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Le blog des directeurs qui luttent pour obtenir un statut professionnel.

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De nouveaux soutiens de parlementaires...

Trois députés supplémentaires ont alerté le ministre de l'Education nationale des difficultés rencontrées par les directeurs d'école et lui ont rappelé la nécessité de reconnaître ce métier par un véritable statut spécifique.

Ces élus sont :

Abelin Jean-Pierre (NC) – Vienne 17/07/2007 
Martin Philippe-Armand (UMP) – Marne 17/07/2007 
Hollande François (SRC) – Corrèze     14/08/2007

A noter que Jean-Pierre Abelin est un "récidiviste " en la matière. Nous publions donc, ci-dessous, les questions écrites des 2 autres députés.

M. Philippe-Armand Martin (Marne) attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur la situation des enseignants du primaire assumant la fonction de directeur d'école qui souhaiteraient voir leur fonction mieux définie et valorisée par la création d'un statut de directeur d'école. Cette fonction est, à l'heure actuelle, considérée par les instituteurs comme peu attrayante. Les candidats à ce poste ne sont pas tellement nombreux, en raison du stress et des lourdes responsabilités, notamment pénales, que cette fonction comporte. Ce statut de directeur permettrait de prendre en compte la spécificité de leur métier, en le définissant précisément, et en lui octroyant des compensations : une augmentation de salaire significative, un temps de décharge de leur tâche d'enseignement plus important pour se consacrer à leurs tâches administratives, la mise à disposition de personnels administratifs qualifiés. Une réforme de l'éducation nationale sur ce point est urgente pour prendre en compte le malaise de ces enseignants. Aussi certains enseignants assumant la fonction de directeur d'école sont aujourd'hui en grève administrative et font l'objet de sanctions de la part de leur académie qui consistent en des retenues de salaire de l'ordre de 1/30. Cette mesure est injuste puisqu'elle n'est appliquée que par certaines académies, dont celle de Champagne-Ardenne. En conséquence, il lui demande de bien vouloir d'une part lui indiquer s'il est dans les intentions du Gouvernement de mettre en oeuvre un véritable statut de directeurs d'école et d'autre part, pour remédier à cette inégalité de traitement entre académies, s'il ne serait pas souhaitable de procéder à la levée immédiate de la retenue sur salaire.

   

 

M. François Hollande appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur les difficultés récurrentes rencontrées par les directeurs d'écoles. Entre 4 000 et 5 000 écoles sont dépourvues d'un directeur. Par ailleurs, nombre d'entre eux débutent leur carrière d'enseignant et, malgré leur bonne volonté et leur talent, l'investissement dans les deux fonctions est trop important du fait du manque d'expérience. Cette pénurie est évidemment due au manque d'attractivité de cette fonction, en raison d'une absence de reconnaissance. Or ce malaise existe depuis de nombreuses années, et le protocole d'accord signé en 2006 n'a pas eu les effets escomptés par le Gouvernement. En effet la grève administrative a perduré au-delà de la décision de retenir des sommes importantes et injustes sur salaire, alors que l'indemnité de direction n'augmentait que très faiblement. Aussi des mesures prenant en compte le malaise de ces enseignants est urgente. Il est indispensable de reconnaître la spécificité de ce métier essentiel dans la vie de l'école, en instaurant un réel statut de directeur. Il lui demande donc, dans le souci de répondre des situations nombreuses très difficiles, de bien vouloir l'informer de ce que le Gouvernement envisage de mettre en oeuvre dans ce domaine.

 

Xavier Darcos a répondu à François Hollande le 18/09/2007. Voici la réponse du ministre au Premier Secrétaire du Parti Socialiste :

 

Le protocole de mesures pour les directeurs d'école du 10 mai 2006 a permis d'améliorer les conditions d'exercice des directeurs d'école. Le régime de décharge de service a ainsi été renforcé afin de ménager davantage de temps pour l'accomplissement des fonctions de direction. Le seuil permettant de bénéficier d'une décharge a été abaissé de 5 à 4 classes dans les écoles maternelles comme dans les écoles primaires, le service d'enseignement des directeurs concernés étant diminué d'une durée équivalant à trente-six jours par année scolaire. Il est en outre donné instruction aux services déconcentrés d'accorder une attention particulière aux décharges des directeurs des écoles de l'éducation prioritaire, en accordant en cas de besoin une bonification à celles des réseaux ambition réussite. En outre, une décharge dite de « rentrée scolaire » de deux jours fractionnables est instituée pour les directeurs d'école non déchargés, dans les quinze premiers jours de la rentrée scolaire. Par ailleurs, les directeurs d'école peuvent bénéficier de la collaboration d'un emploi vie scolaire pour l'exécution des tâches administratives. Le nombre de ces personnels, recrutés par contrat d'avenir ou contrat d'accompagnement dans l'emploi, dépassait ainsi 24 000 à la fin de l'année scolaire 2006-2007. Le ministère de l'éducation nationale poursuit cette mesure d'assistance administrative aux directeurs, en prévoyant le renouvellement de la totalité des emplois venant à échéance. Enfin, la charge de travail inhérente à ces fonctions est également reconnue sur le plan financier : les quelque 52 000 directeurs d'école avaient d'ores et déjà bénéficié d'une augmentation de 20 % de leur indemnité de sujétion spéciale (ISS) en vertu de l'arrêté du 24 août 2006 fixant les taux annuels de l'indemnité de sujétions spéciales attribuée aux directeurs d'école et d'établissement spécialisé. L'ISS était ainsi passée de 925 euros à 1 110,5 euros dans les écoles situées hors des zones d'éducation prioritaire et de 1 111 euros à 1 333 euros dans les écoles situées en zone d'éducation prioritaire. Cette revalorisation a été doublée dès le 1er janvier 2007. Pour 2007, l'indemnité s'établit donc à 1 295 euros (1 554 euros en éducation prioritaire).

 

Le ministre se contente d'énumèrer les "avancées engrangées" suite au protocole signé par son prédécesseur et le SE-Unsa.

 

Vous pouvez consulter la liste des parlementaires favorables à un statut de directeur en cliquant dans le module "soutiens" situé dans la colonne de gauche.

 

 

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M
Lorsqu'il faut des toubibs dans un hôpital, on ne demande pas à l'infirmière de faire le boulot du médecin ? on recrute un médecin.<br />   Lorsqu'il y a un poste vacant dans un collège, on ne demande pas au prof d'arts plastiques ( ou autre) de faire le boulot du principal ? on recrute un principal qui pourtant est payé plus que le prof et le médecin est payé plus que l'infirmière...<br />   alors dans les écoles pourquoi on se contente de faire gérer l'établissement par un instit-pas-tout-à-fait-comme-les-autres mais payé autant? <br />  Il s'agit de la simple reconnaissance de compétences particulières et de travail supplémentaire: il serait bon que tout le monde tienne le même discours et alors on pourrait avancer.<br />   Tous nos problèmes viennent de ce que cetains syndicats tirent vers le bas ( en récompense ils sont reçus et cités en exemple par le MEN, mais est-ce leur rôle?)
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H
"Je me dis qu'heureusement que nous avons obtenu ces quelques améliorations en mai 2006 (1/4 de décharge pour la 4 classes, 2 jours pour les 1 à 3 classes en début d'année, les EVS, la revalorisation de l'ISS) sinon..."Heureusement donc qu'un syndicat a eu l'excellente idée, avant tous les autres, de signer un protocole avec le MEN sinon, on serait vraiment dans la .... jusqu'au cou ! Gloire et grâces lui soient rendues !Et heureusement que nous vivons une crise financière sans laquelle nous obtiendrions des gratifications salariales absolument inconsidérées !Finalement, comme le disait ce cher vieux Pangloss : " Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles."
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C
D'accord avec Merlin. On est une fois de plus les sacrifiés du système. Cadeau fiscal, suppression de postes de fonctionnaires, tout est fait en dépit du bon sens. Le nombre de fonctionnaires pèse sur les finances publiques, nous répète-t-on. C'est vrai mais les études sont assez nombreuses pour montrer que c'est surtout la fonction publique territoriale qui est pléthorique. Tous les élus le savent. C'est là qu'il faut faire des coupes sombres. Durant la campagne présidentielle, on l'a entendu : de nouveaux échelons administratifs ont été créés (intercommunalité avec les communautés de communes, les communautés urbaines...). On n'a transféré des compétences (des communes vers les commumautés de communes, par exemple). On n'a jamais supprimé les postes de fonctionnaires qui avaient en charge le travail transféré.<br /> Or c'est là  qu'on peut faire des économies. Mais, il y a un hic ! L'Etat n'a pas prise sur les postes de la fonction publique territoriale. Il existe plein de doublons de la commune aux conseils généraux et régionaux. Qui va les dénoncer ? Les parlementaires ? Mais c'est leur socle électoral. Résultat, on "taille" là où c'est plus facile : les postes d'enseignants. Personne pour les défendre. Les syndicats sont inexistants, on le voit bien tous les jours. <br /> Si on faisait les économies là où il faudrait les faire, il y aurait suffisamment de latitude pour trouver les postes nécessaires à l'amélioration des conditions de travail des directeurs. Mais comme on ne le fait pas, je crains fort que la conclusion de Froment se révèle juste.
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C
Froment fait une analyse très lucide de la situation financière de notre pays. Je pense comme lui qu'on n'a rien à espérer en ces temps difficiles. Le gouvernement se débat dans tant de difficultés que les "nantis" que nous sommes...<br /> Je me dis qu'heureusement que nous avons obtenu ces quelques améliorations en mai 2006 (1/4 de décharge pour la 4 classes, 2 jours pour les 1 à 3 classes en début d'année, les EVS, la revalorisation de l'ISS) sinon... Je sais, ça n'est pas suffisant mais aurait-on encore "autant" en ce moment ? Je crois que c'est par petites touches successives que nous continuerons d'améliorer nos conditions de travail. Comme vous tous ici, je trouve que c'est trop peu, pas assez rapide...etc, mais je rejoins Froment pour penser que ça ne sera pas possible autrement et je le déplore.
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F
"Militant syndical" ? certainement pas ! "Doux naïf", je ne pense pas. D'accord avec toi pour dénoncer le "cadeau fiscal" de 15 ME. Encore qu'il faudrait prendre le temps de détailler l'ensemble des mesures qui le composent pour atténuer les propos qui laissent croire qu'il ne profite qu'aux "riches" (Alain Duhamel, ce soir, sur RTL).<br /> Pleinement d'accord avec toi pour dénoncer notre salaire de misère indigne de notre travail.<br /> Pas d'accord pour me livrer à une sorte de comparaison jalouse avec d'autres professions. J'entends souvent "quand on veut trouver des sous, on en trouve". Et c'est vrai. Mais à quel prix ? Qui ne voit qu'on accumule la dette qu'on laissera à nos enfants ? <br /> La situation est vraiment détériorée, on ne peut pas le nier. Je suis très pessimiste sur la faisabilité de la création d'un statut auquel j'aspire comme la plupart des collègues. Mais... je n'y crois pas. Et je suis même persuadé que François Hollande qui réclame un statut pour les directeurs, ne le mettrait pas en place s'il était au pouvoir. On n'a entendu personne, à droite comme à gauche, défendre cette proposition durant la campagne présidentielle. Parce que chacun sait bien que c'est une mesure qui coûte très cher et que nous n'en avons pas les moyens actuellement. Et j'ajouterais... pour longtemps.
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M
Allons Froment: militant syndical ou doux naîf?<br />   Le " cadeau fiscal" combien ? Les " rattrapages" pour les toubibs , combien ? ( pourtant , ils ne font pas vraiment partie des catégories économiquement faibles), les " régimes particuliers " de nos élus , combien ? un porte-avions, combien ? un kilomètre d'autoroute rendu à une société privée , combien ? une entreprise bénéficiaire " donnée" à des actionnaires , combien ? la rémunération des commissaires de police, crs, militaires de tous poils et de tous grades, assez nombreux eux aussi, combien par rapport à notre salaire de pédago ?<br /> J'ai connu l'époque où les camarades comme toi nous disaient lorsque l'on râlait ( déjà) après des salaires de misère, " taisez-vous, le metallo gagne moins que vous"....he oui, mais le metallo n'était pas plus heureux, nous pas plus riches et d'autres profitaient des " cadeaux" de l'Etat soi-disant en faillite! douce ( mais coupable) naïveté!
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F
La réponse de Darcos ressemble à s'y méprendre à celles que faisait son prédécesseur. Est-ce le hasard si Darcos et de Robien disent la même chose ? En fait, leur réponse est dictée par une triste réalité que j'ai évoquée il y a peu : les finances de la France sont dans un état catastrophique ! Qu'a dit Fillon ? "je suis à la tête d'un Etat en situation de faillite". Il s'est repris en disant que ce n'était qu'une image. Peut-être, mais elle est révélatrice. La sécu est en déficit de près de 12 milliards d'euros cette année. Nos voisins européens nous critiquent et doutent de nos capacités à remonter la pente. <br /> Même si le gouvernement le souhaitait, il ne pourrait rien faire pour nous et ce, pour plusieurs raisons : nous sommes très nombreux (plus de 50 000), trop éparpillés, trop différents (de la classe unique aux gros bahuts). Le retard accumulé en termes de salaire, moyens, indemnités est tel qu'un gros effort s'impose pour qu'il soit significatif. Or, la situation financière du pays ne le permet pas.<br /> Il est actuellement complètement improbable que nous obtenions satisfaction sur la question du statut car le statut s'accompagnerait de dépenses qu'aucun gouvernement ne peut se permettre. Non pas pour augmenter le régime indemnitaire ou financer le coût salarial d'un telle mesure, non, le statut souhaité nécessite la création de milliers de postes pour accorder des décharges et des moyens administratifs. Or, c'est tout le contraire que nous subissons : des milliers de suppressions effectives et autant, sinon plus, à venir. Le gouvernement n'en fait d'ailleurs pas mystère : il supprime des postes de fonctionnaires pour alléger les dépenses publiques. Alors, espérer qu'il en crée pour venir en aide aux malheureux directeurs d'école, c'est INIMAGINABLE. Hélas, hélas, hélas...
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H
Cela n'est même pas imaginable Merlin ! car sur le champ, une foultitude de gens bien intentionnés viendraient au secours des Principaux de collège rétrogradés ainsi de façon honteuse, discriminatoire, totalement indigne d'une démocratie !En revanche, que dans cette même démocratie, des esclaves triment quotidiennement avec des journées de 12 h (au moins !) de travail, auxquelles il convient d'ajouter des mercredis et souvent des samedis de travail supplémentaires (car bon sang, ces corrections que je n'ai pu faire durant la semaine, trop occupé comme je l'étais à faire 80 % de direction et 20 % de classe, il faut bien en venir à bout, et ignominieusement, elles s'accumulent et me narguent !), que des charges supplémentaires se multiplient sur leur dos sans que visiblement nul ne s'en émeuve, que des responsabilités sans cesse croissantes leur soient confiées et à eux seuls, bref que ce métèque supporte tout, tout seul, apparaît dans l'ordre de la plus pure logique !Messieurs les Politiciens, il y a vraiment quelque chose de pourri dans notre démocratie !
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M
Il y a loin entre la réalité du terrain et la répponse quasi paradisiaque de Darcos!<br /> N'omettons pas de le signaler à ces parlementaires qui ont bien voulu se pencher sur notre misérable condition.<br /> Toute notre misère vient de là d'ailleurs: personne ne connait vraiment l'étendue de nos missions , les moyens financiers et en terme de décharge que nous avons pour les accomplir ainsi que la précarité due à l'absence de statut qui caractérise la fonction de dirlo.<br />   Imaginons un principal de collège moyen ne serait-ce que sans secrétaire , sans adjoint, sans statut !! ( et je n'évoque même pas la charge de classe!)
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