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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

  Inscrivez-vous sans tarder à la "newsletter" des "directeurs en lutte"pour recevoir les dernières infos. 

Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

14 février 2007 3 14 /02 /février /2007 17:48

 Julio Snuipp                               

Je n'ai pas changé
Je suis toujours aussi déterminé
A t'imposer mes volontés

....

Déclaration du SNUipp - 2 février 2007

 Parce que le dossier sur la direction et le fonctionnement de l'école est loin d'être clos, le SNUipp-FSU continue le blocage administratif pour obtenir :
-   du temps de décharge pour les directrices, directeurs d'école
-   une réelle formation
-   une revalorisation salariale
-   la reconnaissance du conseil des maîtres comme instance décisionnelle.

 

                   

  

 Julio Se-Unsa                            

Je n'ai pas changé
Je suis toujours aussi déterminé
A faire semblant de t'écouter

...

 

Très attaché à la démocratie participative (l'idée est à la mode), le SE-Unsa organise une nouvelle pseudo consultation électronique sur son site Internet.

"Les questions majoritairement retenues seront posées aux candidats à la présidentielle et leurs réponses publiées en avril".

Comme en mai 2006 sur la question du protocole, tout le monde peut répondre (enseignant ou non) et autant de fois qu'on le souhaite...

No comment... 

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8 février 2007 4 08 /02 /février /2007 10:05

Dans un article intitulé "Amusant, non ?", le 2 février dernier, nous nous faisions l'écho des tensions qui existent entre les principaux syndicats enseignants du 1er degré.

Nous relations les propos peu amènes échangés par leurs principaux dirigeants. Nous avions alors apparenté la "passe d'armes" entre le SE-Unsa et le SNUipp à un "combat de coqs" (tradition tenace dans le Nord) ou à un spectacle de cirque.

Nous avions également dénoncé l'attitude ambiguë du SNUipp qui déclare "ne pas pouvoir participer aux groupes de travail du ministère tant que les menaces de sanction financière ne sont pas levées" et qui, dans le même temps, est reçu (à sa demande) en audience par le cabinet du ministre pour discuter des groupes de travail...

 

Il semblerait que le SE-Unsa se soit inspiré de nos écrits pour régler son compte au SNUipp. Il utilise nos arguments pour dénoncer les mêmes faits. Avec plus de vigueur, reconnaissons-le... 

 

 

 

Nous reproduisons intégralement l'article du SE-Unsa intitulé "le masque et la plume" et publié dans les "pages spéciales de l'Enseignant n° 103" :

"D'un côté, il y a un syndicat qui planche, qui réagit, qui s'exprime, qui argumente, qui informe en temps réel les collègues, qui ose publiquement afficher sa propre analyse : le SE-Unsa, alias "la plume".

De l'autre, des organisations qui font des annonces tonitruantes et qui privilégient un affichage contestataire pour courtiser la profession, criant au loup contre le traître SE-Unsa (signataire d'un protocole honteux, participant aux groupes de travail du ministère...) : le SNUipp, le Sgen.

Le masque doit tomber !

Nos collègues sont en droit de savoir que certaines organisations syndicales qui jurent la main sur le coeur qu'il est hors de question de participer à des échanges officiels sur la direction d'école, reçoivent tous les documents des groupes de travail et n'hésitent pas, en sous-main, à négocier de petits arrangements avec le ministère.

Ceux qui s'affichent comme les plus protestataires, en fait, s'économisent sûrement de longues heures de réunion avec la préparation que cela impose, et privilégient une autre option, moins avouable publiquement : la négociation en catimini, une démarche de "diplomatie secrète" qui consiste à prendre contact en "off" avec le cabinet du ministre pour faire passer un certain nombre de messages, voire de propositions de modifications du texte.

L'affichage clientéliste est une chose, la franchise et la responsabilité en sont une autre !".

 ---------------

L'article du SE-Unsa reprend l'argumentaire des "directeurs en lutte" et utilise des formules et même certaines expressions à l'identique.

Quelques syndicalistes nous avaient reproché d'évoquer ces "bisbilles" sous prétexte qu'elles n'apportent rien au débat... Certes. Néanmoins, elles sont le signe que nos syndicats se comportent davantage comme des boutiquiers que comme des représentants responsables unis pour défendre la cause des directeurs d'école, notamment au moment où les menaces pèsent sur la profession.

Nous nous garderons bien de prendre position en faveur de l'un ou l'autre des protagonistes. A chacun d'eux, nous adressons un carton rouge !

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2 février 2007 5 02 /02 /février /2007 21:36

J'y vais ou j'y vais pas ?

Le SNUipp ne se pose pas la question. Côté cour, le SNUipp quitte bruyamment les groupes de travail médiatisés en publiant des communiqués indignés dans lesquels il déclare ne pas pouvoir participer à des réunions avec des représentants du ministère tant que les menaces de sanction financière contre les directeurs ne seront pas levées.

Smiley tv rire.gif

Côté jardin, il demande audience au cabinet du ministre, cette fois en catimini, pour aborder les thèmes débattus dans les groupes de travail. Et le ministère, bon prince, accède aux caprices de la star.

  

Audience du 22 janvier 2007 

"Nous avons rencontré le cabinet du Ministre sur la question des directeurs d'EPEP et du statut d'emploi fonctionnel annoncé par le ministère. Voici donc les explications que nous avons recueillies et quelques éléments de discussion.

 

 

Le cabinet nous a annoncé que les groupes de travail mis en place par le ministère ont procédé à des échanges sans texte précis élaboré par le ministère.   

Nous avons fait part de notre opposition à ces mesures : ces propositions ne traitent que des écoles de plus de 13 classes, elles n'apportent aucune proposition en matière de temps et de reconnaissance pour toutes les autres, elles instituent deux catégories de direction, des postes à profil, elles ne visent pas à résoudre la situation des directions vacantes".

 

Pour le SNUipp, ce qui est vrai aujourd'hui ne l'est plus forcément demain et inversement. Ce comportement n'est que cinéma et rideau de fumée. Il contribue à décrédibiliser un peu plus ce syndicat.

   

Smiley hinhin.gif

 

Un de nos collègues du Nord nous envoie les mails reçus sur la messagerie de l'IA. Belle passe d'armes entre le SE-Unsa et le SNUipp.

Une belle passe d'armes qui s'apparente, au choix, à un vrai combat de coqs (la tradition est tenace) ou à un spectacle de cirque !

 

Acte I     -  Communiqué du SE-Unsa     -     jeudi 1er février - 17 h 30

 

"Le protocole « Direction d'école » signé par notre seule organisation syndicale a acté l'attribution d'un véritable ¼ de décharge pour les écoles de 4 classes de notre département et a permis la mise en place de l'aide administrative à présent reconnue aux directeurs(trices) par l'attribution des EVS. Une étape importante a été franchie.  

 

S'il ne constitue pas, en lui seul, la réponse définitive à nos revendications et aux problèmes liés à la direction d'école et à son fonctionnement, le protocole signé par le SE/UNSA a indéniablement bousculé l'immobilisme dans lequel le dossier était enlisé et par-là même ouvert une perspective nouvelle.  

 

Localement, nous ne pouvons que regretter la discorde entre l'Etat et le Conseil Général, qui « prive » un nombre trop important de collègues des EVS qu'ils avaient souhaités pour leur école. Le volet des décharges dites « bonifiées » pour les écoles en RAR reste à mettre en place".  

 

[...] Le SE-Unsa dénonce ensuite le projet EPEP et poursuit :

 

"Comme nous l'avons indiqué lors de la signature, le dossier n'est pas clos et nous entendons nous saisir de toutes les opportunités pour améliorer les conditions de travail des collègues.  

 

L'attrait nouveau des décharges de direction, avec un seuil  passé de 5 à 4 classes, ainsi que la mise place des EVS pour toute école qui le souhaite, nous laisse à penser que le vivier des inscriptions ou réinscriptions de ce jour permettra de soutenir les collègues soucieux de s'engager et s'investir dans la direction d'école".  

 

Enfin, l'Inspecteur d'Académie a été tout à fait attentif à notre demande de levée de sanctions à l'égard des quelques collègues n'ayant pas renvoyé des documents administratifs".

 

Cette dernière phrase n'a pas plu, mais pas plus du tout au syndicat concurrent... qui s'est empressé de le faire savoir via la messagerie de l'académie en diffusant le texte suivant...

 

Acte II     -  Réponse du SNUipp     -     vendredi 2 février - 17 h 40

 

"Ainsi donc, l'IA a été attentif à la demande du SE de levée de sanctions à l'égard des quelques collègues n'ayant pas renvoyé des documents administratifs : pourquoi ne pas parler des "quelques" collègues qui sont en grève (blocage) administratif ? Il y a des mots qui écorchent la bouche ?
Attentif = qui a bien écouté...
C'est encore heureux que l'IA "écoute" un délégué du personnel en CAPD. Le contraire serait pour le moins curieux...
Bref, le gars de l'unsa nous dit qu'il a causé, que le gars l'a écouté.
bon
bien.
et après camarade ?
"

 

 

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26 janvier 2007 5 26 /01 /janvier /2007 13:25

Dans son hebdomadaire "Action Syndicale" du 23/01/06, le Sgen-CFDT 59-62 dénonce le projet de décret instituant une expérimentation concernant la création d'EPEP (Etablissements Publics d'Enseignement Primaire).

"Il est certain qu'aucune amélioration ne concernera les directeurs qui ne sont pas responsables de l'EPEP (donc la grande majorité des directeurs actuellement en place). Quant aux responsables, c'est flou !", conclut le Sgen-CFDT. Rappelons que nous partageons ses critiques. Nos précédents articles en attestent.

Le Sgen-CFDT poursuit : "Le ministère profite des difficultés de mobilisation des directeurs et surtout de la division des personnels. Entre les associations corporatistes dont la seule ambition semble être de "casser du syndicat" et le SE qui, à notre sens, a signé seul un compromis nettement insuffisant, le Sgen-CFDT continue à revendiquer trois priorités : du temps de décharge supplémentaire, une reconnaissance financière digne, de la formation continue.

Le Sgen-CFDT (avec le SNUipp-FSU et le Sden-CGT) organise des réunions de bassin pour faire le point sur la mobilisation et envisager d'autres actions (les dates et les lieux ont été envoyés par mails aux écoles)".

 

Ainsi, le Sgen-CFDT attribue la responsabilité de la faible mobilisation au SE-Unsa et "aux associations corporatistes dont la seule ambition semble être de "casser du syndicat".

Certes, pour ce qui concerne la division orchestrée par le SE-Unsa, rien à ajouter. En signant seul le protocole, ce syndicat a tourné le dos aux revendications des directeurs et a contribué à mettre fin à la grève administrative avec les conséquences que l'on sait. Depuis, le SE-Unsa fait cavalier seul et est en but aux critiques incessantes de ses concurrents.

Quant aux "associations corporatistes", il n'est nul besoin d'être grand clerc pour savoir qui est visé... Suivez mon regard... Il s'agit bel et bien du GDID !

Aux yeux des syndicats, en commandant une consultation à l'IFOP, le GDID a jeté un pavé dans la mare. Pensez donc ! Jusque-là, il était facile de parler au nom des directeurs et de leur faire dire parfois même l'inverse de ce qu'ils pensent. Exemple : "les directeurs ne veulent pas d'un statut".

 

 

Mais, le GDID est-il, pour autant, le méchant diviseur de la profession ? Certainement pas. Peut-on lui reprocher d'avoir permis aux directeurs de s'exprimer sur leur métier, leur vécu, leur avenir, leurs problèmes, leurs aspirations ? Ceux-ci ont répondu massivement et avec enthousiasme. Ce fait a été largement souligné par l'institut d'enquêtes.

 

   

C'est cette consultation qui a fait apparaître les syndicats en complet déphasage par rapport aux collègues. Au lieu de se saisir des résultats et d'en tirer certaines conséquences, les responsables syndicaux se sont obstinés avec une détermination teintée d'idéologie pour se maintenir dans une ligne de conduite erronée.

 

   

Avaient-ils des doutes sur la fiabilité de la consultation, qu'il leur était (est encore) facile d'en organiser une autre. Si le GDID a pu le faire avec ses faibles moyens, une telle enquête est à la portée des syndicats enseignants. Les instituts ne manquent pas sur la place publique (BVA, CSA, LH2, IPSOS, TNS-SOFRES, IFOP, OPINION-WAY...). Que ne l'ont-ils pas réalisée pour mieux connaître leur base ?

Certes, les résultats les auraient placés en délicate position... Ils le savent. Mais, les appareils syndicaux ne sont pas propriété des équipes dirigeantes. Ou elles représentent la profession et se mettent à son service, ou elles laissent la place. Ceux de leurs membres qui ne se sentent pas ou plus en accord avec les souhaits exprimés par la profession doivent (ou devraient) se mettre en accord avec leur conscience. C'est aussi cela, la démocratie.

 

Au lieu de rassembler la profession, les syndicats s'en sont séparés un peu plus. La division n'est pas entre directeurs (93 % expriment leur désir d'être reconnus par un statut). Le clivage se situe entre les directeurs et les responsables syndicaux. C'est en cela que ce sont, eux, les diviseurs. Et c'est en cela qu'ils font le jeu du ministre.

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14 janvier 2007 7 14 /01 /janvier /2007 21:27

Voilà quelques jours, le SNUipp 93 mettait en ligne un dossier intitulé : "Création d'un statut d'emploi fonctionnel". Si l'article commence par une brève description de cette "nouveauté", il se poursuit essentiellement par un long commentaire, qui se veut complet, détaillé, précis, sur le "statut de directeur d'école". En somme un prétexte pour argumenter contre la demande de statut des directeurs.

 

Certes, à la première lecture, on peut penser à une possible "évolution" du SNUipp vers les thèses défendues par les 93 % de directeurs qui ont clairement affirmé leurs positions dans la consultation Ifop-GDID. Peut-être même, croit-on y déceler un certain infléchissement de la section du SNUipp 93 ? Hélas, trois fois hélas, plusieurs faits nous incitent à la plus extrême prudence.

 

Ce texte n'émane pas du SNUipp 93. En effet, plus d'une semaine auparavant, les "directeurs en lutte" en avaient pris connaissance lors de sa diffusion par le SNUipp 69.

Ce texte a été quelque peu modifié comme si le SNUipp 93 avait voulu en faire une version plus "lisse" qui ne prête pas à polémique. En un mot, pour qu'il apparaisse plus neutre et plus objectif, donc plus crédible.

Exemple 1 : Paragraphe "De quel statut parle-t-on ?"

Version SNUipp 69

[...] "Le statut est ainsi sensé mieux protéger, apporter la clarification des missions et une meilleure reconnaissance de la fonction. Evidemment, dans ces conditions et selon certains sondages, il n'est pas surprenant que l'immense majorité des directeurs soit favorable à un statut mais en faisant jouer à ce mot un autre sens".

Version SNUipp 93

Disparition de "et selon certains sondages".

 

Exemple 2 : paragraphe "Création d'un corps des directeurs d'école : éléments"

Version SNUipp 69

"La question du statut peut aller de pair avec celle de la création d'un nouveau corps. Nouveau métier, nouveau corps, nouveau statut... mais il n'est pas sûr que tous les collègues soient sur cette logique".

Version SNUipp 93

Disparition de "mais il n'est pas sûr que tous les collègues soient sur cette logique".

 

Dans ce paragraphe, à l'inverse, c'est le SNUipp 93 qui a ajouté quelques commentaires non présents dans le texte du SNUipp 69.

 

Les imprécisions de ce texte

Le pargraphe cité dans l'exemple 1 ci-dessus fait manifestement référence à la consultation Ifop et lui donne un coup de griffes. Le SNUipp 93 l'a bien compris.

"Il n'est pas surprenant que l'immense majorité des directeurs soit favorable à un statut mais en faisant jouer à ce mot un autre sens".

On est en droit d'attendre quelques explications. Que sous-entend cette phrase ? Quel sens le GDID aurait-il "fait jouer à ce mot" ? Ces critiques sont inutiles car non argumentées et surtout dénuées de tout fondement.

 

Les fragilités de ce texte

Dans le paragraphe concernant "la création d'un corps des directeurs d'école : éléments", le SNUipp écrit :

"C'est un peu à contre-courant de la tendance actuelle qui, dans le cadre de la modernisation de l'Etat, tend à fusionner des corps, surtout si on ajoute à cela qu'une des particularités du premier degré est précisément son homogénéité".

Il faut savoir qu'il existe actuellement environ 900 corps différents et que quelques-uns d'entre eux ne comportent que quelques agents. Ainsi, celui des "Monnaies et Médailles" compte moins de 10 personnes. L'objectif est effectivement de fusionner certains corps pour éviter les blocages et les pesanteurs liées à cet éparpillement. Mais, cela n'interdit en rien la création d'un corps de plusieurs milliers de directeurs d'école.

 

"Quoi qu'il en soit, si les collègues sont actuellement nommés sur un emploi de direction d'école après leur inscription sur liste d'aptitude, il en irait tout autrement s'il fallait qu'ils intègrent un nouveau corps. La procédure serait de toute façon plus sélective. Rien ne garantit que les collègues actuellement directeurs puissent accéder directement et automatiquement à ce nouveau corps".

Lorsque le corps des PE a été créé, une transition a été mise en place (qui n'est pas terminée, d'ailleurs) pour permettre le passage du corps de instituteurs à celui des professeurs des écoles. Il en fut de même lors de l'intégration des principaux de collège. Pourquoi serait-ce impossible pour les directeurs d'école ?

 

Les faiblesses de ce texte

"Le chef de service est défini explicitement par la loi. C'est celui qui a le pouvoir de notation, de nomination et disciplinaire : l'IA pour les écoles.

A contrario, le supérieur hiérarchique reste souvent dans l'implicite. Dans le silence des textes, c'est à la jurisprudence qu'il revient de définir qui il est, en prenant en compte la nature des fonctions exercées et l'organisation générale du service".

 

Le SNuipp devrait savoir que la jurisprudence n'est qu'une interprétation à un instant T et qu'elle est très fragile. En effet, elle peut être remise en cause par un texte ou même par une nouvelle jurisprudence.

Tout cela n'est que pur jargon syndical sans appui juridique. Tout comme l'est l'interprétation du décret qui définit les fonctions du directeur d'école.

"Si on regarde de près le décret n° 89-122 du 24 février 1989 et notamment son article 2, le directeur est compétent dans un certain nombre de domaines qui relèvent de l'organisation du service. [...] Les textes lui reconnaissent bien un pouvoir hiérarchique".

 

Ce texte montre un SNUipp déboussolé, d'un côté, par le camouflet que lui ont infligé les directeurs en se déclarant massivement (93 %) pour un statut et, de l'autre, par les initiatives du ministre. Manifestement, ce syndicat ne sait plus quel argument présenter pour justifier son refus idéologique de statut pour les directeurs. Il s'embrouille, se contredit, interprète les textes et ne craint pas les contrevérités.

Ce texte prend l'allure d'une manipulation savamment orchestrée visant à convaincre les directeurs qui se croyaient de simples instituteurs-chargés-d'école qu'ils ont déjà un statut et plus encore : un pouvoir hiérarchique !

"Voyons, camarades directeurs, pourquoi demander ce que vous avez déjà ?"

A vouloir leur faire prendre des vessies pour des lanternes, l'action concertée des sections départementales du SNUipp apparaît pour ce qu'elle est : une manipulation grossière méprisante à l'égard des directeurs.

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17 décembre 2006 7 17 /12 /décembre /2006 14:51

Un document qui fait chaud au coeur... Les directeurs ne sont pas seuls au combat... C'est ce qui ressort de l'interview donnée par Jean-François Sabourin, co-secrétaire départemental du SNUipp 85 à un journaliste de Radio France Bleu Loire Océan, le 5 décembre dernier. Nous en avons extrait un passage significatif :

 

Le journaliste : "... Vous avez parlé de sanctions. C'est à dire que les directeurs d'école sont en grève administrative depuis 6 ans. Ils refusent, en fait, d'envoyer un certain nombre de documents à l'Inspection académique. Mais là, il y a du nouveau : Gilles de Robien veut, en fait, prélever une partie du salaire des enseignants parce qu'ils sont en grève administrative et ça, vous le refusez ?

 

J-F Sabourin (SNUipp 85) : Oui, tout à fait. D'ailleurs, je tiens à rappeler quand même à vos auditeurs que ce n'est pas seulement les directeurs et directrices, mais ce sont bien des centaines et des centaines de collègues qui, de manière solidaire et collective, ont décidé d'appliquer une consigne syndicale qui est vieille maintenant de six années, dont nous sommes porteurs avec eux..."

 

"...pas seulement les directeurs et directrices, mais ce sont bien des centaines et des centaines de collègues qui, de manière solidaire et collective, ont décidé d'appliquer une consigne syndicale..."

 

Heureux directeurs de Vendée ! Ils sont soutenus par leurs collègues adjoints. Des "centaines et des centaines de collègues" qui soutiennent 84 "enseignants-chargés-de-direction"...  

Une sorte de soutien "collégial", si l'on peut dire... ou une direction collégiale avant l'heure... Formidable SNUipp blagueur ! Toujours le bon mot pour rire !

Le département de la Vendée serait-il en train d'expérimenter une nouvelle forme de fonctionnement de l'école ?  

Le SNUipp national l'a rêvé... Le SNUipp 85 l'a fait !!!      

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10 décembre 2006 7 10 /12 /décembre /2006 13:49

"On ne prête qu'aux riches", dit l'adage. C'est aussi ce que pense le SNUipp qui commence à s'effrayer de la dimension prise par le GDID et le site des "directeurs en lutte" et surtout de l'adhésion qu'ils rencontrent auprès des directeurs. La "puissance syndicale" serait-elle à ce point déstabilisée qu'elle doive réagir dans l'urgence, quitte à utiliser des arguments usés et mensongers ?

 

Le SNUipp du Gard, à propos des réunions ministérielles, ne craint pas d'affirmer : "En invitant pour la première fois le GDID (association de directeurs prônant entre autres le statut de "chef hiérarchique", et allant dans les sens des propositions ministérielles), le ministère cherche à contourner les représentants élus de la profession...".

 

Plus c'est gros, mieux ça passe... doit-on penser au SNUipp. Non ! Ce temps est révolu. Les collègues connaissent bien les positions du GDID. Argument dérisoire. Quant à contourner les représentants élus, rien de plus facile puisqu'ils fuient la discussion en appliquant la politique de la chaise vide.

 

Le SNUipp du Val de Marne, toujours à propos des groupes de travail sur le statut des directeurs, écrit : "Le ministère tente de se créer une nouvelle marge de manoeuvre... en ouvrant les discussions à une organisation non représentative et qui, jusque-là, affirmait son souhait d'en rester à contribuer au débat : le GDID. Cette pratique apparaît comme un soutien à la création d'un syndicalisme corporatiste en direction de la direction d'école...

Comme en témoigne le dernier courriel du GDID qui se permet de rédiger lui-même de "futurs statuts" qui ont bien du mal à masquer le caractère hiérarchique de leur contenu, il s'agit bien de répondre par un statut spécifique et donc d'introduire de fait une nouvelle rupture entre les personnels comme dans le fonctionnement de l'école".

 

Qui du SNUipp ou de "l'organisation non représentative" (GDID) jouit de la meilleure adhésion des directeurs ? La "représentativité" n'a-t-elle pas changé de camp ? Et la crédibilité ? Et la légitimité ?

 

Le SNUipp du Pas-de-Calais consacre une large place au problème de la direction dans le "fenêtre sur cours" n° 102. Page 4, il nous fait l'honneur d'emprunter le titre de notre site. Nous lui ferons cadeau des droits d'auteur...

 A l'instar de leurs homologues du Gard et du Val de Marne, les auteurs de ce dossier argumentent contre le "statut non hiérarchique". Le SNUipp 62 en profite pour louer son action, aux côtés du SGEN-CFDT et du SNUDI-FO. Jamais, le mot "directeur" n'aura été autant utilisé. Certes, pour mieux stigmatiser les "directeurs en lutte"... on l'aura deviné.

 déclare le SNUipp. Nous ne le contesterons pas. En effet, "un millier de collègues en lutte, directeurs ou non" étaient à Paris le 22 novembre. Des réunions ont été organisées dans les départements. On nous a cité celle de Villeneuve d'Ascq (59) où l'intersyndicale départementale a rassemblé 12 personnes (y compris les 6 organisateurs)... Nous ajouterons simplement que le SNUipp a tort de négliger l'utilisation d'Internet. Et nous lui conseillons de prendre connaissance de l'excellente étude de l'UTC Compiègne qui a montré l'importance du web lors du référendum sur le Traîté Constitutionnel et son influence dans la victoire du "NON". Le SNUipp comprendra alors que le site du GDID et celui des "directeurs en lutte" sont bien plus consultés que le sien.

  

    

Les 93 % de directeurs favorables à un statut apprécieront : ils luttent pour "la mise à mort de l'école communale" !!!

 

Suite à notre campagne d'information à destination de Nicolas Sarkozy, les "directeurs en lutte" ont également reçu un mail d'un fantassin du SNUipp 59.

 Nous demandions alors aux collègues d'écrire eux aussi à Nicolas Sarkozy. Nous reproduisons ce mail intégralement :

"ça devrait être facile puisqu'un des des héraults de machinenlutte est le suppléant d'un candidat ump aux législatives du nord et que sur les 4 députés qui ont répondu, 4 sont soit udf soit ump...".

Rappelons que nous ne sommes composés que de directeurs et que nous sommes indépendants de tous les pouvoirs (politiques, syndicaux, médiatiques...). Quant à être "suppléant d'un candidat"...

  

Ce défenseur zélé du statu quo n'en est pas à sa première ineptie. Plus d'une douzaine de correspondants du Nord nous ont transféré certains de ses messages dont un mémorable mail dans lequel il s'était essayé à une calamiteuse tentative pour décrédibiliser la consultation Ifop. Entre "consultation", "sondage" et "panel", il s'était pris les pieds dans le tapis... RI-DI-CU-LE !

A ce héraut du SNUipp, pour l'ensemble de son oeuvre, nous décernons un ZERO pointé.

 

Faut-il répondre à toutes ces provocations ? Nous avons choisi la dérision. Nos lecteurs se feront eux-mêmes leur opinion. Ils ont face à eux deux conceptions de la direction et du fonctionnement de l'école :

D'un côté, un syndicat figé dans ses certitudes ; de l'autre, une association (GDID) qui évolue avec la profession.

D'un côté, des représentants syndicaux qui voient l'avenir en regardant leur pendule arrêtée voilà un siècle ; de l'autre, des directeurs qui avancent avec leur temps et souhaitent adapter leurs conditions de travail au XXIème siècle.

 

Les directeurs se sont exprimés clairement lors de la consultation Ifop. Les résultats sont clairs, nets et incontestables (sauf à être de mauvaise foi... ça existe...).

 

Finalement, en braquant leurs projecteurs sur le site des "directeurs en lutte", le SNUipp 62 nous a fait une belle publicité gratuite. En effet, nous avons connu un afflux de visiteurs sans précédent.

Quant aux attaques éhontées contre le GDID, nul doute qu'elles produiront un effet "adhésion" probablement conséquent.

 

Belle leçon pour le SNUipp qui aura vérifié, à ses dépens, la teneur de l'adage selon lequel "on ne prête qu'aux riches"...

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20 novembre 2006 1 20 /11 /novembre /2006 10:42

Le 13 octobre dernier, dans un article intitulé "Le SNUipp et le SE-Unsa vont-ils freiner des 4 fers ?", nous écrivions : "Curieuse situation. D'un côté, un ministre qui semble donner l'occasion d'ouvrir des discussions pour répondre aux aspirations largement exprimées par une profession. De l'autre, des syndicats immobilistes, arc-boutés sur des positions d'un autre âge, coupés de leur base, prêts à tout pour faire échouer ces discussions". Et nous ajoutions : "La messe est dite. Le SE-Unsa et le SNUipp [...] feront tout pour freiner des 4 fers et priver, ainsi, les directeurs de toute reconnaissance statutaire comme ils viennent de l'exprimer à la quasi unanimité (à 93 %) dans la récente consultation Ifop commandée par le GDID".

Un mois plus tard, le scénario imaginé par "les directeurs en lutte" se vérifie. En effet, le 16 novembre, le SE-Unsa et le SNUipp flanqué du SGEN-CFDT, nouveau compagnon d'infortune, ont quitté la réunion organisée par le Cabinet du Ministre.

La raison officielle de ce courroux syndical : le double langage du ministre : "On ne peut afficher d'un côté une volonté de dialogue et, de l'autre, manier la menace", affirme le SE-Unsa. Dans un même élan, le SNUipp et le Sgen-Cfdt "renouvellent leur appel à maintenir le blocage administratif".

De son côté, dans un communiqué, le ministre déclare que "la fin de la grève ouvre un chapitre nouveau et constructif dans les relations entre les directeurs d'école et le ministère". Sur France Info, Emmanuel Davidenkoff y a consacré sa chronique matinale ce matin. En voici le script intégral :

"France info annonçait dès le 26 octobre dernier la nature du casus belli. Flash back. Après des années de grève administrative des directeurs d'école, le ministère a signé un accord avec l'un des syndicats du primaire, le SE-Unsa. Dès lors, le ministère a considéré que le dossier était clos. Vite dit. Si 85 % des directeurs d'école, selon l'Education nationale, ont bien repris leurs activités administratives, 15 % d'irréductibles sont toujours en grève. Ils subiront dans les prochains jours des prélèvements de salaire pour service non fait. Ils porteront, selon l'entourage du ministre, sur l'intégralité du salaire et pas seulement sur l'indemnité correspondant à leur fonction de direction. C'est en quelque sorte l'application de la jurisprudence du printemps 2003 (relire notre article relatif à la circulaire du 30 juillet 2003). Depuis cette date, l'Education nationale applique la loi dans toute sa rigueur en cas de grève. Auparavant, les longs mouvements ne faisaient pas l'objet de prélèvement à 100 % qui étaient appliqués seulement pour les mouvements courts. Deux des quatre syndicats convoqués la semaine dernière par Gilles de Robien pour négocier sur les directions du primaire ont donc claqué la porte. Ils appellent à une journée nationale d'action ce mercredi".

Face à la détermination ministérielle, le SNUipp et le Sgen-Cfdt, en pleine lune de miel, "appellent leurs organisations départementales à faire du mercredi 22 novembre une journée nationale d'action". Le SNUipp mobilise ses troupes. 1000 délégués sont attendus à Paris ! Quels délégués ? Délégués pour représenter qui ? Pour réclamer quoi ? Le mystère reste entier.

Enigmatique, le SNUipp répète qu'il envoie 1000 délégués. Peut-il s'agir de 1000 directeurs ? Assurément non ! Il est de notoriété publique que les gros bataillons de directeurs ont déserté depuis longtemps les centrales syndicales entraînant dans leur désaffection un nombre sans cesse croissant de collègues adjoints. Et même s'il s'agissait de directeurs qui veulent encore croire aux sirènes syndicales, quelle serait leur légitimité pour parler au nom de l'ensemble de leurs collègues ? Les directeurs se sont exprimés massivement sans contestation possible en faveur d'un statut. La légitimité a changé de camp. Elle est du côté des 93 % qui ont clairement répondu à la question centrale posée par l'Ifop pour le compte du GDID.

Le SNUipp le sait bien. Son objectif est de réussir à contrer ces 93 % de directeurs qui perturbent sa stratégie. Conscient de sa difficulté à mobiliser les troupes, le SNUipp met sur pied une manifestation minimale : 1000 enseignants, pardon "1000 délégués", le risque d'échec de la manifestation s'en trouve réduit... Le SNUipp reste prudent. Il a raison.

Pour le SNUipp, l'objectif est de créer un rapport de force en donnant l'illusion de soutenir les directeurs. Il espère gagner sur les deux tableaux. Il sera doublement perdant. Perdant vis à vis de l'immense majorité des directeurs qui ne seront pas trompés par le jeu habile de la direction syndicale dont la transparence n'est pas, loin s'en faut, la vertu première. Cet aréopage d'anciens enseignants à contre courant de l'opinion de la base n'offre pas un exemple de démocratie. Rappelons-nous la pseudo consultation sur le protocole en mai, modèle de manipulation, et plus récemment la volonté affichée de nier les résultats de l'enquête conduite par l'Ifop. Dirigeants à contre-courant et système verrouillé au sommet ne peuvent que mener à la faillite. Pour le plus grand malheur de l'ensemble de la profession enseignante.

Dans l'immédiat, les hommes d'appareil sont condamnés à réussir le bras de fer engagé contre le ministre. La partie est vitale pour eux. Ils ont besoin de redorer leur blason pour freiner l'hémorragie de militants, garder leur place aux prochaines élections professionnelles et ainsi conserver les privilèges liés à la fonction.

A côté de cet objectif interne, se cache l'autre objectif lié à l'idéologie dominante au sein de l'équipe entourant Gilles Moindrot : "pas de petit chef à l'école" et donc "haro sur le statut ! Il faut empêcher toute négociation sur le sujet. La tactique utilisée est simple, elle a maintes fois fait ses preuves : "pourrir la situation".

Le premier acte s'est joué le 16 novembre. Les syndicats ont quitté la table de négociation au Cabinet du Ministre. D'autres suivront. Les syndicats le savent : le temps joue pour eux. Celui de Gilles de Robien est compté. Ils useront et abuseront de l'inertie et de l'immobilisme pour arriver dans les derniers mois de la campagne présidentielle, moment où tout conflit doit être évité par le gouvernement en place.

En s'opposant au ministère, en réalité c'est aux directeurs d'école que "nos syndicats" s'opposent. En mai 2006, le SE-Unsa n'a pas craint d'ouvrir les hostilités. Depuis, le SNUipp a renchéri. D'abord en réclamant l'institutionnalisation d'un conseil des maîtres décisionnaire et maintenant en jetant toutes ses forces dans la bataille pour faire échouer la discussion sur le statut des directeurs.

Qu'ils n'oublient pas que 93 % des directeurs sont favorables à la création d'un statut... Qu'ils soient assurés que ces mêmes 93 % sauront le leur rappeler le moment venu.

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19 octobre 2006 4 19 /10 /octobre /2006 09:15

 

L'histoire est édifiante ! Elle se passe dans l'Isère.

Le 15 septembre, le SNUipp et le SGEN-CFDT appellent les directeurs au "blocage administratif". Ils demandent un "blocage total de l'enquête 19 dite enquête lourde" et concluent par cette phrase "ne cédez à aucune pression !".

L'IA fait pression sur les IEN qui répercutent sur les directeurs. Néanmoins, les plus récalcitrants d'entre eux refusent de fournir l'enquête 19. L'IA voit rouge et les menace d'un "retrait sur salaire" et non sur l'ISS, pour "service non fait".

Le chantage est inadmissible, intolérable ! Réunies en inter-syndicale, les diverses organisations syndicales, sous la pression des directeurs (disent-elles), décident d'aller remettre à l'IA les enquêtes 19 confiées par les collègues.

Certes la menace brandie par l'IA et la méthode utilisée pour faire plier les directeurs sont indignes d'une administration. Mais les syndicats devaient-ils céder aussi rapidement ? Voilà qui n'est guère rassurant !

Où sont Gilles Moindrot et Luc Bérille si prompts à se répandre dans les médias ? Leur devoir n'est-il pas de dénoncer ce coup de force et de se montrer aux côtés de nos collègues en difficulté ?

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16 octobre 2006 1 16 /10 /octobre /2006 13:02

L'un de nos correspondants dans le Nord nous transmet le mail envoyé ce jour par le SNUipp à toutes les écoles de l'Académie de Lille. Nous le reproduisons ci-dessous.

"Direction et fonctionnement d'école. Le dossier n'est pas clos ! Le blocage administratif continue !

La mise en place du protocole sur la direction d'école est une fausse solution. Le Ministre de l'Education s'appuie sur la signature pour ouvrir de nouvelles "tables rondes" pour une nouvelle étape sur le dossier de la direction et du fonctionnement de l'école.

Depuis plus de six ans, les principales revendications portées par une forte majorité de la profession :

- une formation initiale et continue de qualité pour les collègues chargés de direction

- une reconnaissance plus importante du rôle du conseil des maîtres

- du temps supplémentaire pour toutes les écoles

- des emplois administratifs stables

- des aides matérielles

- une redéfinition et un allègement des tâches de direction

- une réelle revalorisation indiciaire.

C'est sur ces revendications que le SNUipp-FSU travaillera lors de ces tables rondes. Pour que ces revendications aboutissent, ne nous laissons pas intimider par l'autoritarisme affiché de notre ministre. Le blocage administratif continue, à l'appel du SNUipp-FSU, du SGEN-CFDT au niveau national et du SDEN-CGT au niveau départemental. Plus que jamais, bloquons l'enquête 19".

Ce texte appelle plusieurs commentaires de notre part.

Tout d'abord, une fois encore, nous constatons que le mot "directeur" est véritablement tabou au SNUipp. Pas une fois, ce mot n'est mentionné dans ce texte ! On y trouve "direction", "collègues chargés de direction" mais jamais le mot "directeur"... Mais à qui d'autre que les directeurs le SNUipp demande-t-il de bloquer l'enquête 19 ? N'est-il censé lutter pour améliorer leurs conditions de travail...

Ensuite, le texte du SNUipp fait allusion aux "revendications portées par une forte majorité de la profession"... Qui compose cette "forte majorité" ? Le SNUipp aurait-il consulté "la profession" ? Le SNUipp annonce clairement la couleur : il refuse de discuter de l'ordre du jour proposé par le ministre, notamment du statut des directeurs, dans son récent courrier envoyé aux syndicats.

Enfin, notons encore l'absence de référence à la revendication unanimement exprimée récemment par les directeurs : leur souhait d'être reconnus statutairement.

Décidément, en persistant dans ses provocations, le SNUipp se coupe de plus en plus des directeurs et leur affiche, de plus en plus ouvertement, son plus profond mépris.

Nous appelons les "responsables" du SNUipp à plus d'humilité dans leurs déclarations, à plus de respect à l'égard des collègues directrices et directeurs de ce pays.

Nous leur conseillons de lire ou relire les conclusions de la consultation Ifop commandée par le GDID. Elles fourmillent d'informations qui éviteront au SNUipp d'écrire tant de contrevérités.

Le rôle d'un syndicat est-il de se complaire dans la provocation de ceux dont il devrait défendre les intérêts ? Si tel est le cas du SNUipp, c'est qu'il est tombé bien bas !

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