Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le blog des directeurs qui luttent pour obtenir un statut professionnel.

Publicité

Réformer l'Education nationale : mission impossible ?



La réforme en tempsde crise (chronique d'Alain-Gérard Slama).

« Après l'ajournement de la réforme du lycée, le grand débat est de savoir si l'aggravation de la crise est compatible avec la poursuite des réformes.

C'est que la réponse à la question de l'opportunité des réformes en temps de crise est vérifiée par l'expérience : dans les périodes d'inquiétude devant l'avenir, les réformes d'ordre économique et financier sont les plus nécessaires.

En revanche, les réformes qui touchent aux structures de la société et qui risquent de brouiller encore plus les repères sont, par définition, celles qui exigent le plus de prudence. […]

 

Deux parmi les meilleurs sociologues du système éducatif français, Christian Baudelot et Roger Establet, montrent, dans un précieux petit livre (1), que les contre-performances de notre école dans les classements internationaux ne résultent pas d'une infériorité dans la qualité des formations, mais précisément de ce que la crise de la cohésion nationale rejaillit sur l'école, qui en répercute les effets désintégrateurs sur les jeunes les plus défavorisés.

 

Que n'en concluent-ils à l'urgence de revenir aux fondamentaux de la méritocratie républicaine, au lieu d'en condamner « l'élitisme » ! Plus la République doute de son modèle, plus son système d'intégration fonctionne mal, et plus elle trouve de raisons de le condamner.

Notre école reste une des meilleures du monde. Ce qui lui manque, par rapport aux autres, c'est, selon la formule de Langevin, « l'entraînement à l'action ». Les autres pays y parviennent mieux, non certes parce qu'ils ont de meilleures élites, mais parce qu'ils ont confiance en eux-mêmes ».

 

(1) « L'Élitisme républicain. L'école française à l'épreuve des comparaisons internationales », de Christian Baudelot et Roger Establet, collection « La République des lettres », Seuil (à paraître le 12 mars).

 

 

La formation des enseignants

 

Le gouvernement maintient l’entrée en vigueur de la réforme de la formation des enseignants à l’année 2009-2010, affirment les ministres Xavier Darcos et Valérie Pécresse dès l’année universitaire 2009-2010.

 

La réforme prévoit que les futurs enseignants des écoles, collèges et lycées soient recrutés au niveau master (Bac + 5) et donc que leur formation soit confiée aux universités (et non plus aux IUFM, instituts de formation des maîtres).

Pour l’accompagner, "une commission de concertation et de suivi permanent sera constituée et coprésidée par un recteur et un président d’université", qui commenceront leur mission "dès le 16 mars".

Celle-ci fera des "recommandations" sur les conditions de sa mise en œuvre et "consultera régulièrement les organisations représentatives".

 

La première année d’exercice, les jeunes enseignants bénéficieront d’un "tutorat" et d’une "formation continue renforcée", permettant de "fortifier leurs connaissances disciplinaires ou professionnelles".

A ce sujet, des consultations entre le ministère de l’Education et les organisations professionnelles vont "prochainement" s’ouvrir.

Des précisions sont aussi apportées sur les stages : en master 1, les étudiants bénéficieront de stages d’observation ou de pratique accompagnée dans la limite de 108 heures et pourront avoir, en master 2, des stages en responsabilité jusqu’à un maximum de 108 heures.

 

En fait, rappelons-le encore, le véritable enjeu est l'emploi public. L’Éducation nationale économise ainsi l’année de formation rémunérée à plein-temps, soit de 500 à 700 millions d'euros ou près de 12 000 postes. Mais le temps presse pour que cette réforme entre en vigueur à la rentrée 2009.

 

 

Qui pour remplacer X. Darcos ?

 

Après les mouvements de lycéens fin 2008, à la demande de Nicolas Sarkozy, la réforme de la seconde a été reportée d’un an pour favoriser la concertation. Quelques jours plus tôt, le ministre répétait à qui voulait l’entendre qu’il ne reculerait pas sur ce dossier et se vantait de ne pas être « le ministre de l’Hésitation nationale ». Mais face à la contestation élyséenne croissante et après les « émeutes de la jeunesse » en Grèce, le chef de l’État a préféré revoir la copie. Et reprendre en main le dossier. X. Darcos a donc été recalé…

 

Subitement, le poste aux yeux de X. Darcos n’a plus la même saveur. Car pour la nouvelle année, Nicolas Sarkozy lui a fait un cadeau empoisonné : le flanquer de deux acolytes. Le premier Martin Hirsch a été nommé Haut-commissaire à la Jeunesse, le second, Richard Descoings, a été appelé en renfort pour relancer la réforme du lycée.

Un désaveu ? « Pas du tout », se défend le ministre de l’Éducation qui explique que R. Descoings est un ami et qu’il a proposé son nom à Nicolas Sarkozy. Ça ressemble à la méthode Coué !

 

Officiellement donc, aucun problème sous le soleil pour l’intéressé. « J’en vois qui écrivent que ma mission est terminée », a-t-il expliqué devant la presse le 22 janvier. Avant de se défendre : « Une lettre de mission c’est une rampe de lancement que vous donne un président. Sur cette rampe, une fusée ne s’arrête pas en cours de route parce qu’elle a décollé. Il faut continuer ».

 

N’empêche, X. Darcos marque le coup. Dur à avaler pour l’ex-favori de Sarkozy ! Car le ministre membre du « G7 » (les 7 chouchous du Président à savoir Xavier Bertrand, Brice Hortefeux, Luc Chatel, Laurent Wauquiez, Xavier Darcos, Eric Woerth, Nadine Morano) commençait à rêver d’une promotion à Matignon qui serait venue récompenser ses dix-huit mois de gestion du « mammouth ».

 

« Il a fait jusque-là un sans faute », expliquait un conseiller du président, avant l’épisode de décembre. Mais voilà les temps ont changé. « Il ne parle plus de Matignon », raconte un de ses collègues ministres. « Darcos est défait », poursuit un autre. « Il comprend qu’il est assis sur une pétaudière. Il n’a qu’une envie, c’est quitter ce ministère. Mais pour aller où ? » Pour aller dans un bon gros ministère régalien avec de grosses responsabilités.

 

Selon l’Express, un conseiller à l'Elysée pour les questions de justice, Patrick Ouart est allé, dans la plus grande discrétion, rendre visite à Xavier Darcos à la fin de novembre 2008.

Très écouté par le chef de l'Etat, cet ancien magistrat souhaitait confier au ministre de l'Education nationale qu'il était le candidat perçu pour remplacer, au poste de garde des Sceaux, Rachida Dati,

 

Depuis cette visite, le départ de l'actuelle locataire de la Place Vendôme est devenu une certitude : elle quittera ses fonctions à l'occasion des élections européennes du 7 juin.

Voilà qui tombe bien, dit-on dans l’entourage du ministre de l’Education...

 

Se trouvera-t-il un « volontaire » pour occuper le fauteuil de Xavier Darcos à la tête du ministère de l’Education nationale. Un fauteuil inconfortable doublé d’un siège éjectable…

 

Retour à la page d’accueil

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
T
A Alain SeynaveMerci pour le lien.A relire ce texte et chercher dans ma pauvre mémoire de cette rentrée des classes, je constate donc que les Assises Nationales du SNUipp datant d'Octobre 2007, il semblerait que ce syndicat ait, en tout et pour tout, écrit "récemment" un courrier au ministre.Si c'est bien la seule action à porter au crédit du SNUipp, en matière de direction d'école, pour toute l'année 2008, on a quelques raisons de douter de sa volonté d'agir sur cette question.Mais je me trompe sans doute et Dedel pourra m'infliger honte publique en me rappelant les nombreuses actions, les luttes incessantes, les pétitions, rassemblements, manifestations, grèves, etc... organisées par son syndicat pour défendre les pov' dirlos que nous sommes...Fichue mémoire que la mienne, j'ai beau chercher, je ne m'en souviens pas...Thierry fabre
Répondre
J
Pareil que Natou, n'en déplaise à Simon, j'ai souvenir de postes, y compris de direction, attribués à des collègues hors barême, sans lire une ligne de scandale dans les bulletins syndicaux, de même que la multiplication de postes à profil : cri, animateurs zep, etc... sans que ça les fasse sourciller. Normal, c'était leurs membres qui obtenaient les postes ! J'ai même entendu parler de postes après entretien avec ien, mais dont personne n'était mis au courant de la possibilité ... sauf celui qui obtenait le poste au final. Sans parler de magouille, on a aussi multiplié les postes fléchés langues (les plus diverses), dans des écoles, pas les pires, qui remplaçaient des postes "normaux" et donc passaient sous le nez de collègues qui attendaient leur tour depuis 10 ans en zep pour les obtenir, et c'était des T1-2-3 qui les leur soufflaient.Y avait-il un grand intérêt à créer ces postes ? Etait-ce vraiment défendable au point qu'on n'entende jamais les représentants en capd rouspéter ?Je veux bien croire que ce qui se prépare avec ces nouvelles donnes pour le mouvement ne soit pas de bonne augure, mais c'est faux de dire que jusqu'ici tout baignait !
Répondre
A
Qu’est-ce qui se passe ? 3ème fois que j’essaie de mettre un commentaire. Pas moyen !<br /> Dernier essai avant abandon.<br /> Comme je n'arrive pas à envoyer le texte que je voulais mettre par copié/collé...  je mets le lien :<br /> http://www.directeurenlutte.com/article-20401489.html
Répondre
A
Désolé. Je n'arrive pas à envoyer le texte que je voulais mettre par copié/collé... Pas très doué...Alors je mets le lien :<br /> http://www.directeurenlutte.com/article-20401489.html
Répondre
A
Question de Th. Fabre :<br />  <br /> « Qu’a fait le SNUIPP ces 5 dernières années sur la direction d’école ? »<br />  <br /> Je me souvenais vaguement avoir déjà lu un débat à ce sujet. Après quelques recherches : trouvé.<br /> C’était en juin 2008. Le SNUIPP répondait aux reproches de ceux qui se demandaient ce qu’il faisait pour les dirlos :  <br />  <br />  <br /> Retour sur quelques dates importantes du dossier <br />   <br /> En 2000 : SE-UNSA, SGEN-CFDT, SNUipp-FSU lancent la grève administrative au niveau national pour réclamer plus de temps pour la direction et le fonctionnement de l’école. <br /> 2004 : Le gouvernement est contraint d’ouvrir des négociations et lance 7 tables rondes. <br /> Décembre 2005 : Un premier cahier des charges sur les tâches du directeur est publié. <br /> Février 2006 : Un protocole d’accord est proposé à la signature des syndicats. Le SNUipp-FSU consulte toute la profession. <br /> Mai 2006
Répondre
A
Question de Th. Fabre :<br />  <br /> « Qu’a fait le SNUIPP ces 5 dernières années sur la direction d’école ? »<br />  <br /> Je me souvenais vaguement avoir déjà lu un débat à ce sujet. Après quelques recherches : trouvé.<br /> C’était en juin 2008. Le SNUIPP répondait aux reproches de ceux qui se demandaient ce qu’il faisait pour les dirlos :  <br />  <br />  <br /> Retour sur quelques dates importantes du dossier <br />   <br /> En 2000 : SE-UNSA, SGEN-CFDT, SNUipp-FSU lancent la grève administrative au niveau national pour réclamer plus de temps pour la direction et le fonctionnement de l’école. <br /> 2004 : Le gouvernement est contraint d’ouvrir des négociations et lance 7 tables rondes. <br /> Décembre 2005 : Un premier cahier des charges sur les tâches du directeur est publié. <br /> Février 2006 : Un protocole d’accord est proposé à la signature des syndicats. Le SNUipp-FSU consulte toute la profession. <br /> Mai 2006
Répondre
S
Natou, "C'est ennuyeux en effet pour les syndicats, surtout quand ils sont peu nombreux en CAPD et que jusqu'ici, ils pouvaient s'arranger entre amis. "Je ne vais pas faire mon Isabelle mais là tu dépasses les bornes des limites. Tu es dans le fantasme le plus total et je penses que tu verras la différence lorsque tout sera réellement à la tête du client, sans aucun contrôle. Pour exemple dans mes souvenirs 'd'intervention' (d'arrangement entre 'amis'-sic-) en CAPD à l'exeption de cas de maladie.. Le reste était relatif au respect des règles. Ceci dit, comme d'autres ici ,  je trouve les interventions syndicales (y compris celles du Suipp), très légères sur ces nominations à profil alors que c'est un vrai bouleversement dans les relations futures entre personnels, les perspectives d'évolution de carrière etc.... J'ai combattu les epep pour ne pas subir celà et voilà-t-y pas que à peine mis à la porte il rentre par la fenêtre; c'est la même chose mais en plus sournois alors pourquoi ne pas le crier au et fort amis syndicalistes(en particulier ceux qui prennent la peine de s'expliciter sur ce site) de tous bords?
Répondre
T
Ludovic<br /> Vrai pour le Danemark qui, comme tous les pays scandinaves, possède un syndicalisme fortement imbriqué dans l’appareil d’état en matière sociale.<br /> J’ignore si, de surcroît, ces syndicats du Grand Nord plaisent au MEDEF, mais il me semble que s’arrêter à cela ne ferait qu’occulter le problème du syndicalisme français…<br />  <br /> Comment comprendre ainsi que la CGIL, en Italie, regroupe 5 millions d’adhérents ?<br /> Elle est pourtant loin d’être un syndicat patronal. Plus de 40 % de syndiqués dans un pays dont la culture politique et sociale est proche de la notre, c’est donc possible…<br />  <br /> De même classerais-tu les Commissions Ouvrières espagnoles ( CCOO ) sous les rangs de Parisot ? Ce n’est pas le cas et cela n’empêche pas le syndicalisme espagnol, même très affaibli, de regrouper deux à trois fois plus d’adhérents qu’en France…<br />  <br /> Et s’il faut remonter au Nord, tu trouveras 30 % de syndiqués aux Pays-Bas, avec une FNV qui cartonne à plus d’un million de membres, dans un pays qui ne compte que 15 millions d’habitants…<br />  <br /> Ce ne sont sans doute pas les mêmes syndicats que les notres…<br />  <br /> Thierry fabre <br />  
Répondre
L
Thierry, il me semble difficile de comparer la situation du syndicalisme avec celle d'autres pays, notamment le Danemark. Au Danemark, le fait d'être syndiqué conditionne le versement des allocations maladie, chômage, etc. Les syndicats y jouent un rôle de guichet qu'ils n'assument pas en France.Par ailleurs, soyez bien conscients de ce que sont les syndicats là-bas : totalement désidélogisés, ils tiennent souvent un discours qui ne déplairait pas à Madame Parisot...
Répondre
E
Dédel,Juste un complément d'explication.Il me paraît important.Darcos est bien le premier venu (....est dirigée par le premier venu, qu'il provienne du monde des assurances ou du système lui -même... ) en ce sens où il ne connait rien de la réalité du terrain. Il la connait avec une vision du haut de la pyramide d'où on aperçoit le désert et sa belle étendue mais d'où on ignore les propriétés du sable qui le compose.Il est le premier venu car il ne possède pas les éléments qui permettraient de mieux cerner les choses puisque l'évaluation du système est inexistante et peu réalisable. Les échanges  européens entre inspecteurs généraux sont croustillants à ce propos. Dans l'Hexagone, on est sur de soi sans pouvoir communiquer puisqu'on n'a pas la culture de l'évaluation ( il faut dire qu'elle prend un sérieux coup dans l'aile avec les réformettes en cours ).Il est le premier venu car il vient appliquer une politique sans se préoccuper du monde réel et le monde réel , il commence avec les vrais problèmes, pas avec des choix idéologiques.J'ajoutererai que ce système ne peut que perdurer car il est dans les esprits : combien de profs ne demandent qu'à être de bons exécutants, seuls dans leur classe avec leur prétendue 'liberté pédagogique'. Que demandent-ils sinon l'arrivée d'un nouveau 'premier venu' qui fournira les bonnes directives ?Pour perdurer, il est aussi aider par des syndicats qui refusent aussi de regarder la réalité, c'est manifeste concernant notre métier, qui refusent d'imaginer une autre construction du système.  Donner ainsi la possibilité aux enseignants d'être des acteurs responsables et non des ouvriers plus ou moins spécialisés, ce serait aussi donner la possibilité aux élèves de le devenir, peut-on espérer accompagner la formation nécessaire des citoyens en créant des classes de petits soldats prêts à écouter la bonne parole sans avoir la possibilité de réaliser un projet personnel digne de ce nom ? Là aussi chez certains, l'idéologie avant tout, des fois que la diversité tuerait un prétendu égalitarisme de façade.Bientôt sans aucun doute un nouveau venu viendra remplacer le précédent.
Répondre
N
La nouvelle organisation des mouvements départementaux induite par la note de service sur la mobilité se traduit par un recul significatif du paritarisme et par des régressions statutaires importantes : <br />   - règles modifiées sans réelle concertation.<br />   - augmentation des postes à profil attribués hors barème, en particulier sur les postes de direction d'écoles importantes.<br />   - volonté de la part de l'administration de publier les résultats sans possibilité de contrôle des élus du personnel.<br />   - limitation du choix des collègues (nombre de vœux réduits, obligation ou forte incitation de vœux géographiques, multiplication des affectations hors mouvement).<br /> <br /> Dans la continuité de la déclaration commune des organisations syndicales représentatives, le SNUipp dénonce la circulaire mobilité et agira avec la profession pour la défense du paritarisme garant de l'équité et de la transparence des opérations du mouvement. Pour cela il propose une pétition unitaire et appelle les sections départementales à exiger que les CAPD conservent leur attribution d'amélioration des règles ainsi que les moyens de contrôler les affectations avant leur publication.  <br /> C'est ennuyeux en effet pour les syndicats, surtout quand ils sont peu nombreux en CAPD et que jusqu'ici, ils pouvaient s'arranger entre amis.                                                                           Là, ça limite fortement. Il va être plus difficile de placer les copains ...<br /> Les postes de direction à profil, ça existe depuis bien longtemps dans certains départements, ou juste au niveau de circos, où l'ien veut contrôler qui sera affecté sur une direction de zep ou de grosse école, où il choisit de faire ou non un regroupement, selon qui sera amené à le diriger. Il arrive qu'ils se déplacent aux capd de mouvement, pour faire pression pour placer un adjoint de l'école sur la direction vacante, même grosse, alors même qu'elle avait figuré au mouvement et avait été attribuée à un plus ancien, qui se voit "cascadé" sur un voeu plus lointain et moins intéressant, et ainsi de suite pour tous ceux qui suivent. Mais là, on ne les entend pas les syndicats. On ne lit pas leur réaction face à cette injustice. Ca se passe en catimini.<br /> C'est comme ça qu'on retrouve dans certaines villes, à la tête des grosses écoles avec décharges totales des directeurs "bien syndiqués", qui luttent pour ne pas perdre de classe et leur décharge ou qui, cette année, insistent pour que, en cas de perte de décharge, ils puissent être prioritaires sur une direction équivalente.<br /> Le système qui va se mettre en place est-il moins démocratique que celui-ci ? Il faudra voir à l'usage.<br /> Il me semble qu'il est plus honnête que les postes qui sont destinés à quelqu'un en particulier n'apparaissent pas au mouvement. Ca évitera les fausses illusions et les vraies déceptions.<br /> <br /> appelle les sections départementales à exiger que les CAPD conservent leur attribution d'amélioration des règles ainsi que les moyens de contrôler les affectations avant leur publication.<br /> - volonté de la part de l'administration de publier les résultats sans possibilité de contrôle des élus du personnel.<br /> <br /> Quel est le sens du mot "contrôle" dans ce contexte ?<br /> Il est peut-être plus sûr que les gens puissent connaître l'affectation qui leur était destinée, AVANT.<br /> Ainsi, ils pourront se défendre si elle change après la CAPD et obtenir des explications.<br /> Quant aux "cascades" habituelles, y en aura-t-il davantage ?<br />
Répondre
T
« Viendrait-il à l'idée des salariés du privé de toujours reprocher à la Cgt, à la Cfdt ou à FO de ne pas réussir à empêcher le gouvernement ou le patronnat à repousser l'âge de la retraite ? »<br />  <br /> Bien sur que l’idée leur en est venue ! <br /> Ils ont quand même été nombreux à reprocher à la CFDT son attitude dans la lutte sur les retraites. Cela a même conduit à la création de SUD… Faut te renseigner Isabelle…<br />  <br /> « on contribue à les affaiblir chaque fois un peu plus ? »<br />  <br /> Pas sérieux, Isabelle… A te croire, il suffirait que l’on discute de manière un tantinet critique sur ce petit forum pour que le syndicalisme, en France, parte en biberine ? <br /> Argument purement délirant… Il est pourtant des pays en Europe où le syndicalisme se porte autrement mieux : 90 % de syndiqués au Danemark, 44 % en Italie, 29 % en Allemagne, 18 % en Espagne, et, bonne dernière, la France avec 9 % de syndiqués…<br /> Je pense donc, humble avis que je partage, que l’affaiblissement du syndicalisme en France, fait avéré depuis des lustres, ne tient certainement pas à nos petites discussions, mais à d’autres éléments bien plus importants…<br />  <br /> Parmi ces éléments, deux me viennent à l’esprit :<br />  <br /> -         l’incapacité d’admettre toute critique, le manque de débat en interne et en externe, le blocage acharné envers tout ce qui touche aux dogmes de la Loi, tels qu’ils sont définis en petit comité, entre militants purs et durs bien éloignés de la réalité du travail. Tu en es un parfait exemple<br /> -         L’incapacité d’admettre toute revendication extérieure, toute idée qui ne serait pas estampillée à l’avance. Le refus purement idéologique d’une reconnaissance de la direction d’école est un autre exemple…<br />  <br /> Thierry-Fabre-qu’a-milité-a-suffisamment-de-syndicats-pour-te-dire-que-tes-leçons-tu-es-bien-gentille-mais-tu-te-les-gardes
Répondre
H
" je ne supporte plus ces querelles d'un autre âge."Garde ton calme Isabelle ! en matière de situation "d'un autre âge", celle qui est faite aux directeurs d'école n'est pas mal non plus ! (et si tu es directrice, tu devrais en savoir quand même quelque chose !)On se demande bien d'ailleurs de quel âge : les actuels directeurs en poste et quelque peu blanchis sous le harnais, lorsqu'ils songent à leur début de carrière (au départ adjoint puis directeur) ne manqueront pas de différencier la situation de leurs aînés de la leur ; avec le temps, force est de constater l'accumulation sans cesse croissante des tâches qui nous sont tombées dessus avec, ne l'oublions pas, les responsabilités afférentes, les mises en cause, l'absence totale de reconnaissance : mais tout cela aussi a déjà été dit et redit depuis bien longtemps !"Ne voit-on pas qu'en les attaquant en permanence, on contribue à les affaiblir chaque fois un peu plus ? Cherche-t-on à faire le jeu du pouvoir ?"Tu participes à un concours de la plus grande plaisanterie ? Dans le cas contraire, ça aussi "c'est vraiment pénible" et surtout, ça ne marche pas !"Je vais finir par ne plus venir sur ce site" Tristesse !
Répondre
I
Et quand c'est fini, ça recommence !C'est vraiment pénible cette guérilla permanente contre nos syndicats !Est-ce si difficile de résister, ne serait-ce qu'une journée, à l'envie d'en découdre ?Ne voit-on pas qu'en les attaquant en permanence, on contribue à les affaiblir chaque fois un peu plus ? Cherche-t-on à faire le jeu du pouvoir ? Viendrait-il à l'idée des salariés du privé de toujours reprocher à la Cgt, à la Cfdt ou à FO de ne pas réussir à empêcher le gouvernement ou le patronnat à repousser l'âge de la retraite ?Il ne faudrait pas se tromper de cible. Or c'est bien ce qui se produit quand les attaques sont concentrées sur les défenseurs des salariés.Je vais finir par ne plus venir sur ce site car je ne supporte plus ces querelles d'un autre âge.
Répondre
T
Tourne-vire, Dedel… Et fausse réponse bien unique à trois questions pourtant simples…Le projet d’EPEP, sous sa dernière mouture, ne concernait pas « tous les dirlos », mais seulement ceux des écoles de plus de 15 classes (moins de 500 écoles) et ceux d’éventuels regroupements qui auraient dépassé les 13 classes. Par ailleurs, à te lire, on aurait l’impression que ce projet d’EPEP n’était centré que sur les seuls dirlos alors qu’il s’agissait d’un projet global, sur l’école.Mais, puisqu’il s’agit, selon toi, d’une des « dernières actions » du SNU pour les dirlos, tu ne devrais pas être en peine de me dire :- ce qu’a fait ton syndicat pour les directions-poste-à-profil ?- quelles actions ton syndicat a mené pour les dirlos depuis septembre 2008 ?- plus largement, les actions lancées par le SNUipp sur ce dossier depuis 5 ansL’optimisme étant la première vertu du pédago impénitent, je ne doute pas que tu puisses cette fois répondre à ces menues questions…Tihierry fabre
Répondre
D
Si on nous faisait simplement l'honneur de reconnaître que notre action multiple -grèves, manifs, prises de position fermes... - (aux côtés des organisations amies) a permis de flinguer le funeste projet EPEP, ce ne serait déjà pas si mal.On oublie vite, trop vite, que les dirlos ont failli devenir les simples exécutants du CA des EPEP voulus par Darcos et ça n'est pourtant pas si vieux...Voilà une des dernières actions en faveur de tous les dirlos et une qui compte, non ?@ HenriNon, je ne profite pas de ce site  pour en faire une tribune partisane. J'ai bien conscience d'être en territoire "adverse" (je ne dis pas "ennemi") et je l'en remercie d'héberger mes commentaires en réponse aux questions qui me sont posées. Mais tu as raison, je ne vais pas en abuser.
Répondre
T
Je persiste et signe, Dedel…Et ce n’est pas ce long copier/coller qui m’en fera changer d’avis !D’autant qu’il ne répond en rien à nos attentes …1/ Le Conseil National du SNU est une instance interne, son « parlement ». Je constate donc qu’il aura fallu plus d’un mois après les premières annonces de directions-postes-à-profil pour que la question y soit évoquée…2/ « évoquée », sans nul doute, le compte-rendu en fait foi. Discutée ? Certainement pas… Si ce sujet avait été discuté avec autant d’ardeur que celui des Rased, on aurait eu droit à un peu plus et un peu mieux que ce piètre entrefilet. Tu as bien fait de le mettre en rouge, nous aurions pu ne pas arriver à le discerner dans ce texte pourtant copieux !3/ « en particulier sur les postes de direction d’école importantes » Mazette ! Voilà qui nous fait l’honneur de pas moins de 9 mots consacrés aux gueux que nous sommes ! 9 mots ? Autant dire rien…Car ce ne sont pas les mots qui comptent, Dedel, mais les actes. D’où mes questions persistantes et sur lesquelles tu n’as toujours pas répondu :- Qu’a fait le SNUIPP depuis plus d’un mois pour s’opposer aux nominations des dirlos sur des postes à profil ? - Qu’a fait le SNUIPP depuis la rentrée de septembre, sur la direction d’école ? - Qu’a fait le SNUIPP ces 5 dernières années sur la direction d’école ?Thierry Fabre
Répondre
P
@ dédel:-sur les postes à profil l'alerte du SNUipp reste au niveau de la défense du "paritarisme", alors que cela change complètement la donne pour les directeurs, LE SALARIÉ:- horizon bouché pour qui envisageait la direction d'une grosse école comme déroulement de sa carrière (dans l'Hérault on nous signale un intérêt nouveau de CP pour ces postes de directeurs... maintenant qu'ils sont sur "profil")- Changement radical du type de relation que l'on entretient avec notre sup. hiérarchique l'IA... Ce n'est pas la même chose de diriger une école parce que notre barème nous l'a autorisé que de diriger une école parce que l'IA nous y a missionné.Ben curieusement... à part le "contournement du rôle de la CAPD... RIEN! (pour le moment, mais nous savons faire monter la mayonnaise)...Avec tout ce que vous nous bassiner sur la "caporalisation", là qu'elle devient un risque réel... Vous pleurnichez parce qu'on contourne la paritarité.Et c'est moi qui suis "facho-sako-anti syndicaliste" quand je vous reproche de garder le nez collé à la vitrine de votre boutique?-sur le SMA.L'IA demande aux directeurs de... (il en a le droit, dans le cadre d'une fonction c'est le sup. hiérarchique qui définit les missions et ses priorités du fonctionnaire).- le SNUipp constate bien une charge et une responsabilité supplémentaires pour les Directeurs...Et c'est là que ça par en brioche:Le SNUipp appelle à ne pas mettre en œuvre cette nouvelle injonction ministérielle. Le SNUipp appelle qui à ne pas mettre en oeuvre?• Celui à qui l'on a retiré un 30ème de salaire pour service non fait?> Pourquoi ne pas se poser la question de savoir comment tout cela est possible et +essayer d'y remédier?> Comment accepter que l'on nous charge au de-là de se que n'importe quel autre mulet ne pourrait supporter sans rien demander en contre partie? ... Juste pour se sentir, au moins une fois, "comme les autres"! 
Répondre
H
Le site "Directeurs en lutte" deviendrait-il une tribune du SNUipp ?
Répondre
D
Conseil National du SNUipp des 10 et 11 mars 2009 (extraits)<br /> <br /> Mouvement La nouvelle organisation des mouvements départementaux induite par la note de service sur la mobilité se traduit par un recul significatif du paritarisme et par des régressions statutaires importantes : <br />   - règles modifiées sans réelle concertation.<br />   - augmentation des postes à profil attribués hors barème, en particulier sur les postes de direction d'écoles importantes.<br />   - volonté de la part de l'administration de publier les résultats sans possibilité de contrôle des élus du personnel.<br />   - limitation du choix des collègues (nombre de vœux réduits, obligation ou forte incitation de vœux géographiques, multiplication des affectations hors mouvement).<br /> <br /> Dans la continuité de la déclaration commune des organisations syndicales représentatives, le SNUipp dénonce la circulaire mobilité et agira avec la profession pour la défense du paritarisme garant de l'équité et de la transparence des opérations du mouvement. Pour cela il propose une pétition unitaire et appelle les sections départementales à exiger que les CAPD conservent leur attribution d'amélioration des règles ainsi que les moyens de contrôler les affectations avant leur publication.  <br /> Service minimum d'accueil Le ministre de l'Education nationale demande aux directeurs d'école de recenser les familles susceptibles de faire appel au service minimum d'accueil en cas de grève.<br /> En dehors de toute disposition législative le Conseil National du SNUipp condamne une méthode qui vise à faire porter la responsabilité de la mise en œuvre du SMA sur les directeurs. L'urgence n'est pas à l'organisation d'un service minimum d'accueil a minima, mais d'un service maximum d'éducation qui vise à la réussite de tous les élèves. Le SNUipp appelle à ne pas mettre en œuvre cette nouvelle injonction ministérielle. <br /> Il s'opposera fortement à la volonté de faire appel à des enseignants retraités et s'adresse en ce sens aux enseignants retraités. le Conseil National du SNUipp appelle les enseignants des écoles à participer massivement à la journée de grève interprofessionnelle du 19 mars 2009 pour défendre l'emploi privé et public, lutter contre la précarité, maintenir le pouvoir d'achat des salariés, des chômeurs et des retraités et réduire les inégalités, défendre la protection sociale et des services publics de qualité. Il appelle dans ce cadre interprofessionnel les enseignants des écoles à exiger un autre budget qui permette de faire face à la hausse des effectifs, à développer la maternelle, à maintenir et développer le dispositif des RASED, à obtenir. Le SNUipp exige l'ouverture de véritables négociations sur l'ensemble des réformes qui conduisent au démantèlement du service public d'éducation et notamment sur le recrutement et la formation des enseignants, la mise en place d'un dialogue social, le respect des droits syndicaux et une revalorisation du métier d'enseignant. Ce sont les conditions indispensables pour une transformation de l'école qui permette la réussite de tous les élèves. Le 19 mars, nous exigerons l'abandon des 6 000 suppressions de postes.<br /> <br /> Le SNUipp et la FSU travailleront à la construction de suites à cette action lors de la réunion du 20 mars. Le CN appelle les enseignants des écoles à se réunir en assemblées générales et à débattre des modalités d'action à tous les niveaux (manifestation nationale, journée nationale d'action, grève, grève tournante, reconduction,...). En s'appuyant sur les assemblées générales, le SNUipp portera la nécessité de suites rapides et de haut niveau notamment sous forme de grève unitaire, de manifestation nationale. Le SNUipp considère nécessaire la construction de suites rapides unitaires en matière éducatives et prendra contact avec les autres syndicats. Le SNUipp propose à ses partenaires de travailler à une plate-forme revendicative détaillée pour mobiliser.
Répondre
S
Je me compte aussi dans le troupeau des ânes bâtés selon Dedel. "Bâtés" les dirlos le sont sans nul doute et même lourdement! Alors OK, le Snuipp est du côté des dirlos  comme il est du côté des Rased, CP, psy...( la liste est longue!) et donc dans les prochaines semaines, on peut s'attendre , devant les nouveaux coups bas à notre encontre à voir ce Grand Syndicat proposer grève et manifs pour obtenir un statut original d'établissement bien nécessaire et un statut pour les directeurs! pétitions en ligne, lettres aux Conseils d'Ecole, battage médiatique et articles de Grands Penseurs de l'Education , on va enfin voir ce que l'on va voir! Dirlos et dirlettes , l'heure du grand soir est venue!   C'est le printemps!
Répondre
T
« …par manque de volonté ou souci de bloquer un dossier. Ce serait irresponsable de la part d'un grand syndicat. Et surtout, ce serait stupide de le penser et l'imaginer… »<br />  <br /> Je suis donc stupide, Dedel…<br /> Je le confesse humblement : j’ai la triste habitude de m’en tenir aux faits et de me fiche éperdument des grandes phrases et belles envolées.<br /> Lamentable erreur que la mienne ! Au lieu d’écouter bouche bée tes déclarations sentencieuses, te croire ta parole d’Evangile, je persiste à n’entendre que ces petites voix mécréantes qui persistent à poser questions :<br />  <br /> -         Qu’a fait le SNUIPP depuis plus d’un mois pour s’opposer aux nominations des dirlos sur des postes à profil ? Une douzaine de départements concernés par cette mesure, certains allant, comme la Pas-de-Calais jusqu’aux postes à demi-décharge, d’autres (Isère) tombant dans le recrutement de sergents mateurs de troupes… Réponse du SNU, réactions ? Aucune…<br /> -         Qu’a fait le SNUIPP depuis la rentrée de septembre, sur la direction d’école ? Nous l’avons entendu et vu défendre les Rased, les mises à dispo, les suppressions de postes, les enseignants-chercheurs, lycéens, maternelles, maitres-formateurs, conseillers pédas etc etc… Nous ne l’avons jamais entendu dire quoi que ce soit sur les pov’ dirlos que nous sommes…<br /> -         Qu’a fait le SNUIPP ces 5 dernières années sur la direction d’école ?<br />  <br /> Questions sans réponses, Dedel, une fois de plus ?<br />  <br /> Bon, je te l’accorde, lorsque tu dis que « ce serait irresponsable de la part d’un grand syndicat », je partage assez ton avis.<br />  <br /> Thierry Fabre
Répondre
D
Vous pensez bien que Darcos va laisser la patate chaude à son successeur. Il s'occupera de liquider les affaires courantes qui ne le mettent pas trop en danger jusqu'en juin prochain. Histoire de ne pas perdre trop de billes pour un autre poste ministériel...C'est dans ce sens qu'il faut comprendre qu'on n'arrive pas à se faire entendre et non par manque de volonté ou souci de bloquer un dossier. Ce serait irresponsable de la part d'un grand syndicat. Et surtout, ce serait stupide de le penser et l'imaginer.
Répondre
P
Qui pour remplacer X. Darcos ?On cite beaucoup Richard Descoings qui a les faveurs de N. Sarkozy...Il a d'ailleurs été placé aux côtés de Darcos...
Répondre
P
Qui pour remplacer X. Darcos ?Certaines rumeurs, après avoir écarté Morano (ouf) proposent Dominique Antoine actuel Conseiller Education à l'Elysée...Ce n'est pas aux syndicats qu'il faut en vouloir si la situation des directeurs n'avance pas.Effectivement... La situation des directeurs n'avance pas
Répondre
S
Dédel: " impossible de faire entendre nos revendications".   Un peu choquant après les communiqués de victoire sur les Rased , les Epep etc...  Ou alors est-ce parceque la cause des directeurs a été évoquée d'une toute, toute petite voix ?  Je ne comprends plus ( ou trop bien).
Répondre
H
Ce n'est pas aux syndicats qu'il faut en vouloir si la situation des directeurs n'avance pas.Pourtant les syndicats savent "faire avancer" des demandes ou des revendications par leur combat et leur forte mobilisation et en tirent gloire (ce n'est pas péjoratif !) : RASED, récemment, même si tout n'est pas forcément gagné... Impossible de faire entendre nos revendications.Oh ! peut-être suffirait-il d'y mettre un peu plus d'ardeur, en tout cas la même que l'on mobilise pour défendre d'autres personnels..Mais, ça, ce n'est pas gagné !
Répondre
D
@ Ewen"quand une énorme machine ... est dirigée par le premier venu"Tu te trompes, cher collègue. Darcos est tout sauf le premier venu. C'est un homme du sérail.<br /> Professeur agrégé de lettres classiques <br />  <br /> Doctorat de troisième cycle en lettres et sciences humaines.<br />  <br /> Inspecteur général de l’Éducation nationale, en 1992.<br />  <br /> Directeur de cabinet du ministre de l’Éducation nationale, François Bayrou de 1994 à 1995, <br />  <br /> Doyen de l’inspection générale de l’Éducation nationale de 1995 à 1997, <br />  <br /> Membre de l’Académie des sciences morales et politiques (section morale et sociologie) depuis juin 2006.<br />  <br /> mai 2002 -mars 2004 : ministre délégué à l'enseignement scolaire, auprès de Luc Ferry. <br />  <br /> mars 2004-juin 2005 : ministre délégué au développement, à la coopération et à la francophonie, auprès du ministre des affaires étrangères Michel Barnier. <br />  <br /> Depuis le 18 mai 2007 : ministre de l’Éducation nationaleLe problème de cet homme qui connait tout de la maison EN puisqu'il y a fait toute sa carrière, c'est qu'il est habité par l'idéologie et le mépris.Tu te souviens de ses basses attaques contre les syndicats (les enseignants méritent mieux que leurs syndicats).Tu n'as pas oublié ses propos sur les couches en maternelle...Et sur le SMA (débrouillez-vous)...J'en passe et des meilleures. Tout cela allié au seul projet de plaire à son mentor en supprimant le plus de postes possible en utilisant tous les biais imaginables (aide personnalisée par les enseignants pour mieux supprimer le Rased... formation amputée des stages rémunérés...)Comment veux-tu que ça se passe bien lorsqu'on affiche un tel mépris pour les personnels et leurs organisations syndicales ?Ce qui est grave, c'est que ça ne marche pas même quand on a quelqu'un de "la maison"... Alors...@ Patrick ValmoriNe te trompe pas de combat. Ce n'est pas aux syndicats qu'il faut en vouloir si la situation des directeurs n'avance pas. Impossible de faire entendre nos revendications.
Répondre
V
Bonne analyse, Ewen."Pour réformer l'Education Nationale, il faudrait que le système ne soit pas irréformable"C'est bien pour cela que les gouvernements veulent casser ce ministère. Trop lourd, trop statique, trop conservateur."quand une énorme machine dont personne n'est capable d'en saisir les contours est dirigée par le premier venu"Je ne sais pas si on peut dire ça. On a eu tellement de ministres venant de bords ou d'horizons si différents qu'il serait étonnant qu'aucun n'ait eu les aptitudes à le diriger. Même si aucun n'a réussi à proposer une réforme durablement acceptée et appliquée.Actuellement, la situation est particulière par rapport à d'autres périodes.On a un président qui s'occupe de tout et veut tout régler tout seul. Les ministres sont sous l'éteignoir. L'article précédent était très explicite.On est en période de crise. Tout est axé sur les mesures d'économie à faire dans tous les domaines. Au détriment quasi exclusivement du service public.On a un pouvoir qui fait preuve d'une idéologie anti fonction publique. Il fait preuve d'un zèle infini à appliquer la RGPP imposée par Bruxelles et se refuse à entreprendre les réformes capitales des collectivités territoriales qui, on le sait, engloutissent des budgets énormes dont on a le plus grand besoin.Bref, pas de quoi croire en une réforme possible de l'Education nationale..."pourquoi écouter une profession qui n'existe que par l'investissement que certains veulent bien y mettre ?"Je partage sans réserve. C'est vrai que si l'on veut être entendu, il faudra bien, un jour, se décider à VOULOIR se faire entendre. Et peut-être d'abord des syndicats. Cessons de les amadouer ou de ne pas trop les choquer par nos prises de position. Affirmons notre volonté d'exister au risque de leur déplaire même fortement. Ne croyons pas qu'un jour ils se rapprocheront de nos positions. Improbable ! Un clash avec eux permettrait peut-être de nous faire entendre et respecter. A nous de savoir faire preuve d'imagination dans ce domaine et de trouver les actions possibles.En tout cas, soyons convaincus que nous n'obtiendrons jamais rien par la simple discussion avec un gouvernement quel qu'il soit. Comme l'ont dit d'autres collègues, seule compte l'épreuve de force. Il faut y réfléchir sérieusement.
Répondre
E
Pour réformer l'Education Nationale, il faudrait que le système ne soit pas irréformable. Or, quand une énorme machine dont personne n'est capable d'en saisir les contours est dirigée par le premier venu, qu'il provienne du monde des assurances ou du système lui -même, ça interpelle déjà.Mais que ce dernier ne soit pas capable d'en obtenir la moindre évaluation, que cela ne le chagrine pas pour admonester le personnel du terrain qui, chacun le sait, utilise trop la 'globale'( De Robien ) qu'il se permette de lancer des réformettes dans tous les azimuths  avec pour seule leitmotiv qu'il faut réformer (Darcos ), ça amuse.Que ces réformettes s'entrechoquent, produisent plus de questions et d'iritation que de cohérence et permettent de faire de vraies économies, ça agace.Mais que cela se reproduise depuis des décennies avec parfois le lendemain la certitude que ce qui a été décidé la veille est caduque, c'est inquiétant.C'est poutant ce que l'on vit dans le premier degré avec en sus la certitude que les vrais problèmes pourront s'épanouir avec bonheur puisque le système pyramidal ne connait pas de tuyau pour communiquer du bas vers le haut. Quant aux questions des directeurs des écoles dans tout ça....pourquoi écouter une profession qui n'existe que par l'investissement que certains veulent bien y mettre ?
Répondre
K
Reçu ce message du SNUipp sur la messagerie IA59<br /> Service minimum d’accueil : les directeurs au charbon ?<br />  <br /> Le ministre de l’éducation nationale, a annoncé aux associations d’élus locaux qu’il faciliterait la mise en oeuvre du service minimum d’accueil en demandant aux directeurs d’école de recenser les familles susceptibles de faire appel au service minimum d’accueil en cas de grève. <br />  <br /> Cette nouvelle disposition confirme que le droit d’accueil est dans les faits inapplicable par les municipalités dans des conditions suffisantes d’encadrement et de responsabilité. <br />  <br /> Le SNUipp dénonce une nouvelle charge de travail pour les directeurs et condamne une méthode qui vise à leur faire porter la responsabilité de la mise en oeuvre du SMA en dehors de toute disposition législative.<br /> En effet, les dispositions légales prévoient une déclaration individuelle préalable 48h avant le jour de la grève et la transmission de leur nombre aux maires et en aucun cas le nombre d’élèves concernés. Le directeur ne peut donc connaître ni le nombre d’enseignants grévistes de l’école, ni le nombre d’élèves concernés.<br />  <br /> De plus, les résultats de cette enquête seraient très peu fiables :<br /> -       Comment une famille peut-elle savoir dans l’absolu si elle a besoin d’un mode de garde ?<br /> -       Que se passera-t-il si une famille conduit son élève à l’école malgré une réponse négative au questionnaire ?<br /> -       Que se passera-t-il pour les enfants des familles qui ne répondront pas à l’enquête ?<br />  <br /> L’urgence n’est pas à l’organisation d’un service minimum d’accueil a minima, mais d’un service maximum d’éducation qui vise à la réussite de tous les élèves. Le ministre de l’éducation nationale répondra aux attentes des enseignants lors de la négociation préalable à la journée de grève du 19 mars aux revendications des enseignants des écoles ?<br />  <br /> Dans l’attente, le SNUipp appelle les enseignants des écoles à participer massivement à la journée de grève du 19 mars.
Répondre
D
La spécificité du siège éjectable à l'EN ne concerne pas que les périodes de crise...La crise est permanente dans ce ministère.On a eu droit à quantités de ministres qui ont tout essayé.Ceux qui ont travaillé avec les syndicats tant et tant qu'ils se sont compromis et n'ont rien obtenu. Bayrou en est l'exemple type. Après avoir essuyé une grosse manif d'1 million de personnes (école libre), il est rentré dans le rang. N'a-t-on as dit que Monique Vueillat (SNES) avait son bureau au ministère ainsi qu'une ligne téléphonique ?Allègre a voulu fonctionner en s'opposant frontalement aux syndicats. On a vu le résultat.D'autres ont fait un mixte : ça n'a pas donné beaucoup mieux.Vraiment pas facile, ce ministère...
Répondre
T
"le véritable enjeu est l'emploi public. L’Éducation nationale économise ainsi l’année de formation rémunérée à plein-temps, soit de 500 à 700 millions d'euros ou près de 12 000 postes"Nouvelle preuve, s'il en était besoin, que les réformes ne sont pas du tout faites pour améliorer le fonctionnement du mammouth mais qu'elles ont toutes un dénominateur commun : les économies imposées par la RGPP.Comment s'étonner, ensuite, que la réforme soit mal acceptée ?
Répondre