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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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15 novembre 2007 4 15 /11 /novembre /2007 08:48

Xavier Darcos publie le cahier des charges de sa réforme de l'école primaire. Nous le reproduisons dans son intégralité.

Document d’orientation
Propositions du Ministre de l’éducation nationale, soumises à discussion, pour définir un nouvel horizon pour l’école primaire


 

Donner à chaque enfant les clés du savoir et les repères de la société dans laquelle il grandit est la première exigence de la République et l’unique ambition de l’école primaire.

 

Avec l’unification et l’allongement des parcours scolaires, la spécificité de l’école primaire s’est estompée. Elle a cessé d’incarner à elle seule l’idéal scolaire. Mais son rôle n’en est pas moins devenu déterminant dans la réussite scolaire des élèves jusqu’au terme de la scolarité obligatoire, et même au-delà. L’école primaire n’est pas une simple étape de la scolarité : c’est la clé du succès de toutes les autres.

 

C’est à l’aune de ce constat qu’il convient de tracer un nouvel horizon pour l’école primaire. Elle doit permettre à chaque élève d’acquérir le socle commun de connaissances et de compétences déterminé par la loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’Ecole du 23 avril 2005, et qui constitue un ensemble incontournable pour obtenir ensuite une qualification professionnelle ou poursuivre des études supérieures..

 

Il est donc nécessaire de réaffirmer avec force les objectifs centraux et les contenus d’enseignement de l’Ecole primaire, d’en mesurer et d’en connaître les progrès et les réussites, de permettre à cet immense réseau d’instruction et d’éducation de s’organiser au plus près des besoins des enfants et des familles et, enfin, de permettre des investissements de long terme pour l’amélioration de la qualité de son service.

 

1°) Redéfinir les objectifs de l’école primaire :

 

1-1 L’école primaire est la première étape de la scolarité obligatoire : sa mission centrale est de préparer tous les élèves à réussir leurs études au collège. Or aujourd’hui, comme l’a récemment noté le Haut Conseil de l’Education, 15% des élèves quittent l’enseignement primaire en situation d’échec lourd.

 

La première étape de cette nouvelle ambition sera de diviser par trois, d’ici la fin de cette mandature, le nombre d’élèves en situation d’échec lourd. C’est le premier objectif de ce projet pour l’Ecole primaire.

 

1-2 Pour cela, nous devons nous attacher à faire diminuer significativement le taux de redoublement à l’école primaire. Aujourd’hui, 18% d’une classe d’âge a redoublé au moins une fois pendant le cycle élémentaire. Or nous savons que le redoublement précoce n’a aucun impact positif sur la poursuite de la scolarité d’un élève.

 

Cette priorité est d’autant plus forte que le redoublement varie fortement selon l’origine sociale des élèves. 3% des enfants d’enseignants et 7% d’enfants de cadres ont redoublé au moins une fois à l’école primaire, contre 20% des enfants d’ouvriers et employés et 41% d’enfants de ménages inactifs.

 

La réussite scolaire ne doit plus être la conséquence des inégalités sociales. C’est le rôle de l’Ecole de mettre fin à cette disparité. Pour cela, en investissant sur ceux qui en ont le plus besoin, dans 5 ans, la proportion d’élève ayant redoublé une fois à l’école primaire devra diminuer et être inférieure à 10 %, quelle que soit l’origine socioprofessionnelle des familles lorsque ce n’est pas déjà le cas aujourd’hui.

 

1-3 Enfin, il faut distinguer plus clairement les deux temps de l’école : le temps de la transmission des savoirs au service de l’acquisition par tous les élèves des apprentissages fondamentaux et le temps de l’accompagnement éducatif. L’école reçoit de nombreuses sollicitations qui, pour avoir un intérêt éducatif global, empiètent par trop sur le temps qui doit être consacré aux apprentissages fondamentaux.

 

2°) Donner à l’école des programmes et des horaires recentrés sur des objectifs clarifiés :

 

Les programmes scolaires doivent pouvoir être lus et compris de tous. Ce n’est pas le cas des programmes actuels dont la dernière révision pour intégrer le socle commun de connaissances et de compétences est jugée peu satisfaisante.

 

2-1 Les nouveaux programmes devront respecter un cahier des charges précis : ils devront intégrer le socle commun de connaissances et de compétences. Ils fixeront les contenus à enseigner pour chaque année scolaire dans le cadre des cycles. Clairs sur les objectifs à atteindre, compréhensibles par tous, ils ne comporteront pas d’injonction propre à limiter la liberté pédagogique du maître garantie par la loi.

 

La répartition des enseignements doit donc se faire à partir de blocs horaires qui donneront une priorité absolue à l’apprentissage de la langue française tout au long de la scolarité primaire. Ces blocs horaires pourront se décliner avec des variantes selon les années de la scolarité. 24 heures hebdomadaires pleinement utilisées, sans détours inutiles, permettent d’enseigner à un élève de l’école primaire tout ce qui lui est indispensable pour réussir au collège.

 

2-3 Parce qu’ils ne doivent pas être réservés aux seuls experts, les programmes d’enseignement du primaire seront soumis à l’avis de la commission des Affaires culturelles, familiales et sociales de l’Assemblée nationale et de la commission des Affaires culturelles du Sénat.

 

3°) Construire des outils fiables pour l’évaluation régulière des acquis des élèves :

 

3-1 Dans chaque classe l’évaluation des élèves est assurée tout au long de l’année par le professeur. Elle relève de sa responsabilité, et sert à repérer le degré de maîtrise des savoirs et des compétences, mais aussi les difficultés de compréhension et d’apprentissage.

 

Elle sera régulière et systématiquement communiquée aux familles, en les informant des réponses prévues pour remédier aux difficultés.

 

3-2 Les professeurs des écoles auront accès à de nouveaux outils d’évaluation diffusés sur la banque nationale qui sera notablement renforcée.

 

3-3 Il faut également se donner les moyens de connaître et de faire connaître quels sont les acquis des écoliers français à des moments clefs de leur scolarité, notamment par rapport aux pays comparables. C’est pourquoi seront créées deux évaluations nationales témoins qui serviront à mesurer les acquis des élèves au CE1 et au CM2.

 

Ces évaluations seront conçues par rapport aux paliers du socle commun. Elles seront construites à partir des connaissances et des compétences légitimement attendues à ces niveaux de la scolarité. Le résultat de ces évaluations sera communiqué aux familles.

 

Elles seront menées au milieu de l’année scolaire afin que les professeurs des écoles aient le temps nécessaires pour organiser leur enseignement. Leurs constats seront rendus publics et permettront d’apprécier l’évolution de la réussite du système éducatif. Pour les élèves de CM2, il ne s’agira en aucun cas d’un examen d’entrée en 6ème. L’horizon de l’école primaire, c’est le brevet des collèges puis l’accès au baccalauréat, pas le retour au certificat d’études primaires.

 

3-4 Le niveau obtenu lors de ces évaluations mais surtout les progrès accomplis par les élèves et mesurés par ces évaluations constitueront le véritable indice de réussite de la politique scolaire. Les bonnes pratiques qui aboutissent aux meilleurs résultats seront valorisées et mutualisées.

 

4°) Evaluer autrement les professeurs des écoles :

 

4-1 Il faut changer de logique et, d’abord, faire confiance aux maîtres pour mettre en oeuvre les choix pédagogiques qu’ils estiment les meilleurs. Ce qu’on appelle la liberté pédagogique n’est pas un vain mot. Elle est inscrite dans la loi. Cette liberté implique une responsabilité car, en matière pédagogique, tout choix a des conséquences sur l’apprentissage des élèves.

 

4-2 L’évaluation des professeurs des écoles doit être redéfinie : pour ne plus s’attacher seulement à la méthode pédagogique de l’enseignant mais intégrer les progrès des élèves.

 

4-3 L’évaluation des enseignants du 1er degré sera plus fréquente et régulière. L’inspecteur de l’Education Nationale sera responsable de la mise en oeuvre des objectifs nationaux.

 

L’évaluation et la réussite des personnels enseignants de sa circonscription constitueront ses objectifs prioritaires.

 

4-4 En cas de difficultés professionnelles avérées ou de besoin de perfectionnement, le professeur des écoles bénéficiera d’une formation professionnelle adaptée.

 

5°) Consacrer un temps de travail adapté à chaque élève en difficulté :

 

L’école primaire française, dans sa configuration actuelle, ne parvient plus à assurer la réussite de tous les élèves. Le nombre d’élèves en très grande difficulté reste désespérément stable autour de 15 % des élèves et notre position relative dans les enquêtes internationales a même tendance à se dégrader comme le montreront les prochains résultats de l’enquête PIRLS. C’est un très sérieux sujet de préoccupation qui doit conduire à de nouvelles solutions.

 

5-1 La création de la semaine scolaire de 24 heures permet, pour la première fois, d’instituer une aide personnalisée pour chaque élève en difficulté sur un temps spécifique de deux heures hebdomadaires. Cette aide vise la réussite scolaire. Ce temps sera inclus dans les horaires de service des professeurs des écoles.

 

5-2 Le traitement de la difficulté scolaire comprendra plusieurs étapes successives. Pour commencer, les difficultés repérées par le professeur sont d’abord traitées dans le cadre de la classe.

 

Si elles sont plus lourdes, elles donneront lieu à une prise en charge complémentaire grâce aux deux heures dégagées, en accord avec la famille.

 

5-3 L’accueil se fera par petits groupes, en dehors des horaires de classe collective.

 

Comparées au nombre moyen d’heures de cours supplémentaires assurées par des entreprises privées hors du temps scolaire, les deux heures hebdomadaires qui seront dégagées apparaissent comme un progrès indiscutable. La relation qui sera alors établie entre le professeur et l’élève ne sera pas comparable à un enseignement en classe habituelle : la réussite scolaire passe nécessairement par cette attention particulière aux problèmes de chacun.

 

5-4 L’organisation de ce temps de réussite scolaire doit se concevoir en laissant toute sa place à l’autonomie et à la responsabilité des équipes mais également en évaluant les résultats obtenus et les progrès accomplis par les élèves.

 

5-5 Dans les cas où ces remédiations n’auront pas suffi, il sera proposé à tous les élèves présentant en fin d’école primaire de grandes difficultés dans la maîtrise du langage, de la lecture ou de l’écriture, un stage de remise à niveau entre la fin du CM1 et le commencement de la scolarité au collège. Ces stages pourront se dérouler pendant les vacances et seront assurés par des enseignants volontaires qui recevront une rémunération complémentaire à cette fin. Ces séquences doivent permettre à l’élève d’entrer au collège avec les connaissances essentielles dans les domaines du langage, de la lecture et de l’écrit.

 

5-6 Dans les écoles enfin, la difficulté scolaire est la plus récurrente, le principe « plus de maîtres que de classes » pourra être retenu et la relation avec les familles renforcée.

 

6°) Renouveler les missions de l’école maternelle :

 

6-1 Les missions de l’école maternelle seront redéfinies en fonction des âges d’accueil.

 

L’école maternelle française résulte de choix historiques spécifiques à notre pays. A la fonction de garde du 19ème siècle s’est ajoutée une fonction éducatrice, enfin l’école maternelle est devenue un lieu d’apprentissage.

 

L’école maternelle doit jouer tout son rôle dans la réussite scolaire. Il n’est pas envisageable qu’elle soit réduite à une fonction de garde pour de très jeunes enfants qui ne retirent aucun bénéfice mesurable d’une scolarisation trop précoce. Aussi, dans les domaines de l’apprentissage du langage, du développement physique et de l’autonomie, une véritable progressivité sera mise en oeuvre de la Petite section à la Grande section, en fonction des besoins de chaque enfant.

 

6-2 Il faut donner à l’école maternelle un programme qui respecte mieux sa spécificité en matière pédagogique et, comme pour l’école élémentaire, un programme compréhensible par tous. C’est à l’école maternelle que les enfants deviennent des écoliers. Ils apprennent les règles de vie collective, font une première découverte du monde qui les entoure et acquièrent une première maîtrise organisée de la langue parlée et écrite. Ce programme s’attachera notamment à mieux définir les objectifs de la Grande section d’école maternelle et ainsi son rôle dans la scolarité.

 

6-3 Enfin la formation des personnels enseignants en maternelle doit être renforcée. Il faut donc que, dans le cadre de la formation initiale, lors des deux premières années d’exercice, mais aussi en formation continue, de véritables modules de formation consacrés à l’école maternelle soient proposés. Ils permettront aux nouveaux professeurs des écoles de se doter des outils nécessaires à l’exercice de leur métier.

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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 23:09

Difficile de se faire une idée précise de la ligne de conduite ministérielle… Difficile d’y voir clair après l’annonce surprise de la suppression des cours le samedi.

Chacun avait cru entendre qu’il y aurait uniformité sur l’ensemble du territoire concernant l’organisation de la semaine : les 24 heures de cours seraient réparties sur les 4 jours (lundi, mardi, jeudi, vendredi).

Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a reconnu que certains élèves allaient "sans doute se trouver le matin, le samedi ou le mercredi, en situation de besoin d'accompagnement". Cependant, il s'est dit convaincu mercredi à l'Assemblée nationale que les collectivités locales n'hésiteraient pas à "prendre en charge" l'accueil des enfants les mercredi et samedi matin désormais déchargés de cours, après "discussions".

"Je doute que Mesdames et Messieurs les maires ou les élus considèrent qu'il n'est pas de leur charge de s'occuper des enfants qui ont besoin d'être accompagnés pendant les week-ends", a-t-il lancé lors des questions au gouvernement.

De nombreux élus ont dénoncé ce nouveau transfert de charges sur les communes qui doivent prendre en charge les coûts de fonctionnement hors temps scolaire.

Ce jeudi, le ministre de l'Education nationale a annoncé au Sénat que "si des communes souhaitaient organiser" l'enseignement scolaire hebdomadaire en primaire "sur quatre jours et demi", en conservant "le mercredi matin", il n'y voyait "pas d'inconvénient".

Aujourd’hui, 12,7% des élèves ont classe le mercredi matin.

"Je rappelle que je n'ai pas dit (...) qu'il fallait à tout prix réduire la semaine (à) quatre jours", a ajouté le ministre. "Il n'y a pas de pression du gouvernement pour que la semaine de quatre jours soit obligatoire partout", a-t-il encore dit. Il faut que selon les "usages, les habitudes des communes, des écoles, de la communauté, des familles", on "puisse organiser de manière souple le dispositif", a-t-il précisé, répondant à une question du sénateur UMP Pierre Martin (Picardie).

Pour autant, selon le ministère, M. Darcos reste favorable a une répartition du temps sur quatre jours: lundi, mardi, jeudi et vendredi.

Ce qui semblait clair ne l’est plus…

Et ce n’est pas tout... On sait que les élèves en difficulté bénéficieront de 2 heures de soutien réparties sur ces 4 jours en 2 fois 1 heure ou 4 fois 30 minutes. C’est entendu. Mais à quel moment ? Soit le midi, soit le soir.

Le soir, des sorties différentes perturberaient les transports scolaires dans de nombreuses régions. La mise en place de navettes créerait un surcoût important.

Sur cette question des transports scolaires, le ministre s'est dit favorable à "une uniformisation des horaires scolaires de sorte que tout le monde sorte au même moment et qu'il n'y ait qu'une seule tournée".
Mais alors, le soutien devra se faire le midi. Là aussi, les problèmes existent. Des études ont montré que les familles les plus défavorisées hésitent à laisser leurs enfants à la cantine pour des raisons budgétaires. Or, c’est le plus souvent dans ces familles que se trouvent les élèves en échec scolaire. Il n’est pas rare non plus de trouver des établissements dont le nombre de rationnaires est tel qu’il faille organiser plusieurs services avec un « timing » très serré.

Résumons : suppression des cours le samedi, semaine de 24 heures réparties sur 4 jours mais avec possibilité de travailler 4 jours et demi en utilisant le mercredi matin, uniformisation des sorties le soir…

Bref, du travail en perspective pour les directeurs qui devront harmoniser les différents horaires des uns et des autres…

 

 

Autre conséquence : les programmes doivent être révisés à la baisse si l’on allège l’année scolaire de plus de 130 heures de cours.

Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos présentera fin octobre, après "concertation" avec les syndicats, des "objectifs de simplification" des programmes en primaire, resserrés autour de l'enseignement des disciplines fondamentales suite "à la nouvelle donne, à savoir la suppression du samedi matin et donc de deux heures de cours" par semaine.

"La concertation a commencé sur ce sujet. Dès la fin de ce mois-ci, nous pourrons proposer une première maquette qui sera une base de discussion", a déclaré le ministre. Il ne s'agira pas de présenter les programmes simplifiés eux-mêmes, a-t-on ajouté au ministère.

Le ministre souhaite des programmes simplifiés qui puissent être utilisés facilement par les enseignants, compris par les parents et qui devront permettre à tous les élèves d'entrer au collège en sachant lire, écrire, compter.

"Alléger la charge scolaire, c'est bien, mais il faut que nous nous mettions d'accord sur les objectifs pédagogiques que nous assignons à l'école primaire", a déclaré M. Darcos devant les sénateurs, espérant que la concertation avec les syndicats permette de se "mettre d'accord sur les fondamentaux que nous voulons enseigner à l'école".

"Je pense qu'en recentrant les programmes sur des objectifs nets, clairs et précis, nous pourrons faire en sorte que les petits Français qui ne sont pas plus bêtes que les petits européens, avec 800 heures (de cours annuels), avec des programmes bien reconcentrés, aient cependant une année scolaire pleine et utile pour tous".

Petite incertitude, cependant… Le ministère n'était pas en mesure de dire à quelle date ces nouveaux programmes entreraient en application. La suppression du samedi matin entre en vigueur, elle, à la rentrée 2008. 

 

                                                                      

L’impression de voguer en plein brouillard

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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 22:16

"Base élèves" : trois champs contestés retirés du logiciel

Les syndicats du primaire SNUipp-FSU et SE-Unsa et la fédération de parents d'élèves FCPE ont salué la suppression de la référence à la nationalité des élèves de la base de données "Base élèves", annoncée mercredi par le ministère de l'Education.

"Base élèves", base de données informatique lancée en 2004 dans le primaire, à titre expérimental, est un logiciel d'aide à la gestion des élèves, au suivi des parcours scolaires et au pilotage académique et national.

Trois références --la nationalité, la date d'entrée sur le territoire, la langue parlée à la maison et la culture d'origine--, aujourd'hui facultatives, vont être retirés de cette base de données, a annoncé le ministère mercredi.

Se félicitant de cette décision, le SNUipp-FSU a assuré, dans un communiqué, qu'il poursuivrait "ses interventions et ses actions afin notamment de demander l'arrêt de l'expérimentation et qu'un bilan soit fait".

Dans un communiqué séparé, le SE-Unsa a estimé que la suppression de ces trois références levait "toute ambiguïté sur un possible détournement de renseignements à des fins policières étrangères aux objectifs de l'Ecole publique".

Il a rappelé avoir donné la consigne syndicale de ne pas remplir ces trois champs "dans le contexte de la +chasse aux sans-papiers+". Le syndicat s'est dit par ailleurs "favorable à la mise à disposition d'outils modernes de gestion susceptibles de faciliter le travail des personnels et le suivi pédagogique des élèves sur l'ensemble de la scolarité obligatoire".

Selon la FCPE enfin, "l'informatisation de ces données ne présentait d'ailleurs aucun intérêt pour le suivi des enfants".

Plus généralement, elle a rappelé dans un communiqué son "exigence concernant la sécurisation de fichiers informatiques ainsi constitués", et a demandé "une totale garantie du fait que ces données ne pourront être utilisées par quiconque en dehors de l'institution scolaire, notamment pour des visées politiques et commerciales".

Elle a également demandé la suppression, "en fin d'année ou dès que leur conservation n'est plus pertinente", des références fournies par les directeurs dans "Base élèves" aux "absences" et aux "recours au Rased" (accompagnement spécifique des élèves en grande difficulté).

 

Le décret d'application sur les heures sup' dans la Fonction publique signé

 

Le décret d'application de la loi sur la réforme des heures supplémentaires a été signé par le ministre du Budget et de la Fonction publique Eric Woerth et le secrétaire d'Etat à la Fonction publique André Santini, a annoncé mercredi le ministère.

Entrée en vigueur rétroactive

Selon ce décret, les heures supplémentaires des fonctionnaires seront exonérées d'impôts sur le revenu et de charges sociales, tout comme le régime privé, souligne le communiqué du ministère.

Le dispositif des heures supplémentaires défiscalisées et exonérées de cotisations, voté au mois d'août par le Parlement, est entré en vigueur le 1er octobre, pour le secteur privé. Le décret pour la Fonction publique, qui devrait être publié rapidement au JO, s'appliquera, lui aussi, rétroactivement, au 1er octobre. Le ministère précise que l'exonération de charges sociales «concerne la totalité des charges pesant sur les heures supplémentaires, soit 13,76%».

 

Il «couvre les trois fonctions publiques (Etat, collectivités territoriales, hôpitaux), et les fonctionnaires comme les agents contractuels», ajoute le communiqué.

Ce décret devrait permettre aux enseignants du premier degré d'entrer dans le dispositif dont ils étaient à priori exclus puisque le texte initial ne prévoyait de défiscaliser que les heures supplémentaires concernant l'employeur principal.

Or, les enseignants du primaire effectuent la quasi totalité de leurs heures sup (90 %) en dehors des heures de classe et de l'activité principale pour le compte des collectivités territoriales (études surveillées et activités péri-éducatives).

Il conviendra de vérifier les avis d'imposition de 2008 afin de s'assurer que la rémunération des études surveillées n'est pas prise en compte dans le calcul de l'impôt sur le revenu.

 

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28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 10:02

Semaine du 15 au 19 octobre 2007

Lundi 15 octobre
15h00 Gilles Moindrot, secrétaire général du S.N.U.I.P.P.-F.S.U. accompagné de René Bousquet, secrétaire général adjoint et de Marianne Baby, secrétaire générale adjointe
16h30 M. Bergamelli, responsable de la division "équipement numérique des territoires" à la caisse des dépôts et consignations et M. Menant, inspecteur général de l'éducation nationale

Mercredi 17 octobre
15h00 Hervé Hamon, journaliste et écrivain
16h15 Bernard Billard, secrétaire général du S.P.E.L.C.

Jeudi 18 octobre
10h30 Jacques Auxiette, président de la région des Pays-de-Loire, représentant de l'A.R.F.
11h45 Xavier Nau, secrétaire général de la F.E.P.-C.F.D.T.

Vendredi 19 octobre
15h00 Luc Berille, secrétaire général du S.E.-U.N.S.A., accompagné de Claire Kreper, Dominique Thoby, Guy Barbier
16h15 Philippe Guittet, secrétaire général du S.N.P.D.E.N.-U.N.S.A. accompagné de Philippe Tournier, Hélène Cahn-Rabate, Catherine Petitot, Jean-Claude Lafay
17h45 Eric de Labarre, secrétaire général du S.G.E.C., accompagné de M. Girard et M. Yann Diraison


Semaine du 8 au 12 octobre 2007


Lundi 8 Octobre
15h00 Jean-Marc Monteil, conseiller au cabinet du Premier ministre
16h15 Jacques Lesourne, président de l'association internationale Futurible

Mercredi 10 octobre
15h00 Marc Geniez, secrétaire général de la F.A.E.N. accompagné d'une délégation
16h15 Yves Saulnier, secrétaire général d'E.I.L. accompagné d'une délégation
17h45 Frédérique Rollet, secrétaire nationale du S.N.E.S. - F.S.U. et Serge Chabrol, secrétaire général du S.N.E.P. - F.S.U.

Jeudi 11 octobre
9h15 Véronique Dintrosz-Gass, présidente de l'UNAPEL accompagnée d'une délégation
10h30 Jean Ferrier, inspecteur général de l'éducation nationale

Vendredi 12 octobre
9h00 Alain Finkielkraut, philosophe, chargé de cours de philosophie à l'école polytechnique
10h30 Denis Baudequin, secrétaire général de l'U.N.S.E.N.- C.G.T. accompagné d'une délégation
11h45 Luc Ferry, président délégué du conseil d'analyse de la société, ancien ministre
15h00 Mme Laurence Pennequin et Mme Lafont, co-secrétaires générales de Sud-Éducation
16h30 Pascale Brethenoux, secrétaire générale du S.C.E.N.R.A.C.- C.F.T.C. accompagnée d'une délégation
 

Semaine du 1er au 5 octobre 2007

 

Lundi 1er Octobre
9h00 Claude ALLEGRE, ancien ministre
10h30 Philippe MEIRIEU, professeur des universités en sciences de l’éducation
14h30 Claude THELOT, conseiller maître à la Cour des comptes
16h15 Jean-Pierre OBIN, inspecteur général de l’éducation nationale

Mardi 2 octobre
15h00 Anne KERKHOVE, présidente de la PEEP
16h30 Gérard ASCHIERI, secrétaire général de la FSU + délégation

Mercredi 3 octobre

15h00 François CHAINTRON, secrétaire général de la FNEC-FP-FO
16h30 Patrick GONTHIER, secrétaire général de l’UNSA-Education + délégation

Jeudi 4 octobre
9h15 Bernard KUNTZ, secrétaire général du CSEN + délégation
10h30 Faride HAMANA, président de la FCPE
15h00 Thierry CADART, secrétaire général du SGEN-CFDT + délégation
17h30 Marie-Suzie PUNGIER, secrétaire confédérale de la CGT-FO, chargée du secteur économique et de l’enseignement

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26 septembre 2007 3 26 /09 /septembre /2007 19:56

Deux heures de plus par semaine pour les élèves les plus faibles. Abolir le samedi matin «imposé à tous les enfants » revient à libérer l'enseignant de sa classe, sans supprimer les trois heures de son emploi du temps. Le ministre souhaite qu'elles soient « réinvesties » dans un suivi plus personnalisé des élèves en grosse difficulté, pour lutter contre les inégalités.

Quatre ou cinq élèves par classe seraient concernés. Aux écoles de s'organiser pour les répartir lundi, mardi, jeudi et vendredi, à midi ou le soir après 16 h 30.

Deux heures de moins pour la majorité. Pour la majorité des élèves qui n'ont pas besoin de soutien, le temps de travail ne sera plus de 936 heures annuelles, mais de 864 heures. Ce qui reste largement supérieur à la moyenne des petits élèves européens (800 heures), comme l'a répété hier Xavier Darcos, qui trouve l'emploi du temps des écoliers français « trop chargé ».

Ecole ouverte facultative le samedi matin. Sur le principe de l'école ouverte, les élèves qui le souhaitent - Darcos pense notamment aux « écoliers qui sont livrés à eux-mêmes » - seront accueillis dans les locaux pour des activités sportives et culturelles, que les municipalités devront aménager. Les profs volontaires pourront y participer.

La fin des rentrées anticipées. Les calendriers dérogatoires ont vécu. Les villes qui avaient déjà choisi de supprimer le samedi travaillé, et avançaient du coup la rentrée scolaire pour garder le même volume horaire que les autres, bénéficieront également de cet allègement décidé hier par le ministre. Conséquence : l'an prochain, tous les écoliers français étant soumis au même régime sans samedi, ils auront les mêmes dates de rentrée.

 

 

Dès la rentrée 2008, partout en France dans les écoles primaires, on ne travaillera plus le samedi matin et, je l’espère, bientôt dans les collèges” Le ministre de l’Education nationale Xavier Darcos a confirmé hier soir sur TF1 l’information qui circulait depuis le début de la semaine. Il est toutefois resté flou sur la nouvelle organisation de la semaine de cours, la question clé qui fait polémique.

Des voix s’élèvent cependant malgré une opinion plutôt favorable à cette mesure.François Testu, spécialiste des rythmes scolaires, explique à Libération que la priorité est de réformer la journée de classe. il poursuit dans 20 minutes  en insistant sur les inégalités sociales : “la libération du temps n'est pas forcément synonyme d'épanouissement, d'éveil et d'intégration. Au contraire ! Elle peut accentuer les différences. Car certains enfants, faute d'encadrement familial, subissent le temps libre.”


Les statuts des enseignants leur imposent qu'ils effectuent 26 heures devant les élèves. M. Darcos souhaite qu'ils consacrent les deux heures désormais manquantes au suivi des élèves présentant de grandes difficultés scolaires. Ces deux heures de soutien supplémentaires seront réparties sur les quatre jours, en quatre fois une demi-heure ou deux fois une heure, après concertation.

Pour le ministère, "cette mesure permettra de faire en sorte que nul ne rentre au collège sans savoir lire, écrire et compter".

 

 

Ce n'est pas la première fois que le calendrier de la semaine scolaire est modifié.

 

Petite histoire d'un jour flottant

LES JOURS de congés qui jalonnent la semaine des écoliers français n'ont jamais rien dû aux considérations de leurs besoins... en grasses matinées ! Comme le fait observer le très laïc président de la FCPE, Faride Hamana, le but était au départ strictement religieux.

En 1882, l'article 2 de la loi sur l'enseignement scolaire stipule que « les écoles primaires vaqueront, outre le dimanche, un jour par semaine, afin de permettre aux parents de faire donner l'instruction religieuse » à leurs enfants.

Les petits écoliers de Jules Ferry travaillent donc du lundi matin au samedi soir, avec jour de congé le jeudi.

En 1969, la durée hebdomadaire des cours à l'école primaire est fixée à 27 heures et on libère le samedi après-midi.

1972. Les quadras s'en souviennent : pour rééquilibrer le déroulé de la semaine, on déplace le jour de congé du jeudi au mercredi.

1991. Lionel Jospin, ministre de l'Education, signe un décret qui permet aux écoles primaires d'aménager leur rythme hebdomadaire comme elles le souhaitent. C'est le début des aménagements type « semaine de quatre jours ».

Août 1995. La petite commune de Mailley-et-Chazelot (600 habitants) dans la campagne de Haute-Saône, inaugure le principe d'une rentrée anticipée.

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25 septembre 2007 2 25 /09 /septembre /2007 09:33

Le Premier ministre, François Fillon, a installé aujourd’hui, en présence de Xavier Darcos, ministre de l’Education nationale, la commission chargée de réfléchir sur l’évolution du métier d’enseignant.

 

La création de cette commission s’inscrit d’une part dans le cadre de la revalorisation de la fonction enseignante, annoncée par le président de la République dans sa lettre aux éducateurs du 4 septembre 2007 et d’autre part dans le discours du président de la République aux fonctionnaires.

 

La commission, présidée par Marcel Pochard, Conseiller d’Etat, réunit 12 personnalités : universitaires, hauts fonctionnaires, responsables d’entreprises. Michel Rocard, ancien Premier ministre, a accepté d’y siéger et le Premier ministre a salué cette éminente contribution à une réflexion essentielle pour le devenir du système éducatif.

 

Dans son intervention devant les membres de la commission, le Premier ministre a rappelé que le système éducatif avait connu de profondes transformations ces dernières décennies et qu’il avait du adapter en conséquence ses programmes, son organisation et ses objectifs. La loi du 23 avril 2005 a fixé à l’école des missions claires recentrées sur la maîtrise du socle commun de connaissances et de compétences.

 

La fonction enseignante n’a pas évolué au même rythme, elle a même été longtemps délaissée, au risque de décourager et de démobiliser des professeurs pourtant soumis à des exigences de plus en plus fortes. Il est temps de tenir compte des évolutions du métier d’enseignant et de moderniser la fonction enseignante.

 

Le Premier ministre a fixé à la commission trois principes : ouverture, car les clivages politiques doivent s’effacer devant une mission d’intérêt général, concertation, car la commission devra auditionner tous ceux qui ont un avis autorisé à faire valoir sur la fonction enseignante, transparence, car les auditions et les tables rondes seront mises en ligne sur le site du ministère de l’Education nationale.

 

La commission travaillera à l’élaboration d’un "livre vert" qui établira un état des lieux du métier d’enseignant. Il devra examiner les textes qui régissent aujourd’hui cette fonction et fixer les nouvelles orientations du métier d’enseignant pour les années à venir. Ce diagnostic constituera la base du "livre blanc " des propositions de réforme sur le métier d’enseignant du ministre de l’Education nationale.

 

Le Premier ministre a souhaité que la refondation de la fonction enseignante puisse s’engager sur les fondements du "livre blanc" dès le printemps 2008.

 

Liste des membres :

 

Président
Marcel Pochard
 : Conseiller d’Etat

 

Rapporteur général
Pierre-Yves Duwoye
 : secrétaire général du ministère de l’Education nationale et du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

 

Membres de la commission
Michel Rocard, député européen, ancien Premier ministre (1988-1991)
Véronique Chanut, professeur de gestion à l’université de Clermont-Ferrand
Antoine Compagnon, professeur de littérature française au Collège de France, président de l’Association pour la qualité de la science française (QSF)
Christian Forestier, inspecteur général de l’Education nationale, membre du Haut Conseil de l’éducation
Bertrand Hervieu, docteur en sociologie, secrétaire général du centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes.
Foucauld Lestienne, directeur délégué des ressources humaines et des relations sociales du groupe La Poste
Philippe Manière, directeur général de l’Institut Montaigne
Eric Maurin, polytechnicien et docteur en économie. Directeur d’études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS)
Marie-Hélène Soroko, déléguée générale de la fédération de la formation professionnelle
Agnès Van Zanten, sociologue, directrice de recherche au CNRS, travaille dans le cadre de l’Observatoire sociologique du changement, laboratoire de recherche de l’Institut d’études politiques de Paris associé au CNRS.

 

 

Lettre de mission à Marcel Pochard

 

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25 septembre 2007 2 25 /09 /septembre /2007 09:02

Le ministre de l'Éducation envisage de supprimer cette matinée de cours dès 2008.

AUCUN DOUTE, le ministre de l'Éducation nationale est en train de sonner la fin de l'école le samedi matin dans tous les établissements primaires. Si le projet n'en était « qu'au stade de la réflexion » il y a quelques jours, il semble désormais se profiler pour la rentrée 2008, car, hier, le cabinet du ministre confirmait travailler d'ores et déjà sur les aménagements du temps scolaire une fois le samedi supprimé. Un nouveau dispositif qui traduit l'empressement de Nicolas Sarkozy à régler la question. « Je suis pour la suppression des classes du samedi matin », a déclaré le président le 6 septembre dans les colonnes des Dernières Nouvelles d'Alsace.

Trois idées guident la réflexion de Xavier Darcos : reporter les cours du samedi au mercredi matin, compenser les heures perdues du samedi en raccourcissant les vacances scolaires pour boucler les programmes, ou bien supprimer purement et simplement le samedi pour passer à la semaine des quatre jours.

Ce sont ces deux dernières pistes qui semblent privilégiées par le ministre de l'Éducation, alors que la plupart des associations de parents d'élèves et des spécialistes du rythme scolaire préféreraient le transfert des heures du samedi au mercredi matin. Dans toutes les hypothèses, le ministre tient à conserver un accueil à l'école le samedi matin, soit pour des cours de soutien aux enfants en difficulté, soit pour des activités culturelles et sportives en présence de « personnel éducatif ».

Une idée sans doute conçue pour désamorcer les critiques des opposants à la suppression des cours du samedi. Nombreux, ils avaient fait capoter un projet identique en 2002, porté par René Blanchet, alors recteur de Paris, pour son académie. Du côté de l'Église catholique, on craint des problèmes d'organisation pour la catéchèse qui a encore souvent lieu le mercredi pour les élèves des écoles publiques.

Aujourd'hui, les partisans du projet dénoncent « le grand bazar » et réclament un calendrier plus clair dans chaque école et plus homogène sur le territoire. Sans compter les parents qui voient leurs week-ends en famille raccourcis et les couples divorcés qui peinent à s'organiser. « Les familles sont pour la suppression du samedi, affirme François Fondard, président de l'Union nationale des associations familiales. À condition de trouver des solutions pour occuper le temps périscolaire. »

 
«Alléger les journées»

Les deux principales fédérations de parents d'élèves (la FCPE et la Peep) craignent que la fin de l'école le samedi n'entraîne la généralisation de la semaine de quatre jours qui ne permettrait pas de boucler le programme. Ils seraient en revanche favorables à la réforme si les cours étaient reportés au mercredi. « Le problème n'est pas tant de raccourcir les semaines que d'alléger les journées des écoliers, plus longues en France que partout ailleurs dans le monde », s'indigne Hubert Montagner. « Notre société fabrique des enfants fatigués, explique ce professeur des universités, chronobiologiste et ancien directeur de l'Inserm. La semaine de quatre jours risque de charger d'autant plus le programme journalier que l'enseignement est alors concentré. »

« Pourquoi s'entêter à défendre la semaine des quatre jours alors que tous les spécialistes du temps scolaire ont démontré combien elle était néfaste ? », s'interroge de son côté Faride Hamana, président de la FCPE, qui rappelle aussi que « ce système fait perdre entre deux et trois semaines de retard sur le programme ».

AGNÈS LECLAIR et DELPHINE DE MALLEVOÜE. (Le Figaro 25/09/2007)

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31 août 2007 5 31 /08 /août /2007 17:41

S'adressant à la presse le mercredi 29 août à l'occasion de la rentrée scolaire 2007, Xavier Darcos, ministre de l'éducation nationale, a réaffirmé les grands engagements du projet présidentiel pour le système éducatif. Des libertés et des droits nouveaux pour les parents, un meilleur accueil des élèves, une place plus grande accordée au sport et à l'éducation artistique et culturelle, une orientation plus performante, des enseignants mieux considérés et dont le métier sera prochainement redéfini, tel est l'horizon de l'année scolaire qui commence.

Nous publions de larges extraits du discours prononcé par Xavier Darcos devant la presse

"La pratique sportive, en effet, ne saurait être réservée aux quelque 10 000 jeunes sportifs de haut niveau engagés dans un parcours scolaire adapté. Pour chaque élève, elle doit être l'occasion de se confronter aux valeurs d'effort, de respect d'autrui, de dépassement de soi.

Les études dont nous disposons montrent que le temps effectif consacré à la pratique sportive à l'école primaire est inférieur d'une heure, en moyenne, à celui qui est prévu par les textes. Je veux rendre aux élèves cette heure qui leur est due et je demande aux inspecteurs de l'éducation nationale de veiller à ce que ce soit le cas.

 

La mise en place d'une véritable éducation culturelle et artistique constitue également l'une des priorités de cette rentrée. Beaucoup d'actions ont d'ores et déjà été engagées pour cette rentrée.

Mon objectif est que d'ici 5 ans, chaque école ou établissement scolaire ait établi, dans le cadre du projet d'école ou d'établissement, un partenariat suivi avec une institution culturelle. Je rendrai compte régulièrement de l'avancée de la progression de cet objectif, et je demanderai aux recteurs de prendre toutes les dispositions nécessaires à sa mise en oeuvre.

Je souhaite également que les établissements scolaires puissent disposer de ressources numériques de qualité pour assurer la diffusion des grandes œuvres de notre patrimoine artistique et culturel.

 

La transmission des savoirs fondamentaux reste plus que jamais l'objectif prioritaire du système scolaire. Elle repose sur la mise en œuvre du socle des connaissances et des compétences fondamentales créé par la loi d'orientation et de programmation pour l'école du 23 avril 2005.

Pour cette année scolaire, la prise en compte effective du socle par les enseignants reposera sur trois grandes orientations de travail :

L'adaptation des programmes de la scolarité obligatoire aux exigences du socle sera poursuivie. Une première adaptation a été réalisée pour les programmes de l'école primaire (avril 2007).

Je souhaite, ensuite, continuer la réflexion sur la certification des paliers du socle situés en classe de C.E.1, C.M.2, 6ème, 3ème. Des grilles de références pour évaluer l'acquisition des connaissances et compétences du socle commun seront mises à la disposition des enseignants à titre expérimental.

Enfin, j'entends généraliser la mise en place des programmes personnalisés de réussite éducative (P.P.R.E.) pour aider les élèves qui éprouvent des difficultés dans l'acquisition des compétences du socle. Au début du C.E.1 et, de façon expérimentale cette année au début du C.M.2, une évaluation diagnostique des élèves sera effectuée afin d'aider les enseignants dans la mise en place des P.P.R.E. pour les élèves les plus en difficulté.

Parce qu'elle est le lieu où se jouent souvent bien des destins, l'école primaire est la clé des succès de l'école.

C'est la raison pour laquelle elle fait souvent l'objet d'analyses passionnées, qui n'échappent pas toujours au double écueil de l'auto-satisfaction et du catastrophisme.

Je crois aussi que l'école primaire a besoin d'une nouvelle organisation pour relever les nouveaux défis qui lui sont proposés. Je propose donc d'avancer, en partenariat avec les collectivités locales, dans la constitution d'établissements publics d'enseignement primaire.

Je souhaite mener, au cours de cette année scolaire, une réflexion approfondie avec les représentants des parents d'élèves sur les moyens de renforcer la place des parents au sein des établissements scolaires.

Je ne me satisfais pas de ces élections où près d'un parent sur deux ne juge pas utile de se déplacer et je veux leur redonner des raisons le faire. Je crois notamment que les parents devraient pouvoir bénéficier d'un pouvoir de décision concernant la vie scolaire, car elle est la poursuite du cadre de vie qu'eux-mêmes s'efforcent d'apporter à leurs enfants.

Enfin, je crois que les familles doivent pouvoir compter sur la continuité du service public d'éducation.

Elles doivent pouvoir bénéficier d'un service minimum en cas de grève des personnels. Si chacun comprend bien qu'il n'est pas possible, ces jours-là, d'offrir les cours habituels, il me semble choquant en revanche que des parents doivent cesser de travailler parce que l'école n'est pas en mesure d'accueillir leurs enfants.

 

Les nouvelles missions de l'école n'empêcheront pas sa participation à l'effort de maîtrise de l'emploi public

Premier employeur de l'État, l'Education nationale ne se dérobera pas dans l'effort de non-renouvellement des fonctionnaires partant à la retraite poursuivi par l'ensemble du gouvernement.

Avec un effectif qui représente plus d'un fonctionnaire sur deux, elle y prendra part à hauteur de son importance numérique. Elle devrait donc réaliser la moitié des 22 700 non-renouvellements de postes annoncés par le Premier ministre au mois de juillet dernier, soit 11 200 postes, ce qui représente moins de 1% des emplois publics du ministère de l'Education nationale. C'est donc un objectif tout à fait réaliste et réalisable.

Ce chiffre n'est pas le fruit d'un savant calcul comptable. Il repose sur la prise en compte de trois grandes caractéristiques du ministère de l'Education nationale.

En premier lieu, la démographie scolaire laisse envisager un recul de 25 000 élèves dans le second degré, contre une évolution légèrement positive dans le premier degré. C'est donc dans le second degré que les postes d'enseignants ne seront pas renouvelés, ceux du premier degré continuant à progresser d'environ un millier.

Ensuite, la gestion du système éducatif comporte un important potentiel d'économies, comme l'ont d'ailleurs noté tous les rapports publics disponibles sur la question. Je pense, notamment, aux surnombres d'enseignants dans des disciplines qui manquent d'élèves, comme c'est le cas par exemple pour les professeurs d'allemand. Je tiens à rappeler, d'ailleurs, que le rapport de la Cour des comptes d'avril 2003 montrait que si chaque emploi actuellement payé dans l'Education nationale était effectivement travaillé, il y aurait 32.000 personnes de plus en activité, soit l'équivalent d'une académie. En ne renouvelant pas le tiers de cette académie fictive, nous avons donc encore de la marge devant nous.

Enfin, nous voulons proposer aux enseignants une nouvelle façon de travailler qui participera à l'effort de réduction de la dépense publique tout en bénéficiant à la revalorisation de leur pouvoir d'achat. Ils doivent pouvoir, lorsqu'ils le souhaitent travailler plus pour gagner plus en sollicitant davantage d'heures supplémentaires, ce qui constitue une économie de postes non négligeable.

Moins nombreux, mais mieux payés, les enseignants sont en effet nombreux à demander une revalorisation de leur condition qui s'est considérablement dégradée au cours des dernières décennies".

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6 juillet 2007 5 06 /07 /juillet /2007 18:35

Après les universités, c'est au tour des écoles de s'engager sur la voie d'une autonomie accrue. Hier, une lettre de mission conjointe de l'Élysée et de Matignon a été adressée à Xavier Darcos. Parmi la quinzaine de chantiers évoqués, qui rappellent les priorités du président Sarkozy en matière éducative, le gouvernement engage le ministre de l'Éducation nationale à faire preuve « d'audace et de conviction », réclamant « plus de souplesse » pour les établissements scolaires. L'objectif : permettre aux équipes éducatives de développer leur projet pédagogique plus librement. Pour ce faire, une plus grande marge de manoeuvre leur sera accordée, sous la tutelle des académies. Déjà mis en oeuvre dans certains des 249 collèges « ambition réussite », le principe devrait être appliqué à terme à tous les établissements. Les chefs d'établissement et les professeurs devraient notamment davantage maîtriser le temps consacré à chaque enseignement, le développement de projets innovants, l'organisation des cours, l'utilisation des heures supplémentaires et la composition de leur équipe, sans néanmoins choisir les enseignants. Enfin, les directeurs pourraient utiliser leur budget suivant les priorités établies. En contrepartie de ce bouleversement du paysage scolaire, une évaluation des établissements et des élèves serait mise en place. (Le Figaro)

 

Nicolas Sarkozy a souhaité jeudi donner "plus de souplesse et d'autonomie" aux établissements scolaires, de façon qu'ils puissent avoir leur "propre projet pédagogique", dans une lettre de mission à son ministre de l'Education nationale Xavier Darcos.
Réaffirmant sa volonté de voir supprimée la carte scolaire - comme il l'avait dit durant sa campagne électorale - le président de la République demande à son ministre de "faire preuve d'audace et de conviction", dans cette lettre co-signée par le Premier ministre François Fillon.
"Notre objectif est de rendre la carte scolaire superflue par une égalisation du niveau des établissements" qui permettra aux parents de choisir une école en fonction "du projet pédagogique mis en oeuvre" et non de son niveau supposé, écrit-il.
"Pour cela, vous donnerez d'abord à tous les établissements plus de souplesse et d'autonomie, en particulier dans le domaine budgétaire, pour leur permettre de mettre en oeuvre, sous le contrôle bien sûr de l'autorité académique, un projet pédagogique qui leur soit propre", ajoute-t-il à l'adresse de M. Darcos.
Le chef de l'Etat demande également au ministre d'identifier "une trentaine d'établissements les plus en difficulté". "Vous vous fixerez l'objectif d'en diviser par deux leurs effectifs (...) Vous doterez ces établissements en difficulté d'équipes éducatives renforcées", avec "des projets éducatifs innovants".

"Vous étendrez progressivement cette politique, dont le but est de mettre fin à tous les ghettos scolaires", affirme M. Sarkozy.
Demandant à nouveau la création d'"internats de réussite éducative en zone urbaine", il demande également à M. Darcos de "permettre aux 5% des meilleurs élèves" de chaque lycée d'intégrer une classe préparatoire aux grandes écoles ou à une université technologique.
M. Sarkozy veut également que "la place du sport à l'école soit doublée" et "l'enseignement culturel et artistique significativement renforcé".
Sur l'ensemble des points de cette lettre de mission, vous nous proposerez des indicateurs de résultat, dont "la réduction de l'échec scolaire et de l'illettrisme", "la réduction des inégalités scolaires", "la scolarisation des enfants handicapés" et "la revalorisation de la condition enseignante". (AFP)


Les Echos confirment : 17 000 suppressions de postes en 2008

X. Darcos avait informé de la suppression de 10 0000 postes dans l'éducation nationale en 2008. Selon Les Echos, qui présente le ministre comme "pris entre le marteau de Bercy et l'enclume des syndicats, le chiffre réel pourrait être de 17 000 postes en moins. Cela représente la moitié des suppressions de postes de fonctionnaires en 2008 ce qui correspond au poids de l'éducation nationale dans la fonction publique."
Cette nouvelle annonce a entraîné des réactions de la Fsu, du Se-Unsa et des parents de la Fcpe. La Fsu, "ne prend pas l'article des Echos pour argent comptant" mais prédit des effets sensibles sur la qualité de l'enseignement. Pour le Se-Unsa, "ces annonces volontairement non confirmées indiquent que les besoins éducatifs sont considérés comme secondaires par le gouvernement".  La Fcpe "craint que le gouvernement ne continue à faire croire aux parents d’élèves que  cette diminution importante des moyens n’aura aucune conséquence sur l’encadrement des élèves, les conditions d’apprentissage  dans les écoles et les établissements scolaires, les possibilités de choix d’orientation ou encore l’accueil des jeunes en situation de handicap".

L'article des Echos

Alors que le ministre de l'Education avait parlé de 10.000 postes en moins, le non-remplacement d'un départ en retraite sur deux aura un impact beaucoup plus fort. La Défense, les Finances et l'Intérieur seront aussi très concernés.
Les apparences sont parfois trompeuses. En annonçant la semaine dernière que le nombre de postes supprimés à l'Education nationale tournerait « aux alentours de 10.000 » en 2008, Xavier Darcos avait fait sensation. Manifestement, le propos, s'il a eu le mérite de faire passer l'idée que le chiffre serait élevé, n'était que tactique pour un ministre pris entre le marteau de Bercy et l'enclume des syndicats. Eric Woerth, ministre du Budget et de la Fonction publique, s'est d'ailleurs bien gardé de confirmer quoi que ce soit... car l'arbitrage sera en réalité proche de 17.000, selon des sources gouvernementales.
En effet, la contribution de l'Education nationale au non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite sera forcément très forte, même si l'Enseignement supérieur et la Recherche, désormais autonomes et politiquement prioritaires, seront épargnés : à elle seule, l'Education, avec 1,217 millions d'équivalent temps plein travaillé, représente une grosse moitié des bataillons de départ prévus l'an prochain, lesquels s'établiront à environ 35.000 au total. Les chiffres définitifs seront confirmés au moment des lettres plafonds qui partiront de Matignon au lendemain du débat d'orientation budgétaire, inscrit le 16 juillet à l'agenda de l'Assemblée nationale.
1 milliard d'économies
Après l'Education, c'est la Défense qui fournira le plus gros effort, avec la suppression de quelque 6.000 postes. Viendront ensuite les Finances et l'Ecologie (ex-Equipement), où les contrats de performance triennaux déjà en vigueur prévoient le non-remplacement de deux départ en retraite sur trois l'an prochain, soit respectivement 3.000 et 1.700 postes supprimés, ainsi que l'Intérieur, avec 2.500 suppressions. Le solde sera réparti entre les autres ministères, sachant que la Justice bénéficiera d'un traitement de faveur puisque le président de la République a promis d'accroître ses moyens.
En année pleine, ce dispositif doit permettre de dégager 1 milliard d'euros d'économies, dont la moitié sera restituée aux fonctionnaires, selon le voeu de Nicolas Sarkozy. En 2008, le temps que la machine s'enclenche, seuls 250 millions d'euros devraient revenir dans les caisses de l'Etat. Mais comme l'explique Bercy, la réduction des effectifs vise aussi à rendre l'administration plus efficace. Et, surtout, elle ne touche ni les collectivités territoriales, ni l'hôpital.
Sur un plan pratique, les modalités seront arrêtées par le Conseil de la modernisation des politiques publiques. Cette instance, qui vient d'être créée pour engager une révision de la dépense en profondeur, est présidée par le chef de l'Etat lui-même. Sur la réforme de l'Etat, l'Elysée a bien l'intention d'être « très très ambitieux ». (Guillaume Delacroix)

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13 juin 2007 3 13 /06 /juin /2007 21:21

NICE (Reuters) - Nicolas Sarkozy a promis mardi de répondre au "malaise" des enseignants, au lendemain d'entretiens avec les syndicats de l'Education nationale à l'Elysée.

 

"Il faut répondre au malaise que je sens chez les éducateurs et chez les enseignants", a dit le chef de l'Etat à des élèves et des professeurs du "lycée de la Montagne" de Valdeblore, une bourgade de 880 habitants dans l'arrière-pays niçois.

 

"J'ai envie de dire à la communauté éducative que la France a besoin d'elle, la France a besoin de ses professeurs, de ses enseignants, elle doit les aimer, elle doit les respecter", a ajouté le président de la République. "On attend beaucoup d'eux parce que c'est eux qui préparent l'avenir."

 

Quelques heures plus tard il visitait dans un collège de Nice des ateliers d'enseignement théâtral et artistique et une section d'enseignement général professionnel.

 

"Ce que je retiens de cette visite, c'est la nécessité absolue de faire confiance aux enseignants et de les laisser prendre des initiatives", a-t-il alors dit.

 

"Il nous faut des enseignants passionnés et il nous faut reconnaître cette passion et l'encourager", a-t-il ajouté. "Les enseignants qui enseignent dans les coins les plus difficiles, les enseignants qui prennent plus de risques, les enseignants qui se bougent plus qu'il n'est prévu dans le statut doivent être valorisés, doivent être récompensés."

 

A Valdeblore comme à Nice, il a réitéré sa promesse de développer l'enseignement sportif et artistique. Il a qualifié d'"authentique scandale" le fait que des enseignants puissent être frappés ou insultés et promis de les "sanctuariser".

 

"Je souhaite d'ailleurs qu'on débatte de la signification du métier de professeur", a souligné Nicolas Sarkozy.

 

Cette entreprise de séduction s'adresse à un public plutôt enclin, traditionnellement, à voter à gauche et à descendre dans la rue lorsqu'il se juge maltraité par des projets de réforme.

 

Le chef de l'Etat avait entamé mardi son opération de déminage en annonçant aux syndicats de l'Education l'abrogation du très controversé décret Robien sur les obligations de service des enseignants, la reconduction de près de 40.000 emplois dits "de vie scolaire" et la suspension de l'apprentissage à 14 ans.

 

"FAIRE BOUGER LES CHOSES"

 

Une façon de faire passer la pilule plus amère au goût des enseignants de la suppression de la carte scolaire ou du non remplacement d'un fonctionnaire partant à la retraite sur deux.

 

Il a de nouveau jugé nécessaire une "modernisation" de l'école - vocable synonyme de réformes souvent mal accueillies, dans le passé, par le monde éducatif - et s'est de nouveau dit "attaché à l'autonomie des établissements", sujet sensible.

 

"Je veux une école républicaine de l'excellence qui tire tout le monde vers le haut", a-t-il souligné. "Je ne crois pas au nivellement, à l'égalitarisme. Il y a des changements à faire, on en parlera, on les fera ensemble mais on les fera."

 

"Je vais m'engager très fortement auprès de Xavier Darcos (le ministre de l'Education, qui était aussi du voyage), pour faire bouger les choses", a-t-il ajouté.

 

"On va proposer un certain nombre de réformes sans tabou, je veux qu'on mette tout sur la table", a-t-il insisté. "Je veux qu'on parle des programmes éducatifs, je ne veux pas que l'école soit réduite uniquement à une question de structures ou de moyens. Bien sûr, c'est important. Mais il n'y a pas que ça."

 

Nicolas Sarkozy a donc redit que la place des enseignants et éducateurs devait être "centrale".

 

"C'est une question à laquelle, avec Xavier Darcos, nous voulons répondre. Je souhaite que les enseignants de notre pays soient heureux de leur travail d'enseignant", a-t-il insisté.

         

                                                    

 

L'important, c'est d'être le premier... semble penser le SE-Unsa.

 

Eh, oui, on le comprend le SE-Unsa... Ce n'est pas tous les jours que les syndicats ont de bonnes nouvelles à nous claironner. Aussi, lorsqu'on en tient une, autant être le premier à l'annoncer... Mais, naturellement, il faut faire vite car le concurrent a la même idée en tête... Mais attention de ne pas confondre vitesse et précipitation au risque de dévoiler le stratagème...

 

C'est ce qui est malheureusement arrivé au SE-Unsa 59 ce mardi 12 juin ! La section départementale tenait à être la première à annoncer les résultats de l'audience des syndicats enseignants à l'Elysée la veille... Il n'y avait pourtant aucun scoop à annoncer puisque tous les syndicats y étaient représentés... L'information intéressante se situait en fin de communiqué : le SE-Unsa confirmait que le Conseil Général du Nord s'engageait à renouveler les contrats d'avenir EVS. Là non plus, pas de scoop, la nouvelle était connue...

 

Mais voilà... Un sous-fifre bien maladroit du SE-Unsa attendait avec impatience la consigne de "balancer le mèl dans les écoles avant 8 h 30"... 

Las d'attendre, il "balança le mèl" en question sans se rendre compte qu'il "balançait" également le message expliquant qu'il fallait faire vite avant que "l'info ait fuité vers la FSU"...!!! 

 

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L'un de nos correspondants nous a adressé le mail "balancé" par le SE-Unsa sur la messagerie de l'IA 59. Nous le reproduisons dans son intégralité.

  

                                      

J'attends votre sentiment pour balancer ce mél dans les écoles avant 8h30. Après on risque de se faire griller, d'abord parce qu'un certain nombre de collègues n'ouvrent leur courrier que le matin, d'autre part parce que nous ne pouvons pas nous permettre que l'info ait fuité vers la FSU et qu'ils crient victoire dès ce mardi. Si je n'ai pas de message de votre part d'ici ce mardi 8h15, j'envoie le mél. Amitiés, XX
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Suite à l'audience auprès du Président de la République...

L'UNSA-Education a été reçue ce jour par le Président de la République avec l'ensemble des fédérations syndicales de l'Education et les syndicats de chefs d'établissement.

Sur deux dossiers d'urgence pour la rentrée 2007 posés par le SE-UNSA avec l'appui de sa fédération, l'UNSA Education, les réponses nettes que nous demandions au Président sont obtenues :

- les décrets de Robien sur l'organisation du service des enseignants sont abrogés. Le rétablissement des moyens supprimés à cette occasion se feront, pour la rentrée 2007, par allocation d'heures supplémentaires. Une grande concertation annoncée par le Ministre de l'Education nationale sur le métier d'enseignant au 21ème siècle aura, par ailleurs, lieu dans les mois à venir,

- le dispositif EVS est reconduit en totalité pour les missions touchant à l'intégration des élèves en situation de handicap et pour l'aide administrative des directeurs d'école, à raison d'un emploi sur deux pour les EVS exerçant dans le 2nd degré.

 

Dans le Nord, Bernard Derosier dit OUI à l'UNSA Education

Au cours d'un entretien téléphonique ce lundi, Bernard Derosier, Président du Conseil Général du Nord, a informé Jean-Paul Caboche, Secrétaire Départemental de l'UNSA Education, qu'il renouvellerait les contrats d'avenir des EVS.

Cet entretien téléphonique faisait suite à un nouveau courrier envoyé par le SE-UNSA et sa fédération en début de semaine dernière. Cette décision ponctue de manière très positive un travail entrepris par notre organisation syndicale et sa fédération depuis plusieurs semaines.

Nous conseillons aux collègues n'ayant pu retourner l'ensemble des pièces nécessaires au renouvellement des contrats EVS de le faire désormais dans les plus brefs délais.

 

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