI-PEGC de l’époque perdait une bagarre d’envergure.
En Mai, on était donc plus que déçus.
En Juin, on était furieux…
Dans mon département, mais on a su depuis que c’était partout pareil, la première liste d’aptitude des maîtres-directeurs se composait principalement de l’ensemble du Conseil Syndical du SNI-PEGC, à une exception près (l’honnête de service…)
 
Les mêmes personnes, qui, des années après, au SNuipp ou au SE-UNSA, nous reprochaient notre demande d’un statut pour les dirlos…
 
L’histoire ne se répète pas, j’espère simplement qu’elle ne va pas bafouiller. Si l’on voit demain de palanquées de responsables syndicaux postuler à ces directions à décharge totale, on comprendra mieux leur silence ou la mollesse de leurs réactions.
Pour l’instant, elle ne s’explique pas…
 
Thierry Fabre

Simon 03/02/2009 10:05

Problèmes de lecture au GDID ou celui-ci nous prendrait-il 'pour des truffes' suivant l'expression consacrée?T.Fabre  faut aussi lire jusqu'au terme: , dans le texte du SE : Entre 'Une catégorie supplémentaire (inadmissible pour le SE UNSA) apparaît dans les postes à profil : directeur de 10 classes et plus. Le Recteur l’a justifié en disant qu’il était normal que l’administration choisisse ses cadres !' donc pas de compromissions comme tu l'insinues. Antisyndicalisme primaire?  Pierrot quand tu assimiles le souhait d'un nouveau cadre législatif à la volonté de création des EPEP des maires alors qu'un peu plus loin il est précisé que 'c'est un souhait de plus de précisions sur les responsabilités et charges afférentes à la commune'(nb: SMA, acc. édiucatif, AP...).Si ce n'est de  la désinformation, c'est tout au moins de 'l'analyse tronquée' comme tu le dis si bien. Pour moi, comme Théo, pas de compromission style EPE qui de toutes façons avec les politiciens nous amènerons aux EPEP, le choix c'est pas d'établissement.

Théo62 03/02/2009 08:28

Ce problème de nomination selon le fait du prince, c'est à dire sans tenir compte d'un barème, c'est la première conséquence de la réforme qui devait créer les EPEP. Les textes étaient prêts, c'est une évidence.Alors, au lieu de foncer tête baissée dans le mur, dénonçons ce fait et demandons un arrêt total de la mise en place de cette réforme "suspendue".Et ce n'est pas en défendant une variante des EPEP qu'on arrêtera le processus. Au contraire, on donne l'impression qu'on va l'accepter sous certaines conditions. Et on sait où ça conduit : à un processus de négociations dans lequel on sera toujours perdant face au gouvernement. On ira de compromis en compromissions et on aura un texte mal foutu qui n'aura que des désavantages pour nous.La réforme du lycée autait-elle été reportée d'un an si les lycéens avaient accepté de la discuter pour l'améliorer ?Avec les EPEP, il faut avoir la même intransigeance et la refuser en bloc. A partir du moment où on commence à entrer dans le jeu de la discussion sur tel ou tel point, le gouvernement sait déjà qu'il pourra faire passer son texte. Alors, ni EPEP, ni EPE, ni...rien d'autre !!!!

Pierrot 03/02/2009 07:33

Dis-moi Stickx, tu nous prends pour des truffes?D'abord, dans le Lot, il semblerait que ce soit des écoles à 13 classes (ça descend...).> Ensuite, les fusions d'écoles continuent...> Enfin, les syndicats ont toujours été prompts à dénoncer les "faits du Prince"...Or, ici, les postes à profil sont multipliés, on ne parle pas que des directeurs sur des postes déchargés (comme par hasard!).Alors, une question, qui seront ces "heureux bénéficiaires"?Ceux qui disait de nous: "ils s'y voient déjà" ?

Szyckx 02/02/2009 23:26

Est-ce un hasard si ce texte est sorti au BO du 6 novembre ? C'est dire qu'il a été préparé en même temps que la proposition de loi sur les EPEP. De là à penser que les députés ont été télécommandés par Darcos... Ce que chacun pressent, bien évidemment. En politique, les hasards font bien les choses, n'est-ce pas ?Mais c'était avant la disgrâce de notre ministre... Avant la grève du 20 novembre et les grandes manifs du même jour... Avant le durcissement du mouvement lycéen... Avant, donc, que le même Darcos n'annonce que "les EPEP ne sont plus d'actualité".De fait, le BO du 06/11 perd de sa valeur. Ce ne sera ni le premier ni le dernier...Et il ne faut pas perdre de vue, non plus, le faible nombre (que dis-je, l'infime nombre) de directions à 15 classes et plus... Et si on ne comptabilise que celles qui sont vacantes, chaque année (départs en retraite essentiellement à cause de l'ancienneté nécessaire pour les obtenir), on doit compter sur les doigts d'une main les "heureux bénéficiaires" qui seraient nommés sans barème.Autant dire que c'est faire cas de peu de choses. Cela explique probablement que les syndicats n'aient réagi que mollement, voire pas du tout. D'autant qu'ils savent que ça ne servira à rien puisque les EPEP sont morts-nés.

thierry fabre 02/02/2009 18:17

Hé bé, Cédric, faut se tenir au courant, le texte existe bel et bien
Il s’agit du BOEN N°7 6 NOV 2008
 
« …III.2.2 Des affectations spécifiques hors barème
Vous pouvez procéder à des affectations en raison des spécificités particulières attachées à différents postes : postes en classes d'adaptation ou d'intégration scolaire (Clis), postes d'instituteur maître formateur, postes de conseillers pédagogiques de circonscription ou départementaux, postes en classes relais…. »
 
Tu me diras que cela ne concerne pas les dirlos.C’est vrai, mais c’est pourtant au nom de ce texte que les IA, les uns après les autres, décident que les directions à décharge totale seront attribuées hors barême…
Et ce, curieusement, sans que cela soulève la moindre protestation syndicale…
 
Pierrot te citait l’IA 13
Tu peux aussi trouver cela en Haute-garonne, sur le site du SE-UNSA 31 (tu devrais connaître…)
 
« …Certains postes seront attribués, après entretien, sans barème : conseiller pédagogiques, tout type d'animateur, référents, poste MDPH, UPI, directeurs des plus grosses écoles  (à priori dans la Haute-Garonne,  plus de 14 classes)… »
 
http://se-unsa31.org/?mod=articles&action=viewrubrique&rubrique=20&PHPSESSID=e67a9f16fd59ff518e638a14e4c64160
 
 
Thierry Fabre

Pierrot 02/02/2009 17:18

à notre connaissance cela concerne une dizaine de d'Académies (celles qui ont fait paraître leur règlement pour le prochain mouvement)
           NOUVELLES REGLES DEPARTEMENTALES   EN VUE  DU MOUVEMENT 2009 DES PERSONNELS DU 1ER DEGRE ...modalités...

. définir les fonctions pour l’exercice desquelles la nomination intervient  après un entretien permettant d’évaluer l’aptitude du candidat (Directeurs  écoles de 15 classes et +, conseillers pédagogiques, référents, centres pénitentiaires E.R.I.P.)
 
 
 

Cedric58 02/02/2009 16:16

"pour le mouvement 2009 certaines académies nommeront les directeurs des écoles de plus de 15 classes sur "profil", hors barème."D'où tu tiens cette info, Pierrot ? Du mal à le croire... Je vois mal les syndicats accepter un tel arrangement. Surtout que le fonctionnement de la carte scolaire (ce que nous appelons "mouvement") est régi par circulaires qui, elles, viennent en application de décrets. A ma connaissance, rien de tel n'est prévu à ce jour. Aucun décret n'a été signé dans ce sens. Et quand on sait la lenteur administrative pour appliquer ensuite les décrets... la carte scolaire 2009 sera passée et les gens déjà en poste avant qu'une académie ait eu le temps de s'organiser.Je crois qu'on peut aussi compter sur la vigilance des représentants du personnel pour veiller à la régularité des opérations.

Pierrot 02/02/2009 16:05

Dédel, Pouk, je crois que nous disons à peu près la même chose:> Les Maires sont très méfiants, voire hostiles à Darcos.>les Maires ont besoin de plus de clarté dans les rapports (forts et qu'ils veulent garder) qu'ils entretiennent avec l' école.Et les exemples que donnes Pouk (soutien, SMA, stages) sont autant d'éléments qui interrogent les municipalités et qui montrent l'intérêt d'un statut d'établissement  (transfert de responsabilité quasiment impossible).> par contre, pragmatiques, ils ne veulent pas d'usines à gaz, multi-sites, sur plusieurs communes et dirigées par des "directeurs balladeurs" (ils ont déjà les IEN...) là on recoupe l'enquête.> Mon propos est de dire ATTENTION aux cris de victoire, et aux analyses tronquées.Les EPEP reviendront... déjà, pour le mouvement 2009 certaines académies nommeront les directeurs des écoles de plus de 15 classes sur "profil", hors barème. (Impossible de croire que les syndicats ne sachent pas.)> Il faut être prêt. Se préparer, ce n'est pas agiter des chiffons rouges, c'est travailler à mettre en avant nos objectifs (taille, CA, nomination des directeurs), trouver des synergies et gommer les inconvénients.C'est ce que nous faisons avec le GDiD 

PouK 02/02/2009 14:54

Pierrot,Pas sûr d'avoir la même lecture que toi de ce que veulent les maires.> souhait d'un nouveau cadre législatif entre l'État et la commune pour l'enseignement du 1er degré pour préciser les compétences ... Va tout à fait dans le sens de la création d'un statut juridique pour l'école & le directeur.Comme les EPEP sont traités dans une autre partie de l'enquête-sondage, je pense qu'ils évoquent le bazar engendré par le SMA (impossibilité ou grande difficulté de le mettre en oeuvre) dont ils réclament qu'il soit revu pour leur faciliter le travail sur le terrain.Et je pense qu'ils font également allusion aux textes sur l'aide personnalisée. Un peu partout, on les a entendus râler parce que ça désorganise soit le planning des agents d'entretien (quand c'est fait le soir après la classe), soit l'horaire et les services de restauration (quand c'est sur l'inter-classe du midi).Bref, une réalité pour tous les élus et qui leur est tombée dessus, comme ça, sans la moindre concertation. Ils en ont vraiment assez. Et c'est le sens de leur réponse : ils réclament une certaine clarté dans les textes qui leur imposent de modifier planning des agents d'entretien, service de restauration, organisation du temps péri-scolaire (problème pour les garderies du soir)...Voilà ma lecture de leur réponse.

Dedel 02/02/2009 12:34

@ PierrotD'abord, merci de me rassurer, je ne suis pas encore atteint par Alzheimer...Ensuite : "Lis bien l'analyse de DeL..."Merci du conseil, Pierrot. Tu imagines bien que si je viens régulièrement "ferrailler" (gentiment ) sur ce site c'est que :1- j'en apprécie le ton et la façon de traiter les sujets (même si je ne les partage pas toujours...)2- j'aime échanger avec des collègues qui ont d'autres idées que les miennes (même si le ton est parfois un peu vif ) ; ça enrichit toujours le débat, j'en suis convaincu.Mais revenons à nos moutons...Tu écris : "il y a un souhait fort exprimé par les Maires"...Je ne sais pas où tu le vois. Il n'est pas flagrant, ce "souhait fort".Moi, ce que je lis, c'est la réponse "oui : 14 %". C'est peu, vraiment peu pour un "souhait fort".Non, Pierrot, il n'y a pas de volonté des maires de se lancer dans les EPEP. Tu sais, les maires sont des gens très pragmatiques. Ils ne prennent pas quand ils sont assurés que ça ne leur apportera rien. Et en l'occurrence, c'est le cas. Non seulement, ils n'ont rien à attendre des EPEP, mais, de surcroît, ils savent que ce sera, une fois de plus, un transfert de compétences sans moyens financiers. Ils auront les responsabilités et les devoirs de faire de faire fonctionner. "Chat échaudé...".Ils ont été roulés dans la farine, tout récemment, avec le SMA. "Débrouillez-vous !" leur a lancé Darcos. Ils n'ont pas oublié. Ils ne vont pas tendre l'autre joue pour les EPEP.D'ailleurs, ils le disent clairement dans ce sondage. Ils n'y vont pas par 4 chemins, ça ne les intéresse pas.Et il n'y a pas d'ambiguïté car la réponse est d'autant plus nette que la question était claire et simple.   

Pierrot 02/02/2009 11:09

Oui Dédel, non seulement je confirme mais je l'affirme.Lis bien l'analyse de DeL...> les Maires, comme les enseignants et le GDiD, ont exprimé leur refus des EPEP façon Darcos. (OK avec Théo- sauf que ce n'est pas ce front qui a fait reculer Darcos...)par contre, le texte des députés leur était plus abordable dans la mesure où le statu quo ne leur semble plus viable.D'ailleurs il y a un souhait fort exprimé par les Maires. > souhait d'un nouveau cadre législatif entre l'État et la commune pour l'enseignement du 1er degré pour préciser les compétences ... Va tout à fait dans le sens de la création d'un statut juridique pour l'école & le directeur.2 choses.• D'abord attention. Le texte sur les EPEP peut très bien ressortir au moment du vote d'une loi hors EN (la possibilité de l'expérimentation est passée sur un texte sur la décentralisation je crois, et Sarkozy à bien dit qu'il allait réduire le nombre de "chambres").• Ensuite, on peut mesurer, semaine après semaine, les dégâts causés par la pratique politicienne du dialogue de Darcos.

mat pu j.prevert 02/02/2009 10:50

La majorité des élus soutient l'idée d'un nouveau cadre législatif… avec une attente nette de clarification/précision des responsabilités et charges de chaque partie (73 %)N'est-ce pas justement le but des EPEP ? Statut = nouveau cadre  = clarification = répartition des compétences...Ce serait tellement plus simple et ça répondrait aux souhaits des élus municipaux.Anne-Marie

Dedel 02/02/2009 09:30

Il revient à ma mémoire (mais je n'ai pas eu le temps de vérifier) que sur ce site, il n'y a pas si longtemps, Pierrot a relaté avoir rencontré l'AMF (Asso des maires de France).Et si ma mémoire ne me fait pas défaut, il me semble (je reste prudent faute d'avoir cherché) que Pierrot avait dit que les maires étaient favorables aux EPEP. Est-ce que je me trompe ?Les précautions d'usage prises, si ce que je viens d'écrire est bien exact, alors, manifestement, il y a un gros problème entre ce qu'aurait dit l'AMF et ce qui ressort du sondage. Je ne veux pas aller plus loin dans mon analyse tant que Pierrot n'aura pas confirmé que je n'ai pas rêvé...

VALMORI Patrick 02/02/2009 08:46

Gros travail d'information et de persuasion à entreprendre auprès des maires. Probablement plus facile dans les petites communes où le maire est plus proche de ses administrés et où le directeur a davantage de relations personnelles avec les élus. A chacun de nous de s'y mettre. Mais c'est un travail de longue haleine....

Théo62 01/02/2009 23:17

Les résultats annoncés concernant l'intérêt des maires pour les EPEP correspondent plutôt à ce que certains d'entre nous avaient déjà écrit sur ce site : on ne trouve pas grand monde pour vouloir ces super-structures. Que ce soit les directeurs, leurs syndicats ou les élus municipaux, peu d'attrait. On comprend mieux pourquoi le ministre a remisé cette réforme au placard. Probablement que X. Darcos connaissait les résultats de cette étude. Il a bien senti qu'il courait vers un nouvel échec. Il a anticipé. C'est mieux pour tout le monde.