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Le blog des directeurs qui luttent pour obtenir un statut professionnel.

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Direction d’école : quoi de neuf, côté syndicats ?

SNUipp

Le 23 octobre dernier, le SNUipp a tenu ses « Etats généraux de la direction et du fonctionnement de l’école ». Annoncés en juin, ces Etats généraux ont été un fiasco complet (retrouvez nos articles en cliquant sur les liens figurant dans le message d’accueil de part et d’autre de Pinocchio). Ils se sont révélés être un tel flop que le SNUipp ne les a pas exploités du tout. Il est d’usage dans tous les syndicats de multiplier communiqués, articles, publications..., suite à un colloque, une réunion importante, des universités de travail, un congrès… Dans le cas des Etats généraux, rien ! Signe d’un malaise certain. Même le communiqué publié sur le site du SNUipp a été retiré suite au compte rendu que nous avons fait de cette parodie d’Etats généraux. Le dernier « Fenêtre sur cours » est entièrement consacré à l’université d’automne 2007 durant lesquelles les participants ont « planché sur les apprentissages, l’enfant à l’école, le métier, la maternelle, la société… ». C’est dire que le SNUipp exploite ses actions. Là encore, rien sur la direction d’école ! Le contraste est saisissant entre le compte rendu de l’université d’automne (98 pages) et l’absence de communication sur les « Etats généraux » (un bref communiqué immédiatement retiré). C’est dire l’embarras du syndicat.

Cependant, il convient de dire que dans le supplément de 4 pages au FSC n° 304, figure un article (très court) consacré aux Etats généraux. Nous le reproduisons intégralement ci-dessous.

 

DIRECTION D’ ECOLE : APPEL DES ETATS GENERAUX

Plusieurs centaines d’enseignants ont participé aux états généraux de la direction et du fonctionnement de l’école le 23 octobre à Paris à l’appel du SNUipp. Depuis 7 ans, la mobilisation se poursuit pour que soit prise en compte la complexité et l’augmentation des tâches et responsabilités des directeurs. « Le dossier nécessite la réouverture de négociations » indique l’appel lancé à l’issue de cette journée afin « d’assurer la direction et le fonctionnement de l’école de la réussite pour tous ».

Le SNUipp évoque « plusieurs centaines d’enseignants ». A la vérité, il est utile de préciser que 200 personnes environ étaient présentes à Paris le 23 octobre (« Plus de 200 collègues se sont retrouvés hier, à l'initiative du SNUipp, pour débattre du dossier "direction" et envisager les actions à mener », déclare le SNUipp 06). Il est vrai qu’à partir de 2, le pluriel s’impose… Mais, de là à dire « plusieurs centaines »…
 

 

SE-Unsa

Ce syndicat veut montrer qu’il n’est pas aux abonnés absents sur le dossier de la direction d’école. Pour ce faire, le SE-Unsa publie un article dans lequel il nous apprend qu’il poursuit la négociation pour l’amélioration des décharges pour toutes les écoles. Il égratigne, au passage, « certains syndicats qui gesticulent »… Nous reproduisons également cet article dans son intégralité.

Direction – Quelques rappels

Avant 1980, les décharges de direction étaient octroyées par rapport au nombre d’élèves de l’école. Il fallait que l’école compte au moins 300 élèves pour que le directeur bénéficie d’une demi-décharge de service et plus de 400 pour que la décharge soit complète. Toutefois, le directeur devait être en contact avec les élèves 4 heures par semaine.

En 1980, une journée de décharge est octroyée pour les écoles élémentaires de 6 à 9 classes ou maternelles de 6 à 8 classes, une demi-décharge pour les écoles élémentaires de 10 à 13 classes ou maternelles de 9 à 12 classes.

En 1987, les écoles comportant 6 classes bénéficient d’une journée de décharge par semaine. A la rentrée 2004, les écoles de 5 classes (selon les départements) obtiennent cette même décharge. Cette opération aura pris six années scolaires.

En mai 2006, le SE-Unsa signe la première étape du processus de décharge pour les écoles de moins de 5 classes. Depuis la rentrée 2006, les écoles de 4 classes bénéficient de cette journée de décharge. Les petites écoles obtiennent, elles, 2 journées de décharge en début d’année scolaire.

Le SE-Unsa continue seul (puisqu’il a été le seul à avoir signé le protocole) à négocier avec le ministre la poursuite du processus de décharge pour les écoles de 3 classes et moins, ainsi que l’amélioration des décharges pour les autres catégories d’écoles.

Certains syndicats gesticulent beaucoup et ont découvert récemment la réalité de la direction d’école. Le SE-Unsa n’a pas attendu, lui, pour se soucier du sort des directeurs d’école et faire avancer le dossier de la Direction d’Ecole.

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F
Avez-vous regardé l'émission de la 5 "C dans l'air" ? Jacques Marseille, professeur à l’université de Paris-I Sorbonne, directeur de l’Institut d’histoire économique et sociale (une "pointure"), expliquait que le problème du pouvoir d'achat pour les fonctionnaires, "c'est le nombre"..<br /> Je le cite : "1% d'augmentation dans la fonction publique, c'est un coût de 9 milliards d'euros". Il rappelait que la réforme de décentralisation a engendré environ 30 % de doublons dans l'administration en multipliant les échelons de décision dans les collectivités territoriales. Il se demandait (pour la forme...) s'il n'était pas possible de supprimer une partie de la fonction publique d'Etat là justement où les compétences ont été transférées aux départements, communes ou communautés de communes...<br /> Evidemment, ce n'est pas dans l'Education nationale qu'il faut supprimer les postes. Là, il n'y a pas de doublons. Si tous les gouvernements le font quand même, c'est parce qu'il est plus facile de s'attaquer à ce monstre qu'est l'EN plutôt qu'aux ministères soutenus par de puissants lobbys. Un exemple connu de tous et dénoncé à mots couverts par les politiques : des dizaines de milliers de fonctionnaires s'occupent d'agriculteurs de moins en moins nombreux. Mais la ruralité est puissante... et c'est le la clé de voûte de l'élection de nos parlementaires (sénateurs, conseillers régionaux et généraux).<br /> Je crois que Jacques Marseille met le doigt sur la difficulté que nous rencontrons : le nombre. Hélas pour nous !
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E
Ce qui est remarquable ce sont les avancées récentes du protocole UNSA grâce aux quelles plus rien ne semble négociable car 'tout ' aurait été donné, c'est à dire des problèmes nouveaux à gérer et une belle aumône( quelle profession aurait accepté une telle provocation ? ) pour faire court. Le contexte actuel rappelle tristement que dans ce pays, seuls les rapports de force et les médiatisations spectaculaires permettent de faire bouger le choses. Nous, nous attendons tranquillement au milieu de nos ennuis plus nombreux à chaque rentrée. Il serait temps de prendre la mesure des choses et d'exiger que ce métier soit reconnu. Les syndicats suivront.
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C
L'ironie est facile, Patrick. Mais tu imagines facilement, je pense, la difficulté actuellement de négocier sur le sujet. Ne crois pas qu'il suffise de claquer des doigts pour que tout arrive tout cuit. Non, c'est très complexe. Le problème vient en premier lieu de Robien qui n'a pas respecté sa parole. Il a fait traîner en longueur les discussions jusqu'aux élections et il s'est débarrassé du bébé. Et, depuis, les priorités ne sont plus les mêmes avec Darcos.
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V
"On avance, on avance..." pourrait chanter le SE-Unsa... Oui, mais à quel rythme !!! <br /> Quand on voit ce qui s'est passé de 1980 à 2007, on a compris qu'il faudra encore une génération de directeurs avant que les conditions d'exercice du métier deviennent (peut-être) enfin acceptables ! <br /> Dormez tranquilles, braves collègues directeurs, le SE-Unsa négocie la poursuite du processus de décharge...
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