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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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4 juillet 2007 3 04 /07 /juillet /2007 23:03

Le SNUipp semble penser fortement aux prochaines élections professionnelles de 2008. Il s'agit, pour lui, de limiter la casse auprès des directeurs afin de conserver la situation majoritaire acquise en 2005. Dès à présent, ce syndicat se met en ordre de marche pour tenter de regagner la confiance perdue. L'heure est venue, semble-t-il, de multiplier les annonces et les actions. Ainsi, nous vous révélions, le 24 juin dernier, l'intention du SNUipp d'organiser des "Etats Généraux de la direction et du fonctionnement de l'école" avant la Toussaint.
 

Le SNUipp 66 déclare maintenant que "la question du statut devra être débattue"...

"LE POINT SUR LA DIRECTION

Depuis quelques mois fleurit sur le net un certain nombre de publications (GDID, blog directeur en lutte …) qui témoigne du malaise profond des directeurs d’école"
.

Intention louable si elle n'était suivie de phrases qui en atténuent fortement la portée...

"La question du statut de directeur devra alors être débattue : le blog « directeur en colère » s’appuie sur un sondage IFOP pour réclamer sa mise en place. 93% des directeurs sondés y seraient favorables ! Mais que met-on derrière le mot statut ?

Certains préconisent un statut comparable à celui de chef d’établissement dans le second degré, d’autres militent en faveur d’un statut non hiérarchique. Dans cette optique, une association de directeurs préconise la création d’un corps spécifique avec recrutement par concours ….

Pour le SNUipp, cette dissociation PE - directeurs risquerait de conduire très rapidement à un isolement de ce nouveau corps intermédiaire, que le Ministère pourrait facilement soumettre au devoir de réserve… On a déjà vu avec la création du corps des PE des régressions imposées au "nouveau" corps (retraite, logement...) et les divisions durables installées dans la profession. De plus, un réel statut définissant un corps distinct ne nous paraît pas compatible avec des relations non hiérarchisées. C'est déjà le cas avec le projet de "statut fonctionnel" de "directeur" chef d'établissement d'EPEP. Faudrait-il aller dans ce sens et soumettre l'école aux vaches sacrées du libéralisme et du management ?

Cette question du "statut" mérite cependant d’être débattue, car elle est présentée comme étant la seule réponse possible aux problèmes posés. Or pour le SNUipp, le cadre règlementaire existe déjà : la fonction est définie, avec son mode d'accession, ses missions, ses rémunérations. Pourquoi serait-il impossible de clarifier et simplifier les missions, d'augmenter de manière conséquente la bonification indiciaire (la vraie, pas les primes ou la NBI), de redéfinir les seuils et modalités de décharges par la même voie que précédemment, c’est à dire par décret ? Sauf à vouloir se couper volontairement des PE "de base", sauf à vouloir troquer avec le ministère une copieuse revalorisation salariale contre un nouveau corps avec des contraintes nouvelles, bien entendu... Un air de déjà vu....

Laisser seuls les directeurs face à leurs difficultés conduirait inéluctablement à un fonctionnement calqué sur celui du secondaire qui pose à bien d’égards de nombreux problèmes… La question ne doit pas être laissée à la seule appréciation des directeurs puisqu' il s'agit du fonctionnement et des relations au sein des écoles. Directeurs et adjoints doivent s’emparer de cette question, discuter dans les conseils de maîtres des difficultés inhérentes à la fonction de directeur trop souvent méconnues des adjoints
…"

 

La question peut être débattue, nous dit le SNUipp... Mais il n'oublie pas, avant de débattre, de nous donner la conclusion du débat. Et le SNUipp 58 enfonce le clou, histoire de convaincre les sceptiques...

"Le SNUipp considère que le protocole (signé par un syndicat minoritaire), les EPEP et un statut ne répondent absolument pas aux besoins et aux demandes des directeurs d’écoles. Il exige la reconnaissance d’une fonction qualifiante, de ses responsabilités et de ses missions particulières. Les derniers textes sur la direction datent de 1989, alors que les tâches sont devenues beaucoup plus nombreuses et complexes dans les écoles".

 

Ainsi, le SNUipp décrète que le statut ne répond pas aux besoins et aux demandes des directeurs d'école... Les résultats de la consultation IFOP - GDID ne seraient-ils pas encore parvenus dans la Nièvre ?

 

On le voit bien, le SNUipp essaie de s'avancer sur le terrain des directeurs. Prêt à discuter du statut... Voilà qui peut faire plaisir et gagner du temps et des voix... Mais pour mieux convaincre de son côté inutile et dangereux ! 

 

 

La ficelle est un peu grosse et la manoeuvre ne trompera personne...

 

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24 juin 2007 7 24 /06 /juin /2007 09:30

Réuni les 18 et 19 juin, le Conseil National du SNUipp fait connaître ses "choix ambitieux pour l'école" et annonce une série d'actions dans plusieurs domaines dont la tenue "d'Etats Généraux de la direction et du fonctionnement de l'école avant les vacances d'automne".

Nous reproduisons, ci après, quelques-unes des réflexions, revendications et actions exprimées lors de ce conseil national :

 

"Direction et fonctionnement

Le protocole ne règle en rien la question de la direction et du fonctionnement de l’école. La question du temps et de la reconnaissance des fonctions reste entière. Le ministère a fait le choix de mettre en oeuvre un accord minoritaire rejeté par la profession et a refusé d’ouvrir de vraies négociations prenant en compte les revendications exprimées majoritairement par les personnels. Le ministère a décidé de sanctionner les directeurs en blocage administratif. Le SNUipp demande que les sanctions contre les directeurs soient levées.

Il demande que la direction d’école et le fonctionnement fassent partie des discussions ministérielles sur le métier d’enseignant. Dès la rentrée, le Conseil National appelle à poursuivre l’action sur le fonctionnement et de la direction d’école. Le Conseil National appelle à poursuivre le blocage administratif. Il décide de réunir les personnels sur ces questions dès la rentrée et de débattre des suites de l’action en vue de la préparation d’Etats Généraux de la direction et du fonctionnement de l’école, dont le SNUipp décide la tenue avant les vacances d’automne. Il cherche à les inscrire dans le cadre le plus unitaire possible.

EPEP

Le SNUipp poursuit à la rentrée la campagne d’information et de mobilisation contre les EPEP qui préfigurent un statut de directeurs et un fonctionnement de l’école à l’opposé de nos demandes. Le SNUipp décide d’amplifier la campagne de pétition, en s’adressant à l’opinion publique, aux élus, ...

EVS- AVS

Après les rassemblements du 23 mai, les postes d’Emplois Vie Scolaire sont maintenus. Le SNUipp a été aux côtés des personnels pour défendre leurs droits et il interviendra en direction des ministères concernés pour pointer les problèmes dès cette rentrée et obtenir des réponses favorables concernant la prime de retour à l’emploi, un réel accompagnement réalisé par des personnels qualifiés, la mise en place de formations qualifiantes, la reconnaissance des droits, l’amélioration salariale.

En même temps le SNUipp réaffirme son refus du développement de la précarité dans les écoles et condamne la confusion volontaire qu’entretient l’administration entre EVS et AVS. Il demande la définition d’emplois statutaires avec un plan de recrutement dans les écoles pour répondre aux besoins de nouveaux métiers pour un meilleur fonctionnement de l’école et l’accompagnement des enfants handicapés scolarisés en milieu ordinaire. A la rentrée le SNUipp s’engage à défendre et organiser les EVS et AVS dans leurs revendications communes et spécifiques et, développer des mobilisations avec la FSU.

Formation des enseignants

A l’heure de l’intégration des IUFM aux universités, le CN rappelle sa demande d’un cadrage national pour répondre aux exigences d’une même formation des maîtres, ambitieuse, sur l’ensemble du territoire. Les bilans de l’organisation du stage filé au cours de l’année 2006-2007 font apparaître la nécessité de mieux prendre en compte les impératifs de formation.

Dans ce contexte, le SNUipp poursuit ses interventions sur les contenus et les conditions de mise en oeuvre de la formation initiale des enseignants.

Il réaffirme l’importance d’une formation continue de qualité et l’exigence de moyens nécessaires pour l’assurer sur le temps de travail.

Carrières

L’année même de la fin théorique du plan d’intégration des instituteurs dans le corps des PE et presque vingt ans après le passage aux 26h+1, les inégalités dans le déroulement de carrière des enseignants, leur rémunération, leurs conditions et leur temps de travail méritent un réel traitement. Le SNUipp interpellera le gouvernement à ce sujet. Il organisera dès la rentrée une campagne nationale pour peser dans le cadre des discussions ministérielles.

Base élèves

L’application de Base élèves est généralisée dans certains départements, malgré les demandes de moratoire et de bilan de l’expérimentation. Le risque de fichage et le contenu actuel de Base élèves inquiètent. Le SNUipp demande l’arrêt de son utilisation. Il appelle les écoles à ne pas entrer dans le dispositif ou à neutraliser certains champs, en particulier nationalité, absentéisme, RASED.

Il soutient les collègues contre toutes les pressions qui pourraient s’exercer.. Il demande la diffusion de logiciels qui permettent la gestion des écoles sans possibilité d’extraction extérieure du contenu des fichiers. Le SNUipp s’adresse largement aux personnels, aux autres organisations syndicales, aux élus, aux associations, et particulièrement aux organisations de parents d’élèves, pour construire une mobilisation".

 

Notons que le C.N. du SNUipp appelle à poursuivre l'action de "blocage administratif" malgré les retraits sur salaire opérés sur plus de 2 000 directeurs cette année.

Notons encore que si le C.N. du SNUipp s'intéresse au problème de la "direction et du fonctionnement de l'école", il utilise à minima le mot "directeur".

Notons enfin que le C.N. du SNUipp rappelle son opposition au "statut de directeur" (paragraphe sur les EPEP). Il oublie simplement que 93 % des directeurs se sont exprimés sur ce sujet dans la consultation IFOP / GDID pour affirmer leur volonté de voir leur fonction reconnue par un statut !

Alors... des Etats Généraux sur la direction d'école en totale opposition avec le souhait des directeurs ? Ce serait un comble !

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15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 22:39

Le SNUipp-FSU

Un congrès, c’et toujours un peu une messe, destinée à aider les militants à repartir d’un nouveau souffle. Le SNUipp n’y échappe pas, commémorant par de longs applaudissements le vote des synthèses : réuni en congrès à Nevers du 5 au 8 juin, il a voté plusieurs de ses « résolutions de congrès » à 100% des voix.

Quelques extraits de l'intervention de Gilles Moindrot, réélu secrétaire général :

"Le travail des enseignants : Travailler à plusieurs, croiser les regards, cele permet de prendre le recul nécessaire sur les difficultés et les réussites des élèves. La grande majorité de la profession aspire à son développement, mais tous les enseignants disent que la question du temps de travail est devenue incontournable.
Avec l’augmentation de la charge de travail, le volontariat atteint ses limites ; des décisions institutionnelles sont indispensables ( 24 + 3H)
)".

"La Direction d’école : Le ministre a mis en oeuvre des sanctions pour les collègues qui assument toutes leurs missions et bloquent la transmission d’un document. Si nous avons obtenu dans quelques académies le retrait de ces menaces, d’autres ont continué de les mettre en place. C’est inadmissible et le SNUipp renouvelle avec force la demande de levées de toutes les sanctions dans tous les départements auprès du nouveau ministre".

(Nationalement, 2483 collègues ont été sanctionnés. De fortes disparités entre les académies existent. Ainsi, par exemple, les académies d’Aix-Marseille, Amiens, Besançon, Corse, Créteil, Nancy-Metz, Paris n’ont pas procédé à des retraits de salaire).

 

Le SGEN-CFDT

Après les dernières élections professionnelles, qui ont vu sa représentativité minorée, le SGEN-CFDT est contraint de se poser des questions sur ses perspectives. Comme le dit le désormais ex-secrétaire général, Jean-Luc Villeneuve, "dans la période, notre stratégie n’a pas été simple. Articuler à la fois un syndicalisme de résistance face aux attaques sans cesse répétées du gouvernement et un syndicalisme de propositions, de transformation n’est tout de même pas simple. "

Pas facile, donc, de faire partager le bilan aux sections départementales, qui ne l'ont voté qu'à 71%. Eventuellement, le SGEN pourrait commencer par dépoussiérer le style de ses communiqués, qui fleurent toujours bon la langue de bois syndicale... Mais il n'est pas le seul sur le marché...

 

Le SE-Unsa

C'est fin mars 2007 qu'a eu lieu le congrès du SE-UNSA. "Au SE-UNSA, nous pensons qu’entre les « béni-oui-oui » et les « béni-non-non », il y a place pour une autre voie où l’on sache et s’opposer, et proposer. Face au simplisme réducteur, il est grand temps d’enrichir enfin le vocabulaire syndical ! Asseoir un syndicalisme ouvert, ancré dans l’interprofessionnel, appuyé sur ses propositions pour le métier et l’École : voilà le beau défi lancé au congrès de La Rochelle !"

 

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11 juin 2007 1 11 /06 /juin /2007 08:37

 

Gilles Moindrot reconduit à la tête du principal syndicat de l'enseignement primaire

Le principal syndicat de l'enseignement primaire, le SNUipp-FSU, a renouvelé son équipe nationale vendredi au terme de son 7ème congrès national à Nevers, reconduisant Gilles Moindrot à son poste de secrétaire général.

L'équipe nationale du SNUipp a été élue pour trois ans à la quasi unanimité des 450 délégués départementaux et se compose d'un secrétariat national de 20 personnes dont est issu un secrétariat général de 3 personnes, selon un communiqué du syndicat.

Gilles Moindrot, 51 ans, professeur des écoles en CM2 mais déchargé de sa classe à Tours en raison de son mandat syndical, a été réélu.

Il sera secondé par deux secrétaire généraux adjoints: Marianne Baby, 44 ans, institutrice en CE2 et maître-formatrice dans un centre de formation des enseignants (IUFM) à Nice, et Renaud Bousquet, 44 ans, professeur des écoles en CE1-CE2 à Jurançon (Pyrénées atlantiques). Tous deux étaient déjà secrétaires nationaux.

Le SNUipp annonce 51.600 adhérents parmi les quelque 300.000 professeurs des écoles (maternelle et primaire). Lors des dernières élections professionnelles fin 2005, il avait obtenu 45% des voix.

 

Cette brillante élection nous rappelle celle du SE-Unsa de Luc Bérille à la tête du SE-Unsa (cf notre article). Ces deux syndicats toucheraient-ils les dividendes de leurs actions couronnées de succès en faveur des directeurs d'école..?

On ne change pas une équipe qui gagne !

  

Education: Nicolas Sarkozy reçoit syndicats et parents d'élèves lundi
 

 

PARIS (AP) - Au lendemain du premier tour des élections législatives, le président Nicolas Sarkozy reçoit lundi à l'Elysée l'ensemble des syndicats de l'Education, ainsi que les organisations de parents d'élèves.
Les syndicats soulignent qu'une telle entrevue avec un président de la République est "une première". Du côté de l'Elysée, on souligne qu'il s'agira d'une "discussion ouverte, sans ordre du jour".
Les dirigeants syndicaux comptent profiter de l'occasion pour rappeler leurs revendications, au premier rang desquelles l'abrogation du décret pris par Gilles de Robien, prédécesseur de Xavier Darcos au ministère de l'Education nationale, et qui modifie le temps de travail et les missions des enseignants.
Durant la campagne pour l'élection présidentielle, Xavier Darcos avait recommandé à Nicolas Sarkozy la suspension du décret. Recevant les syndicats fin mai, le ministre de l'Education nationale a laissé entendre que le décret devrait finalement être simplement amendé. Les syndicats veulent également le rétablissement des moyens supprimés pour la rentrée 2007.
La suppression progressive de la carte scolaire d'ici à 2010, qui sera mise en oeuvre à partir de la rentrée de septembre avec un doublement des dérogations, devrait également être à l'ordre du jour.
 

 

La projet de loi d'autonomie des universités ne devrait en revanche pas être évoqué, alors que la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse a lancé la concertation sur ce dossier le 31 mai dernier, une concertation qui doit prendre fin le 22 juin pour la présentation d'une loi au Parlement en juillet.
Le SNESUP, principal syndicat de l'enseignement supérieur, fustige déjà une "pseudo-concertation" et appelle à la mobilisation pour la rentrée universitaire.
Toutefois, "l'Elysée à souligné que la rencontre de lundi ne concernerait que les questions liées à l'enseignement scolaire, pas l'enseignement supérieur", a précisé à l'Associated Press le secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU, premier syndicat de l'Education, dont le SNESUP est membre), Gérard Aschieri.
"On arrive avec l'exigence de réponses sur les dossiers chauds comme le décret (Robien), les moyens pour la rentrée, mais également le devenir des emplois de vie scolaire (EVS)", a-t-il souligné.
 
La FSU veut aussi aborder avec Nicolas Sarkozy la question des enfants sans-papiers qui n'est toujours pas résolue, et aux côtés desquels la mobilisation des militants du Réseau éducation sans frontières (RESF) ne faiblit pas.
Outre le cahier de doléances, le secrétaire général de l'UNSA-Education, Patrick Gonthier, souligne de son côté le caractère exceptionnel de la rencontre.
 
"C'est une première. Jamais aucun président de la République n'a reçu ainsi les syndicats et les parents", selon M. Gonthier qui y voit "un signe de reconnaissance", un "signal positif".
Et pour lui, "même si c'est court, on va lui demander que ce ne soit pas sans lendemain. Ça ne peut pas s'arrêter sur un simple échange de point de vue au début du quinquennat". AP

 

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5 juin 2007 2 05 /06 /juin /2007 22:45

Du 5 au 8 juin 2007, le SNUipp-FSU est réuni en congrès à Nevers. Rappelons que c’est le congrès qui détermine l’orientation du syndicat. Il est précédé par une large discussion dans les départements. Lors de chaque congrès, l’ensemble des adhérents est consulté.

Que peuvent attendre les directeurs d'école de ce congrès ? Qu'en sortira-t-il qui puisse redonner espoir aux collègues ?

Que trouve-t-on dans les contributions dont la publication est présentée comme "une garantie de démocratie interne" ?

Page 9 du supplément au numéro 297 de "fenêtres sur cours" consacré aux textes préparatoires au congrès, on peut lire :

"Le dossier direction d’école est perçu comme en panne par bon nombre de nos collègues qui ne voient pas de perspectives concrètes s’ouvrir. Ils continuent d’exiger clarification des missions et reconnaissance de la fonction. Dans le même temps, aucune évolution significative du fonctionnement des écoles n’est proposée ou même mise en débat à l’occasion des groupes de travail instauré par le ministère.
Le dossier direction et fonctionnement de l’école n'est pas réglé. Le SNUipp s'est toujours opposé à la mise en place d'un statut. Certains collègues nous interpellent sur la question du statut de l'école et des directeurs. Le SNUipp doit-il ouvrir le débat sur ce sujet ? Quelles propositions en terme d'évolution du fonctionnement de l'école doit-il porter? Quelles modalités d’action ?"

Si la question peut être évoquée, la réponse ne coule pas de source... Voyons page 23 du même document, le paragraphe consacré à la direction :

14. Direction

Dès le Congrès d’Aubagne, le SNUipp affirmait son opposition à la transformation des directeurs en échelon hiérarchique supplémentaire et à la création d'un grade de chef d'établissement. Il revendiquait des moyens d'équipement et de  fonctionnement administratifs modernisés, que pas une école ne soit sans décharge ; une demi-décharge à partir de 5 classes, une décharge complète à partir de 10. Il se prononçait pour la suppression de la liste d’aptitude.
Le Conseil des Maîtres prend les décisions relatives à la bonne marche de l’école, son organisation et sa gestion
.

Or, il faut savoir que :

"Les discussions s’organiseront autour de 4 thèmes présents de la page 4 à 21. Ce sont ces documents qui sont amendables et servent de base aux débats d’orientation lors des congrès.

A partir de la page 22, nous vous présentons les mandats actuels du SNUipp construits lors des précédents congrès. Ceux-ci ne sont pas amendables. Ils constituent les textes de référence, « la mémoire vive  » des revendications du syndicat".

D'ailleurs, dans le supplément au numéro 298, Stéphane Julien du courant "ensemble" écrit :

"Que reste-t-il du projet de rénovation syndicale à la fondation du SNUipp ? Où est le respect de l'expression pluraliste ? Pour ce qui concerne les textes de congrès, nous n'admettons pas que les mandats précédents soient déclarés non-amendables..."

  

Pourtant, le SNUipp gagnerait à être davantage à l'écoute des enseignants. Il ne semble pas prendre conscience de la gravité de la crise qu'il traverse.

Il a d'ailleurs tous les éléments en main pour mesurer son déclin ainsi qu'il l'écrit page 15 :

"La proportion des 50 ans et plus BAISSE dans la profession mais AUGMENTE dans le syndicat. La part des moins de 30 ans AUGMENTE dans la profession mais pas dans le syndicat. Nous sommes en retard dans le renouvellement générationnel".

La répartition par tranches d'âge assombrit le constat : les 50 ans et plus sont sur-représentés dans le syndicat alors que les moins de 30 ans sont sous-représentés même si l'évolution mesurée sur trois ans est positive.

Alors que le SNUipp annonce que "le taux de syndicalisation  des actifs toutes catégories confondues se situe près de 12 %, le taux de syndicalisation des débuts de carrière ne représente que 7,7 % à peine...". 

 

La même prudence vaut pour les syndicats comme pour les partis politiques lorsqu'ils annoncent leurs effectifs...

Ainsi, au 1er mars 2007, le fichier national du SNUipp (SNUPERS : 65 443 collègues répertoriés dont 9000 retraités) prend en compte les effectifs de l'année scolaire 2005-2006 (déjà en baisse de 1 % par rapport en 2004) en précisant que ce nombre inclut les personnels "non encore resyndiqués"...

Un public vieillissant pendant que la profession rajeunit, des jeunes qui ne se sentent pas attirés, de quoi être inquiet... La sonnette d'alarme est tirée, le SNUipp ne l'entend pas.

 

Ce ne sont pourtant pas les beaux principes qui manquent...

"Des dossiers « chauds » attendent le nouveau ministre. L’urgence impose de répondre rapidement à l’incertitude du devenir des emplois précaires que sont les EVS. Le SNUipp s’attachera à ce que ce ne soit pas que des promesses prélégislatives...

Rien n’est réglé en ce qui concerne la direction d’école. Il est nécessaire aujourd’hui de rouvrir ce dossier avec la volonté de le régler en prenant en compte les demandes des personnels. La charge de travail des directeurs s’est accrue et les mesures prises l’an dernier ne constituent pas une réponse adéquate".

 

Afin de permettre au SNUipp de "prendre en compte les demandes des personnels", nous lui rappelons que 93 % des directeurs se sont exprimés clairement dans la consultation IFOP - GDID pour réclamer un STATUT non hiérarchique...

 

Et si le SNUipp s'appliquait à lui-même les conseils qu'il prodigue au ministre : "régler les problèmes en prenant en compte les demandes des personnels"...

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26 mai 2007 6 26 /05 /mai /2007 22:26

A l'issue de la première semaine de rencontres entre Xavier Darcos et les syndicats enseignants, ces derniers semblent d'accord pour affirmer que le ton a changé.

"L'heure est à l'apaisement" estime Luc Bérille, Secrétaire général du SE-Unsa. Jean-Luc Villeneuve, Secrétaire général du Sgen-Cfdt, apporte une bonne nouvelle :

"M. Darcos nous a dit qu'il fera une déclaration la semaine prochaine sur les décrets Robien mais il a clairement laissé entendre qu'ils seront probablement suspendus".

Le SNUipp signale des aspects positifs. "Le Ministre a rappelé que pour lui la scolarité obligatoire allait jusqu’à 16 ans et qu’il considérait que l’Education Nationale devait l’assumer et qu’il était hostile à l’apprentissage à 14 ans". Enfin il promet de clore la querelle des méthodes de lecture. Le ministre a également précisé qu'il ouvrirait en octobre une discussion sur le métier d'enseignant.

S'il n'a pas donné de réponse sur la question des sanctions pour "absence de service fait" qui se sont traduites par des retenues sur salaire, Xavier Darcos a évoqué la possibilité éventuelle de rouvrir le dossier "direction".     

Les syndicats restent néanmoins vigilants, notamment sur deux points restés sans réponse précise. D'abord, le service minimum. Nicolas Sarkozy souhaite qu'il s'applique à l'éducation. Le ministre de l'Education natinale promet de respecter le droit de grève des enseignants.

Ensuite, le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux. Eric Woerth ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique a estimé que cela "pouvait poser des problèmes et ne pas s'appliquer partout, notamment pour l'éducation nationale". 

Il n'est cependant pas question pour les syndicats de baisser la garde d'autant que "aucun moyen supplémentaire n’est envisagé" pour la rentrée.

Autre sujet de mécontentement : la suppression de la carte scolaire. Xavier Darcos a, de nouveau, évoqué le sujet au Congrès de la FCPE le 26 mai :

"Comme j'ai commencé à l'indiquer au cours de ces derniers jours, je commencerai à supprimer progressivement la carte scolaire à partir de la rentrée prochaine. Je sais qu'il s'agit d'un point apparent de désaccord entre nous, mais je veux m'en expliquer" a déclaré le ministre, provoquant quelques huées dans la salle où 800 congressistes sont réunis. 

"La carte scolaire a été créée il y a 40 ans dans une France qui n'a plus grand chose à voir avec celle d'aujourd'hui: c'était une France en pleine croissance démographique dans laquelle on construisait un collège par jour", a expliqué Xavier Darcos. 

Mais "la construction des grands ensembles a créé, à la périphérie des villes, des quartiers aux conditions sociales très dégradées qui n'existaient pas au moment où la carte scolaire a été instaurée", a-t-il ajouté, précisant que ce système "ne fonctionne pas dans les quartiers où le besoin de mixité sociale est plus fort que dans les autres". 

"Je considère que l'égalité des chances passe par une redéfinition de nos instruments de mixité sociale, tout en supprimant progressivement la contrainte qui pèse sur les familles" et "je demanderai aux établissements scolaires de veiller à une plus grande diversité sociale et géographique de son recrutement", a encore ajouté M. Darcos. 

Selon le président de la FCPE Faride Hamana, la suppression de la carte scolaire entraînera "la possibilité d'être librement choisi par le chef d'établissement" et sera "la voie ouverte (au) règne de l'arbitraire". 

"Derrière le discours sur la liberté de choix se dissimule un discours moins noble qui est celui d'éviter que ses propres enfants fréquentent la même école que ces enfants défavorisés", s'est insurgé le président de la FCPE. 

Il est à noter que plusieurs syndicats annoncent la reconduction du dispositif des EVS dont le contrat arrivait à expiration en juin 2007.

 
Communiqué du SNUipp :

"Après la journée d'action du mercredi 23 mai et les différentes informations recueillies au cours des audiences, nous avons à nouveau interpellé le ministère. 

Le cabinet du ministre nous a donné l'assurance que « le ministère travaille à ce que le dispositif EVS soit reconduit à la rentrée 2007 en ce qui concerne les emplois et les personnes ». Cela concerne les EVS qui assistent les élèves en situation de handicap, les EVS qui aident à la direction et au fonctionnement de l'école, les EVS recrutés en collège. Les modalités de reconduction des différents types de contrats (CAE et CAV) sont à l'étude. 

Cette avancée, c'est le résultat de la mobilisation des EVS eux-mêmes, soutenus par le SNUipp, notamment ce mercredi 23 mai. 

L'annonce du renouvellement du dispositif à la rentrée 2007 interviendra dans les jours qui viennent".

 

Le Sgen-CFDT assure avoir reçu la même annonce ministérielle mais demande toutefois de rester prudent et de continuer la pression car nous sommes dans une période électorale... 

 

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14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 13:14

Le rapport Darcos et le programme Sarkozy

Le rapport sur l'école remis par Xavier Darcos à Nicolas Sarkozy en mars ne finit pas de susciter l'émotion chez les enseignants. Sa lecture laisse voir ce que pourrait être, s'il était suivi, le programme présidentiel. (cf les extraits que nous avons publiés le 11 mai)

 

Sarkozy annulera-t-il le décret Robien sur les décharges ? "Environ 20 000 ETP [équivalents temps plein] de décharges et MAD [mises à disposition] sont récupérables" écrit X. Darcos. 20 000 emplois cela signifierait la suppression  de toutes les décharges existantes (pas seulement les heures de chaire mais aussi les heures de BTS, les ateliers de sciences etc.).

 

Les horaires des disciplines diminués ? "Des marges de manœuvre existent aussi sur les grilles horaires, en particulier en lycée, où la France se distingue par l’abondance de son offre d’enseignement. Ces marges de manœuvre seront bien utiles pour financer d’une part la revalorisation liée au «travailler autrement ».

 

Le retour de l'annualisation ? "Le moment est venu par exemple de poser la question de l’annualisation des services d’enseignement, et donc de l’annualisation des horaires eux-mêmes".  G. de Robien avait reculé devant cette proposition déjà incluse dans un audit : il estimait la question trop brûlante. L'annualisation c'est dire que chaque enseignant doit un nombre d'heures d'enseignement par an (par exemple 18*32 = 576 heures annuelles). En fait cela permet de faire travailler davantage les enseignants qui peuvent se trouver libérés du fait de jours fériés ou de stages en entreprises par exemple etc. Dans l'enseignement technique et professionnel c'est une source majeure d'économies. Le ministère avait jusque là échoué à l'imposer.

 

Deux autres propositions sont significatives  de l'esprit de l'équipe au pouvoir : "Affecter les agrégés conformément à leur statut (lycée, classes préparatoires)… Les professeurs de France représentent la moitié de la fonction publique. Ils doivent recevoir    en plus grand nombre les honneurs de la République, notamment dans les listes des nominations dans les ordres nationaux". Moins de salaire, plus de médailles dorées.

Le Snuipp participera à la journée du 23 mai

" A la rentrée prochaine, les effets de la politique actuelle se traduiront concrètement (effectifs, remplacement, formation). Mais l’urgence aujourd’hui pèse sur l’avenir des emplois précaires après le 30 juin. Qu’adviendra-t-il des emplois de vie scolaire EVS ? Il faut que la question des personnes (formations, validations, réemploi....) comme celle des missions qu’elles assumaient (accompagnement des élèves handicapés, aide à la direction d’école) soit absolument résolue". Le premier syndicat du primaire appelle les enseignants à se réunir devant les académies le 23 mai. Il rejoindra le Snes dans un mouvement qui vise à rappeler au président élu certaines promesses  et à mobiliser contre les décrets Robien.

 

"Des attaques contre le service public s’accentuent dans les autres secteurs comme en témoignent les grèves au CNDP et à l’ANPE (près de la moitié des personnels en grève). Et le déni de concertation se retrouve à tous les niveaux, c’est aussi pour cette raison qu’après les fins de nonrecevoir sur tous les dossiers brûlants que sont la fonction publique, les salaires, le droit du travail..., les organisations syndicales (FSU, UNSA, CGT, FO, Solidaires) ont collectivement décidé de ne plus participer à aucune instance officielle jusqu’à la nomination du prochain gouvernement."

 

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17 avril 2007 2 17 /04 /avril /2007 16:43

Neuf mois après avoir vilipendé le protocole signé par le seul SE-Unsa, le SNUipp se déclare maintenant un inconditionnel de la mesure phare : l'emploi d'EVS comme aide administrative du directeur.

Le SNUipp n'avait pas de mots assez durs pour disqualifier cette mesure : personnel précaire, non formé, dont le seul but est de faire baisser le chômage et qui sera une charge pour le directeur...

 

Nous avons retrouvé la diatribe lancée par le SNUipp juste apès la signature du protocole...

 

Recrutements de contrats aidés (EVS)

1er juin 2006   -        Le SNUipp 06 appelle au boycott.

La circulaire de l'IA qui est arrivée dans les écoles invite les équipes à demander un Emploi Vie Scolaire, sous la forme de "contrats d'avenir" (CAV), qui se verra confier les fonctions d'assistance administrative au directeur et, éventuellement, d'aide à la scolarisation d'élèves handicapés. "Cette circulaire précise aussi que les directeurs se verront associés au recrutement des "contrats aidés".

Nouvelle "conséquence" de la signature du protocole d'accord sur la direction d'école, signé par le seul Se-Unsa...  

Transformer les directeurs d'école en agents recruteurs de personnels à statut précaire ne relève en aucun cas d'une quelconque "revalorisation" des fonctions de direction mais vise plutôt à en faire des acteurs de l'accélération de la précarité du travail. A l'heure où les mobilisations collectives viennent de faire reculer le gouvernement sur son projet de CPE, comment pourrait-on accepter l'arrivée massive dans les écoles de personnels précaires, d'autant qu'aucune perspective d'embauche ni de formation, n'est même envisagée ? Rappelons que le SNUipp-FSU a toujours revendiqué des créations de postes statutaires pour le secrétariat, les BCD, l'accompagnement des enfants porteurs de handicaps...

Si le manque de moyens aussi bien pour la direction d'école que sur l'accueil des enfants en situation de handicap est une fois de plus pointé par le Ministère, celui-ci cependant n'apporte pas les réponses adéquates en proposant une fois de plus de recruter un personnel aussi précaire et non formé. Le SNUipp ne peut cautionner un tel dispositif.

 

L'école n'a pas pour vocation de contribuer à faire baisser artificiellement le taux de chômage par des illusions d'emplois qui seront d'abord une charge supplémentaire pour les directeur.

La lutte victorieuse contre la CPE vient à peine de se terminer. Il serait incohérent de laisser la précarité de l'emploi se frayer un chemin par des voies détournées et encore plus incohérent d'y prendre part.

Outre le renforcement de la précarité, cette circulaire pose de nombreux problèmes :

  • Seul l'avis du directeur est demandé. Nous rappelons que pour nous, ce sont les conseils des maîtres qui garantissent la prise en compte de l'avis de l'ensemble de la profession. Il est donc primordial que ceux-ci puissent discuter de cette question et écrivent une motion expliquant le refus de la précarité et rappelant les besoins de l'école.
     
  • Les équipes se retrouvent face à un choix difficile alors que c'est à l'administration de prendre ses responsabilités quant au recrutement des personnels.
      
  • Aucune instance paritaire n'a pu discuter de la mise en place de ce dispositif et donc exiger un recrutement transparent et équitable.

Nous considérons que l'annonce de recrutement par les EPLE de 50 000 EVS pour le premier degré, sans aucune négociation préalable, constitue une nouvelle provocation inacceptable. Nous avons souligné, à plusieurs reprises, les importants risques juridiques que représente cette responsabilité et déploré qu'aucun moyen n'ait été dégagé pour parvenir à des solutions beaucoup plus efficaces et neutres.

 

Le SNUipp-FSU 06 appelle donc les collègues et les directeurs à ne pas être demandeurs d'EVS et donc, à ne pas participer au recrutement ou au licenciement de ces personnes.

 

Quelques mois plus tard, le SNuipp faisait le point sur la mise en place des EVS dans les écoles. Il se montrait très critique.

"Les démissions restent également nombreuses, par exemple le département de Paris a enregistré 52 démissions d'EVS en contrat d'aide à l'emploi entre le 5 octobre et le 24 novembre pour un total de 115 postes.

Plus aucun emploi de vie scolaire ne sera en fonction fin juin 2007. Pas d'engagement ministeriel au-dela du 30 juin 2007. Tous les contrats d'emploi de vie scolaire (EVS) prendront fin au 1er juillet 2007".

 

Que s'est-il passé depuis ? Le SNUipp s'est intéressé aux personnels précaires qui s'étaient portés volontaires pour ces postes. Des recrues faciles pour gonfler les effectifs du syndicat.

Et chemin faisant, la mesure a trouvé grâce aux yeux du SNUipp. Bien sûr en y mettant les formes, en dénonçant la précarité des emplois... mais en fermant les yeux sur les autres critiques argumentées de juin 2006 : Oubliée l'absence de formation... Oubliée la charge supplémentaire pour le directeur... Oublié le camouflage des chiffres du chômage...

 

Et c'est ainsi que le SNUipp peut faire sienne la maxime : "Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis".

 

 

11 avril 2007   -        Le SNUipp 59 demande le maintien du dispositif.

 

Les EVS "direction" mobilisés

Les Aides administratives à la direction d'école (EVS) du bassin de Douai se sont réunies le mercredi 11 avril pour évoquer leur avenir. Les responsables du SNUipp-FSU du secteur ont été conviés pour décliner la position des organisations syndicales non signataires du protocole sur la direction d'école.

 

 

A ce jour, aucune certitude ni aucune information ne peuvent renseigner sur ce qu'il adviendra d'un dispositif qui avait été mis en oeuvre pour permettre au gouvernement d'annoncer la baisse du chômage, tout en apportant une pseudo réponse aux revendications des écoles sur le dossier de la direction.

De l'avis général, la pertinence de ces emplois n'est plus à prouver aussi bien du côté des EVS que de celui des personnels chargés de direction qui réclament, de façon quasi unanime, le maintien du dispositif et même sa pérennisation par la création d'un CDI.

Un cahier de doléances est en cours de rédaction par une délégation des personnes présentes, il sera transmis aux écoles dès sa finalisation. D'ores et déjà, la décision de s'adresser à tous les EVS du département a été prise. Des collectifs existent déjà dans les autres départements : le SNUipp-FSU met ses moyens de diffusion à la disposition des EVS pour créer les liens nécessaires sur tout le territoire.

Le SNUipp-FSU Nord demande à tous les collègues chargés de Direction de transmettre cette information à la personne qui a été recrutée sur l'emploi administratif de leur école.

Les EVS demandent le soutien de toute la profession pour que leurs revendications soient entendues. Il est urgent d'agir !"

 

Le SNUipp, on s'en souvient, était à deux doigts de signer le protocole avant d'y renoncer face à la bronca des directeurs. Regrette-t-il d'avoir laissé le SE-Unsa apparaître comme le seul syndicat à apporter des "avancées à engranger" ?

Il est amusant de lire que de "l'avis général, la pertinence de ces emplois n'est plus à prouver aussi bien du côté des EVS que de celui des personnels chargés de direction qui réclament, de façon quasi unanime, le maintien du dispositif...".

Quand ça l'arrange, le SNUipp associe à sa décision l'avis des directeurs, sans le leur avoir sollicité, bien entendu... Est-il certain de ce qu'il avance ? A-t-il consulté les "personnels chargés de direction" ? Qu'il nous permette de lui rappeler la consultation Ifop organisée par le GDID... 

Quelle sera la prochaine étape des changements opérés par les dirigeants du SNUipp ? L'approbation des autres mesurettes contenues dans le protocole ? Possible sinon probable.

Et comme ce ne sont pas des imbéciles, ils peuvent encore changer d'avis sur d'autres sujets concernant la direction d'école...

Qui sait si, prochainement, ils ne se prononceront pas pour le projet de statut de directeur élaboré par nos amis du GDID ?

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11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 14:07

Notre correspondant de la "Pravda des directeurs" revient sur la réunion du Politburo du SE-Unsa qui s'est tenue fin mars dans sa datcha de La Rochelle.

 

"Dans une allégresse unanimement partagée et la joie de construire des lendemains qui chantent pour les camarades chargés de direction, le Soviet Suprême du SE-Unsa a été démocratiquement réélu par 98,59 % des voix, confirmant la confiance absolue que nous avons tous dans la voie dessinée infailliblement par son chef bien-aimé, Luc Bérillovski.

 

Dans l'organe officiel du SE-Unsa, nous avions eu droit à cette bonne nouvelle :

"Le congrès national du SE-UNSA s'est déroulé à La Rochelle, du 27 au 29 mars. La liste conduite par Luc Bérille, secrétaire général sortant, a été réélue mercredi, avec 98,59% des voix et 1,41% d'absention. Parmi les neuf secrétaires nationaux, trois entament leur premier mandat.

Le congrès a permis au Syndicat de faire le bilan de son activité, de dégager des perspectives, d'affirmer ses orientations. Ce congrès aura été celui de l'engagement pour changer l'École, celui de la clarté de l'orientation syndicale réformiste et d'une alternative aux autres organisations syndicales".

 

 

La tenue du congrès, tous les trois ans, est toujours l'occasion de dresser le bilan des actions engagées, des luttes conduites sur le terrain, des avancées obtenues et des échecs éventuels.

98,59% des voix pour et 1,41% d'absention ! Cela signifie 0 voix contre ! Aucune contestation, aucun opposant, aucun vote contraire...  Depuis la fin de l'ex-URSS, on appelle cela un score albanais !

 

Où donc est passé l'esprit critique cher aux enseignants ? Imagine-t-on, en 2007, en France, une organisation sans opposition ? Du jamais vu !  Dans la pratique, l'équilibre institutionnel qui régit un syndicat ou un parti politique, est assuré par une majorité de gestion et une opposition qui joue le jeu de sentinelle vigilante.

Chacun sait bien que la démocratie ne peut exister sans opposition. Or, la démocratie est indispensable dans toute organisation, qu'elle soit syndicale ou politique. C'est la légimité de ne pas penser pareil, c'est l'organisation du débat permanent, c'est le refus des décisions occultes, c'est le respect de la critique de la minorité...

  

Quel est donc ce bilan exceptionnel dont pouvait se prévaloir la précédente équipe dirigeante pour bénéficier d'un tel consensus à l'issue de ce congrès ?

 

     - la mise en échec du gouvernement sur l'expérimentation des EPEP ? Le décret a été publié.

     - l'impossibilité pour le ministre de réformer les programmes ? Gilles de Robien a publié les textes sur la lecture, le calcul, la grammaire, le vocabulaire, les leçons de mots...

     - la réduction des suppression de postes ? Les prévisions ministérielles sont devenues effectives.

     - l'annulation des sanctions financières à l'encontre des directeurs ? Des centaines de collègues ont été victimes de retenues de salaire pour absence de service fait.

     - une recrudescence soudaine d'adhésions nouvelles ? Le SE-Unsa subit une inexorable baisse de ses effectifs.

 

Dans ces conditions, comment analyser l'engouement des votants pour l'équipe dirigeante du SE-Unsa ?

 

Il faut revenir quelques mois en arrière... Mai 2006 : le SE-Unsa, seul syndicat à signer le protocole et à emporter le pactole !

Rappelez-vous les formidables "avancées à engranger" : les décharges assurées par des stages filés pour les écoles de 4 classes, les EVS dont le contrat s'arrêtera dans 2 mois, le vade-mecum tant attendu, les 51 centimes d'euro par jour...

Et ce n'est pas tout : Avec effet rétroactif au 1er janvier 2007, le doublement de l'augmentation de l'ISS, soit 1 euro par jour... (les médecins généralistes ont fait mieux).

 

Les voilà donc ces conquêtes syndicales qui font passer par pertes et profits les quelques déboires mentionnés ci-avant.

 

Les supporters de l'OM ou du PSG le savent bien : on ne change pas une équipe qui gagne ! 

 

"Gloire à toi, Petit Père des camarades chargés de direction ! Continue de nous montrer le chemin de la Vérité !"

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20 mars 2007 2 20 /03 /mars /2007 18:37

Un syndicat de chefs d'établissements interpelle les candidats    (AFP)

 

Un syndicat des personnels de direction de l'Education nationale, Indépendance et Direction (ID), qui représente 20% des personnels de direction, a interpellé mardi les candidats à la présidentielle sur l'avenir de leur fonction après avoir mené une enquête sur la question.

"A l'occasion de la campagne présidentielle, Indépendance et Direction (ID), interpelle les candidats et fait part de ses préoccupations sur l'avenir de cette fonction et de la place des collèges et des lycées publics dans le système éducatif français", souligne ce syndicat dans un communiqué.

ID souhaite que "les pouvoirs publics reconnaissent l'aggravation des conditions de travail (des chefs d'établissement, ndlr). Ce constat s'appuie sur les résultats d'une enquête, menée en 2006 sur un échantillon de 1.435 personnes adhérentes et non adhérentes".

Selon cette enquête, les personnels de direction sont "écartelés entre leur mission pédagogique qui est leur mission principale mais qu'ils ne peuvent plus assumer correctement et leur travail administratif".

ID veut "sonder la position de chaque présidentiable" sur l'état actuel de l'Education et notamment sur "la place des collèges et des lycées publics dans le système éducatif", "la lutte contre l'échec scolaire", "la lutte contre la violence à l'école", "la place des personnels de direction", etc.

Toujours selon l'enquête, les principaux et proviseurs souhaitent la création d'une fonction d'adjoint en charge de l'administration pour absorber la surcharge des tâches administratives (près de 60% des interrogés).

 

Pourquoi les syndicats du primaire ne se livrent-ils pas à la même enquête ? S'ils veulent faire des économies budgétaires, le GDID peut mettre à leur disposition les résultats de la consultation organisée par l'Ifop. Elle est même récente puisqu'elle date d'à peine 6 mois. Il existe aussi le rapport Fotinos pour la MGEN...

Ce qui est vrai pour les chefs d'établissement vaut pour les directeurs d'école. Comment expliquer cette différence d'appréciation et de traitement du malaise sinon par le fait que les syndicats du secondaire sont davantage à l'écoute et au service de leur base que ne le sont ceux du primaire.

Pourquoi nos organisations syndicales se montrent-elles aussi timides et si peu dynamiques et actives sur le dossier de la direction d'école ?

Pourquoi quelques dirigeants syndicaux influents croient-ils avoir raison contre 93 % de la profession ? En quoi sont-ils représentatifs des directeurs ? Quelle légitimité ont-ils pour parler en leur nom ?

 

Les directeurs le savent bien : c'est d'abord en maintenant une forte pression sur leurs propres organisations syndicales qu'ils auront des chances d'être entendus, un jour, par un gouvernement, quel qu'il soit. C'est à ce prix qu'ils obtiendront satisfaction. Ils tiennent leur destin entre leurs mains. Et c'est lorsqu'ils auront un statut, et seulement à partir de ce moment-là, que les directeurs verront arriver ces mêmes syndicats désireux de créer une représentation spécifique de la direction d'école. Alors, comme leurs homologues du secondaire, les directeurs seront écoutés et défendus.

 

Mais pour l'instant, en l'absence de statut, point de salut. C'est le serpent qui se mord la queue...

 

Brève de campagne

 

Ségolène Royal a indiqué mardi avoir adressé une lettre à l'ensemble des enseignants du pays leur affirmant que "l'Etat garantira la reconnaissance de leur métier et leur rôle essentiel pour forger la Nation et construire le lien républicain".

"Si je suis élue, les moyens, les crédits, les emplois seront rétablis", a ajouté la candidate socialiste à la présidentielle à l'issue d'une visite du quartier des Courtilliers à Pantin (Seine-St-Denis) où elle était accompagnée de plusieurs élus locaux et du député de la circonscription, le fabiusien Claude Bartolone.

"Ce sera le premier travail auquel je m'attellerai pour la préparation de la rentrée", a-t-elle poursuivi devant des journalistes.

"Je vois partout des suppressions d'emploi, des fermetures de classes, cette action est mauvaise parce qu'elle fragilise la République" alors que "le premier service public, c'est l'Education nationale", a-t-elle assuré.

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