Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le blog des directeurs qui luttent pour obtenir un statut professionnel.

Publicité

L’EPEP : l’arbre qui cache la forêt


La récente annonce de dépôt d’une proposition de loi visant à la création d’EPEP intéresse (ou inquiète) fortement les directeurs d’école. En effet, depuis la publication des textes, les visites sont de plus en plus nombreuses sur le blog « directeurs en lutte » avec un pic de 1 788 visiteurs uniques ce lundi 29 septembre.

 

Le débat sur les établissements publics d'enseignement primaire (Epep) est "relancé", selon l'Association nationale des directeurs de l'éducation des villes de France (Andev) qui réagit au dépôt d'une proposition de loi sur le sujet, par trois députés UMP, le 25 septembre.

Cette proposition de loi rend obligatoire la création d'un Epep dès qu'une école comprend quinze classes, et facultative à compter de treize classes. Le texte permet également de regrouper plusieurs écoles dès qu'elles comportent ensemble au moins treize classes. Leur proposition de loi ne limite plus la création d'Epep aux zones rurales, elle semble annoncer une généralisation.


L'Andev estime, dans son communiqué du 26 septembre, que cette proposition de loi est "un coup de force, de nature à empêcher au bout du compte toute réelle évolution en profondeur du fonctionnement de l'école, en lien avec les politiques éducatives locales". Dans l'exposé des motifs, les députés affirment que leur proposition vise trois objectifs. Le premier serait de "permettre, notamment en milieu urbain, d'assurer une plus grande mixité sociale en réunissant sous un même Epep des écoles sociologiquement différentes et favoriser notamment la mutualisation des moyens en faveur des élèves les plus en difficulté". Il s'agirait ensuite d'"encourager le regroupement d'écoles de petites tailles pour former un seul établissement, éclaté, et permettre ainsi une émulation pédagogique qui fait défaut notamment dans les toutes petites structures que l'on trouve en milieu rural". Enfin, le dernier point permettrait de  "mutualiser les moyens humains, pédagogiques et financiers au bénéfice des élèves et créer un véritable statut d'emploi pour les directeurs d'Epep".

Les députés disent avoir travaillé "en étroite concertation" avec le ministre de l'Education qui, dès la rentrée scolaire 2007, avait déclaré : "Il faut que nous allions vers des établissements publics du premier degré rassemblés dans une même structure publique."

 

L’EPEP est l’aboutissement logique d’une évolution naturelle qui, au fil des ans, a créé, sous les formes les plus diverses des réseaux d’écoles primaires.

D’écoles indépendantes, séparant le plus souvent filles et garçons, on est progressivement passé à des écoles mixtes, puis, à partir des années 1970, pour conserver les petites écoles menacées par la baisse démographique, à des regroupements d’écoles isolées, qui ont été appelés « regroupements pédagogiques intercommunaux », les RPI.


Rappelons en particulier la pluralité des formules d’organisation ou de réorganisation de l’école. Elles couvrent tout l’éventail possible — le statu quo, la fusion d’écoles, le regroupement intercommunal dispersé, le regroupement pédagogique concentré, le pôle scolaire, les réseaux d’écoles rurales, les réseaux d’éducation prioritaire — ; elles se coulent plus ou moins bien dans des cadres juridiques divers — syndicat, EPCI, communauté de communes, EPLE support — et elles comportent des niveaux d’implication et d’intervention très variables selon les lieux et selon les collectivités : dans certains cas, dans le strict et étroit respect des compétences législatives et réglementaires, dans d’autres cas avec le montage de partenariats et de financements qui dépassent largement les compétences d’attribution
(Ardennes, Tarn).

Cette diversité est largement le fruit de la combinaison, dans une alchimie subtile et variée, d’engagements personnels à différents niveaux.

 

Bien que tous ceux qui ont monté et vivent des regroupements s’accordent à en faire valoir les avantages plus que les inconvénients, aucune démonstration sérieuse ni étude valide ne permet de démontrer que la réussite scolaire est meilleure dans un cas ou dans un autre. Ceci rejoint les constats sur les mérites respectifs des classes uniques et des autres classes.

En termes de résultats, il faut oser dire que le choix d'organisation en réseau n'a, au mieux, qu'une incidence indirecte sur l'amélioration des résultats scolaires.

Tout au plus peut-on espérer que les mutualisations de matériels, lorsqu'elles sont organisées, le désenclavement des écoles et les échanges d'expériences entre enseignants sont susceptibles de créer, à terme, les conditions favorables à une meilleure pédagogie et auront ainsi indirectement une incidence sur les résultats des élèves.

 

Bref, on comprend aisément que la création des EPEP s'inscrit davantage dans une vision financière que pédagogique. Il s’agit essentiellement, sous couvert des objectifs affirmés par les 3 députés, d’aboutir à des économies substantielles grâce à une rationalisation plus efficiente de l'utilisation des personnels enseignants.

 

La situation de l’immense majorité des directeurs d’école

Il est très probable que la création d’EPEP restera limitée malgré la volonté du ministre. Rappelons-nous les réserves émises par l’Association des Maires de France (AMF) en février 2007 lors de l’annonce de l’expérimentation d’EPEP :

« Les maires sont très réservés quant au principe d'attribuer aux écoles primaires le statut d'établissement public autonome en raison notamment du fort attachement qu'ils ont au lien communes-écoles et des coûts supplémentaires que ce mode de gestion risque d'engendrer ».

En effet, les maires le savent bien : la décentralisation a toujours engendré de nouvelles dépenses pour les collectivités territoriales. Ils ne vont pas se bousculer pour entrer dans le dispositif sans de sérieuses garanties sonnantes et trébuchantes, ce que ne permet pas, actuellement, le budget de l’Etat.

 

Rappelons-nous également ce que mentionnait le HCE (Haut Conseil de l’Education) dans son rapport sur l’école primaire rendu en 2007 :

« La création du “regroupement pédagogique intercommunal” (RPI) ne règle que très partiellement le problème. Au demeurant, seule la moitié des écoles susceptibles de rejoindre ce regroupement l’ont fait et peu d’entre elles l’ont organisé de telle sorte qu’un cycle complet se déroule dans une même école ».

 

Il faut aussi compter avec les lenteurs et l’inertie de l’administration française.

L'article 86 de la loi du 13 août 2004 (relative aux libertés et responsabilités locales) prévoit l'expérimentation des Epep en zones rurales afin de mutualiser la gestion de moyens des écoles maternelles et élémentaires. Néanmoins, les décrets d'application permettant cette expérimentation, pour une durée maximale de cinq ans, ne sont toujours pas publiés. Les députés recommandent maintenant de "publier, après concertation, les décrets créant les Epep avant la fin 2008, pour une expérimentation à la rentrée 2009".

 

Certes, la proposition de loi prévoit de rendre obligatoire la création d'un Epep dès qu'une école comprend quinze classes. Une goutte d’eau quand on sait que moins de 300 écoles comptent 15 classes ou plus…

Tout laisse à penser qu’il faudra de nombreuses années pour convaincre les maires des petites communes à regrouper leurs écoles dans des EPEP.

Et quand bien même, dans un improbable élan d’optimisme, les EPEP toucheraient 2000 écoles, cela ne représenterait que moins de 5% des directeurs… Autant dire que l’immense majorité d’entre eux ne seront pas concernés par la proposition de loi.

Peut-on raisonnablement imaginer que les maires des communes associées en RPI vont abandonner ce qui fonctionne plutôt correctement pour se lancer dans une structure plus complexe nécessitant un regroupement plus vaste encore ?

En effet, en 2001, près de 5000 RPI comprenaient en moyenne de 4 à 5 classes et regroupaient entre 2 et 3 communes. C’est dire qu’il faudrait associer 3 RPI pour créer un EPEP. Il serait illusoire de penser que les maires attendent avec impatience de pouvoir transformer un RPI en EPEP.

 

Pourtant, le nombre et la grande variété des écoles rendent nécessaire le regroupement les établissements. Trop nombreux, trop disparates, trop éclatés, ils bloquent financièrement toute possibilité de réforme. Nous l’avons souvent écrit sur ce blog, la reconnaissance de la fonction de directeur passe par la création d’EPEP.

Cependant, la vigilance s’impose. Nous devons continuer d’attirer l’attention du législateur afin d’améliorer sensiblement la proposition de loi telle qu’elle est formulée. Certes, le texte qui sera examiné en janvier 2009 comporte des améliorations par rapport aux précédents projets mais de nombreuses incertitudes et insuffisances demeurent dans cette proposition de loi (présidence du conseil d'administration, statut d'emploi...).

Enfin, nous devons poursuivre nos efforts pour que TOUS les directeurs d’école soient reconnus par un véritable statut professionnel.

 

En effet, il est à craindre que la création d’EPEP, bien que souhaitable et inévitable, ne soit suffisante à apporter une véritable solution à la crise de la direction d’école.

 

Cela est d’autant plus dommageable que si les efforts ne sont portés que sur le statut d’emploi des seuls directeurs d’EPEP, le sort des directeurs d’« écoles ordinaires » risque d’être oublié à jamais…
Et dans ce cas, adieu statut tant espéré pour tous…

 

Si la création d'EPEP ne s’accompagne pas de mesures à destination des directeurs « ordinaires »,  elle ne sera que l’arbre qui cache la forêt.

 

Retour à la page d’accueil

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
S
Denis, aujourd'hui l'école n'a pas de statut juridique... Et c'est le foutoir.(je reviens d'une concert. pour les dirlos sur l'organisation des 60HS. Vite que l'on nous sorte du pilotage par les IEN et leurs sbires!)Alors, je sais bien que l'on ne pourra jamais faire l'unanimité, mais peut-être essayer de rapprocher les idées.Avec ton "raisonnement" (je reprends le terme de Merlin, mais je penche plus pour l'entêtement) nous avons une école au bout du bout:"Non a tout" nous a mené où:-les retraites?-les 60HS?-le droit d'accueil?Et j'en passe...Maintenant, si je reste persuadé que la solution est bien l'autonomie pour les écoles, je ne dis pas que les EPEP sont la panacée. Je crois qu'il faut alimenter la discussion pour que le projet évolue dans le sens d'une proximité accrue et d'une définition moins "administrative" du dirlo.mais le pire serait le statu quo!
Répondre
M
On peut raisonner comme tu le fais : tout ou rien , donc ce sera rien.On peut avoir la nostalgie de l'école d'arrière grand papa, un maître en blouse grise dans une classe, l'odeur de craie et de la roneo à alcool; on peut oublier aussi que dans cette école là l'IEN lors des inspections visitait le logement de fonction et se renseignait sur la moralité de l'instit auprès du Maire...Mais aujourd'hui, une école ce sont des enseignants " profs d'école", des intervenants, des lieux multiples, du hors temps scolaire....  C'est ça la réalité et c'est ce mouvement là qu'il faut accompagner . Sinon l'"évolution "se fera sans nous. C'est peut-être ce que certains souhaitent d'ailleurs. Jeu dangereux!
Répondre
D
 Merlin: Quelques réponses: Qu'y a-t-il de bon et de mauvais dans les EPEP ? TOUTla majorité de blocage des élus? moins mais trop car aujourd'hui il n'y en a pas.La taille de certains EPEP ? moins mais trop car dès  tu dépasses la notion de groupe scolaire seule véritable entitéla reconnaissance d'un statut juridique? plus? nous en avons déjà un et le nouveau risque d'être assujetti à bien des contraintes Une autonomie financière? plus? Dans le cadre des décisions éxécutoires des CA, tu peux appeler celà autonomie financièrela direction du CA à un dirlo ? Plus. Oui si tu considères qu'il doit y avoir établissement mais comme ce n'est pas forcément le cas...
Répondre
M
Dédel et Cédric:  Quelques questions. Qu'y a-t-il de bon et de mauvais dans les EPEP ? la majorité de blocage des élus? moins. La taille de certains EPEP ? moins.la reconnaissance d'un statut juridique? plus. Une autonomie financière? plus.la direction du CA à un dirlo ? plus.un statut pour les directeurs ? je vous laisse répondre.une place originale pour les (ex) Rased ?           Les acquis du passé, c'est bien et il faut les garder en mémoire... sans oublier de négocier ceux de demain. L'école évoluera, ça serait bien qu'on participe à sa mutation, que VOUS participiez à sa mutation. Mais j'oubliais, la période électorale n'est pas propice à la négociation , comme l'écrit stephan, il faut montrer...(pardon).
Répondre
S
@ Dédel,Ce n'est pas parce que je critique les postures syndicales que mes engagements politiques me poussent du côté du gouvernement, voire des patrons du CAC...Sur ces points on pourrait, peut-être, avoir des points communs.Qui parle de mettre en sourdine nos revendications.Au contraire je voudrais qu'elles soient d'abord bien identifiées, collectionnées et ensuite portées  dans la plus grande unité possible.La FSU sur le plan national appelle à la grève... dans le secondaire.dans le primaire, le SNUipp appelle à la grève... dans 26 départements.Et c'est moi qui brise l'unité? C'est moi qui ne suis pas conscient de l'attaque sans précédent contre les acquis?D'ailleurs, comment se positionner uniquement que sur la conservation d'acquis (et quels acquis?!).Comment imaginer que les avancées indispensables gagnées par les ouvriers d'une France du XIX° essentiellement industrielle soient intangibles malgré les modifications radicales de notre économie de notre société, de nos conditions de travail et de notre santé? Ce qui menace, et tue, nos "acquis", c'est le conservatisme arrosé à la langue de bois. Que le SNUipp, qui a quitté la FEN, parle d'unité syndicale me fait marrer (dans les 26 départements où elle appelle à la grève, combien de défilé unitaire avec la CGT?).Mais nous sommes en période électorale et il faut compter ses troupes, montrer ses muscles, comparer sa b... . (pardon!) @ Cédric,J'attends de lire l'arrêté.Car, c'est évident, un IA ne peut interdire la tenue des RIS sur le temps de classe. Le texte de 85 parle de temps de service (je crois), et la circulaire(?) demande d'éviter (pour les raisons que j'ai citées plus haut), mais ne permets pas d'exclure ce temps des RIS.Donc, le jugement du TA me semble tout à fait justifié, mais ne répond pas à la question:>en quoi la liberté syndicale s'exprime mieux, est moins menacée, le vendredi AM plutôt qu'à la place d'une concert.? 
Répondre
H
"Henri (...) Je ne sais d'où vous sortez ces infos. Je ne les connais pas.(...)"Lettre Internet n°9 du SNUipp-66 (en date du mardi 7 octobre 2 008)
Répondre
C
Juste une petite info qui va dans le sens de la défense des droits syndicaux.<br /> REUNIONS D’INFORMATIONS SUR LE TEMPS DE TRAVAIL<br />  <br /> Le SE-UNSA a fait paraître un calendrier de RISTT le 26 septembre 2008.<br /> L’administration a annoncé qu’elle émettait un avis négatif sur ce dernier, ce qui vaut interdiction à tout collègue de participer à des réunions organisées sur le temps de présence devant élèves suite à une injonction ministérielle.<br />  <br /> Devant ce coup de force, le SE-UNSA a déposé un recours en référé liberté dans l’académie de Nancy et dans d’autres lieux. <br />  <br /> Le juge administratif a donné raison au SE-UNSA : il y a bel et bien une atteinte manifeste à une liberté fondamentale.
Répondre
D
Stéphan et HenriJe ne sais d'où vous sortez ces infos. Je ne les connais pas.Mais ne voyez-vous pas que tout le discours actuel et la volonté du pouvoir vont dans le même sens : reprendre l'un après l'autre tous les acquis de ceux qui sont en bas de l'échelle.Sous couvert de crise financière, le gouvernement lance un appel à "l'unité nationale".Qu'est-ce à dire ? Oh, c'est très simple : "mettez vos revendications en sourdine car le pays connait des difficultés très importantes et vous risqueriez de faire capoter le redressement".Alors, attention ! à force de renoncer aux "acquis" (et quels acquis !), on en arrive à se trouver complètement démunis. Croyez-vous que les grands patrons du CAC se posent ce genre de questions et sont prêts à laisser leurs dividendes ? Non ! Alors, de grâce, collègues, essayez de ne pas donner prise aux arguments qui remettent en cause l'unité syndicale.Le risque existe. Il est bien réel. Voyez, ce matin, la déclaration de François Chérèque (CFDT) prêt à accepter de mettre en sourdine les revendications salariales pour répondre à la demande d'unité nationale. Il précise, heureusement, "si tout le monde en fait autant". N'empêche, c'est un premier pas et je le trouve dangereux.
Répondre
H
<br /> Il faut le lire pour le croire :<br /> " <br /> L'organisation des RIS exclusivement hors du temps devant élèves reviendrait à imposer leur tenue sur 5% du temps de service et constituerait de fait une entrave au libre exercice de l'activité syndicale. <br /> Alors même que le Ministre supprime 72 heures, c'est à dire  3 semaines d'enseignement pour tous les élèves, il nous demande de ne plus tenir les RIS (2 x 3h dans l'année !) sur les temps de travail des élèves ?! L'argument ne tient pas !" <br /> <br /> Comprenne qui poura ! Vous avez dit "privilège" ? <br />
Répondre
H
Il faut le lire pour le croire :"<br /> Vierge<br /> <br /> BODY {<br /> MARGIN-TOP: 25px; FONT-SIZE: 10pt; MARGIN-LEFT: 25px; COLOR: #000000; FONT-FAMILY: Arial, Helvetica<br /> }<br /> P.msoNormal {<br /> MARGIN-TOP: 0px; FONT-SIZE: 10pt; MARGIN-LEFT: 0px; COLOR: #ffffcc; FONT-FAMILY: Helvetica, "Times New Roman"<br /> }<br /> LI.msoNormal {<br /> MARGIN-TOP: 0px; FONT-SIZE: 10pt; MARGIN-LEFT: 0px; COLOR: #ffffcc; FONT-FAMILY: Helvetica, "Times New Roman"<br /> }<br /> DIV.Section1 {<br /> page: Section1<br /> }<br /> <br /> L'organisation des RIS exclusivement hors du temps devant élèves reviendrait à imposer leur tenue sur 5% du temps de service et constituerait de fait une entrave au libre exercice de l'activité syndicale.<br /> Alors même que le Ministre supprime 72 heures, c'est à dire  3 semaines d'enseignement pour tous les élèves, il nous demande de ne plus tenir les RIS (2 x 3h dans l'année !) sur les temps de travail des élèves ?! L'argument ne tient pas !"<br />  <br /> Comprenne qui poura !<br /> Vous avez dit "privilège" ?
Répondre
S
S@lut Dédel, vraiment difficile de suivre un sujet avec toi, mais bon.Comment en arrives-tu à considérer que le fait d'éviter de tenir les RIS sur le temps de présence avec les élèves est une "remise en cause du droit syndical"?Avec un peu de recul, puisque > le samedi a était "libéré"> le droit d'accueil a été voté.> le service des enseignants et composé d'une part de présence devant les élèves en classe et d'autre part 108h  de "réunions diverses..."En quoi le fait de prendre en compte le fonctionnement de l'école, et de préférer que les RIS soient tenue hors temps classe devient une atteinte intolérable au droit syndical.Pourquoi est-il gênant pour l'exercice du droit syndical que l'on récupère sur les concerts.? henri parle de privilèges, tu cites des attitudes courageuses du SNIupp qui place les RIS le vendredi AM (pourquoi pas le matin, ou le jeudi?), voici ce que je te propose:Objet : réunions d’information syndicale Le décret n° 82-447 du 28/05/1982 et l’arrêté du 16/01/1985 organisent le droit d’information syndicale des personnels enseignants. S’agissant des enseignants du 1er degré, ce droit correspond à deux réuni ons d’une demi journée par année scolaire. Depuis cette rentrée scolaire, le décret n° 2008-775 du 30/07/2008 est venu modifier sensiblement les obligations de service de ces enseignants. Ce nouveau contexte réglementaire a conduit à mener localement une réflexion avec les organisations syndicales afin d’organiser le droit de réuni on pour information syndicale sans porter préjudice au bon fonctionnement des écoles. Le dispositif qui va s’appliquer cette année à titre expérimental est le suivant : chaque organisation syndicale organisera ses réuni ons d’information en fonction de ses besoins tout au long de l’année, mais en dehors des heures de service des enseignants. Chaque enseignant participant à une ou deux de ces réuni ons devra en informer son Inspecteur de circonscription. En contrepartie du temps passé en réuni on syndicale, les enseignants seront dispensés de service le vendredi 22 mai 2009, lendemain du jour férié de l’ascension. Ce jour-là, les classes seront vaquées. Les enseignants qui n’auraient pas participé à ces réunions, ou qui auraient participé à une seule, se rendront à leur école pour une demi journée ou pour la journée entière, et effectueront des travaux de nature pédagogique hors de la présence des élèves, sous le contrôle de l’Inspecteur de la circonscription. Un bilan sera effectué à la fin de l’année afin de déterminer si ce dispositif s’avère satisfaisant ou s’il doit être modifié. C'est beau la lutte syndicale! 
Répondre
H
"Tous les syndicats rencontrent les mêmes difficultés face au pouvoir actuel."Les syndicats ou les représentants syndicaux ? Remettre en cause les RIS ? Et alors ? quitte à être provocateur (un peu, juste un peu !), est-ce là un outrage ? Assez curieusement, lorsque les dirlo' revendiquent un statut, ils sont taxés de passéisme primaire, de retour à l'école de Jules Ferry (ou de Charlemagne, pourquoi pas après tout ?)...Ici, on lit le souhait de voir conserver les RIS "« dans les mêmes conditions que par le passé ».Ce qui est inexact par ailleurs : dans certaines IA, les RIS sont ponctionnées sur le temps des Animations Pédagogiques ! (beau cadeau de certains IA, on peut bien se demander en contre-partie de quoi ?)Tout cela est foncièrement démagogique : le discours catastrophique assené à longueur de commentaires pour demeurer inerte sur les positions est assez lamentable !Cela ne relève plus du "droit" mais du "privilège" pur et simple !On attend déespérément de la part des représentants syndicaux qu'ils veuillent bien mobiliser autant d'énergie pour venir en soutien aux dirlo' (c'est ce qui nous concerne ici) eux-mêmes sollicités à longueur d'année par X réunions (prises sur quel temps ? : celui de décharge ? temps de classe ?), convoqués ou invités...Enfin, on peut effectivement attendre longtemps !
Répondre
D
Merlin,Crois-tu vraiment qu'il suffit de RECLAMER justice pour avoir satisfaction ?Tous les syndicats rencontrent les mêmes difficultés face au pouvoir actuel. Et ça ne va pas s'arranger dans les mois à venir si l'on croit les nouvelles alarmistes qu'on nous assène chaque jour.Maintenant, il nous faut nous battre non plus seulement pour obtenir mais de plus en plus pour conserver les acquis.Dernier exemple en date : le droit syndical remis en cause.On avait déjà le SMA pour casser les grèves, voilà qu'on voulait nous interdire le droit de participer aux RIS.Cf article suivant (FSC n° 318)<br /> Comment participer aux réunions d’information syndicale (RIS) qui se tenaient habituellement le samedi matin ? Après la remise en cause du droit de grève, une note ministérielle aux IA du 5 septembre précise maintenant « qu’il convient d’éviter de placer ces heures » sur les 24 heures d’enseignement et les 60 heures d’aide. Il ne resterait donc que les 48 heures des conseils de cycle, de maîtres et des animations pédagogiques.<br /> Excès de zèle de certains IA (Doubs, le Var, Paris ou en Haute-Garonne…) qui ont menacé d’un retrait de salaire ceux qui iraient à une RIS sur le temps devant élèves. Mais certains ont eu gain de cause comme les 200 enseignants réunis par le SNUipp de la Somme le vendredi 26 septembre. Dans les Pyrénées Atlantiques, une action commune du SNUIpp et du SE a fait reculer l’IA qui vient finalement d’autoriser les RIS les vendredis 10 et 17 octobre après-midi. Un droit syndical rétabli que le SNUipp dans un courrier au ministère veut voir s’exercer « dans les mêmes conditions que par le passé » partout en France.
Répondre
M
Dédel,  Stéphan a posté avant moi mais lorsque je lis " un syndicat au service de l'ensemble d'une profession" ( sous-entendu pas au seul service des dirlos) , je pense être passé à côté de plein de choses:j'ai zappé la défense acharnée contre les retraits de salaire des dirlos en grève administrative à la demande de leur syndicat,  la création d'un fond de soutien auprès des adjoints pour financer le remboursement des sommes injustement prélévées sur le travail d'enseignant des dirlos, j'ai oublié la demande syndicale de la création d'un statut pour que ces faits injustes ne se reproduisent plus. Je n'ai pas lu les éditoriaux nombreux pour défendre les directeurs et leur travail difficile, ainsi que la prise en compte de l'alourdissement de leurs charges et responsabilités, je n'ai pas été au courant de l'obtention d'une décharge totale des heures de soutien comme l'ont obtenu les Rased, je n'ai pas reçu les enquêtes où l'on demandait aux enseignants de se prononcer sur l'évolution que chacun sait nécessaire de l'école et sur les propositions pouvant accompagner un EPEP, j'ai oublié la défense médiatisée des collègues directeurs et directrices broyés par la machine administrative, les conflits divers et variés.... Oui, je suis désolé d'être passé complètement à côté de ce combat quotidien des syndicats au côté des directeurs et aussi de cette réflexion sur une mutation de l'école .... heureusement , je ne suis apparemment pas le seul .... ou est-ce Azheimer?
Répondre
S
Mais vous l'avez bradée, Dédel!Un syndicat est d'abord au service de l'ensemble de la profession dis-tu?-Comment tu expliques 20 ans de baisse de notre pouvoir d'achat alors que le budget de l'Éducation n'avait jamais baissé, l'Éducation était même déclarée "priorité nationale"?Là, en ce moment et depuis une petite dizaine d'année, combien de dirlos sur le carreau?combien de postes vacants par an?Combien de directions imposées?Combien de directions retirées dans le silence le plus assourdissant(phénomène de plus en plus courant)?Et tu viens là, tranquillement, débiner un "projet catastrophique" en t'appuyant  sur un existant artificiellement embelli.> supprimer des milliers et des milliers de postes? • Mais on y est, non?> Soumettre le projet à l'ensemble des acteurs? • À qui penses-tu?Les acteurs sont les enseignants, les parents d'élèves (ils ont un statut!) les élus. Mais l'école ne leur appartient pas. Elle est fille de la République et, donc, de TOUS ses citoyens.En cela, sur la forme, le dépôt d'une loi par des élus du peuple, est tout à fait légitime.Reste, et je le répète, que ce projet, même s'il apporte des avancées par rapport au texte Darcos (2006), présente des zones d'ombre qu'il faut éclaircir.  
Répondre
D
Merlin,Tu sembles oublier que la vocation d'un syndicat c'est d'abord être au service de l'ensemble d'une profession par l'entremise de ses adhérents qui lui donnent mandat pour agir au nom de tous.Dans le cas de l'EPEP, combien de collègues laissés sur le bord du chemin ? Combien de directions supprimées ? 60 % des écoles ont 6 classes ou moins. Pour faire des EPEP tels que voulus par Darcos, il faut les rassembler pour obtenir une quinzaine de classes en moyenne. Cela suppose de supprimer des milliers et des milliers de postes de directeurs. Comment est-ce acceptable ? Pour le coup, et ça n'est pas le moindre des paradoxes, le meilleur défenseur de la direction, c'est celui que tu accuses de ne pas la défendre suffisamment. Un comble.Et parmi les écoles qui deviendront EPEP, l'avis des adjoints ne t'intéresse pas ? Tu peux décider que la structure des établissements soit chamboulée à ce point sans même soumettre le projet à l'ensemble des acteurs de l'école ?Excuse-moi, mais la démocratie sociale a un prix et je n'ai pas envie de la brader pour faire plaisir à monsieur Darcos.
Répondre
M
Il es vraiment affligeant de voir à quel point le SE et le Snuipp restent figés dans leurs positions: donnons, revendiquons(?) tout pouvoir de décision hors l'école: IEN et IA . Un seul objectif : griller la prise de décision possible du dirlo qui pourtant se serait réuni préalablement avec le CDM. Allez comprendre! Seul le Gdid se bat effectivement sur le projet actuel des EPEP pour arracher des avancées importantes pour l'avenir. Gdid qui est une association et pas un syndicat . Certains devraient se sentir un peu gênés quand même!
Répondre
S
Dédel, que sais-tu des revendications majoritaires des dirlos?93% sont pour une reconnaissance de statut, ça c'est un fait.Comment cette volonté est-elle prise en compte par ceux qui sont censés nous représenter:>les uns signent un proutocole  et font mine de le suivre.>les autres ne signent rien, gesticulent (états généraux) et ressortent leur "quat'pages"...-CM décisionnaire... là le dirlo ne devient pas un petit exécutant?L'Autonomie donnée aux écoles n'est pas à considérer comme une strate supplémentaire, mais comme le moyen de rendre à César ce qui lui appartient. Moyens confisqués et partagés par, justement, la création de strates supplémentaires hors des écoles.Ce sont ceux-là qui ont augmentés, jusqu'au harcèlement, la bureaucratie que nous subissons et nous éloigne de notre mission de proximité.Pendant ce temps, les dirlos se voient retirer une journée de salaire pour service non fait, doivent remplir Base-Élèves (la saisie informatique - pour un outil IA - fait-elle partie de nos attributions), mettent en place la nouvelle organisation de l'école, doivent fliquer les collègues sur les 108h en tenant à jour de magnifiques tableaux XL concoctés par les CP, se voient refuser (dans un   convenu) l'octroi des 60 HS en décharge, doivent être joignables dans les 48h pendant les SRAN...Associer l'Autonomie à la déresponsabilisation, faut oser!Le même qui plus haut craignait de rendre des comptes...Vouloir masquer l'indigence des positions syndicales sur la situation des dirlos par un discours alarmiste, voir cataclysmique, ne marchera pas.Ce que l'on attend, c'est un discours responsable et pragmatique.> Plus d'autonomie pour les écoles est une évolution indispensable.Est-ce que les EPEP sont une réponse acceptable?Bien que ce projet de loi reprenne quelques unes de nos idées par rapport au texte de Darcos (2006)• taille des EPEP largement plus petite (Darcos était à 30 voire 40 classes...)• CA plus consensuel, plus équilibré, avec une représentation du personnel non enseignant.• présidence non attribuée d'office à un élu.> reste à diminuer le minimum de classe pour créer un EPEP (13 actuellement)> reste à obtenir la présidence du CA pour le dirlo> reste (surtout) à définir le cadre d'emploi du Dirlo.Beaucoup de restes... Objet de notre prochaine AG début Novembre.PS: nous avons été auditionné (convoqué) à l'Assemblée Nationale par le rapporteur de la commission des Affaires Culturelle et Sociales, dans le cadre de la préparation de la loi de finance 2009. M.REISS... Comme la plupart des syndicats.- le compte rendu de cette audition, ainsi que l'ensemble des documents remis, sont consultables sur dirlo.org.Où sont les CR des syndicats?Nous laissons la "manipulation de la base" aux maîtres en la matière.Ceux qui y passe tout leur temps, avec de gros moyens, et s'appliquent à diviser la profession (voir mouvement du 7) afin de "gagner" les élections.Marrant d'ailleurs cette conclusion d'un post où tout y est manip. jusqu'à la remise en cause de notre sincérité... (rappelle toi, dans le précédent tu demandais à négocier!)PS2. Je suis très sincère et ne trahis pas la base:enquête IFOP:Question : S'agissant des moyens financiers de l'école... ?• Il faut continuer à financer les écoles selon les possibilités financières de chaque commune >24%• Il est nécessaire de créer un statut d'établissement pour garantir une parité de moyens entre les écoles > 76% 
Répondre
D
Stépan, crois-tu sincèrement que c'esr une revendication majoritaire des directeurs actuels de pouvoir gérer financièrement et juridiquement  du personnel, des fonds etc... Non on va créer une strate supplémentaire(toi qui en a assez des 'hors classes'!!!) qui fera tt ce que les IEN ne veulent pas faire(compilation de chiffres, d'indicateurs...etc) et donc on aura des dirlos à 2 vitesses : la base telle qu'aujourd'hui mais avec une fonction d'exécution sans plus de 'statut' qu'aujourd'hui   et les autres. C'est l'entrée de la gestion  bureaucratique telle que le citoyen l'exècre aujourd'ui à tous les échelons, de la municipalité à l'agglo.... Je ne crois aucunement à la notion de projet partagé subi et je pense que celà ne fera que contribuer à une forme de 'déresponsabilisation' due à l'éloignement des prises d'orientation et de fonctionnement que, malgré tout,  nous avions actuellement. Et quand je vois que le GDID dont tu sembles être un acteur important  et dont on pouvait comprendre la revendication d'encadrement des missions(statut) cautionne cette démarche voire l'initie(rdv avec les dépositaires de loi par ex), je pense que oui il ya manipulation d'une base sincère.
Répondre
S
Pourquoi toujours vouloir que la " hiérarchie" soit synonyme " d'abus de pouvoir", d' "autoritarisme", d'"hégémonie" ?   Le directeur ne peut-il pas être aussi le recours,celui qui désamorce, de part son autorité, les conflits? ( entre enseignants, entre parents-enseignants....)Le directeur ne peut-il pas être une personne ressource et aussi celui qui , après avoir écouté tout le monde décide pour le bien commun?   Un CDMD serait-il , grâce à sa composition, exempt de toute dérive? à l'abri de la loi du plus  " fort en gueule"? certes pas.    Rendre des comptes me parait aussi être normal, comme la présidence de CA me parait devoir être affectée au dirlo qui est celui qui maîtrise tous les paramètres de l'école ( pédagogique, financier, organisationnel, relationnel).     Je suis surpris de voir à quel point certains syndicats mettent en avant en permanence l'autorité de l'IEN uniquement pour pouvoir nier celle des directeurs. Les EPEP seront aussi ce que nous en feront, la part de négociation existe.
Répondre
S
Dédel, j'évacuerai très vite ta notion d'habitude qui fait force de loi.J'ai vraiment une autre conception de la déocratie et je veux rester sur les EPEP.J'ai participé à la rencontre que le GDiD a eu avec l'Association des Maires de France. Cette volonté d'hégémonie qu'on leur prête à priori  n'existe pas. Au contraire les Maires préfèrent avoir un interlocuteur reconnu sur place plutôt qu'avoir à faire avec des IEN via des CP.À savoir aussi, les municipalités sont les propriétaires des locaux et "pourvoyeurs de fond" des écoles, les liens entre l'école et la communes sont naturels.Je ne vois pas comment exister sans une collaboration étroite. Qu'un dirlo rende des comptes, je suis plutôt pour. Qu'un "récalcitrant" puissent être remis dans le rang ne me choque pas non plus (et ce n'est pas une raison pour remettre en cause l'Autonomie dû aux écoles)Aujourd'hui, ce sont ceux qui ne rendent pas de comptes qui  squattent le Hors-Classe. Ceux qui se placent sous l'autorité d'un "patron" (équipe IEN)Je te rappelle que pour le moment personne n'a la majorité dans le CA, et je redis qu'il faut vraiment être parano pour imaginer des collusions contre les enseignants.Reste un point que je partage. Ce texte doit être amendé par la négociation sur plusieurs points:> la taille> la présidence et les attributions du Caet surtout> qui et quelle direction?Négocier ne veut pas dire rejeter.  
Répondre
D
@ StéphanNe confondons pas EPLE et EPEP. Les collèges ou lycées ont un statut différent qu'aucune collectivité territoriale (conseil général ou conseil régional) ne remettrait en cause sur le plan de l'autonomie. Il y a la force de l'habitude qui fait force de loi. Et il y a aussi l'éloignement qui fait que personne ne se sent "propriétaire" de l'établissement.Pour les EPEP, il faut compter avec la notion de proximité de l'école "communale" : une tradition bien française. Les maires vont trouver un point d'ancrage supplémentaire pour asseoir leur pouvoir et montrer leur autorité. Ils financent et voudront donc décider de l'affectation des fonds publics et surtout de leur bonne utilisation. Le directeur de l'EPEP, a fortiori s'il n'est pas président du CA, mais ce sera quasiment identique s'il l'est, devra exécuter les décisions prises en CA. Il n'aura pas véritablement d'autonomie.De plus, on peut facilement le deviner, il devra rendre des comptes à son CA. Et si un de ses collègues adjoints a des problèmes avec un enfant, une famille... le directeur devra user de son pouvoir de hiérarchie pour venir à bout du récalcitrant et le faire rentrer dans le rang.Faut bien réfléchir à tous ces détails qui ne seront pas inscrits dans la loi mais qui en découleront.Et le moyen de s'en prémunir, c'est encore d'exiger des négociations avant qu'il ne soit trop tard.
Répondre
E
Et bien non l’EPEP n’est pas souhaitable !
Répondre
S
@ Denis:Je parle de l'autonomie indispensable pour financer nos projets d'écoles, employer les AVS, acheter nos matos sans être en infraction en gérant l'OCCE...Je parle de l'autonomie que le décret de 89 à commencer à nous donner (PE, CM et CC) et que bien vite les structures intermédiaires se sont empressées de nous confisquer.C'est l'absence de statut qui nous livre pieds et mains liés aux caprices de l'administrations où, plus rarement des communes.l'Autonomie, c'est l'ensemble des moyens à mettre en place pour permettre aux unités de se munir des compétences nécessaires, plutôt qu'à les délégués à des structures éloignées du terrain.L'autonomie ne va jamais sans l'obligation de respecter un plan-cadre, quelques valeurs communes et de rendre compte de ce qu'on fait. Mais il n'y a pas d'autonomie sans un pouvoir à prendre et à partager à l’échelle de l’établissement. C'est là que l'on gêne, le pouvoir que certains semblent détenir et qui ne veulent pas lâcher.Quant à mettre en oeuvre ce qui a été décidé à l'échelon supérieur, tu parles de ce que nous vivons actuellement là:> base élèves (la saisie)> nouvelle organisation de l'école> stage RAN> SMA...Mis en place par les structures intermédiaires (équipes pléthoriques de circos, syndicats...). Ceux-là même qui veulent absolument garder leur petit pouvoir, en nous laissant le boulot et la mouise.Moi je parle du pouvoir de mettre en oeuvre ce qui se décide dans l'école.Et l'école, ce sont les enseignants, bien sûr, mais aussi les élèves, les parent, les élus (qui fnancent!).Noraml qu'ils soient représentés dans un CA, reste en définir les équilibres et les attributions.- Quel est le syndicat qui demande l'abandon du statut d'établissement pour le secondaire.Et puis tu me fais marrer avec tes leçons de stratégie.Qui trouvait-on sur les listes d'aptitudes aux poste de "maîtres-directeurs" en 87... le SNI!Qui nous a amené là où nous en sommes?Je te signale aussi, bien que je sache que tu en as cure, que les dirlos d'EPEP n'ont pas de statut!`On est bien encore assez loin de ce que revendique le GDiD.Dis-moi, Cédric, Bérille, c'est bien celui qui a signé le proutocole?
Répondre
C
La création d'EPEP semble ravir certains collègues qui se voient déjà "chef d'établissement". Je pense qu'ils vont vite déchanter. Peut-on s'attendre à une forme de générosité de la part du gouvernement ? Le fait-il pour faire plaisir aux directeurs ? Luc BERILLE a publié un communiqué de presse le 29/09, sous le titre "BUDGET 2009 : L’AVENIR SACRIFIE". Extrait : <br /> Le premier degré, après avoir subi un hold-up de 2000 emplois en 2006 et 2007, verra ses difficultés aggravées par le projet de  budget 2009. 750 emplois de professeurs des écoles disparaissent, via la suppression de 3000 postes de stagiaires en charge de classe un jour sur quatre de la semaine. Les 500 créations annoncées ne les compenseront pas. Dans quelles conditions les 16 000 élèves supplémentaires attendus seront-ils alors accueillis ?<br /> Tout à son obsession d’économies, le ministère fait, de plus, la démonstration de sa méconnaissance de la difficulté scolaire. En redéployant 3000 postes d’enseignants spécialisés, il s’attaque aux élèves les plus en difficulté qui sont aujourd’hui pris en charge sur le temps scolaire.<br /> Par ailleurs, à la brutalité des économies s’ajoute la brutalité des décisions. Ainsi, le gouvernement acte déjà, sans en avoir débattu, la création d’établissements publics du premier degré.Un bref résumé mais tout est dit.
Répondre
D
'l'autonomie est indispensable'... Quelle autonomie auras-tu? Celle d'exécuter ce qui sera décidé à l'échelon supérieur comme par ex de mutualiser les moyens lors du SMA, ou lors de la carte scolaire... Tout çà pour répondre, entre autres, à une demande de statut par et pour  certains... et suivie bien naïvement par d'autres! Bien manoeuvré!
Répondre
D
Je suis un peu plus pessimiste que toi, Stéphan. Je reprends les 3 objectifs assignés par les députés :1- Selon les députés, il s'agirait d'abord de permettre "en milieu urbain, d'assurer une plus grande mixité sociale en réunissant (…) des écoles sociologiquement différentes". Rien de nouveau. Dans de grandes villes, ça s'est fait notamment pour des raisons idéologiques, pour faire éclater les ghettos de riches dans les écoles huppées de centre-ville. On les a jumelées avec des écoles périphériques moins "sélect". Les enfants faisaient CP et CE d'un côté et le reste dans l'autre école. Outre les problèmes de transport, on s'est heurté très vite à un refus des familles de centre-ville. Résultat grosse déperdition et fuite vers le privé.2- Le deuxième objectif serait, en milieu rural, d'"encourager le regroupement d'écoles de petites tailles pour former un seul établissement, éclaté".Là ou les RPI existent et ont été montés non sans mal, vois-tu les maires recommencer avec 2 autres RPI voisins mais distants et sans lien particuliers entre communes ? Je n'y crois pas une seconde. Pour qu'un maire se lance dans une quelconque opération, il doit y trouver intérêt et intérêt surtout financier.3- Et le troisième, plus général, serait de "mutualiser les moyens humains, pédagogiques et financiers" et "créer un véritable statut d'emploi pour les directeurs d'EPEP". Alors là, oui j'y crois. Les économies pour l'Etat et les dépenses pour les collectivités territoriales. Ne nous faisons donc pas trop d'illusions... Les villes ne tiennent pas à augmenter la pression fiscale des foyers.En fin de compte, comme les autres collègues qui se sont exprimés avant moi, je pense que les EPEP ne feront pas recette comme peut l'espérer le ministre qui a télécommandé les 3 députés.  Du coup, je pense qu'il restera un nombre impressionnant de directeurs dans des écoles hors EPEP. Donc sans moyens nouveaux, sans considération supplémentaire, sans statut. Bref, le statu quo. 
Répondre
S
Pour se voir aujourd'hui directeur d'EPEP, il faudrait que l'on ait un début de contour de ce que sera ce directeur.Or, le texte évite la question.Si on s'en réfère au budget, 500 postes administratifs de créés... Sur plus de 50 000 écoles...Je crois que l'article de du blog DEL pose bien les enjeux.L'autonomie est indispensable, la fusion de certaines écoles aussi (ça exite en milieu rural, les RPI, mais aussi au niveau de la responsabilité incendie quand plusieurs écoles partage le même bâtiment.).Entre les départs à la retraite et la vacation des postes (4 à 5000 par an!) les choses sont moins dramatiques que la présentation qui en ait faite.pareil pour la mise sous tutelle de l'école par les municipalité. Je n'ai pas encore senti une volonté farouche de la part des Maires à "présider" un quelconque CA d'EPEP. Vous vous imaginer dans une grande ville ou dans un RPI? de plus le texte déposé et en deça de la première mouture (élus majoritaire et présidence du CA).Mais nous n'en sommes pas là, la nomination du dirlo par l'IA (sur un statut d'emploi)  n'est pas acceptable. Le CA est à améliorer, la taille des EPEP à affiner. 
Répondre
M
Même remarque que celle de Pouk. J'ai l'impression que la proposition de loi a occulté complètement le sort des directeurs et directrices qui, par milliers (ou dizaines de milliers) vont rester sur le carreau. Je pense que beaucoup de collègues qui se voient déjà promus à la tête d'un EPEP vont être très déçus. La profession va être divisée, une fois de plus. La crise de vocations a un bel avenir devant elle.Mais je ne suis qu'une incorrigible pessimiste...Anne-Marie
Répondre
H
"ce joli texte émane du syndicat CNT Education"Une chose est sûre : l'école n'a pas besoin de grands C....(et ceux-là en font partie comme tant d'autres !)Vivement le 2 décembre !
Répondre
J
Reçu ce mail pour appel à la grève le 7 octobre :"Monsieur Darcos envisage, pour la rentrée 2009, de créer des EPEP (Etablissements Publics de l’Enseignement Primaire). Ces établissements regrouperaient plusieurs écoles, seraient gérés par un Conseil d’administration où les enseignants seraient minoritaires et les élus municipaux bien représentés. Pire, ces EPEP seraient présidés par un chef d’établissement. L’école a-t-elle besoin d’un nouveau petit chef ?"J'oubliais de vous dire : ce joli texte émane du syndicat CNT Education. Il parait qu'il va nous demander nos suffrages le 2 décembre... 
Répondre
P
La situation décrite ici, c'est vraiment la crainte que j'ai.Créer des EPEP de cette façon, c'est une façon de botter en touche en donnant la possibilité aux communes d'intégrer ces nouvelles structures. Mais les maires se doutent bien que c'est pour mieux leur refiler le bébé avec l'eau du bain.Ils ont assez l'habitude de voir que chaque fois que l'Etat fait un transfert de compétences, il ne met jamais tous les moyens nécessaires. Les maires savent bien que les nouveaux EPEP seront à leur charge financièrement car l'Etat se désengagera très vite. Déjà probablement pour les frais de secrétariat.Au final, ça concernera combien de directeurs ces EPEP ? Très peu. Et les autres ? 
Répondre