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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 16:43
 

Le projet de loi relatif à la rénovation du dialogue social dans la fonction publique constitue la première étape de la mise en œuvre des accords de Bercy conclus le 2 juin 2008 entre le ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique, le secrétaire d’État chargé de la fonction publique et six des huit organisations syndicales représentatives de la fonction publique (CGT, CFDT, FSU, UNSA, Solidaires, CGC). Relire notre article du 20 mai sur le paysage syndical français.

 

Les règles et les pratiques datent d’un compromis issu du statut de 1946. Elles ont très peu évolué depuis, alors que la fonction publique a connu dans le même temps des changements profonds.

Pourront désormais se présenter aux élections professionnelles les syndicats qui, dans la fonction publique où celles-ci sont organisées, sont légalement constitués depuis au moins deux ans et satisfont aux critères de respect des valeurs républicaines et d’indépendance.

 

Comme les comités techniques de la fonction publique territoriale et les comités techniques d’établissement de la fonction publique hospitalière, les comités techniques de l’État seront désormais élus directement par les agents qu’ils représentent. Cette évolution doit garantir une représentation plus complète des personnels au sein de ces instances, notamment des personnels non titulaires des administrations.

Dans cette même logique, les conseils supérieurs de la fonction publique de l’État, de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière seront désormais composés à partir des résultats agrégés des élections aux comités techniques, et non plus aux commissions administratives paritaires.

 

Afin de marquer l’importance des élections professionnelles, les cycles électoraux seront harmonisés dans les trois versants de la fonction publique. Pour ce faire, les mandats de l’ensemble des instances de consultation de la fonction publique seront fixés à quatre ans, afin de permettre la tenue simultanée des élections professionnelles dans les trois fonctions publiques.

 

Avec la réforme, la représentativité des syndicats, qui n'était jusqu'ici mesurée qu'au moment de l'élection des commissions administratives paritaires (chargées de suivre la vie des agents), se fondera désormais également sur un nouveau vote, celui des comités techniques (chargés de suivre la vie des administrations).

 

Dans les comités techniques ministériels, les places seront chères. Les premières rumeurs font état de 15 sièges : aucune organisation ne peut donc envisager de siéger avec moins de 6 % des suffrages. Une formalité pour les grandes fédérations (FSU, Unsa, CFDT), mais une perspective plus inquiétante pour FO (6,7 % aux dernières élections professionnelles) et SUD (6 %), voire une mort assurée pour six organisations (CSEN, CGT...) en deçà de ce seuil fatidique. Pour calmer le jeu, le gouvernement pourrait laisser chaque ministère moduler les sièges en fonction du nombre de ses agents.

Autre motif d'inquiétude : l'organisation du scrutin. Contrairement aux élections des commissions administratives organisées par corps (primaire, secondaire, non-enseignants...), les comités techniques seront élus par l'ensemble des personnels. Certains syndicats leaders sur un secteur « de niche », mais indépendants des grandes fédérations, redoutent d'être noyés. C'est le cas du SNALC (troisième dans le secondaire) ou du Snetaa-eil (premier dans l'enseignement professionnel). D'autant que la réforme prévoit que tout accord devra être signé par des organisations représentant 20 % des voix pour être valable.

 

Le projet de loi sur la représentativité dans la fonction publique, qui sera présenté cet automne au Parlement, risque de bouleverser un paysage syndical dominé depuis quinze ans par la puissante FSU. Les petits syndicats ont tout intérêt à s'unir, mais la chose est délicate, en raison notamment de vieux clivages. Un mariage d'appareils contre-nature pourrait déboucher sur une crise interne voire des départs massifs.

Depuis la scission de la FEN, on a rarement vu telle effervescence chez les syndicats de l'éducation. Le Snetaa-eil, parti avec fracas de la FSU il y a quelques années, lorgne du côté de FO. La FAEN (Fédération autonome de l’Education Nationale) qui regroupe 6 syndicats, frappe à de nombreuses portes.

La CFTC peine à se trouver des alliés dans ce bastion laïc. Quant au SNALC, étiqueté à droite, même s'il se dit apolitique, il fait le pari de l'autonomie et veut redonner un deuxième souffle à la FGAF (fédération de fonctionnaires).

Les grandes fédérations ont, elles aussi, entrepris les grandes manœuvres, conscientes que le bouleversement va dépasser la seule Education nationale.

Après avoir compté leurs troupes et plus d’une année de contacts, la CGC et l’Unsa ont finalement échoué dans leur tentative de fusion.

La FSU, qui n’a pas réussi à se diversifier hors de l'éducation, a multiplié les appels du pied à la CGT lors du récent congrès du SNES. On est encore bien loin d'une fusion, mais des groupes de travail communs ont été constitués. Objectif : ne pas donner le sentiment que le projet se limite à une simple manœuvre d'appareil. Reste à savoir si les enseignants accepteront de rejoindre la CGT.

 

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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 17:54

 

Le 29 mai dernier se déroulait la CAPD pour l’accès à la Hors Classe dans l’académie de Lille. L’occasion pour les syndicats de rappeler leur opposition à la proposition ministérielle donnant aux IA la possibilité d’accorder un point supplémentaire aux directeurs d’école.

 

Nous avons consacré deux articles sur ce thème :

-       Directeurs d’école : Point supplémentaire pour accès à la hors classe (le 18 avril 2009)

-       Accès des directeurs à la HC : le point de la discorde… (le 28 mai 2009)

 

En préambule de la CAPD du 29 mai, le SNUipp a tenu à faire la déclaration suivante :

 

 

Monsieur l'Inspecteur d'Académie,

 

Avant l’ouverture de la CAPD du 28 mai dernier la délégation du personnel dans son ensemble (Sgen, SNUipp et SE) avait demandé le report à l’ordre du jour du point sur la Hors classe arguant du fait que « La note de service ministérielle du 2 avril dernier indique que les IA peuvent attribuer aux directeurs un point supplémentaire pour le calcul du barème du passage à la hors classe. »

Vous avez fait le choix d’appliquer dès cette année, cette possibilité.

 

Pourtant, lors du groupe de travail du 12 mai dernier, la délégation du personnel, dans son intégralité, vous avait déjà fait part de son opposition et avait demandé la suspension de cette application par respect et solidarité envers les collègues ayant reporté leur départ à la retraite l'an dernier pensant de bonne foi pouvoir accéder à la hors-classe.

Où est la prise en compte de l’avis unanime des délégués du personnel ?

 

Avant l'ouverture de cette CAPD, nous attirons votre attention sur le fait que cette bonification est loin
d’être appliquée sur tout le territoire tant au niveau des départements qu’au niveau des académies.

De plus, nous considérons que ce point à l’ordre du jour ne peut être traité sérieusement que si nous avons communication préalable de toutes les informations complètes concernant tous les collègues inscrits au tableau d’avancement à la HC, informations promises le 12 mai puis le 28 mai, en vain.

C’est pourquoi le SNUipp réitère sa demande : « appliquez le barème classique pour cette année, suspendez la possibilité qui vous est offerte d’augmenter d’un point le barème hors classe de tous les directeurs

 

Aujourd’hui l’Inspecteur d’Académie a maintenu sa décision d'attribuer un point supplémentaire dans le barème de la Hors-classe aux directeurs d’école.

 

Le SNUipp-FSU a demandé un vote à bulletin secret de la CAPD sur cette question. Les dix représentants de l’administration et les dix représentants des personnels (5 SE, 4 SNUipp, 1 Sgen) ont voté de la manière suivante à la question : « Etes-vous favorable à l’application d’un point supplémentaire au barème de l’accès à la hors-classe des professeurs d’écoles pour les directeurs ? »

       

Pour : 10             Blanc : 4         Contre : 6

 

Pour le SNUipp, la seule solution à l'avancement dans la carrière doit être la transformation de la HC
en un 12ème échelon. C'est le seul moyen pour que tous les collègues aient la possibilité d'accéder à l'indice terminal de 783.

La Hors Classe telle qu'elle existe est injuste et inaccessible pour près de 9 enseignants sur 10 !

 

 

L'analyse des résultats du vote secret demandé par le SNUipp fait apparaître que les 10 voix « pour » sont celles des représentants de l’administration. Les 4 délégués SNUipp ayant voté « contre », cela signifie que les 6 délégués restants (5 SE et 1 SGEN) se sont répartis en 2 « contre » et 4 « blanc ». En tout état de cause, au moins 1 SE a voté « contre ». 

 

Le SNUIpp-FSU a profité de cette CAPD pour demander à l’Inspecteur d’académie :

 

-       de fournir à tous les délégués du personnel les documents leur permettant de remplir le mandat pour lequel ils ont été élus

-       d’arrêter le principe de groupe de travail sur les règles départementales qui définissent les départs en stage CAPA-SH, le mouvement, la formation continue, l'inspection/notation.

 

L’IA a répondu favorablement à ses demandes et les documents tant réclamés devraient être envoyés.

 

 

La CAPD sur le point de s’achever, quelle ne fut pas la surprise des participants d’entendre le SNUipp intervenir sur un sujet n’ayant strictement rien à voir avec l’ordre du jour de la réunion…

Nous reproduisons, ci-après, intégralement le communiqué du SNUipp :

 

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« Avant la clôture de la CAPD, le SNUipp-FSU a posé une question innocente :

« Qui arrête la répartition des classes au sein des écoles ? »

 

Réponse de l’IA :

 

« La répartition des moyens est arrêtée par le directeur de l’école après avis du conseil des maîtres. Par ailleurs les IEN rappelleront les principes sur les classes ne devant pas être attribuées aux T1, les postes langues et les temps partiels.

Toutefois cela n’est pas systématique et les réalités de chaque école doivent être prises en compte.»

 

Pour le SNUipp, la répartition des classes et des élèves se fait donc en conseil des maîtres où chacun compte pour un. Ce n'est qu'à l'issue du débat où chacun peut développer son avis que les décisions sont arrêtées. »

 

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Mais pourquoi, diantre, cette question a-t-elle été posée ? Quel intérêt le SNUipp avait-il à questionner l’Inspecteur d’académie sur ce sujet précis ?

Il est pourtant évident que le SNUipp connaît les textes qui régissent les attributions du directeur d’école… Etait-ce pour envoyer un message subliminal à un collègue directeur qui ne respecterait pas la procédure ? Etait-ce pour lancer un avertissement à un IEN souhaitant s’immiscer dans le processus ? Nous savons que dans certaines écoles, l’IEN a été appelé à la rescousse du directeur qui ne veut ou ne peut trancher dans un conflit qui l’oppose à ses adjoints sur l’attribution de classes…

Autre hypothèse : ayant mal vécu sa défaite sur le point supplémentaire accordé aux directeurs pour l’accès à la Hors Classe, le SNUipp a-t-il tout simplement voulu montrer sa mauvaise humeur en rappelant qu’il n’a pas renoncé à instituer un Conseil des Maîtres Décisionnaire ? Etait-ce, pour lui, une manière de relancer le débat ?

 

Toujours est-il que, ce 29 mai, le SNUipp a manifesté, à deux reprises, son hostilité à la reconnaissance du rôle éminent du directeur dans son école.

Une première fois, en refusant de lui accorder un avantage de carrière. L’aurait-il refusé de la même façon aux psychologues ou aux conseillers pédagogiques s’il s’était agi d’eux ?

Une seconde fois en rappelant inutilement que « chacun compte pour un ».

 

Que le SNUipp se rassure, les directeurs ne demandent rien d’autre que de « compter pour un » car, pour l’instant, ils ont trop souvent le sentiment ou l’impression de ne « compter pour rien ».

 

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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 21:42

Le 18 avril dernier, nous avons consacré un article à l’annonce faite par le ministre d’accorder un point supplémentaire aux directeurs d’école pour favoriser leur accès à la Hors Classe.

Les syndicats ont immédiatement réagi à la circulaire ministérielle. Sujet brûlant, en effet, que celui d’accorder un « avantage » aux directeurs d’école.

 

Si le SNE-CSEN s’est félicité « d’avoir obtenu un avantage substantiel dans l’accélération de la carrière des directeurs d’école », la CGT Educ’Action et le SNUipp ont entonné le thème de « la division pour mieux régner »…

 

Un mois plus tard, il nous a semblé intéressant de faire le point sur la façon dont cette mesure s’est traduite dans les faits lors des CAPD.

 

Selon les informations qui nous sont parvenues à ce jour, les IA semblent avoir largement suivi la circulaire ministérielle leur offrant la possibilité d’accorder ce point supplémentaire aux directeurs d’école.

Dans la plupart des départements, les syndicats ont tenté de dissuader l’IA d’user de cette prérogative. En vain, le plus souvent.

 

 

Nous publions, ci-après, quelques-unes des réactions significatives des principaux syndicats au moment où se tiennent les CAPD :

 

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SNUipp – Hauts-de-Seine

 

« L’inspecteur d’académie a répondu défavorablement à notre demande (alors qu’il en avait la possibilité) de ne pas modifier le barème pour l’accès à la hors classe. Au barème existant, sera ajouté un point direction.

Ce point supplémentaire renforcera l’injustice entre les fonctions. Sur les 50 premiers de la liste, 74% sont des directeurs, 14% des adjoints et 12% des enseignants spécialisés. Si l’ancien barème avait été maintenu 30% de directeurs auraient été promus 34% d’adjoints et 36% d’enseignants spécialisés. Nous avons rappelé, avec force, que la fonction occupée ne devait pas influer sur l’accès à la Hors Classe.

Est-il déméritant à ce point de faire le choix de rester en classe ? De plus, nous avons souligné et regretté que les fonctions de directeur ne soient autrement reconnues que par l’ajout de ce point qui ne répond nullement aux préoccupations et difficultés actuelles de ceux-ci. La reconnaissance de la spécificité de la direction d’école passe par des mesures qui concernent l’ensemble des directeurs et non 36 d’entre eux ! »

 

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SE-Unsa – Nord

 

« Ainsi, notre Inspecteur d’Académie, à « l’invitation » du cabinet du ministre, nous a annoncé qu’il bonifiait d’un point le barème hors-classe des directrices et directeurs.

Bien sûr, les collègues concernés par ce point ne seront pas mécontents de l’avoir obtenu. Mais fallait-il déshabiller Paul pour habiller Jacques ? Si l’on compte les collègues au barème maximal bénéficiant d’un point supplémentaire (enseignants REP et directeurs), on arrive à 121. Or il y aura 120 promus.

Autant dire que pour les collègues qui pouvaient raisonnablement prétendre accéder à la hors-classe au regard du barème 2008, ce sera peau de chagrin. Bien sûr, un certain nombre des 120 premiers préfèreront maintenir leur projet de partir à la retraite que de passer à la hors-classe et les 40 ou 50 collègues qui ont refait un an pour accéder à la hors classe seront sans doute « repêchés »…

Il n’empêche. Un certain nombre d’entre eux sans doute le devront à l’accord obtenu auprès du ministre par le SE-UNSA l’an dernier : l’amélioration du ratio hors-classe qui s’était traduit en 2008 par 30 promus supplémentaires dans notre département. Nous continuons de nous battre pour que ce ration soit une nouvelle fois amélioré : la hors-classe, ça doit être pour tout le monde.

Pour mémoire, le rapport Silicani rendu en avril 2008 au président de la République proposait que le traitement des enseignants soit composé d’une part fixe (75%) et d’une part variable (25%). Il préconisait aussi que « l’accès au dernier grade de chaque cadre statutaire ou d’emploi soit conditionné au fait d’avoir occupé, pendant au moins trois ans, un ou plusieurs postes comportant des responsabilités ou des sujétions particulièrement lourdes », en d’autres termes que l’accès à la hors-classe soit interdit aux adjoints travaillant en milieu ordinaire.

Imparable pour tenir l’engagement de faire accéder 15% des collègues à la hors-classe (1,6% actuellement !) :

Plutôt que d’augmenter le nombre de promus, il suffit de réduire le nombre de promouvables

 

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SNUipp - Cantal

 

« L’administration avait fait le choix de modifier le barème pour l’accès à la hors classe en donnant un point aux directeurs d’école, et ce, sans concertation avec les délégués du personnels ni même en avoir informé les collègues.

Nous avons rejeté ce manque de transparence et noté que si la fonction de directeur doit être revalorisée, ce n’est pas au détriment des autres enseignants. Or, le choix de majorer d’un point le barème des directeurs bouleverse considérablement les conditions d’accès à la hors classe et freine le passage à tous les non directeurs.

L’IA a tenu compte de notre demande et propose un nouveau classement sans ajouter de point aux directeurs ».

 

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Sgen -Alsace

 

« Bonification des directeurs pour l’accès à la hors-classe des PE : Le ministère a informé l’IA de la possibilité de donner un point de bonification aux directeurs pour accéder à la hors-classe. Pour le Sgen-CFDT, cette mesure n’est pas la bonne manière de répondre à la nécessaire amélioration des conditions de travail et de rémunération des directeurs. En effet, elle aurait pour conséquence de réduire considérablement la possibilité pour un PE adjoint d’accéder à la hors classe.

Le Sgen-CFDT revendique une reconnaissance de l’engagement des directeurs par une augmentation des décharges et des indemnités. De plus, une aide administrative doit être envisagée pour les écoles maternelles et élémentaires.»

 

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SNUDI-FO - Vienne

 

« Un point supplémentaire de barème pour la hors-classe pour certains directeurs d’école « méritants », mesure qui met en place « le salaire au mérite » !

Sur le fond, si le SNUDI-FO prend acte du fait que le Ministère reconnaît que les directeurs sont amenés à fournir un investissement personnel, force est de constater que compte tenu du nombre extrêmement limité d’accès à la hors classe, il y aura très peu de collègues directeurs qui pourront bénéficier de cette promotion.

De plus cette mesure apparaît comme une mesure discriminatoire et inégalitaire aux yeux des professeurs des écoles qui n’exercent pas sur des postes de direction et qui demandent également que leur investissement professionnel soit reconnu à travers une augmentation salariale conséquente, notamment par l’augmentation du point d’indice pour tous.

Au contraire ces collègues seront fondés à considérer que non seulement ils sont exclus définitivement du passage à la hors classe, mais que cette proposition est prise à leur détriment. En effet, la mesure préconisée n’aboutit qu’à la répartition différente de la somme globale consacrée au passage à la hors classe puisque aucune place supplémentaire n’est créée. De fait, elle conduit à rompre l’unité du corps des professeurs des écoles et à instaurer un système de promotion uniquement fondé sur le critère du « mérite » et sa reconnaissance par l’IA, ce que notre syndicat ne peut accepter.

Cette mesure d’octroi d’un point supplémentaire apparaît comme un effet d’annonce quelque peu démagogique ».

 

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SNUDI-FO – Oise

 

« Le ministère prévoit d’accorder un point supplémentaire aux directeurs d’école. Il appartient aux IA de « choisir » d’attribuer ou non ce point à tous les directeurs ou partiellement (selon quels critères ?).

De facto, la généralisation d’attribution du point aurait pour conséquence d’intégrer uniquement les directeurs en fin de carrière au détriment de tous les collègues. Sans vouloir opposer telle ou telle catégorie de personnel, c’est un choix politique du ministère qui est contestable en rompant une égalité de traitement entre les personnels dans l’accès à la hors classe. »

 

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On le constate, les syndicats acceptent mal l’idée d’accorder un avantage (si minime soit-il) aux directeurs d’école. Division pour les uns, injustice pour les autres… Manifestement, l’IA du Cantal s’est laissé convaincre…

Certes, les dirigeants syndicaux accompagnent leur protestation d’un couplet sur la « nécessité de reconnaître l’engagement des directeurs » mais, hélas, on ne les voit guère donner suite à leurs propos généreux et mener une action vigoureuse dans ce sens… « Paroles, paroles, paroles… ».

 

 

Autre préoccupation et nouveau sujet de colère : les syndicats n’ont plus le privilège d’annoncer aux enseignants le résultat du mouvement du personnel (mutations et nominations).

 

Jusqu’à présent, les jours de CAPD, les délégués du personnel tenaient des permanences téléphoniques pour informer les collègues en attente d’un poste. C’était le bon temps : celui où le syndicat se montre au service des enseignants, de tous les enseignants. Planait alors le doux parfum d’une cogestion tranquille. Les représentants du personnel apparaissaient comme garants de la régularité des opérations. Ils étaient donc très logiquement « payés de retour ». Le champ de syndicalisation attirait nombre de débutants convaincus de pouvoir compter sur l’aide utile, voire indispensable des syndicats. Et, cerise sur le gâteau, ces derniers jouissaient du privilège exclusif de la communication des résultats du mouvement.  

 

Xavier Darcos en a décidé autrement : « Informer les enseignants, cela fait partie des missions de l’Administration » avec probablement, en arrière-pensée, l’idée de faire croire que les syndicats ne seraient que des porteurs d’informations.

 

Les responsables syndicaux y ont vu une « attaque déguisée » contre les organisations qu’ils représentent et une volonté de minimiser l’action des délégués du personnel. Ils considèrent qu’il s’agit d’une véritable « négation du paritarisme ».

 

Les syndicats sont d’autant plus en colère qu’ils sont court-circuités par les IA qui communiquent les résultats provisoires avant même la tenue des CAPD.

En effet, dans certains départements, les enseignants peuvent prendre connaissance de leur future nomination sur iProf « sous réserve de vérification par la CAPD ».

Dans d’autres départements, l’annonce de l’IA se fait par mail, téléphone ou même SMS comme en Loire-Atlantique… Jamais, l’Education nationale n'aura autant été à la pointe du progrès…

 

Ainsi, le déplore le SNUDI-FO de l’Oise :

 

« Le SNUDI FO a appris avec une grande surprise, mardi 5 mai dans la journée, par des collègues, que les résultats du mouvement départemental étaient déjà divulgués aux enseignants concernés par un message de l’administration sur leur boîte I-PROF !  Ce procédé qui, de plus, n’a pas été soumis à l’approbation des commissaires paritaires, est une nouvelle remise en cause du paritarisme, après la suppression envisagée des CAPD des 2e et 3e phases du mouvement ».

Pour l’IA, « la divulgation du projet de mouvement sur I-Prof suit clairement les consignes ministérielles portées dans la circulaire des permutations et mutations. L’IA ne renie pas pour autant la position de confidentialité qu’il défendait auparavant. Il remarque que plusieurs syndicats informaient les collègues avant la CAPD depuis des années et que cette nouvelle mesure a au moins le mérite d’informer tous les collègues alors qu’ils ne s’adressaient pas tous aux syndicats avant ».

 

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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 16:10


Les organisations syndicales suivantes : SNUipp-Fsu, SE-Unsa, Sgen-Cfdt, FO, CGT Educ’action et l’Union Nationale des Collectifs EVS lancent une pétition et une motion pour exiger la pérennisation des EVS.

 

Pétition 

 

Nous demandons l’arrêt des recrutements sous contrats précaires parce que l’aide à la direction est importante pour un meilleur fonctionnement de l’école et parce que la scolarisation des enfants en situation de handicap est une priorité nationale.

Ni les enseignants qui auraient plus de difficultés à fonctionner sans eux ni les parents d’élèves qui y voient un plus certain pour leurs enfants et les écoles ne mettent en doute, aujourd’hui, l’intérêt et l’efficacité des Emplois de Vie Scolaire.

Personne ne doit se retrouver sans solution !

Pérennisons les emplois de vie scolaire et aménageons des possibilités d’accès à des emplois statutaires pour les personnels en place !

 

 

Motion du conseil d’école / maîtres de l’école …………………………………

 

A Monsieur Darcos, Ministre de l’Education Nationale

A Monsieur/Madame l’Inspecteur d’Académie de …..........

 

Le conseil d’école/de maîtres réuni le………………………… 2009 a adopté la motion suivante

 

Monsieur le Ministre,

Monsieur/madame l’Inspecteur d’Académie ,

 

Depuis la rentrée 2006, l’école ……………………………………… est dotée d’une Employée de Vie Scolaire. A ce jour, Mme, Mlle, Mr ……………………………occupe ce poste.

Le Conseil d’école, réuni aujourd’hui, regrette vivement que vous n’ayez pas fait le choix de créer des emplois statutaires stables permettant aux écoles d’améliorer durablement leurs conditions de fonctionnement.

Depuis l’arrivée de Mme, Mlle, Mr …………………………………. et de ses prédécesseurs, l’ensemble du personnel et des parents fréquentant l’école ont noté une amélioration conséquente au niveau de la qualité d’accueil, du suivi administratif des dossiers.

 

Mme, Mlle, Mr (ainsi que ses prédécesseurs) ……………………………… effectue régulièrement les tâches suivantes :

 

(Enumération de toutes les tâches de l’EVS à l’école,)

 

Et depuis le ……………………en plus des tâches quotidiennes administratives, Mme, Mlle, Mr accompagne un enfant en situation de handicap pendant …………….. heures par semaine :

 

(Enumération de toutes les tâches de l’EVS/AVS dans le cadre de la prise en charge)

 

Mme, Mlle, Mr ……………………. a en outre été formé(e) à ………………………………………………...

………………………………………………………………………………………………...

 

Tout en dénonçant le statut précaire qui est réservé à ces personnels, nous reconnaissons que cette mesure a contribué à améliorer grandement les conditions de fonctionnement de l’établissement.

Nous vous demandons donc, de maintenir Mme, Mlle, Mr …………………………………… ainsi qu’elle (il) le souhaite, sur ce poste pour lequel elle (il) est désormais parfaitement formé(e).

La transformation en Juin 2009 de ces postes en emplois statutaires éviterait qu’à l’échéance de nouveaux demandeurs d’emploi ne viennent « grossir » les chiffres du chômage dans notre pays.

 

Signatures des enseignants de l’école.

 

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Curieuses organisations syndicales qui semblent parfois atteintes de troubles de la mémoire… Rappelons-nous. C’était juste après la signature du protocole proposé par le ministre Gilles de Robien et signé par le seul SE-Unsa.

Le SNUipp n’avait pas de mots assez durs pour fustiger la mise en place d’EVS pour apporter une « aide administrative au directeur d’école ». Il appelait alors au boycott de l’embauche d’EVS.

 

 

Juin 2006, le SNUipp 06 publie le communiqué suivant :

 

Des entretiens pour le recrutement des aides aux directeurs d’école sont actuellement mis en place. On demande souvent aux CPC de les organiser. Après la bataille contre le CPE et les luttes contre la précarité généralisée en méthode, la non signature par le SNUipp du protocole direction suite à la consultation des collègues et l’appel au boycott du SNUipp et de la CGT sur ce type d’emploi, il nous semble important de ne pas participer à cette mascarade.

Refusons collectivement de participer au recrutement de ces personnels précaires qui ne répondent en rien aux problèmes posés à la direction d’école.

 

Si le manque de moyens aussi bien pour la direction d’école que sur l’accueil des enfants en situation de handicap est une fois de plus pointé par le Ministère, celui-ci cependant n’apporte pas les réponses adéquates en proposant une fois de plus de recruter un personnel aussi précaire et non formé. Le SNUipp ne peut cautionner un tel dispositif.

L’école n’a pas pour vocation de contribuer à faire baisser artificiellement le taux de chômage par des illusions d’emplois qui seront d’abord une charge supplémentaire pour les directeur.

La lutte victorieuse contre la CPE vient à peine de se terminer. Il serait incohérent de laisser la précarité de l’emploi se frayer un chemin par des voies détournées et encore plus incohérent d’y prendre part.

 

Outre le renforcement de la précarité, cette circulaire pose de nombreux problèmes :

Seul l’avis du directeur est demandé. Nous rappelons que pour nous, ce sont les conseils des maîtres qui garantissent la prise en compte de l’avis de l’ensemble de la profession. Il est donc primordial que ceux-ci puissent discuter de cette question et écrivent une motion expliquant le refus de la précarité et rappelant les besoins de l’école.

 

 

Juin 2006 Côtes d’Armor (22)

 

Les organisations syndicales Snuipp-FSU, Snudi-FO, Sgen-CFDT, SUD-Education, Sden-CGT des Côtes d’Armor, réunies le jeudi 1er juin 2006 à Saint-Brieuc dénoncent le recrutement d’EMPLOIS DE VIE SCOLAIRE (EVS) prévu dans le protocole concernant « l’aide à la fonction de directeur ».

-       Elles dénoncent la poursuite d’une politique, qui, sous couvert de lutte contre le chômage, institutionnalise et aggrave la précarité au sein des services publics au détriment d’une véritable politique de l’emploi public.

-       Elles refusent que les directeurs et directrices d’écoles puissent devenir « recruteurs, formateurs et licencieurs » d’EVS.

-       Elles rappellent que tout recrutement d’EVS ne peut être fait qu’à la demande expresse des directeurs et directrices.  Elles dénoncent d’ores et déjà toutes les sortes de pressions qui pourraient être exercées sur nos collègues.

-       Elles appellent l’ensemble des écoles du département à boycotter ce recrutement et les collègues directeurs/directrices à ne pas se rendre aux commissions de recrutement.

 

 

Juin 2007, la CGT évoque le renouvellement des EVS :

 

Aux dernières nouvelles le dispositif EVS-CAE... serait reconduit... La précarité de ces emplois n’en est pas moins maintenue ainsi qu’un salaire de misère, des licenciements en vue et des non réemplois... Aucune raison donc pour le Sden-Cgt de revenir sur son mot d’ordre de boycott... Ce dispositif est un véritable scandale même renouvelé ne soyons pas complices... Présenter ce renouvellement comme une victoire est une tromperie que nous laissons volontiers à d’autres...

 

 

Juin 2007 – Conseil national du SNUipp

 

EVS- AVS

Après les rassemblements du 23 mai, les postes d’Emplois Vie Scolaire sont maintenus. Le SNUipp a été aux côtés des personnels pour défendre leurs droits et il interviendra en direction des ministères concernés pour pointer les problèmes dès cette rentrée...

En même temps le SNUipp réaffirme son refus du développement de la précarité dans les écoles et condamne la confusion volontaire qu'entretient l'administration entre EVS et AVS.  Il demande  la définition d'emplois statutaires avec un plan de recrutement dans les écoles pour répondre aux besoins de nouveaux métiers pour un meilleur fonctionnement de l'école et l'accompagnement des enfants handicapés scolarisés en milieu ordinaire…

 

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Nous pourrions multiplier des citations de ce genre, plus amusantes les unes que les autres, qui montrent l’inconstance d’organisations syndicales qui se veulent responsables et représentatives des enseignants… Arrêtons ce jeu de massacre !

Que peut penser le directeur lambda lorsque les consignes que les syndicats lui demandent de respecter se contredisent l’année suivante ?

 

Comment peut-on déclarer dans la pétition « l’aide à la direction est importante pour un meilleur fonctionnement de l’école » et ne rien revendiquer pour les premiers intéressés, à savoir les directeurs ?

 

Comment peut-on se permettre d’écrire « Ni les enseignants qui auraient plus de difficultés à fonctionner sans eux ni les parents d’élèves qui y voient un plus certain pour leurs enfants et les écoles ne mettent en doute, aujourd’hui, l’intérêt et l’efficacité des Emplois de Vie Scolaire » et oublier que les EVS ont d’abord été créés pour aider les directeurs ?

 

Comment le SE-Unsa qui est à l’origine de la création des EVS avec l’accord du protocole de 2006, et qui se réjouissait d’avoir obtenu une aide administrative pour les directeurs, peut-il à ce point l’oublier et se renier dans cette pétition ?

 

Ecrire dans la motion « l’ensemble du personnel et des parents fréquentant l’école ont noté une amélioration conséquente au niveau de la qualité d’accueil, du suivi administratif des dossiers », c’est reconnaître la charge de travail du directeur.

C’est également reconnaître que pour mieux fonctionner, l’école a besoin d’un directeur plus disponible, moins écrasé par les tâches administratives donc davantage soutenu et aidé.

C’est reconnaître que le directeur joue un rôle considérable, primordial, essentiel pour le bien de tous : adjoints, élèves et parents

 

Nous ne pouvons qu’être favorables à la reconnaissance des EVS. Nous ne pouvons que souscrire à leur demande de reconnaissance de leur métier. Nous ne pouvons que leur souhaiter d’obtenir un statut qui pérennise leur mission et leur permette d’obtenir une formation digne de ce nom.

 

Ce que souhaitent les EVS, ce que réclament les syndicats pour les EVS, ce n’est rien d’autre que ce que nous réclamons pour nous-mêmes : que notre fonction soit reconnue comme étant un VRAI métier et que cette reconnaissance nous donne droit à un STATUT.

 

Alors, ensemble, disons :

« Un vrai statut, un vrai métier pour les emplois de vie scolaire »

 

Et ajoutons :

« Un vrai statut, un vrai métier pour les directeurs d’école ».

 

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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 18:38

L’affaire de Nogent sur Marne est révélatrice du désamour qui s’est installé dans les relations entre les directeurs d’école et les syndicats. Le « je t’aime, moi non plus » remplace la confiance et la croyance en un syndicalisme fort, efficace et écouté.

 

A Nogent, hormis le SNUDI-FO 94, combattant de la dernière heure, aucun syndicat n’a daigné s’intéresser peu ou prou au sort de l’école qui se voyait dépouillée d’un poste de direction par le fait d’une collusion entre la municipalité et l’inspection académique. Pas le moindre communiqué. Pas la moindre action… Rien que le silence.

Pourtant, toutes les conditions étaient réunies pour refuser le dictat de l’administration. Parents, enseignants et syndicats pouvaient se retrouver unis pour mener un légitime combat. Un poste de direction était en jeu. Le fonctionnement de deux écoles aussi.

 

Comment expliquer l’absence de réaction du SNUipp-FSU, du SE-Unsa, du SGEN-CFDT, du SNE-CSEN, du SCENRAC-CFTC et des autres ?

Imagine-t-on pareille indifférence s’il s’était agi de la suppression d’un poste de RASED ?

 

Le SNUDI, intervenu tardivement, bien après les parents d’élèves, craint essentiellement la mise en place déguisée d’un EPEP. Il dénonce donc le non respect de l’application de « l’article 1 du décret 89-122 du 24/02/1989 qui oblige à nommer un directeur d’école par école constituée. »

 

Suffit-il d’exiger la nomination d’un directeur par école pour considérer que problème de la direction d’école est réglé ? Cela reviendrait à laisser croire qu’il faut absolument désigner le besogneux de service pour accomplir les tâches administratives et s’occuper des corvées quotidiennes. Cela s’apparente fortement à du mépris !

 

Suffit-il d’exiger le respect des textes pour estimer que l’on a défendu la direction d’école ? Les directeurs d’école ne sont-ils pas dignes d’avoir leur situation améliorée par une reconnaissance statutaire et financière ?

 

Pourquoi cette différence de traitement de la part de tous les syndicats enseignants du premier degré selon qu’il s’agit de monter au créneau pour défendre des RASED ou des directeurs ?

Comment expliquer ce silence dans la tentative de coup de force de Nogent ?

Les associations de parents d’élèves seraient-elles plus soucieuses du bon fonctionnement de l’école que ne le sont les syndicats ?

Les associations de parents d’élèves seraient-elles plus efficaces que les syndicats enseignants pour obtenir le respect des textes qui régissent le droit des écoles ?

 

Autant de questions qui montrent à quel point le climat de confiance s’est dégradé entre directeurs et délégués syndicaux ! Les syndicats auraient tort de prendre ce désamour à la légère. C’est tout le tissu syndical qui part à vau-l’eau.

 

Rappelons-nous le temps, pas si lointain, où dès l’entrée à l’Ecole Normale d’instituteurs chaque élève adhérait quasi systématiquement à la MAIF, à la CAMIF, à la MGEN et au SNI-PEGC…

Et pour ceux qui attendaient un peu avant d’adhérer à un syndicat, dès leur première affectation, le directeur leur « conseillait affectueusement » de prendre leur carte syndicale… Depuis, le climat a changé. Les directeurs ont déserté les organisations syndicales. Ils ne délivrent plus les conseils d’adhésion. Les effectifs de syndiqués se tarissent dangereusement…

 

Qu’en sera-t-il, dans quelques années, lorsque les plus anciens militants auront pris leur retraite ? Ne nous le cachons pas, c’est encore sur eux que s’appuient les syndicats pour donner l’illusion de la puissance. Pour combien de temps encore ?

Il serait dommage que les « grands syndicats » subissent le sort de la défunte CAMIF par manque d’adhérents

 

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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 13:34


Le SNUipp a diffusé un communiqué dont nous publions quelques extraits ci-après.

 

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La journée du 19 mars a marqué une augmentation de la mobilisation et du nombre de manifestants par rapport au 29 janvier.

 

Les fédérations de l’éducation, avec la FCPE, les associations, les mouvements pédagogiques ont décidé d’une nouvelle journée nationale d’action pour l’éducation, de la maternelle à l’université.

 

La situation de l’éducation est particulière et les fédérations, avec la FCPE, estiment qu’il faut proposer à la communauté éducative un nouveau rendez-vous de mobilisation avant les vacances de printemps. C’est pour cela qu’elles appellent à faire du 2 avril une " journée aux mille actions " avec l’idée de sortir des écoles et des établissements pour aller à la rencontre de l’opinion dans un maximum d’endroits et renforcer le soutien (déjà très important) que les différents mouvements rencontrent cette année. Les opérations de carte scolaire mettent en lumière, dans les départements, les effets désastreux des suppressions de postes de Rased et de MAD ainsi que les insuffisances des dotations au titre de l’augmentation du nombre d’élèves : la scolarisation des élèves de 2 ans est la première touchée. La mobilisation contre la réforme de la formation des enseignants se poursuit, même si le ministre a dû concéder quelques reculs. Dans les écoles, le manque de remplaçants, le devenir des Rased, les évaluations CM2, l’aide personnalisée, les appels pour les stages pendant les vacances, les modifications des règles des mouvements contribuent à entretenir un climat tendu.

 

Aide personnalisée

Le SNUipp appelle l’ensemble des enseignants des écoles à suspendre l’aide personnalisée durant la période du 11 au 23 mai. Il s’agit pour les enseignants de réaliser un 2e bilan d’étape, à l’issue duquel le SNUipp interpellera le ministère, afin d’obtenir la remise à plat du dispositif : prendre le temps de mesurer son efficacité, comparer les incidences des différentes organisations sur la vie des enfants et les conditions de travail des enseignants, élaborer des propositions.

 

2610 « désobéisseurs »

Dans plusieurs départements (Bouches-du- Rhône, Hérault, Haute-Garonne, Tarn-et-Garonne…), des enseignants qui refusent publiquement et haut et fort d’appliquer les mesures Darcos sont sanctionnés. La presse s’en fait largement l’écho. Le SNUipp intervient pour obtenir la levée des sanctions.

 

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Le SNUipp liste un certain nombre de problèmes majeurs que nous ne cessons de dénoncer. Il en oublie un et qui est tout aussi important que les autres : la situation des directeurs d’école !

 

Ce syndicat n’omet pas de citer la suppression des MAD. Forcément, ça le concerne directement ainsi que les fédérations de l’éducation…

Faut-il rappeler à ce syndicat et aux « fédérations de l’éducation » que, chaque année, ce ne sont pas  quelques dizaines ou centaines de postes de direction qui ne sont pas pourvus mais plusieurs milliers !

Si les suppressions de postes de MAD sont préjudiciables aux syndicats et aux fédérations amies, que dire alors du fonctionnement des écoles dont la direction est assurée par un « faisant fonction » ou un débutant (sans formation ni expérience) à qui l’administration a imposé cette lourde charge !  

 

« Le ministre assure que les stagiaires de M2 ne seront pas utilisés " pour couvrir les besoins " en personnels (remplacement ou décharges de direction) et reconnaît les maîtres formateurs comme acteurs de la formation » ajoute le syndicat.

Le SNUIpp se préoccupe-t-il de s’assurer que ces « besoins » seront couverts et notamment ceux qui concernent les « décharges de direction » comme il dit ?

 

« Décharges de direction »… Lapsus ou état d’esprit ?

 

Rappelons au SNUipp que l’expression « décharges de direction » est inappropriée. Il conviendrait de parler de « directeurs déchargés d’enseignement » car la direction est toujours une charge. Très lourde. De plus en plus lourde ! Les responsables syndicaux ne semblent pas le savoir…

 

Le 2 avril approche. La « journée des mille actions » se prépare. Mais probablement est-il encore temps pour le SNUipp et ses amis d’ajouter une action supplémentaire en faveur de la direction d’école.

Certes, nous savons que le SNUipp a un faible pour les nombres ronds… Le 22 novembre 2006, il avait organisé un rassemblement : « 1000 délégués à Paris » hélas sans résultats et sans lendemain… Est-ce une raison pour ne plus rien tenter ?

 

Nous proposons au SNUipp de tester la formule suivante : « la journée aux mille et une actions ». Il verra qu’elle sonne bien, elle aussi… Et, de plus, les directeurs lui en sauront gré de les avoir associés à cette journée d’action.

 

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 09:55


Alors qu’en ce jour de grève, l’ensemble du système éducatif est mobilisé, des études sur l’Education nationale, habituellement rendues publiques, dorment toujours rue de Grenelle.

 

Chaque année, le ministère de l’Education nationale multiplie études et données statistiques sur l’état de l’école publique et notamment l’évolution des effectifs. Mais cette année, bon nombre de ces données pour 2008, n’ont toujours pas été publiées.

 

Pourtant les enquêtes ont été réalisées par la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (D.E.P.P.). D’ailleurs, les salariés de la D.E.P.P. réclament la publication de la vingtaine de notes non publiées. A savoir notamment : le coût de l’éducation, le coût de la recherche, l’orientation après le bac (les entrées à l’université, dans les écoles…), les sorties sans diplôme du système éducatif et la validation des acquis.

 

Pour la CGT-FERC (Fédération de l’éducation, de la recherche et de la culture), qui lutte depuis des mois pour faire sortir les chiffres, il n’y a pas de doute, les études dorment tranquillement sur une étagère du ministère. Pour Daniel Blondet, de la CGT-FERC, « la publication au compte-gouttes des informations est inacceptable », précisant que « si 10 des 38 données manquantes ont été publiées en janvier dernier, c’est uniquement à cause de la petite pression médiatique. »

 

Le 28 janvier dernier, nous avons publié un article intitulé : « Evolution du niveau des CM2 (1987 – 2007) : l’étude cachée du ministère  ». Le lendemain, la D.E.P.P. était autorisée à rendre publique cette étude…

 

Au fil des mois, l’interrogation se transforme en accusation. Et cette accusation vise directement le ministre car, parmi les études en sommeil, se trouvent celles qui concernent la démographie. Soit les projections d’effectifs, c’est-à-dire l’évolution du nombre d’élèves inscrits dans le public d’une année sur l’autre.

Or,  Xavier Darcos s’est appuyé sur une baisse des effectifs prévue pour expliquer la suppression (ou « non remplacement ») des 13 500 postes d’enseignants à la rentrée prochaine. De là à soupçonner le ministre de dissimuler volontairement les données, il n’y a qu'un pas que certains n’hésitent pas à franchir…

 

Contacté par Bakchich, le ministère de l’Education nationale a expliqué qu’il était de bonne foi, les quelques retards n’étant dus qu’à des problèmes techniques au moment de la reproduction. « Ces problèmes arrivent de temps en temps, il y a parfois des incidents incontrôlables ». « Par ailleurs, ajoute l’interlocutrice du ministère, Mireille Sybille, ce ne sont pas des diffusions en temps réel. Il n’y a pas d’exacte adéquation entre la parution et la diffusion des textes. »

 

Le SNUipp s’engouffre dans la brèche :

 

« Comment comprendre que le ministère s’entête à supprimer 3000 postes d’enseignants en RASED et de diminuer de 3000 le nombre de postes au concours alors que, plus que jamais en temps de crise il est nécessaire d’investir dans la formation pour transformer l’école et assurer la réussite de tous les élèves ? Suppressions de postes d’autant plus inadmissibles que les écoles élémentaires et maternelles accueilleront 14 000 élèves supplémentaires en septembre 2009 ».

 

Publications retenues pour cause de « problèmes techniques » mais aussi absence de réactivité à la forte mobilisation du 19 mars. Le ministre peut-il rester sourd aux messages qui lui sont envoyés et que partagent largement les Français ?

 

« L’avenir de l’école et la réussite de tous les élèves nécessitent que le ministre prenne la mesure de la colère et du rejet que provoque sa politique éducative et budgétaire », déclare le SNUipp dans un communiqué à l’issue de cette journée.

 

Pour l’instant, aucun rendez-vous syndical n'est inscrit à l'agenda du ministre de l'éducation nationale. Faut-il y voir une forme d'autisme politique ? Ou s'agit-il déjà de laisser les dossiers à un successeur ?

 

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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 18:18

On les croyait profondément endormis depuis septembre dernier ; les vieux démons du SNUipp sont de retour...

Mise en sommeil artificiel pendant les mois qui ont précédé les élections professionnelles du 5 décembre 2008 afin de ne pas trop alarmer les directeurs dont on guignait les voix, la notion de « fonctionnement collégial de l’école » s’est brutalement réveillée il y a quelques jours. La bête qui ronge le SNUipp ne dormait que d’un œil…

Il aura suffi d’un « appel à candidature » de l’IA 38 pour que réagissent avec force certaines instances départementales du SNUipp.

L’histoire est simple. Nous l’avions relatée dans notre précédent article : « Directeurs d’école : à quand l’arrivée des chasseurs de tête ? ». Nous avions alors dénoncé ces méthodes peu orthodoxes de l’IA de l’Isère qui recherche un directeur bouc-émissaire capable de « remettre une équipe dans le droit chemin » là où les autorités départementales (IEN et IA) ont échoué…

 

Le SNUipp, par la voix de sa section départementale du 71 (Saône-et-Loire) réagit vivement. Voici son communiqué :

 

Direction des Moines à St Quentin Fallavier : Appel à candidature

 

Le 5 février, l’inspection académique de l’Isère mettait en ligne un appel à candidature, pour le poste de direction, qui a enflammé la planète internet et a fait des dizaines de fois le tour de la France. Il s’agissait de signifier que les enseignants de cette école avaient une « approche militante de l’école » et que le nouveau directeur devrait « rétablir la loyauté institutionnelle » dans l’école.


Les réactions, d’abord incrédules puis indignées, ont été très virulentes et sont venues de toutes parts jusqu’à ce que l’appel à candidature soit modifié le 19 février : « l’approche militante de l’école » avait été supprimée mais demeurait le « rétablissement de la loyauté institutionnelle ». Depuis l’appel à candidature à purement et simplement disparu du site de l’IA.

 
 Nous sommes absolument scandalisés par de tels propos et de telles méthodes. Depuis des années les actions militantes sont stigmatisées.

 
L’IA de l’Isère a passé un cap supplémentaire : elle pousse la conception militante qu’elle a de sa fonction au point de demander à un directeur d’école de faire « rentrer dans le rang » des enseignants qui ne font rien d’autre que de défendre une conception républicaine et démocratique de l’école publique. On a là franchi un nouveau seuil dans la volonté de briser toute contestation, de faire des exemples. « Veille d’opinion » a dû chauffer sur le sujet et le ministère a probablement dû intervenir pour que l’IA se soit vue contrainte de revenir en arrière. Nous resterons particulièrement vigilants sur les modalités d’affectation sur le poste de direction de cette école et nous affirmons toute notre solidarité à l’équipe enseignante qui depuis des années fonctionne de manière collégiale.


Bien évidement ce type de fonctionnement a l’art de déplaire à une hiérarchie qui entend faire du directeur d’école un maillon actif de la mise en œuvre des mesures de destruction de l’école publique engagées par Xavier Darcos. En attendant la mise en place d’un maillon hiérarchique avec l’installation des établissements publics d’enseignement primaires (EPEP), toujours dans les tiroirs, à la tête desquels on trouvera un chef d’établissement...

 

Il est naturel et sain que réagisse un syndicat enseignant devant de telles manœuvres de l’Administration. Mais le SNUipp n’outrepasse-t-il pas son rôle lorsqu’il se permet de dicter et d’imposer sa vision du fonctionnement de l’école ?

Le SNUipp le rappelle : le travail en équipe fait désormais partie des incantations les plus fréquentes dans notre système éducatif qui en a inscrit le principe dans le texte depuis la Loi d’Orientation de 1989.

Certes, une poignée d’ « équipes Freinet » a développé la « pédagogie coopérative » et concrétisé au quotidien une « gestion collégiale » passant par la tenue d’un « conseil des maîtres hebdomadaire prenant toutes les décisions »,  allant jusqu’à « la responsabilisation de tous les acteurs de l’école » et à la mise à « disposition de la décharge de direction à l’ensemble de l’équipe pédagogique » et au « partage de l’indemnité de direction »…

 

Cependant, il ne faut pas oublier que le nombre d’établissements ayant adopté ce fonctionnement est lilliputien en France et qu’il ne saurait servir de modèle à l’ensemble des écoles.

Bien sûr, nous ne ferons pas au SNUipp le procès de vouloir mettre en place cette manière de fonctionner. Néanmoins, le contenu des mandats que le Congrès de Nevers (2007) a donnés à ce syndicat n’est pas sans laisser une certaine inquiétude aux directeurs d’école de ce pays.

 

 

Organisation et fonctionnement de l’école : Bilan du Congrès de Nevers 2007

 

Ces dernières années ont été marquées par une augmentation significative des charges qui pèsent sur les équipes et particulièrement les directeurs soit par les réformes successives, soit par la part toujours plus grande des relations nécessaires avec divers partenaires de l’école, soit par de nouveaux dispositifs (stages filés, EVS, Base élève...). Ces nouvelles charges tendent à éloigner le directeur du reste des enseignants en le transformant en simple rouage administratif. Le dossier direction d’école est perçu comme en panne par bon nombre de nos collègues qui ne voient pas de perspectives concrètes s’ouvrir. Ils continuent d’exiger clarification des missions et reconnaissance de la fonction. Dans le même temps, aucune évolution significative du fonctionnement des écoles n’est proposée ou même mise en débat à l’occasion des groupes de travail instaurés par le ministère.

Le dossier direction et fonctionnement de l’école n’est pas réglé. Le SNUipp réaffirme son opposition à la mise en place d’un statut qui ne pourrait que diviser la profession, éloigner le directeur du reste des enseignants, sans apporter de réelles améliorations à la direction et au fonctionnement des écoles, à la réussite de tous les élèves. Certains collègues nous interpellent sur la question du statut de l’école et des directeurs. Mais la création d’un nouveau statut renforcerait la responsabilité des directeurs et directrices au détriment de celle des conseils des maîtres. Cependant, la fonction de directeur doit être mieux reconnue, ses missions clarifiées et sa charge de travail allégée, le directeur d’école restant un enseignant.

Le SNUipp refuse le pilotage et la gestion des écoles par les élus locaux, tel que cela est envisagé dans les projets EPEP. Il revendique au contraire un renforcement des prérogatives du Conseil des Maîtres. Cela nécessite l’octroi de moyens matériels et humains (décharges de service, personnels de secrétariat, maîtres supplémentaires, temps de concertation…) pour faciliter la gestion, l’organisation et la concertation…

Le SNUipp doit poursuivre le débat et l’action, avec les équipes d’école, et toute la profession sur la direction et le fonctionnement de l’école, sur la base de ses revendications. Ce débat sur la direction d’école est indissociable de celui sur le fonctionnement de l’école et le travail en équipe. Il faut également construire le lien entre le projet de mise en place des EPEP et la question de la direction et du fonctionnement de l’école.

 

 

Poursuivre le débat et l’action… Rappelons qu’en octobre 2007, le SNUipp avait organisé « les Etats généraux de la direction et du fonctionnement de l’école ».

Un fiasco sans pareil à tel point que le SNUipp n’a jamais communiqué sur ce rassemblement et a vite retiré le relevé de conclusions publié sur son site. Nous y avions consacré plusieurs articles qu’il n’est pas inutile de relire :

 

« SNUipp : le grand show des Etats généraux de la direction et du fonctionnement de l’école »

« Etats généraux du SNUipp : grosse farce ou non-événement ? »

« Des Etats généraux qui ont fait pschitt… »

 

 

Bref, le SNUipp ne peut se prévaloir de ses mandats. Ils ne reposent sur rien d’autre que l’idéologie de quelques dizaines de « responsables » qui font la pluie et le beau temps à la direction de ce syndicat. Aucune consultation de « la profession » n’a jamais été organisée par le SNUipp qui ne peut donc pas se prévaloir d’une quelconque capacité à exprimer la pensée des enseignants dans le domaine du fonctionnement de l’école.

La seule enquête sérieuse faite à ce jour est la consultation des directeurs par l’Ifop à la demande du GDID et qui a abouti au résultat incontournable : 93 % des directeurs d’école sont favorables à un statut !   

 

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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 09:22


Alors que le protocole signé en 2006 par le seul SE-Unsa (accordant une journée de décharge aux directeurs d’école de 4 classes - et parfois plus) n’a pour l’instant pas été remis en cause, quelle mouche a pu piquer le SE-Unsa pour qu’il publie, en février 2009, le texte suivant ?

 

 

« Avec ou sans PE2, la décharge de direction est un droit ! Dans le cadre de la réforme de la formation des maîtres, les PE2 disparaissent et, avec eux, les stages filés qui permettaient d’assurer des décharges de directeurs.

Grâce au protocole « direction » et suivant la note de service de juin 2006, l’administration est bel et bien contrainte d’assurer la pérennité de ces décharges, même sans PE2. Ceux qui avaient fustigé le protocole, et notamment leur utilisation pour justifier de leur « non signature », doivent admettre que le procès d’intention était injustifié.

Les textes contraignent chaque IA à assurer ces décharges. Ils devront ainsi chercher la solution ailleurs qu’au travers des stages filés. Certes, la situation du remplacement est loin d’être florissante mais ils devront quand même dégager des moyens pour cela ; il ne peut s’agir de balayer d’un revers de main cette disposition réglementaire !

Le SE-Unsa est intervenu auprès du ministre en ce sens. Il agit au plan local pour que le régime de décharge, obtenu grâce au seul SE-Unsa, soit bien prévu pour la rentrée 2009 ».

 

 

Au-delà de la fanfaronnade du SE-Unsa qui s’attribue le bénéfice de l’amélioration du régime de décharges des écoles à 4 classes, au–delà du coup de patte au SNUipp, concurrent « non signataire », le communiqué du SE-Unsa laisse percevoir une forme d’inquiétude quant au devenir de l’application du protocole à la prochaine rentrée. Sinon, comment expliquer pareille démarche auprès du ministère et au « plan local » ?

 

Il faut savoir que Xavier Darcos et Valérie Pécresse ont récemment confirmé la réforme de la formation des maîtres qui aboutit à la fin des IUFM. La formation des enseignants, allongée d’un an, se fera à l’université.

Cette réforme aura un impact direct sur les écoles primaires puisqu’elle signifie la fin des stages filés qui permettaient d’assurer la décharge des directeurs de 4 classes et parfois plus.

 

Il faut se souvenir qu’en 2006, la signature du protocole De Robien / SE-Unsa avait instauré une décharge d’une journée pour les 7135 directeurs d’école à 4 classes, sans création de postes. En effet, le ministère avait décidé d’utiliser les stagiaires des IUFM pour assurer les décharges dans le cadre de stages filés. Cet habile stratagème correspondait à 1641 ETP (emplois à temps plein).

 

En février 2009, le trouble est réel au sein des instances dirigeantes du SE-Unsa. La remise en cause du protocole serait préjudiciable à ce syndicat qui avait mis fin à la grève administrative des directeurs en apposant son paraphe au bas du protocole. Des milliers de collègues avaient alors ressenti un fort sentiment de trahison à un moment où Gilles de Robien était acculé à céder devant la persistance de la rétention des enquêtes statistiques lourdes.

 

Le ministère n’ayant pas programmé de création de postes en 2009 pour assurer les décharges administratives en lieu et place des stagiaires PE2, comment peut-il s’y prendre pour ne pas remettre en cause le protocole ?


La solution, c’est le SE-Unsa qui nous la livre : les IA devront puiser dans le vivier des brigades de remplaçants… Or, comme le dit justement ce syndicat, la « situation du remplacement est loin d’être florissante ». En réalité, elle ne cesse de se dégrader puisque c’est un moyen indolore pour le ministère de supprimer des postes.

A-t-on jamais vu une délégation d’élus municipaux ou de parents d’élèves monter au créneau et demander audience à l’IA pour des suppressions de postes de remplaçants ? De plus en plus souvent les enseignants absents ne sont plus remplacés. Il est regrettable que le gouvernement ne s’attache pas à régler ce problème avec la même vigueur qu’il met à imposer le SMA en cas de grève. L’essentiel, pour lui, n’est-il pas simplement que les enfants soient accueillis ?

 

Notre propos n’est bien évidemment pas de remettre en cause les moyens alloués aux collègues des écoles de 4 classes. Cette journée de décharge n’est que justice. Elle devrait d’ailleurs être étendue aux écoles de moins de 4 classes.

 

Notre critique s’adresse d’abord au ministère qui ne prend en compte ni la situation du remplacement, ni celle des directeurs d’école. Elle s’adresse ensuite au SE-Unsa qui n’a pas suffisamment pris en compte l’ensemble des conséquences de sa décision lorsqu’il a signé le protocole.

Nous l’avons dit à l’époque : cet accord était précipité et ne correspondait pas à une véritable victoire puisqu’il ne prévoyait aucune création de postes. Le même reproche a été fait par tous les autres syndicats.

 

En mai 2006, le SE-Unsa présentait alors cet accord comme « une avancée » en soulignant la portée du dispositif mis en place : 1641 ETP (emplois à temps plein) pour assurer les décharges de direction.

En septembre 2009, ce syndicat reconnaîtra-t-il la perte de 1641 ETP (emplois à temps plein) dans les moyens mis à disposition des écoles pour assurer le remplacement des maîtres absents ?

 

 

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 21:46

L’un de nos collègues nous transmet copie de la lettre que chaque directeur du Nord a personnellement reçue par la Poste. Nous la reproduisons intégralement.

Décidément, les directeurs sont très courtisés en ce mois de novembre… Dommage que les élections professionnelles ne se déroulent que tous les 3 ans… On aimerait qu’elles aient lieu plus souvent…

 

Cher(e) collègue directeur, directrice

 

Vous avez sans doute, comme nous, pu lire sur un site Internet dont les animateurs, dont nous respectons au demeurant les positions, relaient les infos sur nos boîtes électroniques d’école, que le SE-UNSA ne s’intéresserait pas à la situation des directrices et directeurs d’école !

 

Comment peut-on écrire cela ?

 

Retour en arrière

Le SE-UNSA, à l’origine de la grève administrative des directeurs d’école, signe, en mai 2006, le protocole sur la direction d’école.

Et alors, c’est la bronca !

Le SE-UNSA est attaqué de toutes part, les mails pleuvent, les appels téléphoniques aussi.

Puis vient la rentrée scolaire :

Les 260 directrices et directeurs d’école de 4 classes qui sont maintenant déchargés trouvent que, finalement, le SE-UNSA a peut-être bien fait de signer.

Les collègues qui ricanaient face aux 15 euros, ricanent plus silencieusement quand les 15 deviennent 30 puis de 45 à 90 euros en ce début d’année scolaire.

Ceux qui dénonçaient le recours à des contrats précaires n’ont pas tous dit « non », loin s’en faut, et la seule question qu’on nous pose maintenant au sujet de ces aides administratives, c’est : « comment on fait pour en avoir quand on n’en a pas ? ».

 

Alors bien sûr, si nous avons signé, ce n’est pas parce que nous étions satisfaits, mais parce que ce à quoi nous étions arrivés par la négociation méritait d’être engrangé.

 

Pour autant, le SE-UNSA continue de porter la revendication de plus de temps pour les directeurs et les directrices ; la bataille sur la décharge de service d’aide personnalisée en atteste.

 

Le SE-UNSA considère aussi que l’ISS de direction doit être la même pour tous (200€ par mois).

 

Le SE-UNSA revendique enfin que l’aide administrative devienne un véritable métier de secrétariat administratif et que les EVS qui le souhaitent puissent être pérennisés sur leur poste.

 

Alors, pourquoi ne pas avoir communiqué sur la situation des directrices et directeurs d’école, qui sont nos premiers relais au moment des élections professionnelles ? Par masochisme ? Non, bien entendu !

 

Quatre arguments ont présidé à cette décision qui a été mûrement réfléchie et prise de manière consensuelle :

 

ü  Nous n’avons pas voulu traiter ce bulletin « spécial élections » par l’entrée catégorielle : le SE-UNSA est le syndicat de tous les enseignants quelle que soit leur spécificité,

 

ü  A un moment de son histoire où l’école subit des attaques d’une intensité qu’elle n’a jamais connue, il nous a semblé que nous devions coller au plus près de l’actualité : remise en cause de la laïcité, 108 heures et aide personnalisée, service minimum d’accueil, défense de l’école maternelle et des RASED, dénonciation du budget et de son impact sur la carte scolaire, salaires, carences du remplacement !

 

 

ü  Nous n’avons pas voulu nous tromper d’adversaires. Nous avons privilégié notre analyse des dossiers traités et les revendications du SE-UNSA. Nous avons refusé de tomber dans le piège gouvernemental du « diviser pour mieux régner ».

 

ü  Enfin, le rôle charnière de la directrice, du directeur d’école est à notre sens à ce point évident au niveau de la dynamique d’équipe, au niveau de la prise en compte de la difficulté de chaque élève, au niveau de l’organisation du service, au niveau des relations avec les différents acteurs de l’école, que loin de considérer que les directrices et directeurs ne sont nulle part dans ce bulletin, nous considérons, nous, au contraire, qu’ils sont partout !

 

 

Nous aurons d’ici quelques jours, quelques semaines, à discuter, à échanger sur la mise en place programmée des EPEP (établissements publics d’enseignement primaire). Nous aurons l’occasion de répéter tous les dangers que cela représente pour l’école et les équipes pédagogiques.

 

A ce moment-là, et plus que jamais auparavant, les collègues qui auraient voulu que l’Education nationale fasse une place privilégiée ( !) aux directrices et directeurs d’école se rendront compte à quel point le gouvernement aura utilisé leurs aspirations pour, finalement, mettre en place une structure où ils n’auront plus leur place, où la satisfaction de quelques « heureux élus », se fera au détriment de l’intérêt du plus grand nombre. Le SE-UNSA reste et restera plus que jamais attentif à la situation des directrices et directeurs.

 

Sentiments les plus cordiaux et respectueux.

L’équipe départementale du SE-UNSA (59)

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Published by Les directeurs en lutte - dans Position des syndicats
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