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Le blog des directeurs qui luttent pour obtenir un statut professionnel.

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Document d'orientation proposé par le ministère

Xavier Darcos publie le cahier des charges de sa réforme de l'école primaire. Nous le reproduisons dans son intégralité.

Document d’orientation
Propositions du Ministre de l’éducation nationale, soumises à discussion, pour définir un nouvel horizon pour l’école primaire


 

Donner à chaque enfant les clés du savoir et les repères de la société dans laquelle il grandit est la première exigence de la République et l’unique ambition de l’école primaire.

 

Avec l’unification et l’allongement des parcours scolaires, la spécificité de l’école primaire s’est estompée. Elle a cessé d’incarner à elle seule l’idéal scolaire. Mais son rôle n’en est pas moins devenu déterminant dans la réussite scolaire des élèves jusqu’au terme de la scolarité obligatoire, et même au-delà. L’école primaire n’est pas une simple étape de la scolarité : c’est la clé du succès de toutes les autres.

 

C’est à l’aune de ce constat qu’il convient de tracer un nouvel horizon pour l’école primaire. Elle doit permettre à chaque élève d’acquérir le socle commun de connaissances et de compétences déterminé par la loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’Ecole du 23 avril 2005, et qui constitue un ensemble incontournable pour obtenir ensuite une qualification professionnelle ou poursuivre des études supérieures..

 

Il est donc nécessaire de réaffirmer avec force les objectifs centraux et les contenus d’enseignement de l’Ecole primaire, d’en mesurer et d’en connaître les progrès et les réussites, de permettre à cet immense réseau d’instruction et d’éducation de s’organiser au plus près des besoins des enfants et des familles et, enfin, de permettre des investissements de long terme pour l’amélioration de la qualité de son service.

 

1°) Redéfinir les objectifs de l’école primaire :

 

1-1 L’école primaire est la première étape de la scolarité obligatoire : sa mission centrale est de préparer tous les élèves à réussir leurs études au collège. Or aujourd’hui, comme l’a récemment noté le Haut Conseil de l’Education, 15% des élèves quittent l’enseignement primaire en situation d’échec lourd.

 

La première étape de cette nouvelle ambition sera de diviser par trois, d’ici la fin de cette mandature, le nombre d’élèves en situation d’échec lourd. C’est le premier objectif de ce projet pour l’Ecole primaire.

 

1-2 Pour cela, nous devons nous attacher à faire diminuer significativement le taux de redoublement à l’école primaire. Aujourd’hui, 18% d’une classe d’âge a redoublé au moins une fois pendant le cycle élémentaire. Or nous savons que le redoublement précoce n’a aucun impact positif sur la poursuite de la scolarité d’un élève.

 

Cette priorité est d’autant plus forte que le redoublement varie fortement selon l’origine sociale des élèves. 3% des enfants d’enseignants et 7% d’enfants de cadres ont redoublé au moins une fois à l’école primaire, contre 20% des enfants d’ouvriers et employés et 41% d’enfants de ménages inactifs.

 

La réussite scolaire ne doit plus être la conséquence des inégalités sociales. C’est le rôle de l’Ecole de mettre fin à cette disparité. Pour cela, en investissant sur ceux qui en ont le plus besoin, dans 5 ans, la proportion d’élève ayant redoublé une fois à l’école primaire devra diminuer et être inférieure à 10 %, quelle que soit l’origine socioprofessionnelle des familles lorsque ce n’est pas déjà le cas aujourd’hui.

 

1-3 Enfin, il faut distinguer plus clairement les deux temps de l’école : le temps de la transmission des savoirs au service de l’acquisition par tous les élèves des apprentissages fondamentaux et le temps de l’accompagnement éducatif. L’école reçoit de nombreuses sollicitations qui, pour avoir un intérêt éducatif global, empiètent par trop sur le temps qui doit être consacré aux apprentissages fondamentaux.

 

2°) Donner à l’école des programmes et des horaires recentrés sur des objectifs clarifiés :

 

Les programmes scolaires doivent pouvoir être lus et compris de tous. Ce n’est pas le cas des programmes actuels dont la dernière révision pour intégrer le socle commun de connaissances et de compétences est jugée peu satisfaisante.

 

2-1 Les nouveaux programmes devront respecter un cahier des charges précis : ils devront intégrer le socle commun de connaissances et de compétences. Ils fixeront les contenus à enseigner pour chaque année scolaire dans le cadre des cycles. Clairs sur les objectifs à atteindre, compréhensibles par tous, ils ne comporteront pas d’injonction propre à limiter la liberté pédagogique du maître garantie par la loi.

 

La répartition des enseignements doit donc se faire à partir de blocs horaires qui donneront une priorité absolue à l’apprentissage de la langue française tout au long de la scolarité primaire. Ces blocs horaires pourront se décliner avec des variantes selon les années de la scolarité. 24 heures hebdomadaires pleinement utilisées, sans détours inutiles, permettent d’enseigner à un élève de l’école primaire tout ce qui lui est indispensable pour réussir au collège.

 

2-3 Parce qu’ils ne doivent pas être réservés aux seuls experts, les programmes d’enseignement du primaire seront soumis à l’avis de la commission des Affaires culturelles, familiales et sociales de l’Assemblée nationale et de la commission des Affaires culturelles du Sénat.

 

3°) Construire des outils fiables pour l’évaluation régulière des acquis des élèves :

 

3-1 Dans chaque classe l’évaluation des élèves est assurée tout au long de l’année par le professeur. Elle relève de sa responsabilité, et sert à repérer le degré de maîtrise des savoirs et des compétences, mais aussi les difficultés de compréhension et d’apprentissage.

 

Elle sera régulière et systématiquement communiquée aux familles, en les informant des réponses prévues pour remédier aux difficultés.

 

3-2 Les professeurs des écoles auront accès à de nouveaux outils d’évaluation diffusés sur la banque nationale qui sera notablement renforcée.

 

3-3 Il faut également se donner les moyens de connaître et de faire connaître quels sont les acquis des écoliers français à des moments clefs de leur scolarité, notamment par rapport aux pays comparables. C’est pourquoi seront créées deux évaluations nationales témoins qui serviront à mesurer les acquis des élèves au CE1 et au CM2.

 

Ces évaluations seront conçues par rapport aux paliers du socle commun. Elles seront construites à partir des connaissances et des compétences légitimement attendues à ces niveaux de la scolarité. Le résultat de ces évaluations sera communiqué aux familles.

 

Elles seront menées au milieu de l’année scolaire afin que les professeurs des écoles aient le temps nécessaires pour organiser leur enseignement. Leurs constats seront rendus publics et permettront d’apprécier l’évolution de la réussite du système éducatif. Pour les élèves de CM2, il ne s’agira en aucun cas d’un examen d’entrée en 6ème. L’horizon de l’école primaire, c’est le brevet des collèges puis l’accès au baccalauréat, pas le retour au certificat d’études primaires.

 

3-4 Le niveau obtenu lors de ces évaluations mais surtout les progrès accomplis par les élèves et mesurés par ces évaluations constitueront le véritable indice de réussite de la politique scolaire. Les bonnes pratiques qui aboutissent aux meilleurs résultats seront valorisées et mutualisées.

 

4°) Evaluer autrement les professeurs des écoles :

 

4-1 Il faut changer de logique et, d’abord, faire confiance aux maîtres pour mettre en oeuvre les choix pédagogiques qu’ils estiment les meilleurs. Ce qu’on appelle la liberté pédagogique n’est pas un vain mot. Elle est inscrite dans la loi. Cette liberté implique une responsabilité car, en matière pédagogique, tout choix a des conséquences sur l’apprentissage des élèves.

 

4-2 L’évaluation des professeurs des écoles doit être redéfinie : pour ne plus s’attacher seulement à la méthode pédagogique de l’enseignant mais intégrer les progrès des élèves.

 

4-3 L’évaluation des enseignants du 1er degré sera plus fréquente et régulière. L’inspecteur de l’Education Nationale sera responsable de la mise en oeuvre des objectifs nationaux.

 

L’évaluation et la réussite des personnels enseignants de sa circonscription constitueront ses objectifs prioritaires.

 

4-4 En cas de difficultés professionnelles avérées ou de besoin de perfectionnement, le professeur des écoles bénéficiera d’une formation professionnelle adaptée.

 

5°) Consacrer un temps de travail adapté à chaque élève en difficulté :

 

L’école primaire française, dans sa configuration actuelle, ne parvient plus à assurer la réussite de tous les élèves. Le nombre d’élèves en très grande difficulté reste désespérément stable autour de 15 % des élèves et notre position relative dans les enquêtes internationales a même tendance à se dégrader comme le montreront les prochains résultats de l’enquête PIRLS. C’est un très sérieux sujet de préoccupation qui doit conduire à de nouvelles solutions.

 

5-1 La création de la semaine scolaire de 24 heures permet, pour la première fois, d’instituer une aide personnalisée pour chaque élève en difficulté sur un temps spécifique de deux heures hebdomadaires. Cette aide vise la réussite scolaire. Ce temps sera inclus dans les horaires de service des professeurs des écoles.

 

5-2 Le traitement de la difficulté scolaire comprendra plusieurs étapes successives. Pour commencer, les difficultés repérées par le professeur sont d’abord traitées dans le cadre de la classe.

 

Si elles sont plus lourdes, elles donneront lieu à une prise en charge complémentaire grâce aux deux heures dégagées, en accord avec la famille.

 

5-3 L’accueil se fera par petits groupes, en dehors des horaires de classe collective.

 

Comparées au nombre moyen d’heures de cours supplémentaires assurées par des entreprises privées hors du temps scolaire, les deux heures hebdomadaires qui seront dégagées apparaissent comme un progrès indiscutable. La relation qui sera alors établie entre le professeur et l’élève ne sera pas comparable à un enseignement en classe habituelle : la réussite scolaire passe nécessairement par cette attention particulière aux problèmes de chacun.

 

5-4 L’organisation de ce temps de réussite scolaire doit se concevoir en laissant toute sa place à l’autonomie et à la responsabilité des équipes mais également en évaluant les résultats obtenus et les progrès accomplis par les élèves.

 

5-5 Dans les cas où ces remédiations n’auront pas suffi, il sera proposé à tous les élèves présentant en fin d’école primaire de grandes difficultés dans la maîtrise du langage, de la lecture ou de l’écriture, un stage de remise à niveau entre la fin du CM1 et le commencement de la scolarité au collège. Ces stages pourront se dérouler pendant les vacances et seront assurés par des enseignants volontaires qui recevront une rémunération complémentaire à cette fin. Ces séquences doivent permettre à l’élève d’entrer au collège avec les connaissances essentielles dans les domaines du langage, de la lecture et de l’écrit.

 

5-6 Dans les écoles enfin, la difficulté scolaire est la plus récurrente, le principe « plus de maîtres que de classes » pourra être retenu et la relation avec les familles renforcée.

 

6°) Renouveler les missions de l’école maternelle :

 

6-1 Les missions de l’école maternelle seront redéfinies en fonction des âges d’accueil.

 

L’école maternelle française résulte de choix historiques spécifiques à notre pays. A la fonction de garde du 19ème siècle s’est ajoutée une fonction éducatrice, enfin l’école maternelle est devenue un lieu d’apprentissage.

 

L’école maternelle doit jouer tout son rôle dans la réussite scolaire. Il n’est pas envisageable qu’elle soit réduite à une fonction de garde pour de très jeunes enfants qui ne retirent aucun bénéfice mesurable d’une scolarisation trop précoce. Aussi, dans les domaines de l’apprentissage du langage, du développement physique et de l’autonomie, une véritable progressivité sera mise en oeuvre de la Petite section à la Grande section, en fonction des besoins de chaque enfant.

 

6-2 Il faut donner à l’école maternelle un programme qui respecte mieux sa spécificité en matière pédagogique et, comme pour l’école élémentaire, un programme compréhensible par tous. C’est à l’école maternelle que les enfants deviennent des écoliers. Ils apprennent les règles de vie collective, font une première découverte du monde qui les entoure et acquièrent une première maîtrise organisée de la langue parlée et écrite. Ce programme s’attachera notamment à mieux définir les objectifs de la Grande section d’école maternelle et ainsi son rôle dans la scolarité.

 

6-3 Enfin la formation des personnels enseignants en maternelle doit être renforcée. Il faut donc que, dans le cadre de la formation initiale, lors des deux premières années d’exercice, mais aussi en formation continue, de véritables modules de formation consacrés à l’école maternelle soient proposés. Ils permettront aux nouveaux professeurs des écoles de se doter des outils nécessaires à l’exercice de leur métier.

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M
Une différence d'analyse cependant: pour certains syndicats ( pas tous) les postions sont les suivantes:<br /> le statut non hierarchique: sympa peut-être mais impossible donc on laisse tomber.<br /> le statut hierarchique: c'est non à cause de la " culture" du primaire.<br /> Alors pas de statut du tout et on continue avec trucs et bouts de ficelle.<br /> On aura donc: des coordinateurs EPEP TRES hiérarchiques, des fantômes de dirlos ( probablement jeunes sortants d'Iufm) dans les écoles.<br /> Si les syndicats comptent sur la grogne que cela peut entrainer pour se refaire une santé, le pari me semble risqué.<br /> J'aurai préféré une vraie réflexion commune sur le SNH, et même un SH ( sachant que l'histoire de la notation administrative est vraiment symbolique et indolore pour les collègues) alors que l'organisation EPEP risque VRAIMENT de pulvériser la fameuse " culture" du primaire que l'on dit vouloir défendre!
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C
Merlin, si tu es opposé au statut hiérarchique, alors tu es proche de nos positions. La différence, c'est que tu crois possible que soit institué un statut non hiérarchique. Nous, nous pensons que c'est un leurre. Sinon, pour le reste on a les mêmes envies de défendre la fonction et comme toi, nous disons qu'elle doit être aidée et mieux rétribuée.
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M
Défendre les directeurs, c\\\'est refuser qu\\\'ils soient virés par un IA sans justification, c\\\'est aussi vouloir que ces gens qui donnent beaucoup ( trop?) à l\\\'école aient un réel profil de carrière qui reconnaisse leurs compétences; défendre les directeurs ce n\\\'est pas leur donner 30 euros et un EVS.<br /> Le statut hierarchique? Je suis contre car je ne vois pas ce que ça apporterait à notre fonction. Certains adjoints sont pour, préférant être évalués par une personne de proximité sachant réellement comment ils travaillent.<br />   Objectivement, si la note administrative est calquée sur celle des collèges, elle sera symbolqie et ne changera rien dans le fonctionnement des écoles. C\\\'est un épouvantail bien pratique.<br /> Les adjoints ne connaissent certainement pas la " tradition " du primaire car nombreux sont ceux qui seraient bien contents d\\\'avoir un dirlo déchargé, disponible, ayant l\\\'autorité de les représenter face aux élus, et pouvant les défendre face aux parents. Un vrai dirlo dans l\\\'école n\\\'a pas que du mauvais... il y a surtout du bon!
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C
Je l'ai déjà dit, je n'exerce aucune responsabilité au SE. Je ne suis qu'un adhérent de base. Ceci dit, le SE défend les directeurs. Contrairement au "grand rival", il n'est pas favorable à un conseil des maîtres décisionnaire. Ni à une "direction collégiale", comme tu le pensais. Simplement, il refuse un statut particulier de direction d'école. Pour plusieurs raisons. La tradition du primaire, bien sûr. Mais, la raison essentielle, c'est que nous pensons qu'un statut de directeur ne peut être que hiérarchique. Attention, il ne s'agit pas d'un simple statut de reconnaissance comme pour un emploi spécifique tel que psychologue ou autre. On parle d'un statut de directeur. Directeur, diriger... Ce n'est pas anodin. Pour cette fonction.là, un statut non hiérarchique, ça n'a pas de sens. Donc, on mettrait le doigt dans un engrenage terrible dont on ne serait plus maître.<br /> Néanmoins, lutter pour de meilleures conditions de travail (décharges, moyens humains et matériels, véritables indemnités récompensant un travail spécifique et lourd...), alors oui, bien évidemment. Tout cela permettrait de reconnaître à sa juste valeur le travail que nous réalisons, toi et moi.
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M
Je me trompe peut-être : est-ce à dire que le SE reconnait le dirlo de base comme une autorité responsable de l'école, ayant des reponsabilités propres nécessitant des compétences particulières ? Pourquoi alors le SE ne milite-t-il pas pour un statut reconnaissant ce rôle central et déterminant dans le fonctionnement de l'établissement? Ne serait-ce pas justice? Les adjoints ayant un dirlo déchargé complétement dans les écoles de 8 classes et plus ne seraient-ils pas satisfaits d'avoir quelqu'un ayant du temps pour faire tout le boulot que réclame une école au quotidien ? Pourquoi le mot " statut" est-il un " gros" mot syndicalement parlant ?
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C
Je pense que tu confonds le SE-Unsa avec la minorité "ensemble/PSL" du SNUipp. Cette minorité milite pour un syndicalisme de lutte et se prononce pour une direction collégiale des écoles.<br /> A ce propos, je te rappelle une discussion vive entre le SE et les autres syndicats dans une intersyndicale du 14/12/2005. Le SE voulait dénoncer la "direction collégiale". Le SNuipp répliquant que sa revendication exacte était "le pouvoir du conseil des maîtres".<br /> Voici un extrait du compte rendu :<br /> Le SNUipp avance l’idée de mettre sur pied à l’issue de ces réunions un comité de liaison composé des organisations syndicales et de directeurs désignés dans chaque circonscription comme porte-parole de leurs collègues, l’objectif étant de disposer ainsi d’un cadre permanent de réflexions, d’échanges et d’initiatives, les réunions du 28 janvier n’étant pas une fin en soi.<br /> Pas de réactions des autres organisations (ni favorables, ni défavorables). <br /> C’est à ce moment précis de la discussion que les représentants du SE nous font part d’une proposition de phrase sur la responsabilité du directeur, nous présentant celle-ci comme un mandat impératif de leur bureau départemental. Cette phrase dont nous n’avons pas eu copie dit en substance que « la réglementation définit la responsabilité individuelle du directeur » et  dénonce «  la direction collégiale comme une idée utopique ». <br /> Au vu des échanges récents de mails entre directeurs, où cette question de la conception de la direction n’est pas apparue comme une préoccupation, les représentants des autres syndicats s’étonnent de cette demande et ne voient pas trop l’intérêt et l’utilité de faire apparaître dans un texte unitaire une conception de la direction d’école qui ne fait pas l’unanimité. Le SNUipp pour sa part, pour qui la direction collégiale n’est pas une des revendications, mais qui souhaite cependant que la réflexion sur la direction pose le problème des pouvoirs du Conseil des maîtres, exprime son désaccord avec le fait d’intégrer une telle phrase dans un texte commun. Si cette question vient en discussion dans les réunions à venir, chaque organisation pourra défendre son point de vue sur le sujet.<br /> Les représentants de SUD Education et du SGEN-CFDT expriment aussi leur désaccord avec le contenu de cette phrase. Le SE nous dit alors que si cette phrase n’est pas intégrée au texte, ils ne le signeront pas, car c’est le mandat de leur bureau départemental. Dans un souci de parvenir à un compromis, Denis Labro propose deux modifications : ajouter le mot « aujourd’hui » au début de la phrase, les choses n’étant pas figées à tout jamais en matière de réglementation sur la responsabilité du directeur. La deuxième modification : remplacer le mot utopique par les mots « non pertinente » à propos de la direction collégiale. Refus du SE.<br /> Philippe Deumié demande au SE s’il n’est pas possible que leur bureau  se réunisse dans les meilleurs délais pour se prononcer sur les deux amendements proposés. Pas possible avant janvier, est-il répondu.<br /> La réunion se termine ainsi, aucun texte commun ne pouvant être adopté avant les vacances.
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M
Toutes mes excuses pour cet amalgame:<br /> le Snuipp c'est le Conseil des Maîtres décisionnaire<br /> Le SE , lui, parle plutôt de " direction collégiale" il me semble, et je te remercie de bien vouloir m'expliquer la différence car elle m'échappe un peu.
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C
Les négociations vont commencer entre le ministre et les 3 syndicats qui ont signé le protocole de discussion (SNUipp, Sgen et SE). <br /> Merlin, le SE n'a pas vocation à accepter le conseil des maîtres décisionnaire. Cette revendication, il ne l'a fait pas sienne.
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M
Non , pas oubliés! laissés de côté!<br /> Rassures-toi, on saura penser à eux pour assurer avec rien du tout la mise en place de toutes ces grandes mesures !<br /> Les syndicats applaudiront même des deux mains si on les assure que le Conseil des Maîtres sera décisionnaire et que  le dirlo fera le boulot ! ( ça ne coûte rien à l'Etat ).
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L
Quid des directeurs (trices) dans ce nouveau document, une fois de plus ils sont les oubliés!
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E
Ces propositions sont intéressantes mais je regrette que Monsieur le Ministre n'évoque pas le fonctionnement de l'école par le biais du directeur. Quand l'école deviendra-t-elle un établissement autonome au niveau de sa gestion?<br /> Un directeur d'école 10 classes
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