Le blog des directeurs qui luttent pour obtenir un statut professionnel.
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Quand il entend parler des "stages de remise à niveau", le SNUipp voit rouge. Plusieurs de nos correspondants nous ont fait remonter des communiqués envoyés dans les écoles par les sections syndicales. Tous appellent les collègues au boycott de cette mesure de Xavier Darcos. Nous en publions quelques extraits.
Le SNUipp 03
- alerte les collègues sur les risques et les dérives possibles que constitue la participation à l’organisation d’activités hors temps scolaireLe SNUipp 03 appelle les collègues de CM1 et de CM2 à ne pas renseigner des bilans de compétences spécifiques pour les élèves concernés, mais à simplement mettre à disposition des enseignants effectuant les stages les résultats habituels d’évaluations.
- considère que les directeurs n’ont aucune responsabilité à prendre dans l’organisation de ces activités hors temps scolaire basées sur le volontariat d’enseignants.
- appelle donc tous les collègues à ne pas entrer dans ce dispositif qui n’a rien à voir avec le dispositif « collège ouvert » qui existe déjà depuis de nombreuses années, réellement concerté celui-là, et qui s’attaque réellement au problème de la difficulté scolaire et sociale.
- appelle les enseignants à renvoyer vers l’IA et les IEN les parents qui seraient demandeurs des « stages de remise à niveau pendant les vacances ».
Le SNUipp 23 appelle l’ensemble des collègues du département à :
• ne pas établir, comme le souhaiterait le ministère, de « bilans de compétences en français ou en maths » pour quelque élève que ce soit,
• ne pas se porter volontaires pour assurer ces « stages de remise à niveau » et inciter les collègues à ne pas le faire,
• le faire savoir à leur IEN en renvoyant la lettre type proposée.
Le SNUipp-FSU 59 appelle donc tous les collègues à ne pas entrer dans ce dispositif.
Il appelle les collègues de CM1 et CM2 à ne pas remplir le bilan de compétences.
Il appelle les directeurs à renvoyer les parents vers l'IEN pour toutes demandes de renseignements et à ne pas signer la lettre aux parents.
Ne pas ajouter d'avenant au projet d'école qui engagerait la responsabilité du directeur. Ce n'est pas lui l'organisateur.
Accepter ce dispositif, ce serait :
* admettre que nous acceptons d’être mal payés (puisque l’on accepte le principe des HSE pour compenser) alors qu’il nous faut continuer à nous battre pour le pouvoir d’achat de tous
* admettre l’idée largement répandue que les enseignants ont trop de vacances (puisqu’ils acceptent de travailler pendant)
* admettre que par un coup de baguette magique avec 45 heures de stage (3 X 15) on va résoudre des problèmes qui perdurent depuis de longues années et auxquels se sont déjà attaqués les enseignants successifs des enfants concernés et le RASED.
* admettre à terme la disparition des RASED.
* admettre que les suppressions de postes puissent être compensées par des heures supplémentaires.
* admettre que désormais on pourra travailler sur ordre du ministère pendant les vacances par exemple en formation continue.
* admettre que le volontariat pourrait se transformer en obligation.
SNUipp 62
Nous refusons de collaborer à cette duperie vis-à-vis des parents et des élèves.
Inégalité des élèves face au nombre d’heure de classe.
La prise en charge des élèves en difficultés ne se fait plus par des maîtres spécialisés.
Faire croire que quelques heures pendant les vacances vont réduire l’échec scolaire.
Penser que les élèves en difficulté ont besoin de moins de vacances que les autres.
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D'autres communiqués nous sont parvenus. Ils se ressemblent tous. Ce mot d'ordre nous rappelle celui concernant l'appel à ne pas renseigner l'enquête 19. On sait ce qu'il en a coûté aux directeurs qui ont appliqué la consigne du SNUipp : une mesure de "retrait sur salaire"... que le syndicat n'a pas réussi à faire annuler... Qu'en serait-il cette fois si un directeur refusait d'entrer dans le dispositif ?
Pour être crédible, le SNUipp doit répondre à cette question avant d'engager les collègues dans un bras de fer bien incertain.