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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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31 mai 2007 4 31 /05 /mai /2007 13:48

Les discours sur la carte scolaire sont parfois ténébreux. Sur France 2, X. Darcos a annoncé que les boursiers pourraient choisir un autre établissement que celui où ils sont affectés en autorisant les familles à faire leurs demandes avant d'indiquer que les établissements ont déjà préparé leur rentrée ce qui fait que les boursiers "n'auront pas forcément l'occasion d'être accueillis".

Embarras également à la Peep qui publie des "propositions". L'association de parents d'élèves ne prend pas position contre la carte scolaire. Elle estime que "lorsque les familles trouveront à proximité de leur domicile des établissements à la mesure de leurs attentes pour la grande majorité des élèves, les transferts de secteurs devraient disparaître d’eux-mêmes". Concrètement elle propose de fermer les établissements ghettos et d'en répartir les élèves dans les collèges environnants. "Ainsi pourra-t-on tendre vers une insertion d’une « petite » part de mixité dans la majorité des collèges avoisinants".

La Peep utilise aussi l'argument généreux de la mixité sociale pour obtenir le rétablissement des classes de niveau, c'est-à-dire pour instaurer la ségrégation sociale à l'intérieur des établissements. "Il faut permettre à chaque établissement d’offrir, à chaque élève, l’enseignement qu’il est en droit, ainsi que sa famille, d’attendre. Pour cela, ne faudrait-il pas revoir l’idée généreuse des années 70-80 de la totale hétérogénéité des classes en terme de niveau ? Certains collèges de quartiers moins réputés ont su garder leur population scolaire en osant proposer des classes « à profil »".

 

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21 mai 2007 1 21 /05 /mai /2007 21:55

Nous reproduisons l'intégralité de l'intervention de Xavier Darcos, le 19 mai, devant les parents d'élèves de la PEEP réunis en congrès. Les médias n'avaient rapporté de ce discours que le résumé fourni par l'AFP. Or, il nous a semblé intéressant d'en prendre connaissance car le ministre trace et dévoile les grandes lignes de son action à court terme.

Xavier Darcos le 19 mai 2007 au congrès de la Peep à Aix-les-Bains

DISCOURS DE XAVIER DARCOS, MINISTRE DE L’EDUCATION NATIONALE 
CLOTURE DU 88EME CONGRES DE LA PEEP – AIX-LES-BAINS – 19 MAI 2007 

Mesdames, messieurs les parents d'élèves, 

Les hasards du calendrier bousculant l'usage, c'est avec beaucoup de bonheur que je consacre aux parents, et non aux personnels, ma première intervention en tant que ministre de l'Éducation nationale. A l'heure où les Français ont fait le choix d'une politique nouvelle, résolument tournée vers la modernité, cette coïncidence me paraît d'ailleurs plutôt bienvenue car elle me donne l'occasion d'exprimer toute l'importance que j'attache au rôle que vous jouez au sein de la communauté éducative. 

Les parents ne sont pas de simples partenaires de l'institution scolaire. Ils sont les premiers responsables de l'éducation de leurs enfants, y compris lorsqu'ils la délèguent à l'école. L'action que vous menez quotidiennement aux côtés des enseignants suffit d'ailleurs amplement à le prouver. Vos attentes, d'ailleurs, sont pleinement légitimes, car elles expriment toute l'ambition, toute l'affection que la Nation porte à son école. 

Votre première attente, c'est celle d'une école plus juste, qui offre à chaque élève les mêmes chances de réussir. 

Le projet scolaire comporte, depuis l'origine, l'idée très forte que le savoir est le facteur de liberté et de progrès le plus universel, donc le plus juste qui soit. L'école de la République n'est juste que lorsqu'elle a, pour tous ses élèves, la même exigence et la même ambition. A ceux qui n'hériteront de rien, à ceux que la fatalité menace, l'école offre le plus beau des bagages. 

La priorité sera donc de mettre fin aux disparités qui existent d'un établissement à l'autre

Comme s'y est engagé le Président de la République au cours de la campagne présidentielle, nous ferons en sorte que l'excellence soit la même partout, pour tous. Cela implique, notamment, d'assouplir la carte scolaire dont trop de familles s'estiment prisonnières et dont elles ne le sont vraiment, en réalité, que lorsqu'elles n'ont pas les connaissances ou les moyens nécessaires pour la contourner. 

L'éducation prioritaire doit l'être réellement. Au lieu de disperser les moyens dans des zones d'éducation aux tracés toujours contestables pour des résultats toujours incertains, nous concentrerons les moyens sur les établissements qui en ont le plus besoin. L'établissement doit devenir l'échelle de référence de toute politique éducative, car c'est en réalité le seul niveau que les parents connaissent et qu'ils peuvent rencontrer physiquement. Dans les établissements qui offrent aux élèves les perspectives de réussite les plus faibles, nous n'hésiterons pas, si cela devait être nécessaire, à diviser les effectifs par deux et à constituer des équipes d'enseignants volontaires, bien formés et spécialement rémunérés, auxquelles nous donnerons toute latitude de mettre en oeuvre les méthodes qu'ils estiment nécessaires à la réussite de leurs élèves. 

Enfin, dans chaque établissement, des études dirigées seront proposées aux élèves pour leur permettre de réaliser leurs devoirs dans les meilleures conditions possibles. Trop de parents, même lorsqu'ils souhaitent sincèrement aider leurs enfants, n'en ont ni le temps, ni les compétences. Le soutien scolaire ne doit pas être une charge pour les familles et un luxe pour les élèves : c'est un devoir de la République envers tous que notre école se propose d'aider à progresser. 

Enfin, l'école n'est belle que lorsqu'elle est diverse. Dans le cadre de l'assouplissement de la carte scolaire, nous demanderons aux établissements de veiller à la diversité sociale et géographique de leurs effectifs, afin que l'école redevienne le creuset de la cohésion nationale. Nous ferons aussi en sorte que les progrès déjà importants réalisés dans l'accueil des enfants handicapés se poursuivent, et que chaque enfant puisse faire valoir ses droits à être scolarisé en milieu ordinaire. 

Votre deuxième attente, c'est celle d'une école où chaque enfant puisse s'épanouir. 

L'instruction est la première source d'épanouissement des élèves. Sans elle, l'école ne serait pas ce lieu où chaque nouvelle découverte bouleverse les certitudes, affine les sensibilités, ouvre un immense appétit de savoir. La dimension culturelle des enseignements fondamentaux doit être valorisée car l'école n'enseigne pas seulement des faits, mais aussi des codes, des références, des univers, qui sont l'essence même de la cohésion nationale. 

Les établissements scolaires seront dotés d'une plus grande autonomie pour leur permettre de mettre en oeuvre les projets pédagogiques les plus ambitieux. Je souhaite notamment qu'une plus grande place soit laissée aux enseignements culturels et artistiques, comme au sport. 

Chaque élève doit pouvoir bénéficier de la meilleure orientation qui soit, sans être piégé dans des choix trop définitifs, que redoutent souvent les parents. L'orientation, c'est d'abord une vocation, et nous devons l'éveiller en chaque élève avec des rencontres fréquentes au contact de milieux professionnels, mais aussi de façon lucide, en informant les parents sur les débouchés des filières que leur enfant prévoit d'entreprendre. 

Pour que chacun soit libre de ses choix d'orientation, ils doivent être réversibles. Cela suppose de maintenir un degré d'exigence élevé d'enseignement général dans les filières professionnelles, mais aussi de proposer des enseignements techniques de qualité dans les filières générales. Pour être attractives, les filières professionnelles doivent être prestigieuses ; c'est la raison pour laquelle Nicolas Sarkozy s'est engagé à mettre en place de grandes écoles professionnelles qui regrouperont l'ensemble des formations aux métiers d'un même secteur d'activité. 

Votre troisième attente, c'est celle d'une école qui soit davantage à l'écoute des familles. 

Comme s'y est engagé le Président de la République au cours de la campagne présidentielle, je veillerai à ce que vos droits soient reconnus, respectés, et même étendus car vous êtes membres à part entière de la communauté éducative. 

Ce que nous avons réussi à faire avec la représentation politique, en élevant considérablement le taux de participation aux dernières élections, nous devons le réussir aussi avec la représentation des parents d'élèves au sein des établissements scolaires. Si le taux de participation aux élections de parents d'élèves est si faible, c'est parce qu'au fond, beaucoup de parents déplorent que le pouvoir de décision ou le rôle consultatif des associations de parents d'élèves soit trop faible. 

Nous devons donc réfléchir ensemble, et en associant l'ensemble des membres de la communauté éducative, aux moyens par lesquels nous pouvons renforcer le rôle que vous jouez pour ce qui concerne, notamment, l'organisation de la vie scolaire, dans les instances de gestion des établissements scolaires. Il n'est pas insensé que les parents puissent s'impliquer davantage dans les questions relatives à la politique de santé scolaire, au cadre de vie ou à la qualité de l'alimentation, car c'est le prolongement du rôle qu'elles jouent dans le cadre domestique. 

Je voudrais également vous livrer une autre réflexion. De même que l'école a su s'ouvrir aux attentes des familles, la Nation doit entendre à son tour le message des enseignants. Beaucoup d'entre eux s'investissent sans compter au service des élèves dans des projets pédagogiques passionnants qu'ils développent souvent avec des moyens limités. Beaucoup d'autres consacrent librement des heures à la concertation avec leurs collègues, à l'accueil des parents, au suivi des élèves. Mais bien peu reçoivent la reconnaissance que ces actions devraient leur valoir. 

Les enseignants doivent être respectés et même considérés. Ils doivent pouvoir gagner plus lorsqu'ils choisissent de travailler davantage. Ils doivent pouvoir maîtriser le cours et le rythme de leur carrière en fonction des actions qu'ils décident de mener. Ils doivent pouvoir bénéficier pleinement de la liberté pédagogique qui leur est reconnue par la loi. Cela suppose de mener une réflexion profonde sur les spécificités du métier d'enseignant. Comme l'a annoncé Nicolas Sarkozy au cours de la campagne présidentielle, j'entamerai d'ici l'été une concertation portant sur la revalorisation de la condition enseignante au cours de laquelle tous les aspects de leur métier seront abordés. 

Il ne s'agit pas de céder à un quelconque corporatisme. La condition enseignante engage la Nation tout entière, car les parents ne sauraient accepter que ceux à qui ils confient leurs enfants soient déconsidérés. Je veux que les enseignants soient respectés au même titre que les parents doivent l'être. On n'insulte pas ses parents, on n'insulte pas non plus ses enseignants. Je veillerai à ce que la protection statutaire des personnels soit assurée car le respect de l'autorité des enseignants est la condition même de tout apprentissage. 

Mesdames, Messieurs les parents d'élèves, votre plus belle contribution au succès de l'école, c'est la confiance que vous lui manifestez. L'école n'est elle-même que parce qu'elle croit dans sa capacité à faire reposer le progrès social sur les progrès scolaires. Nous allons retrouver, ensemble, des raisons d'espérer. 

 

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20 mai 2007 7 20 /05 /mai /2007 22:01

Xavier Darcos le 19 mai 2007 au congrès de la Peep à Aix-les-Bains

 Qui est Xavier Darcos ? Quelles sont ses idées ? Quel est son programme ? Il   est le nouveau ministre de l'Education. Gageons que c'est donc, selon la philosophie de M. Sarkozy, le "meilleur" pour faire le job. Une chose est certaine,  il connaît la maison : agrégé, docteur en lettres et sciences humaines, inspecteur général depuis 1992, directeur de cabinet de F. Bayrou en 1993, puis conseiller pour l’éducation et la culture du Premier Ministre (A. Juppé), ministre de l'enseignement scolaire du gouvernement Raffarin en 2002. C'est aussi un politique qui s'assume, membre fondateur et dirigeant de l'UMP, maire, député, sénateur... 

 
Nous vous invitons à le découvrir "dans le texte" à travers des extraits de deux sources qui permettent de mieux connaître son programme et sa pensée. 
 
Pour son programme, nous faisons appel au rapport remis par X. Darcos à Nicolas Sarkozy, "Propositions sur la situation morale et matérielle des professeurs en France", en pleine campagne électorale le 10 mars 2007. Pour sa réflexion sur l'Ecole, revisitons le blog qu'il tient depuis 2005. Le nouveau ministre vient d'y faire ses adieux. 
   
Ces extraits sont à décrypter. Ils sont parfois, sinon contradictoires, du moins à mettre en parallèle. 
 
Un programme : le rapport de mars 2007 
 
A propos des décharges supprimées par Robien 
 
Page 4 
 
"Ce qui est fâcheux dans cette affaire, c’est que cette décision assez brutale, qui est prévue pour s’appliquer dès septembre prochain, frappe presque exclusivement les meilleurs de nos professeurs, ceux qui enseignent en terminale ou dans certaines classes préparatoires (type BTS). Ils correspondent exactement à ce que vous avez souhaité dans vos discours d’Angers et de Maison-Alfort : ils font partie de ceux qui s’engagent, qui ont du mérite, qui assument des tâches supplémentaires. Il était normal qu’ils soient mieux rémunérés que ceux qui préfèrent simplement assurer leur service minimum. Vous devrez donc laisser entendre que vous reviendrez sur la décision prise par Gilles de Robien. Car il ne s’agit pas corriger - à la marge et unilatéralement - les services des enseignants, en les pénalisant tous à la fois, mais de remettre à plat les circulaires qui règlent les obligations de service et de redessiner le métier de professeur aujourd’hui, lors d’une table ronde globale qui pourrait se tenir avant l’été, à l’initiative du Gouvernement". 
 
Page 28 
 
"Une table ronde avant l’été pour redéfinir les ORS (obligations réglementaires de service) des enseignants et pour remplacer les décrets de 1950. 

Dans l’attente, proposer un moratoire ou une suspension du décret de Robien du 14 février 2007 sur la suppression des décharges pour responsabilités exceptionnelles. Ce décret cristallise toutes les oppositions car il supprime 45 000 heures à la rentrée 2007, soit 2 800 équivalents temps plein 1". 
 
Sur les salaires : comment revaloriser sans augmenter le budget… 
 
Page 7 
 
Des marges de manœuvre et de négociations existent : encore environ 20 000 ETP [équivalents temps plein] de décharges et MAD [mises à disposition] sont récupérables. De même, la population scolaire du 2nd degré a diminué de 15 % en dix ans, ce qui allège certaines charges. Des marges de manœuvre existent aussi sur les grilles horaires, en particulier en lycée, où la France se distingue par l’abondance de son offre d’enseignement. Ces marges de manœuvre seront bien utiles pour financer d’une part la revalorisation liée au « travailler autrement ». Récemment, trois « audits de modernisation », commandés par le Budget, sur la gestion des moyens (en collège, lycée et lycée professionnel) sont venus démontrer qu’un effort de rationalisation est possible. Mais, à ce stade, il est probablement difficile d’en faire un usage rapide. Sachons simplement que nous disposons d’une dose de redéploiement possible". 
 
Page 20 
 
"On pourrait par exemple décider que tous les cours inscrits à l’emploi du temps sont dus aux élèves, quoi qu’il arrive – encore un droit « opposable », en quelque sorte - et charger l’établissement d’y pourvoir : les H.S. [heures supplémentaires] en seraient sensiblement augmentées. Il est également possible d’augmenter les rémunérations en qualifiant en H. S. les actes réalisés dans le champ éducatif : études surveillés, soutien, tutorat, réalisation de documents d’accompagnement en ligne, encadrement d’activités diverses. 
 
De nouvelles fonctions - rémunératrices - peuvent aussi être créées ou revalorisées. D’abord, l’organisation du « soutien scolaire », assuré par les enseignants volontaires et rémunéré en heures supplémentaires, offrira des perspectives intéressantes. 

Mais d’autres activités sont possibles. Donnons quelques exemples : 
 
- responsable ou coordonnateur de département (langues, sciences, etc.), sorte d’équivalent du « chef de travaux » pour les séries professionnelles ; 

- maître formateur (à créer dans le second degré) ; 
 
- adjoint au chef d’établissement (dans le cadre d’une réforme du statut des personnels de direction) ; 
 
- responsable de projet éducatif (à l’échelle d’un bassin) ; 
 
- formateur d’adultes ; 

- « Prag » (professeur agrégé mis à disposition de l’enseignement supérieur) ;  etc. " 
  
Page 24 
 
Les esprits sont mûrs pour que soit valorisé, dans tous les sens du terme, le soutien scolaire. Un récent sondage a montré que 79% des professeurs seraient prêts à consacrer du temps de travail supplémentaire au soutien scolaire en échange d’un supplément de rémunération. Il y a là une piste intéressante politiquement, non seulement pour alimenter le new deal proposé ici, mais aussi pour développer le thème de l’égalité des chances. Dans les zones et quartiers difficiles, il ne serait pas anormal que la puissance publique offre aux élèves, de manière plus organisée et plus systématique, un soutien scolaire gratuit à tous les élèves qui en ont besoin. 
 
Page 28 
 
C
réer une prime de métier, selon du typologie des métiers à lister lors de la table ronde générale. 
 
Augmenter le stock des H.S. (heures supplémentaires) mises à la disposition de l’établissement et abroger le décret du 30/07/98 réduisant de 17 % le taux des H.S. par rapport à l’heure normale. 
 
Prévoir la rémunération, pour les volontaires, de travaux de soutien scolaire de toute nature. 
 
Sur le métier d'enseignant 
 
Page 3 

"Il est désormais impossible d’accepter la façon dont se calcule le temps de travail des enseignants : il est défini exclusivement par une obligation horaire de cours à donner". 
 
Page 19 
 
"Définir une « typologie » des métiers de l’enseignement aujourd’hui. Il faudra distinguer les diverses situations professionnelles, lesquelles n’existaient pas en 1950. Par exemple : professeur de collège dans un quartier sensible ; professeur de lycée des métiers ; professeur de BTS ou de classes préparatoires ; formateur ; conseiller pédagogique ; professeur principal ; responsable d’un projet éducatif ; professeur dans un IME [Institut médico-éducatif], etc. Cette typologie comprendrait une description des « actes professionnels » afférents à ces métiers. Les obligations réglementaires de service et les rémunérations principales et indemnitaires seraient établies sur cette base fonctionnelle". 
 
Page 24 
 
"Le moment est venu par exemple de poser la question de l’annualisation des services d’enseignement, et donc de l’annualisation des horaires eux-mêmes. Une garantie pourrait ainsi être donnée aux familles que, quoi qu’il arrive, l’horaire annuel prévu sera assuré (ce qui permettrait peut-être, au vu du constat que toutes les heures ne sont pas faites aujourd’hui, de justifier son allègement, notamment et en lycée)". 
 
Page 21 
 
"
L’évaluation des professeurs devra être complètement revue. Les résultats et performances de l’établissement seraient rendus publics tous les ans. Les professeurs dont les élèves auront progressé ou réussi leurs examens ou certifications, les professeurs qui auront conduit avec succès à leur terme des projets pédagogiques ou éducatifs pourront bénéficier de primes. Le chef d’établissement serait dans ce cadre le principal évaluateur des personnels. Les corps d’inspection n’interviendraient dans l’évaluation de personnels que dans quelques cas précis : manquement graves, excellence et promotion". 
 
Page 28 
 
"Affecter les agrégés conformément à leur statut (lycée, classes préparatoires)". 
 
U
n tableau annexe présente les heures effectuées parles enseignants en Europe (heures de cours et de présence) : France 648 à 540, Danemark et Suède 1480, Espagne 1200, Royaume-Uni 1265. 
 
Sur les établissements 
 
Page 5 
 
"L’école ne se refondera pas par la nostalgie et le retour aux blouses grises. Au contraire, il faut que les établissements respirent à leur rythme, disposent d’une plus grande autonomie, se sentent responsables et incités à l’initiative. La gestion centralisée et l’injection massive de moyens venus d’en haut ne produisent pas les résultats escomptés, comme on l’a vu pour les ZEP. C’est aux établissements de choisir leurs moyens, notamment pédagogiques, d’atteindre aux objectifs nationaux. Dotés d’un contingent horaire complémentaire spécial, ils doivent organiser librement leur politique éducative et notamment rétribuer des séquences pour les élèves en situation difficile". 
 
Sur les parents 
 
Page5
 
 
"Le milieu éducatif considère d’ailleurs, à juste titre, qu’on ne peut traiter du statut des professeurs sans exiger le retour dans les classes de la discipline, du savoir-vivre, de la politesse élémentaire. Pour légitimer le professeur, il convient de commencer par le respect qui lui est dû de la part les élèves. Il en va de même pour les familles, quand elles contestent par exemple des décisions de redoublement ou des avis donnés par des Conseils de classe". 
  
Sur la pédagogie 
 
Page 5 
  
"On s’est trop fié à l’autonomie de l’enfant, à son propre projet, à ses sensations immédiates. La liberté n’est pas un point de départ mais d’arrivée, ce qui suppose de l’effort et des exigences". 
 
Page 23 
 
"La relation professeur/élève est organisée dans un groupe, dans une classe. Aujourd’hui la constitution de ces classes ne permet pas toujours de construire positivement cette relation du fait d’un certain nombre d’élèves en difficulté qui empêchent le fonctionnement normal. Le dogme de la classe hétérogène, facteur d’inégalité des chances, doit être abandonné au profit d’une conception plus réaliste du groupe – classe". 
 
Pages 23-24 
  
"De l’avis général, dans les collèges, un petit nombre d’élèves, le plus souvent des garçons, pas plus de deux ou trois par classe, perturbent gravement son fonctionnement. Par idéologie, faiblesse de l’institution, blocages divers, les chefs d’établissement et les professeurs sont désarmés pour casser le phénomène qui, au contraire, s’accentue. L’égalité des chances offerte à tous les élèves est ainsi gravement compromise. La mise en place de classes de remotivation pourrait être de nature à résoudre ce problème. Il s’agit de regrouper une dizaine d’élèves venant de plusieurs établissements et solidement encadrés avec un programme centré sur les éléments fondamentaux susceptibles de donner une confiance nouvelle à l’élève". 

                                                               

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19 mai 2007 6 19 /05 /mai /2007 22:32

Qui est Xavier Darcos ? Quelles sont ses idées ? Quel est son programme ?

Nous poursuivons la découverte du nouveau ministre de l'Education en revisitant son blog créé en 2005 et alimenté jusqu'au 20 mai 2007.

Une pensée sur l'Ecole : extraits du blog de X. Darcos 
 
Sur la Mission de l'Ecole : "souviens-toi de te méfier". A méditer...
 
A lire avec attention, et éventuellement entre les lignes : devant quel spectacle médiatique M. Darcos nous demande-t-il d'apprendre la vigilance aux élèves ? 
 
"Regardons ce qui se passe dans nos écoles, tout simplement : parce qu’il est soumis au despotisme de l’actuel, où la culture, au sens classique, a peu de poids, l’enseignement tend à moraliser plus qu’à instruire. Obsédé par l’éveil des consciences, il évolue dans l’incertitude de sa mission, doute de la vérité de ce qu’il doit inculquer, se sent invité à repousser toute hiérarchie des savoirs. C’est alors la société du spectacle qui infuse ici ses manies et son vocabulaire, ses coups de cœur et son aphasique grandiloquence. Pourtant l’école a un devoir exactement inverse : celui de résister à la puissance de l’opinion, de délivrer les jeunes des subordinations culturelles du moment, des idéologies girouettes ou des médiatisations dominantes. Ennemie du préjugé, de la mode, de l’inconstance événementielle, des versatiles sondages liés aux audiences ou à la popularité, l’école, loin d’épouser toutes les causes emphatiques et tous les prêchi-prêcha du moment, devrait faire sienne la devise de Mérimée : "souviens-toi de te méfier". Car c’est moins la liberté d’opinion qui est ici menacée que l’aptitude à penser. Pour former des esprits libres et aptes à la critique, il convient auparavant de les mettre à distance de ce qu’ils perçoivent et reçoivent, de les protéger des purs impératifs d’un jour, de l’arbitraire et du relatif. Ils apprendront ainsi à gérer leur futur statut de personne juridiquement libre, civiquement responsable, moralement structurée. Ils sauront qu’une vraie tolérance suppose d’abord une difficile adaptation à l’inconnu, à l’incompris, à l’autre, et non une adhésion dogmatique à l’amour universel. Face au culte de la sensation et de l’émotion, l’enseignement est un contre-pouvoir. Certes, il rappelle l’interdépendance des êtres, dans le présent comme dans la chaîne des temps, mais il récuse le préjugé." 
 
Sur l'Ecole et la Culture 
 
"Dans le domaine des politiques culturelles, la vraie priorité, ce sera toujours l’enseignement artistique. Car c’est avec les jeunes que tout se joue. Si on ne leur donne pas le goût de la lecture, si on ne les rend pas curieux de ce qui est beau, si on ne les met pas en contact avec les grandes œuvres de la sensibilité et de l’esprit humain, si on ne leur transmet pas une culture commune, on les privera d’un trésor inestimable. (...) 
 
Dans cette action culturelle, l’école a beaucoup à donner aux territoires. Qu’elle soit un lieu ouvert, un lieu de ressource à l’usage de toute la population, à l’image de ce qu’est aujourd’hui une bibliothèque, un centre culturel, ou un équipement associatif. Il est dans la mission de l’école républicaine d’être une maison du citoyen, pour que n’importe lequel des citoyens puisse utiliser le CDI, les équipements, et mieux encore partager avec la communauté éducative le goût pour le savoir, l’innovation et la culture.(...) Il faut travailler à cette nouvelle donne. Les projets d’établissements, les contrats éducatifs locaux, ne sont en rien contradictoires dans leur principe avec une plus large place faite aux exigences éducatives territoriales.
 
Ce que nous voulons donc, c’est la culture à l’école et une école plus proche, plus ouverte à la population. Nous voulons lui donner toute sa dimension de chose publique, de maison républicaine, de maison de la « culture » dans toute la pluralité du mot. Voilà un beau projet pour le quinquennat ! 
  
Sur les missions de l'Ecole et les "pédagogistes" prédicateurs...
 
"L’enquête devient sans fin ni direction, ce qui fait les choux-gras des inféconds chercheurs en sciences de l’éducation. On doit ensuite se demander pourquoi l’appropriation du savoir, dès l’école, devrait privilégier la concurrence individuelle et la compétition, au détriment des formes de travail en équipes et de coopération entre les élèves ; pourquoi même le professeur devrait détenir un niveau universitaire élevé, qu’il n’a guère l’occasion de mobiliser au quotidien ; pourquoi enfin ne pas se contenter d’une formation professionnelle, initiale et continue ; ou même la réduire à des stages répétés dans les établissements « sensibles » ou dans les zones dites « prioritaires » (cruels euphémismes), pour qu’ils s’accoutument à la doctrine minimale et à l’école des pauvres. Autant dire qu’il faut tout lâcher, pour aboutir à l’inverse de ce que nous croyons être la mission de l’école. 
  
C’est au carrefour de ces inusables casse-tête que se place le discours sur la pédagogie, synthèse d’une capacité disciplinaire et d’un art de faire partager le savoir. Mais ne nous leurrons pas : le primat de la nécessaire transmission des connaissances n’est discuté que par les seconds couteaux ou par les commentateurs professionnels des officines exclusivement « pédagogistes ». La seule question qui vaille, une fois qu’on a ergoté et tournicoté autour de faux problèmes, est celle-ci : pourquoi l’armada éducative produit-elle tant d’ignorants, d’illettrés, et de jeunes dégoûtés du savoir ou infantilisés ? À quoi sert l’assemblée foisonnante et bavarde des experts, des évaluateurs, des réformateurs, des prêcheurs ou des inquisiteurs ? Car l’élève ne semble pas être mieux traité que naguère, malgré l’armée des prédicateurs : il meurt en bonne santé". 
 
L'enseignant, la classe
 
"Chacun des 1 100 000 agents de l’éducation nationale a son rôle. Mais le succès de l’ensemble repose sur le professeur dans sa classe. C’est lui seul qui constitue le point fort de notre système éducatif, la cellule de base d’où tout procède. Changez les théoriciens de la pédagogie, les sociologues de tout acabit, les commentateurs avisés, les illisibles docimologues, les professionnels du cours théorique, les énarques de l’administration centrale, les pondeurs de circulaires, les harceleurs textuels, les ministres de passage : vous ne toucherez pas l’essentiel. Installez un mauvais professeur dans une classe : tout s’écroule. D’ailleurs les utilisateurs de l’école ne s’y trompent pas : la qualité des maîtres est généralement reconnue. Mais, dans un monde où les résultats mesurables et comptables dominent de plus en plus la représentation sociale, cette image favorable n’est pas acquise une fois pour toute. Il suffit de se rappeler la facilité avec laquelle Claude Allègre avait construit sa notoriété sur la dénonciation du « professeur fainéant et/ou absent ». Ségolène Royal véhicule encore le même insultant préjugé, en invitant les enseignants à « faire leurs 35 heures »." 
 
Professeurs : respect et respiration...
  
"La question centrale qui se pose est celle-ci : comment replacer, mieux qu’aujourd’hui, la relation enseignant/enseigné dans une dynamique de confiance et de succès, donc comment revaloriser matériellement et moralement la fonction enseignante ? Les professeurs ont besoin de respect et de respiration. Pour des raisons démographiques, la moitié des professeurs devra être remplacée dans les dix années qui viennent. L’attente de ces nouvelles générations fait que l’Etat doit être en mesure de leur proposer plus d’ouverture dans leurs perspectives professionnelles. Il est souhaitable de leur offrir par contrat la possibilité de passer une année complète en dehors de leur établissement, de voyager, d’échanger. Une formation universitaire en France ou à l’étranger, un travail dans une collectivité locale, une entreprise, une association, une organisation internationale etc. peuvent constituer dans une carrière un élément important de consolidation ou de nouvelle orientation." 
  
Salaires
  
"La politique quantitative a atteint ses limites : ni l’économie ni la démographie de notre pays ne demandent d’augmenter le nombre de professeurs. Le recrutement nécessaire au remplacement des départs massifs en retraite sera d’ailleurs difficile. Mais il ne faut plus éluder la question des salaires : est-il normal qu’un professeur certifié, qui a passé un concours de bon niveau scientifique avec une chance sur 10 ou 20 d’y être admis, commence avec un salaire qui équivaut à 1,3 Smic ? Je ne le crois pas." 
  
Carte scolaire
 
« Nous savons tous que le système de la carte scolaire ne fonctionne plus. Conçue comme un outil de mixité sociale lors de sa création, elle produit aujourd’hui les conditions de la ségrégation sociale. 
 
Il n’y a de sectorisation que pour ceux qui ne savent pas comment on peut la contourner. Les stratégies d’évitement se raffinent d’année en année. L’achat immobilier, le choix des options, ou l’inscription dans un établissement privé par exemple sont des moyens qui ne peuvent être déployés que par les familles aisées ou diplômées. 
 
(...) Il faut remplacer la carte scolaire par une multitude de solutions adaptées aux besoins locaux. Car le problème de l’évitement ne se pose pas de la même façon dans une petite ville ou à Paris. A Périgueux, ville où je suis maire, la carte scolaire n’est pas un problème. Je pourrais même m’en passer car les demandes s’autorégulent. Ce n’est pas le cas dans les grandes villes.
  
Aujourd’hui, la carte scolaire n’offre pas de seconde chance aux parents, soit ils doivent la contourner, soit si ça ne marche pas ils partent vers des établissements privés. Il faut casser de façon radicale cette illusion de règle générale. »
 
dimanche 20 mai 2007
 
Carte scolaire: Xavier Darcos espère un nouveau système dès la rentrée 2008

 

PARIS (AP) - Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a affirmé dimanche qu'il espérait "peut-être dès la rentrée 2008" avoir un nouveau système concernant la carte scolaire, sujet largement évoqué pendant la campagne électorale.

"Il faudrait que nous puissions assouplir dès la rentrée prochaine (...) de l'ordre de 10 ou 20% des affectations qui sont concernés par cette carte pour montrer notre bonne volonté", a-t-il expliqué sur France Info, en notant qu'à moyen terme, il faudrait "supprimer" la carte scolaire.

Pour le ministre, "la carte scolaire, ce n'est pas en soi, dans son principe, une mauvaise décision, sauf que ça ne marche plus. Ne subissent la carte scolaire que ceux qui n'ont pas les moyens d'y échapper, ceux qui n'ont pas des parents qui connaissent les systèmes ou qui ont beaucoup d'argent. Donc c'est un système très injuste".

"Ce seront les établissements scolaires qui veilleront à la diversification sociale et géographique de leurs effectifs par des dispositifs nouveaux qui seront beaucoup plus justes", a-t-il ajouté.

 

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30 mars 2007 5 30 /03 /mars /2007 22:51

Gilles de Robien accélère... Le temps lui est compté. Il le sait. Il passe la surmultipliée pour laisser une trace de son passage au ministère. Alors qu'il affirmait ne pas vouloir engager de nouvelles réformes, il multiplie les circulaires : calcul, grammaire, vocabulaire, EPEP, statut d'emploi...

Rien ne peut l'arrêter. Ni les avis défavorables du CSE, des partenaires sociaux, de l'association des maires de France. Il multiplie les textes comme d'autres avalent les kilomètres. Il ne semble pas ressentir la fatigue. L'impopularité le galvanise. Les difficultés le stimulent. Rien ni personne ne pourra le stopper dans son élan. Sauf le scrutin universel qui aura raison de lui...

   

Les syndicats s'inquiètent de la boulimie de réformes de ce ministre infatigable...

Après avoir estimé que les nouveaux programmes des cycles 2 et 3 présentés par Robien au CSE du 2 avril ne changeaient pas grand-chose, le Snuipp en fait une lecture plus critique.

En effet les projets de programmes introduisent les thèses du ministre, par exemple les leçons de grammaire et de vocabulaire, dans les programmes. Ainsi au cycle 3, les textes précisent que "l'acquisition du vocabulaire fait l'objet de séances spécifiques qui visent à donner aux élèves des outils d'analyse permettant de comprendre des mots nouveaux… (Les élèves) doivent avoir appris systématiquement du vocabulaire". Le calcul mental, la grammaire font l'objet de consignes et d'horaires spécifiques.

Communiqué du SNUipp-Fsu 

"Le ministère de l’Education Nationale a mis à l’ordre du jour du Conseil Supérieur de l’Education du 2 avril des modifications des programmes de l’école primaire. Celles-ci n’ont donné lieu à aucune consultation permettant de recueillir l’avis des enseignants ou de l’ensemble des chercheurs.

Sur plusieurs points, elles introduisent des conceptions passéistes des apprentissages, en contradiction avec les exigences actuelles d’une pédagogie et d’une école pour tous les élèves.

Avant son départ, le Ministre cherche en fait à confirmer dans les programmes, les circulaires déjà parues.

Le SNUipp interviendra avec force auprès du ministère pour que les programmes actuels ne soient pas modifiés.

Paris, le 29 mars 2007"

 

Autre façon de laisser sa marque... : Nommer un Monsieur vélo !

 

Il s'agit de "promouvoir l'utilisation du vélo dans différents champs disciplinaires" et de "sensibiliser les personnels et, en premier lieu les enseignants aux avantages de l'utilisation de ce mode de locomotion". Pour appliquer ces mesures urgentes et indispensables, le ministre vient de nommer un "conseiller pour le développement de la pratique du vélo en milieu scolaire".

 

Communiqué de presse du ministère 29/03/2007

 

Comme annoncé le 19 février 2007 à Marseille lors de la présentation de l'opération « A chacun son Tour », Gilles de Robien, ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, a nommé l'Inspecteur d'Académie Georges Ascione, conseiller pour le développement de la pratique du vélo auprès du Directeur Général de l'Enseignement Scolaire.

 

Il est également conseiller technique Education nationale auprès de Claire Petit, déléguée interministérielle à la sécurité routière.

Le conseiller pour le développement de la pratique du vélo devra :

1. promouvoir l'utilisation du vélo dans différents champs disciplinaires (éducation physique et sportive, éducation à la sécurité routière, éducation au développement durable, technologie)

2. étudier les équipements et les infrastructures nécessaires à l'utilisation du vélo pour se rendre à l'école : il pourra ainsi être un interlocuteur pour les académies et les collectivités territoriales qui souhaitent développer cette pratique en toute sécurité

3. sensibiliser les personnels et, en premier lieu les enseignants aux avantages de l'utilisation de ce mode de locomotion.

 

Robien écrit aux candidats à la présidentielle pour leur vanter son bilan

 

Gilles de Robien ministre UDF de l'Education, qui n'a pas encore dit qui il soutiendrait à l'élection présidentielle, a envoyé vendredi une lettre aux douze candidats pour leur vanter son bilan et "enrichir" leur réflexion.

"J'ai souhaité vous transmettre le bilan de la politique menée au service de l'Ecole pendant les sept cents jours au cours desquels j'ai eu l'honneur de travailler à la réussite des jeunes Français et à la mobilisation d'un million et demi de fonctionnaires dont j'ai pu mesurer l'engagement", écrit Gilles de Robien.

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Le ministre, qui devrait annoncer le candidat qu'il soutient "dans les jours qui viennent" selon son service de presse, énumère ses objectifs : "redonner sa place à la transmission des savoirs", "promouvoir l'égalité des chances", "clarifier les missions de l'Ecole et lui donner les moyens de se moderniser avec pragmatisme".

A son actif, selon lui, "un effort sans précédent pour la recherche", "une organisation profondément rénovée", "une relance de l'éducation prioritaire et le développement de l'aide scolaire aux élèves qui en ont le plus besoin".

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30 mars 2007 5 30 /03 /mars /2007 13:45

Depuis juin 2006 et l'appel des "directeurs en lutte", 52 députés ont posé une question écrite au gouvernement sur le statut des directeurs d'école. Ces parlementaires se répartissent proportionnellement de façon assez équitable entre PC (1), PS (20), UDF (2) et UMP (29). 

 

Liste mise à jour :

 

M. Lachaud Yvan  -  UDF  -  Gard  -  08/05/07
M. Bois Jean-Claude  -  PS  -  Pas-de-Calais  -  01/05/07
M. Terrasse Pascal  -  PS  -  Ardèche  -  17/04/07
M. Voisin Gérard  -  UMP  -  Saône-et-Loire  -  10/04/07
M. Peiro Germinal  -  PS  -  Dordogne  -  10/04/07
M. Garrigue Daniel  -  UMP  -  Dordogne  -  03/04/07
M. Boisserie Daniel  -  PS  -  Haute-Vienne  -  20/03/07
M. Masdeu-Arus Jacques  -  UMP  -  Yvelines  -  13/03/07
M. Glavany Jean  -  PS  -  Hautes-Pyrénées  -  13/03/07
M. Blessig Emile  -  UMP  -  Bas-Rhin  -  13/03/07
M. Nesme Jean-Marc  -  UMP  -  Saône-et-Loire  -  06/03/07
M. Guillaume François  -  UMP  -  Meurthe-et-Moselle  -  06/03/07
M. Emmanuelli Henri  -  PS  -  Landes  -  27/02/07 
M. Lamy François  -  PS  -  Essonne  -  27/02/07
M. Weber Gérard  -  UMP  -  Ardèche  -  27/02/07 et 24/04/07
M. Mathis Jean-Claude  -  UMP  -  Aube  -  20/02/07
Mme Lignières-Cassou Martine  -  PS  -  Pyrénées-Atlantiques  -  20/02/07
M. Hamel Gérard  -  UMP  -  Eure-et-Loir  -  20/02/07
M. Huwart François  -  PS  -  Eure-et-Loir  -  13/02/07
Mme Imbert Françoise  -  PS  -  Haute-Garonne  -  06/02/07
M. Charroppin Jean  -  UMP  -  Jura  -  06/02/07
Mme Tabarot Michèle  -  UMP  -  Alpes-Maritimes  -  06/02/07
Mme Gaillard Geneviève - PS  -  Deux-Sèvres  -  30/01/07
M. Roques Serge  -  UMP  -  Aveyron  -  23/01/07
M. Vialatte Jean-Sébastien  -  UMP  -  Var  -  16/01/07
M. Perrut Bernard  -  UMP  -  Rhône  -  26/12/06
M. Perruchot Nicolas  -  UDF  -  Loir-et-Cher  -  26/12/06
Mme Darciaux Claude  -  PS  -  Côte-d'Or  -  19/12/06 et 13/02/07
M. Masse Christophe  -  PS  -  Bouches-du-Rhône  -  19/12/06
M. Birraux Claude  -  UMP  -  Haute Savoie  -  19/12/06
M. Charroppin Jean  -  UMP - Jura  -  12/12/06 et 10/04/2007 
M. Thomas Jean-Claude  -  UMP - Marne  -  12/12/06
M. Roy Patrick  -  PS  -  Nord  -  12/12/06
M. Raoult Eric  -  UMP - Seine-Saint-Denis  -  12/12/06
Mme Briot Maryvonne  -  UMP - Haute-Saône  -  28/11/06
M. Mesquida Kléber  -  PS  -  Hérault  -  28/11/06
M. Lecou Robert  -  UMP - Hérault  -  21/1106
M. Vanneste Christian  -  UMP - Nord  -  21/11/06
M. Remiller Jacques  -  UMP  -  Isère  -  21/11/06
M. Glavany Jean  -  PS  -  Hautes Pyrénées  -  07/11/06
M. Abelin Jean-Pierre  -  UDF  -  Vienne  -  03/10/06
M. Bono Maxime  -  PS  -  Charente-Maritime  -  26/09/06
M. Merville Denis  -  UMP  -  Seine-Maritime  -  19/09/06
M. Boisserie Daniel  -  PS  -  Haute-Vienne  -  12/09/06
M. Schreiner Bernard  -  UMP  -  Bas-Rhin  -  22/08/06
M. Bocquet Alain  -  PC  -  Nord  -  15/08/06
M. Viollet Jean-Claude  -  PS  -  Charente  -  15/08/06
Mme Adam Patricia  -  PS  -  Finistère  -  01/08/06
M. Kucheida Jean-Pierre  -  PS  -  Pas-de-Calais  -  25/07/06
M. Vachet Léon  -  UMP  -  Bouches-du-Rhône  -  11/07/06
M. Paul Christian  -  PS  -  Nièvre  -  11/07/06
Mme Tanguy Hélène  -  UMP  -  Finistère  -  04/07/06
M. Mourrut Etienne  -  UMP  -  Gard  -  27/06/06
Mme Pons Josette  -  UMP  -  Var  -  27/06/06
M. Victoria René-Paul  -  UMP  -  Réunion  -  20/06/06

 

Avant de quitter ses fonctions, Gilles de Robien vient d'adresser une réponse (identique) à l'ensemble des parlementaires qui l'ont interpellé sur le sujet du statut des directeurs d'école.

 

"En vue de répondre au problème posé par le nombre de vacances de postes de directeur d'école à la rentrée scolaire (4 443 en 2004, 4 196 en 2005 et 3 900 à la rentrée scolaire 2006, soit 8,8 % du total des emplois de direction ordinaire de deux classes et plus), un certain nombre de mesures ont été mises en oeuvre depuis quelques années. Pour répondre à la revendication des directeurs d'école de bénéficier de plus de temps pour se consacrer aux tâches induites par leur fonction, un plan d'amélioration qui consistait à abaisser le quart de décharge à chaque directeur d'école a été appliqué tout d'abord aux écoles de six classes, en 1996 et ensuite aux écoles de cinq classes dès 1997. Puis, en 2002, une modification du décret du 24 février 1989 relatif aux directeurs d'école a facilité et élargi les conditions d'accès aux fonctions de direction. Il a aussi été procédé à deux revalorisations successives de l'indemnité de sujétions spéciales servie aux directeurs d'école en 2002 et en 2003. La réflexion entamée au cours du dernier trimestre 2005 en concertation avec quatre organisations syndicales afin d'étudier l'ensemble des mesures possibles qui seraient de nature à améliorer les conditions d'exercice des directeurs d'école a débouché sur la signature d'un protocole d'accord relatif aux directeurs d'école entre le ministre et le secrétaire du SE-UNSA le 10 mai 2006. Ce protocole d'accord étend, à compter du 1er septembre 2006, le quart de décharge aux écoles de quatre classes. Cette décharge est rendue possible grâce à la modification introduite dans les stages en responsabilité des professeurs des écoles stagiaires (PE2). En effet, les stagiaires devront désormais effectuer un stage en responsabilité dans la même classe à raison d'une journée par semaine durant toute l'année scolaire (trente jours). Ce stage, dit « filé », permettra de couvrir le quart de décharge des directeurs de quatre classes. Il prévoit également, pour les directeurs non déchargés, l'attribution d'une décharge de rentrée scolaire de deux jours fractionnables à prendre dans les quinze jours qui suivent la rentrée des élèves. Le protocole précise aussi qu'un régime de décharges bonifiées doit être appliqué aux directeurs des écoles du réseau « ambition réussite ». L'indemnité de sujétions spéciales (ISS) bénéficie d'une revalorisation de 20 %. Cette dernière présente un taux annuel de 1 110,53 euros ce taux est majoré de 20 % en zone d'éducation prioritaire (ZEP). Enfin, le protocole prévoit une série de mesures destinées à aider les directeurs dans l'exercice de leurs fonctions. Il s'agit : du recrutement d'emplois de vie scolaire (EVS) sur des contrats d'avenir. Le recrutement est réalisé en relation avec l'ANPE, et le directeur est associé à la procédure de recrutement ; de la rédaction à l'intention des directeurs d'école d'un vade-mecum sous forme de fiches portant sur la responsabilité, les obligations et les compétences des directeurs ; de l'établissement par les autorités académiques en relation avec les collectivités territoriales d'un plan de modernisation de l'équipement informatique et des accès internet. Par ailleurs, depuis le dernier trimestre 2006, les négociations ont été réouvertes avec les organisations syndicales. Deux groupes de travail ont été mis en place et chargés, le premier, d'étudier l'ensemble des questions liées à l'organisation de l'école et le second, d'une réflexion sur le métier de la direction d'école et sur le statut des directeurs d'école".

      

  

 

 

 

 

 

 

    

Gilles de Robien
                                

           

                    

Nos commentaires et annotations sur la copie du ministre :

 

      - Prenez le temps de lire entièrement les questions. Votre lecture en diagonale est trop sélective.

     - Développez votre argumentation, notamment, sur la question du statut. Les députés vous demandent "quelles mesures vous comptez prendre sur l'institution d'un véritable statut de directeur d'école". Votre réponse est incomplète et nettement insuffisante.

     - Attention au "hors sujet". Cela vous arrive trop fréquemment. Aux députés qui vous interrogent sur le décret instituant l'expérimentation EPEP, vous énumérez les mesures contenues dans le protocole d'accord signé en mai 2006 avec le SE-Unsa. Vous tombez dans le même travers lorsqu'un parlementaire vous demande de revenir sur les retenues de salaire pour absence de service fait.

     - Personnalisez vos courriers. Vous envoyez la même réponse à tous les députés qui vous ont écrit sans tenir compte de la formulation de leurs questions.

 

 

Nous remercions les collègues qui, de tous les départements, ont répondu à notre appel et ont pris quelques minutes de leur temps pour recopier notre courrier et l'envoyer à leur député.

Grâce à tous, nous avons maintenu la pression sur les élus, attiré l'attention sur les problèmes de la direction et montré notre farouche détermination à poursuivre notre combat pour une véritable et indispensable reconnaissance de notre métier.

Notre lutte continue même si elle est difficile. N'oublions pas que nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes.

 

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23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 08:24

Gilles de Robien présentait à la presse, jeudi 22 mars, son bilan. Nous présentons ci-après quelques extraits de son discours d'adieu.

 

"Mesdames et Messieurs,

Je suis arrivé au ministère de l'Éducation nationale avec une certitude : il n'y a pas plus belle mission que celle de servir l'Éducation nationale.
Il n'y a pas plus belle mission que celle de participer à cette grande ?uvre collective de transmission des savoirs et des valeurs.

[...]

J'ai voulu aborder les problèmes non pas sous le seul angle quantitatif des moyens, mais sous l'angle de la qualité et de l'égalité des chances, pour une école plus efficace et plus juste .

1. Que tous les enfants aient un socle commun de connaissances et de valeurs
Pour y parvenir, ma première priorité était de refonder l'École sur l'essentiel, sur la mission fondamentale qu'elle assume devant les Français.
Et cette mission c'est la transmission des savoirs et des valeurs .
A cause de la complexité des programmes, on ne savait plus trop ce qu'il fallait que nos enfants apprennent. On avait perdu le sens des priorités, le cap, la direction.
[...]
J'ai mis en ?uvre des solutions cohérentes pour que tous les élèves sachent lire vite et bien, compter, maîtriser la grammaire, utiliser un vocabulaire riche et précis.

2. Ne laisser personne sur le bord de la route : l'égalité des chances et la relance de l'éducation prioritaire
Et justement, ne laisser personne au bord de la route a été ma deuxième grande priorité.
Car j'ai voulu que l'école soit exemplaire en matière d'égalité des chances, pour faire réussir tous les élèves, pour permettre à tout élève de développer ses talents, quel que soit son milieu social, son origine, son quartier .

[...]

3. Tout passe par les enseignants et la communauté éducative
Bien sûr, tout cela n'aurait pas été possible sans les professeurs et l'ensemble de la communauté éducative.
Ma troisième grande priorité a été de revaloriser leur rôle et leur place dans le système éducatif.
Dans toutes les enquêtes d'opinion, la très grande majorité des Françaises et des Français font preuve de considération pour les enseignants. Chacun reconnaît l'importance de leurs missions : transmettre, éduquer, former les citoyens de demain.
Dans tous mes déplacements, j'ai pu mesurer la compétence et l'efficacité des enseignants, leur sens de la mission et leur dévouement.
Les professeurs disposent d'une richesse intellectuelle et personnelle incroyable, mais elle est souvent mal utilisée, et pas assez considérée. Beaucoup d'entre eux éprouvent le sentiment que l'exercice de leur métier est de plus en plus difficile, et de moins en moins gratifiant.

[...]

J'ai souhaité enfin revaloriser leur métier.
Conscient du manque de reconnaissance dont ils souffrent et des conditions de travail parfois difficiles, j'ai pris de nombreuses mesures pour améliorer l'exercice quotidien de leur métier et pour leur donner de meilleures évolutions de carrière : par exemple,
- l'accès à la hors-classe est élargi ;
- le rapprochement des conjoints est facilité ;
- enfin, la surcharge de travail des directeurs d'école est mieux reconnue : ils auront plus de temps pour s'y consacrer, et une indemnité plus importante.

[...]

4. Ouvrir l'école à tous ses partenaires
Je voudrais enfin insister sur ma volonté d'ouvrir l'École à tous ses partenaires, et plus largement à la société française.
Et d'abord l'ouvrir aux parents.

[...]

Je sais qu'on me prête l'intention de vouloir faire sans cesse plus d'économies sur le dos des professeurs.

Eh bien, au contraire, je suis très favorable à l'idée de payer davantage les professeurs ! Mais pas n'importe comment. Sur la base de règles claires et justes.
C'est cela le langage de vérité, celui que j'aimerais entendre dans la bouche des différents candidats !

Le moment du bilan, c'est aussi toujours un moment d'émotion.

Désormais, le chantier le plus important à ouvrir au lendemain des élections présidentielles, c'est un Grenelle de l'Education nationale. Il devra porter sur le contenu comme sur le temps d'enseignement, sur le temps de soutien et sur le temps de présence. Je crois à une amélioration qualitative du statut des enseignants et en particulier de leur rémunération. C'est ce que j'ai commencé à faire, modestement. Il faudra poursuivre".

 

 

Premières réactions

Dans un communiqué, le Sgen Cfdt remarque ironiquement "qu'il a raison de s'adresser à lui-même des félicitations ! C'est plus sûr" et rappelle les éléments de sa politique qui l'oppose à la communauté éducative.

 

"Dans sa conférence de presse du jour, Gilles de Robien déclare être fier de ses 700 jours passés au ministère de l'Éducation nationale.
Il est particulièrement satisfait de son bilan. Il a raison de s'adresser lui-même des félicitations ! C'est plus sûr.
Rarement un ministre de l'Éducation nationale aura mené une politique éducative aussi néfaste. Ce ministre a dû avoir une « révélation » qui s'est traduite par une mission : retrouver l'École d'antan !
Ce ministre a aggravé les conditions de travail des personnels.
Ce ministre a supprimé des milliers de postes.
Ce ministre a laissé entendre que les méthodes des enseignants, en particulier du 1er degré, étaient responsables des difficultés scolaires de l'École.
Ce ministre a trouvé le moyen de rétablir l'apprentissage à 14 ans, de même qu'il a été parmi les derniers défenseurs du CPE.
Ce ministre, droit dans ses bottes, est passé outre l'avis de nombreux experts, et de celui des instances consultatives.
Ce ministre a systématiquement ignoré l'avis des organisations syndicales, les méprisant même, mais c'est sa conception du dialogue social.
Ce ministre a le culot de préconiser à son successeur un « Grenelle de l'Éducation » ayant sans doute lui-même oublié de le faire.
Ce ministre ... ce ministre a organisé plusieurs chantiers de démolition.
Pour le Sgen-CFDT, ce ministre va par la force des choses quitter le ministère de l'Éducation nationale dans quelques semaines : c'est tant mieux, tant pour les personnels que -surtout- pour l'avenir des jeunes"
.

 

 

Quant à nous, pauvres directeurs, nous retrouvons le sourire... Ne nous dit-on pas que "la surcharge de travail des directeurs d'école est mieux reconnue : ils auront plus de temps pour s'y consacrer, et une indemnité plus importante".

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5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 09:01

Xavier Darcos doit prochainement rendre publique sa décision concernant l'organisation du service des enseignants du primaire suite à la suppression du samedi matin.
Longuement discuté avec les organisations syndicales, ce texte apporte les précisions suivantes :

Service des enseignants : 27 heures hebdomadaires "dont 3 heures (108 heures annuelles) spécifiquement consacrées à l'aide aux élèves rencontrant des difficultés d'apprentissage, aux travaux au sein des équipes pédagogiques, aux relations avec les partenaires de l'école ainsi qu'à des actions de formation".

Dispositifs d'aides : "Il n'y a pas de dispositif national unique, l'instance la mieux à même d'élaborer un dispositif adapté est le conseil des maîtres qui prendra appui, le cas échéant, sur l'équipe éducative".

Organisation du travail des enseignants : "Au-delà des 24 heures hebdomadaires d’enseignement à tous les élèves, les 108 heures annuelles que doivent effectuer les enseignants sont réparties, selon les modalités suivantes :

- 24 heures de travaux en équipes pédagogiques et relations avec les parents, intégrant l’élaboration et le suivi des projets personnalisés de scolarisation pour les élèves handicapés ;

-18 heures d’animation pédagogique et de formation ;

- 6 heures de conseil d’école obligatoire ;

- 60 heures consacrées à des actions directes auprès des élèves concernés et au temps d'organisation correspondant, ou à des interventions en petits groupes, par exemple en maternelle. Dans le cas où ces actions ne mobiliseraient pas tout ce temps pour un enseignant, les heures disponibles seront consacrées au renforcement du temps de formation hors la présence des élèves.

A l’école maternelle, ce dispositif, comme les autres dispositifs de la prévention de la difficulté scolaire, sont centrées sur la première des priorités de cette école : la maîtrise orale de la langue française. Les enseignants d’école maternelle peuvent être amenés à intervenir auprès d’élèves du cycle des apprentissages fondamentaux à l’école élémentaire.

L’application de ces dispositions aux directeurs d’école fera l’objet d’un examen particulier.

Ces éléments serviront de base pour la rédaction des textes réglementaires".

En laissant une certaine souplesse dans l’organisation des 60 heures consacrées aux actions directes auprès des enfants et en donnant toute latitude au conseil des maîtres sa mise en place, Xavier Darcos montre qu’il a tenu compte de l’avis et des propositions de ses interlocuteurs.

 

 

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9 janvier 2007 2 09 /01 /janvier /2007 23:15

10 % selon le ministère, 20 à 30 % selon les syndicats. Telles sont les estimations des directeurs d'école qui se verront retirer une journée de salaire, a-t-on appris ce mardi auprès du ministère.

 

Pour le ministère, la transmission des effectifs de "l'enquête de rentrée" est une "obligation de service". Le SNUipp et le Sgen-CFDT, acteurs de la grève, dénoncent "une sanction qui n'a jamais été employée dans l'Education nationale.

 

"Les inspecteurs d'académie ont écrit aux directeurs qui n'avaient pas fourni l'enquête de rentrée et ont fixé une date limite de remise".

"A cette date limite, nous avons de très bons rendus ; il reste moins de 10 % de récalcitrants, avec une répartition très inégale sur le territoire", a déclaré à l'AFP l'entourage de Gilles de Robien.

 

La retenue qui interviendra sur les salaires de janvier ou février correspond à la règle du "trentième indivisible" (une journée de travail), prévue dans la Fonction publique. Gilles Moindrot, Secrétaire général du SNUipp l'estime à 70 euros en moyenne.

"Une large majorité de nos collègues pense que les mesures prises par le ministère ne correspondent pas aux besoins et ne permettent pas une amélioration du fonctionnement de l'école", a-t-il ajouté.

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1 décembre 2006 5 01 /12 /décembre /2006 23:33

Le ministère envisage d'engager la réflexion des groupes de travail à l'élaboration d'un "statut d'emploi" de directeur d'école.

 

A la différence d'un statut de corps (inspecteurs, personnels de direction...), le statut d'emploi n'est pas un statut particulier. Alors que les membres d'un corps sont recrutés par concours, examen professionnel ou par voie d'inscription sur liste d'aptitude, la désignation des fonctionnaires chargés d'occuper un emploi relève de la responsabilité des chefs de service. Ainsi, si les IA et IEN appartiennent au corps d'inspection, l'IA-DSDEN (Inspecteur d'Académie - Directeur des Services Départementaux de l'Education Nationale) occupe un emploi fonctionnel.

 

Un statut d'emploi peut également être créé pour corriger une anomalie et revaloriser une fonction. Il est loisible à l'autorité administrative de définir des conditions de nomination dans certains emplois et de doter ces emplois d'indices propres pour tenir compte de caractéristiques particulières les distinguant des emplois auxquels les titulaires des grades correspondants ont normalement vocation à accéder.

  

La détermination de ces règles revient à créer un "statut d'emploi", auquel les fonctionnaires titulaires accèdent par voie de détachement.

 

Cette assimilation ne doit pas cependant abuser : un statut d'emploi est une mesure d'organisation du service et non un "statut particulier" au sens des articles 8 et 15 de la loi n° 84.16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat. Dès lors et sauf si le statut d'emploi comporte une disposition ayant pour objet ou pour effet de modifier une règle fixée par un statut particulier, il n'y a pas lieu de suivre les formalités de consultation applicables aux projets de décret portant statut de corps.

La seule consultation obligatoire pour un statut d'emploi est celle du comité technique paritaire compétent pour l'organisation de l'administration où sera placé l'emploi considéré.

 

Il est d'usage d'instituer les statuts d'emploi par décret en Conseil d'Etat.

 

Le décret portant statut d'emploi définit :

 

- le contenu fonctionnel de l'emploi, c'est-à-dire la mission qui lui est rattachée

- le nombre d'échelons et la durée du passage dans les échelons

- les grades des corps dont les titulaires ont vocation à occuper l'emploi

- les modalités de nomination et de classement dans l'emploi ainsi que, le cas échéant, les limites de durée d'occupation de l'emploi

 

Le classement indiciaire de l'emploi est effectué par une modification de l'annexe du décret n° 48-1108 du 10 juillet 1948.

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Published by Les directeurs en lutte - dans Propositions du Ministère
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