Le blog des directeurs qui luttent pour obtenir un statut professionnel.
Première évaluation des ministres...
"Près de quatre mois ont passé depuis son accession au pouvoir et Nicolas Sarkozy est peut-être en train de se confronter à la réalité d'un pouvoir qu'il a voulu entièrement concentré entre ses mains: "Le président fait tout, et le gouvernement fait le reste", pourrait-on dire, plagiant Renaud Muselier quand il était le secrétaire d'Etat de Villepin, ministre des Affaires étrangères. L'agenda du Premier ministre n'affiche ainsi pour la semaine à venir que des activités lundi - deux rendez-vous dont un avec Oliver Stirn - et mardi, essentiellement des entretiens avec ses ministres. "Il savait ce qu'il faisait en acceptant Matignon", rappelle certains zélateurs de Sarkozy, même si François Fillon, amer, a réfuté, "en tant qu'élu", le qualificatif de collaborateur dont l'avait affublé le président lui-même...
Souvent traités de nuls, avec une mention spéciale pour MAM
Et certains, comme ce ministre de parler "d'une ambiance de merde". D'autres, parmi les conseillers, de rapporter que selon l'humeur du jour, le chef de l'Etat serait prêt à virer la moitié de son gouvernement, brandissant la menace d'un remaniement en janvier, avant les municipales, ce que les troisièmes démentent. Pourtant au passage en revue des ministres, peu sont couverts de louanges. Ceux de l'ouverture sont jugés les plus loyaux et les plus compétents. Xavier Darcos à l'Education est unanimement jugé excellent, les secrétaires d'Etat Christian Estrosi, Alain Marleix, Roger Karoutchi sont loués pour leur fidélité, Luc Chatel est fort apprécié. Quant aux autres, ils sont souvent traités de nuls, avec une mention spéciale pour Michèle Alliot-Marie que le président serait satisfait de voir partir au plus vite. Seule Rachida Dati, malgré ses démêlées de plus en plus voyantes avec les magistrats, jouit toujours de l'impunité présidentielle. "Le président en a fait un symbole, il ne peut que la protéger et la soutenir", analyse un proche. Un autre résume la situation au sommet du pouvoir: "Il n'est pas content de ses ministres, il n'est content que de lui-même." Sera-ce suffisant pour contenter les Français ?" (Florence MURACCIOLE - Le Journal du Dimanche - 09/09/07)
Xavier Darcos est crédité d'avoir su gérer la rentrée scolaire, avec calme, franchise et loyauté...