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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 10:54


Dans de nombreuses académies, l’Administration met en place de nouvelles règles d’affectation des personnels conformément aux instructions contenues dans le B.O. spécial n° 7 du 6 novembre 2008.

 

Ainsi, il est stipulé aux recteurs et inspecteurs d’académie :  

 

III.2.2 Des affectations spécifiques hors barème

 

Vous pouvez procéder à des affectations en raison des spécificités particulières attachées à différents postes : postes en classes d'adaptation ou d'intégration scolaire (Clis), postes d'instituteur maître formateur, postes de conseillers pédagogiques de circonscription ou départementaux, postes en classes relais.

Après avoir affecté les enseignants disposant des titres requis, vous pouvez faire appel à des enseignants ne justifiant pas du diplôme mais seulement d'une expérience professionnelle avérée. Les enseignants font, alors, l'objet d'un entretien préalable afin de rechercher la plus grande adéquation entre le profil du poste et les compétences détenues par les agents. Au travers de cet entretien, il sera notamment vérifié la bonne adéquation des motivations des enseignants et de leur perception de la fonction avec les caractéristiques et les astreintes liées au poste. Il en est de même pour les enseignants aspirant à une direction d'école qui n'ont pas fait l'objet d'une inscription sur la liste d'aptitude et qui peuvent être également entendus en entretien.

 


La latitude laissée aux académies permet toutes les interprétations du texte ministériel.

Dans le Nord, l’Inspecteur d’Académie crée environ 400 postes de titulaires de circonscription à la disposition des IEN. Les collègues qui postuleront sur ces postes seront nommés dans la circonscription demandée, et connaîtront suite à un entretien avec l’IEN leur affectation exacte, composée de décharges de directeurs et de compléments de temps partiel.

 

 

Pour le SE-Unsa, ce dispositif répond à 2 objectifs :

 

Objectif avoué de l’IA : répondre à la commande ministérielle de nommer un plus grand nombre de collègues dès la phase informatisée et de manière définitive pour assurer la stabilité des équipes.

 

Objectif caché de l’IA : illustrer les intentions ministérielles en termes de postes à profil, autrement des postes qui seront attribués aux collègues en fonction de leurs compétences particulières !

Certes, c’est déjà le cas sur certains types de postes (conseillers pédagogiques, animateurs et coordonnateurs REP, CTICE…), mais la particularité de la mission le justifie. Dans le cas des titulaires de circonscription, il s’agit d’une mission ordinaire d’enseignement. Or, lorsque 7 ou 8 collègues seront nommés sur une circonscription, c’est l’IEN qui leur dira sur quel montage de poste ils seront nommés. Sur quels critères ? Au barème ? En fonction de certaines aptitudes en langues, ou dans le domaine culturel ? Sur la capacité d’un collègue à gérer une classe difficile ou spécialisée ?

 

Dans d’autres départements (Lot, Bouches-du-Rhône…etc), la mesure s’étend aux directeurs d’école ayant une décharge complète. Ainsi, en Haute-Garonne, par exemple, « la nomination intervient après un entretien permettant d’évaluer l’aptitude du candidat (Directeurs écoles de 15 classes et +, conseillers pédagogiques, référents, centres pénitentiaires E.R.I.P.). L’application du barème départage les candidats ayant satisfait à l’entretien. »

 

 

En Isère, une étape supplémentaire est franchie avec la publication par l’IA des types de profils recherchés pour exercer la fonction de directeur d’école.

 

Concernant une école (citée par l’IA), l’annonce est ainsi libellée :

 

Direction de l'école maternelle xxxxx à Grenoble

 

Ecole faisant partie du réseau ambition réussite

 

Missions

 

- Assurer les missions ordinaires du directeur d’école ;

- Animer et coordonner la réflexion pédagogique de l’équipe autour du projet d’école centré sur l’appropriation des règles de vie et le développement du langage oral et du lexique ;

- Construire avec son équipe une organisation pédagogique pour faire progresser les résultats des élèves de façon significative ;

- Organiser la sécurité des élèves au sein de l’équipe, dans l’école (en prenant en compte la réalité du quartier : espaces dans lesquels sont situés les écoles…) ;

- Coordonner les projets pour harmoniser les actions (PEL, aide personnalisée, accompagnement éducatif) avec tous les partenaires de l’école du secteur, en associant toute l’équipe d’enseignants ;

- Collaborer avec l’équipe des directeurs et directrices du secteur en participant à des réunions fréquentes ;

- Communiquer très régulièrement avec l’équipe de circonscription ;

- Garantir l’articulation entre les objectifs visés à l’école maternelle, à l’école élémentaire et au collège.

 

Compétences demandées

 

- Maîtriser les compétences d’un directeur d’école dans les domaines pédagogiques, administratifs et relationnels (plus particulièrement, avoir le sens du travail d’équipe) ;

- Avoir des capacités d’écoute pour faire face à des situations de conflits et parvenir à pacifier des situations ou résoudre des problèmes délicats ;

- Avoir de la rigueur pour faire respecter les règles de vie collective ;

- Disposer d’une force de conviction suffisante pour engager l’équipe d’enseignants dans une dynamique de travail autour des évaluations dans le but de faire progresser les élèves de manière significative.

- de préférence, remplir les conditions pour être nommé règlementairement dans la fonction

 

Ils seront entendus par une commission d’entretien.

 

 

Isère toujours, autre école, autre profil… Attention : les enseignants sont présentés comme ayant une « approche militante »…

 

Direction de l'école primaire xxxxxxxxx

 

Présentation de l'école :

 

Ecole primaire de 6 classes, implantée dans un quartier populaire. L'école est classée en REP.

La collaboration avec la commune est de bonne qualité.

La moitié de l'équipe est installée depuis longtemps. Ces personnes ont une approche militante de l'école qui les conduit à prendre des positions de refus par rapport à certaines demandes institutionnelles (Base élèves, évaluations nationales).

 

Missions

 

Rétablir une loyauté institutionnelle dans cette école, tant dans les rapports avec l'administration qu'avec l'équipe pédagogique.

Centrer l'action de l'école sur les priorités nationales.

 

Compétences demandées

 

- Avoir le sens du service public et faire preuve de loyauté à son encontre.

- Faire preuve de capacités à prendre des responsabilités.

- Avoir la volonté de s’impliquer dans tous les aspects de la fonction.

- Avoir de solides compétences pédagogiques

- Démontrer des capacités à communiquer.

- Démontrer des capacités à convaincre un interlocuteur.

 

-------------------------------------------------------

 

On peut se demander comment un directeur (sans statut) affecté sur ce poste pourra répondre aux attentes de l’Administration qui, jusqu’à présent, s’est montrée incapable de faire « entendre raison » aux « personnes militantes ayant une position de refus par rapport à certaines demandes institutionnelles ». Si l’IEN n’y est pas parvenu, comment croire que le nouveau directeur y parviendra ?

Comment ce directeur (sans statut) sera-t-il perçu par ses collègues qu’il devra persuader de rentrer dans « le droit chemin institutionnel » ?

Quel avenir et quelles garanties pour ce directeur (sans statut) s’il échoue dans la mission que lui a confiée l’IA ?

 

 

Ces quelques exemples nous montrent que les IA rivalisent d’ingéniosité pour coller au plus près des directives ministérielles.

La prochaine étape ne sera-t-elle pas l’appel à un chasseur de tête pour trouver le directeur idéal correspondant au profil particulier de telle ou telle école ?

 

Le métier de chasseur de têtes n’a rien à voir avec un quelconque cannibalisme contemporain.

Ses missions ? Trouver pour le compte d’une entreprise des profils rares, spécialisés et de haut niveau.

 

Tout commence par un coup de fil, inattendu. Une voix inconnue vous propose une rencontre pour vous présenter une opportunité professionnelle. Chaque année, des milliers de managers sont ainsi contactés par des chasseurs de têtes.

Votre téléphone sonnera-t-il cette année ?

 

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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 23:00


Xavier Darcos a présenté, lors d’une conférence de presse, le 22 janvier, un point d’étape des mesures de l’année écoulée et le programme d’action 2009.


"Réformer l’école c’est la condition indispensable pour la rendre plus juste. L’intérêt des élèves, l’attente des familles, la considération due au monde enseignant : telles sont les trois préoccupations permanentes de tout ministre de l’Éducation nationale", a déclaré en préambule Xavier Darcos.

 

Le ministre a rappelé que la suppression de la carte scolaire et la scolarisation de 10 000 enfants handicapés supplémentaires chaque année en milieu scolaire ordinaire avait contribué à ouvrir l’école à la diversité sociale et au respect de l’autre. Il a aussi plaidé en faveur de la loi instituant un Service minimum d’accueil (SMA) financé par l’État et organisé par les communes. Une mesure qui permet aux parents d’exercer librement leur activité professionnelle les jours de grève à l’école.

 

Il a souligné "la richesse des opérations menées dans le cadre de la dynamique "Espoir banlieues" pilotée par Fadela Amara". Parmi ces opérations, les écoles de la deuxième chance et les internats d’excellence feront partie des priorités de développement.

 

Une amélioration professionnelle et de nouvelles perspectives pour les enseignants

 

L’amélioration du pouvoir d’achat depuis 2007 se poursuivra avec l’amélioration des déroulements de carrière. Parmi les points d’amélioration :

Ø  une meilleure rémunération grâce à la défiscalisation des heures supplémentaires ;

Ø  la création d’une plate-forme téléphonique d’aide et de conseil. Elle a permis de répondre aux demandes de 21 000 enseignants.

 

De nouvelles perspectives seront offertes grâce à la revalorisation des carrières et une élévation de leur niveau de recrutement. Dès 2010, les enseignants seront recrutés au niveau Master 2. Le ministre a également précisé qu’il mettrait en place un dispositif de bourses au mérite et de complément de bourses sociales pour ouvrir et valoriser le métier. Xavier Darcos a également rappelé la mise à disposition d’un "Pass enseignant" leur permettant l’accès gratuit aux musées et monuments nationaux.

 

L’école primaire

Le ministre a rappelé que la réforme de l’école primaire s’est attachée à prendre en compte les élèves en difficulté grâce à :

Ø  de nouveaux programmes plus courts, plus lisibles, recentrés sur les connaissances fondamentales ;

Ø  un dispositif national d’évaluation des acquis des élèves en français et mathématiques pour les CM2 et les CE1 ;

Ø  une nouvelle organisation de la semaine avec le samedi libéré ;

Ø  l’accompagnement éducatif pour les élèves en difficulté avec deux heures d’aide individualisée par semaine et des stages de remise à niveau pendant les congés scolaires pour les CM1 et CM2 ;

Ø  un nouveau traitement de la difficulté scolaire avec le redéploiement de 3 000 professeurs de Rased (Réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté) : 1 500 redéployés dans des écoles en difficulté et 1 500 affectés en surnombre dans une ou deux écoles en difficulté.

Concernant l’école maternelle, Xavier Darcos souhaite lui donner un "nouvel élan" en proposant :

Ø  un guide des programmes à destination des parents qui sera diffusé au mois de mars 2009. Un guide réalisé en partenariat avec l’Association générale des enseignants des écoles maternelles (Ageem) ;

Ø  un plan national de formation à l’entrée dans le métier et de formation continue pour les enseignants en exercice.

 

La rénovation de la voie professionnelle

 

56 % des élèves de BEP ne poursuivaient pas jusqu’en bac pro, avant la mise en place de la réforme de la voie professionnelle, a rappelé Xavier Darcos. Le ministre s’est félicité que depuis la mise en place des nouvelles mesures, 67 000 jeunes se sont inscrits dans le nouveau cycle de référence en 3 ans (au lieu de 4) pour l’obtention du bac pro en 2008. Ce cycle sera progressivement généralisé à la rentrée 2009.

 

Le plan d’action 2009

 

Après le tour d’horizon des réformes engagées, le ministre de l’Éducation a présenté les chantiers qu’il engagera, "en accord avec le président de la République", au cours des prochains mois.

 

Concertation élargie sur la réforme du lycée. "La priorité, c’est de relancer la concertation sur la réforme du lycée", a-t-il déclaré. Richard Descoings, missionné dans ce sens, devra élargir le cercle des consultations avec de nouveaux acteurs : "l’ensemble des lycéens, les professeurs, les familles et la société civile." "Nous pouvons prendre du temps pour repenser l’organisation des enseignements au lycée", a déclaré Xavier Darcos.

 

Démocratiser l’information sur l’orientation. Dès la rentrée 2009, un service d’aide à l’orientation sera accessible par téléphone et internet tous les jours de la semaine jusqu’à 20 heures. Ce service sera placé sous la houlette de l’Onisep et composé de conseillers d’orientation psychologues (Copsy). Objectif : permettre aux parents de toutes origines sociales de bénéficier des informations sur les formations les plus prestigieuses.

L’action des conseillers d’orientation sera renforcée dans les établissements qui connaissent les problèmes d’insertion professionnelle et les "décrochages" scolaires les plus lourds.

 

Des solutions pour enrayer l’absentéisme. Quelques 150 000 jeunes sortent chaque année des lycées sans qualification ni diplôme. En 2007, 2,4 % des collégiens, 4,6 % des lycéens et 10,9 % des lycéens professionnels étaient absentéistes. Il y a une "forte corrélation", selon Xavier Darcos, entre l’absentéisme et l’échec scolaire. "L’absentéisme est un véritable fléau", a déploré le ministre qui annonce des mesures comme :

 

Ø  le recrutement, sans délai, de 5 000 places de "médiateurs de réussite scolaire" sur des emplois contrats aidés. Ils seront implantés dans les établissements dès mars 2009. Leur mission : établir un lien entre l’école et les familles ;

Ø  l’action sera concentrée sur les 100 établissements les plus exposés. L’objectif est de diminuer de 30 % le nombre d’élèves absentéistes.

 

Lutter contre la violence. 1,6 incidents graves pour 1 000 élèves sont relevés. Xavier Darcos a exprimé sa volonté de voir les professeurs mieux protégés et mieux formés pour réagir efficacement à des situations de violence. Il a plaidé notamment pour une plus grande efficacité des procédures disciplinaires et la diffusion d’un code de la paix scolaire à l’intention des élèves dans les collèges et les lycées.

 

Des pistes de travail telles que des mesures d’utilité collective de réparation (travaux d’intérêt généraux) sont à l’étude. Xavier Darcos propose de débattre de ces propositions dans les semaines qui viennent avec les chefs d’établissements et le Conseil supérieur de l’éducation.

 

Ouverture d’une académie en ligne. A côté des 30 académies physiques, une académie en ligne sera créée à la rentrée prochaine. Ce service permettra de télécharger gratuitement l’intégralité des enseignements du cours préparatoire à la terminale. Outre la possibilité donnée aux parents de suivre le travail scolaire de leurs enfants, l’objectif est aussi de mettre à la disposition des adultes qui ont interrompu leur parcours scolaire des ressources pédagogiques leur permettant de se préparer à certains examens. Ce service assurera aussi l’accès à certaines langues rares. Cette académie en ligne offrira par ailleurs une aide scolaire à distance par le biais d’une plate-forme téléphonique et sur internet.

………………………………………………………………

Nulle référence dans cette longue conférence de presse à la moindre action en faveur des directeurs d’école. Nulle allusion à une quelconque modification du fonctionnement de l’école primaire dans le plan d'action 2009...

Ainsi que nous l’avons écrit dans nos précédents articles, la réforme des EPEP ne sera pas mise en chantier en 2009. Il y a, d’ailleurs, peu de chances qu’elle voie le jour d’ici la fin du quinquennat (mai 2012).

Dans un prochain article, nous tenterons de montrer pourquoi cette réforme, pourtant indispensable, est politiquement impossible à mettre en œuvre.  

 

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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 22:34


Les instits retraités iront-ils se substituer aux enseignants en grève le 29 janvier ? La question se pose après le courrier envoyé aux enseignants du 1er degré retraités de Loire-Atlantique par l'inspecteur d'académie leur demandant de participer au service d'accueil mis en place dans les écoles en application de la loi sur le SMA.

 

 

La lettre de l'IA de Loire-Atlantique aux retraités

   

-----------------------------------------------------------

   

Nantes, le 9 janvier 2009

 

               L’Inspecteur d’Académie,

               Directeur des Services Départementaux

               de l’Education Nationale

 

               à

 

               Mesdames et Messieurs les enseignants du 1er degré

               partis en retraite en 2006, 2007 et 2008

 


Objet
 : mise en place du service d’accueil dans les communes.

Loi du 20-08-08 sur le droit d’accueil.

 

 

Mesdames, Messieurs,

 

Afin d’aider les familles qui ne peuvent pas faire assurer la garde de leur enfant, la loi du 20-08-08 prévoit l’organisation, par les communes, d’un service d’accueil pour les écoles dans lesquelles 25% ou plus des enseignants sont absents à l’occasion d’une grève.

 

Les communes éprouvent des difficultés à trouver suffisamment de personnel compétent pour l’encadrement des enfants, et Monsieur le Ministre de l’Education Nationale a demandé aux inspecteurs d’académie de leur apporter leur aide en ce domaine.

 

Je m’adresse à vous pour vous demander si, compte tenu de votre expérience professionnelle, vous accepteriez de participer à l’organisation du service d’accueil, dans votre commune ou dans une autre, dans les conditions définies par la commune.

 

Si c’est le cas, je vous remercie de me répondre au moyen du coupon réponse ci-dessous. Votre nom et votre adresse seront alors portés à la connaissance des mairies qui rechercheront des personnes compétentes pour le service d’accueil.

 

Je vous prie d’agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de mes sentiments distingués.

                                                                                  

L’Inspecteur d’Académie

-----------------------------------------------------------

 
« Voilà une idée qu’elle est bonne », aurait dit Coluche…

Utiliser les enseignants retraités pour assurer la garderie… pour casser la grève…

Pourquoi pas, demain, les réquisitionner pour remplacer les enseignants malades ou en stage… ? Mais c’est bien vrai… voilà une mesure qui répond aux objectifs de la RGPP… Suffisait d’y penser…

 

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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 10:09

Face à la contestation, le ministre est contraint de changer de ton. Aux défilés de lycéens contre les réformes Darcos se sont ajoutées des manifestations de parents et enseignants à l'appel du collectif « L'Éducation est notre avenir ».


Malgré les rodomontades d’après manifestation du genre “même pas peur”, on voit bien que Xavier Darcos semble reculer après chaque manifestation ; ça ressemble de plus en plus à un recul.

Sur Europe 1, à la question de savoir si le ministre allait revoir ses réformes, M. Darcos a répondu : “je ne suis pas ministre de l’hésitation nationale, j’ai un devoir pour les générations futures”. Problème pour le ministre : les générations présentes peinent à imaginer un futur. Quand elles l’entrevoient, c’est d’un mauvais œil.

 

Depuis la grève réussie du 20 novembre, le ministre de l’Education Xavier Darcos a singulièrement modéré le ton. Sans vouloir céder sur le fond de ses réformes, il semble désormais prêt à des concessions.

 

 

La maternelle

 

Confronté à une contestation tous azimuts, le ministre a d’abord tenté de désamorcer la colère dans le primaire. «Si j’ai blessé les enseignants de maternelle parce qu’on a déformé mes propos, je leur présente tous mes regrets et mes excuses», a-t-il déclaré le 3 décembre.

Il ajoute «nous accueillons tous les enfants de trois ans sans exception et là où c’est possible ou nécessaire, nous accueillons les enfants plus jeunes, les 2-3 ans».

 

 

La réforme du lycée

 

Le projet de réforme du lycée se réduit comme peau de chagrin. On verra ce qu’il en est pour la seconde dont le projet final sera présenté mardi prochain. Mais le recul semble réel pour la Première et la Terminale. Alors qu’initialement, il était envisagé de supprimer les filières voilà qu’il déclare que pour «la première et la terminale, nous n’avons pas d’intentions extrêmement novatrices dans ce domaine, parce que vous retrouverez toujours des dominantes, qui sont le professionnel, le technologique, le littéraire, l’économique et les scientifiques, c’est très difficile d’imaginer autre chose».



Le service minimum d’accueil (SMA)

 

Sur ce dossier aussi, X. Darcos a reculé. Recevant les maires très remontés contre ce transfert de charges, il a indiqué que le dispositif serait aménagé pour les petites communes. Les poursuites judiciaires seront abandonnées contre elles.

 

 

Les RASED

 

Il a aussi quelque peu cédé sur la question des maîtres spécialisés dans la difficulté scolaire. Quelque 3 000 postes vont bien être supprimés en 2009. Mais il a précisé que la saignée s’arrêterait là.

 

 

Les EPEP

 

Lors d’une audience accordée au SE-Unsa le 5 décembre dernier, concernant les EPEP, en réponse à un exemple d’un nouveau passage en force à ne pas commettre, le ministre a fait comprendre que, « nonobstant la proposition de loi émanant d’un groupe de trois députés, il n’ouvrirait pas ce dossier ».

 

 

Comme nous n’avons cessé de l’écrire dans nos derniers articles, le ministre sort considérablement affaibli de la grève réussie et de la mobilisation importante du 20 novembre, de l’échec partiel de la mise en œuvre du SMA le même jour, de la forte contestation des élus, des élections professionnelles qui ont mis en évidence une poussée des votes protestataires…

X. Darcos est donc contraint de battre en retraite sur de nombreux dossiers épineux… Sans oublier la contestation du monde lycéen qui peine à s’arrêter et qui donne des sueurs froides à tout gouvernement… Il faut dire que les ministres de l'Education destitués à la suite de mobilisation lycéenne d'ampleur ne sont pas rares.

 

 

Quelques articles à lire ou relire :

 

Grèves, EPEP et directeurs…

Ministre affaibli, syndicats renforcés... un air de déjà vu...

Un début décembre chaud, chaud, chaud…

Elections professionnelles 2008 : résultats sans surprise

 

 

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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 13:49


La revalorisation des enseignants  

Dans une interview vidéo accordée au site Internet de l’Express, Xavier Darcos évoque les efforts financiers consentis pour revaloriser les enseignants… en ces termes :

« Les professeurs ont eu un gain de salaire très important dans ces dernières années grâce en particulier au recours des heures supplémentaires, que un jeune professeur qui commence va toucher une prime de 1500 €, qu’un professeur qui fait 3 heures supplémentaires va gagner 4400 €, c’est pratiquement un 13ème mois, voire un 14ème »

 

Inutile de dire que le site de l’Express a chauffé après de telles déclarations. Devant l’afflux de commentaires, les journalistes de L'Express rappellent alors le cabinet du ministre qui reconnait la confusion mais à demi-mots :

"C'est un exemple des efforts de ce qui a été fait depuis le début de l'année pour les enseignants en termes de revalorisations des gratifications. Le salaire à 4400 euros ne va évidemment pas concerner tous les enseignants. Ce salaire ne s'applique qu'à certaines situations. On peut arriver à 4 400 euros dans certains cas si on ajoute au salaire, la prime et les trois heures supplémentaires."

En effet, le ministre avait certainement dans un procédé judicieux gonflé ce salaire en y rajoutant la prime de 1500 euros que touchent en deux temps les professeurs enseignant pour la première année.

  

La « sédentarisation des Rased » 

Le ministre explique que 3000 postes sur 11 000 sont sédentarisés (des enseignants spécialisés qui aidaient les élèves en difficulté retournent dans les classes), et non supprimés, ce qu'il a répété à l'Assemblée lors du vote du budget de l'enseignement 2009, plaidant pour une "expérimentation d'un an". "Ce que nous voulons c'est que les Rased soient affectés dans les établissements où on a besoin d'eux", expliquait-il dans une interview vidéo à L’Express.fr le 20 octobre.

 

Là aussi, l’Express corrige quelque peu les propos du ministre :

En parlant de sédentarisation, Xavier Darcos joue sur les mots: dans les faits, les 3000 postes de Rased sont bien supprimés, les 3000 enseignants concernés cessant toute activité "spécialisée" en petits groupes avec des élèves en difficulté. Luc Ferry, prédécesseur de Xavier Darcos au ministère, avait d'ailleurs déjà affirmé sur Europe 1 en septembre dernier que le ministère souhaitait supprimer des postes de Rased pour des raisons comptables. Preuve supplémentaire de la volonté du ministère de diminuer les effectifs des Rased, la formation des maîtres E et G, les enseignants spécialisés des Rased, a été suspendue.

 

Sur la prime de 1 500 € versée aux débutants, les journalistes apportent également un correctif aux affirmations du ministre :

"Cette prime -versée en deux temps- pour les débutants est une totale nouveauté", confirme le cabinet de Xavier Darcos. Cette prime concerne uniquement les professeurs enseignant pour la première année, 25 000 en tout. Il a toutefois existé par le passé un autre dispositif, "la prime d'installation," de 10 000 francs par an.

 

 

On le voit, le ministre n’est pas à quelques arrangements près quand il s’agit de justifier sa politique… Et pour ce faire, Xavier Darcos ne rechigne pas à manier un langage direct et volontiers polémique. Il est effectivement coutumier des petites phrases qui, il le sait, seront reprises par les médias. En voici un petit florilège… non exhaustif :

 

Réunions syndicales sur temps de travail

"Je demande simplement aux syndicats de tenir leurs réunions à un autre moment que pendant les cours, puisqu'ils n'ont à effectuer que 24 heures de cours pendant la semaine !"

Bras de fer avec les syndicats

"Il y a, d'un coté, les gens normaux, de l'autre, les syndicalistes".

"Il y a un sujet sur lesquels les syndicalistes n'ont pas besoin d'investir : ce sont les banderoles. Ce sont les mêmes depuis quarante ans, et elles commencent toujours par "Non à...""

Temps de travail et résultats scolaires

"Nous avons les meilleurs résultats au bac quand il y a le moins d'heures de cours, du fait des grèves..."

 

Pourquoi ces petites phrases plutôt toniques ? Xavier Darcos en fournit lui-même l’explication :

 "La guerre éclair est une nécessité dans l'Education. Si on ne va pas vite, on ne fait rien."

 

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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 22:42


« Personne ne doit pouvoir dire que les enseignants sont les mal-aimés de ce gouvernement.» Pour le prouver, Xavier Darcos fait une série d'annonces en leur faveur dans « Le Monde » daté de samedi.

Le ministre de l'Education indique que les professeurs qui obtiennent une mutation vont pouvoir bénéficier d'un prêt immobilier à taux zéro, assurant qu'il venait « d'engager les négociations avec les banques sur ce sujet ».


Une prime et un Pass culture

Xavier Darcos annonce également « une prime exceptionnelle » de 400 euros pour les professeurs de CE1 et CM2 qui seront chargés « en février 2009 » des nouvelles évaluations des écoliers de ce niveau mises en place par l'Education nationale.

Enfin, il assure qu'«avant la fin de l'année», en accord avec la ministre de la Culture Christine Albanel, sera lancé le « Pass Culture », qui permettra aux enseignants «d'accéder gratuitement aux lieux de culture».

30.000 fonctionnaires en moins = « 30 milliards d'euros »

« Le Monde » a par ailleurs demandé au ministre si « avec la crise et la remontée du chômage », il était « pertinent de continuer de supprimer 30.000 postes de fonctionnaires pour économiser 776 millions d'euros sur le budget 2009, alors que, pour prendre ce seul exemple, un incident de trading vient de faire perdre 751 millions aux Caisses d'Epargne ? »

Réponse du ministre : « Vous ne pouvez pas mettre sur le même plan une logique de désendettement sur le long terme et un gaspillage instantané, aussi scandaleux soit-il ». « En nous abstenant de recruter 30.000 fonctionnaires, dont 13.500 dans l'Education nationale, ce n'est pas 776 millions que nous économisons, mais ce chiffre-là répété pendant 40 ans. Soit, sans même compter les pensions, environ 30 milliards. Ce n'est pas rien. Notre devoir est de continuer à alléger le fardeau que nous léguons aux générations futures », a-t-il ajouté.

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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 09:09


La crise aidant, la « chasse au gaspi » est ouverte dans l’Education nationale. Un objectif, un seul : supprimer le maximum de postes budgétaires en remettant dans les classes des enseignants affectés à d’autres tâches (RASED, MAD…).

Ainsi, 67 députés UMP déposent une proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête relative aux enseignants non affectés ou affectés à d’autres tâches que l’enseignement.

 

Éric CIOTTI, Jean BARDET, Jacques Alain BÉNISTI, Thierry BENOIT, Marc BERNIER, Étienne BLANC, Émile BLESSIG, Claude BODIN, Valérie BOYER, Chantal BRUNEL, Dominique CAILLAUD, Patrice CALMÉJANE, Bernard CARAYON, René COUANAU, Alain COUSIN, Jean-Michel COUVE, Patrice DEBRAY, Jean-Pierre DECOOL, Jacques DOMERGUE, Christian ESTROSI, Daniel FASQUELLE, Marc FRANCINA, Guy GEOFFROY, Alain GEST, Claude GOASGUEN, François-Michel GONNOT, Arlette GROSSKOST, Jacques GROSPERRIN, Jean-Claude GUIBAL, Maryse JOISSAINS-MASINI, Laure de LA RAUDIÈRE, Patrick LABAUNE, Marc LE FUR, Michel LEJEUNE, Jean-Louis LÉONARD, Daniel MACH, Guy MALHERBE, Richard MALLIÉ, Thierry MARIANI, Philippe Armand MARTIN, Henriette MARTINEZ, Damien MESLOT, Philippe MEUNIER, Pierre MOREL-A-L’HUISSIER, Jean-Marie MORISSET, Étienne MOURRUT, Alain MOYNE-BRESSAND, Yanick PATERNOTTE, Bernard PERRUT, Jean-Frédéric POISSON, Michel RAISON, Éric RAOULT, Jacques REMILLER, Valérie ROSSO-DEBORD, Jean-Marc ROUBAUD, Bruno SANDRAS, Francis SAINT-LÉGER, Jean-Pierre SCHOSTECK, Michel SORDI, Lionel TARDY, Guy TEISSIER, Michel TERROT, Georges TRON, Christian VANNESTE, Isabelle VASSEUR, Gérard VOISIN et Michel VOISIN

 

EXPOSÉ DES MOTIFS

 

Le budget du ministère de l’éducation nationale constitue le premier poste du budget de l’État. Alors que la réduction du déficit public et la rationalisation des dépenses sont une priorité nationale, il paraît opportun de s’interroger sur le bon emploi des deniers publics en matière d’éducation.

En mars 2005, un rapport de la Cour des comptes remis au président de la commission des finances de l’époque assure que 97 000 professeurs n’enseignent pas ou sont occupés par d’autres tâches mais sont rémunérés par l’éducation nationale. En équivalent temps plein, cela représenterait 32 000 postes soit près de 5 % des effectifs. Selon l’inspection générale des finances, cette mauvaise gestion du personnel éducatif coûterait 1,65 milliard d’euros par an au contribuable.

Un rapport d’information présenté sous la précédente mandature, par Monsieur Jean-Yves Chamard, au nom de la commission des finances, de l’économie générale et du plan avait confirmé ce constat.

Parallèlement, en 2007, le ministre de l’éducation nationale estime que le nombre de professeurs du second degré qui n’enseignent pas est de 23 200.

Cette estimation recouvre 3 types de situation :

– des décharges qui paraissent justifiées, telles que les décharges syndicales ou de direction d’école...

– des situations de mobilité dans la fonction publique : les diverses décharges statutaires ou non statutaires, les mises à disposition, les enseignants affectés à diverses fonctions administratives, certains détachements, disponibilités, ou placements temporaires hors du système éducatif.

– des cas de sous-utilisation du personnel éducatif tels que les surnombres d’enseignants par discipline ou des remplaçants inoccupés.

Cette dernière catégorie, sans nul doute la plus problématique, recouvre selon la Cour des comptes 11 400 postes. Il s’agit de remplaçants auxquels il n’est jamais fait appel mais aussi des enseignants en sureffectif dans des matières comme le russe, l’allemand ou l’éducation physique.

À l’heure actuelle, aucune étude ne semble pouvoir identifier et chiffrer clairement le nombre d’enseignants concernés en distinguant les différentes situations évoquées. Aussi, afin de disposer d’éléments statistiques irréfutables, il vous est demandé d’adopter cette proposition de résolution visant à créer une commission d’enquête chargée d’établir un constat précis de ce phénomène.

 

PROPOSITION DE RÉSOLUTION

Article unique

En application des articles 140 et suivants du Règlement, est créée une commission d’enquête parlementaire de trente membres relative aux enseignants des premier et second degrés non affectés ou affectés à d’autres tâches que l’enseignement.

Elle devra évaluer le nombre d’enseignants qui n’exercent pas devant des élèves, analyser les raisons qui conduisent à cette situation et déterminer le coût précis que cela représente pour l’État et le contribuable.

 

 

Le ministère organise la fin des Rased

 

Selon des informations émanant de plusieurs départements, les inspecteurs d’académie ont d’ores et déjà reçu la consigne de préparer la fermeture de 3000 postes E et G entraînant la suppression d’un tiers des RASED dès cette année.

Les inspecteurs d’académie sont chargés de repérer dans des écoles des postes d’enseignants partant en retraite ; certains de ces postes seraient fléchés et les maîtres E ou G seront nommés sur ces postes classe dès la rentrée 2009.

 

1. Le principe retenu par le MEN est celui de la sédentarisation des maîtres E et G : derrière cette formule, il faut entendre que ces enseignants vont intégrer le mouvement général, et être nommés sur des postes ordinaires qui seront cependant fléchés afin qu’ils puissent continuer à percevoir leurs indemnités spécifiques. Cette opération ne donne pas lieu à des ouvertures de classes nouvelles, hors celles prévues dans le cadre de la réalisation ordinaire de la carte scolaire annuelle. Les postes de psychologues sont maintenus.


2. Les postes libérés sont fermés après le départ de leur titulaire. L’opération se déroulera en trois ans, au rythme de 30% de « sédentarisations » par an. Il est probable que les IA verront leur obligation de réaliser l’objectif formulée sous la forme d’une dotation négative d’emplois.

 
3. Sur le poste qui est attribué aux ex maîtres E et G, une classe ordinaire, donc, est attachée une mission d’aide et de conseil qu’ils exercent dans l’école, relative à la gestion de la difficulté scolaire ; l’aide personnalisée reste cependant le seul mode d’action mis en oeuvre auprès des élèves.

 
4. Hors l’objectif général, déjà énoncé dans la note du ministère du Budget, les IA ont carte blanche pour réaliser l’opération : le choix des enseignants E et G quittant leur emploi, celui des écoles où ils vont s’installer, tout relève de leur décision, dans les cadres habituels fixés par les CAPD et CTPD. Une piste alternative à celle décrite aux points précédents est possible : la possibilité pour les maîtres E et G visés de postuler des CLIS, des établissements du secteur médicosocial ou des SEGPA, à charge pour les IA d’organiser pour ces volontaires des formations complémentaires dans les options qu’ils auront choisies.


5. Il est mis fin aux formations initiales et continuées des options E et G dès la rentrée 2009.

 

Pour le SNUipp cette façon de procéder provoque "désorganisation et perte d’efficacité de l’école". "Alors qu’il prétend faire de la difficulté scolaire sa priorité, le ministre supprime en réalité un dispositif qui concerne plusieurs centaines de milliers d’élèves". Le Snuipp demande que le ministre revienne sur les suppressions de postes dans le projet de budget et qu’une réelle concertation s’organise avec les principaux intéressés sur l'avenir des dispositifs d’aide aux élèves en difficulté.

 

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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 21:47


Le nouveau dispositif d'évaluation qui doit s'appliquer cette année en français et mathématiques aux élèves de CE1 et CM2 a été présenté ce jeudi par les services du ministère de l'Education à l'ensemble du corps des inspecteurs réunis à Poitiers.


Déjà annoncée par le ministre l'an dernier, cette évaluation, qui aura lieu cette année scolaire du 19 au 23 janvier en CM2 et du 25 au 30 mai en CE1, aura pour nouveauté de répartir les élèves dans quatre catégories en fonction de leurs acquis.


60 questions en français et 40 en mathématiques


Les élèves dont le taux de réussite sera inférieur à 33% seront considérés comme «en grande difficulté scolaire» et seront la cible privilégiée des dispositifs d'aide personnalisée et de stages de remise à niveau. Ceux se situant «entre 33 et 50%» devront faire «l'objet d'une attention particulière», ceux dont le taux de réussite sera compris entre 50 et 66% seront ceux dont les savoirs sont «à consolider» et ceux se situant au-delà de 66% auront une «bonne performance».


Ces tests, «en adéquation avec les programmes de 2008», comporteront 60 questions en français et 40 en mathématiques. Les résultats de l'élève et de son école seront transmis confidentiellement aux parents par les enseignants, une communication qui sera «orale» et sur «papier», «à partir du 4 février» en CM2 et «à partir du 10 juin» en CE1.


Autre nouveauté, les données statistiques par académie et par département seront mises en ligne respectivement fin février et fin juin sur le site du ministère de l'Education. Il s'agit de «donner aux parents toutes les informations auxquelles ils ont droit, en évitant une mise en concurrence incontrôlée des écoles», affirme le ministère. Il précise que «les résultats individuels des écoles ne seront pas publics» et qu'«ils resteront internes à l'Education nationale».


Le 11 décembre 2007, lors d'une conférence de presse, Xavier Darcos avait affirmé que les résultats de ces évaluations seraient «rendus publics école par école», laissant entendre que les parents pourraient se forger leur propre opinion sur le niveau de l'école de leur enfant, par rapport à une autre école.

Interrogé par l'AFP, le SE-Unsa a dit «avoir des doutes sur le fait qu'on gardera secrets les résultats de chaque école. Et si une association de parents décidait de publier le palmarès des écoles du secteur...». Dans l'esprit du ministère, il s'agit de «repérer les marges de progrès» ou encore de «fixer des cibles nationales, académiques et départementales».

20Minutes.fr, éditions du 02/10/2008

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19 septembre 2008 5 19 /09 /septembre /2008 10:16

Dès le 3 septembre, nous avons décrypté l’audition de Xavier Darcos par la commission des finances du Sénat. Audition très intéressante au cours de laquelle le ministre s’interrogeait sur le bien-fondé de « former des enseignants à bac + 5 pour faire faire la sieste et changer les couches des enfants de petite section maternelle ».

Notons au passage que les syndicats enseignants n’ont commencé à réagir qu’à partir du 15 septembre… Nous leur conseillons de lire un peu plus régulièrement les articles du site « directeurs en lutte »…

 
Les critiques se sont cristallisées sur cette partie de l’intervention du ministre. Mais en explorant la vidéo de l’audition, on découvre beaucoup d’autres idées et réflexions tant de Jean Arthuis, président de la commission, que de Xavier Darcos.

Cette audition est d’autant plus intéressante que l’on comprend mieux que les réformes qui se bousculent depuis plusieurs mois n’ont rien d’un empilement incohérent mais, qu’au contraire, elles sont le fruit d’une stratégie bien pensée et bien ordonnée pour répondre aux obligations de la RGPP dont nous avions déjà présenté les grandes lignes.

 

Nous retranscrivons, ci-après, quelques morceaux choisis de l’audition de Xavier Darcos.

 

 

La bonne gouvernance

 

J. Arthuis (ex-ministre, Président de la Commission des Finances du Sénat depuis 2002) :

« Est-ce qu’on ne pourrait pas progresser dans ce qu’on pourrait appeler la gouvernance… la gouvernance d’une école, la gouvernance d’un collège, la gouvernance d’un lycée… et mettre à la disposition de celles et ceux qui siègent au conseil d’établissement, au conseil d’administration, des documents un peu plus significatifs… ?

C’est ainsi que les budgets qui sont soumis à délibération ne traduisent pas vraiment ce qui se passe dans l’établissement. Donc, on peut imaginer que… heu… les salaires effectivement versés aux enseignants, les charges sociales qui s’y rapportent, puissent apparaître dans un document budgétaire, que ceci se fasse dans tous les établissements, qu’on s’interroge sur les principes de bonne gouvernance d’un établissement… Et que, notamment l’évaluation fasse l’objet de tableaux de bord qui pourraient être donnés aux membres du conseil d’établissement, pour qu’ils puissent mesurer, pour qu’ils puissent fixer des objectifs, qu’ils puissent mesurer les progrès accomplis et que les corps d’inspection donnent des signes plus nets d’un attachement à l’évaluation.

 

X. Darcos : Dèjà, dans les instructions, nous avons anticipé votre souhait, monsieur le Président. Vous voyez comme nous sommes à nos… à nos établissements pour que les budgets soient présentés de manière intégrale au cours des conseils d’administration.

Non seulement parce que c’est utile pour nos établissements, mais aussi parce que c’est utile pour nos enseignants et voire les membres du conseil d’administration qui ont toujours l’impression que tout cela ne coûte rien alors que la dépense budgétaire de l’Etat est absolument considérable et personne ne s’en rend compte…

Donc, je pense que nous allons dans le sens de vos souhaits, monsieur le Président, aussi bien pour le 1er degré par la création des Etablissements Publics que pour le second degré par les instructions que nous avons données pour la présentation des biens en activité et des budgets, présentation intégrale en conseil d’administration.

 

 

Le renouvellement des professeurs

 

X. Darcos : …Mais le calibrage des concours puisqu’il est lié au non renouvellement de nos fonctionnaires et du 1 sur 3 que nous avons fait l’an dernier et du 1 sur 2 vers lequel nous allons.

 

 

La fermeture des petits établissements

 

X. Darcos : Il faut bien reconnaître que la question se pose de la pertinence pédagogique des tout petits établissements qui sont forcément moins riches en choix pour les élèves et qui créent des groupes scolaires de moins de 200 élèves – pour un établissement, c’est très peu – Il y a même des lycées de moins de 10 élèves. J’en connais en Dordogne, par exemple.

Nous sommes en train, avec les collectivités territoriales, d’ouvrir une discussion sur la pertinence du maintien des établissements à faible effectif, d’autant que nous pouvons prévoir, sans être grand clerc, que le desserrement de la carte scolaire, pour ce qui est des établissements à petits effectifs, de milieu urbain ou péri-urbain, devrait produire des effets encore plus accentués sur ce sujet-là.

On devrait voir de plus en plus d’établissements à faible effectif apparaître. Notre vœu étant, pour ceux-là – je ne parle pas des collèges ruraux – étant pour ceux-là d’aller des logiques de fermeture, de réutilisation des locaux de manière différente… »

 

 

Ce dernier exemple fait clairement apparaître le décalage entre le discours officiel (favoriser la mixité, permettre aux parents de choisir leur établissement…) et le discours officieux (vider certains établissements pour ensuite les fermer, faute d’effectif suffisant…).

 

A aucun moment, dans cette audition, il n’est question de qualité d’enseignement, d’amélioration du fonctionnement des établissements.

Le maître mot qui sous-tend toutes ces réformes et leur tient lieu de fil conducteur est invariablement le même : économies.
L’Etat doit faire le maximum d’économies. Quels autres ministères que l’Education nationale et ses gros bataillons de fonctionnaires peuvent aussi bien le permettre… ?

 

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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 11:15
Menue Monnaie...

Arrêté du 12 septembre 2008 fixant les taux annuels de l'indemnité de sujétions spéciales attribuée aux directeurs d'école et aux directeurs d'établissement spécialisé

Article 1

Les taux annuels de l'indemnité de sujétions spéciales allouée aux directeurs d'école et aux directeurs d'établissement spécialisé sont fixés ainsi qu'il suit :

 


NOMBRE DE CLASSES DE L'ÉCOLE


TAUX ANNUELS
(en euros)


De 1 à 4 classes


1 495,62


De 5 à 9 classes


1 695,62


10 classes et plus


1 895,62

 

Article 2

Les taux annuels prévus à l'article 1er se composent d'une part principale versée mensuellement et d'une part variable versée en une seule fois au cours du premier trimestre de l'année scolaire.

Le taux de la part principale est de 1 295,62 €.

Le taux de la part variable est de 200 € pour les directeurs des écoles et établissements spécialisés comptant de une à quatre classes, de 400 € pour les directeurs des écoles et établissements spécialisés comptant de cinq à neuf classes et de 600 € pour les directeurs des écoles et établissements spécialisés comptant dix classes et plus.

 

Article 3

Les taux fixés à l'article 2 sont majorés de 20 % pour les directeurs d'école maternelle et élémentaire et les directeurs d'établissement spécialisé.

 

 

Qu’en disent les principaux syndicats ?

 

Pour le SE-Unsa, il s’agit d’une nouvelle avancée, une « avancée significative »…

 

« Une première étape a été franchie dans la reconnaissance du travail particulier des directeurs avec le régime de décharge supplémentaire sur les 60h.

Nous venons d'obtenir une deuxième avancée, sur le plan indemnitaire cette fois.

Le SE-UNSA avait demandé qu'en complément de ce temps accordé, un geste financier soit fait.

Le Ministre vient de nous annoncer que l'ISS directeurs allait être revalorisée :

Pour l'année 2008, le ministère prévoit que l'augmentation sera versée en une seule fois, sur la paie du mois de novembre, soit une hausse de :

+ 200 euros pour les directeurs 2-4 classes

+ 400 euros pour les directeurs 5-9 classes

+ 600 euros pour les directeurs de 10 classes et plus

Dès janvier 2009, cette revalorisation prendra à nouveau effet mensuellement et sera ainsi ajoutée à l'ISS mensuelle actuelle.

 

Depuis la signature du protocole en mai 2006, l'action du SE-UNSA aura permis une augmentation de 45 € à 90 € selon la taille des écoles.

Le SE-UNSA avait, lors des discussions avec le ministère, demandé une revalorisation financière sur la base d'une ISS commune à toutes les tranches.

Les arbitrages du cabinet ont finalement conclu à une décision différente : une revalorisation certes mais une ISS à tranches et une revalorisation à partir de 2 classes.

Nos revendications n'ont donc pas complètement été prises en compte. Pour autant, on ne peut nier l'avancée pour les collègues directeurs de plus de 2 classes.

C'est une avancée significative qui va dans le sens d'une meilleure prise en compte de la charge de travail des directeurs ».

 

 

Le SNUipp considère que cette revalorisation est une preuve que le protocole signé en 2006 n’a pas résolu le problème et que c’est « une réponse qui reconnaît que rien n’est réglé ».

 

« L’annonce de l’augmentation des indemnités de sujétions spéciales ne suffit pas à prendre en compte toutes les dimensions de l’évolution des fonctions des directrices et directeurs d’école ».

 

A l’évidence le dossier « direction et fonctionnement de l’école » n’était pas clos après le protocole De Robien comme le prouve l’annonce par Xavier Darcos d’une revalorisation de la fonction de directeur d’école « en reconnaissant leur engagement dans la réussite de l’école primaire et en améliorant leur régime indemnitaire ».

 

Le SNUipp invite les directeurs à envoyer une lettre type au ministre.

« Le SNUipp s’engage dans la collecte massive des lettres-ouvertes. Nous comprenons l’annonce d’une augmentation des indemnités de sujétions spéciales comme l’occasion de rouvrir le dossier et non comme un solde de tous comptes ».

 

Le SNUIPP organisera une journée nationale d’action sur la direction d’école et le fonctionnement de l’école pour obtenir :

 

• du temps supplémentaire de décharge pour la direction et le fonctionnement de l’école

• la reconnaissance institutionnelle du conseil des maîtres comme instance de décision ;

• une définition claire des tâches demandées et un allègement significatif de celles-ci ;

• une revalorisation des bonifications indiciaires des directeurs d'école et une amélioration des rémunérations ;

• la création de postes administratifs et des emplois statutaires

• une réelle formation relative à la prise d'un poste de direction ;

• l'amélioration de la formation de tous (module travail en équipe, fonctionnement et direction de l'école) ;

• une augmentation du temps de concertation inclus dans le temps de service pour le travail en équipe.

 

Qui peut croire que cette « journée nationale d’action sur la direction et le fonctionnement de l’école » soit de nature à faire bouger les lignes ?
On se souvient de l’opération « 1000 délégués à Paris » en novembre 2006 oubliée le soir-même.  On a tous en mémoire le flop des « Etats Généraux de la direction et du fonctionnement de l’école » en octobre 2007.

 
Qui peut croire que les directeurs vont y adhérer alors que leur principale revendication (exprimée par 93 % de la profession dans la consultation IFOP / GDID) : l’obtention d’un statut, ne figure pas dans les demandes formulées par le SNUipp…

 
Qui peut croire que les directeurs vont cautionner une demande qui apparaît, à leurs yeux, comme une véritable provocation : « la reconnaissance institutionnelle du conseil des maîtres comme instance de décision »…

 

Le SNUipp n’a pas évolué d’un iota sur le dossier de la direction d’école qu’il se refuse à considérer en tant que telle. A ce titre, l’expression « direction et fonctionnement de l’école » en est le meilleur exemple.

Le SNUipp confond « agitation » et « action ». Le SE-Unsa met à son actif les « avancées significatives » annoncées par le ministre…

Ce n’est pas ce qu’attendent de leurs syndicats les directeurs qui viennent de voir leur tâches considérablement alourdies en cette rentrée. Ils sauront le leur rappeler le 2 décembre 2008, date des prochaines élections professionnelles…

 

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