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Le blog des directeurs qui luttent pour obtenir un statut professionnel.

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Quand Claude Allègre "balance", ça déménage...

Claude Allègre, ancien ministre socialiste de l'Education nationale, était l'invité de Jean-Michel Aphatie sur RTL, ce matin, à 7h50. La parution d'un livre, "Dix questions plus une à Claude Allègre sur l'école", justifiait cette invitation. L'occasion, aussi, d'évoquer la campagne électorale en cours.

 

Extraits :

Jean Michel Aphatie : Bonjour Claude Allègre.

- Claude Allègre : Bonjour.

Vous publiez aux éditions Michalon, "10 questions + 1", c'est un livre consacré pour l'essentiel aux problèmes de l'Ecole, et justement dans son discours-Programme prononcé à Villepinte, le 11 février dernier, Ségolène Royal déclarait ceci : "Avec moi, l'Education, encore l'Education, toujours l'Education. L'Education, disait-elle, sera au coeur de tout et en avant de tout". Vous devez être satisfait, Claude Allègre ?

- C'est une bonne déclaration, je ne peux pas dire le contraire.

Vous aussi, vous souhaitez que l'Education, l'Ecole soit au centre de la campagne électorale ?

-
Je pense qu'il faut que derrière, il y ait des propositions précises. Et c'est pas toujours le cas. Dire qu'on est POUR l'école, si c'est pour mettre plus de moyens, plus de moyens sans faire des changements profonds, je ne crois pas qu'on améliorera les choses".

 

Claude Allègre évoque ensuite les changements indispensables, à ses yeux et notamment le rétablissement de l'examen d'entrée en 6ème, de manière qu'aucun enfant n'entre au collège sans savoir lire. Il déplore la suppression progressive des contrôles, les deux sessions du bac en Première et en Terminale, la dévalorisation du Brevet...

 

"Cet état d'esprit-là, vous le retrouvez dans le Programme, les propositions de Ségolène Royal, Claude Allègre ?

- Je ne l'ai pas vu, pour l'instant, d'une manière apparente, non !

Vous parlez avec elle de l'Education. Vous la conseillez ?

- Je lui ai parlé, il y a très longtemps.

Y'a combien d'années ?

- La dernière fois que j'ai parlé avec Ségolène Royal, je crois qu'il y a 4 ans, 5 ans ...

Ah dis donc ! C'est pas au beau fixe les relations ?

-
Non.

Pourquoi ?

-
Parce que je n'ai pas été très content de son passage à mes côtés que j'avais réclamé.

A l'Education Nationale ?

-
Oui. Mais c'est pas mon désaccord principal".

[...]

"Vous êtes en état, aujourd'hui, psychologique, politique, de voter Ségolène Royal ?

- Non, je ne voterai pas Ségolène Royal.

C'est terrible qu'un Socialiste comme vous - vous êtes toujours membre du Parti Socialiste, j'imagine ?

- Mais bien sûr ... mais je ...

... dise "Je ne voterai pas Ségolène Royal" ?

 

[...]

Comme il le fait habituellement après son émission, Jean-Michel Aphatie invite ensuite ses invités à partager son petit déjeuner. C'est l'occasion, pour le journaliste, de poursuivre la discussion à bâtons rompus et d'alimenter son blog avec les propos de ses interlocuteurs.

Deux sujets ont été abordés au cours du petit déjeuner : la politique et l'éducation. Sur le premier sujet, Claude Allègre a témoigné son admiration pour François Hollande qu'il aurait bien vu dans les habits du candidat...

Mais l'ancien ministre s'est surtout attardé sur le second sujet. Il est revenu sur l'organisation du ministère de l'Education nationale qu'il a dirigé entre 1997 et 2000 en pointant deux ou trois éléments que Jean-Michel Apahatie tient à nous faire partager :

 

"Au détour de l'un de ses raisonnements, Claude Allègre a évalué à 3.000 le nombre des permanents des différents syndicats qui seraient payés par le ministère. Le chiffre est important et les pouvoirs s'abstiennent de faire la moindre publicité là dessus. C'est une forme de tabou, entretenu dans la République par des pouvoirs pusillanimes. Les syndicats, eux, jouent parfaitement de la terreur qu'ils inspirent aux ministres qui se succèdent pour garder entière leur rente de situation qui, sans doute, retarde, freine, empêche peut-être parfois les évolutions nécessaires de la citadelle enseignante.
Claude Allègre a aussi raconté avec une certaine jovialité que quand il était ministre, il essayait de regarder dans les zones d'ombre des non affectations, ou des spécialisations marginales, ou encore de la situation de ces professeurs sans élèves, constatant à chaque fois des résistances dans sa quête d'informations
".

 

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P
Il nous a habitués à de tels propos, Allègre. Avec lui, c'est sûr, ça décoiffe ! C'est un type qui a beaucoup de bon sens mais il ne sera jamais un fin politique... Faudrait qu'il prenne des leçons de "beau parler" auprès de Jack Langue de Blois...
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A
Vous ne parlez que d'une partie des avantages des syndicats : les postes mis à disposition. Vous occultez la partie financière pour laquelle les adhésions sont quantité négligeable par rapport à la manne que représentent les subventions payées par nos impôts !
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E
Moi aussi, Johanna, j'en ai marre de cette clique qui ne pense qu'à elle. Que de moyens, ils ont ! Et pour quels résultats ?<br /> Dans l'histoire, les 93 % de directeurs favorables à un statut sont réduits, comme ont dit, à être une majorité silencieuse. Heureusement, cette majorité silencieuse a deux porte-voix pour essayer de se faire entendre : le GDID et "directeurs en lutte".<br /> Surtout continuez à nous représenter, nous ne pouvons compter que sur vous. Merci à tous.
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J
On comprend mieux l'immobilisme des syndicats enseignants. Leur première préoccupation, c'est de conserver LEURS acquis. Il ne faut surtout rien changer !<br /> Bayrou va trouver chez eux des bataillons de soutiens secrets (ils sont censés voter à gauche...) mais efficaces. Avec lui au pouvoir, la rente de situation est assurée pour 5 ans ! Il ne va pas chercher à les bousculer. Ils le savent d'autant mieux qu'il n'arrête pas de le dire ! Vous en avez rapporté des propos ici sur ce site.<br /> Je suis écoeurée !
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S
C'est dommage de rire de de ces avancées comme le fait Chtimi... Il sera bien content quand même d'empocher les 30 €.
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S
3000 permanents, voilà qui semble énorme. Mais c'est tout de même grâce à leur action que les choses bougent pour les enseignants et notamment pour les directeurs.<br /> Exemple : l'indemnité de direction a été revalorisée de 15 € avec la signature du protocole en mai 2006. On a beaucoup glausé...<br /> Eh bien, aujourd'hui, De Robien annonce le doublement de cette revalorisation. Donc 15 € supplémentaires. Mine de rien, on avance.<br /> D'ailleurs, Luc Bérille (SE-Unsa) a raison de se féliciter.<br /> Le secrétaire général du Se-Unsa Luc Bérille s'est déclaré mardi "satisfait" des annonces du ministre de l'Education consistant à doubler les indemnités des directeurs d'école et à augmenter les salaires des enseignants en élargissant leur accès aux plus hauts grades.<br /> Gilles de Robien avait annoncé mardi à l'AFP un doublement des indemnités des directeurs d'école dans le cadre d'un protocole avec ces personnels améliorant leurs conditions de travail.<br /> Il a aussi annoncé que 11.700 enseignants du second degré seront promus en catégorie "hors classe" le 1er septembre prochain ce qui signifie qu'ils bénéficieront d'un accès élargi aux plus hauts grades (la "hors classe", ndlr) et seront donc mieux rémunérés.<br /> "Nous sommes satisfaits de ces annonces car elles font suite à des interventions antérieures de notre syndicat notamment pour demander plus d'accès à la +hors classe+. Cet arbitrage nous est favorable" a réagi Luc Bérille dont la fédération, l'Unsa-Education (2e fédération du secteur), a été reçue mardi matin par le ministre.<br /> Concernant le doublement de l'indemnité des directeurs d'école, Luc Bérille estime avoir été "entendu": "Cela fera presque 31 euros d'augmentation mensuelle pour les 53.000 directeurs d'école", a-t-il calculé.<br /> Faut-il en rire comme le fait Chtimi sur le forum du GDID ? Les aurait-on ces 30 € si le protocole n'avait pas été signé ?
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J
Il est quand même extraordinaire qu'un ministre de l'Education nationale n'arrive pas à faire la lumière sur le nombre exact de salariés mis à disposition des syndicats !<br /> Est-il sain que la transparence ne soit pas la norme ? Mais cherche-t-on véritablement à transgresser ce tabou ?
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