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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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13 octobre 2006 5 13 /10 /octobre /2006 08:07

Direction d'école : le ministre veut engager de nouvelles discussions.

"La conclusion en 2006 d'un protocole, mis en oeuvre dès cette rentrée scolaire, rend désormais possibles de nouvelles concertations destinées à examiner et améliorer la situation des directeurs tout en oeuvrant pour un meilleur fonctionnement des écoles", écrit le ministre de l'Education nationale.

Alors qu'il nous avait annoncé que le problème de la direction d'école était réglé, notre ministre a probablement perçu la colère et l'indignation des directeurs. Pour ne pas perdre la face, le ministre déclare qu'il souhaite maintenant passer "à une seconde étape" du dialogue.

Trois thèmes et plusieurs questions serviront de fil conducteur à la discussion.

Premièrement, les fonctions de directeur d'école :

"Quelles conditions de travail, quels domaines pour l'assistance ? Quelles relations avec l'équipe enseignante ? Avec l'IEN ? Avec l'équipe de circonscription ?"

Deuxièmement, le statut de directeur d'école :

"Faudrait-il un corps de directeurs ? Pourquoi ? Pour toutes les écoles ou pour les plus importantes ? Quel régime indemnitaire spécifique aux directeurs d'école ?"

Troisièmement, le fonctionnement de l'école :

"Quelle analyse des causes des vacances de postes ? Comment développer des logiques de réseaux ? Quelle autonomie pour les écoles et quelle gestion de cette autonomie ? Comment permettre à une école (ou plusieurs écoles) de constituer un établissement public du premier degré ? Quelles conséquences pour le directeur ?"

Pour la première fois, peut-être, le ministre se montre ouvert à toutes les questions qui méritent débat et qui peuvent déboucher sur une amélioration des conditions de travail des directeurs pour un meilleur fonctionnement de l'école.

Hélas ! La "toute puissance syndicale enseignante" est sur la défensive. Pensez donc... Le SNUipp et le SE-Unsa ont failli s'étrangler en lisant les mots tabous du ministre : "statut", "corps de directeurs", "autonomie", "établissement public du premier degré"... Nos "responsables syndicaux" ne manifestent pas un enthousiasme débordant. Ils sont aux abois. L'initiative de Gilles de Robien les a surpris en leur proposant de s'aventurer sur le terrain glissant d'une discussion sur le staut du directeur. On les sent K.O. debout et tel un boxeur sonné, leurs premières réactions montrent leur faiblesse en accentuant un peu plus encore leur image de syndicalistes pétris d'idéologie à la tête d'organisations malades de démocratie.

Sans doute, le SE-Unsa se serait-il contenté d'une petite amélioration des "avancées engrangées"... Pour Luc Bérille, son secrétaire général, le cadre des discussions proposé par le ministre n'est pas "viable". Bien que disposé à une concertation "sérieuse", le SE-Unsa rappelle que c'est le comité national de suivi créé par le protocole d'accord qui est chargé "de formuler des propositions d'amélioration".

Le SE-Unsa se croyait en chasse gardée. Etant le seul à avoir signé le protocole, et jaloux de ses prérogatives, il s'estimait interlocuteur privilégié du ministère. Tout naturellement, croyait-il, lui revenait de droit d'être le négociateur patenté et exclusif d'autres "avancées à engranger"... Mais voilà, notre bon ministre se montre ingrat envers son partenaire signataire... Tout ça pour ça ! doit penser le SE-Unsa...

Côté SNUipp, la situation n'est pas plus confortable. Le dos au mur, assis entre deux chaises, son secrétaire général, Gilles Moindrot, déclare : "Nous avons besoin d'en savoir plus et de connaître le calendrier". En effet, essentiel, le calendrier !!! Une bouffée d'air et Gilles Moindrot poursuit : "Nous nous interrogeons également sur les mesures budgétaires et sur les intentions ministérielles sur tous ces sujets". et notre brave représentant syndical d'ajouter : "Nous n'avons jamais demandé d'ouvrir des discussions sur le statut hiérarchique de la direction". Pourquoi se sent-il obligé d'accoler "hiérarchique" au mot "statut" ? Nulle trace dans les propositions du ministre... Est-ce dèjà le premier prétexte à un refus de discussion ? L'idéologie suinte.

Curieuse situation. D'un côté, un ministre qui semble donner l'occasion d'ouvrir des discussions pour répondre aux aspirations largement exprimées par une profession. De l'autre, des syndicats immobilistes, arc-boutés sur des positions d'un autre âge, coupés de leur base, prêts à tout pour faire échouer ces dicussions.

La messe est dite. Le SE-Unsa et le SNUipp, "grands défenseurs de la direction et du fonctionnement de l'école" feront tout pour freiner des 4 fers et priver, ainsi, les directeurs de toute reconnaissance statutaire comme ils viennent de l'exprimer à la quasi unanimité (à 93 %) dans la récente consultation IFOP commandée par le GDID.

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29 juin 2006 4 29 /06 /juin /2006 21:48

Le SE-Unsa et le SNUipp gagneraient à faire profil bas pendant un certain temps ! Décidément, chaque fois qu'ils s'expriment, c'est pour nous abreuver de leur idéologie ou nous accabler de leur méconnaissance absolue du fonctionnement de l'école et du métier de directeur.

Les exemples foisonnent dans la prose syndicale. Nous n'en prendrons que deux. L'un concerne le SE-Unsa Loire, l'autre le SNUipp Nord.

Le SE-Unsa Loire veut régler ses comptes avec les autres syndicats et les associations de directeurs. La meilleure défense étant l'attaque, il se croit obligé d'écrire ceci :

"Pourquoi certains syndicats ou associations de directeurs cachent sciemment aux collègues le fait que la mise en place du stage filé des PE2 et le recrutement d’EVS ne sont pas du fait de l’accord signé (ils étaient décidés et mis en place par le ministère avant la signature de l'accord Direction), alors qu’ils ont en main, les circulaires qui le prouvent ? Pourquoi cette campagne de désinformation qui vise plus à discréditer le SE-UNSA qu’à vraiment faire avancer le dossier de la direction et du fonctionnement de l’école ?  

 

Ce dossier de la direction d’école illustre bien le sens du combat syndical au SE-UNSA. Nous avons participé activement à la négociation sur la base de nos revendications. Oui ! Nous avons décidé de façon responsable qu’il valait mieux engranger quelques avancées, car la politique du tout ou rien n’est pas la nôtre."

Si les "avancées" que constituent la mise en place des PE2 et le recrutement des EVS étaient déjà décidées, était-il nécessaire de signer le protocole ?

De fait, on est en droit de penser que le SE-Unsa a signé le protocole pour "engranger d'autres avancées" que celles déjà prévues... Et ces "quelques avancées engrangées", quelles sont-elles ? La revalorisation de 20 % (comme "ils" disent) de l'ISS et ... un vade mecum !

Tout ça pour ça ? Non ! Le SE-Unsa a aussi signé la fin de la grève administrative...

Irresponsable, le SE-Unsa, on le savait... Fallait-il qu'il s'en vante ? Il fait vraiment pitié.

Le SNUipp Nord a l'idéologie à fleur de peau. Elle transpire dès qu'un de ses membres prononce le mot "directeur". Ainsi, dans son bulletin départemental (Fenêtres sur Cours) n° 86 de juin 2006, à la page 6, un article traite de la répartition des élèves et de la répartition des classes.

L'auteur rappelle les textes (composition de l'équipe pédagogique, attributions du conseil des maîtres et du directeur). A recopier ces textes, le rédacteur de l'article a probablement sué toute l'idéologie de son corps puisqu'il y ajoute son commentaire que nous reproduisons intégralement :

"Le SNUipp demande la reconnaissance institutionnelle du conseil des maîtres comme instance de décision au sein de l'école. A cet effet, les textes régissant le rôle et les attributions du conseil des maîtres doivent être modifiés afin que celui-ci se saisisse et statue sur toutes les questions relatives à l'organisation et au fonctionnement de l'école. Du temps institutionnel doit être dégagé à cet effet."

Quelle sera la nouvelle étape franchie par le SNUipp ? Exiger la suppression des directeurs ? Saisir le conseil des maîtres pour débaptiser les "instituteurs chargés d'école" de leur appellation de "directeur" et la remplacer par "concierge" ?

Ah... si l'on n'avait pas le SE-Unsa et le SNUipp, faudrait les inventer... tant ils nous font rire ! Enfin, pas toujours... Pour l'instant, il serait préférable qu'ils se fassent oublier... La farce tourne au ridicule !

N'en jetez plus, la coupe est pleine.

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16 mai 2006 2 16 /05 /mai /2006 21:59

Un collègue du Nord nous fait parvenir un texte du SE-Unsa. Dans ce courrier, le SE-Unsa justifie sa signature en revenant point par point sur les principaux reproches qui lui sont adressés. Il explique également pourquoi il fallait signer...

Tous ces arguments sont déjà connus mais il nous a semblé utile de les rappeler dans leur intégralité et les porter, à nouveau, à la connaissance de tous les directeurs. Que chacun se fasse son propre jugement !

Texte du 12 mai 2006

Pourquoi avoir  signé le protocole DIRECTION D’ECOLE ?

 

Le SE-UNSA a un certain nombre de mandats, établis par ses congrès nationaux (le dernier date de mars 2004) et précisés par son Conseil National. C’est pour ces mandats que nous avons déclenché la grève administrative en janvier 2000.

 

Ce sont les mêmes mandats que nous avons toujours défendus et essayé de faire avancer face au ministère.

 

Notre signature a été le résultat d'un débat important dans nos instances, après une consultation individuelle des syndiqués.

 

 

Pourquoi avoir signé ?

 

Notre décision est avant tout marquée de réalisme et de pragmatisme.

 

Au SE-UNSA on ne dit pas systématiquement  oui par habitude ni non par principe.

 

Ce protocole fait apparaître, pour la première fois depuis 2000, les trois volets auxquels le SE-UNSA est attaché : décharges, revalorisation financière, clarification des missions et allègement des tâches. Signer ce protocole est pour nous un moyen et non une fin. Il s'agit d'engranger les améliorations, fussent-elles partielles, pour mieux relancer la bataille pour ce qui n'a pu être obtenu.

 

 

Quelle est la réalité de toute négociation ?

 

On le sait pertinemment,  il ne suffit pas de demander pour obtenir et le résultat ne dépend pas de la radicalité des revendications. Il y a, en face de nous, un employeur que nous essayons de faire bouger et ce protocole constitue le maximum de ce que le ministère était prêt à concéder. Ce protocole est le résultat de négociations. Cela signifie que nous avons bataillé face au ministère pour d'abord en obtenir l’ouverture (6 ans de grève administrative !) et ensuite, au cours des discussions, pour faire modifier le texte en essayant qu'il aille le plus possible dans le sens de ce que nous revendiquions.

 

Pour le SE-UNSA, l'efficacité syndicale ne se mesure pas au discours. Le jusqu’au-boutisme du verbe cache en effet trop souvent une certaine inanité des résultats concrets.

 

Il n'a jamais été question de dire, au SE-UNSA, que ce que le  ministère propose est  génial et solutionnera tous les problèmes :  nous aussi on voulait plus, beaucoup plus.

 

La question cruciale est de savoir s’il faut choisir le tout ou rien:

 

 - le tout, ce qui suppose que, alors que la mobilisation actuelle ne l'a pas permis, on est capable soudain de construire une mobilisation d'un telle ampleur qu'elle permettra de tout obtenir;

 

 - le rien par conséquent, puisque refuser les mesures du protocole signifie qu'elles ne s'appliquent évidemment pas.

 

 

Que se serait-il passé en cas de non signature ?

 

à Les stages filés dégagent des moyens supplémentaires en ETP (équivalents temps plein qui sont venus remplacer les emplois budgétaires jusqu’alors utilisés pour programmer le budget). Soyons concrets : il y a 7135 écoles de 4 classes concernées par une décharge.

 

 Cela signifie 7135 x une journée par semaine, soit un apport de 1641 ETP.  De plus, si on ne fixe pas l’utilisation de ces ETP récupérés, le Ministère pourrait faire une économie de 55 millions d’euros en retirant l’équivalent de ces ETP au budget 2007, sans avoir pour autant à « toucher » aux emplois actuels 1er degré dans la carte scolaire, et sans avoir ainsi à se justifier d’une diminution de moyens d’enseignement devant élève. Si on ne fixe pas l’utilisation des ces ETP, c’est le risque que nous prenons !

 

à Les EVS auraient été utilisés à autre chose, sur des profils encore moins intéressants pour eux et pour les écoles qui les reçoivent.

 

 

Décharges    « Ce n’est pas une avancée ? »

 

Est-il scandaleux que les 7135 collègues directeurs d'écoles à 4 classes, qui étaient totalement exclus du régime des décharges, puissent bénéficier enfin d'une journée hebdomadaire ?
Au SE-UNSA, nous pensons que ce n'est que justice mais il est vrai que c’est aussi notre syndicat qui avait, non sans mal en 1996, obtenu que les directeurs de 5 classes puissent eux aussi avoir du temps qui leur était jusqu'à lors refusé. Lors des négociations, nous avions évidemment exigé plus et pour tous les collègues, car nous sommes demandeurs d'une refonte complète du régime de décharges.
Le ministère n'a pas voulu aller au delà, comme nous le souhaitions. N'ayant pas obtenu tout, il aurait donc mieux valu n'avoir rien ?
Il aurait fallu refuser cette avancée pour les collègues concernés, puisque l’on n’obtenait pas quelque chose pour chaque directeur ? Comment peut-on parler de recul, alors que cela ne retire rien à ceux qui ont déjà quelque chose ?

 

 

« Il n’y a rien pour les autres écoles... »

 

Les mandats du SE-UNSA ne portaient pas uniquement sur les 4 classes, mais c’est une première avancée. Rappelons que nous avons mis 9 ans pour obtenir sur tout le territoire la décharge pour les écoles de 5 classes ! Nous demandions une refonte complète du régime de décharges, avec un régime unique entre maternelles et élémentaires, ce qui aurait fait passer les 9 classes à une demi-décharge.

 

Mais nous savons qu’il ne suffit pas de demander pour obtenir. Nous continuerons donc à nous battre pour faire aboutir nos revendications pour les autres écoles.

 

 

ISS    « C’est l’aumône... »

 

C'est sans doute insuffisant (voir nos revendications catégorielles) et encore loin de ce que nous réclamions, mais ce n'est pas un détail dans un contexte où certains, au gouvernement et dans la majorité, trouvent qu'avoir fait perdre 5 % de pouvoir d'achat aux fonctionnaires est déjà trop faible...

 

Ce sont dix millions d'euros qui sont mis sur la table, à prendre ou à laisser, en sachant pertinemment qu’ils seront au mieux utilisés à d’autres fins et au pire qu’ils passeront en pertes et profits,  si on ne prend pas.

 

Ne vaut-il pas mieux que les 20 % soient dans le portefeuille des directeurs plutôt que de laisser le gouvernement en faire l'économie ?

 

De plus cette augmentation de 20 % de l'indemnité de sujétion spéciale que percevront tous les directeurs d'école s'ajoutera  aux deux augmentations que nous avions obtenues, l'une en 2002 et l'autre en 2003.

 

 

« C’est une bonification indiciaire que nous réclamions... »

 

Nous aussi ! On sait bien à quel point la BI a son importance notamment dans le calcul de la pension mais le Ministère ne s’est pas engagé sur ce terrain.

 

 

EVS    « Nous n’avons pas besoin de quelqu’un pour faire le travail à notre place. »

 

"Le directeur doit pouvoir bénéficier d'une assistance dans l'accomplissement de tâches matérielles et d'accueil, liées au fonctionnement de l'école". C'est la première fois que le ministère de l'Education nationale reconnaît officiellement le principe d'une aide administrative aux directeurs. Le fait d'avoir obtenu l'inscription de cette phrase peut être considérée par nous comme un point d'appui important pour la suite. Il est clair cependant que les EVS ne sont pas les postes de secrétariat que nous demandons.

 

Assurer le standard téléphonique, gérer des agendas, faire des commandes, réceptionner des livraisons, saisir des listes, prendre des rendez-vous, frapper des courriers, ... : autant de tâches importantes, mais chronophages, alors qu'il s'agit d'un travail de secrétariat administratif que d’autres pourraient faire. Est-il préférable d'en rester à la confusion des genres d'aujourd'hui avec un directeur factotum ?

 

Nos mandats de Congrès précisent la revendication d’heures de secrétariat administratif, pour libérer les directeurs d’un certain nombre de tâches matérielles. Il est important pour nous que les directeurs puissent se recentrer sur l’animation et la coordination pédagogique, ainsi que sur la relation aux familles et aux partenaires extérieurs.

 

« C’est de la précarité, alors que nous sortons du combat contre le CPE. »

 

Les EVS sont effectivement des emplois précaires, ce que le SE-UNSA a dénoncé lors des discussions avec le ministère, et bien avant elles puisque nous les avions critiqués dès leur création l'été dernier, dans le cadre du plan dit Borloo.

 

La décision d'implanter ces 50 000 nouveaux emplois a été prise par le gouvernement pour faire baisser significativement les statistiques du chômage en vue de l'élection présidentielle. Cette décision de recourir plus massivement à l'emploi aidé avait déjà été prise avant l'ouverture des discussions sur la direction d'école et ne dépend donc pas du protocole. Ce dernier stipule "Pour la rentrée 2006, il sera proposé à toutes les écoles le recrutement d'un EVS affecté à ces fonctions". Le terme "il sera proposé" est important et c'est nous qui avons obtenu cette formulation. Cela signifie en clair que, si l’école n'en veut pas, il lui suffira tout simplement de décliner l'offre.

 

 

 

SE UNSA
32 BD LEBAS
59000 LILLE
TEL : 03 20 62 22 80
FAX : 03 20 62 22 79
59@se-unsa.org

 

Il serait fastidieux de reprendre, un par un, les arguments du SE-Unsa et d'en faire la critique. Nous l'avons déjà fait dans nos analyses précédentes (lire nos articles antérieurs). 

Ces arguments ne sont ni sérieux, ni étayés, ni crédibles sur le fond. Ils n'ont d'autre objectif que de faire cesser la grève administrative et casser le mouvement des directeurs, qui, pensait le SE-Unsa, aurait pu entraîner la profession vers l'obtention d'un statut que refusent les syndicats "majoritaires".

Le SE-Unsa affirme "Nous continuerons donc à nous battre pour faire aboutir nos revendications...". Mais chacun sait bien qu'après toute négociation suivie d'un accord, la revendication se met en veille prolongée pendant une durée plus ou moins longue.

Le SE-Unsa reconnaît qu'il a fallu 9 ans pour que toutes les écoles de 5 classes soient déchargées ! A ce propos, rappelons que certaines d'entre elles auront un retrait de 6 semaines de décharge dans l'année. Belle avancée...

Si l'on considère que l'action risque d'être mise en sommeil quelques années avant de reprendre progressivement, combien de dizaines d'années faudra-t-il avant que les directeurs aient une vraie reconnaissance statutaire et financière ?

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14 mai 2006 7 14 /05 /mai /2006 21:43

Le Snudi-FO prend l'initiative d'écrire au Snuipp et au Sgen-Cfdt et leur propose une rencontre dans les meilleurs délais afin de décider d'une action commune pour obtenir le retrait du protocole.

Le Snudi-FO ne peut que constater à quel point ce protocole est refusé par l'immense majorité des directeurs.

En effet, les réactions des collègues directeurs sont très critiques à l'égard des syndicats qui ne veulent ni les écouter ni les entendre.

Il suffit de se rendre sur le forum du GDID pour mesurer l'hostilité des directeurs. Quasiment toutes les réactions vont dans le même sens. Elles expriment toutes la même incompréhension, le même ras-le-bol et la même déception. Les analyses sont systématiquement empreintes de lourds reproches faits aux organisations syndicales. Les collègues sont désabusés. Ils ne croient plus que ces syndicats les défendent. Ils l'écrivent sans détour. Tout comme le disent les directeurs cotoyés chaque jour.

Les syndicats ne peuvent continuer d'être indifférents aux critiques. Le Snudi-FO prend une initiative intéressante. Nous souhaitons qu'elle aboutisse. Il faut d'abord mettre un terme à ce protocole signé par le SE-Unsa sans mandat des principaux intéressés.

Nous reproduisons, ci-dessous, le texte intégral du courrier du Snudi-FO.

Montreuil, le 11 mai 2006

A

Gilles Moindrot, Secrétaire national, Porte parole du SNUipp FSU

Jean Luc Villeneuve, Secrétaire général du SGEN CFDT

Chers camarades,

A l’issue des pseudo négociations des 10 et 11 avril derniers, nos organisations respectives ont refusé de signer le protocole sur la direction d’école proposé par le ministère de l’Education nationale.

Vous trouverez ci-joint le communiqué rendant publique la position du SNUDI FO.

Nous constatons qu’il existe un accord entre nos organisations sur le fait que les propositions ministérielles sont inacceptables.

Nous n’acceptons pas, en particulier, le recrutement de 50 000 EVS qui renforce la précarité alors même que la mobilisation de la jeunesse et des salariés a fait reculer le gouvernement sur le CPE.

Nous n’acceptons pas que l’attribution d’une journée de décharge (30 jours par an) pour les directeurs d’école de 4 classes soit une mesure assortie d’aucune création de postes et qui remet en cause la formation continue et initiale des enseignants du 1er degré.

Nous n’acceptons pas la non prise en compte de nos revendications en terme de revalorisation financière de la fonction de directeur d’école.

Ayant pris connaissance du communiqué du SNUipp indiquant qu’il « prenait tous les contacts unitaires nécessaires au plan national comme au plan départemental », nous vous informons que le SNUDI FO est prêt à l’unité d’action (comme elle a été réalisée sur le CPE) pour le retrait du protocole ministériel, condition indispensable à l’ouverture de véritables négociations sur les revendications.

Aussi, nous prendrons contact avec vous en début de semaine prochaine pour que nous puissions fixer une date (le plus tôt sera le mieux) pour nous rencontrer afin de prendre ensemble les initiatives que l’immense majorité des collègues attend.

Dans l’attente de nous rencontrer, recevez, chers camarades, l’expression de nos sentiments syndicalistes les meilleurs.

Pour le BN du SNUDI FO

Paul BARBIER, Secrétaire général

Email : snudifo @dial.oleane.com – Site Internet : http://www.fo-snudi.fr

Nous serons naturellement attentifs aux résultats de cette action.

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4 mai 2006 4 04 /05 /mai /2006 22:30

A lire les diverses réactions syndicales qui se répandent ces jours-ci, on peine à trouver leur ligne de conduite.

Le Sgen-CFDT "reconnaît - et c'est une première à l'Education nationale - le principe d'une assistance au directeur d'école pour l'aider dans l'accomplissement de ses tâches." Et il ajoute que "l'assistance accordée à toutes les écoles par des EVS" est une proposition qui n'est pas acceptable...

Que souhaite donc le Sgen-CFDT ? Une secrétaire à temps complet et naturellement ayant reçu une formation solide ? Doux rêve ! Si le Sgen-CFDT écoutait un tant soit peu les directeurs, il saurait que ce n'est pas cela qu'ils réclament. La solution est tellement plus simple : libérer le directeur de ses charges d'enseignement. Sa seule compétence suffit.

"Jusqu'au bout le Sgen-CFDT a proposé des modifications tendant à améliorer ce protocole. En vain." Ah bon ? quelles propositions ? Quand ? Lors de quelles négociations ? Pourquoi ne pas l'avoir exprimé plus tôt ?

"Le Sgen continuera de mettre en avant son projet concernant l'amélioration du fonctionnement et de direction des écoles." A fréquenter les palais de la République, le Sgen-CFDT possède déjà des bases solides de "langue de bois"...

Le SNUipp Nord incite les enseignants à répondre à la consultation du SNUipp. "Nous vous rappelons que, quelles que soient vos réponses aux premières questions posées, le SNUipp FSU Nord vous appelle à répondre par la négative à la question de la signature en l'état du protocole par les organisations syndicales."

Autrement dit, il ne servait à rien de poser les premières questions. La dernière suffisait, si l'on comprend bien... Curieuse consultation...

Permettez-nous, chers collègues du SNuipp, de vous faire la proposition suivante : oublions cette pseudo-consultation. Recommençons-la avec les questions essentielles. Les directeurs sont tellement mobilisés que quelques jours suffiront pour obtenir leurs réponses. 

Demandez-leur ce qu'ils pensent de la fameuse augmentation, du régime des décharges et n'oubliez pas de leur poser la question du statut sans lequel il n'y aura jamais de réelle reconnaissance sonnante et trébuchante... Le souhaitent-ils, oui ou non ?

Allez ! Chiche... messieurs du SNUipp. 

 

Pour le SE-Unsa, certes le protocole n'est pas mirobolant mais il contient des avancées bonnes à "engranger"... On se demande encore lesquelles !

La revalorisation de l'ISS ? A peine de quoi s'acheter un timbre par jour !

Les 1/4 décharges pour les écoles à 4 classes ? Dommage que ce ne soit pas assuré pour l'ensemble de l'année et pour tous les collègues qui peuvent y prétendre...

L'aide par les EVS ? Beau cadeau empoisonné qui ne servira qu'à remplacer le CPE !

Naturellement, le SE-Unsa s'engage à continuer à réclamer d'autres améliorations... On l'espère bien ! Qu'il ne s'arrête surtout pas en si bon chemin...

Un grain de sable dans son raisonnement : la grève administrative devra s'arrêter. Cet engagement, le SE-Unsa le prend en signant le protocole. Au rythme où l'on obtient ces "avancées", combien d'années faudra-t-il, sans la grève, pour rendre enfin le métier attractif ? Combien d'années encore avec près de 5 000 écoles sans directeur ? Pour l'école privée, c'est pain béni...

On ne peut qu'être admiratifs devant ces grands stratèges du Sgen-CFDT, du SE-Unsaet du SNUipp... Mais où trouvent-ils donc toutes ces idées plus lumineuses les unes que les autres ? 

 

Le commun des directeurs ne peut pas comprendre... Il faut avoir fait l'école supérieure de la stratégie syndicale ! Mais, l'essentiel est qu'ils se dévouent pour notre plus grand bien... Les directeurs vous en seront reconnaissants, messieurs...

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1 mai 2006 1 01 /05 /mai /2006 21:17

3 communiqués qui montrent que les réactions nombreuses des directeurs, souvent virulentes mais pleines de bon sens, commencent à faire douter les syndicats et les amènent à réfléchir aux conséquences désastreuses qu'entraînerait leur accord des propositions du ministère.

 

Le Conseil Syndical du SNUipp 54 dénonce violemment et sans complaisance la pseudo consultation nationale du SNUipp !!! Incroyable mais vrai !!!

 

Le SNUipp Nord écrit :

"Pour nous, ce protocole est très en deçà de ce que nous revendiquons : 

Du temps de décharge pour toutes les écoles. Ces temps de décharge ne peuvent pas être assurés par des PE2. Ce serait au détriment de la formation continue des titulaires et de la formation initiale des PE2.

La création d'emplois administratifs statutaires au service  des écoles du 1er degré. 

Plus de maîtres que de classes.

Déconnecter le temps de travail des enseignants du temps de présence devant les élèves, afin de faciliter le travail en équipe 

Augmentation significative des bonifications indiciaires qui sont prises en compte pour le calcul du montant des pensions. 

Des moyens d?équipement pour toutes les écoles (ordinateur, Internet)  

Le SNUipp-Nord dénonce le chantage fait par le Ministère, qui  demande l'arrêt de la grève administrative en échange de la signature de ce protocole.

Il appelle l'ensemble des collègues, directeurs et équipes d'école, à répondre à l'enquête nationale  du SNUipp et à répondre par la négative à la question de la signature en l'état de ce protocole, et à utiliser cette consultation pour faire remonter vos revendications."

 

 

 

Le SGEN-CFDT fait le point sur les propositions et conclut :

 

"En résumé, nous sommes bien loin du compte même si nous reconnaissons des avancées. En tout état de cause, nous ne pensons pas que ce protocole soit de nature à résoudre la crise de "vocations".

Le Sgen-CFDT, en l'état du texte, ne peut y souscrire.

 

Le Sgen-CFDT revendiquera de nouveaux acquis à mettre en place sans délai :

     - décharge complète pour les écoles de 13 classes et + (12 en maternelle) à la rentrée 2007

     - 1/2 décharge à partir de 9 classes (8 en maternelle) enseptembre 2007

     - 1/4 décharge aux écoles de 4 classes dès cette année sans hypothéquer la formation continue

     - formalisation du contrat des EVS avec actions de formation, validation des acquis de l'expérience, perspectives d'avenir professionnel

     - augmentation de l'indemnité

 

Quant au fameux "statut" qui est souvent évoqué, nous considérons qu'il est un leurre : qu'aurons nous de plus quand on aura formalisé toutes les tâches du directeur si nous ne disposons pas davantage de moyens pour les assumer ? Sans compter que cela risquerait de couper le directeur du reste de l'équipe...

 

La première revendication est à notre sens de donner DU TEMPS à TOUS LES DIRECTEURS pour mieux assumer leur fonction ! "  (Action Syndicale 59-62)

 

Nous remercions les collègues qui nous ont transmis ces informations. Continuez de nous faire parvenir vos réactions pour maintenir ce lien indispensable pour mener à bien notre revendication : l'obtention d'un statut !

 

Ne relâchons pas notre pression ! Poursuivons notre lutte ! Dénonçons les compromissions !

    

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24 avril 2006 1 24 /04 /avril /2006 21:08

Communiqué du SNUDI-FO

Jeudi 13 avril, la presse fait ses gros titres sur les négociations qui ont eu lieu sur la direction d’école et qui auraient abouti à « 50.000 nouveaux postes créés pour les écoles » (Le Figaro).

Le SNUDI FO, qui est la 3ème organisation syndicale chez les enseignants du 1er degré et qui, à ce titre, a participé aux discussions qui ont eu lieu avec le ministère lundi 10 et mardi 11 avril, s’insurge contre une telle présentation des choses.

Pour le SNUDI FO, il n’y a eu qu’un simulacre de négociation. En effet, après un très (trop) long silence, le ministère prétend régler tous les problèmes à l’issue de 2 séances de discussion les 10 et 11 avril !
On peut d’ailleurs s’interroger sur la première phrase du protocole indiquant qu’il aurait été élaboré « après concertation approfondie avec l’intersyndicale », c’est à dire le SNUipp FSU, le SE UNSA et le SGEN CFDT, à partir d’un document élaboré en décembre dernier par le ministère après une première phase de consultation des organisations syndicales. Notons à ce propos que le SNUDI FO n’a pas accepté que ce document soit présenté comme le « constat partagé » entre le ministère et les syndicats.

Pour le SNUDI FO, les propositions contenues dans le protocole n’ont rien à voir avec les revendications des directeurs d’école.
  L’attribution d’une journée de décharge par semaine aux directeurs d’école à 4 classes sera réalisée par l’envoi un jour par semaine dans la classe des directeurs concernés d’un professeur des écoles en formation (PE2 stagiaire). Elle se fera donc au détriment de ces jeunes collègues et constituera une charge de travail supplémentaire pour les directeurs, transformés de fait en « maître de stage ».
  La proposition de recruter un Emploi Vie Scolaire pour aider le directeur dans l’accomplissement des tâches matérielles et d’accueil est une fausse réponse au problème de la stratification des charges imposées à nos collègues. Non seulement cette disposition risque d’être inopérante dans la mesure où l’essentiel des tâches des directeurs est indissociable de la fonction et ne peut donc se déléguer mais encore et, sans doute surtout, dans la mesure où elle entérine la généralisation des emplois précaires dans l’Education nationale puisqu’il s’agit d’emplois à mi-temps, rémunérés au SMIC horaire et d’une durée de 10 mois... Et ce au moment où les salariés et la jeunesse viennent d’imposer le retrait du CPE !
  Quant à l’augmentation de 20% de l’Indemnité de Sujétion Spéciale, cela représente royalement 15 euros de plus par mois.... C’est une aumône, pas une valorisation de la fonction !

Mais, au delà de ces propositions inacceptables en l’état, le SNUDI FO alerte tous les collègues.
Alors que, côté cour, le ministre consulte les syndicats représentatifs en espérant que certains d’entre eux accéderont à ses attentes, côté jardin, il annonce qu’à l’issue des « négociations », il sera publié un décret en Conseil d’Etat fixant les conditions de recrutement, de formation et d’exercice des fonctions de directeur d’école. (Dépêche AEF du 31.03.06)
Il est donc clair que le ministère entend s’appuyer sur la signature de certains pour mettre en route la rédaction d’un décret (prévu par la loi d’orientation sur l’école du avril 2005) visant à instituer un statut pour les directeurs et pour commencer à expérimenter la mise en place d’Etablissements Publics d’Enseignement Primaire (EPEP) prévue par l’article 86 de la loi relative aux libertés et responsabilités locales d’août 2004.

Le SNUDI FO, qui vient de recevoir le courrier de M. De Robien l’invitant à signer le protocole, a décidé de s’adresser publiquement au ministre pour lui demander de retirer ses propositions.

Par ailleurs, le SNUDI FO va éditer un document d’ensemble permettant à tous les collègues de juger sur pièce de la nature de l’accord que l’on voudrait faire signer aux organisations syndicales.

 

 

 

 

 

 

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20 avril 2006 4 20 /04 /avril /2006 21:22

Le SE-UNSA, le SGEN-CFDT et le SNUipp-FSU ont qualifié "d'avancées" les propositions du ministère.

"C'est la première fois que nous avons une réponse en matière de décharge de service" précise Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp, le 13/04/06 au journal Le Monde.

Sur Europe 1, le 12/04/06, durant le journal de 12 heures, interrogé sur les 50 000 EVS, Luc Bérille, secrétaire général du SE-UNSA déclare : "nos collègues sont prêts majoritairement à les accepter". Durant son interview que l'on peut toujours écouter sur www.europe1.fr, il ajoute :"...mais ce n'est pas le seul élément de ces négociations... Il y a l'accroissement des décharges, la revalorisation financière de 20 % de l'indemnité que touchent les directeurs."

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19 avril 2006 3 19 /04 /avril /2006 21:50

Les propositions du ministère ont été qualifiées "d'avancées" par les trois principaux syndicats de l'école primaire, le SE-Unsa, le SGEN-CFDT et le SNUipp.

"C'est la première fois depuis six ans que nous avons une réponse en matière de décharge de service" précise Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp-FSU.

Les trois syndicats ont décidé d'informer et de consulter les enseignants avant de rendre leur réponse.

Le Monde du 13.04.06

Deux autres syndicats, non représentés dans les discussions avec le ministère, soulignent les insuffisances de ces propositions qui ne correspondent pas à l'attente des directeurs d'école maternelle et élémentaire.

Le SCENRAC-CFTC fait part de sa consternation et déclare : "le compromis OUI, la compromission NON".

Pour le SNE-CSEN, "le compte n'y est pas" et réclame une vraie consultation des seuls personnels directement concernés : les directeurs d'école.

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