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Le blog des directeurs qui luttent pour obtenir un statut professionnel.

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SNUipp - "Direction : une question à régler"

Dans le "Fenêtres sur cours" n° 301 du 10 septembre 2007, le SNUipp consacre une double page au problème de la direction d'école. Une fois n'est pas coutume...

Les deux pages sont essentiellement dédiées à relater l'expérience d'une directrice de l'Hérault, totalement déchargée. Le SNUipp y décrit un "exemple concret d'une fonction surchargée"... Le SNUipp nous avait habitués à employer des vocables synonymes pour parler des directeurs (collègue chargé de direction, l'école, la direction, le responsable d'école...). Voilà une nouvelle notion qui assimile le directeur et sa fonction, cette dernière étant "surchargée"... La voilà, la cause des problèmes des directeurs d'école : ils exercent une "fonction surchargée"...

 

Dans cet article, beaucoup de directeurs pourront se reconnaître dans la description qui est faite des multiples activités de la journée d'un directeur. Néanmoins, le SNUipp n'a pas choisi un exemple "au hasard"... Pour illustrer son article, Daniel Labaquère a mis en scène une directrice en phase avec LE syndicat dont elle partage les idées. Ainsi, peut-on lire :

"Françoise est contre le statut de directeur. Elle refuse d'être une supérieure hiérarchique et si cela devait advenir, elle retournerait en classe. Elle souhaite surtout que les écoles «gardent leur liberté»  et elle craint que les EPEP, «ça soit la catastrophe si c'est la mairie qui dirige». Alors quelle  mobilisation proposer ? Elle n'est pas très optimiste. Elle participera à la réunion du 29 septembre organisée par le syndicat. L’occasion de faire le point avec les enseignants du département".

 

 

L'article a au moins le mérite de la clarté. Les positions du SNUipp sont réaffirmées et pour le cas où l'on aurait mal compris, un petit encart figure en bas de page pour les rappeler officiellement. Nous le reproduisons dans son intégralité.

 

Direction : une question à régler

 

La fonction de directrice ou de directeur n'est toujours pas attrayante. A cette rentrée, 7% des directions, soit plus de 3 100 directions sur 50 290 n'ont pas été pourvues à titre définitif ! La moitié de celles-ci sont des écoles de 2-3 classes, l'absence de décharge apparaissant comme un réel handicap. L'ensemble des directeurs pointe un manque de temps et d'aide pour accomplir des missions qui se sont sans cesse alourdies.

 

De nombreuses études ont montré le rôle moteur joué par le directeur d'école à la fois sur le plan de l'organisation et de la mise en dynamique de l'équipe enseignante. Une preuve que cette question sensible mérite d'être appréhendée dans une dimension globale liée au fonctionnement.

 

Pour autant, la création d'EPEP, établissement autonome de grande taille, la solution d'un statut hiérarchique ou même « d'emploi fonctionnel » du directeur ne sont pas susceptibles de satisfaire les besoins des personnels des écoles. Ces pistes ne sont étayées par aucune étude comme des solutions efficaces permettant de transformer les conditions d'exercice et d'améliorer les conditions de scolarisation, d'apprentissage et de réussite des élèves.

 

Tout au long de ce mois de septembre, le SNUipp proposera aux enseignants, adjoints et directeurs, de se réunir pour débattre et confronter leurs points de vue. En ligne de mire, des états généraux du fonctionnement de l'école, en octobre prochain.

 

 

Cet article est intéressant car il nous apprend que des "études" confirment le rôle moteur joué par le directeur d'école. Réjouissons-nous, chers collègues. Ce n'est pas tous les jours que le SNUipp le dit ouvertement. 

Mais (car il y a un "mais"), hélas pour nous, chers collègues, ces études s'arrêtent là... Pas de chance : aucune étude ne montre qu'un statut serait une solution efficace pour le directeur, l'école et les élèves... nous dit le SNUipp. Patatras ! Notre bel optimisme s'écroule ! A la vérité, on se doutait bien que ce syndicat arriverait à cette conclusion...

 

Cependant, cet article est tout de même intéressant sur un autre plan et Françoise, citée en exemple, nous livre peut-être une piste de réflexion... Rappelez-vous : elle déclare qu'elle quitterait la direction si un statut devait advenir...

Depuis la consultation IFOP réalisée à la demande du GDID, nous savons que 93 % des directeurs sont favorables à un statut. Jusqu'à présent, ce sont les 7 % hostiles à ce statut qui imposent leur position à la quasi totalité des collègues. Pourquoi ne pas inverser la tendance et demander à cette minuscule minorité de s'incliner... Rassurons ces 7 % de collègues favorables au statu quo en leur disant que rien ne les empêcherait de suivre l'exemple de Françoise : reprendre un poste d'adjoint. En ce sens, Françoise se révèle être une vraie démocrate totalement respectueuse de la majorité. Nous ne pouvons que saluer sa loyauté.

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F
Froment et Merlin, vous avez tous deux raison. La situation économique du pays n’est pas brillante. Inutile d’insister.<br />  <br /> <br /> Alors, faut-il pour autant renoncer à tout coup de pouce pour telle ou telle profession ? Bien sûr que non.<br />  <br /> <br /> Il faut aussi garder à l’esprit que nous sommes plus de 50000 directeurs, ce qui représente une masse budgétaire considérable. Néanmoins, je rejoins Merlin pour penser que lorsqu’on veut trouver de l’argent, on en trouve. On l’a vu : des cadeaux fiscaux ont été faits ces derniers temps. Mais je partage le pessimisme de Froment qui ne croit pas à une amélioration de nos conditions. Ce qui nous différencie de certaines catégories sociales ou professionnelles qui ont obtenu un petit quelque chose (parfois même plutôt « gros »), c’est que nous n’avons pas de moyens de pression sur le gouvernement. Le lobbying n’existe pas chez nous. Pas de syndicat pour soutenir notre cause. Pas de possibilité de nous manifester en masse, écoles trop dispersées…<br />  <br /> <br /> Donc… faudra attendre des jours meilleurs, je pense. <br /> FB<br />  <br />
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M
Froment: " qui veut tuer son chien , dit qu'il a la rage" variante: " qui ne veut pas augmenter les dirlos, dit que ça coûte trop cher".<br />   Je m'explique:  chacun s'accorde à reconnaître que nous avons un métier ( directeur c'est un vrai métier) à responsabilités avec des fonctions d'encadrement. sommes-nous rémunérés comme tel ? non est-ce normal ? non.<br /> Lorsque des enseignants de collège assurent 2 matières , ils touchent de 1200 à 1500 euros en plus, lorsque dans les IA , il faut créer des postes dont le libéllé laisse rêveur tout enseignant de terrain, on trouve des sous, s'il faut faire un cadeau fiscal, on trouve des sous, mais lorsqu'il faut réfléchir à augmenter les dirlos pour rémunérer normalement le travail qu'ils font, pas de sous.<br />    Alors que la dernière mousson en Asie, ou le dernier froncement de sourcil de bush aient provoqué un point de baisse du cac 40 , je m'en contrefout et je maintien que nous pourrions être augmentés sans provoquer un apocalyptique crash économique!!!!
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F
" Allons, allons, misère budgétaire ? Que nenni, il y a de l'argent..." (Merlin)<br /> Je te trouve très optimiste. Si tu t'intéresses un peu à l'économie, tu as probablement entendu les reproches faits à nos gouvernants et tu as pu te faire une idée un peu plus conforme des réalités de nos finances. Elles vont mal !<br /> Pas plus tard que vendredi dernier la France s'est fait publiquement rappeler à l’ordre par ses partenaires européens pour son manque d'efforts dans la réduction de ses déficits.<br />  <br /> <br /> "La France devra renforcer son effort de réduction du déficit". C’est ce qu’a dit Jean-Claude Junker, le président de l'Eurogroupe.<br />  <br /> <br /> On a rappelé également la promesse de la France d’équilibrer ses comptes publics au plus tard en 2010. C’était avec une prévision de croissance de 3 %. On n'en prend pas le chemin. On en est même loin. La Commission européenne vient de réviser à la baisse sa prévision de croissance pour la France en 2007, de 2,4% à 1,9%.<br />  <br /> <br /> Et ça n’est pas fini… Pour ne rien arranger, le commissaire européen en charge des affaires monétaires (J. Almunia) doute même de la capacité de Paris d'atteindre son objectif 2007 d'une réduction du déficit public à 2,4% du PIB, après 2,5% en 2006. Il réclame des efforts supplémentaires.<br />  <br /> <br /> La France est en mise en demeure de maîtriser ses dépenses. Conséquences : pour la première fois, dans le projet de loi de finances pour 2007, il est prévu une diminution des dépenses en volume, avec une progression "à périmètre constant" limitée à 0,8%, soit un point de moins que l’inflation prévue (1,8% en 2007).<br />  <br /> <br /> Un des aspects les plus visibles de cette maîtrise des dépenses : les suppressions de postes de fonctionnaires.<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> Rappelons que la ridicule augmentation de l’indemnité de direction (15 € par mois) représentait 10 millions d’euros. Elle a ensuite été doublée…<br />  <br /> <br /> Rappelons que la création d’une journée de décharge pour les seules écoles à 4 classes représentait un peu plus de 1600 ETP (équivalents temps plein).<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> En pleine période de restrictions budgétaires, n’est-il pas utopiste d’espérer obtenir un statut avec tout ce que cela suppose (décharges, revalorisation indemnitaire, moyens matériels…). Je crois qu’on peut encore rêver longtemps…
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L
D'accord avec merlin.. entendu dur LCI.. "difficile de réformer la PAC, les syndicats d'agriculteurs sont trop puissants"<br /> Nous nous sommes des pommes.. ou plutôt des poires.. Côté rapport de force.. on signe n'importe quoi.. On est massacré.. logique! pourquoi se priver?<br /> la mondialisation est affaire de rapport de force.. j'aime pas mais on dit que c'est moderne d'accepter la mondialisation.. j'accepte mais alors il faut jouer le jeu.. et nous défendre.. fort...<br /> On a des billes.. il faut s'en servir.. mais certainement pas par des "blocages administratifs débiles" ou des protocoles viciés.<br /> Ce ne s'applique pas qu'aux directeurs.. mais à tous les instits... On aura que ce que l'on gagne.. Normal semble t il c'est le propre de la société moderne nous dit on.<br /> Les syndicats doivent le comprendre.. Il parait qu'ils nous représentent. Vous voulez mobiliser .. Dites la vérité aux instits.. dites la vérité aux directeurs , arretez les négociations perdants pour nous gagnats pour le MEN. <br /> J'enseigne et j'aime ce que je fais. Directeur est un boulot passionant. Je veux bien y consacrer des heures.. mais je fais un métier.. je ne suis pas mpoine ou curé.. Je travaille pour gagner ma vie.. et un métier ça se défend. sinon, il n'existe pas.<br /> CHE
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L
a cedric58<br /> citation "Le statut pour les directeurs, c'est une chose. Pas certain qu'il apporte beaucoup aux directeurs, on vient de le voir, mais quel bénéfice pour les élèves et l'école en général ? Or c'est bien cela qui est essentiel puisque, ne l'oublions pas, nous travaillons pour l'avenir de la nation."<br /> Tu as raison cédric .. quel bénéfice pour les élèves? Là est la question.. Ce que je constate c'est que cette année, si je ne bosse pas le mercredi et le samedi, comment vont se faire les suivis éducatifs, les fameux PPRE, les suivis des familles en difficultés, les organisations de sorties, etc.. etc..<br /> Si je ne bosse pas le mercredi et le samedi, quand vais je corriger les évals CM2, les 28 cahiers, quand vais je rencontrer les psycho qui s'occupent du gamin "caractériel" suivi par un Sessad dans ma classe. je le laisse être viré de la cantine (ce n'est pas mon taf..) parce qu'il y est insupportable?<br /> La direction est un métier et à force de refuser de le reconnaitre, ceux qui l'assument finissent par n'être plus efficaces ni dans leur classe ni dans leur école.. Où est lebénéfice pour les élèves?<br /> La france n'a pas les moyens dis tu.. ? C'est drôle c'est ce que l'on me serine tous les jours de la bouche gouvernementale. Tu le crois toi?<br /> Et même si.. pourquoi le "travailler plus pour gagner plus" s'applique à tous et pas à nous.. Pas de statut.. je ne suis qu'instit chargé d'école non? Donc soumis aux mêmes règles horaires..  Tu ne veux pas de statut .. OK.. Alors réclame un paiement en heure sup de toutes les heures que nous faisons en dehors de nos horaires légaux.. <br /> Ce serait cohérent. <br /> CHE
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S
Tu pousses le bouchon un peu loin,Cédric. Pareil pour les auteurs de l’article de Fenêtre, bien que j’apprécie que l’on y parle de directrices et de directeurs.<br /> •D'abord à jouer les fines bouches sur le mot « étude ».<br /> Tu veux ignorer la consultation IFOP, OK, <br /> >Lis l'enquête de la MGEN, le constat de la DESCO, les conclusions du HCE, les recommandations de la commission Thélot (...La FCPE, l'association des Maires de France), les études internationales... Toutes proposent un statut pour les dirlos.<br /> Même quand le SNIupp, le SGEN ou le SE interrogent la "profession", il en ressort un besoin essentiel de reconnaissance...<br /> <br /> •Ensuite en faisant l'impasse totale sur l'échec stratégique des syndicats majoritaires sur ce dossier.<br /> Le statut n'a JAMAIS fait partie des revendications exprimées par ceux qui instruisent les rapports de force, on ne peut lui imputer aucune des causes du malaise actuel.<br /> >Notre situation n'est que le résultat de plus de 13 ans de défaites à des batailles basés uniquement sur plus d'AVOIR.<br /> Le protocole a été signé par le SE (2°syndicat de l'EN) sur un mandat donné pour « engranger » (verbe significatif) de l'AVOIR...<br /> <br /> Le GDiD est né naturellement de ces cendres. <br /> Ce n'est pas le statut OU les moyens, ce n'est pas le statut CONTRE les moyens, mais le statut POUR les moyens.<br /> Remettre les choses à l'endroit,<br /> Sortir de l'implicite et reconnaître le dirlo en tant que tel afin de lui accorder les moyens nécessaires pour qu'il assume ses missions, elles aussi reconnues.<br /> Or, on fait le contraire depuis des années:<br /> -On demande des moyens (que l'on n’obtient jamais, même si chaque fois il y en a pour crier victoire en remontons leurs pantalons)<br /> -On nie l'importance du dirlo (c'est un enseignant comme les autres), la charge de ses missions (EVS pour l'aider dans ses tâches administratives) et la hauteur du niveau de ses responsabilités (CMD...).<br /> Conclusion, on récolte ce que l’on sème:<br /> Des clopinettes pour des clampins… Pourquoi donner plus a un enseignant comme les autres ?<br /> <br /> •Enfin, cette véhémence à vouloir associer un statut pour les dirlos à la notion de « petit-chef » a vécu. Je sais le ridicule ne tue pas, mais quand on assume des responsabilités, que l’on représente des salariés, que l’on utilise de l’argent public pour diffuser de l’info, il faut un minimum d’honnêteté intellectuelle et pas nous prendre pour des canards sauvages.<br /> <br /> Un peu d’humilité donc, et commencez par regarder en face le résultat de 13 ans de grève administrative… Vous verrez, vous ferez comme nous : réclamer un statut !<br /> <br />
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M
 Allons, allons, misère budgétaire ? Que nenni, il y a de l'argent, j'en veux pour preuve les sommes importantes que l'on " débloquent" régulièrement pour satisfaire les intérêts des uns et des autres au cours d'une année. Que dire des médecins augmentés 3 fois en un an d'un euro par patient alors que le trou de la sécu fait régulièrement l'actualité?<br />    Non, la volonté politique peut manquer, la pression syndicale peut faire défaut et la tentation est grande de laisser pourrir une situation qui ne provoque pas de grosses vagues médiatiques tout simplement.<br />   Si nous avions réellement cesser toute fonction administrative et de responsabilité au temps de la grève administrative, le mouvement n'aurait pas duré un mois ! mais déjà à l'époque, de la bouche même de ceux qui demandaient de faire grève, les exceptions étaient nombreuses: bilan ce sont nous qui avons été ponctionnés! Merci!
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L
A cedric58<br /> Je ne sais pas si il faut une "étude" pour juger de l'impact d'un statut. Ce que je sais, c'est qu'il n'y en a pas eu pour signer la mise en place des stages filés et pourtant cela a été signé.<br /> Cette année je bénis cette avancée chaque jour. 8 classes, 200 mômes, 28 dans la classe et stage filé pour décharge. Bilan au cours de ce mois de septembre 6 heures de décharges .. ma PE2 étant prise en stage avec son IMF deux fois. Le premier jour elle était en observation au fond de la classe. Elle a fait une journée seule.. et.. pas formée, elle a laissé sortir deux CP pendant l'accueil.. Parents dans le bureau.<br /> Et dire que l'an dernier, je n'avais pas eu cette avancée et que j'avais une titulaire.. <br /> Il me semble qu'il n't a pas plus de risques pour nous de "tenter" le statut que ne fut "tenté" le protocole<br /> PS.. Le SE ne devait il pas suivre le protocole? Etendre les PE2 aux 8 classes.. c'était au programme? Non.. Où est le coup de colère du SE alors?<br /> CHE
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M
Je suis directrice depuis 14 ans. J'entame ma 15ème année. Une direction maternelle à 3 classes. L'ordinateur que j'utilise dans mon bureau, c'est le mien, acheté sur mes deniers personnels. La mairie a enfin consenti à installer Internet. Voilà 14 ans que je suis patiente et je n'ai pas l'impression d'avoir été gourmande (expression de Cedric58) et combien d'années faut-il que je le sois encore ?<br /> Pour moi, ce sera un peu plus facile que pour d'autres puisqu'il ne me reste que 3 années scolaires à patienter. Après ce sera la retraite et je n'aurai pas été gourmande du tout. D'ailleurs, s'il me restait davantage à faire, il est évident que j'arrêterais.<br /> Murielle
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C
Bonjour Merlin, <br /> Je comprends ce que tu veux dire. L'enquête Ifop n'est pas ce que peut appeler une étude. C'est une interrogation pour connaître les souhaits des directeurs. Ses résultats traduisent un état d'esprit de la profession, ses désirs, ses inquiétudes mais ne démontrent pas que le statut souhaité soit la réponse aux maux de la direction d'école. On peut même imaginer un statut qui comporte plus de devoirs, d'obligations que d'avancées réelles en terme d'améliorations dans l'exercice de la fonction. On peut aussi imaginer un statut qui ne soit rien d'autre qu'une coquille vide. <br /> Les finances de la France sont telles qu'il ne faut pas attendre de retombées importantes dans le cadre d'un statut. Or que nous apporterait un statut s'il n'est pas accompagné de moyens financiers (revalorisation financière substancielle, création de postes de décharge, mise à disposition d'outils performants...). Or tout cela a peu de chance d'être accordé en ces temps de misère budgétaire. L'époque est davantage aux économies qu'à la dépense.<br /> Le statut pour les directeurs, c'est une chose. Pas certain qu'il apporte beaucoup aux directeurs, on vient de le voir, mais quel bénéfice pour les élèves et l'école en général ? Or c'est bien cela qui est essentiel puisque, ne l'oublions pas, nous travaillons pour l'avenir de la nation.<br /> Je le répète, Merlin, je ne suis pas au SNUipp mais sur le coup, je partage son analyse. Ne te méprends pas sur mes idées : je ne dis pas que tout est rose dans le métier. Evidemment qu'il faut améliorer la situation des directeurs et en cela je te rejoins quand tu dis que nos difficultés font fuir les collègues et qu'on refile le bébé et l'eau du bain aux plus jeunes d'entre nous. Oui, c'est scandaleux. Ne crois-tu pas qu'on pourrait tout de même améliorer nos conditions de travail sans passer forcément par un statut qui présente beaucoup d'incertitudes et de risques ? Le problème, et on en revient toujours au nerf de la guerre, c'est le budget. Il faudra certainement qu'on soit patients et pas trop gourmands. Sinon, on n'aura rien. C'est du réalisme pessimiste, je sais.
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M
Si aucune étude montre que la situation des directeurs serait améliorée s'ils avaient un statut ( à démontrer, que dit l'IFOP ?) , il est démontré par la réalité quotidienne que l'absence de statut détériore grandement la situation des directeurs .<br /> Une preuve? Dans toute profession , l'exercice de responsabilités particulières est synonyme de promotion et donc par conséquence attractive....sauf ! dans l'Education Nationale du premier degré où le fait d'être chargé de multiples fonctions à responsabilités dans les domaines de la sécurité, de l'animation d'équipe, etc... provoque une fuite des ayants droits possédant l'ancienneté et l'expérience adaptées à ce rôle au profit de jeunes sortant de formation à peine titularisés! un comble!<br />    Aucun syndicat ne s'est interrogé?
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C
Une fois n'est pas coutume, pour moi également, puisque bien qu'adhérent du SE-Unsa, je vais prendre la défense du SNUipp pour confirmer ce qui est écrit dans l'article en question : il est exact qu'il n'y pas d'étude qui montre que la situation des directeurs (et celle de l'école, plus généralement) serait améliorée s'ils avaient un statut.<br /> On peut le déplorer, c'est votre cas, mais cette étude n'existe pas et il serait peut-être intéressant de la faire. Mais qui et comment ? Pas simple à mettre en oeuvre car les situations sont tellement différentes d'un directeur à l'autre, d'une commune à l'autre, d'une école à l'autre... C'est quasiment mission impossible sinon vous pensez bien qu'elle aurait déjà été lancée par le gouvernement ou un syndicat enseignant.
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V
Ah, le fameux SNUipp... et ses études.<br /> Renvoyons-le à ses chères études !
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