Le blog des directeurs qui luttent pour obtenir un statut professionnel.
"...dans toutes les consultations du SNUipp..." : un singulier pluriel !
Le congrès de Nevers a été l'occasion, pour le SNUipp, de prendre un certain nombre de (bonnes) résolutions. Parmi les nombreuses déclarations, nous retiendrons celle-ci qui touche particulièrement les directeurs d'école :
"La représentativité du SNUipp dans les écoles maternelles et élémentaires lui donne une responsabilité essentielle :
- le chantier de la direction et du fonctionnement de l’école, nécessite l’ouverture de vraies négociations prenant en compte les revendications des personnels exprimées dans toutes les consultations : temps de décharge et de concertation, maîtres supplémentaires... Le projet d’EPEP doit être abandonné".
Ainsi, par cette résolution, nous apprenons que les personnels se sont exprimées dans de multiples consultations... Le SNUipp aurait-il organisé des consultations incognito ?
Non, en réalité, il nous faut rappeler au SNUipp qu'UNE SEULE CONSULTATION des "personnels" a été réalisée depuis des lustres. Il s'agit de la consultation des directeurs commandée par le GDID et organisée par l'IFOP en septembre dernier. Le SNUipp en a tellement entendu parler et les résultats l'ont tellement déboussolé qu'il s'imagine qu'il y en a eu plusieurs...
Profitons de ces lignes pour lui rappeler la PRINCIPALE REVENDICATION exprimée par 93 % des directeurs : la RECONNAISSANCE STATUTAIRE de leur métier.
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Nicolas Sarkozy veut séduire les syndicats enseignants
Nicolas Sarkozy a annoncé lundi à une douzaine de syndicats de l'Education nationale l'abrogation du décret Robien sur les obligations de service des enseignants et levé ainsi une hypothèque sur de futures discussions.
"Il a annoncé l'abrogation du texte. Pour lui c'est un préalable pour entrer dans les négociations sur la condition enseignante de manière sereine", a déclaré Patrick Gonthier, secrétaire général de l'Unsa-Education, à l'issue d'un entretien d'une heure et demie avec le président de la République.
Le porte-parole de l'Elysée David Martinon a confirmé quelques instants plus tard cette décision, accueillie avec satisfaction par les dirigeants syndicaux reçus à l'Elysée.
"Ces décrets ont empoisonné le climat des établissements scolaires pendant huit mois. Il était temps que cela s'arrête", a souligné Patrick Gonthier. "Evidemment, on est satisfait de sortir avec l'abrogation des décrets de Robien", a renchéri le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri.
Ce texte, signé le 12 février 2007 par l'ancien ministre de l'Education Gilles de Robien et dénoncé par les syndicats, allongeait de une à trois heures hebdomadaires le temps de travail de certains enseignants sans contrepartie financière.
Il permettait aux chefs d'établissement de contraindre les professeurs à enseigner deux matières ("bivalence").
L'objectif était de réduire les effectifs de plus de 3.000 postes en équivalent temps plein (ETP) à la rentrée.
La suppression de ces postes et de 2.000 autres ETP n'est cependant pas remise en cause. "Il n'y aura pas de création de postes à la rentrée correspondant à l'abrogation du décret Robien", a expliqué Gérard Aschieri. "Ça sera des heures supplémentaires et, ça, c'est une source de problèmes parce qu'aujourd'hui la barque est déjà très chargée."
Selon les participants à cette réunion, à laquelle ont aussi pris part le Premier ministre François Fillon et le ministre de l'Education Xavier Darcos, Nicolas Sarkozy a réitéré sa volonté de ne pas remplacer un fonctionnaire partant à la retraite sur deux, autre point de désaccord avec les syndicats.
SUSPENSION DE L'APPRENTISSAGE A 14 ANS
"On n'est pas dans une logique de développement de moyens. c'est une indication plutôt négative", a ainsi dit le secrétaire général du Sgen-CFDT, Thierry Cadart.
Nicolas Sarkozy a aussi confirmé sa volonté d'aller vers la suppression à terme de la carte scolaire - une mesure critiquée par les syndicats. En revanche, il leur a donné satisfaction sur deux autres points.
Le chef de l'Etat a ainsi suspendu le rétablissement de l'apprentissage à 14 ans, considéré par les syndicats comme une remise en cause de la scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans.
"Il a dit qu'il était pour l'éducation jusqu'à 16 ans, qu'il n'y avait aucune raison de faire de l'apprentissage junior à 14 ans. Les seuls qui continueront sont ceux qui sont déjà engagés dans ce processus, en particulier en Alsace", a déclaré Philippe Guittet, secrétaire général du SNPDEN-Unsa - syndicat des chefs d'établissement.
Le chef de l'Etat a d'autre part confirmé le renouvellement de la grande majorité des emplois dits "de vie scolaire" (EVS).
Selon David Martinon, les 7.700 EVS consacrés à l'accueil des élèves handicapés seront ainsi "intégralement renouvelés", de même que 18.700 EVS chargés de faire de l'assistance administrative auprès des directeurs d'école et 12.000 des 20.000 EVS implantés dans les lycées.
"On est satisfait de sortir avec le réemploi d'une bonne partie des EVS et avec la suspension de l'apprentissage junior", a souligné Gérard Aschieri.
"Nicolas Sarkozy a dit aussi qu'il ouvrirait avec le Premier ministre une grande concertation sur l'éducation. Nous attendons des dates précises", a dit pour sa part Philippe Guittet.
Selon David Martinon, Nicolas Sarkozy, qui a rappelé ses orientations en matière d'éducation pour les cinq ans à venir, "a confié à Xavier Darcos le soin de mener un débat de longue haleine sur le métier d'enseignant".
"Il souhaite que les enseignants se sentent bien dans leurs baskets dans cinq ans", a ajouté le porte-parole.
Comptes et réglements de comptes
L’UNSA-Éducation a été reçue ce jour par le président de la République avec l’ensemble des fédérations syndicales de l’Éducation et les syndicats de chefs d’établissement. Sur deux dossier d’urgence, les réponses nettes que nous demandions sont obtenues :
les décrets « de Robien » sur l’organisation du service des enseignants sont abrogés. Le rétablissement des moyens supprimés à cette occasion se feront, pour la rentrée 2007, par allocation d’heures supplémentaires. Par ailleurs, une grande concertation annoncée par le ministre de l’Éducation nationale sur le métier d’enseignant au XXIe siècle aura lieu dans les mois à venir ;
le dispositif EVS (emplois de vie scolaire) est reconduit en totalité pour les missions touchant à l’intégration des élèves en situation de handicap et pour l’aide administrative des directeurs d’école, et à raison d’un emploi sur deux pour les EVS exerçant dans le second degré (mission de surveillance pour l’essentiel).
Ces deux points correspondent à deux dossiers portés de bout en bout par le SE-UNSA.
Le SE-Unsa confirme les dires du porte-parole de l'Elysée : "le dispositif EVS est reconduit en totalité pour l'aide administrative des directeurs d'école".
Si l'on en croit l'Elysée, il s'agit de "18.700 EVS chargés de faire de l'assistance administrative auprès des directeurs d'école".
Or, les syndicats enseignants ont toujours avancé, avec fierté pou ce qui concerne le SE-Unsa, le chiffre de 30 000 EVS pour la direction d'école.
Voici d'ailleurs ce que déclare le SE-Unsa 89 (Yonne) :