Le blog des directeurs qui luttent pour obtenir un statut professionnel.
Gilles Moindrot reconduit à la tête du principal syndicat de l'enseignement primaire Le SNUipp annonce 51.600 adhérents parmi les quelque 300.000 professeurs des écoles (maternelle et primaire). Lors des dernières élections professionnelles fin 2005, il avait obtenu 45% des voix. Cette brillante élection nous rappelle celle du SE-Unsa de Luc Bérille à la tête du SE-Unsa (cf notre article). Ces deux syndicats toucheraient-ils les dividendes de leurs actions couronnées de succès en faveur des directeurs d'école..? On ne change pas une équipe qui gagne ! PARIS (AP) - Au lendemain du premier tour des élections législatives, le président Nicolas Sarkozy reçoit lundi à l'Elysée l'ensemble des syndicats de l'Education, ainsi que les organisations de parents d'élèves. La projet de loi d'autonomie des universités ne devrait en revanche pas être évoqué, alors que la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse a lancé la concertation sur ce dossier le 31 mai dernier, une concertation qui doit prendre fin le 22 juin pour la présentation d'une loi au Parlement en juillet.
Le principal syndicat de l'enseignement primaire, le SNUipp-FSU, a renouvelé son équipe nationale vendredi au terme de son 7ème congrès national à Nevers, reconduisant Gilles Moindrot à son poste de secrétaire général.
L'équipe nationale du SNUipp a été élue pour trois ans à la quasi unanimité des 450 délégués départementaux et se compose d'un secrétariat national de 20 personnes dont est issu un secrétariat général de 3 personnes, selon un communiqué du syndicat.
Gilles Moindrot, 51 ans, professeur des écoles en CM2 mais déchargé de sa classe à Tours en raison de son mandat syndical, a été réélu.
Il sera secondé par deux secrétaire généraux adjoints: Marianne Baby, 44 ans, institutrice en CE2 et maître-formatrice dans un centre de formation des enseignants (IUFM) à Nice, et Renaud Bousquet, 44 ans, professeur des écoles en CE1-CE2 à Jurançon (Pyrénées atlantiques). Tous deux étaient déjà secrétaires nationaux. Education: Nicolas Sarkozy reçoit syndicats et parents d'élèves lundi
Les syndicats soulignent qu'une telle entrevue avec un président de la République est "une première". Du côté de l'Elysée, on souligne qu'il s'agira d'une "discussion ouverte, sans ordre du jour".
Les dirigeants syndicaux comptent profiter de l'occasion pour rappeler leurs revendications, au premier rang desquelles l'abrogation du décret pris par Gilles de Robien, prédécesseur de Xavier Darcos au ministère de l'Education nationale, et qui modifie le temps de travail et les missions des enseignants.
Durant la campagne pour l'élection présidentielle, Xavier Darcos avait recommandé à Nicolas Sarkozy la suspension du décret. Recevant les syndicats fin mai, le ministre de l'Education nationale a laissé entendre que le décret devrait finalement être simplement amendé. Les syndicats veulent également le rétablissement des moyens supprimés pour la rentrée 2007.
La suppression progressive de la carte scolaire d'ici à 2010, qui sera mise en oeuvre à partir de la rentrée de septembre avec un doublement des dérogations, devrait également être à l'ordre du jour.
Le SNESUP, principal syndicat de l'enseignement supérieur, fustige déjà une "pseudo-concertation" et appelle à la mobilisation pour la rentrée universitaire.
Toutefois, "l'Elysée à souligné que la rencontre de lundi ne concernerait que les questions liées à l'enseignement scolaire, pas l'enseignement supérieur", a précisé à l'Associated Press le secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU, premier syndicat de l'Education, dont le SNESUP est membre), Gérard Aschieri.
"On arrive avec l'exigence de réponses sur les dossiers chauds comme le décret (Robien), les moyens pour la rentrée, mais également le devenir des emplois de vie scolaire (EVS)", a-t-il souligné.
La FSU veut aussi aborder avec Nicolas Sarkozy la question des enfants sans-papiers qui n'est toujours pas résolue, et aux côtés desquels la mobilisation des militants du Réseau éducation sans frontières (RESF) ne faiblit pas.
Outre le cahier de doléances, le secrétaire général de l'UNSA-Education, Patrick Gonthier, souligne de son côté le caractère exceptionnel de la rencontre.
"C'est une première. Jamais aucun président de la République n'a reçu ainsi les syndicats et les parents", selon M. Gonthier qui y voit "un signe de reconnaissance", un "signal positif".
Et pour lui, "même si c'est court, on va lui demander que ce ne soit pas sans lendemain. Ça ne peut pas s'arrêter sur un simple échange de point de vue au début du quinquennat". AP