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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 14:41


À quelques semaines des élections professionnelles du 2 décembre prochain, nos boîtes aux lettres et nos messagerie sont envahies par une abondante prose syndicale que chacune des nombreuses organisations nous fait parvenir pour solliciter nos suffrages.

Aujourd’hui, nous nous arrêterons sur le « numéro spécial élections » tiré à 15 000 exemplaires que le SE-UNSA 59 a envoyé, par courrier postal, à chacun des enseignants de l’Académie de Lille.

Le SE-Unsa 59 n’a pas lésiné sur les moyens. Il a concocté une superbe publication de 16 pages sur papier glacé couleur avec ce titre : « SE-UNSA : le choix de la cohérence » et ce slogan : « je fais la différence, je vote SE-UNSA ».

 

Nous avons donc feuilleté cette luxueuse publication à la recherche d’arguments qui pourraient faire pencher le vote des directeurs en faveur de ce syndicat.

 

Page 2

Rappel du slogan « Faites la différence, votez SE-UNSA »

Rien, pas un mot concernant la direction d’école…

 

Page 3

Un ensemble de revendications conjuguées à la 1ère personne (je veux un rattrapage de mon pouvoir d’achat, je veux garder ma liberté pédagogique, j’ai droit à une formation sur mon temps de travail…).

Rien, pas un mot concernant la direction d’école…

 

Page 4

Les photos des candidats

Rien, pas un mot concernant la direction d’école…

 

Les pages suivantes traitent des revendications de façon thématique.

 

Page 5

Défendre la laïcité

Rien, pas un mot concernant la direction d’école…

 

Page 6

Le Service Minimum d’Accueil (SMA)

Rien, pas un mot concernant la direction d’école…

 

Page 7

La maternelle, pas une garderie

Rien, pas un mot concernant la direction d’école…

 

Page 8

Du temps pour mieux travailler : l’organisation des 108 heures

Rien, pas un mot concernant la direction d’école…

 

Page 9

Carte scolaire : non au toujours moins

Rien, pas un mot concernant la direction d’école…

 

Page 10

Défense du pouvoir d’achat

Rien, pas un mot concernant la direction d’école…

 

Page 11

« Je veux que ma fonction soit reconnue »

 

Ah ! Enfin, pensait-on, voilà la page thématique dédiée aux directeurs d’école… Il nous faut vite déchanter en poursuivant la lecture du sous-titre :

 

« Titulaires remplaçants : le 2ème effet qui secoue ».

 

Décidément, notre joie fut de courte durée… Il ne s’agit pas de reconnaître la fonction des directeurs d’école… Vite, voyons la page suivante…

 

Page 12

R.A.S.E.D. rasés ?

Rien, pas un mot concernant la direction d’école…

 

Page 13

Un mouvement en perpétuel mouvement : je veux un mouvement équitable.

Rien, pas un mot concernant la direction d’école…

 

Page 14

Pub pour le syndicat « Au SE-UNSA, on préfère parler vrai ! »

Rien, pas un mot concernant la direction d’école…

 

Page 15

Organisation du vote

« Je vote par correspondance »

« Je vote à l’école »

« Je suis directeur ou directrice d’une école de 8 classes ou plus : j’aurai une section de vote dans l’école, je dois mettre en place un bureau de vote mardi 2 décembre entre 9 heures et 15 heures ».

 

Enfin ! Il aura fallu atteindre l’avant-dernière page pour trouver les mots « directeur » et « directrice ». Encore une fois, la joie est de courte durée car s’ensuit une série d’injonctions pour nous rappeler notre rôle lors de ce scrutin…

 

« Je vérifie qu’il ne manque rien… (listes, enveloppes, bulletins, professions de foi…) »

« J’affiche les listes électorales et les profession de foi ».

« Je vérifie les listes d’émargement ».

« J’ajoute les votes reçus par courrier… »

« Je recense les votes des urnes ».

« Je remplis et signe le procès-verbal… ».

« Je me rends au guichet du bureau de poste pour… ».

 

Ouf ! Opération terminée.

Pas un mot pour dénoncer le malaise des directeurs d’école, la lourdeur de leurs tâches, l’empilement des responsabilités qui ne cessent de croître, évoquer leur volonté de reconnaissance… Il est vrai que le SE-UNSA a signé le protocole d’accord avec Gilles de Robien en 2006 et qu’il considère que cette signature a permis des « avancées » importantes pour la profession…

 

Page 16 (4ème de couverture)

Nouveau slogan « …on choisit la cohérence ».

 

Nos collègues apprécieront…cet oubli.

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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 16:02


Le 24 septembre, la section départementale du SNUipp a rencontré l’Inspecteur d’académie du Nord. Au cours de cet entretien, l’organisation de la semaine scolaire a été abordée.

A l’issue de cette réunion, le SNUipp 59 a envoyé un compte rendu dont nous avons extrait les phrases ci-dessous :

 

Les militants et délégués du personnel du SNUipp-FSU Nord sont quotidiennement contactés par la profession sur la mise en place des 60 heures. C’est d’ailleurs une preuve de la confiance que vous nous accordez, de plus en plus nombreux. C’est pour nous une responsabilité plus grande.

 

Bien sûr, le SNUipp n’a pas signé le protocole sur la nouvelle organisation de la semaine.

Bien sûr, le SNUipp continue de penser (avec quand même près de 80 % de la profession) que ce dispositif n’est pas bon et ne répond pas aux besoins de l’école publique, des enfants et des équipes d’enseignants.

 

Mais le SNUipp est une organisation syndicale responsable. Elle est et restera au service de tous les collègues, sans exclusive.

 

Elle mettra tout en œuvre, dans ce cas-ci, pour que la mise en place des 60 heures se fasse dans la sérénité, sans que personne ne soit lésé, caporalisé, instrumentalisé, obligé de ceci ou cela…

 

Nous avons rappelé à l’Inspecteur d’Académie que ce dispositif était nouveau pour tout le monde, les enseignants comme les IEN, et que la confiance était indispensable de part et d’autre.

Chacun a son rôle à jouer, chacun doit faire son métier, alors laissons faire calmement, dans la confiance et le dialogue.

 

Un paragraphe concerne notamment les directeurs. Nous savons que dans certains départements, il leur est demandé d’effectuer le décompte des heures réalisées par l’ensemble des collègues de leur école. Certains IEN ont même doté les directeurs de tableurs permettant de remplir journellement l’état de service des enseignants.

Le SNUipp 59 refuse de « caporaliser » les directeurs et s’engage à soutenir ceux qui refuseront de jouer ce rôle qui n’est pas le leur…

 

« Les directeurs : même si le texte existe, le SNUipp rappelle son opposition à un dispositif qui accentue les inégalités de traitement entre collègues avec ces 60 heures. De même, il soutiendra tout directeur qui refusera de devenir caporal : ce n’est pas le rôle du directeur de contrôler et de chronométrer ses collègues ! »

 

Que doivent faire nos collègues qui se trouvent dans l'obligation de dresser l'état des heures d'aide personnalisée ? Doivent-ils et peuvent-ils passer outre aux "ordres" de leur hiérarchie ? Ou peuvent-ils arguer des consignes du SNUipp ?
Souhaitons-leur que le soutien du SNUipp soit plus efficace que lorsqu’il avait donné consigne aux directeurs de bloquer l’enquête 19 en septembre 2006. En effet, certains de nos collègues n'ont pas encore digéré le retrait sur salaire infligé malgré « le soutien du SNUipp… ».

 

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8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 14:13
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Depuis une dizaine de jours, les sections départementales du SE-Unsa informent les directeurs des dernières « avancées » obtenues fin juillet. Il est de bonne guerre, en effet, à quelques mois des élections professionnelles de montrer qu’on continue de défendre les directeurs et qu’on fait mieux que le principal concurrent…

Ci-dessous, un extrait du mail envoyé dans les écoles par le SE-Unsa :


 

Ce que le SE-UNSA a obtenu pour les directeurs

 

Comme nous nous y étions engagés, nous sommes allés jusqu’au bout des discussions qui ont duré plus de 4 mois pour arriver à un compromis concernant la décharge des directeurs d’école. Notre objectif était de faire reconnaître du ministère la charge de travail que ce dispositif allait rajouter. La dernière version du 29 juillet acte de façon significative cette reconnaissance, même si nous aurions souhaité plus encore.

Nous avons demandé par ailleurs, qu’au-delà du temps réclamé par les directeurs, il convenait qu’un geste financier soit fait pour prendre en compte les nouvelles tâches qui leur incombaient. Le Ministre a assuré qu’une indemnité (ou prime) non encore définie était effectivement envisagée : nous avons réclamé qu’une réunion puisse se tenir pour en débattre.

Dans la suite du protocole de discussion sur la direction d’école que nous avons signé en mai 2006, le SE-UNSA continue à se battre pour obtenir des avancées pour les directeurs d’école, dans le cadre des mandats dont il s’est doté lors de son dernier congrès à La Rochelle en mai 2007.

 

Extrait de la circulaire d’application sur le service des enseignants

qui sera publiée au BO en août

et qui va s’appliquer à la rentrée 2008 :

 

4. Service des directeurs d’école

Les directeurs d’école contribuent à l’organisation et à la coordination au sein de leur école des soixante heures d’aide personnalisée aux élèves, notamment par l’élaboration du tableau de service.

 A ce titre, ils bénéficient d’un allègement ou d’une décharge sur le service de soixante heures comme suit :

-                      directeurs d’école ne bénéficiant pas de décharge d’enseignement : ces directeurs peuvent bénéficier d’un allègement de service, après accord de l’IEN dans la limite maximale de 10 heures de service ;

-                      directeurs d’école bénéficiant d’un quart de décharge d’enseignement : décharge de 20 heures de service ;

-                      directeurs d’école bénéficiant d’une demi-décharge d’enseignement : décharge de 36 heures de service ;

-                      directeurs d’école bénéficiant d’une décharge totale d’enseignement : décharge de 60 heures de service.

 

---------------------------------------------------------

 

Les « avancées obtenues » par le SE-Unsa concernent essentiellement les écoles de 2 classes dont le directeur pourra bénéficier d’un « allègement de service, après accord de l’IEN dans la limite maximale de 10 heures ».

Peut-on réellement se satisfaire d’une telle « avancée » liée au bon vouloir d’un IEN ? Il est évident que dans certaines circonscriptions, faute de « bonne volonté » de l’IEN, des directeurs n’auront que leurs yeux pour pleurer…

Seront également concernées par ce changement les collègues bénéficiant d’1/2 décharge. Pour ces derniers, en effet, il est prévu d’augmenter « l’allègement de service » de 6 heures (36 h au lieu de 30 prévues initialement).

 

Nous sommes loin du compte ! La politique des petits pas depuis la signature du protocole en mai 2006 ne peut qu’irriter la grande majorité des collègues qui attendent une vraie reconnaissance de leur métier et non qu’on leur accorde quelques miettes de temps à autre !

 

Le SE-Unsa réclame maintenant « qu’une réunion puisse se tenir pour débattre » du « geste financier » promis par le ministre. Nous attendons des syndicats qu’ils ne perdent pas leur temps à choisir entre une « indemnité ou une prime » mais qu’ils exigent une revalorisation indiciaire qui puisse être retenue dans le calcul des pensions.

 

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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 10:14

L’annonce par Xavier Darcos de 13 500 suppressions de postes a été commentée très négativement par les syndicats.

"Inacceptables", estime le Sgen Cfdt, " les menaces qui se précisent sur les conditions de travail en particulier en collège : augmentation du nombre d'élèves par classe, abandon programmé des pratiques innovantes comme les itinéraires de découvertes".

Le Snuipp déplore l'abandon des instits. " La promesse de reverser aux enseignants 50% des économies réalisées constitue une véritable supercherie puisque l'essentiel des 320 000 enseignants des écoles n'en bénéficierait pas".

Le Se-Unsa, qui parle d'un "triste record", fait le lien avec la loi sur le Service Minimum d'Accueil : " les moyens de remplacement sont ainsi explicitement visés, application avant l’heure de la loi sur le service d’accueil à l’école primaire substituant, en cas d’absence, l’accueil à l’enseignement".

 

Le 9 juillet 2008, le SNUipp réagit par le communiqué suivant :

 

« Depuis un an, le Ministre annonce l’ouverture de discussions sur la revalorisation des enseignants : à l’heure actuelle aucune discussion n’est engagée. La promesse de reverser aux enseignants 50% des économies réalisées constitue une véritable supercherie puisque l’essentiel des 320 000 enseignants des écoles n’en bénéficierait pas. Le rapport Pochard ne formulait aucune proposition pour les enseignants des écoles et les quelques mesures égrainées dans la presse confirment que leur situation est totalement négligée et que les écarts, à même niveau de recrutement et de grille indiciaire, se creusent ».

 

Le SNUipp fait allusion à l’absence de propositions de la commission sur l’évolution du métier d’enseignant. C’est exact. Cependant, il convient de rappeler qu’une délégation du SNUipp a été reçue par cette commission Pochard et qu’elle n’avait formulé aucune proposition pour améliorer le sort des enseignants. Nous avions alors dénoncé l’inutile intervention de Gilles Moindrot devant la commission.

En décembre 2007, nous nous étions fait l’écho de la réaction virulente de la minorité « Ensemble » courant interne du SNUipp. Nous l’avions alors publiée intégralement sans en changer le moindre mot, du titre à la conclusion.
Nous invitons nos lecteurs à relire ce communiqué 
(Texte disponible sur le Site d'informations militantes animé par les minorités syndicales des SNUipp-FSU (Ensemble) et SNASUB-FSU (PSL) : Pour retrouver ce texte, cliquer sur le titre ci-après.

 

Selon "Ensemble", courant interne du SNUipp : La direction du SNUipp étale sa nullité revendicative devant la commission sur l’évolution du métier d’enseignant.

 

La conclusion du courant « Ensemble » était la suivante :

 

« Malheureusement, comme on pouvait le craindre, la délégation composée des trois secrétaires généraux du SNUipp (G. Moindrot UA, M. Baby UA et R. Bousquet EE) n’a fait qu’exprimer publiquement sa nullité revendicative ».

 

« Ensemble », courant interne du SNUipp n’en reste pas là. Il poursuit régulièrement ses critiques à l’égard de sa direction.

Le 26 juin 2008, il publie un communiqué intitulé « Fin d’année et nullité » dans lequel il dresse un bilan sans complaisance de l’action revendicative du SNUipp au long de cette année 2008.

 

« Après avoir trop tardé à donner une dimension nationale à la mobilisation contre les suppressions de postes (forte à la base dans les lycées cet hiver), les directions syndicales de l’enseignement, et notamment celle de la FSU, avaient choisi une journée d’action spécifiquement éducation en mai, en pleine période d’appel inter confédéral à la mobilisation contre l’allongement de durée de cotisation des retraites. La dispersion ainsi occasionnée n’a pas permis de redonner du souffle dans l’éducation, et juin (journées des 10 et 17) a été catastrophique: moins de 10 % de grévistes le 17, conséquence de l’installation dans le préavis formel pour grève à deux vitesses.

Certes le calendrier n’était pas fédéral, mais il ne l’est jamais dans une configuration pareille. Nous avons souvent dénoncé les demi appels à la grève, préavis sans appel, grèves sans diffusion de matériel ou appel à grève édulcorant des mots d’ordre jugés trop extra-fédéraux. Le SNUipp nous a même fait le coup après le 17 de dire à la presse qu’il n’avait pas “appelé” proprement dit à la grève. Qui plus est, le SNES et la FSU faisaient le choix de signer un accord sur le dialogue social et un protocole de discussion sur la réforme des lycées en pleine période d’appels à la mobilisation. De quoi en désespérer plus d’un.

Ces erreurs n’expliquent évidemment pas à elles seules les échecs de juin. Les raisons de considérer l’arc CGT-CFDT comme peu convaincant sur le dossier retraites n’ont pas manqué dans d’autres secteurs. Mais ces raisons suffisent à expliquer cet échec dans notre secteur.

 

Dans le premier degré, juin a été de facto complètement zappé. L’éditorial de Fenêtres sur cours nous souhaitait juste de bonnes vacances un mois en avance (à la veille du 17 !), le rare matériel reçu pour les grèves d’initiative confédérale ne parlait que des programmes ou du samedi matin. C’est que le leitmotiv aura été : 3 heures de concertation par semaine.

La direction du SNUipp avait depuis longtemps son idée du 24+3, violant pour cela ses mandats, signant en novembre un protocole, pétitionnant, pleurnichant, soutenant pour finir une “nuit des écoles” avec les parents.

La seule nuit qu’on ait constatée, c’est celle du néant des stratégies syndicales cette année. » (fin du communiqué)

 

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2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 23:29

Le 26 mai dernier, un collègue des Pyrénées-Orientales nous avait transmis le questionnaire de la consultation organisée par la section départementale du SNUipp auprès de l’ensemble des directeurs du 66. Nous en avions fait un article intitulé « le SNUipp 66 consulte les directeurs ».

 

Nous publions ci-dessous les résultats de cette fameuse consultation que ce même collègue vient de nous faire parvenir. Nous l’en remercions vivement.

 

Avis à nos lecteurs :

En noir, le texte du SNUipp 66 et en bleu nos commentaires.  

 

 
CONSULTATION DES DIRECTEURS DES Pyrénées-Orientales

Le dépouillement des réponses des directeurs des PO a eu lieu mercredi dernier au siège du SNUipp 66.
64 collègues directeurs nous ont retournés cette consultation qui donne les résultats suivants :

Nous sommes surpris du faible taux de réponses dans une consultation de terrain. Le département compte près de 300 écoles. Manifestement, les directeurs se méfient des opérations médiatiques de leurs représentants.

 
- 67 % (soient 43 collègues) revendiquent pour leur école un temps de décharge supplémentaire

Bizarre ! Si l’on comprend bien, un tiers des collègues de ce département seraient satisfaits de leur temps de décharge… Ce résultat, à lui seul, devrait faire prendre conscience aux dirigeants locaux de ce syndicat que leur consultation n’est pas très crédible.


- 71 % (46 collègues) réclament le remplacement des contrats aidés par de véritables emplois statutaires (11 demandent l’abandon du dispositif)

- 87,5 % (56 collègues) estiment que le protocole sur la direction n’a pas mis fin au conflit (5 sans opinion et 2 favorables au protocole)

On aurait pu s’attendre à un résultat proche des 100 %. A moins que les 13 % qui se déclarent satisfaits du protocole ne soient en fait que des collègues syndiqués au SE-Unsa venus jouer les trouble-fête dans la consultation du SNUipp…


- 67 % (43 collègues) pensent que la seule pression des directeurs ne saurait suffire pour améliorer le fonctionnement de l’école et l’amélioration des conditions de travail et de salaire des directeurs.

Seulement 67 % ??? La question telle que posée conduit inévitablement à la réponse espérée…


La création d’un statut de directeur est une revendication minoritaire : 37,5 % (24 collègues) sont pour, 46,8 % (30) sont contre, 15,6 % (10) ont coché la case "Sans Opinion"), 75 % (48 collègues) trouvant même le cadre actuel le mieux adapté à la réalité et à la structure des écoles !
Le statut est cependant un élément clivant: 28,1 % (18 collègues) en font « la priorité des priorités » alors que 37,5 % (24) classent cette revendication en dernière position.

Enfin, la voilà la sacro-sainte question que voulait poser le SNUipp et il obtient la réponse qu’il voulait. Ainsi les 93 % de directeurs favorables à un statut en septembre 2006 (IFOP / GDID) ont fondu comme neige au soleil printanier des belles Pyrénées…

Le SNUipp affiche, sans complexe, le beau résultat suivant : 24 collègues sont pour le statut et 30 y sont opposés ! Et toujours sans le moindre complexe, il en tire la conclusion que « la création d’un statut est une revendication minoritaire ». Il se glorifie même d’avancer que 48 collègues trouvent «le cadre actuel le mieux adapté à la réalité et à la structure des écoles ! »

 

64 réponses, 24 pour le statut, 30 contre, 48… Quelle valeur statistique accorder à de tels chiffres ? Rappelons au SNUipp que l’Ifop avait enregistré 10 094 réponses…

Rappelons au SNUipp que l’enquête de l’Ifop portait sur l’ensemble des écoles du territoire, petites ou grandes, rurales ou urbaines… et non sur un terrain local.

Rappelons que la consultation du GDID a été confiée à un institut indépendant, référence dans l’univers des sondages.

Rappelons au SNUipp que l’enquête de 2006 a été menée selon des principes scientifiques rigoureux garantis par le recours à un grand institut.


Les priorités des collègues restent dans l’ordre: les décharges, les rémunérations et l’allègement des tâches tandis que la formation et les emplois de vie scolaire sont relégués en fin de liste.
Le SNUipp enfonce des portes ouvertes…


Concernant les rémunérations, l’augmentation du nombre de points d’indice est privilégié contrairement aux passages hors contingent ce qui marque une réelle volonté de ne pas être dissocié du reste de la profession.

Que les collègues préfèrent des points d’indice qui valent augmentation immédiate pour tous à un hypothétique passage hors contingent… est-ce vraiment surprenant ?

De là à en tirer la conclusion que cette réponse « marque une réelle volonté de ne pas être dissocié du reste de la profession »… il y a un pas que le SNUipp franchit un peu trop rapidement. Ne faisons dire aux résultats que ce qu’ils disent.


93,7 % (60 collègues) approuvent la revendication du SNUipp 66 concernant les « 60h » qui doivent selon nous être comptées en décharge de service pour l’ensemble des directeurs.
Disons que ces collègues sont reconnaissants au SNUipp d’avoir suivi leur demande.

 
Enfin les actions qui obtiennent le plus de suffrages pour peser sur les choix gouvernementaux et départementaux sont dans l’ordre :

-          prioriser en différant l’accessoire que l’on n’a pas le temps de faire.

-          saisir le maire systématiquement par écrit de toute question relative à la sécurité.

-          refuser de s’impliquer et de faire ce qui est de la compétence des communes.

-          organiser des journées médiatisées


En résumé, un refus affirmé de toute pression administrative mais des interventions auprès des élus et de l’opinion publique à travers les médias !


Un regret toutefois: une participation limitée des collègues (près d' 1 directeur sur 4 a répondu à cette consultation).

Oui, c’est ce que nous écrivions plus haut… Cette consultation n’est franchement pas un gros succès pour le SNUipp


Le Snuipp 66 organisera au mois d’octobre un stage syndical « spécial direction d’école » qui nous permettra de continuer à échanger et d’élaborer un calendrier d’actions.

Peu de temps avant les élections professionnelles… Voilà qui traduit une bonne maîtrise du calendrier.

 

Par ailleurs, cette étude est révélatrice de l’effroi qu’a pu causer la consultation Ifop dans l'univers syndical : la vérité saisissante qu'elle exprimait sur le divorce entre les directeurs et les syndicats d'enseignants les a certainement beaucoup blessés.

La comparaison inappropriée entre l'étude Ifop et cette pseudo consultation du SNUipp révèle deux choses : les syndicats ont mal digéré les résultats de l'enquête Ifop, et surtout, enseignement sociologique intéressant, on voit que lorsqu’on est dans l'impasse, on est prêt à tout, y compris au ridicule.

Enfin, cette consultation surprise est la preuve que les syndicats ne reculent devant aucune tentative de manipulation de ceux qu'ils sont censés représenter.

 

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22 juin 2008 7 22 /06 /juin /2008 18:58


Après l’opération « 1000 délégués à Paris », les « Etats généraux de la direction et du fonctionnement de l’école », le SNUipp annonce qu’il « s’adressera dès la rentrée à l’ensemble des directrices et directeurs d’école ».

Cette décision vient d’être actée par le Conseil national du SNUipp réuni les 18 et 19 juin 2008. A deux reprises, le texte voté fait allusion à la charge de travail des directeurs.

 

Nous reproduisons, ci-dessous, les paragraphes nous concernant :

 

Stages de remise à niveau

 

Investir 23,5 millions d’euros pour payer des heures supplémentaires alors que l’école a besoin de créations importantes de postes n’est pas acceptable. L’augmentation du pouvoir d’achat ne doit pas passer par des mesures du type « travailler plus pour gagner plus ». Le SNUipp dénonce la surcharge de travail pour les directeurs et les collègues de CM. Il rappelle son opposition aux stages organisés pendant les vacances. Il appelle les personnels à ne pas rentrer dans le dispositif.

 

Direction

 

Le SNUipp a saisi le ministère pour réitérer sa demande de réouverture du dossier de la direction d’école. L’augmentation de la charge de travail et les incertitudes nouvelles pesant sur la responsabilité (nouvelle organisation de la semaine scolaire ...), comme le nombre de directions vacantes, réclament des mesures rapides. Le SNUipp s’adressera dès la rentrée à l’ensemble des directrices et directeurs d’école. Le SNUipp propose de nouvelles étapes d’actions. Il proposera une motion à adresser à chaque Inspecteur d’Académie et au ministre et organisera une journée nationale d’action au premier trimestre.

 

Qui se plaindra que le premier syndicat enseignant prête de nouveau attention aux directeurs ? Néanmoins, on peut légitimement s’interroger sur l’intérêt de cette démarche quand on se rappelle ce qu’ont donné les premières actions citées en début d’article.

Le doute est également permis quand on songe à un fait plus récent : la consultation des directeurs par le SNUipp 66. Nous nous étions largement fait l’écho de cette consultation dans laquelle il était, notamment, demandé aux directeurs s’ils étaient favorables à un statut particulier alors même que dans le document d’accompagnement, le SNUipp 66 rappelait son opposition au dit statut.


Curieuse consultation dont on se demande encore quel était son objectif non déclaré puisque la position des directeurs est bien connue depuis la consultation IFOP / GDID (une vraie, celle-là) qui a mis en évidence une très forte participation et un choix quasi unanime pour un statut (93 %). Le SNUipp espérait-il secrètement obtenir un résultat différent dans le but de décrédibiliser l’IFOP et le GDID ? Peine perdue, on ne s’improvise pas institut d’enquêtes d’opinion.

D’ailleurs, le SNUipp 66 qui avait indiqué qu’il analyserait « les résultats de cette enquête lors d’une commission "direction d’école" ouverte, le mercredi 18 juin après-midi au siège » observe un silence assourdissant qui montre son désarroi devant les résultats de cette consultation.

Nous réserverons bien volontiers au SNUipp 66 un espace de diffusion des résultats de sa consultation. Il sait pouvoir compter sur nous.

 

Quant au SNUipp national, nous savons qu’il s’adressera à l’ensemble des directeurs non pas une mais deux fois. La première, à la rentrée comme s’y est engagé son Conseil national. Puis, quelques semaines plus tard, une seconde fois pour solliciter leurs suffrages lors des élections professionnelles. Le rapprochement des dates n’est que fortuit. En effet, il ne faut y voir que pure coïncidence…

 

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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 23:41

Les syndicats enseignants sont régulièrement mis en cause par les directeurs d’école qui ne se retrouvent pas dans les revendications parfois portées en leur nom. La consultation IFOP / GDID a montré à quel point les organisations syndicales sont éloignées des préoccupations des directeurs.

Récemment, le SNUipp 66 a lancé une consultation auprès des directeurs des Pyrénées-Orientales tout en leur rappelant son hostilité à un statut. La défense des intérêts des directeurs n’est pas crédible aux yeux des collègues. Elle souffre souvent d’une certaine ambiguïté dans le discours et d’une grande timidité dans les actes. Dernier exemple en date, la transformation des 60 heures d’aide personnalisée en décharge pour tous les directeurs. Le soutien syndical est inefficace car trop modéré et trop flou.

Dans les forums de divers sites, sur les messageries académiques, les syndicats sont très vivement critiqués par les directeurs. Ils sont même parfois accusés de s’opposer à leurs revendications. Aussi, le SNUipp 59 a-t-il jugé indispensable de rappeler aux directeurs qu’il est à leurs côtés en leur faisant parvenir un dossier récapitulatif des actions qu’il mène pour eux.

 
Nous publions, ci-dessous, l'intégralité de ce document.
 

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

 

Retour sur quelques dates importantes du dossier

 

En 2000 : SE-UNSA, SGEN-CFDT, SNUipp-FSU lancent la grève administrative au niveau national pour réclamer plus de temps pour la direction et le fonctionnement de l’école.

2004 : Le gouvernement est contraint d’ouvrir des négociations et lance 7 tables rondes.

Décembre 2005 : Un premier cahier des charges sur les tâches du directeur est publié.

Février 2006 : Un protocole d’accord est proposé à la signature des syndicats. Le SNUipp-FSU consulte toute la profession.

Mai 2006 : Le SE-UNSA signe le protocole sur la direction d’école et appelle à suspendre la grève administrative. Le SNUipp-FSU et le SGEN-CFDT ne signent pas ce protocole.

Septembre 2006 : SGEN-CFDT et SNUipp-FSU continuent le blocage administratif dans le Nord le SDEN CGT les rejoint.

22 novembre 2006 : 1000 délégués à Paris

Septembre 2007 : Le SGEN-CFDT suspend le mouvement, seul le SNUipp-FSU appelle à continuer le blocage administratif

23 octobre 2007 : Assise nationale à l’initiative du SNUipp-FSU sur la direction et le fonctionnement de l’école

15 mai 2008 : Le SNUipp-FSU écrit au ministre de l’Education dans le cadre de la nouvelle organisation de la semaine à la rentrée prochaine pour réclamer plus de temps pour la direction d’école quelque soit la taille de l’école.

 

 

Ce que leSNUipp-FSU revendique pour la direction et le fonctionnement de l’école

 

• du temps supplémentaire de décharge pour la direction (pour toutes les écoles avec un minimum d'une demi-journée par semaine).

• la reconnaissance institutionnelle du conseil des maîtres comme instance de décision.

• une définition claire des tâches demandées et un allégement significatif de celles-ci.

• une revalorisation des bonifications indiciaires des directeurs d'école et une amélioration des rémunérations.

• la création de postes administratifs et des emplois statutaires (secrétaires, comptables, documentalistes, intégration d'élèves en situation de handicap...).

• une formation préalable à la prise de fonction.

• l'amélioration de la formation de tous (module travail en équipe, fonctionnement et direction de l'école)

• un temps de concertation inclus dans le temps de service pour le travail en équipe.

 

Analyse des huit dernières années

Que vaut l’action collective ?

Entre 2000 et 2004 la grève administrative fortement suivie a rendu les travaux de prospectives très compliqués à réaliser faute de données fiables. Le gouvernement a été contraint d’ouvrir des négociations.

 

Fallait-il signer le protocole sur la direction ?

En mai 2006 le ministre propose une amélioration indemnitaire (15€), une augmentation des moyens de décharge dès les écoles de 4 classes et une aide administrative en échange de l’arrêt de la grève administrative.

Ce protocole se faisait sans création supplémentaire d’emplois d’enseignants et d’emplois administratifs. Les décharges sont assurées par les PE stagiaires et l’aide administrative assurée par des emplois précarisés.

 

A ce jour, ce protocole, au lieu d’améliorer la situation de l’ensemble des directions d’écoles, a multiplié les disparités entre les écoles et les départements.

Dans le Nord ce protocole a eu pour conséquence :

- De permettre à 260 directions d’écoles de 4 classes d’avoir une journée de décharge sur trente semaines.

- De détériorer la situation des 340 écoles de 5 à 9 classes qui depuis deux ans ont un stagiaire en formation pour assurer la décharge de direction trente jours dans l’année.

- De laisser pour compte la situation de 435 écoles de 1 à 3 classes qui n’ont toujours pas de véritable temps de décharge.

- De renforcer l’emploi de personnels précaires dans l’Education.

- De sanctionner des directeurs d’école en blocage administratif, en leur prélevant un trentième pour service non fait (ne serait que pour un seul document non transmis).

Mais qu’ont fait les syndicats depuis ?

Depuis 2006, le SNUipp-FSU a continué :

- d’informer la profession sur la direction et le fonctionnement de l’école et sur les projets d’Etablissement Public d'Enseignement Primaire (EPEP) à travers des réunions d’informations syndicales sur le temps de travail ou lors d’assemblées départementales en septembre 06, janvier 07 dans tous les secteurs, mai 07, janvier 08.

- de mobiliser à travers des pétitions toujours en cours (contre le projet de création d’EPEP, contre la mise en place de Base élèves, pour réclamer du temps et des moyens)

- de mobiliser à travers des manifestations (rassemblement devant l’IA le 22 février 2007, assemblée départementale le 13 juin 07)

- de donner des outils pour pointer les difficultés quotidiennes des écoles (formulaire service non fait)

Et maintenant ? 24 heures + quoi exactement ?

Au niveau national le SNUipp-FSU a interpellé, tout au long des discussions en lien avec ses revendications.

 

… Pour le SNUipp-FSU le dossier n’est pas clos. Tous ensemble, nous pouvons agir…

 

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

 
A lire ce catalogue de revendications et d'actions, on peut se demander d'où vient cette incompréhension entre directeurs et syndicats. Incompréhension qui a conduit, peu à peu, au divorce.
Il ne suffit pas d'annoncer des actions. Encore faut-il des résultats. Or, on peut constater que le nombre de directions vacantes n'a pas baissé, que les conditions de fonctionnement  de la direction d'école ne se sont pas améliorées, que la charge de travail ne cesse de s'alourdir et que les responsabilités n'ont jamais été aussi importantes. Parallèlement, la reconnaissance statutaire des directeurs continue d'être niée.
 
Certes le SNUipp se glorifie d'actions en faveur de la "direction et du fonctionnement de l'école". Mais que recouvrent ces actions au titre prometteur ? Pour s'en faire une idée plus précise, nous invitons nos collègues à relire les articles consacrés à ces "événements" en cliquant sur les liens ci-après.

 

Consultation « canada dry »

1000 délégués à Paris

Compte rendu des Etats Généraux

Des Etats Généraux qui ont fait pschitt


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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 23:00

Plus l’on s’approche de la date fatidique des élections professionnelles, plus les syndicats redécouvrent que les directeurs d’école existent. Ils utilisent même le vocabulaire approprié pour les désigner. Il est amusant de constater qu’ils ont redécouvert que le « responsable d’école » ou « l’enseignant chargé de direction » s’appelait « directeur »

Pourtant, ne nous y trompons pas, ce brusque regain d’intérêt pour les directeurs ne signifie pas que les responsables syndicaux renoncent à leur idéologie. Tout cela ressemble davantage à de la gesticulation médiatique qu’à un réel souci de prendre en compte nos revendications. Deux exemples récents sont là pour nous le rappeler si besoin est.

 

Le SNUipp 66 organise une consultation auprès des seuls directeurs de son département (Pyrénées-Orientales). Parmi les nombreuses questions, en figure une plutôt inhabituelle dans le langage syndical et qui concerne « la création d’un statut établissant un nouveau corps particulier de directeur »… Non, on ne rêve pas. Surprenant, n’est-ce-pas… La section départementale du SNUipp serait-elle manipulée par de zélés directeurs contestataires ?

La réponse ne se fait pas attendre. Le document d’accompagnement de l’enquête resituait précisément la question du "statut" auquel nous sommes fermement opposés (ce qui n'empêche pas de demander librement leur avis aux collègues), déclare Alain Vibert, conseiller syndical SNUipp 66. Voilà qui a le mérite d’être clair !

 

Ainsi, on demande aux directeurs s’ils sont d’accord ou non avec « la création d’un statut établissant un nouveau corps particulier de directeur » tout en leur précisant que cette proposition ne pourrait être retenue puisque le SNUipp y est opposé. Curieuse façon de leur demander leur avis. Comprenne qui pourra. D’ailleurs est-il bien nécessaire de reposer cette question aux directeurs ? Ils y ont déjà répondu à 93 % lors de la consultation IFOP / GDID. Pourquoi auraient-ils changé d’avis alors que leurs conditions de travail continuent de se dégrader et que leurs charges et responsabilités ne cessent de s’alourdir ?

Se pose alors la question de savoir ce que le SNUipp compte faire des résultats de sa consultation ? Si les directeurs renoncent à demander un statut, on devine aisément l’usage qu’il en fera… Mais, si les résultats font apparaître une demande massive d’un statut particulier, quelle sera la réaction des représentants départementaux du SNUipp 66 ? Auront-ils la dignité d'un de Gaulle qui, en 1969 désavoué par le peuple lors d’un référendum, annonçait sur le champ qu’il mettait fin à ses fonctions ?

Remettront-ils leur mandat à la disposition de la direction nationale ? A suivre…

 

De son côté, le SE-UNSA rivalise d’amabilités à l’égard des directeurs. Le 28 mai, il déclare qu’il « continue d’intervenir auprès du Ministère afin de faire évoluer les textes en voie de finalisation » :

-          la circulaire d’application sur le service des enseignants

-          la circulaire d’application sur le temps scolaire et l’aide personnalisée

 

---------------------------------------------------------------

 

Concernant l’aide personnalisée, « le SE-UNSA a obtenu » :

 - la suppression de la recherche d’harmonisation, par les IEN, des 60h sur une même commune.

 - la possibilité d’intégrer l’aide personnalisée dans un PPRE et non pas l’obligation

 - la mention des enseignants spécialisés alors qu’ils ne figuraient pas dans le document initial.

 

Concernant le service des directeurs d’école, « le SE-UNSA a demandé que tous les directeurs soient concernés par une décharge horaire, y compris pour les 1-2 classes ».

Après d’âpres discussions, le Ministère envisage la rédaction suivante :

Les directeurs bénéficient, sur les 60 h, d’une décharge comme suit :

- Directeurs d’école de 3 et 4 classes : décharge de 10 heures de service (donc 50h à assurer dont le temps d’organisation correspondant)

- Directeurs d’école de 5 à 9 classes : décharge de 20 heures de service (donc 40h à assurer dont le temps d’organisation correspondant)

- Directeurs d’école de 10 à 13 classes : décharge de 30 heures de service (donc 30h à assurer dont le temps d’organisation correspondant)

- Directeurs d’école de plus de 13 classes : décharge de 60 heures de service (donc aucune heure à assurer sur ces 60h)

  

« Le SE-UNSA a obtenu » :

- que « le traitement particulier des directeurs d’école », acté dans le relevé de conclusions, fasse bien l’objet d’une décharge de service dans le cadre des 60 h alors que le Ministère envisageait de l’indemnitaire sur une proposition du syndicat non signataire. Or, les directeurs réclament du temps, c’est le message qui nous a été envoyé dans le sondage « Avis sur les 108h » que le SE-UNSA a organisé et relayé auprès du Ministre.

- que les directeurs n’aient pas à assumer la responsabilité des heures effectuées par les enseignants de leur école puisque ce ne sont pas des supérieurs hiérarchiques.

- que les remplaçants ne soient pas considérés comme des moyens supplémentaires mis à disposition des IEN pour les 60h mais qu’ils agissent bien dans les écoles où ils effectuent des remplacements ET que les 108 h soient bien décomptées au fur et à mesure de leur exécution pour ne pas dépasser cet horaire sur l’année.

 

Le SE-UNSA a fait 2 demandes supplémentaires :

- que le temps d’organisation inclus dans les 60h soit chiffré à hauteur de 20h.

- pour les enseignants en RASED (maîtres E et G)

Le SE-UNSA a demandé le maintien de leurs obligations de service actuelles : 24+3 incluant les activités de coordination et de synthèse. Pour nous, les RASED ont une spécificité de prise en charge spécialisée qui ne se situe pas sur le champ de cette aide personnalisée sauf à aider les enseignants à le mettre en oeuvre dans le cadre des concertations au niveau de l’équipe pédagogique, c’est tout.

- pour les enseignants en CLIS

Nous pensons que c’est l’occasion de revoir leurs obligations de service et la charge de travail qui s’est ajoutée pour eux suite à la loi handicap et à l’apparition des PPS. Pour le SE-UNSA, celui-ci devrait se voir transformé en 24 d’heures d’enseignement à leurs élèves + 3 heures en moyenne par semaine à l’élaboration et au suivi des PPS de leurs élèves ; aux activités de coordination et de synthèse avec les différents partenaires (équipes pédagogiques, enseignants-référents, services de soins …) et aux travaux au sein des équipes.

 

---------------------------------------------------------------

 

Dans le paragraphe consacré au service des directeurs d’école, le SE-UNSA oublie de préciser qu'il n’a pas obtenu de décharge horaire pour les écoles de 1 et 2 classes. Finalement le ministère s’en tient à ce que nous avions annoncé dans un précédent article. Que fait le SE ? Il passe au sujet suivant : des demandes supplémentaires pour les enseignants du RASED et les enseignants de CLIS.

Certes, que ce syndicat s’intéresse également aux enseignants spécialisés, rien de plus naturel. Mais on aurait aimé et apprécié un peu plus d’acharnement à défendre la cause des directeurs pour qui, rappelons-le, la mise en place de l’aide personnalisée sera un travail supplémentaire d’organisation et de suivi.

  
 
 
PS : Nous publions ci-après la réponse de Grégory Raynal, secrétaire départemental du SNUipp 66 (adjoint à Thuir) suite à notre article sur la consultation du SNUipp 66 
 
 

Ce petit mot pour répondre à quelques affirmations présentes dans le commentaire qui suit la consultation du SNUipp 66.

Cette consultation n’est pas une décision de directeurs des Pyrénées-Orientales qui contesteraient la position nationale du SNUipp mais  une décision prise par l’instance délibérative de notre section départementale, le Conseil syndical, composé de 21 membres élus parmi lesquels des directeurs mais aussi des adjoints maternelle, élementaire, spécialisés ….

Il ne s’agit pas d’une réaction épidermique mais d’une réelle volonté de  donner la parole à tous les directeurs du département afin de connaître réellement leur opinion. Il n’y a pas de fissures au sein du SNUipp mais une volonté de faire avancer le dossier en évitant d’opposer les uns aux autres. Dans notre document d’accompagnement, le SNUipp 66 réaffirme (et ce n’est pas nouveau!)  son opposition à la mise en place d’un statut particulier de directeur, ce qui n’est pas incompatible avec sa volonté de débattre du sujet. C’est ce que nous avons fait à maintes reprises dans des réunions départementales ouvertes à tous …. les directeurs présents n’étant pas favorables au statut que nous avions mis en débat !

De plus  affirmer que nous nous soucions « seulement aujourd’hui » des problèmes des directeurs, c’est méconnaître les interventions du SNUipp tant au niveau national que départemental (la baisse des seuils de décharges mentionnée dans le document d’accompagnement en est un exemple) .

Quant aux élections professionnelles! Comment peut-on dans la même phrase critiquer le SNUipp « qui ne ferait rien sur le plan national »  et jeter le discrédit sur une section départementale qui « s’agiteraient à des fins purement électoralistes »?  Depuis sa création , le SNUipp n’a jamais attendu les élections chaque 3 ans pour « occuper stratégiquement le terrain ». Il est présent au quotidien auprès des collègues, directeurs et adjoints,  et poursuivra son travail reconnu depuis plusieurs années par une grande partie de la profession!

Cordialement

Grégory Raynal, secrétaire départemental du SNUipp 66 (adjoint à Thuir)

 

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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 22:49



Décidément, au SNUipp, c'est comme aux Galeries Lafayette : « il se passe toujours quelque chose... »

Dernière campagne en date : la « consultation direction » du SNUipp 66. Un collègue directeur des Pyrénées-Orientales nous a transmis copie de la consultation direction adressée sur support papier (4 pages A4) à chacune des écoles du département.

Notons avec satisfaction qu’il est assez rare qu’un syndicat s’intéresse uniquement aux seuls directeurs et notamment pour leur demander leur avis sur leur métier. Nous étions plutôt habitués à d’autres formules « direction et fonctionnement de l’école » ou « consultation de l’ensemble de la profession ».

Aussi avons-nous décidé de retranscrire l’ensemble de la consultation réservée aux seuls directeurs du 66.

 

 ------------------------------------------------------------------------------------------

 

« Consultation direction » du SNUipp 66

   

 

1 – Parmi les affirmations, revendications ou consignes suivantes, donnez votre avis en indiquant si vous êtes plutôt d’accord, pas d’accord, sans opinion :

 

-          Le protocole « direction » signé par le ministère et le SE-Unsa (EVS, décharge 4 cl. par les PE2, augmentation de 15 €) a mis fin au conflit sur la direction d’école

-          Il faut poursuivre une action spécifique sur la direction d’école

-          Les revendications sur la direction d’école n’ont aucune chance d’aboutir si on n’obtient pas un infléchissement de la politique budgétaire par l’action syndicale et la mobilisation des collègues, parents élus

-          On peut obtenir une amélioration dans le cadre budgétaire actuel par la seule pression des directeurs

-          Le cadre d’emploi actuel (grade du corps des profs d’école/instits) reste le mieux adapté à la réalité et à la structure des écoles mais il doit être considérablement amélioré par voie réglementaire (carrière et rémunération, redéfinition des missions, responsabilités, conditions d’exercice et décharges)

-          La création d’un statut établissant un nouveau corps particulier de directeur est nécessaire

-          Le SNUipp 66 demande que les 60 h dégagées de l’horaire obligatoire élève soient comptées en décharge de service pour les directeurs

 

2 – Classement des priorités revendicatives. Numérotez celles choisies et indiquez si vous êtes plutôt d’accord ou pas d’accord :

 

-          Allègement des tâches administratives et paperassières

-          Carrière et rémunération

-          Conditions d’exercice et de décharges

-          Emploi pour l’aide administrative

-          Redéfinition des missions

-          Responsabilités à clarifier

-          Statut particulier de directeur avec accès à un nouveau corps

-          Formation continue régulière

 

3 - Chiffrage de l’augmentation salariale à obtenir pour la fonction de directeur ….. €

 

4 – Parmi les mesures catégorielles d’amélioration des carrières envisageables, indiquez les préférences revendicatives et numérotez celles choisies par ordre de priorité (plutôt d’accord, pas d’accord) :

 

-          Augmentation du nombre de points de la bonification indiciaire

-          Augmentation du nombre de points de NBI

-          Augmentation des indemnités

-          Passage accéléré d’échelon hors contingent (comme les directeurs spécialisés)

-          Bonification pour l’accès à la hors classe

 

5 – Parmi tous les moyens d’action évoqués lors de diverses réunions avec les collègues, quel est à votre avis ceux à retenir pour lancer (et surtout suivre…) des consignes syndicales ? Indiquez si vous êtes plutôt d’accord, pas d’accord, sans opinion :

 

-          Blocage administratif global

-          Blocage administratif ciblé (certains documents par ex : prévisions, projets, comptes rendus…)

-          Blocage de base-élèves

-          Allègement des tâches administratives

-          Lister et refuser un certain nombre de tâches (si d’accord, préciser lesquelles dans le cadre page 4)

-          Prioriser (comme l’IEN pour les remplacements) : on fait avec le temps que l’on a, tant pis pour le reste (en priorité l’indispensable : organisation scolarité et sécurité des élèves, carrière des collègues ; différer l’accessoire que l’on n’a pas le temps de faire)

 

6 – D’autres moyens possibles pour alourdir la pression sur l’administration. Dites si vous êtes plutôt d’accord, pas d’accord, sans opinion :

 

-          Exiger systématiquement des écrits

-          Ne pas répondre immédiatement par téléphone ou mail, mais par courrier

-          Solliciter l’avis de l’IEN par écrit avant de signer une autorisation de sortie

-          Faire des motions de conseil des Maîtres au Maire, à l’administration…

-          Peser sur les municipalités pour accentuer la pression

-          Refuser systématiquement de s’impliquer et de faire ce qui est de la compétence des communes (inscriptions, suivi budgétaire, garderie, cantine)

-          Saisir le Maire systématiquement par écrit et préalablement, pour avis, de toute question relative à la sécurité

-          Faire délibérer chaque conseil d’école sur les conditions d’exercice de la direction, faire remonter à la mairie, à l’IA, aux parlementaires

 

  

------------------------------------------------------------------------------------------

 

Ce  questionnaire est riche d’enseignements sur le fonctionnement du SNUipp et nous conduit à faire les réflexions suivantes :

D’abord, cette consultation montre qu’à l’intérieur de ce syndicat, des directeurs tentent de se faire entendre. Le  questionnaire ci-dessus est le fruit de collègues qui, manifestement, connaissent bien les difficultés rencontrées par les directeurs et qui en sont très conscients. Quelques solutions sont même suggérées dans certaines questions.

Ensuite, force est de constater que le SNUipp souffle le chaud et le froid. Si le SNUipp 66 prend ouvertement position pour une consultation des directeurs, si le SNUipp 01 met à disposition un forum sur son site, rappelons-nous aussi les « bêtises » du SNUipp 82 et les déclarations d’un délégué du SNUipp 59 (cf nos articles à  ce sujet). Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp est, quant à lui, beaucoup plus hermétique à la notion de statut de directeur…

Enfin, demandons-nous ce qui pousse le SNUipp à s’intéresser aujourd’hui aux problèmes des directeurs. Est-ce une prise de conscience subite ou plus simplement la proximité des élections professionnelles qui commence à affoler les directions syndicales tant elles sentent monter l’exaspération des directeurs ?

Il devient urgent d’éclaircir la position officielle du SNUipp. La direction de ce syndicat nous rappelle souvent qu’elle a mandat pour refuser un statut. On peut en douter lorsqu’on voit les réactions épidermiques de quelques-unes de ses sections départementales.

Ce mandat ne serait-il pas le fruit de l’idéologie qui habite la hiérarchie de ce syndicat et quelques barons locaux inféodés ? L’avenir proche nous le dira car, ici ou là, des fissures apparaissent et le vernis commence à se craqueler… 

 

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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 09:42

 

Manque de concertation ou partage des rôles ? On ne sait. Toujours est-il que simultanément, la direction nationale du SNUipp donne l’impression de s’intéresser au sort des directeurs (cf article précédent) alors que l’équipe départementale du 82 attaque bille en tête les directeurs d’école par le biais de ceux qui portent leur voix puisque les syndicats ne le font pas.

A lire le SNUipp 82, émettre une idée différente de celle du SNUipp sur le métier de directeur suffit à être considéré comme un affreux suppôt du gouvernement. Il n’existerait, selon le SNUipp 82, qu’une vision correcte du fonctionnement de l’école : la sienne ! Autrement dit, la fonction de directeur d’école est vouée à l’immobilisme et ne peut évoluer alors même les responsabilités et les missions du directeur d’école ne cessent de croître et de s’alourdir.

Que le SNUipp 82 se donne la peine de lire tous nos articles et il verra que nous ne sommes pas tendres envers les différents ministres de l’Education nationale.

 

Une inexactitude : « les sites Directeurs en lutte et GDID lancent une consultation ». Notre site n’a participé en rien à cette consultation qui est le fruit du travail du GDID. Nous avons toujours pris soin de le préciser dans nos articles. Nous n’avons pas pour habitude de nous attribuer la paternité des actions de nos collègues.

 

Une absurdité : « Qui trouve-t-on derrière les sites Directeurs en lutte ou Dirlo/GDID ? »

« Le site directeurs en lutte, qui est à l’origine avec le GDID du sondage sur un statut de la direction, propose deux liens vers deux syndicats. Ces deux syndicats sont le SNE / CSEN et le SCENRAC-CFTC ».

Sur notre site, divers liens renvoient vers des acteurs favorables au statut que nous réclamons de toutes nos forces. Ainsi, un lien envoie vers la liste des parlementaires ayant manifesté leur désir de voir la direction d’école reconnue par un statut. On y trouve sensiblement autant de députés de gauche que de droite.

D’autres liens renvoient vers des sites favorables au statut du directeur : le GDID national et ses 10 sites départementaux. D’autres liens également vers deux syndicats favorables au statut du directeur (le SNE-CSEN et le SCENRAC-CFTC).

Le site « directeurs en lutte » n’a jamais fait état dans ses articles du moindre prosélytisme à l’égard de ces deux syndicats. Le SNUipp 82 serait bien en peine d’en trouver trace sur le site. Nous n’avons fait que souligner le trait commun qui est de se montrer favorable à un statut de directeur.

Une lecture attentive de notre site devrait suffire à convaincre les responsables du SNUipp 82 que nous n’analysons que les prises de position syndicales qui concernent les directeurs. Nous ne faisons que dénoncer le refus des syndicats majoritaires de prendre en compte les intérêts des directeurs d’école. Nous refusons de nous immiscer dans les autres aspects syndicaux. Nous gardons toujours à l’esprit l’objectif de notre implication dans ce débat. Il ne s’agit donc pas « d’antisyndicalisme primaire » comme certains voudraient le faire croire pour décrédibiliser notre action.

Profitons, d'ailleurs, de cet article pour réaffirmer, une nouvelle fois, notre totale indépendance à l’égard des partis politiques et des organisations syndicales.

Par la même occasion, nous tenons à redire que nous sommes également totalement indépendants du GDID même si nous sommes assurément proches de ses idées.

Enfin, rappelons que nous ne sommes pas une association mais un site d’information, de réflexion et d’analyse.

Sur le fond, le SNUipp 82 met en cause les résultats de la consultation IFOP – GDID sur un point essentiel : la question sur le statut. Si 93 % des directeurs y ont répondu favorablement, c’est que la question était orientée et qu’elle n’impliquait pas de réponse différente… Critique classique.

Si le SNUipp est convaincu de ce qu’il avance, il lui est facile de chercher à le vérifier. Il lui suffit de commander une nouvelle consultation des directeurs et de leur poser clairement la question. Les instituts de sondage ne manquent pas sur la place publique. Ce que le GDID a fait, le SNUipp peut le faire.

 

Quant à la conclusion du SNUipp 82 : « En clair, on trouve derrière ces sites, un syndicat de droite et un syndicat qui regroupe sans doute pas mal de directeurs des écoles ... confessionnelles.

Les directeurs des écoles … publiques peuvent avoir confiance ! », qu’en dire pour ne pas être blessant ? Disons… qu’elle montre que le SNUipp 82 a toujours le mot pour rire…

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