Le blog des directeurs qui luttent pour obtenir un statut professionnel.
Des professeurs, des élèves... et déjà quelques manifestants : il y avait comme un avant-goût de rentrée des classes hier à Avrillé (Maine-et-Loire), où le Premier ministre, François Fillon, et son ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, ont assisté dans une école à un cours de rattrapage estival.
Lors de cette visite à Avrillé, Xavier Darcos a rappelé que l’année 2008 serait "l’année des enseignants". Le ministre fera "des annonces très rapidement" évoquant "la revalorisation du métier d’enseignant, y compris matérielle", mais aussi "les conditions de travail", "des avantages nouveaux", et l’amélioration du début de carrière.
"Il faut faire en sorte que les professeurs, à qui nous demandons beaucoup dans un contexte réformateur très hardi, soient soutenus par nous et qu’ils bénéficient peut-être d’un peu plus de reconnaissance morale et matérielle", a-t-il souligné.
Xavier Darcos l'assure : il fera « bientôt » des annonces sur ce chantier demeuré en suspens l'an passé malgré les attentes de la profession. Il pourrait notamment préciser, dès cette semaine, le montant de la prime d'installation qui sera versée dès novembre aux jeunes enseignants fraîchement titularisés. Il a également promis de verser une prime annuelle de 500 euros pour ceux qui acceptent de faire trois heures de plus par semaine, ainsi qu'une enveloppe pour les directeurs d'école.
Dans l'immédiat, cependant, c'est surtout à l'école primaire que le ministre de l'Education va devoir faire preuve de doigté.
« C'est vrai, c'est un peu difficile », a reconnu hier Xavier Darcos. Pas question pour autant de donner gain de cause à l'Association des maires de France, qui réclame un « moratoire ». « Hors de question », a rétorqué hier François Fillon.
L'occasion pour le chef du gouvernement d'afficher, à huit jours d'une rentrée délicate, sa détermination à poursuivre les réformes : « L'éducation est l'arme principale dans la compétition internationale », or « malgré les moyens engagés nous n'avons pas les résultats que nous méritons ».
Le Premier ministre a commenté la suppression de postes attendus dans l'Education nationale : "Des postes, des postes, et des résultats qui baissent... On est dans un système où depuis des années on a augmenté le nombre de postes avec des effectifs d'élèves qui eux, ont été réduits. Nous avons des résultats qui ne sont pas à la mesure des efforts que nous faisons. La France est en Europe l'un des trois pays qui dépensent le plus pour l'éducation. Il faut changer cette logique", a-t-il rappelé, décochant au passage quelques piques aux syndicats d'enseignants.
Pas sûr que ces derniers apprécient. Très remontée, l'intersyndicale de l'éducation se réunit ce mardi 26 août pour envisager des actions de rentrée.
Il existe déjà nombre d’années ou de journées à thème (…de la femme, de la terre, de la francophonie, contre le cancer, contre le travail des enfants, …etc.).
Dans cette « année des enseignants », les "chargés d'école" se contenteraient que leur soit dédiée une seule journée : celle de la parution du décret instituant un statut professionnel spécifique des directeurs d’école...